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Beihdja Rahal

La diva «zyriabienne» présente son dernier album

Béchar

Dégradation avancée de sites historiques

 

 11/10/06

 

 Beihdja Rahal

La diva «zyriabienne» présente son dernier album

Après les deux noubas mezmoum et raçd enregistrées dans la deuxième série d’un album entamé en 2004, la diva andalouse de l’école d’Alger, Beihdja Rahal se produira dimanche prochain au Palais de la culture pour interpréter en exclusivité une nouba dans le mode zidane.

Comme à son habitude, la chanteuse andalouse Beihdja Rahal tient, avant chacun de ses concerts, à faire la promo de son produit. «Je présenterai à l’occasion la nouba zidane, un album, qui sera dans les bacs après le mois de ramadan», a souligné l’interprète de la çanaâ lors d’une conférence de presse, tenue avant-hier à la bibliothèque du Palais de la culture. La nouba qui contient les cinq principaux mouvements égrènera des textes nouveaux et sera bouclée par une qadrya, un morceau très court, explique-t-elle. La particularité de cet album, selon Beihdja Rahal, consiste dans le fait  qu’il contient un istikhbar dont la partie vocale entraînera les présents dans un voyage mélodieux et une atmosphère idyllique que résumera le poème, intitulé «Alâ hel lana min badie el tafarouk», une pièce empruntée de la princesse et poétesse andalouse Wilâda bint El Moustakfi, destinée à son amoureux Ibn Zaidoun. Ibn Zaidoun et Wilâda ont vécu une liaison tapageuse.

Leur relation a défrayé la chronique dans le Cordoue du XIe siècle. Le choix de ce texte n’est pas fortuit, sinon à introduire ce morceau pour mettre en évidence la poésie féminine, tenait à relever la conférencière qui rappelle par ailleurs le don de la versification  des poétesses de l’époque arabo- andalouse, comme Nezhoun, Qamar et Hafsa.  Outre la nouba zidane, le public aura à apprécier d’autres partitions, tirées du répertoire Aâroubi ainsi que des chansons Med’h. En outre, l’interprète qui plaide pour le respect de l’école de la çanaa, authentique et pur, cultive le souci pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine musical andalou, à travers  notamment les associations musicales. Notons que dans les jours à venir, le Festival de la musique et de la chanson citadines de Annaba accueillira  la chanteuse Beihdja Rahal, avant qu’elle ne se produise le 19 du mois en cours à

Mostaganem.    

Hacène K.

 

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Béchar

Dégradation avancée de sites historiques

La protection et la valorisation du patrimoine matériel et immatériel de la wilaya de Béchar est l’une des préoccupations de la direction de la culture qui vient de lancer plusieurs opérations pour sa réhabilitation dans le but de son utilisation à des fins scientifiques et touristiques. Dans ce cadre, une étude pour la réalisation d’un plan de sauvegarde des trois ksour de la wilaya, classés patrimoine national architectural, à savoir ceux de Kenadsa, Taghit et Beni Abbès, sera lancée pour l’élaboration d’une stratégie de protection de ces sites ayant fait l’objet de travaux de restauration, en 2000, pour un coût global de plus de 400 millions de dinars. L’objectif de cette étude est de préserver, conserver, entretenir et transmettre, en sus des actions de gestion et de valorisation de ces espaces ksouriens à des fins

culturelle, économique, touristique et pédagogique. Une autre opération est également inscrite sur les tablettes de la direction de la culture. Il s’agit

u lancement des travaux de protection et mise en valeur du patrimoine préhistorique de la région Taghit, particulièrement les trois stations de gravures rupestres recensées dans cette zone à hautes potentialités touristiques. L’objet de cette action est de valoriser ces stations datant de plus de 3 500 ans. Cette opération «salutaire» est intervenue après un constat de dégradation avancée de certains pans de ces sites et des dégâts subis par les dessins à cause des aléas naturels ou d’actes de vandalisme, précise-t-on à la direction de la culture. En marge de ces actions, des démarches sont actuellement entreprises pour la prise en charge d’un ensemble de sites relevant du patrimoine matériel, dont l’ancienne centrale électrique, construite au début du XXe siècle et les installations et équipements d’exploitation des mines de houilles de la ville de Kenadsa, réalisés à la même époque. Le directeur de la culture, considère «impensable» qu’un patrimoine faisant partie intégrante de l’histoire de la région soit livré à la déperdition et à l’oubli. «C’est dans ce sens que nous comptons travailler pour sa récupération et pour sa valorisation, à l’instar des autres sites similaires à travers le pays et de par le monde», a-t-il expliqué.         

R. C.

 

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