|
Khemisti
(Tipasa)
Des bas-côtés de
route transformés en marché
Un véritable marché,
informel, bien évidemment, s'est constitué Depuis le début du
ramadan, le parcours du tronçon de la RN11 compris entre le
carrefour de Khemisti-port (ex-Chiffalo) et l’entrée-est de la
localité de Bou Haroun, dans la wilaya de Tipasa, est devenu, pour
nombre d’automobilistes, un véritable… parcours du combattant. Sur
les bas-côtés de ce tronçon, long de quelque 300 mètres,
particulièrement sur celui de droite dans le sens Tipasa-Alger, un
véritable marché – informel bien évidemment – s’est constitué où
l’on y vend de (presque) tout : fruits et légumes,
différentes variétés
d’olives et de piments marinés et surtout des anchois, conservés
dans du sel ou baignant dans de l’huile. La vente de ce dernier
produit était jusqu’à l’année dernière, la vocation première de ce
marché qui, il faut le dire, existe depuis de nombreuses années.
Mais uniquement durant le mois de ramadan.
Pour rappel, l’année
dernière, de sérieux troubles (la RN11 avait été, en effet, coupée
durant de longues heures) s’étaient produits lorsque les autorités
avaient tenté de déloger les vendeurs d’anchois qui y avaient
installé leurs étals. Des troubles qui avaient obligé celles-ci à
faire marche-arrière et permis à ces derniers de s’installer en
toute quiétude sur les bas-côtés du tronçon de la RN11, avec les
inévitables désagréments causés aux usagers de la route qui
l’empruntent.
Comme cela a toujours
été le cas depuis que ce marché existe et comme cela est le cas
depuis le début du ramadan. Des désagréments provoqués, il est vrai,
par l’existence dudit marché, mais également pour les usagers de la
route eux-mêmes. Du moins par ceux que les produits exposés
attirent. Et ils ne sont pas peu nombreux.
Roulant à une allure
extrêmement réduite – Messieurs (et Mesdames quelquefois) prennent,
en effet, le temps de voir ce qui est proposé à la vente – ils
n’hésitent pas, quand ils pensent avoir trouvé ce qui les intéresse,
à s’arrêter; la plupart du temps en occupant une partie de la
chaussée, les bas-côtés étant «envahis» par les étals des vendeurs.
Tout cela a
naturellement pour conséquence un ralentissement considérable de la
circulation automobile : un minimum d’un quart d’heure devient donc
nécessaire pour parcourir le tronçon en question qui est traversé
habituellement en moins… d’une minute. Conséquence de cette
situation, les grincements de dents ne sont pas rares et les
«accrochages verbaux», pour ne pas dire autre chose, tous les propos
échangés sont … «salés», non plus des accrochages qui quelquefois,
mais fort heureusement, assez rarement, il faut le dire, virent
carrément à l’échange de propos autrement plus frappants.
Cette situation
d’anarchie qui règne dans ces lieux du début de l’après-midi, peu
avant la rupture du jeûne, s’est davantage aggravée en ce ramadan
par l’arrivée d’un nombre important de revendeurs de poisson qui
«offraient» jusqu’à très récemment sur le terre-plein du port de
Bou-Haroun, un espace d’où ils ont été expulsés par les autorités et
ce, pour exercice illégal d’une activité commerciale.
Un exercice qu’ils ont
pourtant repris, au vu et au su de tout le monde, le long du tronçon
de la RN11 compris entre Bou Haroun et Khemisti-port, encouragés
peut-être, par le fait que tous ceux qui exercent sont dans la même
situation qu’eux; c’est-à-dire des illégaux.
Mohamed Amine
Haut
APC
de Tazmalt (Béjaïa)
Compression de
contractuels
Depuis la rupture de
leur contrat, le 19 août dernier, une quarantaine de travailleurs
exerçant dans différents services de la commune de Tazmalt ont
frappé à toutes les portes pour faire entendre leur voix sans
succès. Le wali, le président de l’APW, l’inspecteur de la Fonction
publique et le chef de daïra ont tous été saisis pour intervenir
dans l’espoir de se voir réintégrés dans leur poste et voir
renouvelé leur contrat de travail de 5 heures, supprimé après le
rejet du plan de gestion des ressources humaines par la Fonction
publique, dont l’écho a été transmis par le P/APC de Tazmalt pour le
motif que les diplômés ne sont plus acceptés dans ce dispositif mais
ils peuvent être affectés dans le cadre de l’IAIG pour certains. Une
décision qui n’a pas plus aux «infortunés» qui voient en ces
agissements comme «une provocation», car de leur avis «l’APC n’a pas
fait d’efforts nécessaires» pour les maintenir mais «au contraire,
cela est un alibi», puisque durant une réunion consacrée à ce sujet,
le collectif est informé que les postes de 5 et 87 heures, libérés
seront affectés à ceux qui bénéficient actuellement d’un emploi dans
l’IAIG, ce qui fait dire aux malheureux qu’ «il n’est nullement dans
l’intention de l’APC de ménager le budget de la commune. Ceci en
relevant que ces agissements sont entrepris en contradiction avec
les décisions prises par la délégation de l’exécutif de la wilaya
qui s’était réunie avec les différentes parties concernées, il y a
de cela plus de deux mois, lesquelles ont conclu à des solutions
équitables». Le collectif des contractuels «licenciés», demande aux
autorités d’«intervenir et veiller à l’application stricte des
recommandations arrêtées par les parties
concernées».
Hocine Cherfa
Haut
Tlemcen
Un budget de 27
milliards de dinars
Dans le cadre du
programme spécial des Hauts Plateaux, une enveloppe financière
conséquente a été allouée à tous les secteurs vitaux, dans les 12
communes du sud de la wilaya de Tlemcen, pour un développement
durable de ces localités longtemps oubliées. Cette décision répond
au souci de combler les retards mais aussi de réparer les injustices
socio-économiques subies par les régions du Sud. Les secteurs de
l’hydraulique, de l’habitat et des travaux publics ont eu la part du
lion avec respectivement, pour l’hydraulique 3,36 milliards de
dinars, l’habitat 5,15 milliards de dinars, les travaux publics 4,5
milliards de dinars, les transports 170 millions de dinars et
l’éducation nationale 1,28 milliard de dinars. Le secteur de
l’énergie n’a pas été omis, puisque certaines localités de la wilaya
de Tlemcen seront alimentées en gaz naturel pour un montant de 5
milliards de dinars.
Pour l’habitat, quelque
1 000 logements sociaux et 500 logements ruraux sont inscrits en
complément de programmes ambitieux.
Les secteurs de la
formation professionnelle, la santé publique, l’agriculture et la
jeunesse et les sports disposent, quant à eux, d’une enveloppe
globale de 2,80 milliards de dinars répartis comme suit : formation
professionnelle 340 millions de dinars, jeunesse et sports 550
millions, agriculture 2,20 millions. Il est à signaler que pour la
première fois, une ferme pilote aquacole verra le jour pour un
montant de 50 millions de dinars.
En toute objectivité, il
fallait un souffle nouveau car, le retard accusé au niveau de tous
ces secteurs nécessitait non seulement de la compétence, mais aussi
un certain engagement des uns et des autres. Malgré le lancement de
projets de grande envergure sur tout le territoire de la wilaya de
Tlemcen, et bien que certains soient en voie d’achèvement ou tirent
à leur fin, cela reste insuffisant au regard des observations du
premier magistrat de la wilaya, Nouri Abdelwahab, qui dira :
«Tlemcen mérite mieux que ça» et ce, malgré que la capitale des
Zianides dispose d’un auditorium, un bijou architectural unique en
Algérie, Tlemcen est-elle en train de faire sa mue, de reprendre sa
place sur la scène nationale et retrouver son lustre d’antan ? Seul
l’avenir nous le dira.
Lebbad Youcef
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|