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Suite à la plainte de Sellal
Naftal décline
toute responsabilité
«Les travaux ont
été achevés à 80% mais voilà qu'on traîne toujours dans cette
dernière tranche»
Montrée du doigt
comme étant première et dernière responsable du problème de la
présence d’odeurs d’hydrocarbures dans l’eau potable survenu
mercredi dernier dans la capitale, Naftal ne se considère pas du
tout «coupable de quoi que ce soit» a indiqué, tout en gardant
l’anonymat, un ingénieur de cette société, rencontré hier sur les
lieux de la catastrophe à Baraki. Malgré les accusations qui ne
l’ont pas épargné, notamment en lui reprochant que la distance
réglementaire de 75 mètres appliquée pour éviter toute infection ou
accident de ce genre n’a pas été respectée. Voire des fois pire que
ça, puisque ce même pipeline défaillant se trouve à quelques
centimètres seulement au-dessus de la conduite d’eau potable. Des
scènes que le ministre de tutelle a constatées de lui-même
d’ailleurs. Les cadres de Naftal ne semblent pas plier l’échine. «Un
plan de déviation a été engagé depuis des années, mais sans qu’il
soit opérationnel faute d’une histoire d’expropriation et où les
propriétaires ont affiché un non catégorique à toute idée allant
dans ce sens» ont expliqué des responsables de cette société. «Les
travaux ont été achevés à 80% mais voilà qu’on traîne toujours dans
cette dernière tranche» a porté à la connaissance du ministre un
cadre de Naftal, qui démontre ainsi l’intérêt que sa société a
accordé à l’utilité de cette déviation, jetant de ce fait la balle
au camp des pouvoirs publics. Installer- le pipeline- depuis 1981,
il est des plus logiques de déduire qu’une catastrophe a donc guetté
les Algérois depuis cette lointaine date. Et ce, malheureusement au
su et au vu des responsables qui étaient au courant de cette
anomalie. Le ministre, mesurant la gravité de la situation, n’a pas
trouvé mieux que d’ordonner d’en finir définitivement avec ce
problème.
«On n’est pas au
premier incident de pollution de l’eau potable dans cette zone.
C’est la septième fois, dont la dernière date de 1997» s’est indigné
le ministre qui n’est pas allé sans noter que «c’est grâce à la
vigilance des citoyens qui n’ont pas hésité à signaler l’étrange
odeur de l’eau de robinet qui leur parvient qu’on s’est rendu compte
de l’existence de cette fuite». A ce propos, un ingénieur de la
société Naftal a estimé que la fuite devrait être minime, ce que
explique ses services n’ont pu la détecter. Cela tout en assurant
que le système de détection de fuite de sa société est bon. A la
lumière de ces propos, une autre contradiction est à relever. Ou
bien la fuite a été considérable que l’infiltration de produits
hydrocarbures dans la conduite d’eau a été rapide au point de ne pas
laisser assez de temps à ladite société de détecter la faille, et
c’est ce qui remit en cause la fiabilité de leur système de
détection ou bien la fuite a été minime, et dans ce cas,
l’infiltration doit logiquement prendre des semaines pour arriver à
la conduite d’eau. Ne pas se rendre compte d’une fuite qui dure
depuis un mois porte, à son tour, un coup dur à l’existence même de
ce fameux système de détection de fuite. Tout compte fait, il est à
rappeler que pour l’instant, le problème est maîtrisé et
l’alimentation de la capitale en eau potable se fera le plus
normalement du monde à partir du barrage de Keddara. Comme il y
aura, a assuré le ministre «une opération de nettoyage des conduites
polluées» afin d’effacer toutes odeurs d’hydrocarbures des robinets
le plutôt possible. Au-delà de ces solutions de dernière minute, y
aura-t-il de vraies mesures à prendre pour assurer une eau pure aux
citoyens, notamment que cette même conduite AEP représente à son
tour un vrai danger pour la population puisqu’ elle date de 1949 !
Aomar Fekrache
Haut
Centre de thalassothérapie de Sidi Fredj
Pour une
meilleure santé
Situé à l’est
d’Alger, le centre de thalassothérapie de Sidi Fredj qui a ouvert
ses portes dans les années 1980, accueille quotidiennement une
clientèle régulière avide de détente et de repos. Pour cela, et en
parallèle aux programmes proposés, des séances de remise en forme
(hebdomadaires) sont proposées à tous ceux qui veulent se détresser
et retrouver la forme et la santé de leur corps. La remise en forme
n’est autre qu’un ensemble d’exercices et de séances de détente
composés de plusieurs disciplines, dont nous citons : l’qua gym, les
séances de relaxation, le bain bouillonnant, la douche à jet, et en
accompagnement (gratuit) une séance de gymnastique,sauna, et bain de
vapeur, fitness, bicyclette et appareil de musculation.
Des soins de
confort et d’esthétique sont proposés aux femmes qui veulent garder
un corps jeune, beau et ferme. Ainsi donc, nous retrouvons pour les
soins de confort, des séances de presso thérapie pour les jambes
lourdes, massages et soins de visage, massage intégral du corps et à
la demande de la cliente, des enveloppes d’algues, d’argile, de
paraffine, et des soins anti-âge sont assurés par une esthéticienne
du centre. Quel que soit votre âge, vous pourrez prétendre à une
séance hebdomadaire de remise en forme, étant donné que tous les
programmes proposés sont supervisés, et sévèrement suivis par un
médecin spécialisé en thermalisme, en l’occurrence le docteur
Baroudi El Fachouch. Et selon la fiche médicale établie à chaque
curiste, des soins appropriés viennent remplacer ceux déconseillés.
Cependant, la séance la plus conseillée et la moins contre-indiquée
demeure la séance de relaxation. Dirigée par le docteur Akli
(psychiatre, psychanalyste spécialisé en psychothérapie), la séance
de relaxation d’une vingtaine de minutes, permet aux «stressés» de
vivre un moment avec leur corps, de s’écouter seul à seul avec
eux-mêmes. Pour cela, ces conseils sont prodigués à travers des
écouteurs individuels, sur un fond de musique indienne. Des
mouvements longs et décontractants, permettent à chacun de détendre
son corps et de «voyager» à travers ses propres ondes. Tout en
supervisant les mouvements, le docteur Akli surveille de près la
relaxation de chaque patient.
«Il faut
comprendre surtout que le corps a besoin d’une harmonie… Il faut
donc le «vider» de temps à autre»… nous dira le Dr Akli, c’est cette
harmonie qui permet à l’âme de supporter le poids du corps, donc au
subconscient de se remettre et de se détendre, alors qu’en temps
normal c’est le contraire qui se produit, c’est plutôt le corps qui
supporte l’âme, d’où l’émergence de tous les maux quotidiens que
nous vivons, tels le stress, la dépression et tout ce qui s’en suit…
La relaxation est conseillée à tous ceux qui veulent faire le vide
en eux-mêmes, et en particulier ceux qui exercent des activités
routinières intenses. Je les invite donc à venir faire connaissance
avec «eux-mêmes», et à «se retrouver».
Nous quittons le
Dr Akli pour retrouver le Dr Baroudi qui nous précisera de son côté
que la remise en forme n’est autre qu’un moment de détente physique
et morale. Ici chacun trouve son compte, et le fait de discuter avec
son médecin, et d’exposer son «mal être» est en soi «une bonne
thérapie». Et dans un cadre aussi agréable que celui de Sidi Fredj,
il va sans dire, qu’après une journée de remise en forme, nul doute
que le patient ne rentre chez lui que plus soulagé et plus détendu.
Pour «palper» de
plus près ce soulagement et garder la forme, vous n’aurez qu’à faire
un tour, le temps d’un week-end, au centre de thalassothérapie de
Sidi Fredj.
Razika Baghdad
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