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L’orientation
de pays producteur se précise en Algérie
Découverte de
quinze hectares de kif à Timimoun
L’Algérie
est en phase de devenir un pays producteur de drogue. Encore dix
plantations de cannabis et d’opium d’une superficie totale de quinze
hectares ont été découvertes par les éléments de la Gendarmerie
nationale hier à Ksar-Adjedir, dans la commune de Charouine à
Timimoun.
Une prise qui
accentue le risque d’élargissement de la culture des drogues dans
notre pays. Depuis l’année passée, plusieurs plantations de
différentes espèces de stupéfiants ont été découvertes, notamment
dans les wilayas du Sud et dans les régions montagneuses de
l’Algérie. Agissant sur renseignements, les éléments de la compagnie
de Gendarmerie nationale de Timimoun sont parvenus à découvrir cette
importante plantation et arrêter six personnes. Mais combien en
reste-il au niveau national ? A considérer la tournure que prend ce
fléau, il est plus que nécessaire de tirer la sonnette d’alarme.
D’autant que des spécialistes ont déjà exprimé leurs inquiétudes sur
l’ampleur du phénomène de la culture, de la vente et de la
consommation des stupéfiants en Algérie. Il y a quelques années, les
services de sécurité et des hauts responsables, à l’image du
directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et
la toxicomanie, M. Abdelmalek Sayeh, affirmaient que l’Algérie n’est
qu’un pays de transit. Ce qui n’est absolument pas le cas
actuellement, puisque la culture des drogues a beaucoup progressé et
les filières marocaines, selon les propos de M. Sayeh, ciblent
davantage l’Algérie pour écouler leur marchandise. Des donnes qui
corroborent la vulnérabilité de notre pays à ce fléau. En avril de
l’année passée, une plantation de
16 000 pieds de
canabis a été localisée dans la wilaya d’Adrar. D’autres encore ont
été découvertes dans les wilayas de Béchar, Béjaïa, Tizi Ouzou,etc.
Ainsi, outre le risque de voir l’Algérie transformée carrément en
un pays producteur et exportateur de drogues à l’image de son voisin
de l’ouest, force est de relever que les quantités saisies ses
derniers mois sont en augmentation constante. En moins d’une
semaine, plus de 23 quintaux de Kif ont été saisis auxfrontières
ouest du pays. Vendredi passé, 20 autres quintaux ont été
interceptés par les gardes frontières de Béchar. Des quantités
spectaculaires, jamais saisies en Algérie en aussi peu de temps.
Selon des spécialistes, l’augmentation du trafic de drogue en
Algérie était plus que prévisible. S’exprimant sur les ondes de la
chaîne I il y a quelques semaines, le discours a changé du tout au
tout, Abdelmalek Sayeh soulignait que «l’Algérie est en train de
devenir un pays producteur». Par ailleurs, la mafia de la drogue
marocaine n’a plus que le marché algérien pour écouler sa
marchandise. Cela puisque les pays de la rive nord, notamment la
France et l’Espagne imposent des conditions draconiennes au niveau
de leur ports, et ce, afin de se prémunir du danger marocain. En
manque de marché, la mafia marocaine exerce, de nos jours, un vrai
forcing sur l’Algérie. «La longueur des frontières algériennes et
l’existence de complicités parmi les agents de sécurité implantés
sur les frontières seraient, a laissé entendre
M. Sayeh, parmi
les causes de l’accroissement des quantités de kif introduites en
Algérie». A ce malheureux constat s’ajoute celui de l’élargissement
de la culture des stupéfiants à travers le pays.
Par Aomar
Fekrache
Haut
Boumerdès
Le tribunal
condamne dix terroristes à la peine capitale
Six terroristes,
toujours en fuite, faisant partie de la formation sanguinaire de
l’émir Hamza, abattu dernièrement à Légata dans la wilaya de
Boumerdès par les forces de sécurité, ont été condamnés hier par
contumace à la peine capitale par le tribunal criminel, près la cour
de Boumerdès. Il s’agit de Rachid Mohamed, Bendjaadi Hocine, Zaouak
Kamel, Rachid Mohamed, Belhadj Chérif et Berrouaken Redouane. Le
même tribunal a condamné par contumace et à la même peine, Hachemi
Aziz et Seghir Mourad, toujours en fuite. Ce dernier est incriminé
dans deux affaires distinctes liées au terrorisme. Les
chefsd’accusation
«adhésion,
appartenance à groupe terroriste armé, vol à main armé et
kidnapping» retenus contre eux, sont confirmés par le tribunal. Il
faut rappeler aussi que Seghir Mourad, terroriste notoire de la
katibet El Ansar du GSPC qui écume la région est de la wilaya de
Boumerdès, a déjà été condamné à la peine capitale lors de la
session en cours. Par ailleurs, l’affaire la plus attendue dans
laquelle est impliqué l’émir alias Abou El Haïthem, de son
véritable nom Sadaoui Abdelhamid, et ses acolytes Kiche Ferhat, en
fuite, et Zeghli Said, détenu, a été reportée par le tribunal. Il
faut rappeler, que Sadaoui Abdelhamid, a exercé plusieurs fonctions
au sein du GSPC sous les ordres de Abdelmalek Droukdel, l’émir
national dont il était le bras droit, avant d’être éliminé par les
forces de sécurité au mois d’octobre dernier à Oued Aissi
(Tizi-Ouzou). Il a à son actif plusieurs attentats contre les
citoyens de la localité d’Ain El Hamra relevant de la commune de
Bordj-Menaiel dont il est originaire. Il est accusé de plusieurs
délits «appartenance à un groupe terroriste armé, homicide
volontaire avec préméditation».
A.A
Haut
Sommet de l’OCI
Ce que la
communauté musulmane attend de Bouteflika
Autant annoncer
d’emblée que les travaux préparatoires au 11e Sommet des chefs
d’Etat et de gouvernement membres de l’Organisation de la
Conférence Islamique (OCI) abordent leur dernière ligne droite, avec
la tenue hier à Dakar, capitale sénégalaise, d’une réunion des
ministres de Affaires étrangères des pays membres de l’Organisation.
Le premier homme à
se réjouir de cette phase désormais officielle qu’aborde l’évènement
du Sommet n’est autre qu’Abdoulaye Wade, président du pays
d’accueil, le Sénegal. La raison est d’ailleurs toute simple. Il va
sans dire en effet que l’organisation de cet événement a été
reportée trois fois de suite en raison de l’indisponibilité des
infrastructures devant accueillir les participants au Sénégal. Cette
contrainte n’est plus de mise, semble-t-il, et pour preuve, il
suffit de citer l’ouverture des travaux préparatoires au Sommet de
l’OCI, hier à Dakar, par les ministres des AE des pays membres.
C’est donc un pari réussi pour M.Wade. L’autre félicité dont on se
réjouit également au Sénégal est celle rapportée en premières
colonnes de la presse sénégalaise, ayant trait justement à la
participation du chef d’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika.
Diplomate chevronné et expert en matière de géopolitique, la
participation de président algérien au 11e sommet de l’OCI, dont les
travaux se tiendront après-demain à Dakar, est déjà acquise non
seulement pour les responsables du pays d’accueil mais également
pour les participants à cette rencontre d’essence politique de
premier ordre. «Le président algérien fait du développement de
l’Afrique une obsession et du rayonnement de l’OCI une préoccupation
essentielle» écrit le quotidien sénégalais Le Soleil dans sa
livraison de la semaine écoulée. Nul parmi les politiques éclairés
du continent noir ne peut prétendre ignorer les efforts consentis
par Bouteflika, remontant notamment à l’époque où il était à la tête
de la diplomatie algérienne, en faveur du règlement des crises dans
le continent africain et aussi la défense des intérêts de la
communauté musulmane toute entière. Il est loisible en effet
d’affirmer sans le moindre excès de zèle que l’Algérie sous le règne
de Bouteflika sert de modèle pour tous les pays membres de l’OCI. Le
11e sommet de cette organisation a inscrit à son ordre de jour des
thèmes aussi diversifiés que le projet du communiqué final du
sommet, la révision de la charte de l’OCI, le programme d’action
décennale de l’organisation, ainsi que des questions d’ordre
politique, économique, social et culturel. La cause palestinienne et
le conflit israélo-arabe figureront également à l’ordre du jour du
sommet de l’organisation dont l’ancienne appellation OCI vient
d’être reconduite par les hauts fonctionnaires des Etats membres. En
un mot comme en mille, ce sont là des thèmes sur lesquelsle
président algérien s’est beaucoup penché à et maintes reprises
durant son parcours d’homme politique. Autant dire alors que
l’expérience acquise par le président algérien peut bel et bien
servir de référence et même de modèle en vue d’une meilleure
consécration sur le terrain des objectifs de l’OCI. Nul ne peut
contester également que l’Algérie est réellement la matrice dans
toute action de développement du continent africain. Et comme
meilleure preuve, cette implication énergique de Bouteflika dans le
cadre du processus du Nepad. Sur la scène internationale, la place
de l’Algérie est de plus en plus prépondérante, et les qualités dont
jouit le président algérien sont reconnues notamment par les
responsables des plus grandes puissances de la planète. C’est
pourquoi la participation du chef d’Etat algérien au 11e sommet de
l’OCI est d’un apport vital pour la prise de décision devant
renforcer davantage les assises de l’OCI à travers le monde.
Par Karim
Aoudia
Haut
Sit-in des adjoints d’éducation
«On réclame la
révision de notre statut»
Une action de
protestation initiée par la coordination nationale des adjoints
d’éducation activant sous la coupe du syndicat national des
travailleurs de l’éducation (SNTE). Ces adjoints estiment qu’ils ont
été lésés dans leurs droits les plus élémentaires. «Ce statut n’a
aucune base pour nous. Il n’est qu’une humiliation pour notre corps
et pour tous les efforts que nous avons fournis» ont tenu à
expliquer les protestataires. Le nouveau statut a été rejeté, dans
sa globalité, par les adjoints d’éducation. Ces derniers exigent
plus de considération compte tenu de la mission importante et
primordiale qu’ils accomplissent. Les protestataires rejettent le
nouveau classement des catégories élaboré dans le nouveau statut.
«On était classés à la catégorie 9-1 alors qu’on était considéré
comme stagiaires. Aujourd’hui, après toutes ces années de travail et
de sacrifice, on nous dégrade de quatre degrés pour nous placer à la
septième catégorie. Ce n’est franchement pas logique, surtout qu’on
s’attendait à une amélioration de notre situation et non au
contraire» expliqueront-ils. Le critère de niveau d’instruction,
comme une base de classement dans les catégories, n’a pas été
respecté par la tutelle. «Nous avons le niveau de terminale avec au
minimum plus de quinze années d’expérience. On mérite d’être classés
avec les autres catégories qui ont le même niveau et qui ont été
promues dans les catégories» expliqueront-ils. «On veut qu’on nous
maintienne le niveau de terminale pour faire partie de ce corps»
ont-ils indiqué. Les adjoints d’éducation appellent la tutelle au
respect strict de la décision n°832 élaborée par d’anciens
fonctionnaires en 1991 qui définit clairement les missions, les
droits et les devoirs de l’adjoint d’éducation.
Ils estiment qu’il
y a une anarchie dans la situation de ces travailleurs compte tenus
de l’importance des charges de travail, de la diversification des
missions mais sans contrepartie. «C’est le directeur de
l’établissements qui décide du travail que l’on fait. On peut
remplacer un administrateur ou un enseignant en congé, ou assurer la
mission de sécurité des élèves à l’intérieur et à l’extérieur de
l’établissement également. Il nous est arriver même de transporter
les élèves vers des structures de santé et cela sans ordre de
mission, ni frais compensatoires. Cela, en plus des nombreuses
missions pédagogiques que nous assurons de façon quotidienne» ont
expliqué les adjoints d’éducation. Ils affirment que la
participation au bon déroulement des différents examens se fait
gratuitement. «Aucune prime ne nous a été attribuée malgré notre
présence obligatoire et notre travail au cours de ces jours» ont
-ils souligné. Ils ont évoqué également l’absence des autres droits.
«Nous n’avons pas droits à la compensation par le paiement d’heures
supplémentaires. Pas de cycles de formation alors que cela se
faisait auparavant» ont -ils affirmé. Le droit à la promotion a été
également bafoué dans le nouveau statut. «On est recruté comme des
adjoints d’éducation et nous restons à ce même stade jusqu’à la fin
de notre carrière» précisent-ils. Cette «injustice» est appliquée au
moment où on attribue d’importantes missions aux adjoints
d’éducation allant jusqu’à leur confier le poste de directeur
intérimaire d’établissements. «Actuellement, 27 éducateurs adjoints
sont directeurs intérimaires à l’est d’Alger» affirme le
représentant de la SNTE. C’est pour cela que l’une des
revendications essentielles de ces fonctionnaires est d’avoir le
droit à une promotion au poste d’éducateur adjoint principal et à
ceui d’inspecteur de l’éducation. Les éducateurs adjoints demandent
d’introduire le poste d’inspecteur spécial pour cette catégorie pour
ne plus dépendre de l’inspecteur d’éducation qui a d’autres missions
à accomplir. Les éducateurs adjoints exigent l’implication de leurs
représentants dans toutes les négociations ayant trait à leur
parcours professionnel. A noter que des sit-in similaires ont été
organisés par les adjoints d’éducation devant le siège de l’académie
dans toutes les wilayas du pays.
Par Nouria
Bourihane
Haut
46e anniversaire de la Fête de la victoire
Tiaret abrite
les festivités officielles
Le programme
arrêté pour la commémoration du 46e anniversaire de la fête de la
Victoire, célébré le 19 mars, a été adopté hier au ministère des
Moudjahidine. A ce titre, la wilaya de Tiaret a été retenue pour
abriter les festivités officielles marquant cet événement. Le
programme arrêté par la commission nationale de préparation des
fêtes nationales devant être mis en œuvre à travers le territoire
national du 14 au 31 mars, porte sur plusieurs axes et activités.
Il s’agit de conférences, de rencontres animées par des historiens,
d’activités culturelles et sportives et de distinctions de
personnalités. Prennent part à ce rendez-vous organisé cette année
sous le thème «victoire de la volonté d’un peuple», plusieurs
départements ministériels dont la Défense nationale, l’Education
nationale, la Jeunesse et les sports, les Affaires religieuses et
les wakfs, l’aménagement du Territoire et du Tourisme, la direction
générale de la sûreté nationale (DGSN) ainsi que plusieurs
établissements et des représentants de la famille révolutionnaire.
A cette occasion, le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed-Chérif
Abbas, a indiqué que la célébration de cette date se veut une
reconnaissance à ceux qui ont consenti des sacrifices pour la
libération de notre pays
et un message aux
générations futures. Il a appelé en ce sens les médias algériens à
accorder un grand intérêt aux fêtes nationales et aux sacrifices
héroïques en vue d’inculquer les valeurs de ce passé glorieux aux
générations montantes. Pour sa part, le secrétaire général de
l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), M. Saïd Abadou, a
estimé que le message des martyrs ne saurait être transmis qu’avec
le concours des médias. Il a souligné, à cet effet, la nécessité
d’accorder plus d’intérêt à l’organisation de différentes
manifestations sur le mouvement national durant la célébration
d’évènements nationaux, notamment au niveau des établissements
scolaires et universitaires.
R. N.
Haut
Localités touchées par les intempéries
Rétablissement
du courant
Sonelgaz a annoncé
lundi avoir rétabli la fourniture d’électricité dans l’ensemble des
communes qui ont été touchées par les dernières intempéries. Les
fortes perturbations atmosphériques qui ont touché le pays du 5 au 7
mars ont affecté le réseau électrique dans treize wilayas, relevant
de Sonelgaz Distribution Est, déclenchant notamment 79 départs
moyenne tension (MT). Cela s’est traduit par l’interruption
momentanée de la distribution de l’énergie électrique sur 206
localités affectant quelque 217 000 abonnés moyenne tension et basse
tension. Les wilayas concernées sont Constantine, Batna, Oum El
Bouaghi, Tébessa, Mila, Khenchela, Annaba, Guelma, Skikda, Sétif,
M’sila, Béjaïa et Jijel, précise la même source. Sonelgaz assure
qu’«hormis les abonnés d’el Kseur et Béjaia qui ont été privés de
courant pendant quatre heures, délai nécessaire pour le
rétablissement du disjoncteur de 60 Kv, l’ensemble des localités
touchées ont pu être dépannées dans un délai n’excédant pas deux
heures de temps. Cette société a souligné la mobilisation de ses
agents d’exploitation pour réparer au plus vite les multiples
ruptures de conducteurs moyenne tension et basse tension, les
avaries de câbles, de transformateurs et remplacer des isolateurs
amorcés.
R. N.
Haut
FNA
Touati réunit
ses élus à Blida
Le president du
Front National Algérien (FNA), Moussa Touati, a présidé lundi
après-midi à Blida la réunion des élus locaux et cadres de son parti
pour la région centre du pays. La rencontre, qui a eu pour cadre la
salle de cinéma Mohamed-Touri, a permis au responsable du FNA
d’exhorter les élus locaux à exercer leur mission en toute intégrité
et dans le cadre de la réglementation. Lors du point de presse, le
premier responsable du FNA a rappelé les constantes de son parti
tout en indiquant que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la
sensibilisation et la formation des élus locaux de son parti ; sur
la campagne engagée relative au soutien au président de la
République pour un troisième mandat, Moussa Touati a déclaré que ce
point n’est pas à l’ordre du jour de son parti. A propos du
renouvellement du tiers au niveau du sénat, le président du FNA a
déclaré : «le moment venu, on s’y attellera, et pour ce qui est de
l’éventualité d’une alliance, rien n’est prévu pour le moment, et
puis le FNA a de fortes chances pour occuper des sièges au Sénat».
Il est à noter qu’au niveau de la wilaya de Blida, le FNA dispose de
49 sièges au niveau des APC et 8 à l’APW.
A.B.M.
Haut
Entretien avec Larbi Nouar, coordinateur du Cnapest et membre de
l’Intersyndicale de la Fonction publique
«On attend
toujours l’ouverture des négociations»
Larbi Nouar,
coordinateur du Conseil national des professeurs de l’enseignement
secondaire et technique (CNAPEST) fait le point sur la lutte
syndicale en Algérie et parle des perspectives d’avenir.
Propos
recueillis
par Larbi
Graïne
Le Jour
d’Algérie : Vous menez depuis des mois un mouvement de protestation
contre la nouvelle grille des salaires et vous revendiquez en même
temps des augmentations pour les enseignants et les
fonctionnaires. Est-ce que les pouvoirs publics ont pris attache
avec vous dans le cadre du dialogue social ?
Larbi Nouar :
Les seuls contacts que nous avons eus avec le ministère de
l’Education nationale avaient trait aux statuts particuliers. Depuis
la grève des 3 jours (10, 11 et 12 février) tous les ponts sont
rompus.
Que
comptez-vous faire pour faire entendre votre voix ?
Le pouvoir de
décision appartient au Conseil national à qui revient le droit de
décider des actions à entreprendre. Mais le dernier conseil a déjà
balisé le terrain en retenant le principe de recourir, soit à des
grèves cycliques de 3 jours chaque semaine, soit à une grève
illimitée jusqu’à satisfaction de nos revendications. Bien entendu,
le Cnapest étant membre de l’Intersyndicale, nous tiendrons aussi
compte de l’avis de nos partenaires. Je pense que les décisions
tomberont après les vacances scolaires du printemps. On ne veut pas
en arriver là, j’espère tout de même qu’il y aura du nouveau
d’ici-là. Je profite de la tribune que vous m’offrez pour lancer un
appel à l’ouverture des négociations.
Toujours sur
les mêmes questions …
Je peux d’ores et
déjà vous dire que les revendications demeurent inchangées. Nous
voulons un régime indemnitaire qui puisse corriger les imperfections
de la grille des salaires et un statut particulier digne de la
profession. Cela dit, la dernière intervention du président de la
République, qui a décidé l’instauration de l’Indemnité
complémentaire sur le revenu (ICR) prouve que nous avons raison.
Mais nous aurions souhaité que Abdelaziz Bouteflika aille plus loin
en procédant par exemple au relèvement du point indiciaire.
On a
l’impression que les résultats des grèves sont en deçà des espoirs
mis en elles, êtes-vous optimiste quant aux actions qui vous restent
à mener ?
On a eu par le
passé toujours des réponses, notre expérience nous permet
d’anticiper. Au mieux il y aura négociation, au pire, des
augmentations sur décision politique, faisant l’impasse sur le
dialogue. On nous signifiera alors que nous représentons peu de
poids.
On assistera
peut-être à l’entrée en scène de l’UGTA…
Vous savez, nous
ne sommes pas contre la tripartite. D’ailleurs les instances
internationales, dont le Bureau international du travail recommande
ce dialogue entre le gouvernement, le patronat et les travailleurs.
Or, qu’est-ce qu’on constate sur le terrain ? Le gouvernement est
représenté dans ce dialogue par plusieurs ministères, le patronat
par plusieurs organisations, seuls les travailleurs continuent à
être représentés par un syndicat unique. Ce n’est pas normal alors
qu’il existe des syndicats d’enseignants et de l’administration
publique etc.
Votre bataille
salariale dure depuis des années ; chaque fois qu’on vous concède
une augmentation, celle-ci est aussitôt rendue obsolète par
l’inflation qui s’empare épisodiquement du marché. A ce compte-là,
vous risquez de vous installer dans un perpétuel et stérile duel
avec les pouvoirs publics. Auriez-vous des solutions à proposer afin
de sortir de ce cercle vicieux ?
Nous avons déjà
proposé la mise en place de bureaux d’études ou des instances
gouvernementales dans lesquelles les syndicats seront parties
prenantes. Ces instances seront investies de la mission de
déterminer le taux d’inflation.
Si par exemple il
est relevé un taux d’inflation de l’ordre de 5 %, il appartient au
gouvernement de procéder à la correction des salaires dans les mêmes
proportions.
Selon des
estimations officielles, le taux d’inflation est de 3 %, or
dernièrement le Fonds monétaire international l’a évalué à
12 %. Le
travailleur n’est pas responsable des caprices du marché et si le
gouvernement n’est pas satisfait de la production, que doit-il faire
pour l’améliorer ?
D’après une étude
qui a été faite par le Snapap, une famille de 5 personnes a besoin
d’un salaire minimum de 33 300, 00DA pour pouvoir couvrir ses
dépenses de consommation courante à l’exclusion des loisirs, de la
culture etc..
Il y a aussi un
discours qui soutient que l’efficacité de l’entreprise implique la
non-augmentation des salaires, la réussite de l’économie nationale
ne peut se faire au détriment des entreprises …
C’est le discours,
je crois, de Ahmed Ouyahia. Mais nous, nous sommes des syndicats de
la Fonction publique. Soyons sérieux, le pouvoir d’achat y est
dérisoire. Auparavant, on justifiait la non-augmentation des
salaires par l’impératif de créer de nouveaux postes d’emploi. Or,
on n’a ni procédé aux augmentations ni créé ces postes.
On évoque ces
derniers jours l’amorce d’une convergence syndicale. Qu’en est-il
exactement?
Oui, on a eu des
contacts avec des membres de la Coordination des syndicats de la
Fonction publique, spécialement avec les syndicats de la santé avec
lesquels nous comptons faire des actions conjointes.
Mais pourquoi
seulement les syndicats de la santé ?
Les syndicats de
l’éducation affiliés à la Coordination ont tous un clone à l’image
du Snapest, du SNTE, etc.
Ces syndicats ont
été créés par des cercles de l’administration. Les syndicats de la
santé commencent à se rendre compte qu’ils ne sont pas crédibles,
c’est pourquoi ils ont l’intention de nous rejoindre.
L. G.
Haut
Selon le RND a l’APW de Bejaia
«Noircir le
tableau va à l’encontre de la mission de l’élu»
Le développement
de la wilaya est un sujet leitmotiv dans l’actualité de la wilaya,
et les débats lancés à ce propos lors de la première session
ordinaire de l’APW continuent d’alimenter la scène politique dans la
wilaya. Hier, le bureau du Rassemblement national démocratique (RND)
à Béjaïa est sorti de sa réserve pour apporter un élément nouveau au
débat, en contredisant le constat fait par l’APW dans la résolution
qui a sanctionné les travaux de la session. Le RND à Béjaïa ne
s’arrête pas au seul fait que les choses dites durant la plénière de
l’APW la semaine dernière ne reflètent pas ce qui sur le terrain,
dans une sorte de mise au point de la structure locale du RND,
estime que «le citoyen, aujourd’hui, n’est nullement intéressé par
des résolutions populistes dangereuses pour l’avenir de notre wilaya
mais la conjugaison de tous nos efforts pour améliorer son
quotidien». En ce sens, le bureau du RND à Béjaïa considère que la
résolution de l’APW N° 01/2008 relative au budget et la
communication du wali «fait l’impasse sur les préoccupations des
citoyens, mettant en avant des considérations purement politiciennes
et occultant et la stabilité politique dont jouit la wilaya après le
retour aux urnes dans le pluralisme et la diversité et
l’accomplissement d’une dynamique à travers la rupture de la prise
en otage de la wilaya par des débats politiciens» ... «A la lecture
des sept considérations et cinq exigences contenues dans la
résolution, le RND ne partage pas le constat d’échec bien que des
insuffisances restent à signaler», précise-t-on dans une
déclaration, en estimant par ailleurs, que «noircir le tableau va à
l’encontre de la mission de l’élu à tous les niveaux, lui qui doit
susciter l’espoir par la vulgarisation de résultats atteints». Selon
les rédacteurs de la déclaration, «la wilaya a besoin de voix
l’encourageant à réhabiliter les valeurs de nos ancêtres et d’un
engagement pour le changement des mentalités». Quant à la réduction
de la wilaya en «seconde zone», comme qualifié par l’APW,
l’état-major du RND désavoue «une telle assertion», atteste au
contraire de la réalisation des projets divers à travers le
territoire de la wilaya et encourage toute démarche s’appliquant à
«clarifier et situer les responsabilités de toutes les parties au
sujet des retards accusés et des reports des projets d’année en
année». Par ailleurs, prendre part à la confrontation constructive
des idées et propositions, c’est s’acquitter, songe-t-on, du devoir
de vérité envers nos concitoyens et renforcer l’espoir en l’avenir.
Tarek.B.S.
Blida
Une femme se
suicide en se jetant du 9e étage
Hier lundi aux
environs de 9h, les passants et le voisinage du bâtiment «A» de la
cité Benboulaïd de Blida ont été surpris de voir une femme se
balancer du balcon du 9e étage. L’un d’eux nous dira : «J’ai cru
qu’il s’agissait d’un tapis avant d’entendre un cri humain. Il
s’agissait d’une femme d’une trentaine d’années qui n’est pas du
quartier, mais qui aurait été aperçue plusieurs fois dans les
environs.» A leur arrivée sur les lieux, les agents de la brigade de
la police judiciaire de la Sûrete de wilaya et des services de la
Sûreté du
4e
arrondissement, qui font face au bâtiment ont constaté que la
victime agonisait ; elle décéda au cours de son transfert à
l’hôpital. Une enquête est ouverte pour identifier la victime qui
n’avait aucun papier sur elle et connaître les raisons de ce
suicide.
A.B.M.
Haut
Fournisseurs pour la promotion de l’Internet
Création d’un
groupe d’intérêts communs
La creation d’un
groupe d’intérêts communs pour la promotion de l’Internet en Algérie
«GIC- Touiza Télécom» a été annoncée, hier, lors d’une conférence de
presse à Alger. Regroupant onze fournisseurs d’Internet (Internet
services providers ISP), Touiza Télécom vise notamment la création
d’un pôle d’excellence technique et économique en mesure
d’entreprendre des actions conséquentes dans le domaine de
l’Internet et de ses applications en Algérie, a indiqué le
porte-parole du groupe, Mébarek Boukaba. Les membres de Touiza
Télécom ont élaboré un plan d’action comprenant plusieurs volets :
la participation active à l’introduction massive de l’ADSL de la
fibre optique et la promotion de la création de contenus nationaux
et d’application Internet. La valorisation des métiers liés à
l’informatique et à l’Internet, le développement du commerce
électronique, sous divers formes et la contribution à l’effort
national de modernisation multisectorielle par l’utilisation des
TIC, figurent aussi parmi les axes centraux de ce plan d’action.
Dans ce contexte,
M. Boukaba a
annoncé que GIC-Touiza Télécom vise une «alliance stratégique» avec
Algérie Télécom qui, a-t-il fait savoir, dispose d’un réseau
«extrêmement dense de fibre optique». Il a estimé qu’en dépit des
efforts déployés par les différents intervenants en matière
d’Internet, les résultats obtenus jusqu’à présent sont «encore loin
des objectifs du programme présidentiel et du contenu du discours
solennel du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à
l’occasion du Sommet mondial de la société de l’Information en 2005
à Tunis».
R. N.
Haut
Lendemains du 8 mars
Quand les
femmes se revendiquent de l’école de la guerre
C’est sous le
signe de la féminité que la Bibliothèque nationale d’Algérie de
l’avenue Frantz- Fanon a renoué, dimanche, avec les activités
culturelles.
L’initiative est
venue de Mme Nadjet Khadda, universitaire et critique littéraire,
laquelle a convié ses amies femmes, anciennes moudjahidate,
universitaires et journalistes pour célébrer la journée
internationale de la femme. Le peintre Mohammed Khadda s’y est
ménagé une place à titre posthume à travers une exposition de ses
œuvres dont
Mme Khadda, son
épouse, a mis en exergue «l’inspiration féminine». M. Amine Zaoui,
directeur de la Bibliothèque nationale, a promis que «l’espace de
Frantz Fanon va devenir le second pôle de rayonnement culturel à
Alger». Il s’est vu traiter de «féministe» par
Mme Khadda,
enchantée d’avoir organisé les retrouvailles dans un lieu perdu de
vue pendant plus de vingt années, comme l’a confessé Mme Mamia
Chentouf, ancienne maquisarde qui, au lendemain de l’indépendance,
venait à l’instar de ses collègues se documenter dans cette
bibliothèque. Mme Chentouf est l’une des dames avec la sociologue
Claudine Chaulet et la journaliste et cinéaste Baya Hachemi, qui
devait animer la table ronde portant sur le thème des rapports de la
femme algérienne à la société pendant la période coloniale. Les
trois dames, qui avaient milité pour la cause nationale,
représentent, dira Mme Khadda «trois itinéraires exemplaires, trois
secteurs d’activité différents mais tout à fait complémentaires».
Tout oreille tendue vers leurs aînesses, beaucoup d’étudiantes
avides de connaître leur passé glorieux se sont mêlées à la masse du
3e âge, assez bien représenté dans l’assistance. Il y avait des
universitaires, d’anciens officiers, soldats et maquisardes de l’ALN.
La révolution du 1er Novembre est le «lieu où se sont réalisés le
processus d’émancipation féminine et le processus d’émancipation
nationale», explique Nadjet Khadda et d’ajouter : «Il était
impensable qu’une forme de lutte de libération soit dégagée,
déconnectée des autres formes de lutte. Les femmes étaient au cœur
du processus d’oppression et de libération, c’est pour cela qu’elles
avaient fort à faire». La guerre d’indépendance, a ajouté
l’oratrice, «a intégré en quelque sorte les situations
extraordinaires, les situations de grande mobilisation, pour
finalement créer une certaine permissivité sur le terrain, la grande
cause permettant de dépasser un certain nombre de blocages sociaux».
Prenant la parole, Mamia Chentouf a expliqué
«comment une fille
née en 1922 dans un milieu paysan aisé mais naturellement très
traditionaliste a pu échapper au sort de l’immense majorité des
filles à cette époque-là : interdiction d’aller à l’école, voilée et
cloîtrée dès la puberté, mariée très jeune». Deux hommes ont pesé,
sur son destin, le père et le mari. Caractéristique commune, tous
les deux entretiennent un rapport avec le mouvement national. Son
géniteur a fait siennes les idées réformistes d’Ibn Badis, dont
particulièrement la scolarisation des filles. C’est ainsi donc que
son père l’a scolarisée à l’âge de six ans «malgré les réticences de
son grand-père». Une nouvelle étape s’ouvre pour la future
maquisarde dès le moment où son père adhère au PPA de Messali Hadj,
lequel défendait l’indépendance. «A partir de là, il fera tout pour
que je puisse aller aussi loin que possible dans les études,
bousculant les coutumes et les pressions de son entourage, et c’est
ainsi que je n’ai jamais porté le voile». Dans les années 1940, elle
débarque «seule» à Alger afin d’y poursuivre des études pour devenir
sage-femme. Elle rencontre son futur mari à l’AEMAN (Association des
étudiants musulmans algériens) dont il était le président et elle la
vice-présidente. «Nous étions, raconte-t-elle, adhérents au PPA, des
militants venaient chez nous et mon mari trouvait tout à fait normal
de nous laisser seuls pour discuter des problèmes des femmes du
parti». Pour sa part, Claudine Chaulet a posé cette
question extrêmement importante : pourquoi les responsables de la
révolution ont fait appel aux femmes pour qu’elles rejoignent les
maquis ? Elle
commence par relever que cet appel ne s’adresse pas à «elles»
directement. «Très curieusement, dira-t-elle, je n’ai pas retrouvé
de tract de l’époque adressés aux femmes. J’ai trouvé des tracts
destinés aux hommes, aux juifs, mais pas aux femmes». Par contre, un
document élaboré lors du Congrès de la Soummam évoque «la
possibilité d’organiser à l’intention des femmes dans le respect des
mœurs du pays, un redoutable et efficace moyen de combat». Le
programme énumère les tâches susceptibles d’être dévolues aux
femmes : «Soutien moral des combattants et des résistants, le
renseignement, liaison et ravitaillement, refuge, aide aux familles
et aux enfants de maquisards, de prisonniers et internés». Ce qui
permet à Chaulet de déduire qu’un tel rôle n’est pas seulement de
soutien mais il est aussi autonome. Elle démolit le mythe de la
femme infirmière, «seul rôle que nous avons tous retenu».
Quelque chose d’important apparaît, les femmes prennent conscience
qu’elle peuvent jouer un rôle, «un vrai rôle». Chaulet replace cette
évolution intellectuelle dans le cadre international. Elle voit dans
Atatürk, le leader turc, celui «qui a essayé de définir quels
étaient les rôles des femmes» dans les pays musulmans. Mais
l’influence du mouvement turc n’est pas le seul. «Les maquisardes
algériennes, dira notre sociologue, sont les petites filles des
résistantes en France ou en Europe qui ont pris part aux activités
des hommes au sein de la résistance contre le nazisme». Baya Hachemi,
quant à elle, sacrifie au discours analytique pour se remémorer
qu’«aucun de nous n’a pensé qu’un jour on serait indépen-
dants ;
l’indépendance était la date butoir vers laquelle on devait coûte
que coûte arriver, mais personne ne pouvait donner un contenu à l’après-indépendance,
je crois que c’est ce qui nous a manqué dans la prise en charge de
l’Algérie». Abordant la problématique féminine, Baya Hachemi déclare
: «On n’était pas des petites filles qu’il fallait courtiser mais
des filles qu’il fallait pousser vers la Révolution». «La révolution
française était connue, poursuit-elle, dans ses moindres péripéties,
elle était pour nous une source d’inspiration puisqu’elle ne
différait pas de la nôtre, dans un cas on combat la monarchie de
droit divin et dans l’autre les colonisateurs». Les paroles de Baya,
prononcées sur un ton d’indignation, laissent percer une nostalgie
par rapport à un présent amer. «A l’époque, dit-elle, il y avait
moins de mosquées et j’ai l’impression qu’on était plus musulmans.
Quand je suis montée au maquis, j’ai trouvé des moudjahidine et
personne ne m’a imposé de porter le hidjab».
Par Larbi
Graïne
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Contrôle technique automobile
Près de deux
mille véhicules immobilisés en six mois
Quelque 1 830
véhicules tous types confondus ont été immobilisés durant le
deuxième semestre de l’année 2007, suite aux opérations de contrôle
technique effectué sur les véhicules immatriculés de 2001 à 2004.
M. Bouhamadou,
directeur du réseau des agences de contrôle technique de l’ENACTA
(établissement national de contrôle technique automobile), nous a
expliqué hier que les différentes agences de contrôle ont enregistré
312 863 visites de juillet à décembre. L’opération qui devait se
clôturer le 31 décembre dernier s’est prorogée au mois de janvier
dernier où l’on a enregistré 62 801 visites et 466 immobilisations.
A souligner cependant que les contrôles effectués en janvier
concernent également les véhicules immatriculés en 2006 et dont le
contrôle se poursuit jusqu’au 30 juin prochain. Le directeur du
réseau des agences annonce en outre l’ouverture de 107 nouvelles
agences de contrôle technique agréées par l’ENACTA, dont 9 seront
situées dans la capitale dotée actuellement de 12 stations
opérationnelles. Sur le territoire national, on compte 166 stations
opérationnelles. L’ouverture de ces nouvelles stations permettra une
prise en charge effective des automobilistes sur les points de
contrôle, notamment lors des dernières semaines des délais accordés
aux véhicules concernés. Il faut rappeler que les agences de
contrôle technique disposaient de la possibilité de passer 62
contrôles dont 32 sur les véhicules légers et 30 sur les poids
lourds par 10 heures de travail/jour. L’ENACTA, explique M.
Bouhamadou, a du prolonger les heures de travail en instruisant les
agents agréés afin de constituer plusieurs équipes de travail. Cette
solution a été adoptée, notamment lors des dernières semaines de
décembre. Le contrôle technique concerne 150 points du véhicule. Ces
points renvoient à 9 fonctions essentielles. Ces dernières
concernent, entre autres, le freinage, la direction, la suspension,
l’identification du véhicule, la signalisation ainsi que l’émission
des gaz polluants afin de détruire les impacts sur l’environnement.
Ce contrôle vise à faire respecter, un tant soit peu, les règles de
l’entretien du véhicule pour tenter de limiter les dégâts des
véhicules non conformes à la circulation routière. Les différentes
enquêtes des services concernés de la sécurité routière ont démontré
la responsabilité du mauvais état du véhicule dans la plupart des
accidents qui font annuellement près de 4 000 morts. Les
contrevenants à l’obligation de contrôle technique risquent une
amende de 1 500 à 5 000DA, la mise en fourrière immédiate et des
peines d’emprisonnement allant de deux à six mois.
Par Fatima Arab
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Plébiscite dans une ambiance conviviale
Menad Bachir
nouveau bâtonnier national
C’est Me Menad
Bachir qui a finalement été plébiscité jeudi passé dans une ambiance
conviviale à El Aurassi, à l’occasion des élections du bâtonnat
national. Candidat de la cour de Médéa, le nouveau président de
l’Ordre du barreau national a recueilli cinq voix sur quinze au 1er
tour avant d’être cautionné, à l’unanimité, au deuxième tour par
ses propres concurrents, candidats aussi déterminés et connus dans
la famille des robes noires à l’échelle nationale pour briguer un
mandat national. Les candidats de Bel Abbès, Blida, Constantine et
Mostaganem s’étaient désistés au deuxième tour, en reconnaissance au
mérite et au dévouement du nouveau bâtonnier.
«Ce geste est fait
pour l’aider à aller de l’avant», murmure-t-on dans les coulisses du
bâtonnat national et «lui donner la chance de driver le conseil de
l’Ordre des avocats à consolider par l’apport de compétences,
l’ouverture et le dialogue constructif».
Réputé pour être
un «vrai maître» dans la corporation pour son art de communication
et la solidarité professionnelle, des robes noires ont décidé, de
par ce plébiscite, de changer de personne, de méthode de travail et
de coopération avec la chancellerie. Il s’agit d’acquis à préserver
et du statut des avocats, en gestation, à enrichir.
«C’est un homme de
principes et de combat qui ne transige pas devant les revendications
de la corporation et l’intérêt de la profession», a indiqué Me
Touimer Rabah, proche du bâtonnier sortant, Abdelmadjid Sellini. «Me
Menad a été élu à un moment crucial de la vie des robes noires pour
apporter un plus à la corporation», assure
Me Zoheir
Satrahmane qui a suivi de près le processus de renouvellement du
conseil de l’Ordre national. Pour preuve, notre interlocuteur
ajoute que «c’est la première fois qu’on assiste à un tel événement
vécu dans le respect et la reconnaissance du mérite». «Et tant mieux
pour la corporation !» conclut-il.
S.B
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