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Chaouech
Teyara, président déchu de la FAA
«L’AG du 19 octobre
sera anti-réglementaire»
L’ex-patron de la FAA
évincé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Toufik Chaouech
Teyara, «pour mauvaise gestion et absence de résultat», s’est
adressé encore une fois à la presse à travers un point de presse
hier, à la Maison de la presse, Tahar Djaout, lors duquel il
affirmera qu’il n’abandonnera pas le combat pour la réhabilitation
de ses droits.
Chaouech Teyara fera
ensuite un bref rappel des derniers événements, en soulignant qu’un
recours a été adressé par la FAA au MJS, et qu’une lettre a été
adressée par l’IAAF au MJS également, alors que l’instance
internationale a transmis également un courrier au président de la
FAA , et que le nouveau SG de la FAA, désigné par le ministère,
Boudi Makhlouf a, lui, de son côté, transmis une correspondance à l’IAAF.
Teyara soulignera avec regret qu’il y a eu changement de serrures du
siège de FAA par une tierce personne, et que certains membres du BF
ont démissionné sous la menace du «très spécial conseiller du
ministre». Il énumérera un certain nombre d’actions qu’il envisage
de mener, en révélant qu’il portera l’affaire de sa suspension et
celle de la Fédération qu’il dirigeait, en justice et qu’il va ester
le SG désigné, Boudi Makhlouf en justice, pour tout ce qu’il a
colporté comme mensonges dans la lettre adressée à l’IAAF. Il
souhaite également agir auprès des autorités locales pour tenter
rouvrir les stades pour permettre aux athlètes de reprendre leurs
entraînements. Abordant le sujet du SG désigné par le MJS et que sa
structure ne reconnaît pas, Boudi Makhlouf, a «colporté», dans le
rapport envoyé à l’IAAF, le président de la FAA a indiqué que
celui-ci a parlé de réduction du nombre de pratiquants sous son ère,
alors qu’il affirmera qu’il faisait de la question de l’augmentation
des adhérents et des pratiquants une de ses priorités, mais qu’il
n’avait pas bénéficié de l’aide des autorités concernées, surtout
que cela demande de grands efforts matériels. Boudi aurait révélé
dans son rapport adressé à l’IAAF la démission de six membres du
comité directeur, soit la moitié du comité directeur, mais Chaouech
Teyara estimera que ces démissions étaient «forcées», car faites
«sous la menace du conseiller du ministre».
Ce même SG aurait parlé
d’absences de registres comptables, alors que le président de la FAA
estime que tout était clair et qu’il avait bénéficié d’une
subvention de l’ordre de 50 millions de dinars, alors qu’il était
prévu qu’il en reçoive 65 millions de dinars, en précisant, par
ailleurs que les budgets ne sont jamais discutés avec le MJS.
Chaouech Teyara affirmera, ensuite, que la position de l’IAAF est
claire et qu’elle affirme qu’elle ne reconnaît pas une structure non
élue, et que si la situation perdurait, elle serait dans
l’obligation de suspendre la Fédération algérienne d’athlétisme.
Le membre de l’IAAF, et
membre de droit du BF déchu, Mohamed Djamel, interviendra pour
affirmer qu’il tentera de trouver avec toutes les parties une issue
à cette crise, mais qu’il était du côté du BF déchu. Le président
de la FAA et faisant référence à la volonté de la tutelle de vouloir
programmer une AG extraordinaire le 19 octobre courant, se dira
contre «ce coup de force» estimant que cela reste
anti-réglementaire. Il affirmera qu’il a adressé un recours au MJS,
qui est resté lettre morte, puisque le ministre n’a pas daigné
répondre, affirmant que cela est de «la hogra». Par ailleurs, il ne
comprend pas que le ministre l’appelait mon frère Toufik, avant
qu’il ne se retourne contre lui. «Il m’avait assuré de son soutien à
plusieurs reprises, et m’avait même affirmé qu’il remédierait à la
question de la prise en charge des athlètes de l’élite qui avaient
ramené d’excellents résultats, mais je vois là qu’il a complètement
changé», affirmera Chaouech Teyara, qui estime que sa discipline
mérite plus d’égards.
Anouar M.
Haut
JSKabylie
«Après la tempête, le
beau temps»
Si le vent de la
contestation semble dissipé, il n’en demeure pas moins que la
situation du club le plus titré d’Algérie est loin d’être au beau
fixe.
Bien au contraire, les
joueurs donnent l’impression de traîner la patte lors des
entraînements sans parler de la cacophonie qui règne au niveau du
bureau, déserté depuis quelques semaines. Les blessés , à l’image de
Yacef, sont pris en charge par le kiné du club avec un intéressement
particulier pour la coqueluche, Hamza Yacef, qui doit durant un mois
s’absenter des stades. Ce
ui est certain c’est que
les joueurs ont repris les entraînements en nocturne au stade du 1er
-Novembre sous la houlette du coach brésilien Gaucho et en présence
de quelques centaines de supporters avides des dernières
informations de leur club. Soirées de ramadan aidant, une ambiance
particulière règne presque tous les soirs dans l’arène du stade.
Saïd, la trentaine et mordu du club du Djurdjura, avoue qu’il ne
rate jamais l’occasion de venir voir son équipe préférée au lieu,
a-t-il précisé, d’aller perdre son temps dans les cafés. Son voisin
lui emboîte le pas pour dire lui aussi son attachement au club de
ses amours en précisant à son tour que le club a besoin de soutien
en ces moments difficiles. «Il est normal que l’on vienne leur
témoigner notre soutien en ces moments de crise» clame un autre
supporter des Jaune et Vert qui est de passage en ville avant de
regagner son village situé à quelque vingt kilomètres du chef-lieu
de wilaya. De prime abord, l’ambiance qui règne entre les joueurs et
le coach est sensiblement bonne hormis le fait que le problème de
langue se pose avec acuité. C’est vrai que l’entraîneur brésilien
fait de gros efforts pour nous communiquer ses connaissances mais
sans Ali Kadri, son adjoint, on ne comprendrait pas grand-chose,
nous a avoué un joueur qui a requis l’anonymat. Quant à la crise
dans laquelle patauge le club depuis l’entame du championnat, ce
même joueur ne semble pas céder à la panique pour le motif, a-t-il
dit : Les grands clubs ne meurent jamais. Ce qui arrive en ce moment
est tout à fait normal dans la vie d’un club. Le départ de Chay a
perturbé quelque peu le dynamisme et quand on rajoute le parcours en
dents de scie en Champion’s league, il faut avouer que le moral doit
bien prendre un coup et c’est ce qui arrive aux Canaris, a expliqué
celui qui a préféré terminer l’entretien par la maxime suivante :
«Après la pluie, le beau temps». Amen et c’est tout le mal que l’on
puisse souhaiter au club le plus titré du pays.
Ferhat Zafane
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