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Le RND réunit son bureau national aujourd’hui

Que nous réserve Ouyahia ?

Réunion demain de l’Alliance présidentielle

Tout dépend du Conseil des ministres

Plusieurs redditions avortées

Les «émirs» font pression sur leurs acolytes

Ramadan, mois de la spéculation

«L’anarchie est dans les marchés de gros»

M. Boudjenah, secrétaire général du SNTE

«Les solutions de la tutelle sont temporaires»

La fédération FFS de Tizi Ouzou

«Etre contre Laskri, c’est être contre Aït Ahmed»

SGP-Fédérations UGTA

18 septembre, dernier délai

Dilapidation de 1 100 milliards de l’agence Birkhadem

Le tribunal veut entendre le P-DG de la Badr

Charte pour la paix et la réconciliation nationale

«82 cas en cours de régularisation à Boumerdès»

Pauvreté et richesse de l’économie algérienne

Un débat d’arrière-garde

Protection des espèces animales menacées

La loi plus sévère envers les contrevenants

Bien que réprimé par la loi

Le harcèlement sexuel s’exerce toujours

 

 11/09/06

 

Le RND réunit son bureau national aujourd’hui

Que nous réserve Ouyahia ?

Le Bureau national du RND se réunit aujourd'hui au siège du parti sous la houlette de son SG, Ahmed Ouyahia.

Cette réunion ordinaire est, à en croire le porte-parole du parti Miloud Chorfi, très chargée. Sans donner d’amples détails, M. Chorfi dira que le bureau national examinera les questions de l’heure et la préparation de la prochaine session du conseil national prévue pour les 21 et 22 septembre. Coïncidant avec le Conseil des ministres et la rencontre périodique de l’Alliance présidentielle, la réunion du cabinet Ouyahia ne manquera pas d’aborder les thèmes de l’expiration de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale qui suscite une nouvelle polémique au sein de la classe politique entre partisans et opposants à une éventuelle prorogation de délai. Le RND s’exprimera immanquablement sur la question ainsi que sur les objectifs atteints jusque-là par ce processus. La situation organique du parti est un autre sujet de prédilection qui va accaparer l’attention des membres du bureau national en possession de plusieurs dossiers. Cette importante réunion devrait également évaluer la mission de M. Abdeslem Bouchouareb en France où il était mandaté pour superviser l’opération de renouvellement des structures organiques du RND. M. Ouyahia saisira cette occasion pour évaluer aussi, avec son bureau, la rentrée sociale et passer en revue les dossiers socioéconomiques, en présence de MM. Djenouhet et Malki, tous deux membres du bureau national, et néanmoins membres influents de l’UGTA, surtout que la tripartite qui couronnera l’accord des augmentations salariales dans le secteur économique, est à quelques encablures. Elle se tiendra, sauf imprévu, à la fin du mois en cours. Le RND affûte par ailleurs ses armes à l’optique des prochaines échéances électorales dans lesquelles la formation d’Ouyahia compte affronter singulièrement en refusant l’idée de s’associer en listes communes avec ses alliés du FLN et du MSP. Un défi à relever. En somme, un ordre de jour riche si l’on adjoint le volet international avec l’évolution de la scène au Liban, en Palestine, au Darfour et en Irak.   

S. B.

 

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Réunion demain de l’Alliance présidentielle

Tout dépend du Conseil des ministres

Bouteflika réunit aujourd’hui le Conseil des ministres pour, entre autres, dresser le bilan de six mois d’application de la charte de la paix et de la réconciliation nationale. C’est donc l’ordre du jour de cette réunion, moult fois reportée, pour ne pas dire, au fait, le point culminant. Demain, curieusement, sera le tour de l’Alliance présidentielle qui devrait, elle aussi réunir son état-major. La demande, pour minutieusement calculée, a été faite par le président du MSP, dont le parti préside depuis juillet l’Alliance. D’autant plus importante sera, en effet, cette rencontre que la présence des trois leaders, Ouyahia, Belkhadem et, évidemment, Soltani, s’impose de facto. Si le consensus est loin d’être acquis autour de cette question, notamment pour ce qui a trait à la prolongation de la charte ou celui relatif au respect de son échéancier initial, le triumvirat trouve là, en tout cas, une habile manière de contourner ses divergences, et ce, comme à l’accoutumée, en soutenant, sans réserve, la décision que prendra le président de la République au terme du Conseil. Tout, absolument tout, dépend de la décision du Chef de l’Etat. Qu’il proroge la date butoir ou qu’il la respecte, à l’Alliance, le soutien sera de fait. Comme une lettre à la poste. Le reste, est une affaire de protocole : discours, photos de famille, accolades… bref, tout le monde est heureux et content. Et ce, même si, de part et d’autre, et quoique qu’on feigne de placer la barre très haute en soumettant à l’appréciation l’ensemble des questions d’actualité, à commencer par la charte elle-même, le retour controversé au pays des responsables de l’ex-FIS, une question à laquelle fait pièce le RND selon un cadre de ce parti qui ne cache pas son dépit de voir le MSP s’agiter et coller à tout ce qui bouge. «Chacun campera sur ses positions sur la question de la charte. Ce n’est pas le consensus que nous cherchons à travers un pareille réunion», ajoute notre source. Figurent aussi au menu, les problèmes internes, comme nous l’a précisé hier Abderezak Mokri, vice-président du MSP, qui insiste, lui, sur le caractère organique de cette réunion et réfute la thèse selon laquelle le MSP chercherait à rallier ses deux partenaires sur sa position vis-à-vis de la charte. Les dés, il faut le dire, seront jetés une fois le Conseil des ministres achevé. Là, il rien à dire. De là, tout émane. Tout se joue donc aujourd’hui et non demain.

Amine Goutali

 

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Plusieurs redditions avortées

Les «émirs» font pression sur leurs acolytes

La reddition de 200 terroristes, en majorité de cette organisation terroriste, annoncée pour avoir lieu au cours des six mois de délai accordé par la charte pourla paix et la réconciliation nationale, dans les régions de Aïn Defla, Médéa et les chaînes montagneuses environnantes ou sévissent des éléments de katibet el ahouel, n’a pas eu lieu. De même que n’a pas eu lieu la reddition de 80 terroristes du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), de katibet el ahouel et de ce qui reste du GIA dans l’ouest du pays. Des redditions annoncées, il y a près d’une année, déjà, par, notamment, des émirs de l’ex-AIS qui ont révélé que des contacts entre ces terroristes et les autorités, par l’intermédiaire de leurs familles et avec l’aide de ces ex-émirs de l’ex-organisation de Madani Mezrag, ces redditions avaient été données pour «imminentes» avant que l’échec de ces contacts ne soit une réalité difficile à dissimuler. Comment expliquer le non aboutissement de ces redditions annoncées, pourtant, comme «certaines» ? L’assassinat de Kaddouri Abdelkrim, dit «el kaàka», près de son domicile par des éléments de katibet «El feth el moubine», sur recomandation directe de Droukal Abdelmalek, alias Abou Mossaab Abdelouadoud et du terroriste Yahiaoui Abdelali, alias Younès, émir de la zone 5 du groupe salafiste pour la prédication et el combat (GSPC), a appris aux services de sécurité que de «nombreux terroristes ont exprimé leur volonté de se rendre aux autorités pour bénéficier des dispositions stipulées par la charte pour la paix et la réconciliation nationale mais que des émirs les menacent de mort ; ce qui explique l’assassinat d’«el kaàka», émir repenti qui a réussi à convaincre de nombreux éléments de différentes organisations terroristes à déposer les armes comme il les a convaincus du caractère illicite du djihad en Algérie. L’émir national du GSPC ainsi que ses sbires ont décidé d’assassiner Kaddouri Abdelkrim dans le but d’empêcher ces redditions. De nombreux repentis ont informé les services de sécurité que plusieurs de leurs ex-acolytes ont exprimé leur volonté de déposer les armes pour bénéficier des dispositions de cette charte mais qu’ils sont menacés de mort par leurs émirs. Cela, explique-t-il, toutes les redditions qui n’ont pas abouti ? A une grande partie, oui sauf qu’il faut noter que le nombre d’«irréductibles» des  organisations terroristes qui sévissent, toujours, ne cesse d’accroître, diminuant, ainsi, celui des «égarés» qui attendent le moindre relâchement de vigilance de leurs émirs pour quitter les maquis. un «durcissement» qui s’explique par une propagande redoutable de ces organisations terroristes tendant à décourager toute tentative de repentir dans leurs rangs, en désinformant la réalité et présentant cette réconciliation nationale, pourtant effective sur terrain, comme un «piège» ou étant «illicite». Pour réussir leur campagne de désinformation, les émirs hostiles à toute idée de réconciliation, interdisent à leurs éléments la lecture de journaux ou de prendre attache avec le monde extérieur, dont leurs proches ou d’ex-émirs de l’ex-AIS.

M. Abi

 

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Ramadan, mois de la spéculation

«L’anarchie est dans les marchés de gros»

L’UGCAA entend développer la culture de solidarité parmi les producteurs et les commerçants et appelle à la réduction des prix de tous les produits

A l’approche du mois sacré attendu pour le 23 ou le 24 septembre en cours, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCCA) lance un appel à travers lequel elle compte adopter un nouvel état d’esprit portant sur la solidarité et plus de rahma pendant toute la durée du mois de ramadan 2006. L’initiative combinée entre l’UGCAA et CAPEDES, (agence de communication), veille et coordonne à travers un programme spécial dans les 1 541 APC du territoire national, mettant en avant un programme «rassurant» au profit notamment des petites et moyennes bourses, à en croire les  représentants des commerçants de viande, fruits et légumes au niveau national, au cours d’une conférence de presse organisée hier dans le siège de l’UGCAA à Alger-centre. Développer la culture de solidarité parmi les producteurs et les commerçants, appeler à la réduction des prix de tous les produits de consommation et fournir aux restaurants de la rahma les aliments et produits indispensables demeure le programme sur lequel s’est engagé cette formation dans une campagne nationale de sensibilisation sous le thème : «rahma et solidarité». Une campagne qui vient à point nommé à l’approche de ce mois de ramadan qui connaît, habituellement, une spéculation et augmentation vertigineuse de l’ensemble des prix des produits de consommation et autres. L’intention des représentants de cette formation de sensibilisation est celle de «maintenir»  les prix des légumes, fruits et viande et de permettre ainsi aux citoyens de passer un ramadan dans un climat de piété et de solidarité comme le veut notre religion. Mais le point  crucial de cette rencontre sur lequel n’ont pas cessé de revenir les présidents de commission nationales des marchés de gros était celui de l’appel de détresse aux responsables et hautes autorités pour «parvenir définitivement à la régulation sérieuse et transparente» des marchés de gros pour stopper l’anarchie qui y règne. Les représentants n’ont pas caché leur colère et mécontentement quant aux mauvaises conditions de travail auxquelles font face notamment dans les marchés de gros en termes d’absence de moyens adéquats de travail et d’entretien du matériel utilisé.

Ils demandent également la levée immédiate de l’intermédiaire entre le marché de gros et celui du détail. Ils incombent l’entière responsabilité aux intermédiaires des marchés de gros, car à leurs yeux, ils sont derrière l’augmentation vertigineuse des produits de consommation à chaque ramadan et autres circonstances. Ils indiquent dans ce registre que 65% des commerçants activent illégalement dans les marchés de fruits et légumes contre 30% dans la légalité. Ce qui explique, selon eux, la flambée des prix. Par ailleurs, ils exigent de l’Etat une prise en charge du dossier des marchés informels au niveau national. S’agissant de la capitale, les conférenciers dressent un tableau noir des marchés de gros. A l’exception du marché des Eucalyptus à l’est d’Alger, «les autres sont dans un état lamentable», souligne le président de la commission nationale des marchés de gros, Achour Mustapha. Il dit solliciter de ce fait les hauts responsables pour l’octroi de lots de terrain en leur qualité de mandataires afin de construire des marchés de gros répondant aux normes et qui assureront un meilleur service en termes de moyens et de prestations. Ce même orateur s’est interrogé, dans son intervention, sur le fait de ne pas faciliter aux producteurs des fruits et légumes la possibilité d’exporter leur production. Il citera à ce sujet le cas des pommes.                                     

Kahina Benarab

 

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M. Boudjenah, secrétaire général du SNTE

«Les solutions de la tutelle sont temporaires»

Lors d’une conférence de presse animée hier à Alger, M. Abdelkrim Boudjenah,  secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) est revenu sur la rentrée scolaire de cette année, les lacunes des réformes du système éducatif et les problèmes de la corporation. Selon lui, une bonne rentrée scolaire ne peut pas être liée à la disponibilité du livre scolaire car les problèmes des enseignants sont beaucoup plus graves et leur situation ne s’est toujours pas améliorée. «La préparation de la rentrée scolaire ne se fait pas en début d’année; elle doit commencer à la fin de l’année précédente. La participation des syndicats dans ces rendez-vous est importante. Cela leur permet de faire des propositions et de s’impliquer afin d’éviter les lacunes et les erreurs. C’est dans ce cas seulement qu’on peut avoir un rôle constructif au lieu de se contenter des critiques», dira-t-il. Le conférencier n’a pas voulu faire une évaluation de cette rentrée, faute de rapports de la situation dans les différentes wilayas, mais il citera «des lacunes en termes d’encadrement et de surcharge des classes». Les programmes dispensés aux élèves dans le cadre des réformes du système éducatif ont été sévèrement critiqués par M. Boudjenah. Pour lui, «ces réformes ne sont pas constructives, dans la mesure où elles n’ont absolument rien apporté aux élèves, d’autant que la tutelle se contente de donner des chiffres sur les équipements et les moyens mobilisés pour la concrétisation des réformes sans donner de l’importance à la qualité de l’enseignement». «Pourquoi faire un examen de rattrapage aux élèves de la 2e année secondaire alors qu’on peut, tout simplement, baisser la moyenne de passage», se demandera-t-il avant de poursuivre : «Il faut faire appel aux personnes compétentes pour discuter et  concrétiser les réformes».

Du reste, le SG du SNTE interpelle le président de la République pour accélérer l’application du statut général de la Fonction publique et passer à l’élaboration du statut particulier de l’enseignant. La préparation de ce statut a été faite l’année dernière lors des ateliers initiés par le ministère de l’Education nationale en collaboration avec les syndicats du secteur. «Nous l’avons préparé et remis à la tutelle mais aucune suite n’a été donnée», a-t-il expliqué. Concernant la situation de l’enseignant, le conférencier a indiqué que l’augmentation des salaires, décidée récemment, n’est pas suffisante. «Toutes les solutions proposées pour régler les problèmes des enseignants sont temporaires», a-t-il indiqué. Tout à fait hostile à l’idée de la formation des enseignants, le conférencier estime qu’il faut organiser des stages de recyclage ou revenir carrément à l’ancien système par le détachement de l’enseignant à l’université de façon à lui permette de poursuivre ses études et de continuer à percevoir son salaire. Pour la prime de rendement, laissée en général à l’appréciation du directeur d’établissement, M. Boudjenah propose de l’instaurer de manière annuelle. Une commission nationale pour la gestion des œuvres sociales sera, selon le syndicaliste, une solution idoine pour mettre fin à la «mafia administrative» qui le fait actuellement et de manière douteuse. Le conférencier a enfin appelé à la révision de la loi 90-14 qui ne favorise pas le pluralisme syndical. «Le seul syndicat légitime pour le dialogue dans cette loi c’est l’UGTA, alors que la secteur compte aujourd’hui plusieurs syndicat autonomes», précisera t-il.        

Nouria B.

 

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La fédération FFS de Tizi Ouzou

«Etre contre Laskri, c’est être contre Aït Ahmed»

Selon certains cadres du Front des forces socialistes, la crise que traverse le FF S «est l’œuvre de certains agitateurs qui se sont autoproclamés militants du plus vieux parti de l’opposition démocratique en Algérie.» C’est ce que pense d’ailleurs Chérif Aït Ahmed, premier fédéral du parti à Tizi Ouzou, que nous avons joint au téléphone. Celui-ci a fait savoir «que les mécontents travaillent en dehors des structures du parti alors que les statuts de notre formation politique sont clairs.» En se demandant pour quelle raison ces militants frondeurs se sont déplacés au siège national du parti à Alger avec un groupuscule de soi-disant militants pour demander le départ de la direction nationale du FFS, il dira qu’ils ne sont pas habilités à prendre une telle décision.  «Comment expliquer que lors de leur passage au siège national du parti, ces derniers ont affirmé qu’ils reconnaissent Hocine Aït Ahmed en tant que président du parti tout en dénonçant la direction nationale et à sa tête Ali Laskri. C’est une contradiction flagrante et une fuite en avant. Hocine Aït Ahmed n’est tout de même pas un militant de la dernière heure. Il sait ce qu’il fait.» Pour étayer ses propos, Chérif Aït Ahmed a affirmé que les militants qui demandent le départ de la direction nationale sont étrangers au parti. «Je fais de la politique depuis 1989 et n’ai jamais vu ces derniers qui s’autoproclament, toute honte bue, d’authentiques militants du Front des forces socialistes», ajoutera notre interlocuteur en s’interrogeant sur le pourquoi de cette sortie. Les portes du parti, dira

M. Aït Ahmed,

«sont ouvertes à tout le monde. Chacun peut contribuer et donner son appréciation sur les positions politiques et le fonctionnement du parti.» Il est à souligner que depuis le début de cette crise, la direction du parti de Hocine Aït Ahmed a observé un silence radio. Au siège national, où nous nous sommes rendus, aucune information ne nous a été fournie pour éclairer, un tant soit peu, l’opinion et les militants du Front des forces socialistes sur ce qui secoue cette formation. Mais il semblerait que c’est Da l’Hocine en personne qui gère la crise. Ce qui expliquerait, peut-être, le silence qui entoure cette affaire. Pour rappel, MM. Ali Laskri et Karim Tabou ont annoncé, lors d’une conférence de presse tenue au siège national du FFS, «que cinq membres seront radiés du parti».

Djamel Oukali

 

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SGP-Fédérations UGTA

18 septembre, dernier délai

Les fédérations de l’UGTA et les SGP devront reprendre aujourd’hui les négociations pour finaliser les conventions de branches, les conventions collectives et les conventions d’entreprises. C’est du moins ce qui ressort de la réunion tenue hier au siège de la Centrale syndicale, entre les fédérations des travailleurs et les membres du secrétariat national de l’UGTA chargée de la préparation de la tripartite.

Les deux parties, en conflit depuis plusieurs mois, ont jusqu’au 18 de ce mois pour trouver un terrain d’entente concernant tous les points qui ont jusque-là empêché la finalisation des conventions. L’augmentation des salaires figure parmi les principales raisons de l’arrêt des discussions. Au delà de cette date, l’UGTA sera appelée à intervenir en recourant à l’arbitrage du Gouvernement pour débloquer la situation. Les mêmes instructions ont été données, hier par le ministre de la Participation et de la Promotion des investissements aux présidents des SGP lors d’une réunion tenue hier en début d’après midi. On apprend, par ailleurs, que les membres du secrétariat national de l’UGTA vont se réunir ce mercredi pour faire une évaluation sur l’avancement des dossiers inscrits à l’ordre du jour de la tripartite. La priorité sera donnée au statut général de la Fonction publique qui passera, dans les prochains jours, aux deux chambres parlementaires pour passer ensuite à l’élaboration des statuts particuliers de chaque secteur. La tripartite, selon M. Malki, est prévue durant les dix derniers jours du mois de ramadan.   

Nouria B.

 

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Dilapidation de 1 100 milliards de l’agence Birkhadem

Le tribunal veut entendre le P-DG de la Badr

Le procès relatif à l’affaire de dilapidation de 1 100 milliards de centimes de l’agence Badr de Birkhadem a été, une deuxième fois, renvoyé par le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs. Renvoyé, une première fois, le mois dernier, pour hier, ce procès a été renvoyé, hier, pour le 21 septembre en cours. Ce procès avait été renvoyé, la première fois, pour l’approfondissement de l’étude du dossier, avait annoncé la présidente de ce tribunal. Cette fois également la présidente de ce tribunal a annoncé ce renvoi pour étude approfondie du dossier. Elle a demandé la présence de l’actuel président-directeur général de la Badr, lors du procès, en tant que représentant de cette banque. Elle a également annoncé que tous les témoins et toutes les autres personnes concernées par cette affaire et qui étaient absents, hier, de ce tribunal, seront convoqués, par télégramme, pour se présenter  à ce procès. Cette magistrate écarte, cela dit, l’éventualité d’un autre renvoi de ce procès.

M. Abi

 

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Charte pour la paix et la réconciliation nationale

«82 cas en cours de régularisation à Boumerdès»

L'efficacité des notaires a donné plus de vivacité à cette louable décision gouvernementale où la «frédha» est délivrée gracieusement à Boumerdès dans les deux jours qui suivent le dépôt du dossier

Le procureur général près la cour de Boumerdès, Douadi Medjbar, assisté de Ania Benyoucef, présidente de la cour, a organisé une réunion de coordination avec les notaires en activité dans la wilaya  de Boumerdès, ayant trait au processus de délivrance de la «frédha» aux ayants droit des familles des disparus et des victimes de la tragédie nationale qui entre dans le cadre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Dans un point de presse tenu avant-hier au siège de la cour, le procureur général, Douadi Medjbar, a annoncé : «82 dossiers des victimes de la tragédie nationale, conformément aux textes en application relatifs à la charte pour la paix et la réconciliation nationale, ont été régularisés par les tribunaux relevant de la circonscription judiciaire de la cour de Boumerdès, dont 10 de Bordj Menaïel, 13 de Boumerdès, 18 de Boudouaou,  41 de Rouiba et 2 dossiers en suspens où les familles des victimes ont déposé deux dossiers, l’un au tribunal de Rouiba et l’autre à El-Harrach. Une enquête est en cours pour situer la résidence du bénéficiaire.» Cette action, a affirmé le procureur général, «est suivie minutieusement par la tutelle, notamment par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz qui a mis tout en œuvre pour le respect, l’application et la concrétisation des textes en application dans leur intégralité».

La présidente de la cour, Ania Benyoucef, a affirmé : «Toutes les facilités quant à la régularisation des dossiers des disparus, enfants nés aux maquis ont été accordés aux demandeurs, conformément aux orientations de la tutelle et aux textes en vigueur». «Le document de la frédha est indispensable pour la constitution d’un dossier de régularisation et est délivré dans les 30 jours qui suivent le dépôt de dossier par un notaire, sur présentation d’une réquisition délivrée par nos soins», a affirmé

M. Douadi Medjbar. Pour conclure, l’orateur a déclaré : «C’est pour mener à bien la mission des victimes.» L’efficacité des notaires a donné plus de vivacité à cette louable décision gouvernementale où la «frédha» est délivrée gracieusement à Boumerdès dans les deux jours qui suivent le dépôt du dossier contre un accusé de réception. Maître Mohamed Belhabchia, notaire au centre ville confirme : «Effectivement, nous avons pris la décision en commun accord avec les  victimes dans un délai très court qui ne dépasse guère les deux jours. Quant au nombre que j’ai établi, il est de 10 frédhas et samedi dernier, j’ai reçu 2 réquisitions signées par le procureur général et pour donner notre engagement, j’ai remis les frédhas, hier  aux familles des victimes de cette tragédie nationale.»        

K. A.

 

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Pauvreté et richesse de l’économie algérienne

Un débat d’arrière-garde

Une éminence grise de l’économie et de la finance algérienne, aujourd’hui allant peindre le tableau en noir, a été pendant un certain temps Premier ministre et a eu à cette occasion la responsabilité de gérer les affaires du pays et cela, pendant une période où il faisait ses analyses sur la loi de Finances dont il avait la charge de la présenter au Parlement pour ratification. Là, évidemment, il se regardait avec des yeux de taupe en étant lynx avec les autres.

Aujourd’hui qu’il n’est plus ce qu’il était, il essaie, dans ses raisonnements, d’être plus convaincant qu’il l’était pour un éventuel retour sur la scène politique. Mais il le fait aujourd’hui sans aucune appartenance politique. Seulement comme technocrate issu de la plus grande école libérale qui est celle de Montréal (Canada). Cependant en se donnant cette étiquette, il a induit en erreur les gestionnaires financiers algériens qui constituaient son staff dans le temps par le fait de défendre les holdings d’Etat qui n’ont pas duré longtemps parce que leur création et leur soutien ont été d’un anachronisme total. Pendant que certains pays, ayant opté pour l’économie de marché, privatisaient leur holding, l’Algérie avait curieusement décidé de créer des holdings d’Etat pour aller dans le sens inverse. Ce qui avait causé une perte de temps et d’argent considérable uniquement pour créer de nouvelles structures sur mesure avérées par la suite budgétivores dont personne n’en voulait.

Tout cela pour créer des postes devant récupérer tous les anciens commis des fonds des participations, dont la mission aussi était trop coûteuse sans être en mesure de sauver des entreprises agonisantes ni de pouvoir les remettre à flot. La mission des holdings devrait être celle de faire fructifier les avoirs de l’Etat mais c’est l’inverse qui s’est produit avec des dépenses effrénées et souvent non justifiées ; à celà s’ajoute le fait qu’il y a eu ingérence dans la gestion des sociétés affiliées aux holdings.

Il appartient d’admettre qu’en politique, certaines controverses stimulent le désir d’analyses plus complètes. Par contre, quand on a été le maître d’œuvre de l’économie pendant une période si courte qu’elle soit, on doit plus ou au moins se garder de tout préjugé, même innocent, qui conduit à penser aujourd’hui qu’on exporte des richesses dont profitent les acheteurs d’hydrocarbures, c’est parce qu’elles sont une énergie non renouvelable et qu’on importe la pauvreté avec des produits manufacturés.

C’est un point de vue certes, pourtant M. le Premier ministre est un des premiers à être pour l’adhésion à l’OMC. On ne comprend pas qu’il puisse maintenant parler, par exemple, de chômage causé par des produits importés. Malgré cela on ose qualifier aujourd’hui des importations de pauvreté des produits dont a besoin. Surtout quand on s’applique à reproduire des chiffres rendus publics par la loi de Finances comme étant une preuve à l’appui.

Pour un point de vue peu conventionnel, on doit avant tout admettre qu’il y a une amélioration de la situation de ce qu’elle était au par avant. Et quand on veut fournir une contribution en apportant du neuf qui sort de l’ordinaire, qu’au moins l’analyse soit concrète devant répondre essentiellement à des préoccupations du genre où l’issue n’est pas tellement à la portée de la main. Dans cette optique, il y a cette réalité évidente où chaque débat est le bien venu pour l’enrichissement d’une pensé ou d’un projet, faut-il encore ne pas glisser du côté où on s’est trop penché. Surtout quand on était sur scène, il est tout à fait naturel de penser que nos penchants sont plus satisfaisants que ceux des autres.

Le président de la République avait déjà dit que notre génération n’est pas en mesure de bien gérer nos ressources énergétiques et qu’à cet effet a été décidé le retour de Sonatrach à son ancien monopole de 51%-49% dans le but de préserver ces richesses pour les générations futures. Et que c’est fini avec l’ancienne réglementation de 30% seulement pour Sonatrach ; Donc le cas des générations futures était déjà évoqué. En parler revient déjà à livrer un combat d’arrière-garde. Laisser du pétrole et du gaz à nos enfants, c’est leur permettre de faire exactement comme nous, le revendre. Par contre, ne serait-il pas judicieux de leur léguer une économie diversifiée ? Mais ces réformes là, à qui revenait la charge de les accomplir ?

Mohamed Terfous

 

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Protection des espèces animales menacées

La loi plus sévère envers les contrevenants

La loi prévoit à l'encontre de toute personne mettant en péril une espèce animale protégée une peine d'emprisonnement de un à trois ans, en sus d'une amende située entre 200 000 et 

500 000 DA.

Des espèces animales en voie de disparition, sujettes au cours de ces dernières années, à des méthodes de chasse tout aussi abusives que  scandaleuses, ont commencé à faire l’objet d’attentions de la part des pouvoirs publics. Une ordonnance signée récemment par le chef de l’Etat dresse une liste exhaustive des espèces de la faune sauvage dont l’existence est gravement menacée et qui, à terme, risqueraient de disparaître si des mesures de protection draconiennes ne sont pas arrêtées pour assurer leur protection et leur pérennité. 

Dans la classe des mammifères sont ainsi, tour à tour, cités le mouflon à manchette, l’oryx, l’hyène rayée, la gazelle rouge, la gazelle de l’Atlas, la gazelle dama, la gazelle dorcas, la gazelle du Sahara, l’addax, le fennec, le guépard et le chat des sables. Parmi les espèces ornithologiques figurent l’ibis chauve, l’erismature à tête blanche, le faucon crécerelle, le faucon pèlerin, l’outarde houbara, la grande outarde et l’outarde canepetière. Dans la classe des reptiles sont considérées comme espèces menacées, la tortue grecque, le fouette queue et le varan du désert.

En même temps qu’une commission nationale de protection des espèces menacées d’extinction, dont les attributions restent encore à fixer par voie réglementaire, l’ordonnance accorde une place importante à l’aspect répressif, d’une plus grande sévérité à l’encontre des contrevenants. Le texte de loi prévient que toute personne mettant en péril une espèce animale protégée est susceptible de faire l’objet d’une peine d’emprisonnement dont la durée peut s’étaler de un à trois ans accompagnée du paiement d’une amende dont le montant peut se situer de 200 000 à

500 000 DA. De plus, seront confisqués les armes, les munitions ainsi que le produit de la chasse. En cas de récidive, la peine pourrait être portée au double. Par ailleurs, toute personne ayant permis, facilité, aidé ou contribué, par quelque façon que ce soit, à la chasse, la capture ou la détention d’espèces protégées peut être punie d’une peine d’emprisonnement d’une à deux années de prison et du paiement de 100 000 à 300 000 DA d’amende, avec la possibilité de voir ces peines doublées en cas de récidive.

Le massacre des chardonnerets

Le directeur de la protection de la faune et de la flore auprès de la direction générale des forêts, Noual Mohamed Seghir, rappelle que l’Algérie est  signataire de plusieurs conventions internationales de protection des espèces animales et florales menacées de disparition et migratrices et qu’elle se devait, à ce titre, d’être en adéquation avec ses engagements réglementaires.

En plus de l’ordonnance dont il est fait mention plus haut, M. Noual rappelle que ce n’est pas la première fois que l’Algérie s’inquiète, avec autant de conviction, de la protection et du devenir de ses espèces animales. Par le passé, indique-t-il, d’autres textes législatifs allant dans ce sens avaient déjà été promulgués mais leur application n’a pas toujours été très suivie sur le terrain. «Il est malheureux, regrette-t-il à ce propos, que la population ne soit pas plus sensibilisée quant à la nécessité de protéger les espèces animales». Il cite, à titre d’exemple, les prises massives de populations de chardonnerets réalisées par des trafiquants d’un genre nouveau, lesquelles sont ensuite cédés entre 400 et 10 000 DA l’unité sur les marchés aux oiseaux existant en divers endroits du territoire national. «Les services de sécurité, déclare-t-il, ont eu l’occasion, à quelques mois d’intervalle, dans les wilayas de Tlemcen et d’Aïn Témouchent, de mettre la main sur des trafiquants en possession de 500 à 670 chardonnerets, une espèce d’oiseaux protégée parce que très utile». Il cite par ailleurs la propension qu’ont certains citoyens, visiblement mal informés, à vouloir faire l’acquisition de certains animaux sauvages comme les singes magot, les gazelles ou des espèces de rapaces, à l’image du faucon.

Il faut préciser qu’en plus de faire l’objet d’une chasse abusive mettant en péril la survie même de leur espèce, certaines variétés d’animaux sont traquées, souvent dans des conditions ignobles. Cela est notamment le cas pour les gazelles, dont de petites colonies éparses sont encore localisées dans les régions steppiques et sahariennes. Rarement abattus au fusil, ces petites antilopes farouches sont pistées à l’aide de véhicules tout-terrains, jusqu’à leur  total épuisement, à la suite duquel il arrive à certaines d’entre elles de décéder  d’un arrêt cardiaque.

Elever pour repeupler

M. Noual relève que la décennie noire qu’a eu à affronter le pays aura été comme une période de répit pour un grand nombre de représentants de la faune.

«Elle a permis une remontée biologique extraordinaire par suite de la suspension des activités de chasse à partir de l’année 1992 à ce jour».

Le directeur de la protection de la faune et de la flore note que l’Etat a décidé de mettre les moyens nécessaires pour permettre l’inventaire des espèces animales sauvages faisant partie du patrimoine cynégétique national. Il annonce par ailleurs qu’un centre d’élevage et de repeuplement du milieu par certaines espèces menacées de disparition, telles l’oryx, l’addax et la gazelle, est sur le point de voir le jour dans la wilaya de Ghardaïa. Il est également projeté la création, à El Bayadh, d’une autre entité de ce type, spécialisée dans l’élevage et la réintroduction de l’outarde.

Une large opération de sensibilisation du grand public, par le biais des médias lourds et des élèves des établissements d’enseignement, est sur le point d’être lancée. Elle est destinée à informer sur les espèces animales algériennes, leur mode de vie et sur les raisons qu’il y a de les protéger. D’autre part et en plus de la mise en place de dispositifs de surveillances aux frontières destinés à empêcher le trafic d’animaux, il a été prévu l’installation de barrages routiers destinés aux mêmes fins.

«Dans une première phase, déclare M. Noual, nous nous attacherons à faire en sorte de sensibiliser la population. Par la suite, nous nous proposons d’appliquer tous les moyens répressifs permis par la loi  pour pouvoir assurer la pérennité d’un patrimoine dont la disparition peut représenter une perte incommensurable».

Sur un autre plan, le représentant de la direction des forêts signale que pour pouvoir assurer la protection de la faune sauvage, il faut également s’attacher à assurer celle du milieu naturel où celle-ci a pour habitude d’évoluer. «L’une de nos principales préoccupations est à ce titre de limiter les incendies de forêts, dont les incidences sur la survie du monde animal dont elles sont peuplées, pourrait s’avérer catastrophique». Il observe à cet effet que  le nombre d’incendies des surfaces boisées a connu, durant l’été, une nette régression par rapport à celui de 2005. «Nous avons, dit-il, noté une diminution de l’ordre de 66% des superficies parcourues par le feu. 8 042 ha ont été la proie des flammes, cette année, contre 25 000 l’année dernière. Cela a été rendu possible grâce à l’efficacité du dispositif de prévention et de lutte impliquant étroitement les populations riveraines des zones forestières».

Ahmed Mahieddine

 

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Bien que réprimé par la loi

Le harcèlement sexuel s’exerce toujours

Le harcèlement sexuel est un délit puni par la loi. Il expose ses auteurs à des peines d’emprisonnement. Et pourtant, cela n’empêche pas certains responsables de l’exercer à l’encontre de leurs collaboratrices, notamment lorsqu’elles sont jeunes et jolies. Cette amère expérience a été vécue par Melle O.D.C.L. Recrutée dans une agence de communication à Alger en avril 2006 en tant qu’assistante de gérant, cette dernière était loin de se douter de ce qui l’attendait. Bien qu’étant la seule femme, elle avait au début réussi à dépasser ses appréhensions du fait qu’elle était certaine de ses compétences. Bien plus que la recommandation dont elle avait fait l’objet, c’est surtout son CV qui avait, affirmera-t-elle, joué en sa faveur au cours de l’entretien qu’elle avait eu avec le premier gérant. Elle n’était pas à son premier travail. En raison de sa formation de juriste, ce dernier lui a demandé de prendre en charge tous les aspects juridiques, d’autant que l’entreprise venait d’être lancée (en mars 2006). C’est ainsi qu’elle a entamé, entre autres, l’activité de l’élaboration de contrat de travail et les démarches pour procéder à la déclaration sociale des employés. «Il y avait une bonne équipe et une bonne entente entre les collègues», tiendra-t-elle à préciser. Mais bien vite, elle se rendra compte que le premier gérant qui disposait de 25% des actions «ne voulait pas faire avancer les choses». Il tergiversait dans la prise de décisions relatives à la finalisation de ces démarches. Pourtant affirmera-t-elle «l’une des conditions que j’avais posée lors de mon entretien était de bénéficier de la déclaration auprès de la Cnas». Or, jusqu’au jour où elle a décidé de quitter cette entreprise pour protester contre la dégradation des conditions de travail, qui est intervenue au bout de trois semaines, et surtout du comportement du deuxième gérant, qui a pris les rennes après le départ du premier, elle a travaillé au noir. «Aucun des employés n’a été déclaré», affirme-t-elle. Pis, elle a été la seule dont le salaire a été revu à la baisse. «De 30 000 DA, il est passé à 18 000 sans qu’aucune explication ne me soit fournie», atteste-t-elle. Mais le but de la manœuvre ne pouvait lui échapper d’autant que cette décision avait été suivie par d’autres mesures, sa marginalisation entre autres, en vue de la faire fléchir psychologiquement. Mais la goutte qui a fait déborder le vase et l’a incitée à démissionner au mois de juillet dernier c’est le harcèlement sexuel exercé par le deuxième gérant. C’est dans le but de dénoncer ces agissements, que Melle O.D.C.L. a pris sur elle de médiatiser son histoire.

Nadia K.

 

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