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AT
lance la 2e tranche de l’emprunt obligataire
20
milliards de dinars à lever
Le
lancement de l'opération a eu lieu à l'hôtel El Aurassi,
en présence du ministre de la Poste et des Technologies
de l'information et de la communication, Boudjemaâ
Haïchour.
Pour
faire face à un programme quinquennal d’investissement
évalué à 276 milliards de dinars, soit l’équivalent de
plus de 3,8 milliards de dollars US, Algérie Télécom a
lancé hier la deuxième tranche de son programme emprunt
obligataire par appel public à l’épargne. Le lancement
de l’opération a eu lieu à l’hôtel El Aurassi, en
présence du ministre de la Poste et des Technologies de
l’information et de la communication, Boudjemaâ Haïchour.
Portant sur un montant de 20 milliards de dinars,
pouvant être porté à 25 milliard de dinars, l’émission
obligataire d’AT, est destinée à financer en partie le
programme d’investissement du groupe et de sa filiale
ATM Mobilis. Le produit est destiné au public, personnes
physiques et morales incluant les institutions
financières.
Emises
au pair, les obligations sont taxées à 10 000 DA par
obligation avec une souscription minimale de deux
obligations, soit
20 000
DA. Elles portent les intérêts aux taux de coupons
progressifs de 4 % à la première et deuxième année, 4,5
% aux deux suivantes et 7,9 % pour la cinquième année.
Le taux de rendement réel des obligations est de 4,81 %
pour les souscripteurs qui souscrivent les titres le
premier jour de la période de souscription.
La
période de souscription des obligations débutera le 17
septembre 2006 et s’achève le 17 octobre 2006. La durée
de vie des obligations est de cinq (5) ans et les
intérêts commencent à courir à partir du 17 octobre
2006. La campagne publicitaire pour le lancement de
l’opération démarre, quant à elle, demain. Le
souscripteur peut acquérir ces obligations auprès des
principales agences des huit banques impliquées dans
l’opération, en l’occurrence, la BNA, la BEA, la CNEP
banque, le CPA, la BADR, la BDL, la Société générale
Algérie et la BNP Paribas El Djazaïr. Rappelons que la
première tranche a été émise en novem-bre 2005, sur le
marché financier national pour un montant de 6,5
milliards de dinars structuré en deux tranches de 3 350
millions de dinars d’une durée de 2 ans et
3 150
millions de dinars d’une durée de 3 ans. A signaler que
le groupe Algérie Télécom qui s’apprête à l’ouverture de
son capital projette à ’l’horizon 2009 comme grands
objectifs d’atteindre
6 700
000 abonnés au téléphone fixe, Une clientèle ADSL de 3
millions d’abonnés à l’ADSL, 3 millions d’internautes et
plus de 8 millions d’abonnées au mobile. Algérie Télécom
«qui se porte bien malgré le scandale» selon les
déclarations de M. Haïchour, a procédé avant-hier au
lancement officiel d’Algérie Télécom Satellite (ATS). Il
a été aussi question lors de la cérémonie à
l’installation de M. Mahieddine Maâche, en tant que
président-directeur général de la filiale qui a été
créée le 29 juillet dernier et qui est spécialisée dans
les télécommunications par satellite via le mode VSAT à
travers les 600 stations en implantation, les 940
stations installées et configurées et les 690 stations
en cours d’installation. Cela en plus du système GMPCS,
qui avec les 1 134 abonnés au Thuraya, soit 80 % du
marché national a permis à ATS d’être classé en 2005, 9e
provider dans le monde. Aujourd’hui, ATS qui a aussi
lancé avant-hier son service commercial Revsat emploie
quelque 130 personnes, dont 50 % sont des cadres et des
ingénieurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 2,8
milliard de dinars.
Habiba Ghrib
Finances
Les
bonnes nouvelles de Medelci
Il
faut croire que la réunion tenue mercredi dernier par le
ministre de l’Enseignement supérieur avec les directeurs
des organes de presse obéit à la nouvelle stratégie de
communication institutionnelle sur laquelle le ministre
de la Communication avait un pan à l’occasion des
déclarations faites à l’issue de sa nomination. Hier
c’était au tour du ministre des Finances, Mourad
Medelci, de les recevoir au siège de son département. A
cette occasion, l’argentier du pays a annoncé s’agissant
de la dette contractée auprès du Club de Londres évaluée
à près de 800 millions de dollars, que non seulement
l’accord de remboursement par anticipation a été signé à
la fin de la semaine dernière à Londres mais que les
créanciers ont été déjà payés par l’Algérie. Pour ce qui
est des réserves de change de l’Algérie, elles ont
atteint un nouveau sommet de 68 milliards de dollars au
31 août dernier. Les réserves de devises comptabilisées
à fin août 2006 représentent environ 3,5 années
d’importations au rythme actuel. Medelci a réaffirmé
également que les différents programmes
d’investissements publics allant sur la période
2005-2009 sont soutenables financièrement grâce à la
bonne tenue de la situation financière. Pour étayer ses
propos, le ministre a dévoilé pour la première fois les
conditions financières pour la réalisation de ces
ambitieux programmes dont le coût avoisine, selon lui,
les 120 milliards de dollars. Selon les calculs
élaborés, a-t-il soutenu, la mise en œuvre de ces gros
programmes d’investissements publics exige un montant
minimal respectivement de 30 milliards de dollars pour
les réserves de change, de 10 milliards de dollars pour
le Fonds de régulation des recettes (FRR) et un baril de
pétrole allant dans une fourchette-plancher oscillant
entre 50 et 55 dollars. Dans ce sens, il a fait
constater que les montants respectifs de ces trois
éléments dépassent largement ces critères minimaux en
citant l’exemple du FRR dont le reliquat actuel est de
30 milliards de dollars et un baril de pétrole de plus
de 67 dollars. La loi de finances complémentaire 2006
stipule qu’en aucun cas le niveau des ressources
financières du FRR ne doit tomber en dessous de 747
milliards de dinars, soit l’équivalent de 10 milliards
de dollars. Actuellement, le niveau atteint par ce Fonds
est de 2 200,44 milliards de dinars (environ 30
milliards de dollars) contre
1 923
milliards de dinars à la fin 2005. Par ailleurs il a
indiqué que l’Algérie a remboursé par anticipation une
dette externe de plus de 12 milliards de dollars et a
économisé, en conséquence, un montant de l’ordre de 2
milliards de dollars au titre des intérêts. En ajoutant
l’accord de l’annulation de la dette algérienne avec la
Russie, estimée à 4,737 milliards de dollars, l’Algérie
a donc réglé globalement entre 2004 et 2006 une dette
externe pour un montant de 16 milliards de dollars,
a-t-il encore précisé.
Selma M.
Bouteflika
écrit à Gueddafi
Syrte, un moment fondateur
Le
président Bouteflika a adressé un message de
remerciements au leader de la Révolution libyenne, le
Colonel Maâmar Gueddafi alors qu’il quittait la
Djamahirya libyenne après avoir participé à Syrte aux
festivités du 7e anniversaire de la création de l’Union
africaine (UA).
Le
président Bouteflika a souligné dans son message que
«suite à toute l’amabilité et l’hospitalité dont vous
m’avez entouré ainsi que la délégation algérienne et
toutes les hôtes de la Libye, qui a de tout temps été à
l’avant-garde des nobles et généreuses actions, je ne
saurais quitter votre territoire sans vous dire toute ma
gratitude et ma reconnaissance pour les efforts que vous
ne cessez de consentir pour encourager et orienter
l’action africaine commune», ajoutant «je tiens
également à vous rendre grâce pour le chaleureux accueil
qui nous a été réservé». «L’Afrique tout entière,
particulièrement la Libye, est en droit aujourd’hui de
célébrer la journée du 9 septembre qui a consacré notre
détermination à mener notre continent vers la modernité
et ce, en remplaçant l’Organisation de l’unité africaine
par l’Union africaine», ajoute le message. «Nous ne
pouvions mieux faire car nous avons ainsi érigé un
ensemble continental capable d’assurer sa pérennité,
d’atteindre son objectif et de réaliser le rêve tant
caressé par ceux-là mêmes qui ont libéré les peuples
africains de la domination étrangère et qui deviendront
par la suite les précurseurs de l’action unioniste et
vous êtes l’un d’eux», souligne le président Bouteflika.
«Ce 7e anniversaire de la naissance de notre union
africaine à Syrte est pour moi une occasion qu’il ne
sied point de laisser passer, au nom de notre fraternité
et de notre lutte commune en faveur de la dignité de
notre continent, pour vous féliciter du rôle pionnier
que vous avez assumé dans la promotion de l’idée de l’UA
et dans toutes les étapes de sa mise en forme». «Je
prie Dieu que notre rencontre ainsi que celle d’avec nos
frères les chefs d’Etat africains dans la ville de Syrte
entrée désormais dans l’histoire moderne, soit bénéfique
à l’édification de notre Union, tout en souhaitant qu’Il
vous préserve et vous garde pour toute démarche louable
en faveur des peuples de notre continent», conclut le
message.
R.
N.
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