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Le RND réunit son bureau national aujourd’hui
Que nous
réserve Ouyahia ?
Le Bureau national
du RND se réunit aujourd'hui au siège du parti sous la houlette de
son SG, Ahmed Ouyahia.
Cette réunion
ordinaire est, à en croire le porte-parole du parti Miloud Chorfi,
très chargée. Sans donner d’amples détails, M. Chorfi dira que le
bureau national examinera les questions de l’heure et la préparation
de la prochaine session du conseil national prévue pour les 21 et 22
septembre. Coïncidant avec le Conseil des ministres et la rencontre
périodique de l’Alliance présidentielle, la réunion du cabinet
Ouyahia ne manquera pas d’aborder les thèmes de l’expiration de la
mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation
nationale qui suscite une nouvelle polémique au sein de la classe
politique entre partisans et opposants à une éventuelle prorogation
de délai. Le RND s’exprimera immanquablement sur la question ainsi
que sur les objectifs atteints jusque-là par ce processus. La
situation organique du parti est un autre sujet de prédilection qui
va accaparer l’attention des membres du bureau national en
possession de plusieurs dossiers. Cette importante réunion devrait
également évaluer la mission de M. Abdeslem Bouchouareb en France où
il était mandaté pour superviser l’opération de renouvellement des
structures organiques du RND. M. Ouyahia saisira cette occasion pour
évaluer aussi, avec son bureau, la rentrée sociale et passer en
revue les dossiers socioéconomiques, en présence de MM. Djenouhet et
Malki, tous deux membres du bureau national, et néanmoins membres
influents de l’UGTA, surtout que la tripartite qui couronnera
l’accord des augmentations salariales dans le secteur économique,
est à quelques encablures. Elle se tiendra, sauf imprévu, à la fin
du mois en cours. Le RND affûte par ailleurs ses armes à l’optique
des prochaines échéances électorales dans lesquelles la formation d’Ouyahia
compte affronter singulièrement en refusant l’idée de s’associer en
listes communes avec ses alliés du FLN et du MSP. Un défi à relever.
En somme, un ordre de jour riche si l’on adjoint le volet
international avec l’évolution de la scène au Liban, en Palestine,
au Darfour et en Irak.
S. B.
Haut
Réunion demain de l’Alliance présidentielle
Tout dépend du
Conseil des ministres
Bouteflika réunit
aujourd’hui le Conseil des ministres pour, entre autres, dresser le
bilan de six mois d’application de la charte de la paix et de la
réconciliation nationale. C’est donc l’ordre du jour de cette
réunion, moult fois reportée, pour ne pas dire, au fait, le point
culminant. Demain, curieusement, sera le tour de l’Alliance
présidentielle qui devrait, elle aussi réunir son état-major. La
demande, pour minutieusement calculée, a été faite par le président
du MSP, dont le parti préside depuis juillet l’Alliance. D’autant
plus importante sera, en effet, cette rencontre que la présence des
trois leaders, Ouyahia, Belkhadem et, évidemment, Soltani, s’impose
de facto. Si le consensus est loin d’être acquis autour de cette
question, notamment pour ce qui a trait à la prolongation de la
charte ou celui relatif au respect de son échéancier initial, le
triumvirat trouve là, en tout cas, une habile manière de contourner
ses divergences, et ce, comme à l’accoutumée, en soutenant, sans
réserve, la décision que prendra le président de la République au
terme du Conseil. Tout, absolument tout, dépend de la décision du
Chef de l’Etat. Qu’il proroge la date butoir ou qu’il la respecte, à
l’Alliance, le soutien sera de fait. Comme une lettre à la poste. Le
reste, est une affaire de protocole : discours, photos de famille,
accolades… bref, tout le monde est heureux et content. Et ce, même
si, de part et d’autre, et quoique qu’on feigne de placer la barre
très haute en soumettant à l’appréciation l’ensemble des questions
d’actualité, à commencer par la charte elle-même, le retour
controversé au pays des responsables de l’ex-FIS, une question à
laquelle fait pièce le RND selon un cadre de ce parti qui ne cache
pas son dépit de voir le MSP s’agiter et coller à tout ce qui bouge.
«Chacun campera sur ses positions sur la question de la charte. Ce
n’est pas le consensus que nous cherchons à travers un pareille
réunion», ajoute notre source. Figurent aussi au menu, les problèmes
internes, comme nous l’a précisé hier Abderezak Mokri,
vice-président du MSP, qui insiste, lui, sur le caractère organique
de cette réunion et réfute la thèse selon laquelle le MSP
chercherait à rallier ses deux partenaires sur sa position vis-à-vis
de la charte. Les dés, il faut le dire, seront jetés une fois le
Conseil des ministres achevé. Là, il rien à dire. De là, tout émane.
Tout se joue donc aujourd’hui et non demain.
Amine Goutali
Haut
Plusieurs redditions avortées
Les «émirs»
font pression sur leurs acolytes
La reddition de
200 terroristes, en majorité de cette organisation terroriste,
annoncée pour avoir lieu au cours des six mois de délai accordé par
la charte pourla paix et la réconciliation nationale, dans les
régions de Aïn Defla, Médéa et les chaînes montagneuses
environnantes ou sévissent des éléments de katibet el ahouel, n’a
pas eu lieu. De même que n’a pas eu lieu la reddition de 80
terroristes du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC),
de katibet el ahouel et de ce qui reste du GIA dans l’ouest du pays.
Des redditions annoncées, il y a près d’une année, déjà, par,
notamment, des émirs de l’ex-AIS qui ont révélé que des contacts
entre ces terroristes et les autorités, par l’intermédiaire de leurs
familles et avec l’aide de ces ex-émirs de l’ex-organisation de
Madani Mezrag, ces redditions avaient été données pour «imminentes»
avant que l’échec de ces contacts ne soit une réalité difficile à
dissimuler. Comment expliquer le non aboutissement de ces redditions
annoncées, pourtant, comme «certaines» ? L’assassinat de Kaddouri
Abdelkrim, dit «el kaàka», près de son domicile par des éléments de
katibet «El feth el moubine», sur recomandation directe de Droukal
Abdelmalek, alias Abou Mossaab Abdelouadoud et du terroriste
Yahiaoui Abdelali, alias Younès, émir de la zone 5 du groupe
salafiste pour la prédication et el combat (GSPC), a appris aux
services de sécurité que de «nombreux terroristes ont exprimé leur
volonté de se rendre aux autorités pour bénéficier des dispositions
stipulées par la charte pour la paix et la réconciliation nationale
mais que des émirs les menacent de mort ; ce qui explique
l’assassinat d’«el kaàka», émir repenti qui a réussi à convaincre de
nombreux éléments de différentes organisations terroristes à déposer
les armes comme il les a convaincus du caractère illicite du djihad
en Algérie. L’émir national du GSPC ainsi que ses sbires ont décidé
d’assassiner Kaddouri Abdelkrim dans le but d’empêcher ces
redditions. De nombreux repentis ont informé les services de
sécurité que plusieurs de leurs ex-acolytes ont exprimé leur volonté
de déposer les armes pour bénéficier des dispositions de cette
charte mais qu’ils sont menacés de mort par leurs émirs. Cela,
explique-t-il, toutes les redditions qui n’ont pas abouti ? A une
grande partie, oui sauf qu’il faut noter que le nombre
d’«irréductibles» des organisations terroristes qui sévissent,
toujours, ne cesse d’accroître, diminuant, ainsi, celui des «égarés»
qui attendent le moindre relâchement de vigilance de leurs émirs
pour quitter les maquis. un «durcissement» qui s’explique par une
propagande redoutable de ces organisations terroristes tendant à
décourager toute tentative de repentir dans leurs rangs, en
désinformant la réalité et présentant cette réconciliation
nationale, pourtant effective sur terrain, comme un «piège» ou étant
«illicite». Pour réussir leur campagne de désinformation, les émirs
hostiles à toute idée de réconciliation, interdisent à leurs
éléments la lecture de journaux ou de prendre attache avec le monde
extérieur, dont leurs proches ou d’ex-émirs de l’ex-AIS.
M. Abi
Haut
Ramadan, mois de la spéculation
«L’anarchie est
dans les marchés de gros»
L’UGCAA entend
développer la culture de solidarité parmi les producteurs et les
commerçants et appelle à la réduction des prix de tous les produits
A l’approche du
mois sacré attendu pour le 23 ou le 24 septembre en cours, l’Union
générale des commerçants et artisans algériens (UGCCA) lance un
appel à travers lequel elle compte adopter un nouvel état d’esprit
portant sur la solidarité et plus de rahma pendant toute la durée du
mois de ramadan 2006. L’initiative combinée entre l’UGCAA et CAPEDES,
(agence de communication), veille et coordonne à travers un
programme spécial dans les 1 541 APC du territoire national, mettant
en avant un programme «rassurant» au profit notamment des petites et
moyennes bourses, à en croire les représentants des commerçants de
viande, fruits et légumes au niveau national, au cours d’une
conférence de presse organisée hier dans le siège de l’UGCAA à
Alger-centre. Développer la culture de solidarité parmi les
producteurs et les commerçants, appeler à la réduction des prix de
tous les produits de consommation et fournir aux restaurants de la
rahma les aliments et produits indispensables demeure le programme
sur lequel s’est engagé cette formation dans une campagne nationale
de sensibilisation sous le thème : «rahma et solidarité». Une
campagne qui vient à point nommé à l’approche de ce mois de ramadan
qui connaît, habituellement, une spéculation et augmentation
vertigineuse de l’ensemble des prix des produits de consommation et
autres. L’intention des représentants de cette formation de
sensibilisation est celle de «maintenir» les prix des légumes,
fruits et viande et de permettre ainsi aux citoyens de passer un
ramadan dans un climat de piété et de solidarité comme le veut notre
religion. Mais le point crucial de cette rencontre sur lequel n’ont
pas cessé de revenir les présidents de commission nationales des
marchés de gros était celui de l’appel de détresse aux responsables
et hautes autorités pour «parvenir définitivement à la régulation
sérieuse et transparente» des marchés de gros pour stopper
l’anarchie qui y règne. Les représentants n’ont pas caché leur
colère et mécontentement quant aux mauvaises conditions de travail
auxquelles font face notamment dans les marchés de gros en termes
d’absence de moyens adéquats de travail et d’entretien du matériel
utilisé.
Ils demandent
également la levée immédiate de l’intermédiaire entre le marché de
gros et celui du détail. Ils incombent l’entière responsabilité aux
intermédiaires des marchés de gros, car à leurs yeux, ils sont
derrière l’augmentation vertigineuse des produits de consommation à
chaque ramadan et autres circonstances. Ils indiquent dans ce
registre que 65% des commerçants activent illégalement dans les
marchés de fruits et légumes contre 30% dans la légalité. Ce qui
explique, selon eux, la flambée des prix. Par ailleurs, ils exigent
de l’Etat une prise en charge du dossier des marchés informels au
niveau national. S’agissant de la capitale, les conférenciers
dressent un tableau noir des marchés de gros. A l’exception du
marché des Eucalyptus à l’est d’Alger, «les autres sont dans un état
lamentable», souligne le président de la commission nationale des
marchés de gros, Achour Mustapha. Il dit solliciter de ce fait les
hauts responsables pour l’octroi de lots de terrain en leur qualité
de mandataires afin de construire des marchés de gros répondant aux
normes et qui assureront un meilleur service en termes de moyens et
de prestations. Ce même orateur s’est interrogé, dans son
intervention, sur le fait de ne pas faciliter aux producteurs des
fruits et légumes la possibilité d’exporter leur production. Il
citera à ce sujet le cas des
pommes.
Kahina Benarab
Haut
M. Boudjenah, secrétaire général du SNTE
«Les solutions
de la tutelle sont temporaires»
Lors d’une
conférence de presse animée hier à Alger, M. Abdelkrim Boudjenah,
secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de
l’éducation (SNTE) est revenu sur la rentrée scolaire de cette
année, les lacunes des réformes du système éducatif et les problèmes
de la corporation. Selon lui, une bonne rentrée scolaire ne peut pas
être liée à la disponibilité du livre scolaire car les problèmes des
enseignants sont beaucoup plus graves et leur situation ne s’est
toujours pas améliorée. «La préparation de la rentrée scolaire ne se
fait pas en début d’année; elle doit commencer à la fin de l’année
précédente. La participation des syndicats dans ces rendez-vous est
importante. Cela leur permet de faire des propositions et de
s’impliquer afin d’éviter les lacunes et les erreurs. C’est dans ce
cas seulement qu’on peut avoir un rôle constructif au lieu de se
contenter des critiques», dira-t-il. Le conférencier n’a pas voulu
faire une évaluation de cette rentrée, faute de rapports de la
situation dans les différentes wilayas, mais il citera «des lacunes
en termes d’encadrement et de surcharge des classes». Les programmes
dispensés aux élèves dans le cadre des réformes du système éducatif
ont été sévèrement critiqués par M. Boudjenah. Pour lui, «ces
réformes ne sont pas constructives, dans la mesure où elles n’ont
absolument rien apporté aux élèves, d’autant que la tutelle se
contente de donner des chiffres sur les équipements et les moyens
mobilisés pour la concrétisation des réformes sans donner de
l’importance à la qualité de l’enseignement». «Pourquoi faire un
examen de rattrapage aux élèves de la 2e année secondaire alors
qu’on peut, tout simplement, baisser la moyenne de passage», se
demandera-t-il avant de poursuivre : «Il faut faire appel aux
personnes compétentes pour discuter et concrétiser les réformes».
Du reste, le SG du
SNTE interpelle le président de la République pour accélérer
l’application du statut général de la Fonction publique et passer à
l’élaboration du statut particulier de l’enseignant. La préparation
de ce statut a été faite l’année dernière lors des ateliers initiés
par le ministère de l’Education nationale en collaboration avec les
syndicats du secteur. «Nous l’avons préparé et remis à la tutelle
mais aucune suite n’a été donnée», a-t-il expliqué. Concernant la
situation de l’enseignant, le conférencier a indiqué que
l’augmentation des salaires, décidée récemment, n’est pas
suffisante. «Toutes les solutions proposées pour régler les
problèmes des enseignants sont temporaires», a-t-il indiqué. Tout à
fait hostile à l’idée de la formation des enseignants, le
conférencier estime qu’il faut organiser des stages de recyclage ou
revenir carrément à l’ancien système par le détachement de
l’enseignant à l’université de façon à lui permette de poursuivre
ses études et de continuer à percevoir son salaire. Pour la prime de
rendement, laissée en général à l’appréciation du directeur
d’établissement, M. Boudjenah propose de l’instaurer de manière
annuelle. Une commission nationale pour la gestion des œuvres
sociales sera, selon le syndicaliste, une solution idoine pour
mettre fin à la «mafia administrative» qui le fait actuellement et
de manière douteuse. Le conférencier a enfin appelé à la révision de
la loi 90-14 qui ne favorise pas le pluralisme syndical. «Le seul
syndicat légitime pour le dialogue dans cette loi c’est l’UGTA,
alors que la secteur compte aujourd’hui plusieurs syndicat
autonomes», précisera t-il.
Nouria B.
Haut
La fédération FFS de Tizi Ouzou
«Etre contre
Laskri, c’est être contre Aït Ahmed»
Selon certains
cadres du Front des forces socialistes, la crise que traverse le FF
S «est l’œuvre de certains agitateurs qui se sont autoproclamés
militants du plus vieux parti de l’opposition démocratique en
Algérie.» C’est ce que pense d’ailleurs Chérif Aït Ahmed, premier
fédéral du parti à Tizi Ouzou, que nous avons joint au
téléphone. Celui-ci a fait savoir «que les mécontents travaillent en
dehors des structures du parti alors que les statuts de notre
formation politique sont clairs.» En se demandant pour quelle raison
ces militants frondeurs se sont déplacés au siège national du parti
à Alger avec un groupuscule de soi-disant militants pour demander le
départ de la direction nationale du FFS, il dira qu’ils ne sont pas
habilités à prendre une telle décision. «Comment expliquer que lors
de leur passage au siège national du parti, ces derniers ont affirmé
qu’ils reconnaissent Hocine Aït Ahmed en tant que président du parti
tout en dénonçant la direction nationale et à sa tête Ali Laskri.
C’est une contradiction flagrante et une fuite en avant. Hocine Aït
Ahmed n’est tout de même pas un militant de la dernière heure. Il
sait ce qu’il fait.» Pour étayer ses propos, Chérif Aït Ahmed a
affirmé que les militants qui demandent le départ de la direction
nationale sont étrangers au parti. «Je fais de la politique depuis
1989 et n’ai jamais vu ces derniers qui s’autoproclament, toute
honte bue, d’authentiques militants du Front des forces
socialistes», ajoutera notre interlocuteur en s’interrogeant sur le
pourquoi de cette sortie. Les portes du parti, dira
M. Aït Ahmed,
«sont ouvertes à
tout le monde. Chacun peut contribuer et donner son appréciation sur
les positions politiques et le fonctionnement du parti.» Il est à
souligner que depuis le début de cette crise, la direction du parti
de Hocine Aït Ahmed a observé un silence radio. Au siège national,
où nous nous sommes rendus, aucune information ne nous a été fournie
pour éclairer, un tant soit peu, l’opinion et les militants du Front
des forces socialistes sur ce qui secoue cette formation. Mais il
semblerait que c’est Da l’Hocine en personne qui gère la crise. Ce
qui expliquerait, peut-être, le silence qui entoure cette affaire.
Pour rappel, MM. Ali Laskri et Karim Tabou ont annoncé, lors d’une
conférence de presse tenue au siège national du FFS, «que cinq
membres seront radiés du parti».
Djamel Oukali
Haut
SGP-Fédérations UGTA
18 septembre,
dernier délai
Les fédérations de
l’UGTA et les SGP devront reprendre aujourd’hui les négociations
pour finaliser les conventions de branches, les conventions
collectives et les conventions d’entreprises. C’est du moins ce qui
ressort de la réunion tenue hier au siège de la Centrale syndicale,
entre les fédérations des travailleurs et les membres du secrétariat
national de l’UGTA chargée de la préparation de la tripartite.
Les deux parties,
en conflit depuis plusieurs mois, ont jusqu’au 18 de ce mois pour
trouver un terrain d’entente concernant tous les points qui ont
jusque-là empêché la finalisation des conventions. L’augmentation
des salaires figure parmi les principales raisons de l’arrêt des
discussions. Au delà de cette date, l’UGTA sera appelée à intervenir
en recourant à l’arbitrage du Gouvernement pour débloquer la
situation. Les mêmes instructions ont été données, hier par le
ministre de la Participation et de la Promotion des investissements
aux présidents des SGP lors d’une réunion tenue hier en début
d’après midi. On apprend, par ailleurs, que les membres du
secrétariat national de l’UGTA vont se réunir ce mercredi pour faire
une évaluation sur l’avancement des dossiers inscrits à l’ordre du
jour de la tripartite. La priorité sera donnée au statut général de
la Fonction publique qui passera, dans les prochains jours, aux deux
chambres parlementaires pour passer ensuite à l’élaboration des
statuts particuliers de chaque secteur. La tripartite, selon M.
Malki, est prévue durant les dix derniers jours du mois de ramadan.
Nouria B.
Haut
Dilapidation de 1 100 milliards de l’agence Birkhadem
Le tribunal
veut entendre le P-DG de la Badr
Le procès relatif
à l’affaire de dilapidation de 1 100 milliards de centimes de
l’agence Badr de Birkhadem a été, une deuxième fois, renvoyé par le
tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs. Renvoyé, une première
fois, le mois dernier, pour hier, ce procès a été renvoyé, hier,
pour le 21 septembre en cours. Ce procès avait été renvoyé, la
première fois, pour l’approfondissement de l’étude du dossier, avait
annoncé la présidente de ce tribunal. Cette fois également la
présidente de ce tribunal a annoncé ce renvoi pour étude approfondie
du dossier. Elle a demandé la présence de l’actuel
président-directeur général de la Badr, lors du procès, en tant que
représentant de cette banque. Elle a également annoncé que tous les
témoins et toutes les autres personnes concernées par cette affaire
et qui étaient absents, hier, de ce tribunal, seront convoqués, par
télégramme, pour se présenter à ce procès. Cette magistrate écarte,
cela dit, l’éventualité d’un autre renvoi de ce procès.
M. Abi
Haut
Charte pour la paix et la réconciliation nationale
«82 cas en cours de régularisation à Boumerdès»
L'efficacité des
notaires a donné plus de vivacité à cette louable décision
gouvernementale où la «frédha» est délivrée gracieusement à
Boumerdès dans les deux jours qui suivent le dépôt du dossier
Le procureur
général près la cour de Boumerdès, Douadi Medjbar, assisté de Ania
Benyoucef, présidente de la cour, a organisé une réunion de
coordination avec les notaires en activité dans la wilaya de
Boumerdès, ayant trait au processus de délivrance de la «frédha» aux
ayants droit des familles des disparus et des victimes de la
tragédie nationale qui entre dans le cadre de la charte pour la paix
et la réconciliation nationale. Dans un point de presse tenu
avant-hier au siège de la cour, le procureur général, Douadi Medjbar,
a annoncé : «82 dossiers des victimes de la tragédie nationale,
conformément aux textes en application relatifs à la charte pour la
paix et la réconciliation nationale, ont été régularisés par les
tribunaux relevant de la circonscription judiciaire de la cour de
Boumerdès, dont 10 de Bordj Menaïel, 13 de Boumerdès, 18 de
Boudouaou, 41 de Rouiba et 2 dossiers en suspens où les familles
des victimes ont déposé deux dossiers, l’un au tribunal de Rouiba et
l’autre à El-Harrach. Une enquête est en cours pour situer la
résidence du bénéficiaire.» Cette action, a affirmé le procureur
général, «est suivie minutieusement par la tutelle, notamment par le
ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz qui a mis
tout en œuvre pour le respect, l’application et la concrétisation
des textes en application dans leur intégralité».
La présidente de
la cour, Ania Benyoucef, a affirmé : «Toutes les facilités quant à
la régularisation des dossiers des disparus, enfants nés aux maquis
ont été accordés aux demandeurs, conformément aux orientations de la
tutelle et aux textes en vigueur». «Le document de la frédha est
indispensable pour la constitution d’un dossier de régularisation et
est délivré dans les 30 jours qui suivent le dépôt de dossier par un
notaire, sur présentation d’une réquisition délivrée par nos soins»,
a affirmé
M. Douadi Medjbar.
Pour conclure, l’orateur a déclaré : «C’est pour mener à bien la
mission des victimes.» L’efficacité des notaires a donné plus de
vivacité à cette louable décision gouvernementale où la «frédha» est
délivrée gracieusement à Boumerdès dans les deux jours qui suivent
le dépôt du dossier contre un accusé de réception. Maître Mohamed
Belhabchia, notaire au centre ville confirme : «Effectivement, nous
avons pris la décision en commun accord avec les victimes dans un
délai très court qui ne dépasse guère les deux jours. Quant au
nombre que j’ai établi, il est de 10 frédhas et samedi dernier, j’ai
reçu 2 réquisitions signées par le procureur général et pour donner
notre engagement, j’ai remis les frédhas, hier aux familles des
victimes de cette tragédie nationale.»
K. A.
Haut
Pauvreté et richesse de l’économie algérienne
Un débat
d’arrière-garde
Une éminence grise
de l’économie et de la finance algérienne, aujourd’hui allant
peindre le tableau en noir, a été pendant un certain temps Premier
ministre et a eu à cette occasion la responsabilité de gérer les
affaires du pays et cela, pendant une période où il faisait ses
analyses sur la loi de Finances dont il avait la charge de la
présenter au Parlement pour ratification. Là, évidemment, il se
regardait avec des yeux de taupe en étant lynx avec les autres.
Aujourd’hui qu’il
n’est plus ce qu’il était, il essaie, dans ses raisonnements, d’être
plus convaincant qu’il l’était pour un éventuel retour sur la scène
politique. Mais il le fait aujourd’hui sans aucune appartenance
politique. Seulement comme technocrate issu de la plus grande école
libérale qui est celle de Montréal (Canada). Cependant en se donnant
cette étiquette, il a induit en erreur les gestionnaires financiers
algériens qui constituaient son staff dans le temps par le fait de
défendre les holdings d’Etat qui n’ont pas duré longtemps parce que
leur création et leur soutien ont été d’un anachronisme total.
Pendant que certains pays, ayant opté pour l’économie de marché,
privatisaient leur holding, l’Algérie avait curieusement décidé de
créer des holdings d’Etat pour aller dans le sens inverse. Ce qui
avait causé une perte de temps et d’argent considérable uniquement
pour créer de nouvelles structures sur mesure avérées par la suite
budgétivores dont personne n’en voulait.
Tout cela pour
créer des postes devant récupérer tous les anciens commis des fonds
des participations, dont la mission aussi était trop coûteuse sans
être en mesure de sauver des entreprises agonisantes ni de pouvoir
les remettre à flot. La mission des holdings devrait être celle de
faire fructifier les avoirs de l’Etat mais c’est l’inverse qui s’est
produit avec des dépenses effrénées et souvent non justifiées ; à
celà s’ajoute le fait qu’il y a eu ingérence dans la gestion des
sociétés affiliées aux holdings.
Il appartient
d’admettre qu’en politique, certaines controverses stimulent le
désir d’analyses plus complètes. Par contre, quand on a été le
maître d’œuvre de l’économie pendant une période si courte qu’elle
soit, on doit plus ou au moins se garder de tout préjugé, même
innocent, qui conduit à penser aujourd’hui qu’on exporte des
richesses dont profitent les acheteurs d’hydrocarbures, c’est parce
qu’elles sont une énergie non renouvelable et qu’on importe la
pauvreté avec des produits manufacturés.
C’est un point de
vue certes, pourtant M. le Premier ministre est un des premiers à
être pour l’adhésion à l’OMC. On ne comprend pas qu’il puisse
maintenant parler, par exemple, de chômage causé par des produits
importés. Malgré cela on ose qualifier aujourd’hui des importations
de pauvreté des produits dont a besoin. Surtout quand on s’applique
à reproduire des chiffres rendus publics par la loi de Finances
comme étant une preuve à l’appui.
Pour un point de
vue peu conventionnel, on doit avant tout admettre qu’il y a une
amélioration de la situation de ce qu’elle était au par avant. Et
quand on veut fournir une contribution en apportant du neuf qui sort
de l’ordinaire, qu’au moins l’analyse soit concrète devant répondre
essentiellement à des préoccupations du genre où l’issue n’est pas
tellement à la portée de la main. Dans cette optique, il y a cette
réalité évidente où chaque débat est le bien venu pour
l’enrichissement d’une pensé ou d’un projet, faut-il encore ne pas
glisser du côté où on s’est trop penché. Surtout quand on était sur
scène, il est tout à fait naturel de penser que nos penchants sont
plus satisfaisants que ceux des autres.
Le président de la
République avait déjà dit que notre génération n’est pas en mesure
de bien gérer nos ressources énergétiques et qu’à cet effet a été
décidé le retour de Sonatrach à son ancien monopole de 51%-49% dans
le but de préserver ces richesses pour les générations futures. Et
que c’est fini avec l’ancienne réglementation de 30% seulement pour
Sonatrach ; Donc le cas des générations futures était déjà évoqué.
En parler revient déjà à livrer un combat d’arrière-garde. Laisser
du pétrole et du gaz à nos enfants, c’est leur permettre de faire
exactement comme nous, le revendre. Par contre, ne serait-il pas
judicieux de leur léguer une économie diversifiée ? Mais ces
réformes là, à qui revenait la charge de les accomplir ?
Mohamed Terfous
Haut
Protection des espèces animales menacées
La loi plus
sévère envers les contrevenants
La loi prévoit à
l'encontre de toute personne mettant en péril une espèce animale
protégée une peine d'emprisonnement de un à trois ans, en sus d'une
amende située entre 200 000 et
500 000 DA.
Des espèces
animales en voie de disparition, sujettes au cours de ces dernières
années, à des méthodes de chasse tout aussi abusives que
scandaleuses, ont commencé à faire l’objet d’attentions de la part
des pouvoirs publics. Une ordonnance signée récemment par le chef de
l’Etat dresse une liste exhaustive des espèces de la faune sauvage
dont l’existence est gravement menacée et qui, à terme, risqueraient
de disparaître si des mesures de protection draconiennes ne sont pas
arrêtées pour assurer leur protection et leur pérennité.
Dans la classe des
mammifères sont ainsi, tour à tour, cités le mouflon à manchette,
l’oryx, l’hyène rayée, la gazelle rouge, la gazelle de l’Atlas, la
gazelle dama, la gazelle dorcas, la gazelle du Sahara, l’addax, le
fennec, le guépard et le chat des sables. Parmi les espèces
ornithologiques figurent l’ibis chauve, l’erismature à tête blanche,
le faucon crécerelle, le faucon pèlerin, l’outarde houbara, la
grande outarde et l’outarde canepetière. Dans la classe des reptiles
sont considérées comme espèces menacées, la tortue grecque, le
fouette queue et le varan du désert.
En même temps
qu’une commission nationale de protection des espèces menacées
d’extinction, dont les attributions restent encore à fixer par voie
réglementaire, l’ordonnance accorde une place importante à l’aspect
répressif, d’une plus grande sévérité à l’encontre des
contrevenants. Le texte de loi prévient que toute personne mettant
en péril une espèce animale protégée est susceptible de faire
l’objet d’une peine d’emprisonnement dont la durée peut s’étaler de
un à trois ans accompagnée du paiement d’une amende dont le montant
peut se situer de 200 000 à
500 000 DA. De
plus, seront confisqués les armes, les munitions ainsi que le
produit de la chasse. En cas de récidive, la peine pourrait être
portée au double. Par ailleurs, toute personne ayant permis,
facilité, aidé ou contribué, par quelque façon que ce soit, à la
chasse, la capture ou la détention d’espèces protégées peut être
punie d’une peine d’emprisonnement d’une à deux années de prison et
du paiement de 100 000 à 300 000 DA d’amende, avec la possibilité de
voir ces peines doublées en cas de récidive.
Le massacre des
chardonnerets
Le directeur de la
protection de la faune et de la flore auprès de la direction
générale des forêts, Noual Mohamed Seghir, rappelle que l’Algérie
est signataire de plusieurs conventions internationales de
protection des espèces animales et florales menacées de disparition
et migratrices et qu’elle se devait, à ce titre, d’être en
adéquation avec ses engagements réglementaires.
En plus de
l’ordonnance dont il est fait mention plus haut, M. Noual rappelle
que ce n’est pas la première fois que l’Algérie s’inquiète, avec
autant de conviction, de la protection et du devenir de ses espèces
animales. Par le passé, indique-t-il, d’autres textes législatifs
allant dans ce sens avaient déjà été promulgués mais leur
application n’a pas toujours été très suivie sur le terrain. «Il est
malheureux, regrette-t-il à ce propos, que la population ne soit pas
plus sensibilisée quant à la nécessité de protéger les espèces
animales». Il cite, à titre d’exemple, les prises massives de
populations de chardonnerets réalisées par des trafiquants d’un
genre nouveau, lesquelles sont ensuite cédés entre 400 et 10 000 DA
l’unité sur les marchés aux oiseaux existant en divers endroits du
territoire national. «Les services de sécurité, déclare-t-il, ont eu
l’occasion, à quelques mois d’intervalle, dans les wilayas de
Tlemcen et d’Aïn Témouchent, de mettre la main sur des trafiquants
en possession de 500 à 670 chardonnerets, une espèce d’oiseaux
protégée parce que très utile». Il cite par ailleurs la propension
qu’ont certains citoyens, visiblement mal informés, à vouloir faire
l’acquisition de certains animaux sauvages comme les singes magot,
les gazelles ou des espèces de rapaces, à l’image du faucon.
Il faut préciser
qu’en plus de faire l’objet d’une chasse abusive mettant en péril la
survie même de leur espèce, certaines variétés d’animaux sont
traquées, souvent dans des conditions ignobles. Cela est notamment
le cas pour les gazelles, dont de petites colonies éparses sont
encore localisées dans les régions steppiques et sahariennes.
Rarement abattus au fusil, ces petites antilopes farouches sont
pistées à l’aide de véhicules tout-terrains, jusqu’à leur total
épuisement, à la suite duquel il arrive à certaines d’entre elles de
décéder d’un arrêt cardiaque.
Elever pour
repeupler
M. Noual relève
que la décennie noire qu’a eu à affronter le pays aura été comme une
période de répit pour un grand nombre de représentants de la faune.
«Elle a permis une
remontée biologique extraordinaire par suite de la suspension des
activités de chasse à partir de l’année 1992 à ce jour».
Le directeur de la
protection de la faune et de la flore note que l’Etat a décidé de
mettre les moyens nécessaires pour permettre l’inventaire des
espèces animales sauvages faisant partie du patrimoine cynégétique
national. Il annonce par ailleurs qu’un centre d’élevage et de
repeuplement du milieu par certaines espèces menacées de
disparition, telles l’oryx, l’addax et la gazelle, est sur le point
de voir le jour dans la wilaya de Ghardaïa. Il est également projeté
la création, à El Bayadh, d’une autre entité de ce type, spécialisée
dans l’élevage et la réintroduction de l’outarde.
Une large
opération de sensibilisation du grand public, par le biais des
médias lourds et des élèves des établissements d’enseignement, est
sur le point d’être lancée. Elle est destinée à informer sur les
espèces animales algériennes, leur mode de vie et sur les raisons
qu’il y a de les protéger. D’autre part et en plus de la mise en
place de dispositifs de surveillances aux frontières destinés à
empêcher le trafic d’animaux, il a été prévu l’installation de
barrages routiers destinés aux mêmes fins.
«Dans une première
phase, déclare M. Noual, nous nous attacherons à faire en sorte de
sensibiliser la population. Par la suite, nous nous proposons
d’appliquer tous les moyens répressifs permis par la loi pour
pouvoir assurer la pérennité d’un patrimoine dont la disparition
peut représenter une perte incommensurable».
Sur un autre plan,
le représentant de la direction des forêts signale que pour pouvoir
assurer la protection de la faune sauvage, il faut également
s’attacher à assurer celle du milieu naturel où celle-ci a pour
habitude d’évoluer. «L’une de nos principales préoccupations est à
ce titre de limiter les incendies de forêts, dont les incidences sur
la survie du monde animal dont elles sont peuplées, pourrait
s’avérer catastrophique». Il observe à cet effet que le nombre
d’incendies des surfaces boisées a connu, durant l’été, une nette
régression par rapport à celui de 2005. «Nous avons, dit-il, noté
une diminution de l’ordre de 66% des superficies parcourues par le
feu. 8 042 ha ont été la proie des flammes, cette année, contre 25
000 l’année dernière. Cela a été rendu possible grâce à l’efficacité
du dispositif de prévention et de lutte impliquant étroitement les
populations riveraines des zones forestières».
Ahmed
Mahieddine
Haut
Bien que réprimé par la loi
Le harcèlement sexuel s’exerce toujours
Le harcèlement
sexuel est un délit puni par la loi. Il expose ses auteurs à des
peines d’emprisonnement. Et pourtant, cela n’empêche pas certains
responsables de l’exercer à l’encontre de leurs collaboratrices,
notamment lorsqu’elles sont jeunes et jolies. Cette amère expérience
a été vécue par Melle O.D.C.L. Recrutée dans une agence de
communication à Alger en avril 2006 en tant qu’assistante de gérant,
cette dernière était loin de se douter de ce qui l’attendait. Bien
qu’étant la seule femme, elle avait au début réussi à dépasser ses
appréhensions du fait qu’elle était certaine de ses compétences.
Bien plus que la recommandation dont elle avait fait l’objet, c’est
surtout son CV qui avait, affirmera-t-elle, joué en sa faveur au
cours de l’entretien qu’elle avait eu avec le premier gérant. Elle
n’était pas à son premier travail. En raison de sa formation de
juriste, ce dernier lui a demandé de prendre en charge tous les
aspects juridiques, d’autant que l’entreprise venait d’être lancée
(en mars 2006). C’est ainsi qu’elle a entamé, entre autres,
l’activité de l’élaboration de contrat de travail et les démarches
pour procéder à la déclaration sociale des employés. «Il y avait une
bonne équipe et une bonne entente entre les collègues»,
tiendra-t-elle à préciser. Mais bien vite, elle se rendra compte que
le premier gérant qui disposait de 25% des actions «ne voulait pas
faire avancer les choses». Il tergiversait dans la prise de
décisions relatives à la finalisation de ces démarches. Pourtant
affirmera-t-elle «l’une des conditions que j’avais posée lors de mon
entretien était de bénéficier de la déclaration auprès de la Cnas».
Or, jusqu’au jour où elle a décidé de quitter cette entreprise pour
protester contre la dégradation des conditions de travail, qui est
intervenue au bout de trois semaines, et surtout du comportement du
deuxième gérant, qui a pris les rennes après le départ du premier,
elle a travaillé au noir. «Aucun des employés n’a été déclaré»,
affirme-t-elle. Pis, elle a été la seule dont le salaire a été revu
à la baisse. «De 30 000 DA, il est passé à 18 000 sans qu’aucune
explication ne me soit fournie», atteste-t-elle. Mais le but de la
manœuvre ne pouvait lui échapper d’autant que cette décision avait
été suivie par d’autres mesures, sa marginalisation entre autres, en
vue de la faire fléchir psychologiquement. Mais la goutte qui a fait
déborder le vase et l’a incitée à démissionner au mois de juillet
dernier c’est le harcèlement sexuel exercé par le deuxième gérant.
C’est dans le but de dénoncer ces agissements, que Melle O.D.C.L. a
pris sur elle de médiatiser son histoire.
Nadia K.
Haut
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