Événement

Retour

Le Quai d'Orsay déplore l'affiche de Le Pen

Apaisement ou enjeu électoral ?

Tout en annonçant une vaste opération de relogement

Le wali d’Alger critique les élus locaux et les émeutier

Les médecins grévistes reçus à El Mouradia

La Présidence s’implique

Après de longues semaines de grève

Les élèves retrouvent leurs enseignants

Deux Européennes relâchées par les salafistes

Une rançon de cinq millions d’euros versée au GSPC

Célébration du 8 Mars

Nedjma honore la femme manager

Ouverture à Berlin du Salon mondial du tourisme

L’Algérie représentée par l’ONT

Université de Bab Ezzouar

Un tiers des professeurs souffre de la crise du logement

Secteur de la PME

455 000 entreprises créées en une année

Coopération algéro-turque

Dans l’attente de l’accord de libre-échange

Nouveau repos hebdomadaire, six mois après

Les patrons satisfaits, mais demandent plus…

Accord d’association Algérie-Union européenne

Manque à gagner sur les recettes fiscales et douanières

 

 11/03/10

Le Quai d'Orsay déplore l'affiche de Le Pen

Apaisement ou enjeu électoral ?

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, lors de son point de presse tenu mardi dernier dira que «les autorités algériennes ont fait part hier de leurs protestations légitimes quant à l’usage extrêmement choquant qui est fait du drapeau algérien».  Dans ce cadre, il a ajouté : «Nous déplorons avec force l’usage indigne et dégradant d’un drapeau national à des fins électoralistes».

Ainsi, Paris donne raison à Alger dans sa protestation contre l’affiche utilisée par Jean-Marie Le Pen dans le cadre des élections régionales en France. Toutefois, des observateurs se demandent s’il ne s’agit pas en réalité d’enjeux d’une élection, sachant que les pratiques «racistes» de Le Pen n’ont pas toujours été les bienvenues au niveau d’une large frange de la population française. A savoir que le parti du Président  Nicolas Sarkozy est aussi en pleine campagne électorale pour les régionales en France.

D’autres observateurs expliquent cette attitude «positive» de Paris comme étant une manière d’apaiser les tensions existant actuellement entre les deux pays.

En tout cas, le Quai d’Orsay qui a déploré l’usage du drapeau algérien dans une affiche électorale en France  ne voit aucun problème dans l’inscription de l’Algérie sur une liste des pays à risque terroriste dont les ressortissants seront soumis à des mesures de contrôle spécifiques au niveau des aéroports français. Et pourtant l’Algérie a protesté officiellement contre cette décision défendue par le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner qui est allé jusqu’à rendre responsable la génération des moudjahidine par rapport à la complexité des relations algéro-françaises.

Il y a lieu de rappeler que  le ministre des Affaires étrangères,  Mourad Medelci a affirmé que l’Algérie a protesté «officiellement» auprès de l’Etat français au sujet de l’affiche du parti du leader de l’extrême droite, Jean-Marie Le Pen, pour les élections régionales. 

Dans une déclaration à la presse lundi dernier, il dira :

«Nous avons protesté officiellement et c’est à l’Etat français de prendre les dispositions qui s’imposent lorsque des symboles de pays étrangers sont mis à genoux». Cependant, Paris n’a pris aucune mesure pour interdire ladite  affiche, placardée dans la région de la Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), représentant une femme intégralement voilée à côté d’une carte de France recouverte du drapeau algérien sur laquelle se dressent des minarets en forme de missiles, avec comme slogan électoral : «Non à l’islamisme». 

Toutefois, des associations comme l’espace franco-algérien, le Mrap, le Cran et Devoir de mémoire ont saisi en référé le tribunal de grande instance de Nanterre pour interdire cette affiche et poursuivre le FN pour «incitation à la haine».

Jean-Marie Le Pen «doit comparaître pour une première audience devant le tribunal correctionnel de Paris le 6 mai», selon SOS Racisme.

Lors du 20 heures de TF1, mardi, Jean-Marie Le Pen ira jusqu’à fustiger la protestation de l’Algérie car selon lui, «il ne voit pas  comment un Etat étranger peut intervenir dans notre élection». 

L’affaire a été examinée lundi dernier et le verdict sera rendu demain.

Par Nacera Chenafi

 

Tout en annonçant une vaste opération de relogement

Le wali d’Alger critique les élus locaux et les émeutier

Le wali d’Alger a annoncé hier la distribution de 10 000 logements sociaux d’ici le mois d’octobre prochain. Le premier magistrat de la wilaya veut rassurer les habitants de la capitale suite aux manifestations de rue qui tendent à se généraliser. Mohamed Kebir Addou, a évoqué ainsi une «vaste opération de relogement» qui sera entamée dès la semaine prochaine. Elle concernera en premier lieu la cité de Diar Chems, 500 familles seront relogées, avant de toucher des quartiers notamment intra-muros. A la fin de l’année en cours, ce programme de résorption de l’habitat précaire s’étendra à la périphérie d’Alger. Pour le seul programme LSP, 4 000 logements seront distribués d’ici la rentrée sociale prochaine. Il s’agit d’une opération «lourde» qui demande la participation des autorités à tous les niveaux. Le wali, s’exprimant lors de la session ordinaire de l’APW d’Alger, n’a pas mâché ses mots, en évoquant le rôle des responsables locaux. Il a ouvertement critiqué l’absence des élus du peuple, avant-hier, lors des manifestations qu’a connues la cité Zaâtcha, dans la commune de Sidi M’hamed. «C’est quoi cette méthode de travail ! Aucun responsable n’a été sur place pour parler avec les protestataires…ces élus ne sont présents qu’à l’occasion des réceptions» a-t-il fulminé. Il a par la suite tempéré en précisant que sa réprimande n’est destinée qu’à certains élus. Cependant, il s’est longuement attardé sur le recours aux émeutes par les habitants des quartiers défavorisés, pour revendiquer leur droit au relogement dans des appartements décents. Ainsi, il dira que «les mouvements de protestation n’influeront en aucun cas sur les priorités des autorités publiques en matière de relogement». «Recourir à l’émeute pour demander ses droits est une méthode non civilisée. Que ceux qui sortent dans la rue sachent qu’ils n’en bénéficieront pas avant les autres» a-t-il déclaré. Concernant les cités concernées par ces opérations, M. Addou citera, entre autres, les cités populaires construites avant l’indépendance, les immeubles menaçant ruine, les habitants des chalets et ceux des cimetières. Au sujet des conditions de distribution des logements, il a tenu à assurer que l’opération se déroulera

«dans la transparence totale» sans «fraude ni passe-droits». Selon lui, les citoyens concernés «ont été recensés et sont connus». Par ailleurs, le wali a souligné explicitement que les 10 000 logements en question ne vont pas régler la crise du logement à Alger. Cela d’autant que la capitale est assaillie par une demande importante. Il a néanmoins rappelé qu’en plus du programme propre à la capitale, il faut ajouter celui du président de la République, susceptible de permettre le relogement d’un bon nombre d’habitants. Mohamed Kebir Addou a souligné également que depuis 2004 quelque 13 800 familles ont été recasées dans des logements sociaux ou LSP, sans compter les programmes promotionnels ou de location-vente.

Aomar F.

 

Les médecins grévistes reçus à El Mouradia

La Présidence s’implique

De toute l’histoire des rassemblements des différents corps de la Fonction publique tenus devant la Présidence de la République, c’est la première fois que les protestataires ont pu accéder à l’intérieur de la première instance du pays.

Enfin, un geste de la part des pouvoirs publics. Les praticiens de la santé publique, qui ont saisi auparavant toutes les autorités du pays en vain, ont fini par être reçus par les conseillers du Président Abdelaziz Bouteflika chargés des organisations et des relations avec le citoyen. De toute l’histoire des rassemblements des différents corps de la Fonction publique tenus devant la présidence de la République, c’est la première fois que les protestataires ont pu accéder à l’intérieur de la première instance du pays. Rejetés par le Premier ministre et par le ministre de la Santé lors des sit-in précédents, les praticiens de la santé publique ont porté leur voix plus «haut» dans le rassemblement d’hier. Néanmoins, c’est après une longue bousculade avec les forces de l’ordre qu’une délégation de médecins a été invitée à s’entretenir avec les responsables de la Présidence de la République. A 10h du matin, tous les abords menant vers le siège de la Présidence de la République à El-Mouradia étaient barricadés par les forces de l’ordre. En civil ou en uniforme, les policiers procèdaient systématiquement à la vérification de l’identité et au contrôle les allées et venues. Malgré le froid glaciel, les médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes étaient nombreux à répondre favorablement à l’appel de l’Intersyndicale des praticiens de la santé publique. Les premiers groupes de médecins grévistes ont tenté de se rassembler en contrebas du siège de la Présidence, mais les protestataires ont été empêchés d’atteindre l’accès de la Présidence. Dès lors, les manifestants ont été stoppés à la rue Ali Haddad, en face de la mairie d’El-Mouradia. Les médecins ont alors scandé des slogans hostiles à leur tutelle ainsi qu’au Premier ministre. «Après Zizou c’est nous. Nous sommes aussi de la famille. Est-ce que tu peux nous recevoir monsieur le Président ?», lit-on sur une pancarte brandie par les manifestants, allusion faite à la dernière rencontre qui a eu lieu entre Bouteflika et la star mondiale du football Zidane. A un moment donné, un officier de police, servant de médiateur entre les deux parties (manifestants et Présidence), informe les Drs Mérabet et Yousfi, respectivement président du SNPSP et du SNPSSP, que «personne n’a voulu vous recevoir» et exige des manifestants qu’ils quittent les lieux. Sur un toit d’un fourgon stationné qui servait de tribune, le Dr Yousfi prend la parole et demande à ses camarades de rester sur place. Les policiers passent à l’action et tentent de séparer les manifestants. Les médecins ont été alors repoussés, réprimés et bastonnés par les forces de l’ordre. Une femme médecin, qui a reçu des coups de matraque, a été évacuée à l’hôpital sous le regard offusqué des habitants du quartier. Le médiateur apparaît pour une deuxième fois et lance un appel aux deux syndicalistes et les conduit au siège de la Présidence. Le calme et le silence reviennent alors que leurs camarades sont reçus par des responsables de la Présidence. Dans l’attente d’une réponse, les protestataires expriment leur révolte devant les journalistes et les policiers. Une heure  après, Mérabet et Yousfi rejoignent l’assemblée sous les applaudissements de la foule. «Nous avons été reçus par un conseiller de la Présidence. Nous avons exposé notre plateforme de revendications aux responsables de la Présidence. De leur côté, ils nous ont promis de relancer le dialogue et de prendre en charge nos doléances au niveau de la Présidence», dira le Dr Mérabet. «La Présidence a pris contact avec nous. On s’est mis d’accord sur les procédures à suivre afin de régler nos problèmes. Nous avons demandé l’intervention du président de la République pour régler notre conflit avec le ministère de la Santé. Nous espérons bien que cela va se faire dans les plus brefs délais», ajoute le Dr  Yousfi. Par ailleurs, les deux syndicalistes annoncent la poursuite de la grève, entamée depuis plus de trois mois, jusqu’à la satisfaction effective des revendications des médecins. Un autre plan d’action sera annoncé samedi prochain, à l’occasion du point de presse hebdomadaire de l’Intersyndicale des praticiens de la santé publique.

Par Hocine L.

 

 

Après de longues semaines de grève

Les élèves retrouvent leurs enseignants

Après plusieurs semaines de grève et les rebondissements dans la protestation, les enseignants grévistes affiliés au Cnapest ont enfin décidé de reprendre le chemin des classes après la décision de justice en référé, sur plainte du ministère de l’Education, leur ordonnant la reprise le 7 mars et un délai de 72 heures accordé par la tutelle qui a décidé de sévir contre les enseignants récalcitrants. Hier, le directeur de l’éducation de la wilaya de Béjaïa a affirmé que les enseignants ont repris le travail dans tous les lycées de la wilaya. Donc pas de sanction, selon un responsable que nous avons joint, du moment que les grévistes ont repris les cours à 10 heures comme annoncé par le Cnapest  dans un communiqué la  veille. Contacté aussi, le chargé de la communication de la direction de l’éducation, Saâd Oulebsir nous dira qu’«il n’y a pas de radiation puisque les enseignants ont repris à la première mise en demeure, mais on attend cependant la décision de justice». Pour sa part, le Cnapest, qui a tenu une réunion extraordinaire et marathonienne le 8 mars, a appelé les enseignants à reprendre le travail et à rester mobilisés jusqu’à l’aboutissement des revendications, tout en observant des assemblées périodiques.  Dans son communiqué transmis à la presse, le Cnapest a relevé «la non-tenue par la tutelle de ses engagements» envers le syndicat, notamment la satisfaction de ses revendications qualifiées pourtant de légitimes, à commencer par le régime indemnitaire convenu en commission mixte, comme il a souligné son «refus d’une gestion transparente dans la gestion des œuvres sociales et s’est montrée trompeuse sur le dossier de la médecine du travail». Le Cnapest a déploré «le recours à l’armada de décisions répressives envers les enseignants dont le seul tort est d’avoir demandé l’amélioration de leurs conditions sociales et pédagogiques  et demande le maintien des trois comités mixtes afin de répondre rapidement aux trois revendications des enseignants». Le syndicat se réserve le droit de retourner à la protestation si «les procédures judiciaires engagées contre les enseignants ne seront pas levées et appelle les enseignants à tenir des assemblées générales périodiques et rester mobilisés, afin d’arracher nos revendications». A noter que des enseignants du lycée de Draâ El Kaïd  affiliés au Cnapest avaient repris l’enseignement dès le verdict de la justice, soit lundi passé, alors que dans d’autres lycées des enseignants, certes minoritaires, ont voté pour l’arrêt de la grève et le retour en classe, alors que l’atmosphère dans les lycées était lourde hier. Dans certains lycées, la reprise s’est faite progressivement, comme nous l’avons constaté au lycée El Hammadia, dans le centre-ville.  Des lycéens avaient exprimé leur soulagement de pouvoir poursuivre les programmes tout en exprimant leur refus d’avoir des cours durant les vacances. Pour eux, les vacances sont faites pour se reposer et ce sera une occasion de réviser pour préparer les examens. «Nous sommes d’accord pour les heures supplémentaires, mais pas pour les cours durant la première semaine des vacances comme suggéré» diront plusieurs lycéens que nous avons rencontrés durant notre tournée.

Tarek B.S.

 

Deux Européennes relâchées par les salafistes

Une rançon de cinq millions d’euros versée au GSPC

Le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a relâché tôt, hier matin, deux otages européens qu’il détenait depuis plus de trois mois.

Il s’agit de deux otages femmes, une Italienne et une Espagnole, âgées respectivement de 35 et 32 ans, enlevées dans deux pays différents, le Mali et la Mauritanie. Ces deux femmes sont arrivées dans la journée d’hier au Burkina Faso, pays natal de l’otage italienne, Philomène Kabouree. Cette libération a été confirmée, toujours durant la journée d’hier, par des négociateurs maliens, lesquels ont annoncé également qu’un arrangement a été conclu entre les deux gouvernements, italien et espagnol, avec les terroristes salafistes basés dans la région  nord du Mali pour le dénouement de cette affaire. Toutefois, aucune autre information n’a été donnée sur l’origine ou la forme de cet arrangement gardé secret. Cependant, les négociateurs maliens issus des tribus touaregues n’écartent pas un éventuel règlement financier qui serait fort probable, soulignent-ils, derrière la libération des deux otages. Certains pensent même qu’une rançon estimée à 5 millions d’euros aurait été versée par l’Espagne et l’Italie au groupe terroriste en contrepartie de la libération des femmes otages, avec la «bénédiction» du pouvoir malien. D’autre part, les terroristes détiennent toujours trois autres otages, deux humanitaires espagnols et un autre otage italien dont la femme a été relâchée. Ces derniers seront libérés si la Mauritanie relâche dans les jours qui viennent quatre terroristes réclamés par le GSPC. Le 28 février dernier, le GSPC avait mis en garde les gouvernements italien et espagnol qu’il allait exécuter les otages s’ils ne répondent pas positivement à ses revendications. Trois jours après, le GSPC au Sahel, dirigé par Abdelhamid Zeid alias Abou Zeid, diffuse un second communiqué sur un site Internet proche des islamistes salafistes, dans lequel il exige une rançon de 5 millions d’euros et la libération de quatre salafistes détenus en Mauritanie en contrepartie de la libération des deux otages italiens et des trois Espagnols. Sept jours après ce communiqué, le GSPC libère les deux femmes qu’il retenait depuis plus de 100 jours. Cette libération est soumise à des chantages, car il est hors de question pour Abou Zeid de libérer un quelconque  otage sans percevoir de rançon. Mieux encore, le gouvernement espagnol s’est dit, il y a quelques jours seulement, prêt a payer une rançon de 5 millions d’euros pour la libération des trois humanitaires espagnols enlevés en Mauritanie il y a trois mois. Cette information a été confirmée par «El Mundo», premier journal en Espagne. Cette façon de négocier entreprise par les gouvernements européens, français, espagnol ou italien, a permis aux terroristes d’Aqmi de se reconstituer après des coups durs portés par l’armée algérienne. Un second souffle pour le GSPC dont le chef sanguinaire, Abou Zeid, doit se réjouir de telles offres. Récemment, la France et le Mali ont relâché quatre dangereux terroristes en détention au pays d’ATT. Aujourd’hui, c’est l’Espagne qui paye, demain ce sera l’Italie qui proposera ses millions d’euros aux terroristes basés au Sahel. Ainsi, c’est l’Europe qui régénère la capacité de frappe du GSPC, alors que l’ONU, dans l’une de ses résolutions  avait interdit tout versement de rançon aux terroristes. Quand il s’agit de vies européennes, les gouvernements du Vieux continent sont prêts à verser des sommes colossales aux terroristes. Une politique malsaine qu’il faudrait à tout prix dénoncer. Ces mêmes Etats européens exercent une campagne sans précédent contre l’Islam. L’islamophobie est en train de prendre de l’ampleur dans une Europe de plus en plus radicale contre la communauté musulmane. En France, le Front national dirigé par Le Pen est un excellent modèle de cette sale campagne qui vise avant tout à discriminer les musulmans et à montrer qu’ils sont des terroristes islamistes. Voilà comment l’Europe mène sa politique à l’égard des musulmans.

Par Sofiane Abi

 

Célébration du 8 Mars

Nedjma honore la femme manager

C’est pour la cinquième fois successive  que Nedjma célèbre la Journée internationale de la femme en rendant cette fois-ci un hommage aux femmes managers et gestionnaires. L’hôtel Sheraton du Club des pins a abrité, dans la soirée d’avant-hier, une cérémonie en l’honneur de la femme manager et gestionnaire. Devenue une tradition, cette rencontre féminine a vu la présence de nombreuses figures illustres activant dans différents secteurs. Nedjma a choisi, à l’occasion de sa cinquième célébration de  la Journée internationale de la femme, de rendre hommage à sept femmes managers et gestionnaires, en l’occurrence  Khadija Belhadi, fondatrice et présidente de l’«Association algérienne des managers et entrepreneurs», Zéhira Yahi, chef de cabinet au ministère de la Culture, Lamia Boudoudou, initiatrice du 1er réseau d’affaires féminin en Algérie  et fondatrice du réseau professionnel «Ladies business club», Hassiba Mokraoui, directrice générale d’«Intermédiation et de régulation foncière», Barkahoum Alamir, directrice du «Centre national de toxicologie», Aïcha Amamra, conservatrice du «Musée national des arts et des traditions populaires d’Alger» et Yasmina Taya, présidente de l’«Association Seve Algérie». Chacune d’elles a donné un aperçu sur son expérience professionnelle dans le monde du management et de la gestion. Elles étaient unanimes à mettre en exergue la compétence féminine qui se conjugue avec le monde des affaires et de la gestion, comme l’avait exprimé Zéhira Yahi, ex-directrice entre autres de la Chaîne III et Internationale ainsi que la couronnée de la médaille d’or pour la production radiophonique qui pense que «la biologie féminine a des  spécificités qui font d’elle un bon manager…». Dans son intervention à cette occasion, Joseph Ged, directeur général de Watania Télécom Algérie a tenu à rendre hommage à toutes les Algériennes, en ces termes :

«En Algérie, il  y a des personnalités féminines exceptionnelles avec une incroyable volonté de réussite. L’Algérienne n’a plus rien à prouver quant à ses compétences et ses aptitudes dans le domaine managérial, elle constitue une valeur solide et incontestable dans l’évolution de l’environnement professionnel…».                

Yasmine Ayadi

 

Ouverture à Berlin du Salon mondial du tourisme

L’Algérie représentée par l’ONT

La 44e édition du plus grand Salon mondial du  tourisme (ITB) s’est ouverte mercredi à Berlin en présence de plusieurs pays dont l’Algérie, dans un  contexte marqué par l’espoir d’une amélioration pour ce secteur durement touché par la crise en 2009. Selon les chiffres publiés par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le nombre de touristes a fléchi de 4% en 2009, tandis que les recettes du tourisme international ont accusé une baisse de 6%, dans le sillage de la crise économique et financière mondiale. Toutefois, le secrétaire général de cette institution des Nations unies, Taleb Rifai, a estimé que le pire était passé pour l’industrie touristique, lors d’un point presse organisé à l’ouverture du Salon.  Avec des signes de reprise enregistrés fin 2009 et début 2010, les arrivées de touristes internationaux devraient rebondir de 3 à 4% cette année, et les recettes progresser de 1% à 2%, tirées par l’Asie. Le Salon du tourisme de Berlin accueille cette année

11 127 exposants venus de 187 pays, soit légèrement plus que lors de la précédente édition, selon les organisateurs. En ce qui concerne le marché allemand, qui constitue un des plus gros contingents de touristes au monde, la reprise pourrait se faire attendre jusqu’en 2011, a indiqué le président de la Fédération allemande du tourisme (DRV) et de la Fédération de l’industrie touristique (BTW). Selon lui, l’année 2010 sera une année de défis mais aussi une année de consolidation et de stabilisation. Pour rappel, l’Algérie est représentée à cette manifestation par l’Office national du tourisme (ONT) et ce, dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’activités promotionnelles de l’ONT à l’étranger pour l’année 2010. 

S. F.

 

Université de Bab Ezzouar

Un tiers des professeurs souffre de la crise du logement

Cette université, l’une des plus grandes d’Afrique, est sollicitée des étudiants des quatre coins du continent. Elle compte plus de 25 000 étudiants, 1 500 professeurs et 2 500 travailleurs, de toutes catégories.

Plus de 30 % des professeurs de la plus grande université du pays, à savoir l’université de Bab Ezzouar, USTHB, pâtissent de la crise de logement qui les tarabustent et qui ne manque pas d’avoir des conséquences des plus délétères sur leur rendement intellectuel. Il y a lieu d’indiquer que cette université, l’une des plus grandes d’Afrique est sollicitée des étudiants des quatre coins du continent. Elle compte plus de 25 000 étudiants, 

1 500 professeurs et 2 500 travailleurs, de toutes catégories. Ils sont plus de 600 professeurs à avoir présenté une demande d’acquisition d’un logement toutes formules comprises. Pour donner une lueur d’espoir à cette frange de la société et atténuer cette crise, du moins à la wilaya d’Alger, il faut réserver un minimum de 400 logements pour les professeurs de l’enseignement supérieur dont 80 pour ceux de l’USTHB.         

Plusieurs  initiatives ont été prises par les professeurs en coordination avec le rectorat de l’université en question pour essayer de résorber ce problème et l’une des initiatives qui va dans ce sens est la création de la commission de logement des professeurs de l’université des sciences et technologie Houari- Boumediene USTHB. Cette commission a tenu hier au niveau de la salle polyvalante du même établissement une assemblée générale. L’ordre du jour de cette rencontre a tourné autour des demandes de logements des professeurs de cette université et du reste des universités qui tardent à aboutir alors que les enseignants en question se disent vraiment dans le besoin car ils vivent une situation sociale des plus pénibles. Interrogé sur les raisons principales de cette réunion, le président de cette commission, Moulay Hocine en a cité quelques-unes. Entre autres, il y a lieu d’énumérer le fait que les enseignants qui sont dans le besoin  commencent sérieusement à s’inquiéter du sort réservé à leurs demandes de logements et il y a aussi le fait que le mandat de membre du bureau de cette commission expirera en juillet prochain, puisque les membres de cette commission qui existe depuis plus de vingt ans, faut-il le rappeler, sont élus pour un mandat de trois ans. Cette commission est installée par le recteur de l’université, en l’occurrence, M. Benzaghou. Toutefois, des promesses ont été faites aux collectifs des professeurs de l’USTHB par les autorités concernées, à savoir les ministères de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de l’Habitat. En 2003, les enseignants en question avaient eu la promesse pour l’acquisition d’un quota de 250 logements. Les services de la wilaya d’Alger ont même choisi l’assiette foncière qui devait servir de socle à ce projet.

Les professeurs n’écartent pas le recours à l’occupation des classes avec leurs familles 

Cependant, vu les problèmes que rencontre l’entreprise qui a pris en charge la réalisation de ces logements, à savoir

Batigec, le projet en question n’est pas prêt de voir le jour. Le maître de l’œuvre, à savoir la direction de la réhabilitation et de l’aménagement des quartiers d’Alger, ne cesse de reporter les délais de réception de ces logements. Les dernières nouvelles recueillies indiquent que l’entreprise est en phase de liquidation et cela ne fait qu’exacerber l’inquiétude des concernés.

D’autre part, il y a lieu de signaler que certains des professeurs de cette université avaient été évacués des logements dont ils ont bénéficié auparavant, à cause d’un litige avec l’OPGI. Il y a aussi 200 logements qui devaient être réservés pour les professeurs universitaires et ceux dans le cadre du programme du président de la République.  Les dernières informations recueillies auprès du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme font état d’un quota de 6 500 logements qui seront réservés pour le ministère de  l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique. Toutefois, beaucoup de doutes et d’appréhension planent sur cette nouvelle chez les professeurs de l’USTHB. Ces derniers se demandent bien si les 250 logements de Draria y sont comptabilisés. Ils  se demandent quand ces logements seront prêts et s’il y en aura assez pour tout le monde et aussi s’ils seront réalisés à Alger. Les professeurs sont donc décidés à passer à l’action pour recouvrer leur droit à un toit décent. Plusieurs moyens de revendications ont été prévus pas les mis en cause allant des plus pondérés (tels que les écrits qui seront transmis à toutes les institutions compétentes) aux moyens les plus radicaux tels que le débrayage et l’occupation des classes avec leurs familles.                  

Par Salah Harirèche

 

 

Secteur de la PME

455 000 entreprises créées en une année

Le ministre de la Petite et Moyenne entreprise et de l’Artisanat, Mustapha Benbada, lors de son passage hier à l’émission «Tahaoulet» de la Chaîne I, a annoncé que «le secteur de la PME verra bientôt la création de l’observatoire national technique de la sous-traitance ainsi que le centre national pour la promotion des PME afin d’accompagner les détenteurs de projets».

A ce sujet, le ministre a indiqué qu’à fin 2009, plus 455 000 PME et quelque 170 000 activités artisanales ont été créées, ce qui constitue une preuve de la dynamique du secteur ces dernières années et aussi l’efficacité des mécanismes que l’Etat a mis en œuvre jusqu’à présent en faveur de la promotion du secteur. Il a souligné également l’inscription, dans le prochain quinquennat, l’élargissement de différentes structures d’accompagnement économique à travers la création de 15 nouvelles structures dont celle de l’observatoire national technique de la sous-traitance ainsi que le centre national pour la promotion des PME afin d’accompagner les détenteurs de projets. Néanmoins, dira Benbada, il reste le défi de la prise de conscience des opérateurs économiques nationaux pour se mettre au diapason des challenges à relever et imposés par l’économie mondiale. Soulignant les différents dispositifs et mesures adoptés pour atteindre cet objectif à travers les facilitations des procédures d’accès aux crédits, la réduction des contraintes administratives, le rabais sur le foncier afin de mettre à la disposition des entreprises les conditions nécessaires à la concurrence à travers la qualité de la production.   S’agissant de la réhabilitation des PME, le premier responsable du secteur affirmera que l’étude du dossier est en phase de finalisation. A ce propos, il indiquera que 200 milliards de DA ont été réservés pour ces PME en souffrance, et s’interrogera sur la volonté des patrons à prendre l’initiative de réhabiliter leur entreprise. Une occasion pour le ministre de rappeler le non-fondement des appréhensions émises par certains patrons  vis-à-vis de cette opération, qui au contraire, contribue à réduire les craintes des banques à accorder les crédits. Sur ce sujet précis, Benbada relèvera que la plus grande problématique du secteur demeure celle du financement en ce sens où les banques refusent de débloquer les financements nécessaires aux PME. Une problématique, poursuivra le ministre, pour laquelle les pouvoirs publics ont entrepris des démarches pour la garantie des crédits à travers les multiples fonds initiés, citant l’exemple du FGAR (Fonds de garantie des crédits aux PME), de la société de capital investissement et le leasing . Ce sont, soulignera le ministre, des services financiers venant encourager les PME à trouver les produits financiers qui leur conviennent. A ce propos, il invitera les détenteurs de projets à se rapprocher des bureaux d’études spécialisés pour des études technico-économiques et financières de leur projet. Interrogé sur l’implication des PME dans  le nouveau code des marchés publics, Benbada indiquera que des suggestions ont été données pour l’insertion de plus de PME dans les projets de développement en réservant plus de 15% pour les marchés publics pour la préférence nationale et aller vers l’annulation ou la réduction des cautions de bonne exécution des soumissions, notamment pour les PME spécialisées dans le BTPH, et aussi aller vers la réservation de certains marchés moyens au marché national. Quant au transfert de technologie et du savoir-faire, Benbada demandera d’«intégrer les entreprises nationales en sous-traitance à travers des cahiers des charges bien précis».          

Lynda N.B.

 

Coopération algéro-turque

Dans l’attente de l’accord de libre-échange

La coopération économique et commerciale entre l’Algérie et la Turquie s’est inscrite dans une courbe ascendante depuis quelques années déjà. Cet élan pourrait être consolidé dans le cas où la Chambre de commerce et d’industrie algéro-turque serait mise en place pour renforcer ces relations. 

Cette idée fait déjà son  petit bonhomme de chemin et le  projet est, selon l’ambassadeur turc en Algérie, Ahmet Nicati Bigali, en phase de préparation. «Il existe un conseil des hommes d’affaires algéro-turcs qui a été institué au sein de l’administration du conseil des relations extérieures de Turquie et il y a un conseil d’affaires turc qui est en fonction, mais je crois que ce conseil doit être plus actif», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à notre confrère d’Horizons, avant d’ajouter : «Nous avons entrepris, ces derniers temps, d’installer la chambre d’industrie et de commerce algéro-turque à Alger qui devrait être fonctionnelle dans un ou deux mois». D’après le diplomate du pays d’Atatürk, la Chambre commencera à fonctionner au départ avec 20 hommes d’affaires des deux pays afin de dynamiser davantage les relations qualifiées d’insuffisantes. «La mise en place de cette institution sera bien sûr basée sur le partenariat et représentée, au début, par vingt hommes d’affaires algériens et turcs. Cette chambre va ouvrir les canaux de communication et aider au mieux le milieu des hommes d’affaires à se réunir plus fréquemment à l’avenir», a-t-il fait savoir.

Ces déclarations d’un officiel turc interviennent parallèlement à la séance d’ouverture de la 9e session de la commission mixte algéro-turque de coopération économique, scientifique et technique, tenue hier à Djenane El Mithak, et coprésidée par Chakib Khelil, ministre algérien de l’Energie et des Mines et son homologue turc chargé de la Planification, Cedvet Yilmaz. Au cours de la cérémonie, Khelil a exprimé le vœu de l’Algérie de prolonger le contrat gazier entre Sonatrach et la compagnie Botas au-delà de 2014. «Nous exprimons notre volonté de poursuivre notre relation commerciale (avec la Turquie) en matière d’exportation de gaz et ce, au-delà de 2014, date d’expiration du contrat en cours entre Sonatrach et Botas», a-t-il déclaré à l’APS. En fait, l’Algérie exporte du gaz vers la Turquie en vertu d’un contrat signé en 1995 pour la livraison de 4 milliards de mètres cubes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an pendant 20 ans. Sur un autre registre, Ahmet Nicati Bigali a déclaré que concernant une éventuelle signature d’accord de libre- échange entre les deux parties, Ankara attend la réponse d’Alger à ce sujet, tout en faisant savoir dans le même sillage que des accords de ce genre lient déjà la Turquie avec d’autres pays du Maghreb. «Nous avons signé des accords de libre-échange avec l’ensemble des pays maghrébins. Pour ce qui est de l’Algérie, nous attendons la réponse», a-t-il affirmé.

La question de la suppression des visas pour les hommes d’affaire algériens n’est pas à écarter, selon l’ambassadeur. «Il est vrai que nous avons fait des exemptions de visa pour les hommes d’affaires des pays avec lesquels nous avons des accords de libre-échange et il est possible de le faire pour les Algériens. Je n’y vois aucun inconvénient à condition que cet accord soit mutuel», a-t-il envisagé. Il est à signaler que le volume d’échanges commerciaux entre l’Algérie et la Turquie  a été de 5 milliards de dollars US en 2009, selon l’ambassadeur (3,8 milliards de dollars, selon le CNIS des Douanes algériennes).

Cette situation positionne la Turquie à la 6e place des clients de l’Algérie avec 2,066 milliards de dollars et à la 7e de ses fournisseurs avec 1,7 milliard de dollars, selon les chiffres du CNIS. En matière d’investissements, les Turcs ont placé quelque 300 millions de dollars essentiellement dans les secteurs du BTPH, de l’agroalimentaire et de l’industrie chimique.

Par Hafid Mesbah

 

Nouveau repos hebdomadaire, six mois après

Les patrons satisfaits, mais demandent plus…

La catégorie concernée au premier chef par le week-end, et qui avait particulièrement pâti de l’ancienne formule du jeudi-vendredi, celle des opérateurs économiques, se déclare globalement satisfaite du nouveau régime, même si les patrons estiment que six mois ne suffisent pas pour dresser un bilan réaliste.

Ce sentiment de satisfaction aurait été total, au vu du manque à gagner, si le week-end devenait «intégralement universel», et la récente expérience encourage à aller dans ce sens, celui du repos hebdomadaire fixé au samedi-dimanche.  Des opérateurs économiques et sociaux, interrogés mercredi par l’APS, font le bilan de six mois depuis la décision d’organiser le repos hebdomadaire sur les journées du vendredi et du samedi contre jeudi-vendredi auparavant.  Pour le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Réda Hamiani, le décalage opéré a donné lieu à une «flexibilité accrue», le vendredi restant, dit-il, «une journée pivot autour de laquelle les entreprises s’organisent».  Il ajoute que les relations économiques de l’Algérie avec ses partenaires internationaux sont à présent «plus raffermies», qualifiant le glissement du repos hebdomadaire de «gain important», même s’il considère qu’il est encore «trop tôt» pour évaluer l’impact de la mise en application du nouveau régime de repos sur l’économie nationale. «Six mois, ce n’est pas suffisant pour faire un bilan. Aucune évaluation n’a été faite pour savoir si l’application de cette mesure aurait permis de réduire le manque à gagner important (issu de l’ancien régime, ndlr) pour l’économie algérienne», a-t-il dit. Le FCE avait estimé ces pertes à «quelque 150 à 800 millions de dollars par an», en s’appuyant sur des évaluations faites par plusieurs sources. De son côté, le directeur général de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), Mohamed Benini, soutient que l’ancien décalage (jeudi-vendredi) avec les pays de l’autre rive de la Méditerranée revenait assez cher à l’économie nationale, les entreprises qui travaillent avec des groupes internationaux ne disposant alors que de trois jours pour effectuer leurs opérations avec l’étranger.         Avec le nouveau régime de repos, affirme-t-il, les opérateurs économiques «ont pu gagner une journée de travail supplémentaire qui a été mise à profit dans les échanges économiques et commerciaux avec l’extérieur».  Toutefois, il estime qu’«il y a encore des efforts à faire sur le plan de l’aménagement des horaires».  Le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), Boualem M’rakech, soutient lui aussi que le changement du repos hebdomadaire a permis à l’Algérie de s’inscrire dans un environnement international.         «L’organisation du repos hebdomadaire les vendredi et samedi est une action extrêmement positive pour l’économie algérienne, appelée à évoluer dans un environnement mondialisé, ouvert et fortement concurrentiel», a-t-il  souligné.  Le président de la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA), Habib Yousfi, considère, à ce titre, que la  formule «aménagée» choisie par les autorités est «tout à fait logique». Quant au président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), Mohand Saïd Naït Abdelaziz, il estime que l’actuel régime de repos a certes permis aux opérateurs économiques de gagner une journée supplémentaire de travail, mais que «cela reste insuffisant».   «L’application du repos hebdomadaire les vendredi et samedi est peut-être une option transitoire avant d’aller vers le week-end universel. Nous allons plaidé dans ce sens», a-t-il poursuivi. Pour sa part, le président de la Fédération nationale de l’industrie agroalimentaire, affiliée à la Confédération des industriels et producteurs algériens (Cipa), Abdelouahab Ziani, qualifie d’«excellente» la décision prise par les pouvoirs publics au sujet du repos de fin de semaine. «Le changement du week-end avait déjà été adopté (avant la mesure) par certaines entreprises qui se sont retrouvées dans l’obligation d’opérer un décalage pour tenter de réduire les pertes. D’autres avaient opté carrément pour le week-end universel, ce qui a quelque peu perturbé les travailleurs», a indiqué M. Ziani.          La Cipa souhaite, néanmoins, le retour au week-end universel. «Ce serait vraiment l’idéal. Les entreprises seront plus performantes», a-t-il plaidé.  Par ailleurs, certains chefs d’entreprise font état de «surcoûts financiers» générés par la nécessité de s’adapter au rythme du client ou du fournisseur extérieur malgré le changement du week-end.        Réclamé de longue date par les opérateurs économiques confrontés à de petites semaines de travail (3-4 jours) avec leurs interlocuteurs internationaux, le glissement du repos hebdomadaire a été décidé en juillet dernier en Conseil des ministres et appliqué le 14 août. Le Conseil des ministres avait entériné la décision portant organisation désormais du repos hebdomadaire les vendredi et samedi, avec maintien de la possibilité pour les entreprises économiques d’organiser ce repos au niveau du travail posté, selon leur plan de production.

Par Assia F.

 

 

Accord d’association Algérie-Union européenne

Manque à gagner sur les recettes fiscales et douanières

L’Algérie, après avoir enregistré un creusement du déficit hors hydrocarbures,  compte renégocier avec l’UE certaines clauses de cet accord lors du prochain conseil d’association prévu en juin 2010.

L’accord d’association entre  l’Algérie et l’Union européenne (UE), entré en vigueur en 2005, n’est pas sans conséquences sur notre pays. En effet, selon une étude  élaborée par le Programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association, il est dit que «l’accord  Algérie-UE a entraîné un creusement du déficit commercial hors hydrocarbures de l’Algérie».

Sur le plan macroéconomique, l’accord d’association n’a pas entraîné de modification de la dynamique d’échanges entre les deux rives de la Méditerranée.

Ce déficit, note l’étude, est  en faveur des pays de l’UE. «La part de l’UE dans les importations de l’Algérie a légèrement diminué entre 2002 et 2007. Les répercussions de cet accord sur le plan macroéconomique, souligne-t-on, se sont également traduites par un manque à gagner sur les recettes fiscales et douanières de l’Algérie, en raison de l’application du démantèlement tarifaire. Toutefois, précise l’étude, le démantèlement tarifaire appliqué aux produits importés de l’UE n’a engendré ni détournement ou dérivation du flux des échanges ni création supplémentaire de commerce.»

 L’étude d’évaluation, conduite en 2009 par des experts indépendants, a relevé également «une insuffisance des entreprises nationales à la concurrence internationale».  S’agissant des investissements, l’étude note une forte augmentation des investissements directs étrangers d’origine européenne, liée principalement aux secteurs du bâtiment, des travaux publics et des hydrocarbures. Par ailleurs, les  experts estiment qu’il est trop tôt de se prononcer objectivement sur les effets réels d’un tel accord. Pour ce qui est des autres domaines qui n’ont pas été évalués dans cette étude  avec suffisamment de précision, notamment l’agriculture et la pêche, des études complémentaires sont envisagées pour en tenir compte. Cela dit, l’Algérie compte renégocier avec l’UE certaines clauses de cet accord lors du prochain conseil d’association prévu en juin prochain. Il sera question donc de proposer  l’amendement  des clauses  relatives à l’aspect commercial de produits algériens exportés vers l’UE sans droits de douanes, a déclaré récemment le ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub. De son côté, M. Zelmati, directeur du Programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association, a fait savoir que l’unité de gestion du programme a enregistré trois appels d’offres pour des projets de jumelage institutionnel dont le coût global s’élève à près de 3 millions de dollars qui seront financés par l’UE. Ces jumelages vont profiter à la direction générale des impôts, au ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements et à  l’Algérienne des eaux (ADE).

Yazid M.

      Haut

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche