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Le Quai d'Orsay déplore l'affiche de Le Pen
Apaisement ou enjeu électoral ?
Le porte-parole du
ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, lors de
son point de presse tenu mardi dernier dira que «les autorités
algériennes ont fait part hier de leurs protestations légitimes
quant à l’usage extrêmement choquant qui est fait du drapeau
algérien». Dans ce cadre, il a ajouté : «Nous déplorons avec force
l’usage indigne et dégradant d’un drapeau national à des fins
électoralistes».
Ainsi, Paris donne
raison à Alger dans sa protestation contre l’affiche utilisée par
Jean-Marie Le Pen dans le cadre des élections régionales en France.
Toutefois, des observateurs se demandent s’il ne s’agit pas en
réalité d’enjeux d’une élection, sachant que les pratiques
«racistes» de Le Pen n’ont pas toujours été les bienvenues au niveau
d’une large frange de la population française. A savoir que le parti
du Président Nicolas Sarkozy est aussi en pleine campagne
électorale pour les régionales en France.
D’autres
observateurs expliquent cette attitude «positive» de Paris comme
étant une manière d’apaiser les tensions existant actuellement entre
les deux pays.
En tout cas, le
Quai d’Orsay qui a déploré l’usage du drapeau algérien dans une
affiche électorale en France ne voit aucun problème dans
l’inscription de l’Algérie sur une liste des pays à risque
terroriste dont les ressortissants seront soumis à des mesures de
contrôle spécifiques au niveau des aéroports français. Et pourtant
l’Algérie a protesté officiellement contre cette décision défendue
par le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner
qui est allé jusqu’à rendre responsable la génération des
moudjahidine par rapport à la complexité des relations
algéro-françaises.
Il y a lieu de
rappeler que le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci a
affirmé que l’Algérie a protesté «officiellement» auprès de l’Etat
français au sujet de l’affiche du parti du leader de l’extrême
droite, Jean-Marie Le Pen, pour les élections régionales.
Dans une
déclaration à la presse lundi dernier, il dira :
«Nous avons
protesté officiellement et c’est à l’Etat français de prendre les
dispositions qui s’imposent lorsque des symboles de pays étrangers
sont mis à genoux». Cependant, Paris n’a pris aucune mesure pour
interdire ladite affiche, placardée dans la région de la
Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), représentant une femme
intégralement voilée à côté d’une carte de France recouverte du
drapeau algérien sur laquelle se dressent des minarets en forme de
missiles, avec comme slogan électoral : «Non à l’islamisme».
Toutefois, des
associations comme l’espace franco-algérien, le Mrap, le Cran et
Devoir de mémoire ont saisi en référé le tribunal de grande instance
de Nanterre pour interdire cette affiche et poursuivre le FN pour
«incitation à la haine».
Jean-Marie Le Pen
«doit comparaître pour une première audience devant le tribunal
correctionnel de Paris le 6 mai», selon SOS Racisme.
Lors du 20 heures
de TF1, mardi, Jean-Marie Le Pen ira jusqu’à fustiger la
protestation de l’Algérie car selon lui, «il ne voit pas comment un
Etat étranger peut intervenir dans notre élection».
L’affaire a été
examinée lundi dernier et le verdict sera rendu demain.
Par Nacera Chenafi
Tout en annonçant une vaste opération de relogement
Le wali d’Alger critique les élus locaux et les émeutier
Le wali d’Alger a
annoncé hier la distribution de 10 000 logements sociaux d’ici le
mois d’octobre prochain. Le premier magistrat de la wilaya veut
rassurer les habitants de la capitale suite aux manifestations de
rue qui tendent à se généraliser. Mohamed Kebir Addou, a évoqué
ainsi une «vaste opération de relogement» qui sera entamée dès la
semaine prochaine. Elle concernera en premier lieu la cité de Diar
Chems, 500 familles seront relogées, avant de toucher des quartiers
notamment intra-muros. A la fin de l’année en cours, ce programme de
résorption de l’habitat précaire s’étendra à la périphérie d’Alger.
Pour le seul programme LSP, 4 000 logements seront distribués d’ici
la rentrée sociale prochaine. Il s’agit d’une opération «lourde» qui
demande la participation des autorités à tous les niveaux. Le wali,
s’exprimant lors de la session ordinaire de l’APW d’Alger, n’a pas
mâché ses mots, en évoquant le rôle des responsables locaux. Il a
ouvertement critiqué l’absence des élus du peuple, avant-hier, lors
des manifestations qu’a connues la cité Zaâtcha, dans la commune de
Sidi M’hamed. «C’est quoi cette méthode de travail ! Aucun
responsable n’a été sur place pour parler avec les
protestataires…ces élus ne sont présents qu’à l’occasion des
réceptions» a-t-il fulminé. Il a par la suite tempéré en précisant
que sa réprimande n’est destinée qu’à certains élus. Cependant, il
s’est longuement attardé sur le recours aux émeutes par les
habitants des quartiers défavorisés, pour revendiquer leur droit au
relogement dans des appartements décents. Ainsi, il dira que «les
mouvements de protestation n’influeront en aucun cas sur les
priorités des autorités publiques en matière de relogement».
«Recourir à l’émeute pour demander ses droits est une méthode non
civilisée. Que ceux qui sortent dans la rue sachent qu’ils n’en
bénéficieront pas avant les autres» a-t-il déclaré. Concernant les
cités concernées par ces opérations, M. Addou citera, entre autres,
les cités populaires construites avant l’indépendance, les immeubles
menaçant ruine, les habitants des chalets et ceux des cimetières. Au
sujet des conditions de distribution des logements, il a tenu à
assurer que l’opération se déroulera
«dans la
transparence totale» sans «fraude ni passe-droits». Selon lui, les
citoyens concernés «ont été recensés et sont connus». Par ailleurs,
le wali a souligné explicitement que les 10 000 logements en
question ne vont pas régler la crise du logement à Alger. Cela
d’autant que la capitale est assaillie par une demande importante.
Il a néanmoins rappelé qu’en plus du programme propre à la capitale,
il faut ajouter celui du président de la République, susceptible de
permettre le relogement d’un bon nombre d’habitants. Mohamed Kebir
Addou a souligné également que depuis 2004 quelque 13 800 familles
ont été recasées dans des logements sociaux ou LSP, sans compter les
programmes promotionnels ou de location-vente.
Aomar F.
Les médecins grévistes reçus à El Mouradia
La Présidence
s’implique
De toute
l’histoire des rassemblements des différents corps de la Fonction
publique tenus devant la Présidence de la République, c’est la
première fois que les protestataires ont pu accéder à l’intérieur de
la première instance du pays.
Enfin, un geste de
la part des pouvoirs publics. Les praticiens de la santé publique,
qui ont saisi auparavant toutes les autorités du pays en vain, ont
fini par être reçus par les conseillers du Président Abdelaziz
Bouteflika chargés des organisations et des relations avec le
citoyen. De toute l’histoire des rassemblements des différents corps
de la Fonction publique tenus devant la présidence de la République,
c’est la première fois que les protestataires ont pu accéder à
l’intérieur de la première instance du pays. Rejetés par le Premier
ministre et par le ministre de la Santé lors des sit-in précédents,
les praticiens de la santé publique ont porté leur voix plus «haut»
dans le rassemblement d’hier. Néanmoins, c’est après une longue
bousculade avec les forces de l’ordre qu’une délégation de médecins
a été invitée à s’entretenir avec les responsables de la Présidence
de la République. A 10h du matin, tous les abords menant vers le
siège de la Présidence de la République à El-Mouradia étaient
barricadés par les forces de l’ordre. En civil ou en uniforme, les
policiers procèdaient systématiquement à la vérification de
l’identité et au contrôle les allées et venues. Malgré le froid
glaciel, les médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes étaient
nombreux à répondre favorablement à l’appel de l’Intersyndicale des
praticiens de la santé publique. Les premiers groupes de médecins
grévistes ont tenté de se rassembler en contrebas du siège de la
Présidence, mais les protestataires ont été empêchés d’atteindre
l’accès de la Présidence. Dès lors, les manifestants ont été stoppés
à la rue Ali Haddad, en face de la mairie d’El-Mouradia. Les
médecins ont alors scandé des slogans hostiles à leur tutelle ainsi
qu’au Premier ministre. «Après Zizou c’est nous. Nous sommes aussi
de la famille. Est-ce que tu peux nous recevoir monsieur le
Président ?», lit-on sur une pancarte brandie par les manifestants,
allusion faite à la dernière rencontre qui a eu lieu entre
Bouteflika et la star mondiale du football Zidane. A un moment
donné, un officier de police, servant de médiateur entre les deux
parties (manifestants et Présidence), informe les Drs Mérabet et
Yousfi, respectivement président du SNPSP et du SNPSSP, que
«personne n’a voulu vous recevoir» et exige des manifestants qu’ils
quittent les lieux. Sur un toit d’un fourgon stationné qui servait
de tribune, le Dr Yousfi prend la parole et demande à ses camarades
de rester sur place. Les policiers passent à l’action et tentent de
séparer les manifestants. Les médecins ont été alors repoussés,
réprimés et bastonnés par les forces de l’ordre. Une femme médecin,
qui a reçu des coups de matraque, a été évacuée à l’hôpital sous le
regard offusqué des habitants du quartier. Le médiateur apparaît
pour une deuxième fois et lance un appel aux deux syndicalistes et
les conduit au siège de la Présidence. Le calme et le silence
reviennent alors que leurs camarades sont reçus par des responsables
de la Présidence. Dans l’attente d’une réponse, les protestataires
expriment leur révolte devant les journalistes et les policiers. Une
heure après, Mérabet et Yousfi rejoignent l’assemblée sous les
applaudissements de la foule. «Nous avons été reçus par un
conseiller de la Présidence. Nous avons exposé notre plateforme de
revendications aux responsables de la Présidence. De leur côté, ils
nous ont promis de relancer le dialogue et de prendre en charge nos
doléances au niveau de la Présidence», dira le Dr Mérabet. «La
Présidence a pris contact avec nous. On s’est mis d’accord sur les
procédures à suivre afin de régler nos problèmes. Nous avons demandé
l’intervention du président de la République pour régler notre
conflit avec le ministère de la Santé. Nous espérons bien que cela
va se faire dans les plus brefs délais», ajoute le Dr Yousfi. Par
ailleurs, les deux syndicalistes annoncent la poursuite de la grève,
entamée depuis plus de trois mois, jusqu’à la satisfaction effective
des revendications des médecins. Un autre plan d’action sera annoncé
samedi prochain, à l’occasion du point de presse hebdomadaire de
l’Intersyndicale des praticiens de la santé publique.
Par Hocine L.
Après de longues semaines de grève
Les
élèves retrouvent leurs enseignants
Après plusieurs
semaines de grève et les rebondissements dans la protestation, les
enseignants grévistes affiliés au Cnapest ont enfin décidé de
reprendre le chemin des classes après la décision de justice en
référé, sur plainte du ministère de l’Education, leur ordonnant la
reprise le 7 mars et un délai de 72 heures accordé par la tutelle
qui a décidé de sévir contre les enseignants récalcitrants. Hier, le
directeur de l’éducation de la wilaya de Béjaïa a affirmé que les
enseignants ont repris le travail dans tous les lycées de la wilaya.
Donc pas de sanction, selon un responsable que nous avons joint, du
moment que les grévistes ont repris les cours à 10 heures comme
annoncé par le Cnapest dans un communiqué la veille. Contacté
aussi, le chargé de la communication de la direction de l’éducation,
Saâd Oulebsir nous dira qu’«il n’y a pas de radiation puisque les
enseignants ont repris à la première mise en demeure, mais on attend
cependant la décision de justice». Pour sa part, le Cnapest, qui a
tenu une réunion extraordinaire et marathonienne le 8 mars, a appelé
les enseignants à reprendre le travail et à rester mobilisés jusqu’à
l’aboutissement des revendications, tout en observant des assemblées
périodiques. Dans son communiqué transmis à la presse, le Cnapest a
relevé «la non-tenue par la tutelle de ses engagements» envers le
syndicat, notamment la satisfaction de ses revendications qualifiées
pourtant de légitimes, à commencer par le régime indemnitaire
convenu en commission mixte, comme il a souligné son «refus d’une
gestion transparente dans la gestion des œuvres sociales et s’est
montrée trompeuse sur le dossier de la médecine du travail». Le
Cnapest a déploré «le recours à l’armada de décisions répressives
envers les enseignants dont le seul tort est d’avoir demandé
l’amélioration de leurs conditions sociales et pédagogiques et
demande le maintien des trois comités mixtes afin de répondre
rapidement aux trois revendications des enseignants». Le syndicat se
réserve le droit de retourner à la protestation si «les procédures
judiciaires engagées contre les enseignants ne seront pas levées et
appelle les enseignants à tenir des assemblées générales périodiques
et rester mobilisés, afin d’arracher nos revendications». A noter
que des enseignants du lycée de Draâ El Kaïd affiliés au Cnapest
avaient repris l’enseignement dès le verdict de la justice, soit
lundi passé, alors que dans d’autres lycées des enseignants, certes
minoritaires, ont voté pour l’arrêt de la grève et le retour en
classe, alors que l’atmosphère dans les lycées était lourde hier.
Dans certains lycées, la reprise s’est faite progressivement, comme
nous l’avons constaté au lycée El Hammadia, dans le centre-ville.
Des lycéens avaient exprimé leur soulagement de pouvoir poursuivre
les programmes tout en exprimant leur refus d’avoir des cours durant
les vacances. Pour eux, les vacances sont faites pour se reposer et
ce sera une occasion de réviser pour préparer les examens. «Nous
sommes d’accord pour les heures supplémentaires, mais pas pour les
cours durant la première semaine des vacances comme suggéré» diront
plusieurs lycéens que nous avons rencontrés durant notre tournée.
Tarek B.S.
Deux Européennes relâchées par les salafistes
Une rançon de
cinq millions d’euros versée au GSPC
Le groupe
salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a relâché tôt,
hier matin, deux otages européens qu’il détenait depuis plus de
trois mois.
Il s’agit de deux
otages femmes, une Italienne et une Espagnole, âgées respectivement
de 35 et 32 ans, enlevées dans deux pays différents, le Mali et la
Mauritanie. Ces deux femmes sont arrivées dans la journée d’hier au
Burkina Faso, pays natal de l’otage italienne, Philomène Kabouree.
Cette libération a été confirmée, toujours durant la journée d’hier,
par des négociateurs maliens, lesquels ont annoncé également qu’un
arrangement a été conclu entre les deux gouvernements, italien et
espagnol, avec les terroristes salafistes basés dans la région nord
du Mali pour le dénouement de cette affaire. Toutefois, aucune autre
information n’a été donnée sur l’origine ou la forme de cet
arrangement gardé secret. Cependant, les négociateurs maliens issus
des tribus touaregues n’écartent pas un éventuel règlement financier
qui serait fort probable, soulignent-ils, derrière la libération des
deux otages. Certains pensent même qu’une rançon estimée à 5
millions d’euros aurait été versée par l’Espagne et l’Italie au
groupe terroriste en contrepartie de la libération des femmes
otages, avec la «bénédiction» du pouvoir malien. D’autre part, les
terroristes détiennent toujours trois autres otages, deux
humanitaires espagnols et un autre otage italien dont la femme a été
relâchée. Ces derniers seront libérés si la Mauritanie relâche dans
les jours qui viennent quatre terroristes réclamés par le GSPC. Le
28 février dernier, le GSPC avait mis en garde les gouvernements
italien et espagnol qu’il allait exécuter les otages s’ils ne
répondent pas positivement à ses revendications. Trois jours après,
le GSPC au Sahel, dirigé par Abdelhamid Zeid alias Abou Zeid,
diffuse un second communiqué sur un site Internet proche des
islamistes salafistes, dans lequel il exige une rançon de 5 millions
d’euros et la libération de quatre salafistes détenus en Mauritanie
en contrepartie de la libération des deux otages italiens et des
trois Espagnols. Sept jours après ce communiqué, le GSPC libère les
deux femmes qu’il retenait depuis plus de 100 jours. Cette
libération est soumise à des chantages, car il est hors de question
pour Abou Zeid de libérer un quelconque otage sans percevoir de
rançon. Mieux encore, le gouvernement espagnol s’est dit, il y a
quelques jours seulement, prêt a payer une rançon de 5 millions
d’euros pour la libération des trois humanitaires espagnols enlevés
en Mauritanie il y a trois mois. Cette information a été confirmée
par «El Mundo», premier journal en Espagne. Cette façon de négocier
entreprise par les gouvernements européens, français, espagnol ou
italien, a permis aux terroristes d’Aqmi de se reconstituer après
des coups durs portés par l’armée algérienne. Un second souffle pour
le GSPC dont le chef sanguinaire, Abou Zeid, doit se réjouir de
telles offres. Récemment, la France et le Mali ont relâché quatre
dangereux terroristes en détention au pays d’ATT. Aujourd’hui, c’est
l’Espagne qui paye, demain ce sera l’Italie qui proposera ses
millions d’euros aux terroristes basés au Sahel. Ainsi, c’est
l’Europe qui régénère la capacité de frappe du GSPC, alors que
l’ONU, dans l’une de ses résolutions avait interdit tout versement
de rançon aux terroristes. Quand il s’agit de vies européennes, les
gouvernements du Vieux continent sont prêts à verser des sommes
colossales aux terroristes. Une politique malsaine qu’il faudrait à
tout prix dénoncer. Ces mêmes Etats européens exercent une campagne
sans précédent contre l’Islam. L’islamophobie est en train de
prendre de l’ampleur dans une Europe de plus en plus radicale contre
la communauté musulmane. En France, le Front national dirigé par Le
Pen est un excellent modèle de cette sale campagne qui vise avant
tout à discriminer les musulmans et à montrer qu’ils sont des
terroristes islamistes. Voilà comment l’Europe mène sa politique à
l’égard des musulmans.
Par Sofiane Abi
Célébration du 8 Mars
Nedjma honore
la femme manager
C’est pour la
cinquième fois successive que Nedjma célèbre la Journée
internationale de la femme en rendant cette fois-ci un hommage aux
femmes managers et gestionnaires. L’hôtel Sheraton du Club des pins
a abrité, dans la soirée d’avant-hier, une cérémonie en l’honneur de
la femme manager et gestionnaire. Devenue une tradition, cette
rencontre féminine a vu la présence de nombreuses figures illustres
activant dans différents secteurs. Nedjma a choisi, à l’occasion de
sa cinquième célébration de la Journée internationale de la femme,
de rendre hommage à sept femmes managers et gestionnaires, en
l’occurrence Khadija Belhadi, fondatrice et présidente de
l’«Association algérienne des managers et entrepreneurs», Zéhira
Yahi, chef de cabinet au ministère de la Culture, Lamia Boudoudou,
initiatrice du 1er réseau d’affaires féminin en Algérie et
fondatrice du réseau professionnel «Ladies business club», Hassiba
Mokraoui, directrice générale d’«Intermédiation et de
régulation foncière», Barkahoum Alamir, directrice du «Centre
national de toxicologie», Aïcha Amamra, conservatrice du «Musée
national des arts et des traditions populaires d’Alger» et Yasmina
Taya, présidente de l’«Association Seve Algérie». Chacune d’elles a
donné un aperçu sur son expérience professionnelle dans le monde du
management et de la gestion. Elles étaient unanimes à mettre en
exergue la compétence féminine qui se conjugue avec le monde des
affaires et de la gestion, comme l’avait exprimé Zéhira Yahi,
ex-directrice entre autres de la Chaîne III et Internationale ainsi
que la couronnée de la médaille d’or pour la production
radiophonique qui pense que «la biologie féminine a des
spécificités qui font d’elle un bon manager…». Dans son intervention
à cette occasion, Joseph Ged, directeur général de Watania Télécom
Algérie a tenu à rendre hommage à toutes les Algériennes, en ces
termes :
«En Algérie, il y
a des personnalités féminines exceptionnelles avec une incroyable
volonté de réussite. L’Algérienne n’a plus rien à prouver quant à
ses compétences et ses aptitudes dans le domaine managérial, elle
constitue une valeur solide et incontestable dans l’évolution de
l’environnement professionnel…».
Yasmine Ayadi
Ouverture à Berlin du Salon mondial du tourisme
L’Algérie
représentée par l’ONT
La 44e édition du
plus grand Salon mondial du tourisme (ITB) s’est ouverte mercredi à
Berlin en présence de plusieurs pays dont l’Algérie, dans un
contexte marqué par l’espoir d’une amélioration pour ce secteur
durement touché par la crise en 2009. Selon les chiffres publiés par
l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le nombre de touristes a
fléchi de 4% en 2009, tandis que les recettes du tourisme
international ont accusé une baisse de 6%, dans le sillage de la
crise économique et financière mondiale. Toutefois, le secrétaire
général de cette institution des Nations unies, Taleb Rifai, a
estimé que le pire était passé pour l’industrie touristique, lors
d’un point presse organisé à l’ouverture du Salon. Avec des signes
de reprise enregistrés fin 2009 et début 2010, les arrivées de
touristes internationaux devraient rebondir de 3 à 4% cette année,
et les recettes progresser de 1% à 2%, tirées par l’Asie. Le Salon
du tourisme de Berlin accueille cette année
11 127 exposants
venus de 187 pays, soit légèrement plus que lors de la précédente
édition, selon les organisateurs. En ce qui concerne le marché
allemand, qui constitue un des plus gros contingents de touristes au
monde, la reprise pourrait se faire attendre jusqu’en 2011, a
indiqué le président de la Fédération allemande du tourisme (DRV) et
de la Fédération de l’industrie touristique (BTW). Selon lui,
l’année 2010 sera une année de défis mais aussi une année de
consolidation et de stabilisation. Pour rappel, l’Algérie est
représentée à cette manifestation par l’Office national du tourisme
(ONT) et ce, dans le cadre de la mise en œuvre du programme
d’activités promotionnelles de l’ONT à l’étranger pour l’année
2010.
S. F.
Université de Bab Ezzouar
Un tiers des
professeurs souffre de la crise du logement
Cette université,
l’une des plus grandes d’Afrique, est sollicitée des étudiants des
quatre coins du continent. Elle compte plus de 25 000 étudiants,
1 500 professeurs et 2 500 travailleurs, de toutes catégories.
Plus de 30 % des
professeurs de la plus grande université du pays, à savoir
l’université de Bab Ezzouar, USTHB, pâtissent de la crise de
logement qui les tarabustent et qui ne manque pas d’avoir des
conséquences des plus délétères sur leur rendement intellectuel. Il
y a lieu d’indiquer que cette université, l’une des plus grandes
d’Afrique est sollicitée des étudiants des quatre coins du
continent. Elle compte plus de 25 000 étudiants,
1 500 professeurs
et 2 500 travailleurs, de toutes catégories. Ils sont plus de 600
professeurs à avoir présenté une demande d’acquisition d’un logement
toutes formules comprises. Pour donner une lueur d’espoir à cette
frange de la société et atténuer cette crise, du moins à la wilaya
d’Alger, il faut réserver un minimum de 400 logements pour les
professeurs de l’enseignement supérieur dont 80 pour ceux de l’USTHB.
Plusieurs
initiatives ont été prises par les professeurs en coordination avec
le rectorat de l’université en question pour essayer de résorber ce
problème et l’une des initiatives qui va dans ce sens est la
création de la commission de logement des professeurs de
l’université des sciences et technologie Houari- Boumediene USTHB.
Cette commission a tenu hier au niveau de la salle polyvalante du
même établissement une assemblée générale. L’ordre du jour de cette
rencontre a tourné autour des demandes de logements des professeurs
de cette université et du reste des universités qui tardent à
aboutir alors que les enseignants en question se disent vraiment
dans le besoin car ils vivent une situation sociale des plus
pénibles. Interrogé sur les raisons principales de cette réunion, le
président de cette commission, Moulay Hocine en a cité
quelques-unes. Entre autres, il y a lieu d’énumérer le fait que les
enseignants qui sont dans le besoin commencent sérieusement à
s’inquiéter du sort réservé à leurs demandes de logements et il y a
aussi le fait que le mandat de membre du bureau de cette commission
expirera en juillet prochain, puisque les membres de cette
commission qui existe depuis plus de vingt ans, faut-il le rappeler,
sont élus pour un mandat de trois ans. Cette commission est
installée par le recteur de l’université, en l’occurrence, M.
Benzaghou. Toutefois, des promesses ont été faites aux collectifs
des professeurs de l’USTHB par les autorités concernées, à savoir
les ministères de l’Enseignement supérieur et de la recherche
scientifique et de l’Habitat. En 2003, les enseignants en question
avaient eu la promesse pour l’acquisition d’un quota de 250
logements. Les services de la wilaya d’Alger ont même choisi
l’assiette foncière qui devait servir de socle à ce projet.
Les professeurs
n’écartent pas le recours à l’occupation des classes avec leurs
familles
Cependant, vu les
problèmes que rencontre l’entreprise qui a pris en charge la
réalisation de ces logements, à savoir
Batigec, le projet
en question n’est pas prêt de voir le jour. Le maître de l’œuvre, à
savoir la direction de la réhabilitation et de l’aménagement des
quartiers d’Alger, ne cesse de reporter les délais de réception de
ces logements. Les dernières nouvelles recueillies indiquent que
l’entreprise est en phase de liquidation et cela ne fait
qu’exacerber l’inquiétude des concernés.
D’autre part, il y
a lieu de signaler que certains des professeurs de cette université
avaient été évacués des logements dont ils ont bénéficié auparavant,
à cause d’un litige avec l’OPGI. Il y a aussi 200 logements qui
devaient être réservés pour les professeurs universitaires et ceux
dans le cadre du programme du président de la République. Les
dernières informations recueillies auprès du ministère de l’Habitat
et de l’Urbanisme font état d’un quota de 6 500 logements qui seront
réservés pour le ministère de l’Enseignement supérieur et la
Recherche scientifique. Toutefois, beaucoup de doutes et
d’appréhension planent sur cette nouvelle chez les professeurs de l’USTHB.
Ces derniers se demandent bien si les 250 logements de Draria y sont
comptabilisés. Ils se demandent quand ces logements seront prêts et
s’il y en aura assez pour tout le monde et aussi s’ils seront
réalisés à Alger. Les professeurs sont donc décidés à passer à
l’action pour recouvrer leur droit à un toit décent. Plusieurs
moyens de revendications ont été prévus pas les mis en cause allant
des plus pondérés (tels que les écrits qui seront transmis à toutes
les institutions compétentes) aux moyens les plus radicaux tels que
le débrayage et l’occupation des classes avec leurs
familles.
Par Salah
Harirèche
Secteur de la PME
455 000
entreprises créées en une année
Le ministre de la
Petite et Moyenne entreprise et de l’Artisanat, Mustapha Benbada,
lors de son passage hier à l’émission «Tahaoulet» de la Chaîne I, a
annoncé que «le secteur de la PME verra bientôt la création de
l’observatoire national technique de la sous-traitance ainsi que le
centre national pour la promotion des PME afin d’accompagner les
détenteurs de projets».
A ce sujet, le
ministre a indiqué qu’à fin 2009, plus 455 000 PME et quelque
170 000 activités artisanales ont été créées, ce qui constitue une
preuve de la dynamique du secteur ces dernières années et aussi
l’efficacité des mécanismes que l’Etat a mis en œuvre jusqu’à
présent en faveur de la promotion du secteur. Il a souligné
également l’inscription, dans le prochain quinquennat,
l’élargissement de différentes structures d’accompagnement
économique à travers la création de 15 nouvelles structures dont
celle de l’observatoire national technique de la sous-traitance
ainsi que le centre national pour la promotion des PME afin
d’accompagner les détenteurs de projets. Néanmoins, dira Benbada, il
reste le défi de la prise de conscience des opérateurs économiques
nationaux pour se mettre au diapason des challenges à relever et
imposés par l’économie mondiale. Soulignant les différents
dispositifs et mesures adoptés pour atteindre cet objectif à travers
les facilitations des procédures d’accès aux crédits, la réduction
des contraintes administratives, le rabais sur le foncier afin de
mettre à la disposition des entreprises les conditions nécessaires à
la concurrence à travers la qualité de la production. S’agissant
de la réhabilitation des PME, le premier responsable du secteur
affirmera que l’étude du dossier est en phase de finalisation. A ce
propos, il indiquera que 200 milliards de DA ont été réservés pour
ces PME en souffrance, et s’interrogera sur la volonté des patrons à
prendre l’initiative de réhabiliter leur entreprise. Une occasion
pour le ministre de rappeler le non-fondement des appréhensions
émises par certains patrons vis-à-vis de cette opération, qui au
contraire, contribue à réduire les craintes des banques à accorder
les crédits. Sur ce sujet précis, Benbada relèvera que la plus
grande problématique du secteur demeure celle du financement en ce
sens où les banques refusent de débloquer les financements
nécessaires aux PME. Une problématique, poursuivra le ministre, pour
laquelle les pouvoirs publics ont entrepris des démarches pour la
garantie des crédits à travers les multiples fonds initiés, citant
l’exemple du FGAR (Fonds de garantie des crédits aux PME), de la
société de capital investissement et le leasing . Ce sont,
soulignera le ministre, des services financiers venant encourager
les PME à trouver les produits financiers qui leur conviennent. A ce
propos, il invitera les détenteurs de projets à se rapprocher des
bureaux d’études spécialisés pour des études technico-économiques et
financières de leur projet. Interrogé sur l’implication des PME
dans le nouveau code des marchés publics, Benbada indiquera que des
suggestions ont été données pour l’insertion de plus de PME dans les
projets de développement en réservant plus de 15% pour les marchés
publics pour la préférence nationale et aller vers l’annulation ou
la réduction des cautions de bonne exécution des soumissions,
notamment pour les PME spécialisées dans le BTPH, et aussi aller
vers la réservation de certains marchés moyens au marché national.
Quant au transfert de technologie et du savoir-faire, Benbada
demandera d’«intégrer les entreprises nationales en sous-traitance à
travers des cahiers des charges bien précis».
Lynda N.B.
Coopération algéro-turque
Dans l’attente
de l’accord de libre-échange
La coopération
économique et commerciale entre l’Algérie et la Turquie s’est
inscrite dans une courbe ascendante depuis quelques années déjà. Cet
élan pourrait être consolidé dans le cas où la Chambre de commerce
et d’industrie algéro-turque serait mise en place pour renforcer ces
relations.
Cette idée fait
déjà son petit bonhomme de chemin et le projet est, selon
l’ambassadeur turc en Algérie, Ahmet Nicati Bigali, en phase de
préparation. «Il existe un conseil des hommes d’affaires
algéro-turcs qui a été institué au sein de l’administration du
conseil des relations extérieures de Turquie et il y a un conseil
d’affaires turc qui est en fonction, mais je crois que ce conseil
doit être plus actif», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à
notre confrère d’Horizons, avant d’ajouter : «Nous avons entrepris,
ces derniers temps, d’installer la chambre d’industrie et de
commerce algéro-turque à Alger qui devrait être fonctionnelle dans
un ou deux mois». D’après le diplomate du pays d’Atatürk, la Chambre
commencera à fonctionner au départ avec 20 hommes d’affaires des
deux pays afin de dynamiser davantage les relations qualifiées
d’insuffisantes. «La mise en place de cette institution sera bien
sûr basée sur le partenariat et représentée, au début, par vingt
hommes d’affaires algériens et turcs. Cette chambre va ouvrir les
canaux de communication et aider au mieux le milieu des hommes
d’affaires à se réunir plus fréquemment à l’avenir», a-t-il fait
savoir.
Ces déclarations
d’un officiel turc interviennent parallèlement à la séance
d’ouverture de la 9e session de la commission mixte algéro-turque de
coopération économique, scientifique et technique, tenue hier à
Djenane El Mithak, et coprésidée par Chakib Khelil, ministre
algérien de l’Energie et des Mines et son homologue turc chargé de
la Planification, Cedvet Yilmaz. Au cours de la cérémonie, Khelil a
exprimé le vœu de l’Algérie de prolonger le contrat gazier entre
Sonatrach et la compagnie Botas au-delà de 2014. «Nous exprimons
notre volonté de poursuivre notre relation commerciale (avec la
Turquie) en matière d’exportation de gaz et ce, au-delà de 2014,
date d’expiration du contrat en cours entre Sonatrach et Botas»,
a-t-il déclaré à l’APS. En fait, l’Algérie exporte du gaz vers la
Turquie en vertu d’un contrat signé en 1995 pour la livraison de 4
milliards de mètres cubes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an
pendant 20 ans. Sur un autre registre, Ahmet Nicati Bigali a déclaré
que concernant une éventuelle signature d’accord de libre- échange
entre les deux parties, Ankara attend la réponse d’Alger à ce sujet,
tout en faisant savoir dans le même sillage que des accords de ce
genre lient déjà la Turquie avec d’autres pays du Maghreb. «Nous
avons signé des accords de libre-échange avec l’ensemble des pays
maghrébins. Pour ce qui est de l’Algérie, nous attendons la
réponse», a-t-il affirmé.
La question de la
suppression des visas pour les hommes d’affaire algériens n’est pas
à écarter, selon l’ambassadeur. «Il est vrai que nous avons fait des
exemptions de visa pour les hommes d’affaires des pays avec lesquels
nous avons des accords de libre-échange et il est possible de le
faire pour les Algériens. Je n’y vois aucun inconvénient à condition
que cet accord soit mutuel», a-t-il envisagé. Il est à signaler que
le volume d’échanges commerciaux entre l’Algérie et la Turquie a
été de 5 milliards de dollars US en 2009, selon l’ambassadeur (3,8
milliards de dollars, selon le CNIS des Douanes algériennes).
Cette situation
positionne la Turquie à la 6e place des clients de l’Algérie avec
2,066 milliards de dollars et à la 7e de ses fournisseurs avec 1,7
milliard de dollars, selon les chiffres du CNIS. En matière
d’investissements, les Turcs ont placé quelque 300 millions de
dollars essentiellement dans les secteurs du BTPH, de
l’agroalimentaire et de l’industrie chimique.
Par Hafid
Mesbah
Nouveau repos hebdomadaire, six mois après
Les patrons
satisfaits, mais demandent plus…
La catégorie
concernée au premier chef par le week-end, et qui avait
particulièrement pâti de l’ancienne formule du jeudi-vendredi, celle
des opérateurs économiques, se déclare globalement satisfaite du
nouveau régime, même si les patrons estiment que six mois ne
suffisent pas pour dresser un bilan réaliste.
Ce sentiment de
satisfaction aurait été total, au vu du manque à gagner, si le
week-end devenait «intégralement universel», et la récente
expérience encourage à aller dans ce sens, celui du repos
hebdomadaire fixé au samedi-dimanche. Des opérateurs économiques et
sociaux, interrogés mercredi par l’APS, font le bilan de six mois
depuis la décision d’organiser le repos hebdomadaire sur les
journées du vendredi et du samedi contre jeudi-vendredi auparavant.
Pour le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Réda
Hamiani, le décalage opéré a donné lieu à une «flexibilité accrue»,
le vendredi restant, dit-il, «une journée pivot autour de laquelle
les entreprises s’organisent». Il ajoute que les relations
économiques de l’Algérie avec ses partenaires internationaux sont à
présent «plus raffermies», qualifiant le glissement du repos
hebdomadaire de «gain important», même s’il considère qu’il est
encore «trop tôt» pour évaluer l’impact de la mise en application du
nouveau régime de repos sur l’économie nationale. «Six mois, ce
n’est pas suffisant pour faire un bilan. Aucune évaluation n’a été
faite pour savoir si l’application de cette mesure aurait permis de
réduire le manque à gagner important (issu de l’ancien régime, ndlr)
pour l’économie algérienne», a-t-il dit. Le FCE avait estimé ces
pertes à «quelque 150 à 800 millions de dollars par an», en
s’appuyant sur des évaluations faites par plusieurs sources. De son
côté, le directeur général de l’Agence nationale de promotion du
commerce extérieur (Algex), Mohamed Benini, soutient que l’ancien
décalage (jeudi-vendredi) avec les pays de l’autre rive de la
Méditerranée revenait assez cher à l’économie nationale, les
entreprises qui travaillent avec des groupes internationaux ne
disposant alors que de trois jours pour effectuer leurs opérations
avec l’étranger. Avec le nouveau régime de repos,
affirme-t-il, les opérateurs économiques «ont pu gagner une journée
de travail supplémentaire qui a été mise à profit dans les échanges
économiques et commerciaux avec l’extérieur». Toutefois, il estime
qu’«il y a encore des efforts à faire sur le plan de l’aménagement
des horaires». Le président de la Confédération algérienne du
patronat (CAP), Boualem M’rakech, soutient lui aussi que le
changement du repos hebdomadaire a permis à l’Algérie de s’inscrire
dans un environnement international. «L’organisation du
repos hebdomadaire les vendredi et samedi est une action extrêmement
positive pour l’économie algérienne, appelée à évoluer dans un
environnement mondialisé, ouvert et fortement concurrentiel»,
a-t-il souligné. Le président de la Confédération générale des
entrepreneurs algériens (CGEA), Habib Yousfi, considère, à ce titre,
que la formule «aménagée» choisie par les autorités est «tout à
fait logique». Quant au président de la Confédération nationale du
patronat algérien (CNPA), Mohand Saïd Naït Abdelaziz, il estime que
l’actuel régime de repos a certes permis aux opérateurs économiques
de gagner une journée supplémentaire de travail, mais que «cela
reste insuffisant». «L’application du repos hebdomadaire les
vendredi et samedi est peut-être une option transitoire avant
d’aller vers le week-end universel. Nous allons plaidé dans ce
sens», a-t-il poursuivi. Pour sa part, le président de la Fédération
nationale de l’industrie agroalimentaire, affiliée à la
Confédération des industriels et producteurs algériens (Cipa),
Abdelouahab Ziani, qualifie d’«excellente» la décision prise par les
pouvoirs publics au sujet du repos de fin de semaine. «Le changement
du week-end avait déjà été adopté (avant la mesure) par certaines
entreprises qui se sont retrouvées dans l’obligation d’opérer un
décalage pour tenter de réduire les pertes. D’autres avaient opté
carrément pour le week-end universel, ce qui a quelque peu perturbé
les travailleurs», a indiqué M. Ziani. La Cipa souhaite,
néanmoins, le retour au week-end universel. «Ce serait vraiment
l’idéal. Les entreprises seront plus performantes», a-t-il plaidé.
Par ailleurs, certains chefs d’entreprise font état de «surcoûts
financiers» générés par la nécessité de s’adapter au rythme du
client ou du fournisseur extérieur malgré le changement du
week-end. Réclamé de longue date par les opérateurs
économiques confrontés à de petites semaines de travail (3-4 jours)
avec leurs interlocuteurs internationaux, le glissement du repos
hebdomadaire a été décidé en juillet dernier en Conseil des
ministres et appliqué le 14 août. Le Conseil des ministres avait
entériné la décision portant organisation désormais du repos
hebdomadaire les vendredi et samedi, avec maintien de la possibilité
pour les entreprises économiques d’organiser ce repos au niveau du
travail posté, selon leur plan de production.
Par Assia F.
Accord d’association Algérie-Union européenne
Manque à gagner
sur les recettes fiscales et douanières
L’Algérie, après
avoir enregistré un creusement du déficit hors hydrocarbures,
compte renégocier avec l’UE certaines clauses de cet accord lors du
prochain conseil d’association prévu en juin 2010.
L’accord
d’association entre l’Algérie et l’Union européenne (UE), entré en
vigueur en 2005, n’est pas sans conséquences sur notre pays. En
effet, selon une étude élaborée par le Programme d’appui à la mise
en œuvre de l’accord d’association, il est dit que «l’accord
Algérie-UE a entraîné un creusement du déficit commercial hors
hydrocarbures de l’Algérie».
Sur le plan
macroéconomique, l’accord d’association n’a pas entraîné de
modification de la dynamique d’échanges entre les deux rives de la
Méditerranée.
Ce déficit, note
l’étude, est en faveur des pays de l’UE. «La part de l’UE dans les
importations de l’Algérie a légèrement diminué entre 2002 et 2007.
Les répercussions de cet accord sur le plan macroéconomique,
souligne-t-on, se sont également traduites par un manque à gagner
sur les recettes fiscales et douanières de l’Algérie, en raison de
l’application du démantèlement tarifaire. Toutefois, précise
l’étude, le démantèlement tarifaire appliqué aux produits importés
de l’UE n’a engendré ni détournement ou dérivation du flux des
échanges ni création supplémentaire de commerce.»
L’étude
d’évaluation, conduite en 2009 par des experts indépendants, a
relevé également «une insuffisance des entreprises nationales à la
concurrence internationale». S’agissant des investissements,
l’étude note une forte augmentation des investissements directs
étrangers d’origine européenne, liée principalement aux secteurs du
bâtiment, des travaux publics et des hydrocarbures. Par ailleurs,
les experts estiment qu’il est trop tôt de se prononcer
objectivement sur les effets réels d’un tel accord. Pour ce qui est
des autres domaines qui n’ont pas été évalués dans cette étude avec
suffisamment de précision, notamment l’agriculture et la pêche, des
études complémentaires sont envisagées pour en tenir compte. Cela
dit, l’Algérie compte renégocier avec l’UE certaines clauses de cet
accord lors du prochain conseil d’association prévu en juin
prochain. Il sera question donc de proposer l’amendement des
clauses relatives à l’aspect commercial de produits algériens
exportés vers l’UE sans droits de douanes, a déclaré récemment le
ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub. De son côté, M. Zelmati,
directeur du Programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord
d’association, a fait savoir que l’unité de gestion du programme a
enregistré trois appels d’offres pour des projets de jumelage
institutionnel dont le coût global s’élève à près de 3 millions de
dollars qui seront financés par l’UE. Ces jumelages vont profiter à
la direction générale des impôts, au ministère de l’Industrie et de
la Promotion des investissements et à l’Algérienne des eaux (ADE).
Yazid M.
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