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Autrefois joyau des travaux publics
Le
CTTP en crise financière
L’Organisme
national de contrôle technique des travaux publics
devait être au centre du méga- projet autoroute
Est-Ouest. Il reste à ce jour et malgré ses difficultés,
le seul organisme capable d’effectuer des contrôles d’un
niveau de normes internationales qui permettent au
maître de l’ouvrage, qui est majoritairement l’Etat, de
vérifier que le cahier des charges pour la réalisation
des routes ou des ouvrages d’art a été respecté par les
entrepreneurs et qu’il n’y a pas eu de fraude sur la
qualité comme c’est couramment le cas dans de nombreuses
villes du pays.
Aujourd’hui, le CTTP peine à … payer les salaires de ses
employés.
Ses
créances se chiffrent à des milliards de centimes.
Celles-ci sont notamment détenues auprès des Directions
des travaux publics de wilaya (DTP) pour le compte
desquelles le CTTP a effectué de multiples prestations.
Des marchés achevés haut la main, vu l’exemplarité de
niveau africain de l’organisme, mais qui n’ont pas
encore été rétribués. Sachant que les autorisations de
programme accordées aux DTP sont décidées par le
ministère, on se demande pourquoi la tutelle n’exerce
aucune pression ou injonction, comme cela est courant,
pour obliger ses représentations locales à renflouer à
juste titre les caisses d’un organisme qui reste le seul
dont dispose l’Algérie. De source fiable, de nombreuses
séances de travail ont réuni la direction du CTTP avec
les plus hauts responsables du ministère et plusieurs
engagements avaient été pris par ces derniers. Mais rien
ne semble se dégager qui puisse sérieusement permettre
le redressement du CTTP. De plus, les arriérés dûs à la
Cnas et aux impôts seraient étalés sur plusieurs années
et le moindre sou va dans cette direction sans profiter
au relèvement du CTTP. A vrai dire, rien ne prédestinait
ce joyau des travaux publics, qui représente
l’équivalent du CTC au niveau de l’habitat, et qui
dispose d’une réputation intacte, à connaître un tel
sort.
Y
a-t-il une volonté de ne plus soutenir financièrement le
CTTP au regard de l’orientation libérale du
gouvernement ? Pourtant, ce n’est même pas de cela qu’il
s’agit puisque cette entreprise détient des créances
record sur ses clients. Du reste, il faut savoir que
tout a été pourtant fait afin de soustraire le CTTP du
processus de privatisation, précisément parce qu’il
était considéré comme un instrument indispensable entre
les mains des responsables du secteur. C’est ce qui a
amené, d’ailleurs, à la transformation du statut de
cette entreprise qui était une SPA depuis 1991, au
statut d’EPIC en 1997, lui conférant ainsi une vocation
quasi stratégique.
Présent depuis les origines au cœur du secteur des
travaux publics, le CTTP participe à 1’effort de relance
ou de parachèvement des grands projets structurants que
mène ce dernier. II dispose pour cela d’atouts certains
: des compétences, des moyens techniques et, enfin, une
irremplaçable expérience de terrain, acquise sur les
plus grands chantiers du secteur. Pour ce qui concerne
le principal de ses missions, elles s’inscrivent dans le
cadre de la politique nationale de développement des
infrastructures de transport. Ces missions consistent en
l’élaboration de banques de données tout à la fois
économiques techniques et réglementaires ayant pour
finalité la maîtrise de la réalisation des
infrastructures de base et une meilleure conservation du
domaine public routier, autoroutier, maritime et
aéroportuaire.
S’y
ajoutent des missions d’expertise, de contrôle et de
normalisation des travaux publics à travers, notamment,
l’octroi du visa de contrôle de conception, véritable
garde-fou entre les mains des pouvoirs publics pour
s’assurer du respect des normes et règles de l’art en la
matière. A noter enfin que le CTTP a investi plus de
trois ans dans la certification Iso 9001 (version 2000),
lui garantissant une hausse de son niveau de système
management qualité. Tout cela pour rien ?
Nabil Benali
Eriad Tiaret
Un
concessionnaire spolié de son droit
Après
avoir émis, conformément à la réglementation régissant
la privatisation des entreprises publiques, une
manifestation d’intérêt pour l’acquisition de l’unité
semoulerie Baghdadi Brahim, relevant de la filiale Les
moulins de Tiaret, le gérant de la Sarl Hales et fils de
Tiaret, est aujourd’hui victime «d’un acte de spoliation
de droits commis à l’encontre de son entreprise par le
groupe Eriad de Tiaret». Dans un dossier adressé à notre
rédaction, le plaignant a tenu à rappeler ses droits
spoliés, précisant que l’unité pour laquelle il a
soumissionné avait été cédée sans qu’il en soit informé,
en même temps que deux autres unités à la Sarl Ikhias
de Tiaret par résolution du 26 mars 2006. D’autant plus,
a-t-il déploré pour sa part, qu’«un protocole d’accord
qui a été conjointement signé le 25 mars 2006 avec le
P-dg du groupe Eriad de Tiaret, en plus de
l’établissement et la signature de négociations au
niveau de la SGP Cegro à Alger les 18 et 28 décembre
2005 et, enfin, que le CPE a aussi été destinataire du
dossier technique». Etant «le seul soumissionnaire pour
cette unité, avec une offre financière nettement
supérieure à celle proposée par le concurrent». M Hales
a expliqué que son offre était de l’ordre 30 millions de
DA pour l’unité Baghdadi alors que le concurrent a
proposé
61
millions de dinars pour les trois unités, estimant être
en droit de l’acquérir. Il est aussi signataire «d’un
contrat avec reconduction tacite, signé avec la filiale
Les moulins de Tiaret, dans le cadre d’un partenariat
commercial processing», depuis le mois de septembre
2004, pour la reprise et la remise en production de
cette unité à l’abandon. Ainsi et après avoir s’être
investis financièrement et moralement dans la tâche, les
responsables de la Sarlse se sont retrouvés au devant de
grands problèmes et ont été même «victimes de
harcèlement de la part de l’administration de l’Eriad de
Tiaret», qu’ils accusent «de tout faire pour les chasser
de l’unité afin de la céder au concurrent».
Aujourd’hui, alors que l’affaire a été portée devant
la justice, le gérant de l’entreprise Hales et fils
interpelle les plus hautes instances de l’Etat à
intervenir et «remettre tout un chacun en face de ses
responsabilités».
Habiba GhribA.
Blida
Visite surprise de M. Tou
Le
Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme
hospitalière, M. Amar Tou, a effectué hier lundi une
brève visite d’inspection au niveau du CHU «Frantz
Fanon» de Blida. Accompagné des autorités locales et des
responsables de l’établissement hospitalier,
le
ministre a visité, successivement, l’institut national
du rein, l’hôpital de jour et le service de
neurochirurgie. Tous ces services, situés dans
l’enceinte du CHU, sont en cours de réalisation.
D’ailleurs, M. Tou n’a pas manqué de s’enquérir de
l’état d’avancement des travaux, notamment pour les deux
premiers services. Quant au troisième, qui vient d’être
rénové, le ministre s’est informé du fonctionnement des
équipements. Pour rappel, l’institut du rein, dont le
ministre a déjà supervisé l’avancement des travaux lors
d’une précédente visite, en avril dernier, a pour
objectif de dispenser des soins de haut niveau pour les
maladies rénales. Il participera également à la
formation des spécialistes. Pour certains observateurs,
cette visite, inattendue, a un autre caractère, celui de
permettre au ministre de s’informer de l’état
d’avancement des travaux.
B.
M.
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