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Accrochage au Mali entre touaregs et GSPC
Le lieutenant
de Mokhtar Belmokhtar abattu
«Nous avons
combattu les gens du GSPC pour montrer que nous ne sommes liés ni de
près ni de loin au terrorisme.»
Tandis que le sort
de Mokhtar Belmokhtar, alias «Laâouer», chef du Groupe salafiste
pour la prédication et le combat (GSPC) au sud du pays, reste
indéterminé, le lieutenant de ce chef terroriste est abattu.
Considéré comme le numéro deux du GSPC au sud , il serait connu sous
plusieurs pseudonymes, notamment «Abdelhamid» et «Abohola», selon un
porte-parole de touaregs maliens, cité par l’AFP. «Nous avons
combattu les gens du GSPC pour montrer que nous ne sommes liés ni de
près, ni de loin au terrorisme. Leur numéro deux (pour le sud de
l’Algérie) a été tué au cours de l’accrochage», a déclaré à cette
agence de presse le porte-parole de l’ex-rébellion touarègue,
ajoutant que l’accrochage a eu lieu fin septembre.
«Les combats ont
eu lieu sur le territoire malien. Il n’y a eu aucune victime dans
nos rangs. Les éléments du GSPC ne voulaient pas quitter notre
territoire, et nous étions obligés de les faire partir», a-t-il
ajouté. Mokhtar Belmokhtar et le numéro deux du GSPC étaient en
désaccord, selon ces sources.
Des sources citées
par cette agence de presse, dont l’ex-rébellion touarègue, disent
que «le corps du dirigeant salafiste tué a été transporté dans la
ville de Borj», au Mali.
C’est un autre
coup sévère porté au GSPC, en peu de temps, dans cette partie du
monde, si cette information s’avérait fondée. Ce qui compromettrait
les visées de l’organisation terroriste d’Abou Mossàab Abdelouadoud
de transformer le sahel africain zone de repli et d’opérations des
terroristes de cette organisation qui revendique son allégéance à
El-Qaïda.
Ce coup sévère
s’ajoute à la perte par le GSPC de trois de ses chefs dans un
accrochage avec d’ex-rebelles maliens du mouvement du 23 mai 2006,
il y a quelques jours, au Mali. parmi les terroristes abattus, ce
mouvement annonce la mort du «remplaçant d’Abderazak El Para» dans
le sud algérien. Ce qui dénote de la mobilisation de la région
sahélienne contre la tentative du GSPC de s’ancrer dans cette partie
du globe et qui constitue, également, une preuve des difficultés
rencontrées par cette organisation terroriste dans sa tentative de
déploiement qui serait destinée, notamment, à plaire à El-Qaida et
s’imposer comme un partenaire stratégique de l’organisation
terroriste d’Oussama Ben Laden.
Un début
difficile, donc, pour Abou Mossàab Abdelouadoud et ses sbires, en
dépit de l’annonce, il y a quelques jours, par cet émir national,
du retour de Hassan Hattab au GSPC.
Les tentatives du
GSPC de s’implanter au Mali n’ont jamais été faciles pour cette
organisation terroriste puisque, déjà, en date du 30 juin 2005, pas
moins de treize islamistes armés avaient été tués par l’armée
algérienne lors d’une opération à la frontière malienne contre une
colonne de véhicules du GSPC.
Les échecs
successifs subis par le GSPC, grâce aux coups sévères que lui fait
subir quotidiennement l’ANP et les services de sécurité et,
maintenant, par d’ex-rebelles touaregs, affaiblissant davantage
cette organisation terroriste et fait en sorte qu’elle devienne
incapable d’accomplir la mission qui pourrait lui être confiée par
El-Qaïda, dont la tentative de menace des intérêts européens, en
général, et de la France, en particulier.
M. Abi
Haut
Nouara Djaâfar au Jour d’Algérie
«Juguler la
violence dans nos écoles»
Dans cet entretien
express, la ministre déléguée chargée de la famille et de la
condition féminine revient sur la nécessité d’unir les efforts afin
d’assurer une prise en charge meilleure de la frange juvénile en
Algérie. Pour ce faire son département a initié, dans la dynamique
de la mise en œuvre de son programme, une action destinée aux
adolescents algérien, et ce en collaboration avec les secteurs
concernés et le soutien du bureau de l’UNICEF à Alger et la
participation effective d’éminents experts algériens.
Ce groupe de
réflexion composé d’experts en la matière, a tenu plusieurs séances
de travail en vue de définir les contours d’une action d’envergure
en faveur des adolescents en Algérie. Cette étude qui est en coure
de réalisation cible un échantillon de
30 000 familles à
travers le territoire national. Les résultats de la recherche
seront communiqués au cours de l’année 2007.
Le Jour
d’Algérie : Quel est le rôle de la famille dans l’accompagnement de
l’adolescent ?
Nouara Djaffar
: La famille est le socle de la société. Le rôle de la famille dans
la bonne éducation de l’enfant est extrêmement important. Par
conséquent, le bon être de la société est tributaire de l’éducation
donnée à l’enfant.
Comment ?
La communication
au sein de la famille est nécessaire pour ne point dire importante.
Les parents doivent être à l’écoute des préoccupations de leurs
enfants. Ceux-ci ne peuvent nullement se tenir à l’écart. C’est tout
l’entourage familial qui doit veiller à cet aspect.
Mais la famille
ne suffit pas à elle seule ?
Tout à fait,
l’adolescent passe la plupart de son temps en dehors de sa famille.
Donc c’est toute la société qui est ici interpellée.
Pouvez vous
être plus explicite ?
Je voulais dire
que la société dans toutes ses composantes a son mot à dire dans le
suivi des adolescents. De ce fait, la famille, l’environnement,
notamment les médias, y contribuent amplement.
Justement, la
violence prend de l’ampleur dans les écoles...
Effectivement, la
violence dans les établissements scolaires est un phénomène très
inquiétant. Le ministère de l’Education nationale ne pourra pas, à
lui seul, juguler ce fléau. D’ailleurs, nous avons décidé d’apporter
notre aide afin de réduire un tant soit peu ce phénomène, car nous
sommes tous impliqués.
Propos
recueillis
par Bouzidi
Fariza
Haut
Organisation du pèlerinage
Ghlamallah met
de l’ordre
L’expérience
apprend bien des choses. Afin de ne pas retomber dans quelconques
problèmes qui se produisent chaque année en matière d’organisation
des opérations de Hadj où encore une fois les hadjis algériens sur
les lieux saints, le département de Bouabdoulah Ghlamallah a pris
des nouvelles procédures et ce, dans le but d’assurer les bonnes
conditions afin de permettre aux pèlerins d’accomplir leurs 5e
pilier de l’Islam comme le veut la religion. Outre la sélection des
12 agences de voyages privées habilitées à prendre en charge le
nombre de hadjis répartis au niveau national, de nouvelles
dispositions ont été mises en place à compter de cette année. Ces
agences en question ont été sélectionnées, nous a indiqué le chargé
de communication du ministère , M. Abdellah Tamine, en prenant en
compte les critères établis par le ministère des Affaires
religieuses, dont un appel d’offre national a été lancé en mois de
juillet dernier pour permettre ainsi aux agences de bénéficier d’un
agrément pour l’organisation des opérations de hadj qui touchera 32
000 sur les 120 000 inscrits.
Les critères
exigés par le ministère consistaient, sont entre autres, le chiffre
d’affaires réalisé par l’agence, son état de santé financier et
aussi son ancienneté. Interrogé sur la façon avec laquelle la
répartition des hadjis a été faite, notre interlocuteur soulignera
qu’il a été procédé en fonction de densité de la population
répartie au quatre coins du pays. Les deux agences étatiques quant à
elles, se sont taillées la part du lion, explique ce responsable
estimant que les raisons portent sur le fait que ces agences
disposent des réseaux à travers les 48 wilayas, eu égard aussi aux
moyens financiers et matériels et aux garanties nécessaires qu’elles
mettent à la dispositions des hadjis.
La nouveauté
réside, en outre, dans le fait d’épargner à une grande majorité des
hadjis algériens le déplacement de 450 km à Médina à défaut de vols
directs vers Djeddah. L’échange se fera désormais en Algérie en sus
des adresses de résidences qui sont fournies aux concernés une fois
sur les Lieux saints. Pour ceux qui ne savent pas lire les guides,
des cassettes radiophoniques et audiovisuelles sont mises à leur
disposition. Pour rappel, l’opération touchera cette saison les
candidats libres possédant déjà un passeport international. Ces
agences s’occuperont, essentiellement, de l’inscription des hadjis,
de l’octroi du visa, le transfert ainsi que l’hébergement et ce,
sous l’égide de la commission nationale du Hadj mais aussi de la
délégation algérienne du Hadj. En cas de dysfonctionnement ou de
problème, deux numéros sont mis à la disposition des hadjis : 021 65
84 39/021 65 78 62
Kahina Benarab
Haut
Le Président Bouteflika en visite à Batna
Bouteflika
plaide pour la maîtrise des technologies
Il a estimé, à cet
effet, comme une nécessité en Algérie de former une élite capable
de répondre aux défis qui se posent au pays.
Avant de déclarer
ouverte l’année 2006/7 le président de la République a prononcé un
discours de près de 1h30 truffé de données statistiques et consacré
dans sa globalité au secteur de l’enseignement. Dans son
intervention retransmise à l’Université d’Alger par le biais du
système vidéo conférence, le président s’est longuement étalé sur le
rôle que doit jouer l’Université algérienne dans un monde dominé par
la maîtrise de la connaissance et de technologie en constante
évolution. Il a estimé, à cet effet, comme une nécessité en Algérie
de former une élite capable de répondre aux défis qui se posent au
pays. Après avoir rendu un hommage appuyé à la communauté des
enseignants et professeurs pour leurs efforts à former les
générations montantes, le chef de l’Etat a tenu à évoquer les
importants succès enregistrés en matière de formation universitaire.
Il a indiqué à ce propos que le nombre d’étudiants est passé de
110 000 en 1965 à 930 00 pour l’année universitaire 2005/06. «Une
augmentation de 129%». Il a en outre observé que le nombre de places
pédagogiques sera pour l’année 2006/07 de 730 000 parmi lesquelles
figure 340 000 nouveaux étudiants. Il a rappelé qu’en 2010, le
nombre des universitaires devrait atteindre 1,5 million. «Cela devra
nous amener à consentir de nouveaux efforts dans la réalisation
d’établissements d’enseignement et d’hébergement en particulier. Il
indiquera d’autre part que le taux de réussite au baccalauréat avait
pour la première fois depuis l’indépendance atteint un taux de 50%.»
Comme pour expliquer une partie du chômage des jeunes algériens, il
s’est étonné que nombre d’entre eux refusent d’effectuer des
travaux manuels. «L’Algérie a aussi besoin de maçons comme de
menuisiers». Revenant aux premiers, il s’interrogera
«qu’allons-nous faire d’eux?» Il appellera ceux qui n’ont pas réussi
dans leurs études à suivre la formation professionnelle pour pouvoir
trouver des débouchés et se lancer dans la vie.
Le chef de l’Etat
a également rendu un hommage particulier à la femme algérienne
estimant qu’elle devait recouvrer la place qui lui revient compte
tenu de son engagement sans faille et de son sacrifice durant la
guerre d’indépendance. Il s’est, à cet effet, félicité que 58% des
membres de la communauté universitaire sont constitués d’élément
féminin et que 64% parmi elles ont obtenu des succès dans leurs
études.
Dans un autre
domaine, il a considéré que l’université devait répondre aux
attentes des Algériens dans leur ensemble et développer en son sein
un fort esprit critique et de contradiction. «Les écoles, les
lycées, les universités, les instituts de recherche se doivent
aujourd’hui, de relever les défis pour être en adéquation avec leur
temps, maîtriser le savoir et la connaissance en formant de manière
continue les génération à venir.»
Il faut le faire
en prenant en compte les besoins du pays et en répondant, au plus
près, à la demande exprimée par les divers secteurs d’activité. Le
président Abdelaziz Bouteflika a appelé à une révision de la
perception algérienne vis-à-vis de la recherche et de la maîtrise du
savoir. Pour cela, il a appelé pour l’approfondissement des
réformes dans le domaine de l’enseignement. «Dans un esprit de
pardon et de réconciliation éloigné de tout extrémisme», le chef de
l’Etat a souhaité enfin voir se former une élite de chercheurs
capables de montrer le chemin afin que la nation toute entière
puisse répondre aux grands défis stratégiques posés en ce début du
XX1e siècle.
Ahmed Mahiedine
Haut
L’année universitaire inaugurée
Le programme de la
visite présidentielle dans la capitale des Aurès, effectué la
journée d’hier, était bien chargé. Et pour cause. Comme attendu,
outre l’ouverture officielle de l’année universitaire 2006/07, que
le président a voulu inaugurer à partir de Batna, le premier
magistrat du pays avait donné le coup d’envoi à plusieurs projets de
grande envergure. Ainsi, l’évènement qui aura marqué le séjour du
président Abdelaziz Bouteflika dans la terre chaouie, car c’en est
un, aura été la visite qu’il a effectuée à l’université Colonel
Abidi Mohamed Tahar et du discours qu’il y a prononcé et ce, en
présence d’une forte communauté estudiantine. Durant ses
déplacements, le chef de l’Etat a donné le coup de starter à un
important pôle universitaire. Celui-ci, dont les travaux de
réalisation devront s’étaler sur 24 mois, est d’une capacité
d’accueil de 22 000 places. Au chef-lieu de wilaya, le premier
responsable du pays a inauguré le lancement du projet de 3 000
unités pédagogiques, un institut de biologie de 2 000 places, une
faculté de sciences juridiques de 2 000 places et un institut
national de formation professionnelle d’une capacité d’accueil de
300 places pédagogiques. Pour une meilleure prise en charge des
étudiants en matière d’hébergement, il a été question de
l’inauguration de 3 résidences universitaires d’une capacité totale
de 16 000 lits. Ces projets, d’importance capitale, résorberont,
sans aucun doute, le déficit en moyens d’hébergement de la
population estudiantine de cette région des Hauts Plateaux. Par
ailleurs, le président de la République a inauguré le projet de la
nouvelle ville de Hamla en continuité des limites de l’urbanisation
de la ville de Batna. La superficie de l’assiette foncière sur
laquelle sera construite la nouvelle ville est de 111 hectares dont
38 seront réservés à l’habitat collectif, 28 pour les équipements et
26 autres aux espaces verts. Les travaux de ce chantier ont commencé
en avril de l’année en cours. Au total et au grand bonheur de la
population locale estimée à 30 000 habitants, 3 550 logements seront
réalisés. Une vingtaine de projets de diverses natures seront
inaugurés à l’occasion. En clair, la visite du président de la
République dans la capitale des Aurès lui a permis de donner le coup
d’envoi de l’année universitaire 2006/07 mais aussi et surtout,
d’inspecter les travaux de réalisation de différentes
infrastructures déjà lancés ou en cours de lancement.
A. M. / D. O.
Haut
L’affaire de dilapidation de 2000 milliards de centimes de la
BNA
Larbi Belkheir
annonce l’extradition des quatre accusés
La justice
marocaine a donné son feu vert, mercredi dernier, à l’extradition
des quatre accusés dont A.A., dans l’affaire de dilapidation de 2
000 milliards de centimes (chiffre du ministre algérien des
Finances) de plusieurs agences BNA. L’information a été annoncée par
l’ambassadeur algérien au Maroc, Larbi Belkheir, au quotidien «Ecchourouk
El Youmi» et publiée dans l’édition d’hier de ce journal.
L’ambassadeur algérien au Maroc dit, toutefois, ne pas connaître la
date exacte de son extradition en compagnie de trois autres
Algériens, dont une femme, arrêtés au Maroc et accusés dans
l’affaire BNA. Il informe, cependant, qu’aussi bien le ministère de
la Justice que celui de l’Intérieur marocains ont entériné la
décision prise par la Cour suprême de ce pays pour ces extraditions.
Ces quatre Algériens accusés avaient quitté le territoire national
après la découverte de ce scandale. Ils avaient été arrêtés par la
police judiciaire marocaine à Casablanca, en date du 4 janvier 2006.
Environ une vingtaine de personnes, dont des responsables de la BNA,
sont accusées dans cette affaire de dilapidation qui a concerné
plusieurs agences de cette banque. De hautes personnalités seraient
impliquées dans cette affaire de dilapidation. L’un des principaux
accusés dans cette affaire, A.A., en l’occurrence, pourrait faire
des révélations aux magistrats algériens qui l’auditionneront dans
le cadre de l’instruction judiciaire ouverte. L’Algérie avait
demandé, dans les délais requis, l’extradition de ces quatre
accusés. L’Algérie et le Maroc sont liés par un accord
d’extradition. Il est à noter, par ailleurs, que le même A.A., a été
cité dans une affaire d’imitation de signature dans laquelle est
accusé le directeur de l’agence Khalifa Bank de Chéraga.
De même qu’a été
cité dans cette affaire un des accusés dans l’affaire du whisky
frelaté. Le directeur de cette agence de Khalifa Abdelmoumène a été
condamné à trois années de prison ferme.
M. Abi
Haut
L’IE s’introduit en Algérie
Le Cnes sur les
pas de l’Unpef
Le Cnes ne pouvait
rater une occasion comme celle de rencontrer le haut responsable de
l’internationale de l’éducation (IE) pour nouer des liens avec
l’organisation mondiale drivée par le Finlandais Fred Van Leeuwen.
En effet, une délégation du Cnes, représenté par le coordinateur
national adjoint Rahmani Abdelmalik et le secrétaire national chargé
de l’organique Djemai Fouad a rencontré le SG adjoint de
l’international de l’éducation (IE) Elie Jouan qui a séjourné en
Algérie du 4 au 7 octobre courant. La rencontre a eu lieu le
5 du mois à la
Bibliothèque nationale d’El Hamma, en marge des activités organisées
à l’occasion de la Journée mondiale de l’enseignant par l’Unpef. La
rencontre a permis au deux parties de passer en revue l’actualité du
syndicalisme dans le monde et en Algérie et les difficultés
inhérentes à son libre exercice, et les défis majeurs imposés par
les profondes mutations de l’économie mondiale. Les discussions ont
aussi porté, selon un communiqué du Cnes, signé par son coordinateur
national, sur les activités de l’Internationale de l’éducation et
l’adhésion éventuelle du Cnes à cette organisation. En franchissant
ce pas, le Cnes est en passe de rejoindre l’Union nationale des
professionnels de l’éducation et la formation (Unpef) qui a adhéré
au Syndicat mondial de l’éducation à l’occasion du 4e congrès de l’IE
tenu au Brésil en août 2004 à Porto Allegre. Le 5e prévu à Bruxelles
sera le tour du puissant Conseil national des enseignants du
supérieur.
MM Rahmani et
Djemai ont, pour rappel, affiché une franche opposition, lors des
débats en présence de Elie Jouan, l’ex-Premier ministre Ahmed
Benbitour et d’anciens ministres dont le tonitruant l’ex-ministre de
l’Education Ali Benmohamed, à l’introduction du système LMD, arguant
avec quolibets qu’«il n’est et ne sera admissible de prétendre
«faire» des docteurs par la règle des 5 et 3-8», allusion faite au
cursus nouvellement introduit qu’est le système LMD entré en vigueur
depuis l’année universitaire 2005-2006 introduisant une
réorganisation en 3, 5 et 8 ans pour l’acquisition des trois
diplômes du cursus universitaire.
Salah Bey
Haut
Conventions de branches
Signature la
semaine prochaine
Toutes les
conventions de branches, portant notamment sur l’augmentation des
salaires des secteurs public et privé, seront signées avant la fin
de la semaine prochaine, au siège du ministère du Travail et de la
Sécurité sociale, a appris hier l’APS de source syndicale. «Le
reste des conventions de branches non signées, lors de la 12e
tripartite, seront paraphées la semaine prochaine», a déclaré la
même source qui a précisé que «la date n’a pas toujours été
arrêtée». Neuf conventions de branches ont été signées à la fin des
travaux de la tripartite sur les 52 prévues dans le cadre des
négociations entre les Sociétés de gestion des participations (SGP),
le patronat et les fédérations affiliées à l’UGTA, rappelle-t-on. La
12e tripartite avait également décidé de revaloriser le Salaire
national minimum garanti (SNMG) de 10 000 DA à 12 000 DA, applicable
à compter du 1er janvier 2007. Dans ce contexte, le secrétaire
général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA),
Abdelmadjid Sidi Saïd, avait déclaré à l’issue de la tripartite que
les salaires de l’ensemble des travailleurs du secteur public
connaîtront une augmentation «réelle» de 20 à
25 %.
R. N.
Haut
Les chiffres de Ould Abbes
11,1% des
ménages sont pauvres
Ayant fait couler
beaucoup d’encre, les critères d’évaluation de la pauvreté adoptés
par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale du
niveau de vie des Algériens sont enfin connus. Cela s’est fait hier
au cours d’une rencontre organisée au ministère de l’Emploi et de la
Solidarité nationale, et au cours de laquelle a été rendu publique
une «enquête sur le niveau de vie et la mesure de la pauvreté»,
réalisée par le Centre national des études et analyses de la
population et du développement. Dans cette enquête, l’on révèle
que 11,1 % des ménages sont pauvres. (8% des ménages urbains contre
15,2% pour le milieu rural. La conclusion tirée est que «la
pauvreté en Algérie est essentiellement rurale».
Fatima A rab
Haut
Assassin du jeune Chaïbet Hocine
Le procès
reporté pour la 4e fois
Le procès du garde
communal d’Aït Yahia Moussa ayant assassiné le jeune Chaïbet Hocine
le 28 avril 2001 à une encablure du détachement de la Garde
communale, lors des événements du Printemps noir, a été reporté au
13 novembre prochain. Dès la matinée d’hier, lundi, 9 septembre, la
famille du défunt, les délégués de la CADC, à leur tête la figure du
proue du mouvement, Bélaïd Abrika, étaient présents au tribunal pour
assister au procès. A l’appel des témoins, le président de la séance
a annoncé le report du procès. Cela a affecté la mère du martyr en
fondant en pleurs. Quant aux délégués, ils ont scandé dan la salle
les slogans habituels : Pouvoir assassin, Ulach smah ulac. Bélaïd
Abrika a déclaré sur place qu’il saisirait les hautes instances du
pays pour l’application des incidences.
Ali Mazouni
Haut
Nouveau sondage de l’Institut Abassa
Al Jazeera
premier concurrent de l’ENTV
Les premiers
résultats de ce sondage font ressortir que 27 millions de
téléspectateurs algériens (16 ans et plus), soit 97% ont regardé
chaque jour la télévision en 2006.
C’est dimanche
soir au siège de l’ENTV que Mohamed Abassa, directeur de l’institut
du même nom, a présenté un sondage, quatrième du genre, intitulé :
«Ce que les Algériens regardent». Les premiers résultats de ce
sondage font ressortir que 27 millions de téléspectateurs algériens
(16 ans et plus), soit 97 % ont regardé chaque jour la télévision en
2006. Les Algériens regardent en moyenne près d’une quarantaine de
chaînes chaque jour. Il s’agit outre les 3 chaînes nationales, de 27
chaînes francophones et de 24 chaînes arabophones. Cela représente
678 heures de programmes (nationaux et étrangers), dont 70 heures
pour l’ENTV, soit une offre utile de 10,32%, dont 4% à peine de
programmes algériens face à la concurrence étrangère. Mais si les
Algériens regardent l’ENTV, c’est notamment pour le JT (suivi à
85,5%), la météo (66,5%) et les émissions religieuses (55,2%). En
revanche, l’on note une baisse et des pertes d’audience s’agissant
des débats et tables rondes, les grands reportages et documentaires,
les émissions techniques et scientifiques et les émissions
interactives. Notons que ce sondage, qui a interrogé 4 000 personnes
à travers 32 wilayas du pays, révèle également que 32 chaînes sont
regardées plus ou moins régulièrement par les téléspectateurs
algériens. Selon la même enquête, les chaînes nationales et
transnationales regardées en Algérie sont l’ENTV, Canal Algérie et
Algérie Canal 3 alors que les chaînes arabophones regardées sont
El Djazeera, MBC
et Dubaï TV, tandis que pour les chaînes étrangères européennes, on
trouve les chaînes françaises TF1 et M6 suivies par Eurosport et
France 2. Au chapitre des chaînes regardées le plus souvent par les
téléspectateurs algériens, l’enquête fait ressortir que l’ENTV
arrive en première place avec 83,2 % suivie par El Djazeera avec
46,8%, et MBC avec 29,3% et enfin TF1 avec 24,7%. Le sondage «a été
réalisé sciemment entre juin et juillet 2006, soit la fin du cœur de
grille 2006 (soit le sacre 2006) et le démarrage de la période
estivale où les pratiques et les disponibilités des téléspectateurs
changent»,
a expliqué M.
Abassa. Par ailleurs, le sondage souligne que les Algériens
consacrent chaque jour à la télévision 2 heures 46 mn, dont 2 h 34
mn à l’ENTV, alors que pour les cinq principales chaînes étrangères,
ils consacrent 32 minutes par grande chaîne étrangère regardée. Les
personnes qui ne regardent que l’ENTV sont, selon le sondage, en
majorité des femmes (55,9%), elles habitent les grandes villes
(79,5%) et sont de l’est du pays (32,7%). Ces téléspectateurs
consacrent à l’ENTV
3 h 22 mn par jour
alors que la moyenne nationale, toutes chaînes confondues, est de
3 h 03 mn par
jour. En outre, l’enquête fait ressortir que parmi les personnes
sondées, 1 320 (49,3%) ont une opinion positive sur les programmes
de l’ENTV 657 personnes (24,5%) ont une opinion plutôt négative,
alors que 382 personnes (14,3%) ont une opinion très négative sur
ces programmes, soulignant que les émissions préférées à l’ENTV sont
le journal télévisé, la météo et les émissions religieuses. Enfin,
M. Abassa a
rappelé que les programmes de l’ENTV avaient fidélisé chaque jour 25
millions d’Algériens, en moyennes cumulées, durant le mois du
ramadan de 2005.
38,8% de
mécontents 38,8% d’Algériens sont mécontents ou très mécontents des
programmes de l’ENTV. Les mécontents sont compris dans une tranche
d’âge allant de 16 à 34 ans, ils habitent majoritairement les
grandes villes à travers tout le pays, ont un niveau de formation
allant du secondaire au supérieur. Il y en a même 8% d’Algériens qui
ne regardent jamais la chaîne nationale (ce qui est énorme, puisque
cela dépasse 2,5 millions de personnes).
Redouane A.
Haut
Autrefois joyau des travaux publics
Le CTTP en
crise financière
L’Organisme
national de contrôle technique des travaux publics devait être au
centre du méga- projet autoroute Est-Ouest. Il reste à ce jour et
malgré ses difficultés, le seul organisme capable d’effectuer des
contrôles d’un niveau de normes internationales qui permettent au
maître de l’ouvrage, qui est majoritairement l’Etat, de vérifier que
le cahier des charges pour la réalisation des routes ou des ouvrages
d’art a été respecté par les entrepreneurs et qu’il n’y a pas eu de
fraude sur la qualité comme c’est couramment le cas dans de
nombreuses villes du pays.
Aujourd’hui, le
CTTP peine à … payer les salaires de ses employés.
Ses créances se
chiffrent à des milliards de centimes. Celles-ci sont notamment
détenues auprès des Directions des travaux publics de wilaya (DTP)
pour le compte desquelles le CTTP a effectué de multiples
prestations. Des marchés achevés haut la main, vu l’exemplarité de
niveau africain de l’organisme, mais qui n’ont pas encore été
rétribués. Sachant que les autorisations de programme accordées aux
DTP sont décidées par le ministère, on se demande pourquoi la
tutelle n’exerce aucune pression ou injonction, comme cela est
courant, pour obliger ses représentations locales à renflouer à
juste titre les caisses d’un organisme qui reste le seul dont
dispose l’Algérie. De source fiable, de nombreuses séances de
travail ont réuni la direction du CTTP avec les plus hauts
responsables du ministère et plusieurs engagements avaient été pris
par ces derniers. Mais rien ne semble se dégager qui puisse
sérieusement permettre le redressement du CTTP. De plus, les
arriérés dûs à la Cnas et aux impôts seraient étalés sur plusieurs
années et le moindre sou va dans cette direction sans profiter au
relèvement du CTTP. A vrai dire, rien ne prédestinait ce joyau des
travaux publics, qui représente l’équivalent du CTC au niveau de
l’habitat, et qui dispose d’une réputation intacte, à connaître un
tel sort.
Y a-t-il une
volonté de ne plus soutenir financièrement le CTTP au regard de
l’orientation libérale du gouvernement ? Pourtant, ce n’est même pas
de cela qu’il s’agit puisque cette entreprise détient des créances
record sur ses clients. Du reste, il faut savoir que tout a été
pourtant fait afin de soustraire le CTTP du processus de
privatisation, précisément parce qu’il était considéré comme un
instrument indispensable entre les mains des responsables du
secteur. C’est ce qui a amené, d’ailleurs, à la transformation du
statut de cette entreprise qui était une SPA depuis 1991, au statut
d’EPIC en 1997, lui conférant ainsi une vocation quasi stratégique.
Présent depuis les
origines au cœur du secteur des travaux publics, le CTTP participe à
1’effort de relance ou de parachèvement des grands projets
structurants que mène ce dernier. II dispose pour cela d’atouts
certains : des compétences, des moyens techniques et, enfin, une
irremplaçable expérience de terrain, acquise sur les plus grands
chantiers du secteur. Pour ce qui concerne le principal de ses
missions, elles s’inscrivent dans le cadre de la politique nationale
de développement des infrastructures de transport. Ces missions
consistent en l’élaboration de banques de données tout à la fois
économiques techniques et réglementaires ayant pour finalité la
maîtrise de la réalisation des infrastructures de base et une
meilleure conservation du domaine public routier, autoroutier,
maritime et aéroportuaire.
S’y ajoutent des
missions d’expertise, de contrôle et de normalisation des travaux
publics à travers, notamment, l’octroi du visa de contrôle de
conception, véritable garde-fou entre les mains des pouvoirs publics
pour s’assurer du respect des normes et règles de l’art en la
matière. A noter enfin que le CTTP a investi plus de trois ans dans
la certification Iso 9001 (version 2000), lui garantissant une
hausse de son niveau de système management qualité. Tout cela pour
rien ?
Nabil Benali
Haut
Eriad Tiaret
Un
concessionnaire spolié de son droit
Après avoir émis,
conformément à la réglementation régissant la privatisation des
entreprises publiques, une manifestation d’intérêt pour
l’acquisition de l’unité semoulerie Baghdadi Brahim, relevant de la
filiale Les moulins de Tiaret, le gérant de la Sarl Hales et fils de
Tiaret, est aujourd’hui victime «d’un acte de spoliation de droits
commis à l’encontre de son entreprise par le groupe Eriad de
Tiaret». Dans un dossier adressé à notre rédaction, le plaignant a
tenu à rappeler ses droits spoliés, précisant que l’unité pour
laquelle il a soumissionné avait été cédée sans qu’il en soit
informé, en même temps que deux autres unités à la Sarl Ikhias de
Tiaret par résolution du 26 mars 2006. D’autant plus, a-t-il déploré
pour sa part, qu’«un protocole d’accord qui a été conjointement
signé le 25 mars 2006 avec le P-dg du groupe Eriad de Tiaret, en
plus de l’établissement et la signature de négociations au niveau de
la SGP Cegro à Alger les 18 et 28 décembre 2005 et, enfin, que le
CPE a aussi été destinataire du dossier technique». Etant «le seul
soumissionnaire pour cette unité, avec une offre financière
nettement supérieure à celle proposée par le concurrent». M Hales a
expliqué que son offre était de l’ordre 30 millions de DA pour
l’unité Baghdadi alors que le concurrent a proposé
61 millions de
dinars pour les trois unités, estimant être en droit de l’acquérir.
Il est aussi signataire «d’un contrat avec reconduction tacite,
signé avec la filiale Les moulins de Tiaret, dans le cadre d’un
partenariat commercial processing», depuis le mois de septembre
2004, pour la reprise et la remise en production de cette unité à
l’abandon. Ainsi et après avoir s’être investis financièrement et
moralement dans la tâche, les responsables de la Sarlse se sont
retrouvés au devant de grands problèmes et ont été même «victimes de
harcèlement de la part de l’administration de l’Eriad de Tiaret»,
qu’ils accusent «de tout faire pour les chasser de l’unité afin de
la céder au concurrent». Aujourd’hui, alors que l’affaire a été
portée devant la justice, le gérant de l’entreprise Hales et fils
interpelle les plus hautes instances de l’Etat à intervenir et
«remettre tout un chacun en face de ses responsabilités».
Habiba GhribA.
Haut
Blida
Visite surprise
de M. Tou
Le Ministre de la
Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou,
a effectué hier lundi une brève visite d’inspection au niveau du CHU
«Frantz Fanon» de Blida. Accompagné des autorités locales et des
responsables de l’établissement hospitalier,
le ministre a
visité, successivement, l’institut national du rein, l’hôpital de
jour et le service de neurochirurgie. Tous ces services, situés dans
l’enceinte du CHU, sont en cours de réalisation. D’ailleurs, M. Tou
n’a pas manqué de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux,
notamment pour les deux premiers services. Quant au troisième, qui
vient d’être rénové, le ministre s’est informé du fonctionnement des
équipements. Pour rappel, l’institut du rein, dont le ministre a
déjà supervisé l’avancement des travaux lors d’une précédente
visite, en avril dernier, a pour objectif de dispenser des soins de
haut niveau pour les maladies rénales. Il participera également à la
formation des spécialistes. Pour certains observateurs, cette
visite, inattendue, a un autre caractère, celui de permettre au
ministre de s’informer de l’état d’avancement des travaux.
B. M.
Haut
CHU Frantz Fanon
Inculpation
pour faux et usage de faux
Les services de la
section de recherches de la gendarmerie de Blida ont découvert
dernièrement une affaire de faux et usage de faux. Il s’agissait en
fait d’un matériel commandé par la direction du CHU Frantz Fanon et
livré, mais dont la facture a été établie par un autre fournisseur
qui a profité, semble-t-il, de l’absence du réel fournisseur pour
établir une fausse facture et avec un prix excessif. Au vu de la
facture qui ne correspondait pas au bon de commande fourni par
l’administration de l’hôpital, une plainte a été déposée, ce qui a
nécessité l’ouverture d’une enquête. Présenté dimanche aux
magistrats instructeurs, l’auteur du faux a été placé sous mandat de
dépôt.
B.
M.
Haut
Vaste mouvement dans le corps des magistrats
Le mouvement dans
le corps des magistrats, décidé par la chancellerie, a touché
plusieurs procureurs de la République, des présidents de tribunaux,
des juges et des conseillers relevant de la cour de justice de
Blida. L’installation de ces derniers par le procureur général et le
président de la cour a débuté samedi et devait se poursuivre hier
lundi, indique-t-on auprès de la cellule de communication de la
cour. Ainsi, il a été procédé à l’installation officielle des
procureurs de la République des tribunaux de Tipasa, Hadjout, El
Affroun et Boufarik ainsi qu’aux présidents des tribunaux de Chéraga,
Kokéa, Blida et Boufarik. Des magistrats ont été nommés dans les
fonctions de procureurs généraux-adjoints et de conseillers à la
cour. Notre source précise que 34 magistrats ont été concernés par
le mouvement qui a touché 7 des 9 tribunaux qui relèvent de la cour
de Blida.
B. M.
Haut
L’éthique professionnelle ignorée et dévoyée
Vous avez dit
service public ?
La notion de
service, définissant le contenu de la mission assurée par des
organismes publics pour servir l'intérêt général en répondant,
notamment, aux besoins exprimés par les citoyens, tout autant que
celle se référant à la fonction accomplie par un prestataire privé
a, au fil du temps, été entièrement vidée de son sens.
A moins de vivre,
entièrement, retirée du monde, toute personne est, à un moment ou à
un autre, amenée à solliciter les services d’un organisme étatique
ou d’un opérateur privé. Dans un cas comme de l’autre, il est rare
que cela se passe dans la normalité.
Pour ce qui a
trait aux entités dont le fonctionnement relève de l’autorité de
l’Etat, des exemples, répétés, révèlent que des fonctionnaires
d’organismes, dont la mission est de répondre aux sollicitations
exprimées par des membres de la collectivité nationale, continuent
d’ignorer la signification, même, de notion de service public.
Certains, parmi eux, dans leurs activités de tous les jours, ont,
ainsi, tendance à considérer qu’en donnant suite aux sollicitations
d’un demandeur, ils ne font, en réalité, que lui rendre service et
non pas accomplir une tâche pour laquelle ils sont, par ailleurs,
rétribués.
Lorsque, pour une
quelconque raison, un administré voit sa demande rejetée, l’un de
ses premiers réflexes est d’essayer de trouver la personne idoine
lui permettant de parvenir à ses fins. Certains, lorsque cette
tentative se révèle infructueuse, tentent de jouer la carte de la
corruption. C’est, d’ailleurs l’une des raisons qui explique que ce
phénomène ait fini, à la longue, par gangrener le service public. On
«graisse la patte» autant pour se faire délivrer certaines pièces
administratives que pour pouvoir obtenir, à court délai, un
rendez-vous dans une structure hospitalière ou autre.
Quand on se met à
observer leur comportement, certains fonctionnaires donnent
l’impression de considérer les citoyens, venus les solliciter, comme
des intrus, des sortes d’empêcheurs de tourner en rond. Lorsque,
d’autre part, l’on pénètre, au moment de l’ouverture de ses portes,
dans une administration, il arrive, couramment, de découvrir que
l’agent que l’on s’apprête à solliciter n’est pas encore à son poste
ou que celui-ci feint d’être occupé par un problème particulier. Le
fonctionnaire algérien souffre d’un sérieux déficit de déférence et
de savoir- vivre. Quand il se décide à prêter attention à la
personne qu’il a en face de lui, il l’invite, rarement, à s’asseoir
espérant, en ce faisant, la «liquider» promptement. Le ton, aussi,
est presque toujours, autoritaire, hautain, méprisant, à la limite,
agressif.
Les plantes
vertes ne font pas le printemps
Sur un autre plan,
il faut regretter que l’administration algérienne ait perdu
l’habitude de répondre aux requérants qui la sollicitent par
courrier. Dans la majorité des cas, les correspondances et les
dossiers qui lui sont adressés restent sans réponse ou se perdent
dans la nature.
Souvent résignés,
les administrés victimes de situations préjudiciables à leurs
intérêts ou offensantes pour leur dignité, ne se décident, que très
rarement, à dénoncer les dépassements dont ils sont victimes.
D’autres parmi eux, lorsqu’ils sont rabroués, sans ménagement, par
un préposé indélicat et parce que moins enclins à se laisser faire,
décident de régler leurs comptes sur le champ. S’ensuivent, alors,
des prises de bec durant lesquelles sont échangées des insanités et
débouchant, parfois, sur des accrochages physiques.
Comme semblant
redécouvrir les fondements de leur mission de service public,
certaines administrations ont commencé à faire des efforts pour
tenter d’aplanir les malentendus, détendre les relations avec les
usagers pour les empreindre de compréhension et de convivialité. Les
locaux destinés à recevoir le public sont réaménagés et un mobilier
décent y est placé. On installe des plantes vertes, on accroche des
tableaux aux murs. On va jusqu’à imposer, aux employés, des tenues
vestimentaires classiques. La plupart d’entre elles, pour soigner
leur image écornée ou pour améliorer leurs prestations, ont pris le
soin de mettre à la disposition du public des livrets destinés à
consigner ses doléances, ses réclamations ou ses propositions.
Certains organismes, à l’exemple des services de sécurité incitent,
même, les citoyens ayant fait l’objet de dépassement de la part de
leurs agents, à se plaindre auprès de services spécialement créés à
cet effet. ça, c’est pour le côté pile. Pour ce qui est du revers de
la médaille, c’est une autre affaire.
Ces efforts de
relations publiques, qui méritent d’être salués et encouragés, n’ont
pas toujours donné lieu aux résultats qui en étaient attendus. Pour
s’en convaincre, il faut aller rendre visite à certains centres de
paiement relevant de la Cnas, se déplacer auprès des guichets de
réclamations de la Sonelgaz ou bien découvrir l’ambiance régnant
auprès des guichets des centres de CCP, lorsque les retraités
viennent, à période régulière, récupérer le montant de leur pension.
Il faut, aussi, relever les habitudes de certains agents de l’ordre
public qui continuent à s’adresser à des citoyens comme à des
délinquants potentiels.
Prestations
payantes et exécrables
Concernant, en
particulier, les prestations offertes par les services des postes,
elles continuent, en dépit des tentatives, répétées, de les
réhabiliter, à souffrir de nombreuses tares. Des usagers continuent,
comme par le passé, à se plaindre qu’un télégramme mette une semaine
avant de leur être remis, que des lettres attendues ne leur
parviennent jamais, que des publications qui leur sont destinées
soient détournées et que des colis qui leur sont envoyés soient
délestés, au cours de leur acheminement, d’une partie de leur
contenu.
Si au niveau de
nombre d’institutions de l’Etat, les conditions d’accueil du public,
en dépit des efforts consentis pour les améliorer, sont dans
certains cas, des plus discutables, les services fournis par des
prestataires privés peuvent s’avérer exécrables, en dépit du fait
qu’elles sont payantes.
Au risque d’être
transpercé du regard, sinon d’être injurié, il est préférable
d’éviter de tendre, négligemment, les clés de son véhicule au
pompiste pour qu’il fasse le plein de carburant ou de tenter
d’attirer l’attention d’un serveur de café en criant
«garçon!» ou bien
«kahwadji!»
Certains
commerçants ne font, souvent, pas l’effort d’être plus accueillants,
plus à l’écoute des personnes venant les questionner sur un
quelconque produit. Pour eux, il s’agit plus de casse-pieds dont ils
sont assurés, par avance, qu’elles ne vont rien acheter. Et pour
autant, est-ce une raison suffisante pour manquer à leur
devoir vis-à-vis de ces dernières ?
La concurrence
féroce qui s’est installée dans certains secteurs particuliers comme
la vente de mobilier, de produits de l’industrie électronique, de
l’habillement, ainsi que la proximité d’un marché informel, chaque
jour plus agressif, oblige de nombreux commerçants à changer de
comportement. On fait des efforts pour baisser ses prix, on propose
d’effectuer la livraison du produit acquis au domicile du client, on
accorde une période de garantie, de plus en plus, allongée, on
accepte, même, que l’article soit payé à tempérament.
Un cas d’espèce
: le conducteur de taxi
Le secteur des
transports est, sans conteste, l’un des exemples où le principe de
notion de service est le plus ignoré ou bafoué. Ceux qui, chaque
jour, prennent le bus pour se déplacer pour diverses affaires savent
beaucoup de choses sur l’état, déplorable, des véhicules destinés au
transport des usagers et sur les agissements scandaleux des
conducteurs de ces engins. Dans les activités de transport, les
chauffeurs de taxi s’avèrent être de véritables cas d’espèce. Le
conducteur de taxi n’est jamais au service de la personne qui lui
fait signe de s’arrêter. Quand il se décide à le faire c’est comme
s’il accordait une faveur. Un taxieur, qui, de surcroît, fait payer,
chèrement, la course effectuée, n’accepte de transporter un client
que vers la destination qui l’arrange, lui, pas le demandeur. Les
exemples où des services sollicités par une personne restent sans
réponse, ou bien sont accomplis dans des conditions contestables,
sont très nombreux pour être, tous, énumérés. En tout état de cause,
ils peuvent, pour beaucoup d’entre eux, être considérés comme autant
de délits pour lesquels les personnes qui en sont victimes ne
peuvent, bien malheureusement, que très rarement, obtenir réparation
si, bien entendu, elles se décident à engager des poursuites pour
demander réparation. Une chose encore. L’Algérie est, peut-être, le
seul pays au monde où des personnes font publier des placards dans
les quotidiens pour y remercier des médecins ou des équipes
médicales de les avoir, eux-mêmes ou un membre de leur famille,
correctement pris en charge lors de leur séjour à l’hôpital. Cette
façon de faire, gratifiante pour ceux à qui elle est destinée, est
une illustration éclatante de l’état de détérioration, sinon de
l’absence de toute éthique professionnelle dans des secteurs
d’activités les plus sollicités par les usagers.
Ahmed
Mahieddine
Haut
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Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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