Automobile

Retour

C4 1.6 HDI

Citroën renoue avec l’audace et l’innovation

Nouveau Nissan Murano

C'est l'Amérique

 

 09/09/06

 

C4 1.6 HDI

Citroën renoue avec l’audace et l’innovation

Star du dernier Salon de l’automobile d’Alger, la nouvelle C4 s’illustre avec brio sur le segment plutôt conservateur des berlines compactes.

Par son charisme singulier et son lot d’innovations, elle marque une nouvelle étape dans la reconstruction de l’image Citroën, après les petites C2 et C3. Empreinte d’une inspiration

retrouvée, elle rompt avec l’aire du consensus mou incarné par la Xsara, sa pâle devancière qui ne laissera pas un grand souvenir.

Pour marquer les esprits, l’équipe de design Citroën a en effet mis les bouchées doubles. La C4 se décline en deux carrosseries, berline et coupé. Deux variantes sans faux-semblants qui se différencient entre elles non seulement par leur

nombre de portes mais aussi par leur vocation.

L’une se veut familiale et rassurante avec sa partie arrière arrondie, l’autre plus dynamique et agressive avec son hayon tronqué et sa lunette en deux parties qui se prolonge dans la courbe du pavillon. Ainsi, vue de dos, on ne les confondra pas, comme les Renault Mégane, Peugeot 307 et Volkswagen Golf, dont les variantes 3 portes ne changent pas vraiment la donne.

La C4 arbore une ligne fluide et notamment un CX (coéficient aérodynamique) record de 0,29. Elles partagent en outre la même face avant, perchée sur un important porte-à-faux, avec des optiques étirés sur les côtés ainsi que le double chevrons se prolongeant sur la calandre. Un trait identitaire inauguré sur la C5 restylée

Malgré leur dissemblance, les deux voitures affichent quasiment les mêmes dimensions : 1,45 m de haut chacune, tandis que le coupé gagne 4 mm en largeur et 13 mm en longueur en raison de son bouclier arrière spécifique. En outre, elles offrent des cotes d’habitabilité identiques; les places arrière du coupé n’ont donc pas été sacrifiées. L’espace à bord se révèle d’ailleurs satisfaisant, notamment à l’arrière aux genoux comme à la tête, à condition de ne pas dépasser

1,85 m.

Plus conviviales sont les places avant où l’on profite de la planche de bord sobre et cossue, qui accueille une instrumentation centrale translucide dont le contraste varie en fonction de la luminosité. Un détail original tout comme le compte-tours digital, placé dans l’axe du conducteur, qui a la particularité de se colorer en rouge à l’approche du rupteur. Dans l’ensemble, les plastiques utilisés ainsi que leur textures, y compris sur les contre-portes, reflète une qualité perçue très respectable qui n’a rien à envier à la concurrence.

On remarquera encore, et surtout, le volant à moyeu fixe. La principale innovation qui apporte de véritables avancées en matière d’ergonomie. A l’usage, ce dernier offre une expérience unique de la conduite et procure un réel agrément. D’autant que le direction à assistance variable se révèle vive, précise et prévenante en toutes circonstances. Elle se marie à merveille avec un train avant rigoureux qui assure une bonne motricité et participe d’une tenue de route exemplaire. Le compromis de suspension, plus ferme que sur l’ancienne Xsara mais plus tendre que sur une Peugeot 307, n’y est sans doute pas étranger. Il offre en outre un bon ressenti de la route sans toutefois altérer le confort de roulage. Subtil équilibre. Le comportement routier de la C4 se range ainsi parmi les meilleurs de la catégorie.

La C4 1.6 HDI se révèle être un bon compromis, entre le petit 1.4 de 92 ch et le gros 2.0 de 138 ch. Equipée comme ce dernier d’un filtre à particules en série, cette motorisation assurera sans doute le plus gros des ventes. Avec 110 ch à la clé et un couple de 240 Nm (extensible momentanément à 260 Nm grâce à la fonction overboost), il offre à la C4 assez de souffle, voire même une certaine agressivité en cas de besoin.

Parmi les surprises que réserve la C4, citons la plus cocasse : le parfumeur d’ambiance. Il s’agit d’un assortiment de cartouches à introduire dans les aérateurs qui diffusent des senteurs subtils. L’effet est plutôt léger ; il ne faut donc pas être enrhumé pour en profiter. Avec cet accessoire, certes un peu superflu, la C4 joue les coquette.

Elle redevient plus sérieuse s’agissant de protection des occupants. Son équipement comprend six coussins de sécurité, dont deux couvrant la totalité de la surface latérale. Chez Citroen Algérie les prix de la C4 on nettement été revue à la baisse, afin qu’elle puisse se battre à armes égales avec ses rivales. La C4 SX 1.6i 110cv passe de 1.335.000 DA à 1.250.000 DA et de 1.425.000DA à 1.295.000 DA avec l’ESP et la sellerie en velours en plus. La version 1.6 HDI 92cv passe de 1.542.000 à 1.400.000 DA et la 1.6 HDI 110cv passe de 1.625.000 DA à 1.515.000DA. Ces prix promotionnels devraient durer jusqu’à la fin du mois de Ramadhan mais.

Six C4 sont mis à la disposition de clients désireux d’essayer la véhicule. Un parcours test est proposé sur rendez-vous.

M. M.

 

    Haut

Nouveau Nissan Murano

C'est l'Amérique

Lancer un 4x4 de luxe sans la moindre motorisation diesel, le pari était osé ! Mais après bientôt 2 ans de commercialisation, le bilan du Nissan Murano est plus que flatteur. La marque japonaise a en effet vendu deux fois plus de modèles que prévu soit 1 440 au lieu des 600 initialement prévus.

Présentation

Il faut dire que le Murano a de quoi séduire. Ce Crossover possède en effet l’un des design les plus réussis de sa catégorie. Doté d’un capot plongeant relativement court, d’une calandre chromée (que l’on retrouve sur le Nissan Note), et d’une large prise d’air, la face avant du Murano est pleine de caractère. De profil on remarquera les jantes en alliage léger de 18 (de série), les vitres teintées qui remontent vers l’arrière au niveau du hayon et bien sûr des porte-à-faux très courts. Malgré ses dimensions (L : 4765 mm ; l : 1880 mm ; H : 1709 mm) le Murano semble très ramassé. Mais rassurez-vous, grâce à un empattement particulièrement long (2 830 mm), l’espace intérieur est lui au rendez-vous.

Interieur

Si la version américaine dévoilée en 2003 pêchait au niveau de la finition, le modèle européen a pour sa part fait un joli bond en avant. Les matériaux utilisés sont en effet de meilleure qualité. L’équipement, lui, est pléthorique avec notamment la sellerie cuir, la climatisation automatique, un régulateur de vitesse, un toit ouvrant, des rétroviseurs électriques, des sièges chauffants, un astucieux pédalier à réglage électrique qui permettra aux petits gabarits d’être mieux installés, mais aussi un système audio Bose, un GPS, et enfin une caméra de recul.

Côté modularité, le Murano est un strict 5 places. Les sièges se rabattent facilement à l’aide d’une poignée située dans le coffre. Le plancher n’est alors pas tout à fait plat, mais il offre tout de même 877 litres de chargement.

Moteur

Pour le moteur vous n’aurez pas le choix, car Nissan n’en propose qu’un à son catalogue. Il s’agit du V6 essence 3,5 L qui équipait le coupé 350Z. Un moteur tout alu doté de 24 soupapes. Alors certes, la puissance est passée de 280 ch. à 234 ch. Mais le couple lui est resté fort agréable avec pas moins de 318 Nm. Côté performances, le Murano abat le 0 à 100 km/h en 8,9 sec et atteint la barre des 200 km/h en vitesse de pointe.

Sur la route

Une fois au volant la position de conduite apparaît fort agréable, même si les adeptes du coude sur la portière risquent de regretter une ceinture de caisse relativement haute. Les sièges offrent un bon maintien dorsal mais les cuisses, elles, ne sont pas assez maintenues, la faute à des assises un peu trop plates. Rien à redire en revanche question visibilité, le large pare-brise avant et le radar de recul font parfaitement leur travail. Côté sensations, le Murano n’est pas avare. Le système CVT (transmission à variation continue) cher à Nissan est un vrai régal. Là ou des boîtes «normales» ponctuent chaque passage de vitesse par des à-coups, la poussée du Murano, elle, est totalement linéaire. Alors bien sûr, la cavalerie n’arrive pas tout de suite, il ne s’agit pas d’un SUV sportif. Mais après quelques secondes la poussée est bien présente grâce notamment aux 4 roues motrices indépendantes qui se chargent de transmettre la puissance au sol. En utilisation courante, le Murano fonctionne comme une traction. Mais au moindre patinage, la gestion électronique répartit la puissance sur les essieux avant et arrière.

Grâce à une garde au sol réduite (par rapport au modèle US) la prise de roulis est relativement faible. Un bémol tout de même concernant le rayon de braquage, qui s’il n’est pas gigantesque, impose tout de même un certain doigté en virage serré.

Bilan

Fabriqué au Japon, mais dessiné dans le centre de style californien de Nissan, le Murano apparaît comme une réelle alternative sur le segment des 4x4 de luxe. Très bien équipé, il jouit d’un design franchement réussi. Dommage en revanche qu’aucune motorisation diesel ne soit proposée. Car avec un peu plus de 12 l / 100 km en consommation mixte (17,2 litres en conso urbaine) le Murano reste un peu gourmand.

    Haut

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche