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LA UNE Coïncidant avec le Conseil des ministres et la rencontre périodique de l'Alliance présidentielle, la réunion du cabinet Ouyahia ne manquera pas d'aborder les thèmes de l'expiration de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale.

11/09/06

 

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Aïch etchouf

 

Ça coule !

 

On connaissait l’eau dans le gaz, nous avons à présent droit à du mazout dans l’eau. Belle revanche en vérité pour un élément qui, en plus de sa rareté, n’hésite pas à jouer l’excentricité. Tout cela au plus grand bonheur des consommateurs qui vont pouvoir maintenant faire le plein de leurs voitures sans passer par la pompe. Et cela pourrait donner des idées à d’autres pour envoyer dans les tuyaux tous les liquides possibles et imaginables, de l’essence sans plomb, par exemple ou du thé en infusion, ou encore du lait. Il suffirait juste de s’équiper chez soi en alambics, pour faire les séparations nécessaires. Le seul problème qui va se poser, c’est celui de la facturation de tout ce qui coule dans nos robinets. Naftal va-t-elle ainsi se mettre à nous demander de payer notre consommation de mazout à part, ou va-t-elle plutôt s’entendre avec l’Algérienne des eaux pour un forfait global ? Le prochain Conseil du gouvernement devrait se pencher sérieusement sur la question, pour voir s’il est possible de mettre en place un robinet unique dans chaque foyer et éviter la multitude bureaucratique qui asphyxie le pays. Monsieur Belkhadem pourrait même songer à obliger les gens à faire passer leurs transactions financières en liquide par le robinet unique. Des dinars dans l’eau, voilà qui serait une bonne chose !

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le RND réunit son bureau national aujourd'hui

Que nous réserve Ouyahia ?

Coïncidant avec le Conseil des ministres et la rencontre périodique de l'Alliance présidentielle, la réunion du cabinet Ouyahia ne manquera pas d'aborder les thèmes de l'expiration de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale.

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 Les Titres

 

Plusieurs redditions avortées

Les «émirs» font pression sur leurs acolytes

 

AT lance la 2e tranche de l'emprunt obligataire

20 milliards de dinars à lever

 

Charte pour la paix et la réconciliation nationale

«82 cas en cours de régularisation à Boumerdès»

 

Ramadan, mois de la spéculation

«L’anarchie est dans les marchés de gros»

 Le Trait d'Abi  

 

 Divers

 

 AT lance la 2e   tranche de l’emprunt obligataire

20 milliards de dinars à lever

Le lancement de l'opération a eu lieu à l'hôtel El Aurassi, en présence du ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Boudjemaâ Haïchour.

Pour faire face à un programme quinquennal d’investissement évalué à 276 milliards de dinars, soit l’équivalent de plus de 3,8 milliards de dollars US, Algérie Télécom a lancé hier la deuxième tranche de son programme emprunt obligataire par appel public à l’épargne. Le lancement de l’opération a eu lieu à l’hôtel El Aurassi, en présence du ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Boudjemaâ Haïchour.

Portant sur un montant de 20 milliards de dinars, pouvant être porté à 25 milliard de dinars, l’émission obligataire d’AT, est destinée à financer en partie le programme d’investissement du groupe et de sa filiale ATM Mobilis. Le produit est destiné au public, personnes physiques et morales incluant les institutions financières.

Emises au pair, les obligations sont taxées à 10 000 DA par obligation avec une souscription minimale de deux obligations, soit

20 000 DA. Elles portent les intérêts aux taux de coupons progressifs de 4 % à la première et deuxième année, 4,5 % aux deux suivantes et 7,9 % pour la cinquième année. Le taux de rendement réel des obligations est de 4,81 % pour les souscripteurs qui souscrivent les titres le premier jour de la période de souscription.

La période de souscription des obligations débutera le 17 septembre 2006 et s’achève le 17 octobre 2006. La durée de vie des obligations est de cinq (5) ans et les intérêts commencent à courir à partir du 17 octobre 2006. La campagne publicitaire pour le lancement de l’opération démarre, quant à elle, demain. Le souscripteur peut acquérir ces obligations auprès des principales agences des huit banques impliquées dans l’opération, en l’occurrence, la BNA, la BEA, la CNEP banque, le CPA, la BADR, la BDL, la Société générale Algérie et la BNP Paribas El Djazaïr. Rappelons que la première tranche a été émise en novem-bre 2005, sur le marché financier national pour un montant de 6,5 milliards de dinars structuré en deux tranches de 3 350 millions de dinars d’une durée de 2 ans et

3 150 millions de dinars d’une durée de 3 ans. A signaler que le groupe Algérie Télécom qui s’apprête à l’ouverture de son capital projette à ’l’horizon 2009 comme grands objectifs d’atteindre

6 700 000 abonnés au téléphone fixe, Une clientèle ADSL de 3 millions d’abonnés à l’ADSL, 3 millions d’internautes et plus de 8 millions d’abonnées au mobile. Algérie Télécom «qui se porte bien malgré le scandale» selon les déclarations de M. Haïchour, a procédé avant-hier au lancement officiel d’Algérie Télécom Satellite (ATS). Il a été aussi question lors de la cérémonie à l’installation de M. Mahieddine Maâche, en tant que président-directeur général de la filiale qui a été créée le 29 juillet dernier et qui est spécialisée dans les télécommunications par satellite via le mode VSAT à travers les 600 stations en implantation, les 940 stations installées et configurées et les 690 stations en cours d’installation. Cela en plus du système GMPCS, qui avec les 1 134 abonnés au Thuraya, soit 80 % du marché national a permis à ATS d’être classé en 2005, 9e provider dans le monde. Aujourd’hui, ATS qui a aussi lancé avant-hier son service commercial Revsat emploie quelque 130 personnes, dont 50 % sont des cadres et des ingénieurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 2,8 milliard de dinars.

Habiba Ghrib

 

 Finances

Les bonnes nouvelles de Medelci

Il faut croire que la réunion tenue mercredi dernier par le ministre de l’Enseignement supérieur avec les directeurs des organes de presse obéit à la nouvelle stratégie de communication institutionnelle sur laquelle le ministre de la Communication avait un pan à l’occasion des déclarations faites à l’issue de sa nomination. Hier c’était au tour du ministre des Finances,  Mourad Medelci, de les recevoir au siège de son département. A cette occasion, l’argentier du pays a annoncé s’agissant de la dette contractée auprès du Club de Londres évaluée à près de 800 millions de dollars, que non seulement l’accord de remboursement par anticipation a été signé à la fin de la semaine dernière à Londres mais que les créanciers ont été déjà payés par l’Algérie. Pour ce qui est des réserves de change de l’Algérie, elles ont atteint un nouveau sommet de 68 milliards de dollars au 31 août dernier. Les réserves de devises comptabilisées à fin août 2006 représentent environ 3,5 années d’importations au rythme actuel. Medelci a réaffirmé également que les différents programmes d’investissements publics allant sur la période 2005-2009 sont soutenables financièrement grâce à la bonne tenue de la situation financière. Pour étayer ses propos, le ministre a dévoilé pour la première fois les conditions financières pour la réalisation de ces ambitieux programmes dont le coût avoisine, selon lui, les 120 milliards de dollars. Selon les calculs élaborés, a-t-il soutenu, la mise en œuvre de ces gros programmes d’investissements publics exige un montant minimal respectivement de 30 milliards de dollars pour les réserves de change, de 10 milliards de dollars pour le Fonds de régulation des recettes (FRR) et un baril de pétrole allant dans une fourchette-plancher oscillant entre 50 et 55 dollars. Dans ce sens, il a fait constater que les montants respectifs de ces trois éléments dépassent largement ces critères minimaux en citant l’exemple du FRR dont le reliquat actuel est de 30 milliards de dollars et un baril de pétrole de plus de 67 dollars. La loi de finances complémentaire 2006 stipule qu’en aucun cas le niveau des ressources financières du FRR ne doit tomber en dessous de 747 milliards de dinars, soit l’équivalent de 10 milliards de dollars. Actuellement, le niveau atteint par ce Fonds est de 2 200,44 milliards de dinars (environ 30 milliards de dollars) contre

1 923 milliards de dinars à la fin 2005. Par ailleurs il a indiqué que l’Algérie a remboursé par anticipation une dette externe de plus de 12 milliards de dollars et a économisé, en conséquence, un montant de l’ordre de 2 milliards de dollars au titre des intérêts. En ajoutant l’accord de l’annulation de la dette algérienne avec la Russie, estimée à 4,737 milliards de dollars, l’Algérie a donc réglé globalement entre 2004 et 2006 une dette externe pour un montant de 16 milliards de dollars, a-t-il encore précisé.

Selma M.

 

 Bouteflika écrit à Gueddafi

Syrte, un moment fondateur

Le président Bouteflika a adressé un message de remerciements au leader de la Révolution libyenne, le Colonel Maâmar Gueddafi alors qu’il quittait la Djamahirya libyenne après avoir participé à Syrte aux festivités du 7e anniversaire de la création de l’Union africaine (UA).

Le président Bouteflika a souligné dans son message que «suite à toute l’amabilité et l’hospitalité dont vous m’avez entouré ainsi que la délégation algérienne et toutes les hôtes de la Libye, qui a de tout temps été à l’avant-garde des nobles et généreuses actions, je ne saurais quitter votre territoire sans vous dire toute ma gratitude et ma reconnaissance pour les efforts que vous ne cessez de consentir pour encourager et orienter l’action africaine commune», ajoutant «je tiens également à vous rendre grâce pour le chaleureux accueil qui nous a été réservé». «L’Afrique tout entière, particulièrement la Libye, est en droit aujourd’hui de célébrer la journée du 9 septembre qui a consacré notre détermination à mener notre continent vers la modernité et ce, en remplaçant l’Organisation de l’unité africaine par l’Union africaine», ajoute le message. «Nous ne pouvions mieux faire car nous avons ainsi érigé un ensemble continental capable d’assurer sa pérennité, d’atteindre son objectif  et de réaliser le rêve tant caressé par ceux-là mêmes qui ont libéré les peuples africains de la domination étrangère et qui deviendront par la suite les précurseurs de l’action unioniste et vous êtes l’un d’eux», souligne le président Bouteflika. «Ce 7e anniversaire de la naissance de notre union africaine à Syrte est pour moi une occasion qu’il ne sied point de laisser passer, au nom de notre fraternité et de notre lutte commune en faveur de la dignité de notre continent, pour vous féliciter du rôle pionnier que vous avez assumé dans la promotion de l’idée de l’UA et dans toutes les étapes de sa mise en forme».  «Je prie Dieu que notre rencontre ainsi que celle d’avec nos frères les chefs d’Etat africains dans la ville de Syrte entrée désormais dans l’histoire moderne, soit bénéfique à l’édification de notre Union, tout en souhaitant qu’Il vous préserve et vous garde pour toute démarche louable en faveur des peuples de notre continent», conclut le message.

R. N.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par  Abderahmane Mahmoudi

Le scepticisme gagne le monde

Cinq ans après le double attentat à l’avion contre le World Trade Center de New York, les cerveaux se remettent en marche, les esprits s’éclaircissent et la raison reprend ses droits. Il aura fallu en effet de nombreuses années pour que commencent à s’estomper les effluves opiacées de la plus grande opération de propagande et de mystification que le monde ait jamais connue. Une campagne de propagande qui, reposant sur des affirmations sans preuve, a tenté de mettre sur le dos de Ben Laden une série d’attentats dont la sophistication dépasse en ampleur ce que les romanciers de thrillers les plus  excentriques n’auraient jamais pu imaginer. Il est vrai que la réalité dépasse parfois la fiction, mais dans les limites du raisonnable. On ne peut pas passer soudainement d’une phase historique où les terroristes arabes et musulmans ne sont capables de manier que couteaux et revolvers à celle où ils se jouent de la sécurité et des systèmes de surveillance de la plus grande puissance militaire du moment.  Cette conviction d’abord enfouie au fond du cœur de tous les êtres doués de raison, a fini par remonter à la surface avec une force qui va grandissant, en liaison avec le comportement de l’administration américaine sur le dossier du Moyen-Orient où les attentats du 11 septembre ont ouvert la voie à une vaste entreprise de colonisation de la région. Si les analystes et auteurs français ont été les premiers à réagir à travers la publication d’une série d’ouvrages remettant gravement en cause les thèses officielles américaines, et laissant entendre que les attentats du 11 septembre étaient en fait l’œuvre de courants politiques et financiers américains, il y a eu entre-temps, de très nombreux auteurs et scientifiques d’horizons divers pour s’accorder à dire au moins que Ben Laden et ses bédouins sont à mille lieues de pouvoir réaliser un tel exploit. Un autre pays, la Norvège,  s’est distinguée ces dernières  semaines pour considérer à travers sa presse, que les seuls commanditaires et organisateurs de ces attentats spectaculaires (hollywoodiens), ne pouvaient être l’œuvre que de groupes d’intérêts disposant de moyens humains, financiers et technologiques illimités. Le regard de la Norvège se portant clairement sur les officines, légales et paralégales du bloc américano-sioniste, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de manipulation du terrorisme international. Dans un documentaire époustouflant réalisé par William Karel et diffusé sur une chaîne française, jeudi dernier, ce sont carrément d’anciens hauts responsables de la CIA qui accusent leur ancien employeur d’avoir, si ce n’est organisé, l’opération de bout en bout, du moins l’avoir laissé menée à son terme. Cela pour ne rester que sur le plan de la faisabilité et des moyens, sans parler du mobile du crime qui apparaît clairement aujourd’hui au moins brillant des analystes. Tant ces attentats ont permis à l’Administration Bush de déplacer la moitié de son armée à l’autre bout de la planète, pour y faire régner sa loi et défendre ses intérêts, au nez et à la barbe de l’ONU et de l’ensemble de la communauté internationale. Une initiative qui misait évidemment sur une bien plus grande faiblesse du monde arabe et sur un effondrement moral généralisé qui ne laisse aucune place à la moindre notion de résistance et encore moins à celle d’échec. Toute la question étant aujourd’hui de savoir jusqu’à quel point les networks occidentaux  et les intellectuels américano-sionistes pourront continuer à faire barrage de leur malhonnêteté pour empêcher la vérité d’éclater. Celle qui consiste à considérer les attentats du 11 septembre comme un simple remake de l’incendie du Reishtag en 1933, donc un acte de provocation organisé par le régime lui-même pour justifier toutes ses actions à venir.               

A.M.

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