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Baisser de rideau de la 63e Mostra de Venise

Le réalisateur chinois Jia Zhang Ke décroche le Lion d’or

Mehdi Ghazi, pianiste

Un jeune virtuose Mehdi qui monte

 

 11/09/06

 

Baisser de rideau de la 63e Mostra de Venise

Le réalisateur chinois Jia Zhang Ke décroche le Lion d’or

Contre toute attente, le Lion d'or a été décerné, lors de la 63e Mostra de Venise au réalisateur chinois Chinois Jia Zhang Ke pour son œuvre surprise, ajoutée en cours de compétition, «Sanxia Haoren»(Still life).

Still life du Chinois Jia Zhang Ke (auteur entre autres de Platform et The World, tous deux présentés sur le Lido) aura pour le moins fait son petit effet, puisque le Jury de la 63e Mostra de Venise, présidé par Catherine Deneuve (star cinéphile dont on connaissait le goût pour le cinéma asiatique), a décerné la récompense suprême, le Lion d’or, à cette œuvre qui évoque la construction d’un barrage et ses conséquences sur la vie d’un village. Sanxia Haoren (Still life) est la chronique émouvante de la vie d’un village dont le destin est d’être submergé à la suite de la construction du barrage des Trois-Gorges. Présent au festival de Venise pour la troisième fois, Jia Zhangke avait, cette année, deux œuvres sélectionnées, Sanxia Haoren et Dong, un documentaire sur la construction du barrage des Trois Gorges, dans la section «Horizons» (documentaires et films novateurs). «Je suis fier de présenter deux films à Venise, une ville entourée d’eau, alors que mes deux films sont des histoires inspirées par l’eau», a-t-il déclaré, affirmant être un représentant de «la culture du fleuve». Les deux grands favoris de la compétition figurent en bonne place au palmarès. Alain Resnais, lauréat du Lion d’Or il y a 45  ans Marienbad obtient le Lion d’argent de la mise en scène pour Cœurs. Quant à The Queen, portrait au vitriol de la monarchie britannique signé par l’impertinent Stephen Frears, il vaut à Peter Morgan l’Osella du scénario et à Helen Mirren, qui campe Elisabeth II, la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine. Interpréter des personnages qui ont réellement existé est décidément souvent payant pour un comédien... Demandez donc à Ben Affleck, qui décroche la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine pour Hollywoodland de Allen Coulter, dans lequel il joue le rôle de l’acteur George Reeves, héros de la série Superman, décédé dans des conditions mystérieuses. Reflet d’une sélection très variée, au terme d’une Mostra qui fut, de l’avis de la plupart des

observateurs, un grand cru (malgré la polémique relative à la naissance d’un Festival concurrent, qui se tiendra à Rome en octobre prochain...), le palmarès distingue des œuvres de style et d’origine très divers : un Lion d’argent de la révélation pour Nuovomondo, film d’époque de l’Italien Emanuele Crialese avec Charlotte Gainsbourg, un Prix spécial du Jury pour Daratt (saison sèche) du cinéaste tchadien Mahamat-Saleh Haroun, l’Osella de la meilleure contribution technique attribué à Emmanuel Lubezki pour Les Fils de l’homme d’Alfonso Cuaron, et un Prix spécial pour le couple intransigeant Jean-Marie Straub-Danièle Huillet, saluant le caractère novateur de leur cinéma. Notons également que le jury a attribué le Prix Marcello-Mastroianni (destiné à un(e) jeune comédien(ne) émergent(e) à Isild Le Besco pour l’Intouchable de Benoît Jacquot, un cinéaste qui dirigea naguère Deneuve et Le Besco dans son téléfilm Princesse Marie.

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Mehdi Ghazi, pianiste

Un jeune virtuose Mehdi qui monte

A 17 ans, le jeune virtuose algérien du piano, Mehdi Ghazi est déterminé à gravir les échelons de la réussite. Lors d’une rencontre avec la presse, organisée par l’ambassade du Canada et la Radio nationale en prévision du récital de piano (prestation donnée hier), à l’auditorium de la Radio nationale Aïssa- Mesaoudi, Mehdi Ghazi a indiqué que le stage de formation qu’il a effectué à l’académie d’été du centre d’art d’Orford, au Québec (Canada) lui a été bénéfique. Cette opportunité lui fut offerte, il a quelques mois, suite à une soirée où Alain Lefèvre restait admiratif devant l’immense talent du virtuose. Le jeune Mehdi a souligné, d’autre part, que le stage lui a permis de côtoyer de jeunes étudiants de différentes nationalités et des musiciens de renommée mondiale au centre d’art d’Orford, soulignant, par ailleurs l’intérêt dont jouit la musique dans la société canadienne et les moyens mis à la disposition des musiciens. Expliquant sa passion pour la musique, Mehdi dira que son amour rivé pour cet art s’est développé grâce à son environnement familial, notamment à son père qui était nourri aux sources de la musique classique. Alors qu’il avait quatre ans, son père a tenté de l’inscrire dans une école de musique pour suivre des cours de violon, mais l’éloignement de l’école l’a dissuadé. Quand il atteignit 9 ans son père l’inscrivit dans une école ouverte à proximité mais qui ne dispensait pas de cours de violon. Il choisit alors le piano, choix qu’il ne regretta assurément pas. Pour sa part, l’ambassadeur du Canada à Alger, qui était présent à cette rencontre, n’a pas manqué d’exprimer toute son admiration pour ce jeune musicien, rappelant dans la foulée et à juste titre, le grand maître de la musique algérienne, Mohamed Iguerbouchène qui partit très jeune en Angleterre suivre sa formation. Soulignons que le récital sera diffusé à la radio canadienne et ce, dans le cadre de la coopération entre la radio et la télévision algériennes.            

H. K.

 

 

 

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