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Khemisti (Tipasa)

Des bas-côtés de route transformés en marché

APC de Tazmalt (Béjaïa)

Compression de contractuels

Tlemcen

Un budget de 27 milliards de dinars

 

 11/10/06

 

 Khemisti (Tipasa)

Des bas-côtés de route transformés en marché

Un véritable marché, informel, bien évidemment, s'est constitué Depuis le début du ramadan, le parcours du tronçon de la RN11 compris entre le carrefour de Khemisti-port (ex-Chiffalo) et l’entrée-est de la localité de Bou Haroun, dans la wilaya de Tipasa, est devenu, pour nombre d’automobilistes, un véritable… parcours du combattant. Sur les bas-côtés de ce tronçon, long de quelque 300 mètres, particulièrement sur celui de droite dans le sens Tipasa-Alger, un véritable marché – informel bien évidemment – s’est constitué où l’on y vend de (presque) tout : fruits et légumes,

différentes variétés d’olives et de piments marinés et surtout des anchois, conservés dans du sel ou baignant dans de l’huile. La vente de ce dernier produit était jusqu’à l’année dernière, la vocation première de ce marché qui, il faut le dire, existe depuis de nombreuses années. Mais uniquement durant le mois de ramadan.

Pour rappel, l’année dernière, de sérieux troubles (la RN11 avait été, en effet, coupée durant de longues heures) s’étaient produits lorsque les autorités avaient tenté de déloger les vendeurs d’anchois qui y avaient installé leurs étals. Des troubles qui avaient obligé celles-ci à faire marche-arrière et permis à ces derniers de s’installer en toute quiétude sur les bas-côtés du tronçon de la RN11, avec les inévitables désagréments causés aux usagers de la route qui l’empruntent.

Comme cela a toujours été le cas depuis que ce marché existe et comme cela est le cas depuis le début du ramadan. Des désagréments provoqués, il est vrai, par l’existence dudit marché, mais également pour les usagers de la route eux-mêmes. Du moins par ceux que les produits exposés attirent. Et ils ne sont pas peu nombreux.

Roulant à une allure extrêmement réduite – Messieurs (et Mesdames quelquefois) prennent, en effet, le temps de voir ce qui est proposé à la vente – ils n’hésitent pas, quand ils pensent avoir trouvé ce qui les intéresse, à s’arrêter; la plupart du temps en occupant une partie de la chaussée, les bas-côtés étant «envahis» par les étals des vendeurs.

Tout cela a naturellement pour conséquence un ralentissement considérable de la circulation automobile : un minimum d’un quart d’heure devient donc nécessaire pour parcourir le tronçon en question qui est traversé habituellement en moins… d’une minute. Conséquence de cette situation, les grincements de dents ne sont pas rares et les «accrochages verbaux», pour ne pas dire autre chose, tous les propos échangés sont … «salés», non plus des accrochages qui quelquefois, mais fort heureusement, assez rarement, il faut le dire, virent carrément à l’échange de propos autrement plus frappants.

Cette situation d’anarchie qui règne dans ces lieux du début de l’après-midi, peu avant la rupture du jeûne, s’est davantage aggravée en ce ramadan par l’arrivée d’un nombre important de revendeurs de poisson qui «offraient» jusqu’à très récemment sur le terre-plein du port de Bou-Haroun, un espace d’où ils ont été expulsés par les autorités et ce, pour exercice illégal d’une activité commerciale.

Un exercice qu’ils ont pourtant repris, au vu et au su de tout le monde, le long du tronçon de la RN11 compris entre Bou Haroun et Khemisti-port, encouragés peut-être, par le fait que tous ceux qui exercent sont dans la même situation qu’eux; c’est-à-dire des illégaux.    

Mohamed Amine

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APC de Tazmalt (Béjaïa)

Compression de contractuels

Depuis la rupture de leur contrat, le 19 août dernier, une quarantaine de travailleurs exerçant dans différents services de la commune de Tazmalt ont frappé à toutes les portes pour faire entendre leur voix sans succès. Le wali, le président de l’APW, l’inspecteur de la Fonction publique et le chef de daïra ont tous été saisis pour intervenir dans l’espoir de se voir réintégrés dans leur poste et voir renouvelé leur contrat de travail de 5 heures, supprimé après le rejet du plan de gestion des ressources humaines par la Fonction publique, dont l’écho a été transmis par le P/APC de Tazmalt pour le motif que les diplômés ne sont plus acceptés dans ce dispositif mais ils peuvent être affectés dans le cadre de l’IAIG pour certains. Une décision qui n’a pas plus aux «infortunés» qui voient en ces agissements comme «une provocation», car de leur avis «l’APC n’a pas fait d’efforts nécessaires» pour les maintenir mais «au contraire, cela est un alibi», puisque durant une réunion consacrée à ce sujet, le collectif est informé que les postes de 5 et 87 heures, libérés seront affectés à ceux qui bénéficient actuellement d’un emploi dans l’IAIG, ce qui fait dire aux malheureux qu’ «il n’est nullement dans l’intention de l’APC de ménager le budget de la commune. Ceci en relevant que ces agissements sont entrepris en contradiction avec les décisions prises par la délégation de l’exécutif de la wilaya qui s’était réunie avec les différentes parties concernées, il y a de cela  plus de deux mois, lesquelles ont conclu à des solutions équitables». Le collectif des contractuels «licenciés», demande aux autorités d’«intervenir et veiller à l’application stricte des recommandations arrêtées par les parties

concernées».

Hocine Cherfa

 

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Tlemcen

Un budget de 27 milliards de dinars

Dans le cadre du programme spécial des Hauts Plateaux, une enveloppe financière conséquente a été allouée à tous les secteurs vitaux, dans les 12 communes du sud de la wilaya de Tlemcen, pour un développement durable de ces localités longtemps oubliées. Cette décision répond au souci de combler les retards mais aussi de réparer les injustices socio-économiques subies par les régions du Sud. Les secteurs de l’hydraulique, de l’habitat et des travaux publics ont eu la part du lion avec respectivement, pour l’hydraulique 3,36 milliards de dinars, l’habitat 5,15 milliards de dinars, les travaux publics 4,5 milliards de dinars, les transports 170 millions de dinars et l’éducation nationale 1,28 milliard de dinars. Le secteur de l’énergie n’a pas été omis, puisque certaines localités de la wilaya de Tlemcen  seront alimentées en gaz naturel pour un montant de 5 milliards de dinars.

Pour l’habitat, quelque 1 000 logements sociaux et 500 logements ruraux sont inscrits en complément de programmes ambitieux.

Les secteurs de la formation professionnelle, la santé publique, l’agriculture et la jeunesse et les sports disposent, quant à eux, d’une enveloppe globale de 2,80 milliards de dinars répartis comme suit : formation professionnelle 340 millions de dinars, jeunesse et sports 550 millions, agriculture 2,20 millions. Il est à signaler que pour la première fois, une ferme pilote aquacole verra le jour pour un montant de 50 millions de dinars.

En toute objectivité, il fallait un souffle nouveau car, le retard accusé au niveau de tous ces secteurs nécessitait non seulement de la compétence, mais aussi un certain engagement des uns et des autres. Malgré le lancement de projets de grande envergure sur tout le territoire de la wilaya de Tlemcen, et bien que certains soient en voie d’achèvement ou tirent à leur fin, cela reste insuffisant au regard des observations du premier magistrat de la wilaya, Nouri Abdelwahab, qui dira : «Tlemcen mérite mieux que ça» et ce, malgré que la capitale des Zianides dispose d’un auditorium, un bijou architectural unique en Algérie, Tlemcen est-elle en train de faire sa mue, de reprendre sa place sur la scène nationale et retrouver son lustre d’antan ? Seul l’avenir nous le dira.

Lebbad Youcef

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