Evénement

Retour

Accrochage au Mali entre touaregs et GSPC

Le lieutenant de Mokhtar Belmokhtar abattu

Nouara Djaâfar au Jour d’Algérie

«Juguler la violence dans nos écoles»

Organisation du pèlerinage

Ghlamallah met de l’ordre

Le Président Bouteflika en visite à Batna

Bouteflika plaide pour la maîtrise des technologies

L’année universitaire inaugurée

L’affaire de dilapidation de 2000 milliards de centimes de la BNA

Larbi Belkheir annonce l’extradition des quatre accusés

L’IE s’introduit en Algérie

Le Cnes sur les pas de l’Unpef

Conventions de branches

Signature la semaine prochaine

Les chiffres de Ould Abbes  

11,1% des ménages sont pauvres

Assassin du jeune Chaïbet Hocine

Le procès reporté pour la 4e fois

Nouveau sondage de l’Institut Abassa

Al Jazeera premier concurrent de l’ENTV

Autrefois joyau des travaux publics

Le CTTP en crise financière

Eriad Tiaret

Un concessionnaire spolié de son droit

Blida

Visite surprise de M. Tou 

CHU Frantz Fanon

Inculpation pour faux et usage de faux

Vaste mouvement dans le corps des magistrats

L’éthique professionnelle ignorée et dévoyée

Vous avez dit service public ?

 

 10/10/06

 

Accrochage au Mali entre touaregs et GSPC

Le lieutenant de Mokhtar Belmokhtar abattu

«Nous avons combattu les gens du GSPC pour montrer que nous ne sommes liés ni de près ni de loin au terrorisme.»

Tandis que le sort de Mokhtar Belmokhtar, alias «Laâouer», chef du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) au sud du pays, reste indéterminé, le lieutenant de ce chef terroriste est abattu. Considéré comme le numéro deux du GSPC au sud , il serait connu sous plusieurs pseudonymes, notamment «Abdelhamid» et «Abohola», selon un porte-parole de touaregs maliens, cité par l’AFP. «Nous avons combattu les gens du GSPC pour montrer que nous ne sommes liés ni de près, ni de loin au terrorisme. Leur numéro deux (pour le sud de l’Algérie) a été tué au cours de l’accrochage», a déclaré à cette agence de presse le porte-parole de l’ex-rébellion touarègue, ajoutant que l’accrochage a eu lieu fin septembre.

«Les combats ont eu lieu sur le territoire malien. Il n’y a eu aucune victime dans nos rangs. Les éléments du GSPC ne voulaient pas quitter notre territoire, et nous étions obligés de les faire partir», a-t-il ajouté. Mokhtar Belmokhtar et le numéro deux du GSPC étaient en désaccord, selon ces sources.

Des sources citées par cette agence de presse, dont l’ex-rébellion touarègue, disent que «le corps du dirigeant salafiste tué a été transporté dans la ville de Borj», au Mali.

C’est un autre coup sévère porté au GSPC, en peu de temps, dans cette partie du monde, si cette information s’avérait fondée. Ce qui compromettrait les visées de l’organisation terroriste d’Abou Mossàab Abdelouadoud de transformer le sahel africain zone de repli et d’opérations des terroristes de cette organisation qui revendique son allégéance à El-Qaïda.

Ce coup sévère s’ajoute à la perte par le GSPC de trois de ses chefs dans un accrochage avec d’ex-rebelles maliens du mouvement du 23 mai 2006, il y a quelques jours, au Mali. parmi les terroristes abattus, ce mouvement annonce la mort du «remplaçant d’Abderazak El Para» dans le sud algérien. Ce qui dénote de la mobilisation de la région sahélienne contre la tentative du GSPC de s’ancrer dans cette partie du globe et qui constitue, également, une preuve des difficultés rencontrées par cette organisation terroriste dans sa tentative de déploiement qui serait destinée, notamment, à plaire à El-Qaida et s’imposer comme un partenaire stratégique de l’organisation terroriste d’Oussama Ben Laden.

Un début difficile, donc, pour Abou Mossàab Abdelouadoud et ses sbires, en dépit  de l’annonce, il y a quelques jours, par cet émir national, du retour de Hassan Hattab au GSPC.

Les tentatives du GSPC de s’implanter au Mali n’ont jamais été faciles pour cette organisation terroriste puisque, déjà, en date du 30 juin 2005, pas moins de treize islamistes armés avaient été tués par l’armée algérienne lors d’une opération à la frontière malienne contre une colonne de véhicules du GSPC.

Les échecs successifs subis par le GSPC, grâce aux coups sévères que lui fait subir quotidiennement l’ANP et les services de sécurité et, maintenant, par d’ex-rebelles touaregs, affaiblissant davantage cette organisation terroriste et fait en sorte qu’elle devienne incapable d’accomplir la mission qui pourrait lui être confiée par El-Qaïda, dont la tentative de menace des intérêts européens, en général, et de la France, en particulier.

M. Abi

 

       Haut

Nouara Djaâfar au Jour d’Algérie

«Juguler la violence dans nos écoles»

Dans cet entretien express, la ministre déléguée chargée de la famille et de la condition féminine  revient sur la nécessité d’unir les efforts afin d’assurer une prise en charge meilleure de la frange juvénile en Algérie. Pour ce faire son département a initié, dans la dynamique de la mise en œuvre de son programme, une action destinée aux adolescents algérien, et ce en collaboration avec les secteurs concernés et le soutien du bureau de l’UNICEF à Alger et la participation effective d’éminents experts algériens.

Ce groupe de réflexion composé d’experts en la matière, a tenu plusieurs séances de travail en vue de définir les contours d’une action d’envergure en faveur des adolescents en Algérie. Cette étude qui est en coure de réalisation cible un échantillon de

30 000 familles à travers le territoire  national. Les résultats de la recherche seront communiqués au cours de l’année 2007.

 

Le Jour d’Algérie : Quel est le rôle de la famille dans l’accompagnement de l’adolescent ?

 

Nouara Djaffar : La famille est le socle de la société. Le rôle de la famille dans la bonne éducation de l’enfant est extrêmement important. Par conséquent, le bon être de la société est tributaire de l’éducation donnée à l’enfant.

 

Comment ?

La communication au sein de la famille est nécessaire pour ne point dire importante. Les parents doivent être à l’écoute des préoccupations de leurs enfants. Ceux-ci ne peuvent nullement se tenir à l’écart. C’est tout l’entourage familial qui doit veiller à cet aspect.

 

Mais la famille ne suffit pas à elle seule ?

Tout à fait, l’adolescent  passe la plupart de son temps en dehors de sa famille. Donc c’est toute la société qui est ici interpellée.

 

Pouvez vous être plus explicite ?

Je voulais dire que la société dans toutes ses composantes a son mot à dire dans le suivi des adolescents. De ce fait, la famille, l’environnement, notamment les médias, y contribuent  amplement.

 

Justement, la violence prend de l’ampleur dans les écoles... 

Effectivement, la violence dans les établissements scolaires est un phénomène très inquiétant. Le ministère de l’Education nationale ne pourra pas, à lui seul, juguler ce fléau. D’ailleurs, nous avons décidé d’apporter notre aide afin de réduire un tant soit peu ce phénomène, car nous sommes tous impliqués.

Propos recueillis

par Bouzidi Fariza

 

       Haut

Organisation du pèlerinage

Ghlamallah met de l’ordre

L’expérience apprend bien des choses. Afin de ne pas retomber dans quelconques problèmes qui se produisent chaque année en matière d’organisation des opérations de Hadj où encore une fois les hadjis algériens sur les lieux saints, le département de Bouabdoulah Ghlamallah a pris des nouvelles procédures et ce, dans le but d’assurer les bonnes conditions afin de permettre aux pèlerins d’accomplir leurs 5e pilier de l’Islam comme le veut la religion. Outre la sélection des 12 agences de voyages privées habilitées à prendre en charge le nombre de hadjis répartis au niveau national, de nouvelles  dispositions ont été mises en place à compter de cette année. Ces agences en question ont été sélectionnées, nous a indiqué le chargé de communication du ministère , M. Abdellah Tamine, en prenant en compte les critères établis par le ministère des Affaires religieuses, dont un appel d’offre national a été lancé en mois de juillet dernier pour permettre ainsi aux agences de bénéficier d’un agrément pour l’organisation des opérations de hadj qui touchera 32 000 sur les 120 000 inscrits.             

Les critères exigés par le ministère consistaient,  sont entre autres, le chiffre d’affaires  réalisé par l’agence, son état de santé financier et aussi son ancienneté. Interrogé sur la façon avec laquelle la répartition des hadjis a été faite, notre interlocuteur soulignera qu’il a été procédé  en fonction de densité de la population répartie au quatre coins du pays. Les deux agences étatiques quant à elles, se sont taillées la part du lion, explique ce responsable estimant que les raisons portent sur le fait que ces agences disposent des réseaux à travers les 48 wilayas, eu égard aussi aux moyens financiers et matériels et aux garanties nécessaires qu’elles mettent à la dispositions des hadjis.

La nouveauté réside, en outre, dans le fait d’épargner à une grande majorité des hadjis algériens le déplacement de 450 km à Médina à défaut de vols directs vers Djeddah. L’échange se fera désormais en Algérie en sus des adresses de résidences qui sont fournies aux concernés une fois sur les Lieux saints. Pour ceux qui ne savent pas lire les guides, des cassettes radiophoniques et audiovisuelles sont mises à leur disposition. Pour rappel, l’opération touchera cette saison les candidats libres possédant déjà un passeport international. Ces agences s’occuperont, essentiellement, de l’inscription des hadjis, de l’octroi du visa, le transfert ainsi que l’hébergement et ce, sous l’égide de la commission nationale du Hadj mais aussi de la délégation algérienne du Hadj. En cas de dysfonctionnement ou de problème, deux numéros sont mis à la disposition des hadjis : 021 65 84 39/021 65 78 62

Kahina Benarab

 

       Haut

Le Président Bouteflika en visite à Batna

Bouteflika plaide pour la maîtrise des technologies

Il a estimé, à cet effet,  comme une nécessité en Algérie de former une élite capable de répondre aux défis qui se posent au pays.

Avant de déclarer ouverte l’année 2006/7 le président de la République  a prononcé un discours de près de 1h30 truffé de données statistiques et consacré dans sa globalité au secteur de l’enseignement. Dans son intervention retransmise à l’Université d’Alger par le biais du système vidéo conférence, le président s’est longuement étalé sur le rôle que doit jouer l’Université algérienne dans un monde dominé par la maîtrise de la connaissance et de technologie en constante évolution. Il a estimé, à cet effet,  comme une nécessité en Algérie de former une élite capable de répondre aux défis qui se posent au pays. Après avoir rendu un hommage appuyé à la communauté des enseignants et professeurs pour leurs efforts à former les générations montantes, le chef de l’Etat a tenu à évoquer les importants succès enregistrés en matière de formation universitaire. Il a indiqué à ce propos que le nombre d’étudiants est passé de 110 000 en 1965 à 930 00 pour l’année universitaire 2005/06. «Une augmentation de 129%». Il a en outre observé que le nombre de places pédagogiques sera pour l’année 2006/07 de 730 000 parmi lesquelles figure 340 000 nouveaux étudiants. Il a rappelé qu’en 2010, le nombre des universitaires devrait atteindre 1,5 million. «Cela devra nous amener à consentir de nouveaux efforts dans la réalisation d’établissements d’enseignement et d’hébergement en particulier. Il indiquera d’autre part que le taux de réussite au baccalauréat avait pour la première fois depuis l’indépendance atteint un taux de 50%.» Comme pour expliquer une partie du chômage des jeunes algériens, il s’est étonné que nombre d’entre eux  refusent d’effectuer des travaux manuels. «L’Algérie a aussi besoin de maçons comme de menuisiers».  Revenant aux premiers, il s’interrogera «qu’allons-nous faire d’eux?» Il appellera ceux qui n’ont pas réussi dans leurs études à suivre la formation professionnelle pour pouvoir trouver des débouchés et se lancer dans la vie.

Le chef de l’Etat a également rendu un hommage particulier à la femme algérienne estimant qu’elle devait recouvrer la place qui lui revient compte tenu de son engagement sans faille et de son sacrifice durant la guerre d’indépendance. Il s’est, à cet effet,  félicité que 58%  des membres de la communauté universitaire sont constitués d’élément féminin et que 64% parmi elles ont obtenu des succès dans leurs études.

Dans un autre domaine, il a considéré que l’université devait répondre aux attentes des Algériens dans leur ensemble et développer en son sein un fort esprit critique et de contradiction. «Les écoles, les lycées, les universités, les instituts de recherche se doivent aujourd’hui, de relever les défis pour être en adéquation avec leur temps, maîtriser le savoir et la connaissance en formant de manière continue les génération à venir.» 

Il faut le faire en prenant en compte les besoins du pays et en répondant, au plus près, à la demande exprimée par les divers secteurs d’activité. Le président Abdelaziz Bouteflika a appelé à une révision de la perception algérienne vis-à-vis de la recherche et de la maîtrise du savoir. Pour cela, il a appelé  pour l’approfondissement des réformes dans le domaine de l’enseignement. «Dans un esprit de pardon et de réconciliation éloigné de tout extrémisme», le chef de l’Etat a souhaité enfin voir se former une élite de chercheurs capables de montrer le chemin afin que la nation toute entière puisse répondre aux grands défis stratégiques posés en ce début du XX1e siècle.

Ahmed Mahiedine

 

       Haut

L’année universitaire inaugurée

Le programme de la visite présidentielle dans la capitale des Aurès, effectué la journée d’hier, était bien chargé. Et pour cause. Comme attendu, outre l’ouverture officielle de l’année universitaire 2006/07, que le président a voulu inaugurer à partir de Batna, le premier magistrat du pays avait donné le coup d’envoi à plusieurs projets de grande envergure. Ainsi, l’évènement qui aura marqué le séjour du président Abdelaziz Bouteflika dans la terre chaouie, car c’en est un, aura été la visite qu’il a effectuée à l’université Colonel Abidi Mohamed Tahar et du discours qu’il y a prononcé et ce, en présence d’une forte communauté estudiantine. Durant ses déplacements, le chef de l’Etat a donné le coup de starter à un important pôle universitaire. Celui-ci, dont les travaux de réalisation devront s’étaler sur 24 mois, est d’une capacité d’accueil de 22 000 places. Au chef-lieu de wilaya, le premier responsable du pays a inauguré le lancement du projet de 3 000 unités pédagogiques, un institut de biologie de 2 000 places, une faculté de sciences juridiques de 2 000 places et un institut national de formation professionnelle d’une capacité d’accueil de 300 places pédagogiques. Pour une meilleure prise en charge des étudiants en matière d’hébergement, il a été question de l’inauguration de 3 résidences universitaires d’une capacité totale de 16 000 lits. Ces projets, d’importance capitale, résorberont, sans aucun doute, le déficit en moyens d’hébergement de la population estudiantine de cette région des Hauts Plateaux. Par ailleurs, le président de la République a inauguré le projet de la nouvelle ville de Hamla en continuité des limites de l’urbanisation de la ville de Batna. La superficie de l’assiette foncière sur laquelle sera construite la nouvelle ville est de 111 hectares dont 38 seront réservés à l’habitat collectif, 28 pour les équipements et 26 autres aux espaces verts. Les travaux de ce chantier ont commencé en avril de l’année en cours. Au total et au grand bonheur de la population locale estimée à 30 000 habitants, 3 550 logements seront réalisés. Une vingtaine de projets de diverses natures seront inaugurés à l’occasion. En clair, la visite du président de la République dans la capitale des Aurès lui a permis de donner le coup d’envoi de l’année universitaire 2006/07 mais aussi et surtout, d’inspecter les travaux de réalisation de différentes infrastructures déjà lancés ou en cours de lancement.

A. M. / D. O.

 

       Haut

L’affaire de dilapidation de 2000 milliards de centimes de la BNA

Larbi Belkheir annonce l’extradition des quatre accusés

La justice marocaine a donné son feu vert, mercredi dernier, à l’extradition des  quatre accusés dont  A.A.,  dans l’affaire de dilapidation de 2 000 milliards de centimes (chiffre du ministre algérien des Finances) de plusieurs agences BNA. L’information a été annoncée par l’ambassadeur algérien au Maroc, Larbi Belkheir, au quotidien «Ecchourouk El Youmi»  et publiée dans l’édition d’hier de ce journal. L’ambassadeur algérien au Maroc dit, toutefois, ne pas connaître la date exacte de son extradition en compagnie de trois autres Algériens, dont une femme, arrêtés au Maroc et accusés dans l’affaire BNA. Il informe, cependant, qu’aussi bien le ministère de la Justice que celui de l’Intérieur marocains ont entériné la décision prise par la Cour suprême de ce pays pour ces extraditions. Ces quatre Algériens accusés avaient quitté le territoire national après la découverte de ce scandale. Ils avaient été arrêtés par la police judiciaire marocaine à Casablanca, en date du 4 janvier 2006. Environ une vingtaine de personnes, dont des responsables de la BNA, sont accusées dans cette affaire de dilapidation qui a concerné plusieurs agences de cette banque. De hautes personnalités seraient impliquées dans cette affaire de dilapidation. L’un des principaux accusés dans cette affaire, A.A., en l’occurrence, pourrait faire des révélations aux magistrats algériens qui l’auditionneront dans le cadre de l’instruction judiciaire ouverte. L’Algérie avait demandé, dans les délais requis, l’extradition de ces quatre accusés. L’Algérie et le Maroc sont liés par un accord d’extradition. Il est à noter, par ailleurs, que le même A.A., a été cité dans une affaire d’imitation de signature dans laquelle est accusé le directeur de l’agence Khalifa Bank de Chéraga.

De même qu’a été cité dans cette affaire un des accusés dans l’affaire du whisky frelaté. Le directeur de cette agence de Khalifa Abdelmoumène a été condamné à trois années de prison ferme.         

M. Abi

 

       Haut

L’IE s’introduit en Algérie

Le Cnes sur les pas de l’Unpef

Le Cnes ne pouvait rater une occasion comme celle de rencontrer le haut responsable de l’internationale de l’éducation (IE) pour nouer des liens avec l’organisation mondiale drivée par le Finlandais Fred Van Leeuwen. En effet, une délégation du Cnes, représenté par le coordinateur national adjoint Rahmani Abdelmalik et le secrétaire national chargé de l’organique Djemai Fouad a rencontré le SG adjoint de l’international de l’éducation (IE) Elie Jouan qui a séjourné en Algérie du 4 au 7 octobre courant. La rencontre a eu lieu le

5 du mois à la Bibliothèque nationale d’El Hamma, en marge des activités organisées à l’occasion de la Journée mondiale de l’enseignant par l’Unpef. La rencontre a permis au deux parties de passer en revue l’actualité du syndicalisme dans le monde et en Algérie et les difficultés inhérentes à son libre exercice, et les défis majeurs imposés par les profondes mutations de l’économie mondiale. Les discussions ont aussi porté, selon un communiqué du Cnes, signé par son coordinateur national, sur les activités de l’Internationale de l’éducation et l’adhésion éventuelle du Cnes à cette organisation. En franchissant ce pas, le Cnes est en passe de rejoindre l’Union nationale des professionnels de l’éducation et la formation (Unpef) qui a adhéré au Syndicat mondial de l’éducation à l’occasion du 4e congrès de l’IE tenu au Brésil en août 2004 à Porto Allegre. Le 5e prévu à Bruxelles sera le tour du puissant Conseil national des enseignants du supérieur.

MM Rahmani et Djemai ont, pour rappel, affiché une franche opposition, lors des débats en présence de Elie Jouan, l’ex-Premier ministre Ahmed Benbitour et d’anciens ministres dont le tonitruant l’ex-ministre de l’Education Ali Benmohamed, à l’introduction du système LMD, arguant avec quolibets qu’«il n’est et ne sera admissible de prétendre «faire» des docteurs par la règle des 5 et 3-8», allusion faite au cursus nouvellement introduit qu’est le système LMD entré en vigueur depuis l’année universitaire 2005-2006 introduisant une réorganisation en 3, 5 et 8 ans pour l’acquisition des trois diplômes du cursus universitaire.

Salah Bey

 

       Haut

Conventions de branches

Signature la semaine prochaine

Toutes les conventions de branches, portant notamment sur l’augmentation des salaires des secteurs public et privé, seront signées avant la fin de la semaine prochaine, au siège du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, a appris hier l’APS  de source syndicale. «Le reste des conventions de branches non signées, lors de la 12e tripartite, seront paraphées la semaine prochaine», a déclaré la même source qui a précisé que «la date n’a pas toujours été arrêtée». Neuf conventions de branches ont été signées à la fin des travaux de la tripartite sur les 52 prévues dans le cadre des négociations entre les Sociétés de gestion des participations (SGP), le patronat et les fédérations affiliées à l’UGTA, rappelle-t-on. La 12e tripartite avait également décidé de revaloriser le Salaire national minimum garanti (SNMG) de 10 000 DA à 12 000 DA, applicable à compter du 1er janvier 2007. Dans ce contexte, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA),  Abdelmadjid Sidi Saïd, avait déclaré à l’issue de la tripartite que les salaires de l’ensemble des travailleurs du secteur public connaîtront une augmentation «réelle» de 20 à

25 %. 

R. N.

 

       Haut

Les chiffres de Ould Abbes  

11,1% des ménages sont pauvres

Ayant fait couler beaucoup d’encre,  les critères d’évaluation de la pauvreté  adoptés par le  ministère de l’Emploi et de  la Solidarité nationale du niveau de vie des Algériens sont enfin connus. Cela s’est fait hier au cours d’une rencontre organisée au ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, et au cours de laquelle  a été rendu publique une «enquête sur le niveau de vie et la mesure de la pauvreté», réalisée par le Centre national des études et analyses de la population et du développement. Dans cette enquête,  l’on  révèle que 11,1 % des ménages sont pauvres. (8% des ménages urbains contre 15,2% pour le milieu rural.  La conclusion tirée est que «la pauvreté en Algérie  est essentiellement rurale».

Fatima A rab

 

       Haut

Assassin du jeune Chaïbet Hocine

Le procès reporté pour la 4e fois

Le procès du garde communal d’Aït Yahia Moussa ayant assassiné le jeune Chaïbet Hocine le 28 avril 2001 à une encablure du détachement de la Garde communale, lors des événements du Printemps noir, a été reporté au 13 novembre prochain. Dès la matinée d’hier, lundi, 9 septembre, la famille du défunt, les délégués de la CADC, à leur tête la figure du proue du mouvement, Bélaïd Abrika, étaient présents au tribunal pour assister au procès. A l’appel des témoins, le président de la séance a annoncé le report du procès. Cela a affecté la mère du martyr en fondant en pleurs. Quant aux délégués, ils ont scandé dan la salle les slogans habituels : Pouvoir assassin, Ulach smah ulac. Bélaïd Abrika a déclaré sur place qu’il saisirait les hautes instances du pays pour l’application des incidences.

Ali Mazouni

 

       Haut

Nouveau sondage de l’Institut Abassa

Al Jazeera premier concurrent de l’ENTV

Les premiers résultats de ce sondage font ressortir que 27 millions de téléspectateurs algériens (16 ans et plus), soit 97% ont regardé chaque jour la télévision en 2006.

C’est dimanche soir au siège de l’ENTV que Mohamed Abassa, directeur de l’institut du même nom, a présenté un sondage, quatrième du genre, intitulé : «Ce que les Algériens regardent». Les premiers résultats de ce sondage font ressortir que 27 millions de téléspectateurs algériens (16 ans et plus), soit 97 % ont regardé chaque jour la télévision en 2006. Les Algériens regardent en moyenne près d’une quarantaine de chaînes chaque jour. Il s’agit outre les 3 chaînes nationales, de 27 chaînes francophones et de 24 chaînes arabophones. Cela représente 678 heures de programmes (nationaux et étrangers), dont 70 heures pour l’ENTV, soit une offre utile de 10,32%, dont 4% à peine de programmes algériens face à la concurrence étrangère. Mais si les  Algériens regardent l’ENTV, c’est notamment pour le JT (suivi à 85,5%), la météo (66,5%) et les émissions religieuses (55,2%). En revanche, l’on note une baisse et des pertes d’audience s’agissant des débats et tables rondes, les grands reportages et documentaires, les émissions techniques et scientifiques et les émissions interactives. Notons que ce sondage, qui a interrogé 4 000 personnes à travers 32 wilayas du pays, révèle également que 32 chaînes sont regardées plus ou moins régulièrement par les téléspectateurs algériens. Selon la même enquête, les chaînes nationales et transnationales regardées en Algérie sont l’ENTV, Canal Algérie et Algérie Canal 3 alors que les chaînes arabophones regardées sont

El Djazeera, MBC et Dubaï TV, tandis que pour les chaînes étrangères européennes, on trouve les chaînes françaises TF1 et M6 suivies par Eurosport et France 2. Au chapitre des chaînes regardées le plus souvent par les téléspectateurs algériens, l’enquête fait ressortir que l’ENTV arrive en première place avec 83,2 % suivie par El Djazeera avec 46,8%, et MBC avec 29,3% et enfin TF1 avec 24,7%. Le sondage «a été réalisé sciemment entre juin et juillet 2006, soit la fin du cœur de grille 2006 (soit le sacre 2006) et le démarrage de la période estivale où les pratiques et les disponibilités des téléspectateurs changent»,

a expliqué M. Abassa. Par ailleurs, le sondage souligne que les Algériens consacrent chaque jour à la télévision 2 heures 46 mn, dont 2 h 34 mn à l’ENTV, alors que pour les cinq principales chaînes étrangères, ils consacrent 32 minutes par grande chaîne étrangère regardée. Les personnes qui ne regardent que l’ENTV sont, selon le sondage, en majorité des femmes (55,9%), elles habitent les grandes villes (79,5%) et sont de l’est du pays (32,7%). Ces téléspectateurs consacrent à l’ENTV

3 h 22 mn par jour alors que la moyenne nationale, toutes chaînes confondues, est de

3 h 03 mn par jour. En outre, l’enquête fait ressortir que parmi les personnes sondées, 1 320 (49,3%) ont une opinion positive sur les programmes de l’ENTV 657 personnes (24,5%) ont une opinion plutôt négative, alors que 382 personnes (14,3%) ont une opinion très négative sur ces programmes, soulignant que les émissions préférées à l’ENTV sont le journal télévisé, la météo et les émissions religieuses. Enfin,

M. Abassa a rappelé que les programmes de l’ENTV avaient fidélisé chaque jour 25 millions d’Algériens, en moyennes cumulées, durant le mois du ramadan de 2005.           

38,8% de mécontents 38,8% d’Algériens sont mécontents ou très mécontents des programmes de l’ENTV. Les mécontents sont compris dans une tranche d’âge allant de 16 à 34 ans, ils habitent majoritairement les grandes villes à travers tout le pays, ont un niveau de formation allant du secondaire au supérieur. Il y en a même 8% d’Algériens qui ne regardent jamais la chaîne nationale (ce qui est énorme, puisque cela dépasse 2,5 millions de personnes).        

Redouane A.

 

       Haut

 

Autrefois joyau des travaux publics

Le CTTP en crise financière

L’Organisme national de contrôle technique des travaux publics devait être au centre du méga- projet autoroute Est-Ouest. Il reste à ce jour et malgré ses difficultés, le seul organisme capable d’effectuer des contrôles d’un niveau de normes internationales qui permettent au maître de l’ouvrage, qui est majoritairement l’Etat, de vérifier que le cahier des charges pour la réalisation des routes ou des ouvrages d’art a été respecté par les entrepreneurs et qu’il n’y a pas eu de fraude sur la qualité comme c’est couramment le cas dans de nombreuses villes du pays.

Aujourd’hui, le CTTP peine à … payer les salaires de ses employés.

Ses créances se chiffrent à des milliards de centimes. Celles-ci sont notamment détenues auprès des Directions des travaux publics de wilaya (DTP) pour le compte desquelles le CTTP a effectué de multiples prestations. Des marchés achevés haut la main, vu l’exemplarité de niveau africain de l’organisme, mais qui n’ont pas encore été rétribués. Sachant que les autorisations de programme accordées aux DTP sont décidées par le ministère, on se demande pourquoi la tutelle n’exerce aucune pression ou injonction, comme cela est courant, pour obliger ses représentations locales à renflouer à juste titre les caisses d’un organisme qui reste le seul dont dispose l’Algérie. De source fiable, de nombreuses séances de travail ont réuni la direction du CTTP avec les plus hauts responsables du ministère et plusieurs engagements avaient été pris par ces derniers. Mais rien ne semble se dégager qui puisse sérieusement permettre le redressement du CTTP. De plus, les arriérés dûs à la Cnas et aux impôts seraient étalés sur plusieurs années et le moindre sou va dans cette direction sans profiter au relèvement du CTTP. A vrai dire, rien ne prédestinait ce joyau des travaux publics, qui représente l’équivalent du CTC au niveau de l’habitat, et qui dispose d’une réputation intacte, à connaître un tel sort.

Y a-t-il une volonté de ne plus soutenir financièrement le CTTP au regard de l’orientation libérale du gouvernement ? Pourtant, ce n’est même pas de cela qu’il s’agit puisque cette entreprise détient des créances record sur ses clients. Du reste, il faut savoir que tout a été pourtant fait afin de soustraire le CTTP du processus de privatisation, précisément parce qu’il était considéré comme un instrument indispensable entre les mains des responsables du secteur. C’est ce qui a amené, d’ailleurs, à la transformation du statut de cette entreprise qui était une SPA depuis 1991, au statut d’EPIC en 1997, lui conférant ainsi une vocation quasi stratégique.

Présent depuis les origines au cœur du secteur des travaux publics, le CTTP participe à 1’effort de relance ou de parachèvement des grands projets structurants que mène ce dernier. II dispose pour cela d’atouts certains : des compétences, des moyens techniques et, enfin, une irremplaçable expérience de terrain, acquise sur les plus grands chantiers du secteur. Pour ce qui concerne le principal de ses missions, elles s’inscrivent dans le cadre de la politique nationale de développement des infrastructures de transport. Ces missions consistent en l’élaboration de banques de données tout à la fois économiques techniques et réglementaires ayant pour finalité la maîtrise de la réalisation des infrastructures de base et une meilleure conservation du domaine public routier, autoroutier, maritime et aéroportuaire.

S’y ajoutent des missions d’expertise, de contrôle et de normalisation des travaux publics à travers, notamment, l’octroi du visa de contrôle de conception, véritable garde-fou entre les mains des pouvoirs publics pour s’assurer du respect des normes et règles de l’art en la matière. A noter enfin que le CTTP a investi plus de trois ans dans la certification Iso 9001 (version 2000), lui garantissant une hausse de son niveau de système management qualité. Tout cela pour rien ?

Nabil Benali

 

       Haut

Eriad Tiaret

Un concessionnaire spolié de son droit

Après avoir émis, conformément à la réglementation régissant la privatisation des entreprises publiques, une manifestation d’intérêt pour l’acquisition de l’unité semoulerie Baghdadi Brahim, relevant de la filiale Les moulins de Tiaret, le gérant de la Sarl Hales et fils de Tiaret, est aujourd’hui victime «d’un acte de spoliation de droits commis à l’encontre de son entreprise par le groupe Eriad de Tiaret». Dans un dossier adressé à notre rédaction, le plaignant a tenu à rappeler ses droits spoliés, précisant que l’unité pour laquelle il a soumissionné avait été cédée sans qu’il en soit informé, en même temps que deux  autres unités à la  Sarl Ikhias de Tiaret par résolution du 26 mars 2006. D’autant plus, a-t-il déploré pour sa part, qu’«un protocole d’accord qui a été conjointement signé le 25 mars 2006 avec le P-dg du groupe Eriad de Tiaret, en plus de l’établissement et la signature de négociations au niveau de la SGP Cegro à Alger les 18 et 28 décembre 2005 et, enfin, que le CPE a aussi été destinataire du dossier technique». Etant «le seul soumissionnaire pour cette unité, avec une  offre financière nettement supérieure à celle proposée par le concurrent». M Hales a expliqué que son offre était de l’ordre 30 millions de DA pour l’unité Baghdadi alors que le concurrent a proposé

61 millions de dinars pour les trois unités, estimant être en droit de l’acquérir. Il est aussi signataire «d’un contrat avec reconduction tacite, signé avec la filiale Les moulins de Tiaret, dans le cadre d’un partenariat commercial processing», depuis le mois de septembre 2004, pour la reprise et la remise en production de cette unité à l’abandon. Ainsi et après avoir s’être investis financièrement et moralement dans la tâche, les responsables de la Sarlse se sont retrouvés au devant de grands problèmes et ont été même «victimes de harcèlement de la part de l’administration de l’Eriad de Tiaret», qu’ils accusent «de tout faire pour les chasser de l’unité afin de la céder au concurrent». Aujourd’hui,  alors que l’affaire a été portée devant  la justice, le gérant de l’entreprise Hales et fils interpelle les plus hautes instances de l’Etat à intervenir et «remettre tout un chacun en face de ses responsabilités».

Habiba GhribA.

 

       Haut

Blida

Visite surprise de M. Tou 

Le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou, a effectué hier lundi une brève visite d’inspection au niveau du CHU «Frantz Fanon» de Blida. Accompagné des autorités locales et des responsables de l’établissement hospitalier,

le ministre a visité, successivement,  l’institut national du rein, l’hôpital de jour et le service de neurochirurgie. Tous ces services, situés dans l’enceinte du CHU, sont en cours de réalisation. D’ailleurs, M. Tou n’a pas manqué de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux, notamment pour les deux premiers services. Quant au troisième, qui vient d’être rénové, le ministre s’est informé du fonctionnement des équipements. Pour rappel, l’institut du rein, dont le ministre a déjà supervisé l’avancement des travaux lors d’une précédente visite, en avril dernier, a pour objectif de dispenser des soins de haut niveau pour les maladies rénales. Il participera également à la formation des spécialistes. Pour certains observateurs, cette visite, inattendue, a un autre caractère, celui de permettre au ministre de s’informer de l’état d’avancement des travaux.       

B. M.

 

       Haut

CHU Frantz Fanon

Inculpation pour faux et usage de faux

Les services de la section de recherches de la gendarmerie de Blida ont découvert dernièrement une affaire de faux et usage de faux. Il s’agissait en fait d’un matériel commandé par la direction du CHU Frantz Fanon et livré, mais dont la facture a été établie par un autre fournisseur qui a profité, semble-t-il, de l’absence du réel fournisseur pour établir une fausse facture et avec un prix excessif. Au vu de la facture qui ne correspondait pas au bon de commande fourni par l’administration de l’hôpital, une plainte a été déposée, ce qui a nécessité l’ouverture d’une enquête. Présenté dimanche aux magistrats instructeurs, l’auteur du faux a été placé sous mandat de dépôt.          

 B. M.

 

       Haut

Vaste mouvement dans le corps des magistrats

Le mouvement dans le corps des magistrats, décidé par la chancellerie, a touché plusieurs procureurs de la République, des présidents de tribunaux, des juges et des conseillers relevant de la cour de justice de Blida. L’installation de ces derniers par le procureur général et le président de la cour a débuté samedi et devait se poursuivre hier lundi, indique-t-on auprès de la cellule de communication de la cour. Ainsi, il a été procédé à l’installation officielle des procureurs de la République des tribunaux de Tipasa, Hadjout, El Affroun et Boufarik ainsi qu’aux présidents des tribunaux de Chéraga, Kokéa, Blida et Boufarik. Des magistrats ont été nommés dans les fonctions de procureurs généraux-adjoints et de conseillers à la cour. Notre source précise que 34 magistrats ont été concernés par le mouvement qui a touché 7 des 9 tribunaux qui relèvent de la cour de Blida.          

B. M.

 

       Haut

L’éthique professionnelle ignorée et dévoyée

Vous avez dit service public ?

La notion de service, définissant le contenu de la mission assurée par des organismes publics pour servir l'intérêt général en répondant, notamment, aux besoins exprimés par les citoyens, tout autant que celle se référant à la fonction accomplie par un prestataire privé a, au fil du temps, été entièrement vidée de son sens.

A moins de vivre, entièrement, retirée du monde, toute personne est, à un moment ou à un autre, amenée à solliciter les services d’un organisme étatique ou d’un opérateur privé. Dans un cas comme de l’autre, il est rare que cela se passe dans la normalité.    

Pour ce qui a trait aux entités dont le fonctionnement relève de l’autorité de l’Etat, des exemples, répétés, révèlent que des fonctionnaires d’organismes, dont la mission est de répondre aux sollicitations exprimées par des membres de la collectivité nationale, continuent d’ignorer la signification, même, de notion de service public. Certains, parmi eux, dans leurs activités de tous les jours, ont, ainsi, tendance à considérer qu’en donnant suite aux sollicitations d’un demandeur, ils ne font, en réalité, que lui rendre service et non pas accomplir une tâche pour laquelle ils sont, par ailleurs, rétribués.

Lorsque, pour une quelconque raison, un administré voit sa demande rejetée, l’un de ses premiers réflexes est d’essayer de trouver la personne idoine lui permettant de parvenir à ses fins. Certains, lorsque cette tentative se révèle infructueuse, tentent de jouer la carte de la corruption. C’est, d’ailleurs l’une des raisons qui explique que ce phénomène ait fini, à la longue, par gangrener le service public. On «graisse la patte» autant pour se faire délivrer certaines pièces administratives que pour pouvoir obtenir, à court délai, un rendez-vous dans une structure hospitalière ou autre.   

Quand on se met à observer leur comportement, certains fonctionnaires donnent l’impression de considérer les citoyens, venus les solliciter, comme des intrus, des sortes d’empêcheurs de tourner en rond. Lorsque, d’autre part, l’on pénètre, au moment de  l’ouverture de ses portes, dans une administration, il arrive, couramment, de découvrir que l’agent que l’on s’apprête à solliciter n’est pas encore à son poste ou que celui-ci feint d’être occupé par un problème particulier. Le fonctionnaire algérien souffre d’un sérieux déficit de déférence et de savoir- vivre. Quand il se décide à prêter attention à la personne qu’il a en face de lui, il l’invite, rarement, à s’asseoir espérant, en ce faisant, la «liquider» promptement. Le ton, aussi, est presque toujours, autoritaire, hautain, méprisant, à la limite, agressif.

Les plantes vertes ne font pas le printemps 

Sur un autre plan, il faut regretter que l’administration algérienne ait perdu l’habitude de répondre aux requérants qui la sollicitent par courrier. Dans la majorité des cas, les correspondances et les dossiers qui lui sont adressés restent  sans réponse ou se perdent dans la nature. 

Souvent résignés, les administrés victimes de situations préjudiciables à leurs intérêts ou offensantes pour leur dignité, ne se décident, que très rarement, à dénoncer les dépassements dont ils sont victimes. D’autres parmi eux, lorsqu’ils sont rabroués, sans ménagement, par un préposé indélicat et parce que moins enclins à se laisser faire, décident de régler leurs comptes sur le champ. S’ensuivent, alors, des prises de bec durant lesquelles sont échangées des insanités et débouchant,  parfois, sur des accrochages physiques. 

Comme semblant redécouvrir les fondements de leur mission de service public, certaines administrations ont commencé à faire des efforts pour tenter d’aplanir les malentendus, détendre les relations avec les usagers pour les empreindre de compréhension et de convivialité. Les locaux destinés à recevoir le public sont réaménagés et un mobilier décent y est placé. On installe des plantes vertes, on accroche des tableaux aux murs. On va jusqu’à imposer, aux employés, des tenues vestimentaires classiques. La plupart d’entre elles, pour soigner leur image écornée ou pour améliorer leurs prestations, ont pris le soin de mettre à la disposition du public des livrets destinés à consigner ses doléances, ses réclamations ou ses propositions. Certains organismes, à l’exemple des services de sécurité incitent, même, les citoyens ayant fait l’objet de dépassement de la part de leurs agents, à se plaindre auprès de services spécialement créés à cet effet. ça, c’est pour le côté pile. Pour ce qui est du revers de la médaille, c’est une autre affaire. 

Ces efforts de relations publiques, qui méritent d’être salués et encouragés, n’ont pas toujours donné lieu aux résultats qui en étaient attendus. Pour s’en convaincre, il faut aller rendre visite à certains centres de paiement relevant de la Cnas, se déplacer auprès des guichets de réclamations de la Sonelgaz ou bien découvrir l’ambiance régnant auprès des guichets des centres de CCP, lorsque les retraités viennent, à période régulière, récupérer le montant de leur pension. Il faut, aussi, relever les habitudes de certains agents de l’ordre public qui continuent à s’adresser à des citoyens comme à des délinquants potentiels.

Prestations payantes et exécrables

Concernant, en particulier, les prestations offertes par les services des postes, elles continuent, en dépit des tentatives, répétées, de les réhabiliter, à souffrir de nombreuses tares. Des usagers continuent, comme par le passé, à se plaindre qu’un télégramme mette une semaine avant de leur être remis, que des lettres attendues ne leur parviennent jamais, que des publications qui leur sont destinées soient détournées et que des colis qui leur sont envoyés soient délestés, au cours de leur  acheminement, d’une partie de leur contenu.       

Si au niveau de nombre d’institutions de l’Etat, les conditions d’accueil du public, en dépit des efforts consentis pour les améliorer, sont dans certains cas, des plus discutables, les services fournis par des prestataires privés peuvent s’avérer exécrables, en dépit du fait qu’elles sont payantes.

Au risque d’être transpercé du regard, sinon d’être injurié, il est préférable d’éviter de tendre, négligemment, les clés de son véhicule au pompiste pour  qu’il fasse le plein de carburant ou de tenter d’attirer l’attention d’un serveur de café en criant

«garçon!» ou bien «kahwadji!» 

Certains commerçants ne font, souvent, pas l’effort d’être plus accueillants, plus à l’écoute des personnes venant les questionner sur un quelconque produit. Pour eux, il s’agit plus de casse-pieds dont ils sont assurés, par avance, qu’elles ne vont rien acheter. Et pour autant, est-ce une raison suffisante pour manquer à leur devoir vis-à-vis de ces dernières ?

La concurrence féroce qui s’est installée dans certains secteurs particuliers comme la vente de mobilier, de produits de l’industrie électronique, de l’habillement, ainsi que la proximité d’un marché informel, chaque jour plus agressif,  oblige de nombreux commerçants à changer de comportement. On fait des efforts pour baisser ses prix, on propose d’effectuer la livraison du produit acquis au domicile du client, on accorde une période de garantie, de plus en plus, allongée, on accepte, même, que l’article soit payé à tempérament. 

Un cas d’espèce : le conducteur de taxi

Le secteur des transports est, sans conteste, l’un des exemples où le principe de notion de service est le plus ignoré ou bafoué. Ceux qui, chaque jour, prennent le bus pour se déplacer pour diverses affaires savent beaucoup de choses sur l’état, déplorable, des véhicules destinés au transport des usagers et sur les agissements scandaleux des conducteurs de ces engins. Dans les activités de transport, les chauffeurs de taxi s’avèrent être de véritables cas d’espèce. Le conducteur de taxi n’est jamais au service de la personne qui lui fait signe de s’arrêter. Quand il se décide à le faire c’est comme s’il accordait une faveur. Un taxieur, qui, de surcroît, fait payer, chèrement, la course effectuée, n’accepte de  transporter un client que vers la destination qui l’arrange, lui, pas le demandeur. Les exemples où des services sollicités par une personne restent sans réponse, ou bien sont accomplis dans des conditions contestables, sont très nombreux pour être, tous, énumérés. En tout état de cause, ils peuvent, pour beaucoup d’entre eux, être considérés comme autant de délits pour lesquels les personnes qui en sont victimes ne peuvent, bien malheureusement, que très rarement, obtenir réparation si, bien entendu, elles se décident à engager des poursuites pour demander réparation. Une chose encore. L’Algérie est, peut-être, le seul pays au monde où des personnes font publier des placards dans les quotidiens pour y remercier des médecins ou des équipes médicales de les avoir, eux-mêmes ou un membre de leur famille, correctement pris en charge lors de leur séjour à l’hôpital. Cette façon de faire, gratifiante pour ceux à qui elle est destinée, est une illustration éclatante de l’état de détérioration, sinon de l’absence de toute éthique professionnelle dans des secteurs d’activités les plus sollicités par les usagers.   

Ahmed Mahieddine

       Haut

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche