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Baisser de rideau de la 63e Mostra de Venise
Le réalisateur
chinois Jia Zhang Ke décroche le Lion d’or
Contre toute
attente, le Lion d'or a été décerné, lors de la 63e Mostra de Venise
au réalisateur chinois Chinois Jia Zhang Ke pour son œuvre surprise,
ajoutée en cours de compétition, «Sanxia Haoren»(Still life).
Still life du
Chinois Jia Zhang Ke (auteur entre autres de Platform et The World,
tous deux présentés sur le Lido) aura pour le moins fait son petit
effet, puisque le Jury de la 63e Mostra de Venise, présidé par
Catherine Deneuve (star cinéphile dont on connaissait le goût pour
le cinéma asiatique), a décerné la récompense suprême, le Lion d’or,
à cette œuvre qui évoque la construction d’un barrage et ses
conséquences sur la vie d’un village. Sanxia Haoren (Still life) est
la chronique émouvante de la vie d’un village dont le destin est
d’être submergé à la suite de la construction du barrage des
Trois-Gorges. Présent au festival de Venise pour la troisième fois,
Jia Zhangke avait, cette année, deux œuvres sélectionnées, Sanxia
Haoren et Dong, un documentaire sur la construction du barrage des
Trois Gorges, dans la section «Horizons» (documentaires et films
novateurs). «Je suis fier de présenter deux films à Venise, une
ville entourée d’eau, alors que mes deux films sont des histoires
inspirées par l’eau», a-t-il déclaré, affirmant être un représentant
de «la culture du fleuve». Les deux grands favoris de la compétition
figurent en bonne place au palmarès. Alain Resnais, lauréat du Lion
d’Or il y a 45 ans Marienbad obtient le Lion d’argent de la mise en
scène pour Cœurs. Quant à The Queen, portrait au vitriol de la
monarchie britannique signé par l’impertinent Stephen Frears, il
vaut à Peter Morgan l’Osella du scénario et à Helen Mirren, qui
campe Elisabeth II, la Coupe Volpi de la meilleure interprétation
féminine. Interpréter des personnages qui ont réellement existé est
décidément souvent payant pour un comédien... Demandez donc à Ben
Affleck, qui décroche la Coupe Volpi de la meilleure interprétation
masculine pour Hollywoodland de Allen Coulter, dans lequel il joue
le rôle de l’acteur George Reeves, héros de la série Superman,
décédé dans des conditions mystérieuses. Reflet d’une sélection très
variée, au terme d’une Mostra qui fut, de l’avis de la plupart des
observateurs, un
grand cru (malgré la polémique relative à la naissance d’un Festival
concurrent, qui se tiendra à Rome en octobre prochain...), le
palmarès distingue des œuvres de style et d’origine très divers : un
Lion d’argent de la révélation pour Nuovomondo, film d’époque de
l’Italien Emanuele Crialese avec Charlotte Gainsbourg, un Prix
spécial du Jury pour Daratt (saison sèche) du cinéaste tchadien
Mahamat-Saleh Haroun, l’Osella de la meilleure contribution
technique attribué à Emmanuel Lubezki pour Les Fils de l’homme d’Alfonso
Cuaron, et un Prix spécial pour le couple intransigeant Jean-Marie
Straub-Danièle Huillet, saluant le caractère novateur de leur
cinéma. Notons également que le jury a attribué le Prix
Marcello-Mastroianni (destiné à un(e) jeune comédien(ne) émergent(e)
à Isild Le Besco pour l’Intouchable de Benoît Jacquot, un cinéaste
qui dirigea naguère Deneuve et Le Besco dans son téléfilm Princesse
Marie.
Synthèse
Agences
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Mehdi Ghazi, pianiste
Un jeune
virtuose Mehdi qui monte
A 17 ans, le jeune
virtuose algérien du piano, Mehdi Ghazi est déterminé à gravir les
échelons de la réussite. Lors d’une rencontre avec la presse,
organisée par l’ambassade du Canada et la Radio nationale en
prévision du récital de piano (prestation donnée hier), à
l’auditorium de la Radio nationale Aïssa- Mesaoudi, Mehdi Ghazi a
indiqué que le stage de formation qu’il a effectué à l’académie
d’été du centre d’art d’Orford, au Québec (Canada) lui a été
bénéfique. Cette opportunité lui fut offerte, il a quelques mois,
suite à une soirée où Alain Lefèvre restait admiratif devant
l’immense talent du virtuose. Le jeune Mehdi a souligné, d’autre
part, que le stage lui a permis de côtoyer de jeunes étudiants de
différentes nationalités et des musiciens de renommée mondiale au
centre d’art d’Orford, soulignant, par ailleurs l’intérêt dont jouit
la musique dans la société canadienne et les moyens mis à la
disposition des musiciens. Expliquant sa passion pour la musique,
Mehdi dira que son amour rivé pour cet art s’est développé grâce à
son environnement familial, notamment à son père qui était nourri
aux sources de la musique classique. Alors qu’il avait quatre ans,
son père a tenté de l’inscrire dans une école de musique pour suivre
des cours de violon, mais l’éloignement de l’école l’a dissuadé.
Quand il atteignit 9 ans son père l’inscrivit dans une école ouverte
à proximité mais qui ne dispensait pas de cours de violon. Il
choisit alors le piano, choix qu’il ne regretta assurément pas. Pour
sa part, l’ambassadeur du Canada à Alger, qui était présent à cette
rencontre, n’a pas manqué d’exprimer toute son admiration pour ce
jeune musicien, rappelant dans la foulée et à juste titre, le grand
maître de la musique algérienne, Mohamed Iguerbouchène qui partit
très jeune en Angleterre suivre sa formation. Soulignons que le
récital sera diffusé à la radio canadienne et ce, dans le cadre de
la coopération entre la radio et la télévision algériennes.
H. K.
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