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L’orientation de pays producteur se précise en Algérie

Découverte de quinze hectares de kif à Timimoun

Boumerdès

Le tribunal condamne dix terroristes à la peine capitale

Sommet de l’OCI

Ce que la communauté musulmane attend de Bouteflika

Sit-in des adjoints d’éducation

«On réclame la révision de notre statut»

46e anniversaire de la  Fête de la victoire

Tiaret abrite les festivités officielles

Localités touchées par les intempéries

Rétablissement du courant

FNA

Touati réunit ses élus à Blida

Entretien avec Larbi Nouar, coordinateur du Cnapest et membre de l’Intersyndicale de la Fonction publique

«On attend toujours l’ouverture des négociations»

Selon le RND a l’APW de Bejaia

«Noircir le tableau va à l’encontre de la mission de l’élu»   

Blida

Une femme se suicide en se jetant du 9e étage

Fournisseurs pour la promotion de l’Internet

Création d’un groupe d’intérêts communs

Lendemains du 8 mars

Quand les femmes se revendiquent de l’école de la guerre

Contrôle technique automobile

Près de deux mille véhicules immobilisés en six mois

Plébiscite dans une ambiance conviviale

Menad Bachir nouveau bâtonnier national

 

 11/03/08

 

L’orientation de pays producteur se précise en Algérie

Découverte de quinze hectares de kif à Timimoun

L’Algérie est en phase de devenir un pays producteur de drogue. Encore dix plantations de cannabis et d’opium d’une superficie totale de quinze hectares ont été découvertes par les éléments de la Gendarmerie nationale hier à Ksar-Adjedir, dans la commune de Charouine à Timimoun.

Une prise qui accentue le risque d’élargissement de la culture des drogues dans notre pays. Depuis l’année passée, plusieurs plantations de différentes espèces de stupéfiants ont été découvertes, notamment dans les wilayas du Sud et dans les régions montagneuses de l’Algérie. Agissant sur renseignements, les éléments de la compagnie de Gendarmerie nationale de Timimoun sont parvenus à découvrir cette importante plantation et arrêter six personnes. Mais combien en reste-il au niveau national ? A considérer la tournure que prend ce fléau, il est plus que nécessaire de tirer la sonnette d’alarme. D’autant que des spécialistes ont déjà exprimé leurs inquiétudes sur l’ampleur du phénomène de la culture, de la vente et de la consommation des stupéfiants en Algérie. Il y a quelques années, les services de sécurité et des hauts responsables, à l’image du directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, M. Abdelmalek Sayeh, affirmaient que l’Algérie n’est qu’un pays de transit. Ce qui n’est absolument pas le cas actuellement, puisque la culture des drogues a beaucoup progressé et les filières marocaines, selon les propos de M. Sayeh, ciblent davantage l’Algérie pour écouler leur marchandise. Des donnes qui corroborent la vulnérabilité de notre pays à ce fléau. En avril de l’année passée, une plantation de

16 000 pieds de canabis a été localisée dans la wilaya d’Adrar. D’autres encore ont été découvertes dans les wilayas de Béchar, Béjaïa, Tizi Ouzou,etc. Ainsi, outre le risque de voir l’Algérie  transformée carrément en un pays producteur et exportateur de drogues à l’image de son voisin de l’ouest, force est de relever que les quantités saisies ses derniers mois sont en augmentation constante. En moins d’une semaine, plus de 23 quintaux de Kif ont été saisis auxfrontières ouest du pays. Vendredi passé, 20 autres quintaux ont été interceptés par les gardes frontières de Béchar. Des quantités spectaculaires, jamais saisies en Algérie en aussi peu de temps. Selon des spécialistes, l’augmentation du trafic de drogue en Algérie était plus que prévisible. S’exprimant sur les ondes de la chaîne I il y a quelques semaines, le discours a changé du tout au tout, Abdelmalek Sayeh soulignait que «l’Algérie est en train de devenir un pays producteur». Par ailleurs, la mafia de la drogue marocaine n’a plus que le marché algérien pour écouler sa marchandise. Cela puisque les pays de la rive nord, notamment la France et l’Espagne imposent des conditions draconiennes au niveau de leur ports, et ce, afin de se prémunir du danger marocain. En manque de marché, la mafia marocaine exerce, de nos jours, un vrai forcing sur l’Algérie. «La longueur des frontières algériennes et l’existence de complicités parmi les agents de sécurité implantés sur les frontières  seraient, a laissé entendre

M. Sayeh, parmi les causes de l’accroissement des quantités de kif introduites en Algérie». A ce malheureux constat s’ajoute celui de l’élargissement de la culture des stupéfiants à travers le pays.

Par Aomar Fekrache 

 

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Boumerdès

Le tribunal condamne dix terroristes à la peine capitale

Six terroristes, toujours en fuite, faisant partie de  la formation sanguinaire  de l’émir Hamza,  abattu dernièrement à Légata dans la wilaya de Boumerdès par les forces de sécurité, ont  été condamnés  hier par contumace à la peine capitale par le tribunal criminel, près la cour de Boumerdès. Il s’agit de  Rachid Mohamed, Bendjaadi Hocine, Zaouak Kamel, Rachid Mohamed, Belhadj Chérif et Berrouaken Redouane. Le même tribunal a condamné par contumace et à la même peine, Hachemi Aziz  et Seghir Mourad, toujours en fuite. Ce dernier est incriminé dans deux affaires distinctes liées au terrorisme. Les chefsd’accusation

«adhésion, appartenance à groupe terroriste armé, vol à main armé et kidnapping» retenus contre eux, sont confirmés par le tribunal. Il faut rappeler  aussi que  Seghir Mourad, terroriste notoire de la katibet El Ansar du GSPC qui écume la région est de la wilaya de Boumerdès, a déjà été condamné à la peine capitale  lors de la session en cours. Par ailleurs, l’affaire la plus attendue dans laquelle est impliqué  l’émir  alias Abou El Haïthem, de son véritable nom Sadaoui Abdelhamid, et ses acolytes  Kiche Ferhat, en fuite, et Zeghli Said, détenu, a été reportée par le tribunal. Il faut rappeler, que Sadaoui Abdelhamid, a exercé plusieurs fonctions au sein du GSPC sous les ordres de  Abdelmalek Droukdel, l’émir national dont il était le bras droit, avant  d’être éliminé par les forces de sécurité au mois d’octobre dernier à Oued Aissi (Tizi-Ouzou). Il a à son actif plusieurs attentats contre les citoyens de la localité d’Ain El Hamra relevant de la commune de Bordj-Menaiel dont il est originaire. Il est accusé de plusieurs délits «appartenance à un groupe terroriste armé, homicide volontaire avec préméditation».

A.A

 

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Sommet de l’OCI

Ce que la communauté musulmane attend de Bouteflika

Autant annoncer d’emblée que les travaux préparatoires au 11e Sommet des chefs d’Etat  et de gouvernement  membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) abordent leur dernière ligne droite, avec la tenue hier à Dakar, capitale sénégalaise, d’une réunion des ministres de Affaires étrangères des pays membres de l’Organisation.

Le premier homme à se réjouir de cette phase désormais officielle qu’aborde l’évènement du Sommet n’est autre qu’Abdoulaye Wade, président du pays d’accueil, le Sénegal. La raison est d’ailleurs toute simple. Il va sans dire en effet que l’organisation de cet événement a été reportée trois fois de suite en raison de l’indisponibilité des infrastructures devant accueillir les participants au Sénégal. Cette contrainte n’est plus de mise, semble-t-il, et pour preuve, il suffit de citer l’ouverture des travaux préparatoires au Sommet de l’OCI, hier à Dakar, par les ministres des AE des pays membres. C’est donc un pari réussi pour M.Wade. L’autre félicité dont on se réjouit également au Sénégal est celle rapportée en premières colonnes de la presse sénégalaise, ayant trait justement à la participation du chef d’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika. Diplomate chevronné et expert en matière de géopolitique, la participation de président algérien au 11e sommet de l’OCI, dont les travaux se tiendront après-demain à Dakar, est déjà acquise non seulement pour les responsables du pays d’accueil mais également pour les participants à cette rencontre d’essence politique de premier ordre. «Le président algérien fait du développement de l’Afrique une obsession et du rayonnement de l’OCI une préoccupation essentielle» écrit le quotidien sénégalais Le Soleil dans sa livraison de la semaine écoulée. Nul parmi les politiques éclairés du continent noir ne peut prétendre ignorer les efforts consentis par Bouteflika, remontant notamment à l’époque où il était à la tête de la diplomatie algérienne, en faveur du règlement des crises dans le continent africain et aussi la défense des intérêts de la communauté musulmane toute entière. Il est loisible en effet d’affirmer sans le moindre excès de zèle que l’Algérie sous le règne de Bouteflika sert de modèle pour tous les pays membres de l’OCI. Le 11e sommet de cette organisation a inscrit à son ordre de jour des thèmes aussi diversifiés que le projet du communiqué final du sommet, la révision de la charte de l’OCI, le programme d’action décennale de l’organisation, ainsi que des questions d’ordre politique, économique, social et culturel. La cause palestinienne et le conflit israélo-arabe figureront également à l’ordre du jour du sommet de l’organisation dont l’ancienne appellation OCI vient d’être reconduite par les hauts fonctionnaires des Etats membres. En un mot comme en mille, ce sont là des thèmes sur lesquelsle président algérien s’est beaucoup penché à et maintes reprises durant son parcours d’homme politique. Autant dire alors que l’expérience acquise par le président algérien peut bel et bien servir de référence et même de modèle en vue d’une meilleure consécration sur le terrain des objectifs de l’OCI. Nul ne peut contester également que l’Algérie est réellement la matrice dans toute action de développement du continent africain. Et comme meilleure preuve, cette implication énergique de Bouteflika dans le cadre du processus du Nepad. Sur la scène internationale, la place de l’Algérie est de plus en plus prépondérante, et les qualités dont jouit le président algérien sont reconnues notamment par les  responsables des plus  grandes puissances de la planète. C’est pourquoi la participation du chef d’Etat algérien au 11e sommet de l’OCI est d’un apport vital pour la prise de décision devant renforcer davantage les assises de l’OCI à travers le monde.

Par Karim Aoudia

 

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Sit-in des adjoints d’éducation

«On réclame la révision de notre statut»

Une action de protestation initiée par la coordination nationale des adjoints d’éducation activant sous la coupe du syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE). Ces adjoints estiment qu’ils ont été lésés dans leurs droits les plus élémentaires. «Ce statut n’a aucune base pour nous. Il n’est qu’une humiliation pour notre corps et pour tous les efforts que nous avons fournis» ont tenu à expliquer les protestataires. Le nouveau statut a été rejeté, dans sa globalité, par les adjoints d’éducation. Ces derniers exigent plus de considération compte tenu de la mission importante et primordiale qu’ils accomplissent. Les protestataires rejettent le nouveau classement des catégories élaboré dans le nouveau statut. «On était classés à la catégorie 9-1 alors qu’on était considéré comme stagiaires. Aujourd’hui, après toutes ces années de travail et de sacrifice, on nous dégrade de quatre degrés pour nous placer à la septième catégorie. Ce n’est franchement pas logique, surtout qu’on s’attendait à une amélioration de notre situation et non au contraire» expliqueront-ils. Le critère de niveau d’instruction, comme une base de classement dans les catégories, n’a pas été respecté par la tutelle. «Nous avons le niveau de terminale avec au minimum plus de quinze années d’expérience. On mérite d’être classés avec les autres catégories qui ont le même niveau et qui ont été promues dans les catégories» expliqueront-ils. «On veut qu’on nous maintienne le niveau de terminale pour faire partie de ce corps» ont-ils indiqué. Les adjoints d’éducation appellent la tutelle au respect strict de la décision n°832 élaborée par d’anciens fonctionnaires en 1991 qui définit clairement les missions, les droits et les devoirs de l’adjoint d’éducation.

Ils estiment qu’il y a une anarchie dans la situation de ces travailleurs compte tenus de l’importance des charges de travail, de la diversification des missions mais sans contrepartie. «C’est le directeur de l’établissements qui décide du travail que l’on fait. On peut remplacer un administrateur ou un enseignant en congé, ou assurer la mission de sécurité des élèves à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement également. Il nous est arriver même de transporter les élèves vers des structures de santé et cela sans ordre de mission, ni frais compensatoires. Cela, en plus des nombreuses missions pédagogiques que nous assurons de façon quotidienne» ont expliqué les adjoints d’éducation. Ils affirment que la participation au bon déroulement des différents examens se fait gratuitement. «Aucune prime ne nous a été attribuée malgré notre présence obligatoire et notre travail au cours de ces jours» ont -ils souligné. Ils ont évoqué également l’absence des autres droits. «Nous n’avons pas droits à la compensation par le paiement d’heures supplémentaires. Pas de cycles de formation alors que cela se faisait auparavant» ont -ils affirmé. Le droit à la promotion a été également bafoué dans le nouveau statut. «On est recruté comme des adjoints d’éducation et nous restons à ce même stade jusqu’à la fin de notre carrière» précisent-ils. Cette «injustice» est appliquée au moment où on attribue d’importantes missions  aux adjoints d’éducation allant jusqu’à leur confier le poste de directeur intérimaire d’établissements. «Actuellement, 27 éducateurs adjoints sont directeurs intérimaires à l’est d’Alger» affirme le représentant de la SNTE. C’est pour cela que l’une des revendications essentielles de ces fonctionnaires est d’avoir le droit à une promotion au poste d’éducateur adjoint principal et à ceui d’inspecteur de l’éducation.  Les éducateurs adjoints demandent d’introduire le poste d’inspecteur spécial pour cette catégorie pour ne plus dépendre de l’inspecteur d’éducation qui a d’autres missions à accomplir. Les éducateurs adjoints exigent l’implication de leurs représentants dans toutes les négociations ayant trait à leur parcours professionnel. A noter que des sit-in similaires ont été organisés par les adjoints d’éducation devant le siège de l’académie dans toutes les wilayas du pays.    

Par Nouria Bourihane

 

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46e anniversaire de la  Fête de la victoire

Tiaret abrite les festivités officielles

Le programme arrêté pour la commémoration du 46e anniversaire de la fête de la Victoire, célébré le 19 mars, a été adopté hier au ministère des Moudjahidine.  A ce titre, la wilaya de Tiaret a été retenue  pour abriter les festivités officielles marquant cet événement.  Le programme arrêté par la commission nationale de préparation des fêtes nationales devant être mis en œuvre à travers le territoire national du 14 au 31 mars,  porte sur plusieurs axes et activités.   Il s’agit de conférences, de rencontres animées par des historiens, d’activités culturelles et sportives et de distinctions de personnalités.  Prennent part à ce rendez-vous organisé cette année sous le thème «victoire de la volonté d’un peuple», plusieurs départements ministériels dont la Défense nationale, l’Education nationale, la Jeunesse et les sports, les Affaires religieuses et les wakfs, l’aménagement du Territoire et du Tourisme, la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) ainsi que plusieurs établissements et des représentants de la famille révolutionnaire.  A cette occasion, le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed-Chérif Abbas, a indiqué que la célébration de cette date se veut une reconnaissance à ceux qui ont consenti des sacrifices pour la libération de notre pays

et un message aux générations futures.  Il a appelé en ce sens les médias algériens à accorder un grand intérêt aux fêtes nationales et aux sacrifices héroïques en vue d’inculquer les valeurs de ce passé glorieux aux générations montantes.  Pour sa part, le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), M. Saïd Abadou, a estimé que le message des martyrs ne saurait être transmis qu’avec le concours des médias.  Il a souligné, à cet effet, la nécessité d’accorder plus d’intérêt à l’organisation de différentes manifestations sur le mouvement national durant la célébration d’évènements nationaux, notamment au niveau des établissements scolaires et universitaires.

R. N.

 

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Localités touchées par les intempéries

Rétablissement du courant

Sonelgaz a annoncé lundi avoir rétabli la fourniture d’électricité dans l’ensemble des communes qui ont été touchées par les dernières intempéries.  Les fortes perturbations atmosphériques qui ont touché le pays du 5 au 7 mars ont affecté le réseau électrique dans treize wilayas, relevant de Sonelgaz Distribution Est, déclenchant notamment 79 départs moyenne tension (MT). Cela s’est traduit par l’interruption momentanée de la distribution de l’énergie électrique sur 206 localités affectant quelque 217 000 abonnés moyenne tension et basse tension. Les wilayas concernées sont Constantine, Batna, Oum El Bouaghi, Tébessa, Mila, Khenchela, Annaba, Guelma, Skikda, Sétif, M’sila, Béjaïa et Jijel, précise la même source.   Sonelgaz assure qu’«hormis les abonnés d’el Kseur et Béjaia qui ont été privés de courant pendant quatre heures, délai nécessaire pour le rétablissement du disjoncteur de 60 Kv, l’ensemble des localités touchées ont pu être dépannées dans un délai n’excédant pas deux heures de temps.  Cette société a souligné la mobilisation de ses agents d’exploitation pour réparer au plus vite les multiples ruptures de conducteurs moyenne tension et basse tension, les avaries de câbles, de transformateurs et remplacer des isolateurs amorcés.

R. N.

 

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FNA

Touati réunit ses élus à Blida

Le president du Front National Algérien (FNA), Moussa Touati, a présidé lundi après-midi à Blida la réunion des élus locaux et cadres de son parti pour la région centre du pays. La rencontre, qui a eu pour cadre la salle de cinéma  Mohamed-Touri, a permis au responsable du FNA d’exhorter les élus locaux à exercer leur mission en toute intégrité et dans le cadre de la réglementation. Lors du point de presse, le premier responsable du FNA a rappelé les constantes de son parti tout en indiquant que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation et la formation des élus locaux de son parti ; sur la campagne engagée relative au soutien au président de la République pour un troisième mandat, Moussa Touati  a déclaré que ce point n’est pas à l’ordre du jour de son parti. A propos du renouvellement du tiers au niveau du sénat, le président du FNA a déclaré : «le moment venu, on s’y attellera, et pour ce qui est de l’éventualité d’une alliance, rien n’est prévu pour le moment, et puis le FNA a de fortes chances pour occuper des sièges au Sénat». Il est à noter qu’au niveau de la wilaya de Blida, le FNA dispose de 49 sièges au niveau des APC et 8  à l’APW.

A.B.M.

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Entretien avec Larbi Nouar, coordinateur du Cnapest et membre de l’Intersyndicale de la Fonction publique

«On attend toujours l’ouverture des négociations»

Larbi Nouar, coordinateur du Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST) fait le point sur la lutte syndicale en Algérie et parle des perspectives d’avenir.

 

Propos recueillis

par Larbi Graïne

 

Le Jour d’Algérie : Vous menez depuis des mois  un mouvement de protestation contre la nouvelle grille des salaires et vous revendiquez en même temps des augmentations pour les  enseignants  et les fonctionnaires. Est-ce que les pouvoirs publics ont pris attache avec vous dans le cadre du dialogue social ?

Larbi Nouar : Les seuls contacts que nous avons eus avec le ministère de l’Education nationale avaient trait aux statuts particuliers. Depuis la grève des 3 jours (10, 11 et 12 février) tous les ponts sont rompus.

 

Que comptez-vous faire pour faire entendre votre voix ?

Le pouvoir de décision appartient au Conseil national à qui revient le droit de décider des actions à entreprendre. Mais le dernier conseil a déjà balisé le terrain en retenant le principe de recourir, soit à des grèves cycliques de 3 jours chaque semaine, soit à une grève illimitée jusqu’à satisfaction de nos revendications. Bien entendu, le Cnapest étant membre de l’Intersyndicale, nous tiendrons aussi compte de l’avis de nos partenaires. Je pense que les décisions tomberont après les vacances scolaires du printemps. On ne veut pas en arriver là, j’espère tout de même qu’il y aura du nouveau d’ici-là. Je profite de la tribune que vous m’offrez  pour lancer un appel à l’ouverture des négociations.

 

Toujours sur les mêmes questions …

Je peux d’ores et déjà vous dire que les revendications demeurent inchangées. Nous voulons un régime indemnitaire qui puisse corriger les imperfections de la grille des salaires et un statut particulier digne de la profession. Cela dit, la dernière intervention du président de la République, qui a décidé l’instauration de l’Indemnité complémentaire sur le revenu (ICR) prouve que nous avons raison. Mais nous aurions souhaité que Abdelaziz Bouteflika aille plus loin en procédant par exemple au relèvement du point indiciaire.

 

On a l’impression que les résultats des grèves sont en deçà des espoirs mis en elles, êtes-vous optimiste quant aux actions qui vous restent à mener ?

On a eu par le passé toujours des réponses, notre expérience nous permet d’anticiper. Au mieux il y aura négociation, au pire, des augmentations  sur décision politique, faisant l’impasse sur le dialogue. On nous signifiera alors que nous représentons peu de poids. 

 

On assistera peut-être à l’entrée en scène de l’UGTA…

Vous savez, nous ne sommes pas contre la tripartite. D’ailleurs les instances internationales, dont le Bureau international du travail recommande ce dialogue entre le gouvernement, le patronat et les travailleurs. Or, qu’est-ce qu’on constate sur le terrain ? Le gouvernement est représenté dans ce dialogue par plusieurs ministères, le patronat par plusieurs organisations, seuls les travailleurs continuent à être représentés par un syndicat unique. Ce n’est pas normal alors qu’il existe des syndicats d’enseignants et de l’administration publique etc.   

 

Votre bataille salariale dure depuis des années ; chaque fois qu’on vous concède une augmentation, celle-ci est aussitôt rendue obsolète par l’inflation qui s’empare épisodiquement du marché. A ce compte-là, vous risquez de vous installer dans un perpétuel et stérile duel avec les pouvoirs publics. Auriez-vous des solutions à proposer afin de sortir de ce cercle vicieux ?

Nous avons déjà proposé la mise en place de bureaux d’études ou des instances gouvernementales dans lesquelles les syndicats seront parties  prenantes. Ces instances seront investies de la mission de déterminer le taux d’inflation.

Si par exemple il est relevé un taux d’inflation de l’ordre de 5 %, il appartient au gouvernement de procéder à la correction des salaires dans les mêmes proportions.

Selon des estimations officielles, le taux d’inflation est de 3 %, or dernièrement le Fonds monétaire international l’a évalué à

 

12 %. Le travailleur n’est pas responsable des caprices du marché et si le gouvernement n’est pas satisfait de la production, que doit-il faire pour l’améliorer ?     

D’après une étude qui a été faite par le Snapap, une famille de 5 personnes a besoin d’un salaire minimum de 33 300, 00DA pour pouvoir couvrir ses dépenses de consommation courante à l’exclusion des loisirs, de la culture etc..

Il y a aussi un discours qui soutient que l’efficacité de l’entreprise implique la non-augmentation des salaires, la réussite de l’économie nationale ne peut se faire au détriment des entreprises …

C’est le discours, je crois, de Ahmed Ouyahia. Mais nous, nous sommes des syndicats de la Fonction publique. Soyons sérieux, le pouvoir d’achat y est dérisoire. Auparavant, on justifiait la non-augmentation des salaires par l’impératif de créer de nouveaux postes d’emploi. Or, on n’a ni procédé aux augmentations ni créé ces postes.

 

On évoque ces derniers jours l’amorce d’une convergence syndicale. Qu’en est-il exactement? 

Oui, on a eu des contacts avec des membres de la Coordination des syndicats de la Fonction publique, spécialement avec les syndicats de la santé avec lesquels nous comptons faire des actions conjointes.

 

Mais pourquoi seulement les syndicats de la santé ? 

Les syndicats de l’éducation affiliés à la Coordination ont tous un clone à l’image du Snapest, du SNTE, etc.

Ces syndicats ont été créés par des cercles de l’administration. Les syndicats de la santé commencent à se rendre compte qu’ils ne sont pas crédibles, c’est pourquoi ils ont l’intention de nous rejoindre.

L. G.

 

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Selon le RND a l’APW de Bejaia

«Noircir le tableau va à l’encontre de la mission de l’élu»   

Le développement de la wilaya est un sujet leitmotiv dans l’actualité de la wilaya, et les débats lancés à ce propos lors de la première session ordinaire de l’APW continuent d’alimenter la scène politique dans la wilaya. Hier, le bureau du Rassemblement national démocratique (RND) à Béjaïa est sorti de sa réserve pour apporter un élément nouveau au débat, en contredisant le constat fait par l’APW dans la résolution qui a sanctionné les travaux de la session. Le RND à Béjaïa ne s’arrête pas au seul fait que les choses dites durant la plénière de l’APW la semaine dernière ne reflètent pas ce qui sur le terrain, dans une sorte de mise au point de la structure locale du RND, estime que «le citoyen, aujourd’hui, n’est nullement  intéressé par des résolutions populistes dangereuses pour l’avenir de notre wilaya mais la conjugaison de tous nos efforts pour améliorer son quotidien». En ce sens, le bureau du RND à Béjaïa considère que  la résolution de l’APW N° 01/2008 relative au budget et la communication du wali «fait l’impasse sur les préoccupations des citoyens, mettant en avant des considérations purement politiciennes et occultant et la stabilité politique dont jouit la wilaya après le retour aux urnes dans le pluralisme et la diversité et l’accomplissement d’une dynamique à travers la rupture de la prise en otage de la wilaya par des débats politiciens» ... «A la lecture des sept considérations et cinq exigences contenues dans la résolution, le RND ne partage pas le constat d’échec bien que des insuffisances restent à signaler», précise-t-on dans une déclaration, en estimant par ailleurs, que «noircir le tableau va à l’encontre de la mission de l’élu à tous les niveaux, lui qui doit susciter l’espoir par la vulgarisation de résultats atteints». Selon les rédacteurs de la déclaration, «la wilaya a besoin de voix l’encourageant à réhabiliter les valeurs de nos ancêtres et d’un engagement pour le changement des mentalités». Quant à la réduction de la wilaya en «seconde zone», comme qualifié par l’APW,  l’état-major du RND désavoue «une telle assertion», atteste au contraire de la réalisation des projets divers à travers le territoire de la wilaya et encourage toute démarche s’appliquant à «clarifier et situer les responsabilités de toutes les parties au sujet des retards accusés et des reports des projets d’année en année». Par ailleurs, prendre part à la confrontation constructive des idées et propositions, c’est s’acquitter, songe-t-on, du devoir de vérité envers nos concitoyens et renforcer l’espoir en l’avenir.

Tarek.B.S.

 

Blida

Une femme se suicide en se jetant du 9e étage

Hier lundi aux environs de 9h, les passants et le voisinage du bâtiment «A» de la cité Benboulaïd de Blida ont été surpris de voir une femme se balancer du balcon du 9e étage. L’un d’eux nous dira :  «J’ai cru qu’il s’agissait d’un tapis avant d’entendre un cri humain. Il s’agissait d’une femme d’une trentaine d’années qui n’est pas du quartier, mais qui aurait été aperçue plusieurs fois dans les environs.» A leur arrivée sur les lieux, les agents de la brigade de la police judiciaire de la Sûrete de wilaya et des services de la Sûreté du

4e  arrondissement, qui font face au bâtiment ont constaté que la victime agonisait ; elle décéda au cours de son transfert à l’hôpital. Une enquête est ouverte pour identifier la victime  qui n’avait aucun papier sur elle et connaître les raisons de ce suicide.

A.B.M.

 

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Fournisseurs pour la promotion de l’Internet

Création d’un groupe d’intérêts communs

La creation d’un groupe d’intérêts communs pour la promotion de l’Internet en Algérie «GIC- Touiza Télécom» a été annoncée, hier, lors d’une conférence de presse à Alger. Regroupant onze fournisseurs d’Internet (Internet services providers ISP), Touiza Télécom vise notamment la création d’un pôle d’excellence technique et économique en mesure d’entreprendre des actions conséquentes dans le domaine de l’Internet et de ses applications en Algérie, a indiqué le porte-parole du groupe, Mébarek Boukaba. Les membres de Touiza Télécom ont élaboré un plan d’action comprenant plusieurs volets : la participation active à l’introduction massive de l’ADSL de la fibre optique et la promotion de la création de contenus nationaux et d’application Internet. La valorisation des métiers liés à l’informatique et à l’Internet, le développement du commerce électronique, sous divers formes et la contribution à l’effort national de modernisation multisectorielle par l’utilisation des TIC, figurent aussi parmi les axes centraux de ce plan d’action. Dans ce contexte,

M. Boukaba a annoncé que GIC-Touiza Télécom vise une «alliance stratégique» avec Algérie Télécom qui, a-t-il fait savoir, dispose d’un réseau «extrêmement dense de fibre optique». Il  a estimé qu’en dépit des efforts déployés par les différents intervenants en matière d’Internet, les résultats obtenus jusqu’à présent sont «encore loin des objectifs du programme présidentiel et du contenu du discours solennel du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l’occasion du Sommet mondial de la société de l’Information en 2005 à Tunis».

R. N.

 

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Lendemains du 8 mars

Quand les femmes se revendiquent de l’école de la guerre

C’est sous le signe de la féminité que la Bibliothèque nationale d’Algérie de l’avenue Frantz- Fanon a renoué, dimanche, avec les activités culturelles.

L’initiative est venue de Mme Nadjet Khadda, universitaire et critique littéraire, laquelle a convié ses amies femmes, anciennes moudjahidate, universitaires et journalistes pour célébrer la journée internationale de la femme. Le peintre Mohammed Khadda s’y est ménagé une place à titre posthume à travers une exposition de ses œuvres dont

Mme Khadda, son épouse, a mis en exergue «l’inspiration féminine». M. Amine Zaoui, directeur de la Bibliothèque nationale, a promis que «l’espace de Frantz Fanon va devenir le second pôle de rayonnement culturel à Alger». Il s’est vu traiter de «féministe»  par

Mme Khadda, enchantée d’avoir organisé les retrouvailles dans un lieu perdu de vue pendant plus de vingt années, comme l’a confessé Mme Mamia Chentouf, ancienne maquisarde qui, au lendemain de l’indépendance, venait à l’instar de ses collègues se documenter dans cette bibliothèque. Mme Chentouf est l’une des dames avec la sociologue Claudine Chaulet et la journaliste et cinéaste Baya Hachemi, qui devait animer la table ronde portant sur le thème des rapports de la femme algérienne à la société pendant la période coloniale. Les trois dames, qui avaient milité pour la cause nationale, représentent, dira Mme Khadda «trois itinéraires exemplaires, trois secteurs d’activité différents mais tout à fait complémentaires». Tout oreille tendue vers leurs aînesses, beaucoup d’étudiantes avides de connaître leur passé glorieux se sont mêlées à la masse du 3e âge, assez bien représenté dans l’assistance. Il y avait des universitaires, d’anciens officiers, soldats et maquisardes de l’ALN. La révolution du 1er Novembre est le «lieu où se sont réalisés le processus d’émancipation féminine et le processus d’émancipation nationale», explique Nadjet Khadda et d’ajouter : «Il était impensable qu’une forme de lutte de libération soit dégagée, déconnectée des autres formes de lutte. Les femmes étaient au cœur du processus d’oppression et de libération, c’est pour cela qu’elles avaient fort à faire». La guerre d’indépendance, a ajouté l’oratrice, «a intégré en quelque sorte les situations extraordinaires, les situations de grande mobilisation, pour finalement créer une certaine permissivité sur le terrain, la grande cause permettant de dépasser un certain nombre de blocages sociaux». Prenant la parole, Mamia Chentouf a expliqué

«comment une fille née en 1922 dans un milieu paysan aisé mais naturellement très traditionaliste a pu échapper au sort de l’immense majorité des filles à cette époque-là : interdiction d’aller à l’école, voilée et cloîtrée dès la puberté, mariée très jeune». Deux hommes ont pesé, sur son destin, le père et le mari. Caractéristique commune, tous les deux entretiennent un rapport avec le mouvement national. Son géniteur a fait siennes les idées réformistes d’Ibn Badis, dont particulièrement la scolarisation des filles. C’est ainsi donc que son père l’a scolarisée à l’âge de six ans «malgré les réticences de son grand-père». Une nouvelle étape s’ouvre pour la future maquisarde dès le moment où son père adhère au PPA de Messali Hadj, lequel défendait l’indépendance. «A partir de là, il fera tout pour que je puisse aller aussi loin que possible dans les études, bousculant les coutumes et les pressions de son entourage, et c’est ainsi que je n’ai jamais porté le voile». Dans les années 1940, elle débarque «seule» à Alger afin d’y poursuivre des études pour devenir sage-femme. Elle rencontre son futur mari à l’AEMAN (Association des étudiants musulmans algériens) dont il était le président et elle la vice-présidente. «Nous étions, raconte-t-elle, adhérents au PPA, des militants venaient chez nous et mon mari trouvait tout à fait normal de nous laisser seuls pour discuter des problèmes des femmes du parti». Pour sa part, Claudine Chaulet a posé cette question extrêmement importante : pourquoi les responsables de la révolution ont fait appel aux femmes pour qu’elles rejoignent les

maquis ? Elle commence par relever que cet appel ne s’adresse pas à «elles» directement. «Très curieusement, dira-t-elle, je n’ai pas retrouvé de tract de l’époque adressés aux femmes. J’ai trouvé des tracts destinés aux hommes, aux juifs, mais pas aux femmes». Par contre, un document élaboré lors du Congrès de la Soummam évoque «la possibilité d’organiser à l’intention des femmes dans le respect des mœurs du pays, un redoutable et efficace moyen de combat». Le programme énumère les tâches susceptibles d’être dévolues aux femmes : «Soutien moral des combattants et des résistants, le renseignement, liaison et ravitaillement, refuge, aide aux familles et aux enfants de maquisards, de prisonniers et internés». Ce qui permet à Chaulet de déduire qu’un tel rôle n’est pas seulement de soutien mais il est aussi autonome. Elle démolit le mythe de la femme infirmière, «seul rôle que nous avons tous retenu».      Quelque chose d’important apparaît, les femmes prennent conscience qu’elle peuvent jouer un rôle, «un vrai rôle». Chaulet replace cette évolution intellectuelle dans le cadre international. Elle voit dans Atatürk, le leader turc, celui «qui a essayé de définir quels étaient les rôles des femmes» dans les pays musulmans. Mais l’influence du mouvement turc n’est pas le seul. «Les maquisardes algériennes, dira notre sociologue, sont les petites filles des résistantes en France ou en Europe qui ont pris part aux activités des hommes au sein de la résistance contre le nazisme». Baya Hachemi, quant à elle, sacrifie au discours analytique pour se remémorer qu’«aucun de nous n’a pensé qu’un jour on serait indépen-

dants ;  l’indépendance était la date butoir vers laquelle on devait coûte que coûte arriver, mais personne ne pouvait donner un contenu à l’après-indépendance, je crois que c’est ce qui nous a manqué dans la prise en charge de l’Algérie». Abordant la problématique féminine, Baya Hachemi déclare : «On n’était pas des petites filles qu’il fallait courtiser mais des filles qu’il fallait pousser vers la Révolution». «La révolution française était connue, poursuit-elle, dans ses moindres péripéties, elle était pour nous une source d’inspiration puisqu’elle ne différait pas de la nôtre, dans un cas on combat la monarchie de droit divin et dans l’autre les colonisateurs». Les paroles de Baya, prononcées sur un ton d’indignation, laissent percer une nostalgie par rapport à un présent amer. «A l’époque, dit-elle, il y avait moins de mosquées et j’ai l’impression qu’on était plus musulmans. Quand je suis montée au maquis, j’ai trouvé des moudjahidine et personne ne m’a imposé de porter le hidjab».

Par Larbi Graïne

 

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Contrôle technique automobile

Près de deux mille véhicules immobilisés en six mois

Quelque 1 830 véhicules tous types confondus ont été immobilisés durant le deuxième semestre de l’année 2007, suite aux opérations de contrôle technique effectué sur les véhicules immatriculés de 2001 à 2004.

M. Bouhamadou, directeur du réseau des agences de contrôle technique de l’ENACTA (établissement national de contrôle technique automobile), nous a expliqué hier que les différentes agences de contrôle ont enregistré 312 863 visites de juillet à décembre. L’opération qui devait se clôturer le 31 décembre dernier s’est prorogée au mois de janvier dernier où l’on a enregistré 62 801 visites et 466 immobilisations. A souligner cependant que les contrôles effectués en janvier concernent également les véhicules immatriculés en 2006 et dont le contrôle se poursuit jusqu’au 30 juin prochain. Le directeur du réseau des agences annonce en outre l’ouverture de 107 nouvelles agences de contrôle technique agréées par l’ENACTA, dont 9 seront situées dans la capitale dotée actuellement de 12 stations opérationnelles. Sur le territoire national, on compte 166 stations opérationnelles. L’ouverture de ces nouvelles stations permettra une prise en charge effective des automobilistes sur les points de contrôle, notamment lors des dernières semaines des délais accordés aux véhicules concernés. Il faut rappeler que les agences de contrôle technique disposaient de la possibilité de passer 62 contrôles dont 32 sur les véhicules légers et 30 sur les poids lourds par 10 heures de travail/jour. L’ENACTA, explique M. Bouhamadou, a du prolonger les heures de travail en instruisant les agents agréés afin de constituer plusieurs équipes de travail. Cette solution a été adoptée, notamment lors des dernières semaines de décembre. Le contrôle technique concerne 150 points du véhicule. Ces points renvoient à 9 fonctions essentielles. Ces dernières concernent, entre autres, le freinage, la direction, la suspension, l’identification du véhicule, la signalisation ainsi que l’émission des gaz polluants afin de détruire les impacts sur  l’environnement. Ce contrôle vise à faire respecter, un tant soit peu,  les règles de l’entretien du véhicule pour tenter de limiter les dégâts des véhicules non conformes à la circulation routière. Les différentes enquêtes des services concernés de la sécurité routière ont démontré la responsabilité du mauvais état du véhicule dans la plupart des accidents qui font annuellement près de 4 000 morts. Les contrevenants à l’obligation de contrôle technique risquent une amende de 1 500 à 5 000DA, la mise en fourrière immédiate et des peines d’emprisonnement allant de deux à six mois.

Par Fatima Arab

 

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Plébiscite dans une ambiance conviviale

Menad Bachir nouveau bâtonnier national

C’est Me Menad Bachir qui a finalement été plébiscité jeudi passé dans une ambiance conviviale à El Aurassi, à l’occasion des élections du bâtonnat national. Candidat de la cour de Médéa, le nouveau président de l’Ordre du barreau national a recueilli cinq voix sur quinze au 1er tour avant d’être cautionné, à l’unanimité, au deuxième tour  par ses propres concurrents, candidats aussi déterminés et connus dans la famille des robes noires à l’échelle nationale pour briguer un mandat national. Les candidats de Bel Abbès, Blida, Constantine et Mostaganem s’étaient désistés au deuxième tour, en reconnaissance au mérite et au dévouement du nouveau bâtonnier.

«Ce geste est fait pour l’aider à aller de l’avant», murmure-t-on dans les coulisses du bâtonnat national et «lui donner la chance de driver le conseil de l’Ordre des avocats à consolider par l’apport de compétences, l’ouverture et le dialogue constructif».

Réputé pour être un «vrai maître» dans la corporation pour son art de communication et la solidarité professionnelle, des robes noires ont décidé, de par ce plébiscite, de changer de personne, de méthode de travail et de coopération avec la chancellerie. Il s’agit d’acquis à préserver et du statut des avocats, en gestation, à enrichir.

«C’est un homme de principes et de combat qui ne transige pas devant les revendications de la corporation et l’intérêt de la profession», a indiqué Me Touimer Rabah, proche du bâtonnier sortant, Abdelmadjid Sellini. «Me Menad a été élu à un moment crucial de la vie des robes noires pour apporter un plus à la corporation», assure

Me Zoheir Satrahmane qui a suivi de près le processus de renouvellement du conseil de l’Ordre  national. Pour preuve, notre interlocuteur ajoute que «c’est la première fois qu’on assiste à un tel événement vécu dans le respect et la reconnaissance du mérite». «Et tant mieux pour la corporation !» conclut-il. 

S.B

 

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