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Etat de fait
Il y a quelques années,
à l’époque où l’avenir de l’Irak se jouait et où les Américains
cherchaient encore une cohésion internationale pour attaquer le
pays, le cas délicat de la Corée du Nord avait déjà été soulevé.
Certains se demandaient pourquoi les Etats-Unis cherchaient des
«noises» aux Irakiens contre qui ils n’avaient aucune preuve quant à
leur prétendue course à l’armement et ignoraient Pyongyang, qui
déclarait ouvertement posséder l’arme atomique.
En effet, il aurait
alors été plus logique de se concentrer sur ce pays disant détenir
l’arme nucléaire. Mais c’est peut-être cela qui a dissuadé les
Américains. Sachant au fond qu’en Irak ils ne trouveraient rien et
que cela serait leur parole contre celle de Saddam Hussein, les
Américains ont préféré laisser tranquilles les Coréens qui eux
auraient pu leur opposer une toute autre résistance. Aujourd’hui,
l’essai nucléaire de la Corée du Nord met le monde au pied du mur.
Pyongyang ne renoncera jamais à cet armement même contre les pires
sanctions. Sanctions qui ont déjà commencé à pleuvoir sur le pays.
Les premiers touchés seront évidemment les citoyens de ce pays qui
vivent déjà dans conditions très précaires et qui risquent de voir
leur quotidien s’assombrir un peu plus encore après l’annonce de la
Corée du Sud de stopper l’aide humanitaire qui leur est fournie.
Ainsi, il n’existe
aujourd’hui aucun recours à cet état de fait et peut-être que la
communauté internationale, particulièrement les huit pays possédant
l’arme nucléaire, devront-ils accepter d’accueillir parmi eux la
Corée du Nord en lui imposant des restrictions plutôt que d’engager
un combat infructueux et stérile.
Fouzia Mahmoudi
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