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Chaouech Teyara, président déchu de la FAA

«L’AG du  19 octobre sera  anti-réglementaire»

JSKabylie

«Après la tempête, le beau temps»

 

 11/10/06

 

 Chaouech Teyara, président déchu de la FAA

«L’AG du  19 octobre sera  anti-réglementaire»

L’ex-patron de la FAA évincé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Toufik Chaouech Teyara, «pour mauvaise gestion et absence de résultat»,   s’est adressé encore une fois à la presse à travers un point de presse hier, à la Maison de la presse, Tahar Djaout, lors duquel il affirmera qu’il n’abandonnera pas le combat pour la réhabilitation de ses droits.

Chaouech Teyara fera ensuite un bref rappel des derniers événements, en soulignant  qu’un recours a été adressé par la FAA au MJS, et qu’une lettre a été adressée par l’IAAF au MJS également, alors que  l’instance internationale a transmis également un courrier au président de la FAA , et que le nouveau SG de la FAA, désigné par le ministère, Boudi Makhlouf a, lui, de son côté, transmis une correspondance à l’IAAF. Teyara soulignera avec regret qu’il y a eu changement de serrures du siège de FAA par une tierce personne, et que certains membres du BF ont démissionné sous la menace du «très spécial conseiller du ministre». Il énumérera un certain nombre d’actions qu’il envisage de mener, en révélant qu’il portera l’affaire de sa suspension et celle de la Fédération qu’il dirigeait, en justice et qu’il va ester le SG désigné, Boudi Makhlouf en justice, pour tout ce qu’il a colporté comme mensonges dans la lettre adressée à l’IAAF. Il souhaite également  agir auprès des autorités locales pour tenter rouvrir les stades pour permettre aux athlètes de reprendre leurs entraînements. Abordant le sujet du SG désigné par le MJS et que sa structure ne reconnaît pas, Boudi Makhlouf, a «colporté», dans le rapport envoyé à l’IAAF, le président de la FAA a indiqué que celui-ci a parlé de réduction du nombre de pratiquants sous son ère, alors qu’il affirmera qu’il faisait de la question de l’augmentation des adhérents et des pratiquants une de ses priorités, mais qu’il n’avait pas bénéficié de l’aide des autorités concernées, surtout que cela demande de grands efforts matériels. Boudi aurait révélé dans son rapport adressé à l’IAAF la démission de six membres du comité directeur, soit la moitié du comité directeur, mais Chaouech Teyara estimera que ces démissions étaient  «forcées», car faites «sous la menace du conseiller du ministre».    

Ce même SG aurait parlé d’absences de registres comptables, alors que le président de la FAA estime que tout  était clair et qu’il avait bénéficié d’une subvention de l’ordre de  50 millions de dinars, alors qu’il était prévu qu’il en reçoive 65 millions de dinars, en précisant, par ailleurs que les budgets ne sont jamais discutés avec le MJS. Chaouech Teyara affirmera, ensuite, que la position de l’IAAF est claire et qu’elle affirme qu’elle ne reconnaît pas une structure non élue, et que si la situation perdurait, elle serait dans l’obligation de suspendre la Fédération algérienne d’athlétisme.

Le membre de l’IAAF, et membre de droit du BF déchu, Mohamed Djamel, interviendra  pour affirmer qu’il tentera de trouver avec toutes les parties une issue à cette crise,  mais qu’il était du côté du BF déchu. Le président de la FAA et faisant référence à la volonté de la tutelle de vouloir programmer une AG extraordinaire le 19 octobre courant, se dira contre «ce coup de force» estimant que cela reste anti-réglementaire. Il affirmera qu’il a adressé un recours au MJS, qui est resté lettre morte, puisque le ministre n’a pas daigné répondre, affirmant que cela est de «la hogra». Par ailleurs, il ne comprend pas  que le ministre l’appelait mon frère Toufik, avant qu’il ne se retourne contre lui. «Il m’avait assuré de son soutien à plusieurs reprises, et m’avait même affirmé qu’il remédierait à la question de la prise en charge des athlètes de l’élite qui avaient ramené d’excellents résultats, mais je vois là qu’il a complètement changé», affirmera Chaouech Teyara, qui estime que sa discipline mérite plus d’égards.    

Anouar M.

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JSKabylie

«Après la tempête, le beau temps»

Si le vent de la contestation semble dissipé, il n’en demeure pas moins que la situation du club le plus titré d’Algérie est loin d’être au beau fixe.

Bien au contraire, les joueurs donnent l’impression de traîner la patte lors des entraînements sans parler de la cacophonie qui règne au niveau du bureau, déserté depuis quelques semaines. Les blessés , à l’image de Yacef, sont pris en charge par le kiné du club avec un intéressement particulier pour la coqueluche, Hamza Yacef, qui doit durant un mois s’absenter des stades. Ce

ui est certain c’est que les joueurs ont repris les entraînements en nocturne au stade du 1er -Novembre sous la houlette du coach brésilien Gaucho et en présence de quelques centaines de supporters avides des dernières informations de leur club. Soirées de ramadan aidant, une ambiance particulière règne presque tous les soirs dans l’arène du stade. Saïd, la trentaine et mordu du club du Djurdjura, avoue qu’il ne rate jamais l’occasion de venir voir son équipe préférée au lieu, a-t-il précisé, d’aller perdre son temps dans les cafés. Son voisin lui emboîte le pas pour dire lui aussi son attachement au club de ses amours en précisant à son tour que le club a besoin de soutien en ces moments difficiles. «Il est normal que l’on vienne leur témoigner notre soutien en ces moments de crise» clame un autre supporter des Jaune et Vert qui est de passage en ville avant de regagner son village situé à quelque vingt kilomètres du chef-lieu de wilaya. De prime abord, l’ambiance qui règne entre les joueurs et le coach est sensiblement bonne hormis le fait que le problème de langue se pose avec acuité. C’est vrai que l’entraîneur brésilien fait de gros efforts pour nous communiquer ses connaissances mais sans Ali Kadri, son adjoint, on ne comprendrait pas grand-chose, nous a avoué un joueur qui a requis l’anonymat. Quant à la crise dans laquelle patauge le club depuis l’entame du championnat, ce même joueur ne semble pas céder à la panique pour le motif, a-t-il dit : Les grands clubs ne meurent jamais. Ce qui arrive en ce moment est tout à fait normal dans la vie d’un club. Le départ de Chay a perturbé quelque peu le dynamisme et quand on rajoute le parcours en dents de scie en Champion’s league, il faut avouer que le moral doit bien prendre un coup et c’est ce qui arrive aux Canaris, a expliqué celui qui a préféré terminer l’entretien par la maxime suivante : «Après la pluie, le beau temps». Amen et c’est tout le mal que l’on puisse souhaiter au club le plus titré du pays.     

Ferhat Zafane

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