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Gouvernement

Belkhadem sur la sellette ?

Bouteflika auditionne les ministres

Un avant-goût de la nouvelle Constitution

Visite du ministre italien du Développement  

Prospection pour plus d’investissements

Affaires Khalifa, FAKI, DIGIMEX, BNA

100 villas saisies par la justice

BRC a réalisé le siège du ministère de l’Énergie

80 milliards sans appel d’offres d’offres

Bilan de la DRC

Près de quatre tonnes de viande saisies en 10 jours

Issaâd Rabrab au Forum d’El Moudjahid

«L’Etat est riche, les citoyens sont pauvres»

Grève des lycées d’Alger

70% de suivi, selon le Cnapest et le CLA

L’école Saoudienne toujours ouverte

Benbouzid a-t-il cédé ?

Banques

Bâle II entre en vigueur en 2008

 

Reportage

Renseignements téléphoniques

A l’autre bout du «19»

 

 11/10/06

 

Gouvernement

Belkhadem sur la sellette ?

Retournement de conjoncture : Abdelaziz Belkhadem n’est visiblement plus l’homme des dossiers et c’est ce qui le met en tête de liste des partants,

dans le vent d’un remaniement sur lequel la rumeur publique se fait de plus en plus persistante.

 C’est un constat partagé, le Chef du gouvernement qui s’est présenté comme un simple coordinateur de l’Exécutif, a fini par totalement disparaître de la scène à force de s’empêcher de faire de l’ombre au chef de l’Etat. C’est à peine s’il se prononce sur les débats de l’heure et en dehors des Conseils du gouvernement, son activité est cependant réduite à sa plus simple expression.

Où est donc passé Abdelaziz Belkhadem ? Voilà une question qu’on est en droit de se poser, vu que le fonctionnement de l’Exécutif, instauré depuis 1989, a charrié une présence assez remarquée du Chef du gouvernement dans la vie politique, faisant de lui le véritable deuxième homme du pays, avec une influence supérieure à celle des présidents des deux chambres du Parlement réunis. Avec Belkhadem, rien de tel.

Deux très importants rendez-vous auraient dû porter son empreinte et il va sans dire qu’à sa place, aucun autre Chef du gouvernement n’aurait manqué de les mettre à profit pour défendre au mieux sa politique, ce qui revient dans le cas présent à porter le programme du Président Bouteflika. S’agissant du premier bilan de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la

réconciliation nationale, dont il préside la commission de suivi, Abdelaziz Belkhadem sous le prétexte de respecter le principe de la préséance du chef de l’Etat sur ce dossier et que c’est d’abord à ce dernier qu’un rapport détaillé doit être transmis, n’a pas jugé utile pour autant de commenter l’avancée du processus de réconciliation nationale ni de se dépenser d’ailleurs pour repousser les critiques sur les lenteurs administratives ou sur les accusations formulées à l’étranger sur l’impunité que consacre la charte elle-même. L’autre dossier sur lequel la frilosité du «coordinateur» a été tout aussi inquiétante, c’est le dialogue social. A aucun moment, et malgré le blocage des négociations SGP-Fédérations UGTA, les critiques des syndicats autonomes, la menace des retraités ou des travailleurs de la mécanique-métallurgie, Abdelaziz Belkhadem n’a pas cru nécessaire d’intervenir dans le débat.  Une question d’agenda Même son intervention lors de la conclusion du pacte économique et social, projet laborieusement négocié depuis dix ans, est passée tout à fait inaperçue, ou alors très peu convaincante. En dehors de ces deux exemples, Abdelaziz Belkhadem semble complètement écarté des dossiers de la coopération t du partenariat. Les mécanismes du Nepad, de l’Accord d’association avec l’Union européenne, de l’adhésion à l’OMC, le dossier du Sahara occidental, les relations inter-arabes ne le concernent plus publiquement (voir l’article de Amine Goutali).

Ce n’est sans doute pas ce constat qui explique l’extinction des lumières sur sa personne qui suffit à déduire que le départ du Chef du gouvernement est pour bientôt. La première des raisons est à mettre en lien avec le projet de révision de la Constitution dont le référendum pourrait être fortement reporté pour l’année prochaine. Cela s’expliquerait par le fait que le Président Bouteflika n’aurait tout simplement pas intérêt à opérer cet amendement dès à présent, ce qui le placerait prématurément en position de candidat (avéré ou non), avec cette obligation cela dit d’avoir à soutenir les critiques qui sont le lot de tout candidat deux ans et demi durant. Ce qui est assurément très long. L’autre raison tout aussi objective veut que la fonction actuelle qu’occupe maintenant Abdelaziz Belkhadem ne fait que diminuer de l’efficacité de sa gestion de la crise interne du FLN qui, si elle reste entourée d’un épais voile pudique, n’est toujours pas résorbée de manière irréversible. Le SG de l’instance exécutive du parti a adressé une note d’un ton strict, pour ne pas dire menaçant, où il a interdit à tous les

cadres et militants de s’adresser à la presse pour tout ce qui se rapporte à la situation organique. Mais la mission de sauvetage n’est pas achevée pour autant. Et c’est aussi pour cela que le Président Bouteflika compterait le libérer pour qu’il se consacre plus sérieusement à la remise sur pied du

premier appareil électoral du pays.

Nabil Benali

 

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Bouteflika auditionne les ministres

Un avant-goût de la nouvelle Constitution

Sellal chez Bouteflika. Auditionnant depuis le début du mois de ramadan, l’un après l’autre, les membres du gouvernement, le président de la République a reçu, à son tour, le ministre des Ressources en eau. L’annonce a été faite dans une dépêche de l’APS qui, étrangement, ne précise ni la date ni le lieu de la rencontre. A coup sûr, l’audience a permis au chef de l’Etat de faire le point sur la gestion de l’eau et de s’enquérir de l’évolution des projets que la tutelle a engagés dans le cadre du programme du développement 2005 tels que les cinq barrages (Sikkak/Tlemcen, Kramis/Mostaganem, Koudiat Rosfa/Tissemsilt, Tilesdi/Bouira et Sidi M’hamed Ben Taïba/Aïn Defla) et 16 petits barrages qui ont été réceptionnés à la fin 2005 ainsi que les autres réalisations en cours aujourd’hui à travers le pays. Bref, Bouteflika veut tout savoir. Il y manifeste un intérêt particulier et tient à le faire savoir à travers cette manière de travailler pour le moins très peu répandue dans les usages institutionnels. Certes, rien n’empêche le premier magistrat du pays de choisir le cadre qu’il veut pour suivre à la loupe comme il le fait, le travail de son gouvernement. Que ce soit des rencontres individuelles, par deux ou à dix, par secteur ou multisectorielle, toute la latitude lui est donc légalement acquise et c’est lui qui dira le dernier mot. Mais posons- nous tout de même des questions sur l’utilité des Conseils des ministres dont la tenue, depuis ces derniers mois, tient beaucoup plus à l’humeur du Chef qu’à une réelle pratique politique qui obéit à un agenda clair et précis.

L’on sait combien de Conseils des ministres dans le passé, furent ajournés jusqu’à se tenir une fois en quelques mois. Qu’est-ce qui explique l’attrait

du Président pour cette méthode ? Veut-il ainsi contourner le rôle de Chef du gouvernement et faire savoir à qui veut l’entendre, que le vrai maître à bord c’est bien lui ? Que ces audiences-là cachent en réalité d’autres enjeux, comme par exemple préparer les esprits à l’aune de la révision constitutionnelle, à ne créditer le poste de Premier ministre que d’un simple rôle de coordinateur sans autorité réelle sur les ministres. L’on sait depuis belle lurette l’animosité, voire carrément l’hostilité du chef de l’Etat à un second pôle dans l’Exécutif. Mais maintenant que les choses sont plus claires, que les «équilibres» lui sont favorables, Bouteflika prépare déjà

l’opinion mais aussi les acteurs politiques et leur donne goût de ce que sera l’après-Constitution. C’est-à-dire que le Chef c’est lui. Que le décideur c’est aussi lui. Que l’exécuter c’est toujours lui. C’est là peut-être que réside le pot aux roses de cette affaire d’audiences individuelles. Une chose est au moins sûre, rien n’est fait dans la transparence totale.    

Amine G.

 

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Visite du ministre italien du Développement  

Prospection pour plus d’investissements

Le renforcement des relations dans le secteur de l’énergie  s’est taillé la part du lion des thèmes abordés lors des entretiens entre le ministre italien du Développement économique Pier Luigi Bersani avec  notamment Chakib   Khelil, ministre de l’Energie et des Mines et le Chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem. Les deux ministres ont en effet examiné la perspective de renforcement du projet du second gazoduc sous-marin (Galsi). «Nous avons confirmé l’intention de conclure avant 2008  les possibilités d’accélérer les travaux de ce projet qui va terminer sa première phase».

Le Premier ministre italien Romano Prodi effectuera, en outre, une visite en Algérie à la mi-novembre prochain, a annoncé hier, le ministre italien du Développement économique, lors d’une conférence de presse tenue à l’ambassade d’Italie à Alger.

Cette visite portera, selon le conférencier, sur le renforcement des investissements, notamment dans le secteur de l’énergie, des infrastructures,

de la PME et des services.

M. Bersani, qui a effectué une visite de deux jours en Algérie a eu une série d’entretiens avec le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem et des membres du gouvernement, estime qu’il  s’agit d’un préambule de la prochaine visite du Premier ministre italien, visant «à intensifier les rapports entre les deux pays qui sont déjà excellents».

Alors qu’une rencontre d’un groupe de techniciens des deux pays se tiendra prochainement à Rome, le ministre expliquera par la même occasion qu’un accord intergouvernemental a été évoqué pour «éclairer les choses sur la prochaine phase et notamment en ce qui concerne certaines difficultés aux autorisations, à la fiscalité et à la réglementation». Dans ces entretiens, il a été également question des possibilités d’accès aux ressources algériennes à des prix convenables et les possibilités d’intensifier les rapports entre les deux pays dans d’autres secteurs.

Ce sont les secteurs de la petite et moyenne entreprise et des services qui ont suscité l’intérêt de la partie italienne lors du séjour du ministre Luigi. «Nous avons déjà une présence significative en Algérie, mais nous aspirons  la développer davantage». Il annoncera par la même occasion une visite, fin octobre, d’une délégation italienne

«pour permettre de mettre en place davantage de moyens de collaboration dans ce secteur».

M. Luigi s’est aussi entretenu avec Mourad Medelci, ministre des Finances.

Les discussions ont porté, selon M. Luigi, sur «les perspectives de développement des investissements en Algérie et les possibilités de coopération dans le secteur financier car, a-t-il souligné, nous espérons plus de présence italienne en Algérie».

Tout en évoquant le souhait italien de voir les entreprises de ce pays retenues dans les avis d’appels d’offres pour la gestion des infrastructures de l’autoroute

Est-Ouest et du Métro, secteur où les sociétés italiennes détiennent une grande expérience, le ministre italien  a rappelé l’intérêt que portent les opérateurs de son pays au programme de privatisation des entreprises algériennes. «Nous sommes intéressés par les entreprises issues du secteur des ressources minérales, des matériaux construction, de la construction et du tourisme. Nous suivons avec attention l’avancement du programme de

privatisation».

Fatima Arab

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Affaires Khalifa, FAKI, DIGIMEX, BNA

100 villas saisies par la justice

Parmi ces biens immobiliers, des immeubles achetés par le patron de DIGIMEX, mis en détention préventive, selon cette source.

Une centaine de villas ont été mises sous scellés durant l’année 2005 par la justice, dans le cadre d’instructions judicaires ouvertes sur des scandales financiers, détournements ou dilapidations de deniers publics, apprenons-nous de source judiciaire. Ces saisies ont été décidées par des juges d’instruction près de différents tribunaux et cours du pays, lorsque ces villas appartiennent à des personnes accusées dans ces affaires et qui restent, financièrement, redevables aux parties civiles. Des mesures conservatoires qui tendent à essayer d’assurer le recouvrement des victimes de ces scandales financiers, détournements ou dilapidations, de leur argent, ajoute cette source. Ces mesures conservatoires ont été décidées dans les affaires de la caisse principale de Khalfa Bank, l’agence Badr de Birkhadem, la BNA et dans d’autres affaires ayant défrayé la chronique.

Les deux juges d’instruction près le tribunal de Chéraga chargés des auditions des personnes accusées dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank avaient, au cours de cette instruction, mis sous scellés, par mesures conservatoires, de plusieurs parmi les mis en cause. Certaines villas

dépassent la valeur réelle sur le marché de 5 milliards de centimes l’unité et dans plusieurs situations, les propriétaires de ces villas n’ont pas pu justifier la provenance de l’argent ayant servi à l’achet de ces biens immobiliers, apprenons-nous de source sûre. Le tribunal de Bir Mourad Raïs a mis sous scellés, par mesures conservatoires, des biens immobiliers situés à Alger, appartenant au groupe DIGIMEX mis en cause dans la dilapidation de 1 100 milliards de centimes de l’agence Badr de Birkhadem. Parmi ces biens

immobiliers, des immeubles achetés par le patron de DIGIMEX, mis en détention préventive, selon cette source. Des biens immobiliers, dont des lots de terrains d’importantes superficies, situés dans des quartiers commerciaux, donc d’une grande valeur financière, dans plusieurs wilayas du pays, ont été mis sous scellés par le même tribunal dans l’affaire de détournement d’importantes sommes d’argent en dollars du Fonds algéro-koweïtien d’investissements (FAKI). Ces biens achetés avec l’argent de ce fonds d’investissements aux noms de l’ex-président du FAKI, principal accusé dans cette affaire, et de son épouse. Ces deux accusés sont actuellement en fuite et se trouveraient installés à Luxembourg. L’ex-président du FAKI ayant la double nationalité algérienne et luxembourgeoise. Des terrains à Garidi, dans l’arrondissement urbain de Kouba, des terrains dans la wilaya de Constantine et à Gué De Constantine, dans la wilaya d’Alger, comptent parmi les terrains saisis par la justice et mis à la disposition de la compensation du FAKI pour les préjudices financiers dont il avait été victime. Ces mesures conservatoires seront-elles suivies par l’application de la loi sur le

blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ? Cette loi qui s’intéresse au blanchiment d’argent, plus particulieremnt dans sa forme de blanchiment d’argent dans l’achat de biens immobiliers. D’où l’intérêt que la cellule de traitement du renseignement financier portera sur ces affaires, selon une source judiciaire «Ces saisies n’ont été décidées par les magistrats chargés des instructions judiciaires sur ces affaires qu’après que

les propriétaires des bâtisses mises sous scellés, accusés dans ces affaires, n’eurent pas pu justifier la provenance de l’argent ayant permis l’achat de ces biens immobiliers», ajoute cette source, qui explique que «l’infraction concernant la loi sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme est donc établie».

M. Abi

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BRC a réalisé le siège du ministère de l’Énergie

80 milliards sans appel d’offres d’offres

La réalisation de chacune des deux tours du nouveau siège du ministère de l’Energie et des Mines, sis au Val d’Hydra a coûté la bagatelle de quatre millions de dollars chacune. Une somme importante que le ministère a visiblement les moyens de s’offrir, vu que le secteur est bien celui  qui fait vivre le pays grâce à la manne pétrolière. Cependant, et au-delà des

considérations en matière de prix des coûts des travaux qui peuvent prêter à débat, il est à noter que ces deux tours ont été réalisées sans le recours à un appel d’offres comme le stipule le code des marchés publics. Selon une source au fait de ce dossier, pas moins de 80 cadres ont déjà été auditionnés, ce qui constitue le plat de résistance du travail actuel du tribunal de Bir Mourad Raïs qui a ouvert une instruction judiciaire et auditionne des responsables au ministère de l’Energie et des Mines et à Brown Root & Condor, une compagnie pétrolière issue d’une joint-venture entre Sonatrach et la compagnie pétrolière américaine Halliburtun, compagnie dans laquelle Dick Cheney, vice-président des Etats-Unis détient un belle part d’actions. Le procédé de contournement de la réglementation en vigueur s’est fait selon un tour de passe-passe très simple. Selon notre source, BRC a fait intervenir tour à tour (sans jeu de mots) plusieurs filiales chargées chacune de sous- traiter la réalisation des deux tours. Le code des marchés qui stipule que tout projet dont le coût financier dépasse les 600 millions de centimes ne peut être attribué qu’après le lancement d’un avis d’appel d’offres, n’a pas été respecté.

En attendant de connaître les tenants et aboutissants de cette affaire unique dans les annales et de la justice et du ministère de l’Energie, l’on croit savoir que le tribunal de Bir Mourad Raïs poursuivra ses auditions jusqu’à la fin de ce mois, selon une source judiciaire qui ajoute que des dizaines de hauts responsables de l’énergie et des mines et d’autres secteurs seront

entendus par le magistrat sur ce marchés et probablement d’autres encore. Les coûts des projets que le fameux groupe avait lancés en Algérie (infrastructures, constructions, hôpitaux…), tous accordés sans recours à un avis d’appel d’offres et les surfacturations présumées, ont atteint une valeur de pas moins de 20 000 milliards de centimes ! C’est dire l’ampleur de

l’affaire qui nous rapproche déjà d’un second scandale Khalifa. Un scandale qui ne fait que commencer et qui semble si énorme qu’on a du mal à imaginer que les premiers responsables du secteur n’aient jamais eu le moin-dre soupçon. Interrogé sur le sujet, Chakib Khelil, ministre de l’Energie avait affirmé ne rien savoir de plus que ce que la presse avait publié. Jusque-là,

le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Raïs aurait, selon des sources proches de ce parquet, entendu plusieurs responsables jusqu’à présent en attendant la poursuite des auditions. Des auditions qui font remonter l’historique des «affaires» à l’année 2000.

M. Abi

 

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Bilan de la DRC

Près de quatre tonnes de viande saisies en 10 jours

Les interventions des inspecteurs du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes de toute la région centre, regroupant huit wilayas, ont permis de saisir près de quatre tonnes de viande rouge, durant la première décade du mois de ramadan. Selon le bilan établi par la Direction régionale du commerce Alger (DRC), les interventions ont permis également de saisir 5,25 quintaux de viandes blanches durant la même période. Les autres produits saisis sont notamment plus de 2,5 tonnes de fruits et légumes, 83 kg de viande congelée et 51 kg de produits d’alimentation générale. Quant à la valeur totale de la marchandise saisie, elle dépasse les 87 millions de centimes. Au cours des 2 140 interventions effectuées, 750 infractions ont été relevées, qui ont découlé sur l’établissement de 700 PV, durant la même période. Malgré les appels incessants des services du commerce pour le respect des règles de salubrité, ce sont les infractions pour défaut d’hygiène qui constituent le nombre le plus important avec près de 330 dont la majorité sont enregistrées dans la wilaya d’Alger avec près de 200 infractions. Les infractions pour détention et mise en vente de produits impropres à la consommation sont au nombre de 59, indique le bilan de la DRC Alger. Les interventions des services de la qualité dans la capitale, qui compte un nombre important de commerces, sont au nombre de 702, permettant de relever plus de 400 infractions. La wilaya d’Aïn Défla vient en seconde position avec 412 interventions, ayant permis d’enregistrer 44 infractions. Par ailleurs, le bilan de la DRC Alger relatif aux pratiques commerciales  fait état de plus de 2 750 interventions, qui ont donné lieu à   plus de 1 200 PV dressés. ils ont aussi permis  de proposer 78 fermetures. il est indiqué aussi que 700 PV ont été dressés pour défaut de publicité et prix alors que 241 PV ont été établis pour défaut de facturation.

Karima Sebai

 

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Issaâd Rabrab au Forum d’El Moudjahid

«L’Etat est riche, les citoyens sont pauvres»

Les débats ont porté sur l’évaluation de la démarche économique empruntée par les autorités politiques et son impact sur l’activité nationale, le partenariat et les conditions de vie de la population.  «La situation économique et sociale : état des lieux» a été le thème, hier, de la table ronde  qui a eu lieu au centre de presse d’El moudjahid, avec la participation du P-DG de Cevital, du directeur de l’Agence nationale de la promotion du commerce international et des représentants de la CIPA. Les débats ont porté sur l’évaluation de la démarche économique empruntée par les autorités politiques et son impact sur l’activité nationale, le partenariat et les conditions de vie de la population. Des conditions toujours aussi misérables, selon l’état de situation  tel que présenté par M Isaâd Rabrab, qui a déploré, lors de son intervention le fait «que l’Algérie dispose de nombreuses richesses et que ses réserves de change n’ont jamais été aussi importantes alors que sa population n’en bénéficie pas et que le pouvoir d’achat des familles et très faible». Cela dit, il a aussi rappelé qu’en face

de cette richesse financière du pays, les signes de la détérioration des conditions de vie de la population sont visibles, «au problème de sécurité qui persiste, vu qu’on est passé du terrorisme au banditisme, à la relance économique fragile, voire  superficielle, aux lourdeurs administratives qui freinent l’investissement, à la modernisation du système bancaire qui laisse à désirer et au manque du foncier». Intervenant à son tour, M. Benini, de l’Agence nationale de promotion du commerce international, a confirmé que les démarches économiques porteuses de croissance sont à l’opposé de la situation sociale actuelle, et que la croissance repose en grande partie sur les gains des hydrocarbures et non sur la production. «Dire que le pays est peut être pauvre est excessif mais dire aussi que le pays est en train de devenir riche est faux», a-t-il souligné. Et au même intervenant de préciser que «les réformes économiques ont été dictées de l’extérieur et que leur application n’a pas été en accord avec la réalité intérieure du pays». Ces même réformes, a-t-il souligné, en sont arrivées à une période «de retour en arrière et de pensées sérieuses au renoncement». M. Benini a aussi critiqué l’économie informelle et son impact  négatif sur l’économe nationale. «Son existence décourage l’investissement national et étranger en Algérie», a-t-il souligné, avant d’ajouter à titre d’exemple que le secteur agricole est lui aussi touché par l’informel via le diktat des distributeurs, car rien n’explique «la flambée des fruits et légumes à certaines périodes de l’année, sinon l’inexistence de loi sur l’offre et la demande pour fixer des prix». «Il n’y a jamais eu de flambée de prix des fruits et légumes au temps des halles centrales», a tenu à préciser, de son côté, le P-DG de Cévital qui adhère «à la nécessité de la création au plus vite de plate-formes logistiques, de triage, d’emballage et de conditionnement des produits agricoles», cela en déplorant que «les 11 plate-formes logistiques programmées pour 2007 et 2008 sont bloquées à cause d’un problème du foncier».

Les débats ont aussi porté sur l’accord d’association avec l’UE, et l’adhésion de l’Algérie avec l’OMC. Deux projets ambitieux, dont «le premier a été signé au détriment de  l’Algérie et surtout en défaveur des opérateurs économiques algériens», a cité M Issaâd Rabrab. «L’Algérie est autorisée à exporter  5 000 tonnes de pommes de terre, contre 45 000 tonnes de semences de pommes de terre pour l’UE, soit 600 000 tonnes.

L’UE exporte 400 000 tonnes de blé et 150 000 tonnes de sucre, pour seulement 4 000 tonnes de pâtes et de couscous pour l’Algérie», a-t-il renchéri. Cela dit, il a appelé à ce que l’Etat défende les opérateurs économiques à l’image de tous les pays du monde. Il citera le cas de l’Europe qui subventionne 70% de la production de la tomate concentrée et la taxe de 400 euros imposées pour protéger leurs produits. Cela dit, M Rebrab a avancé que le groupe Cévital a programmé pour 2008, pour 1,3 milliard de dollars d’exportations et énormément de projets qui risquent d’être malheureusement bloqués à cause de la bureaucratie et du problème du

foncier.     

Habiba Ghrib

 

 

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Grève des lycées d’Alger

70% de suivi, selon le Cnapest et le CLA

Initiée pour la journée d’hier par le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) et du Conseil des lycées d’Alger (CLA), la grève des enseignants a été largement suivie dans les lycées d’Alger. Au lycée Aroudj et Kheireddine Barberousse, les professeurs qui ont suivi le mot d’ordre donné par les deux syndicats autonomes étaient nombreux. Vers midi, hormis quelques élèves, l’établissement était vide. Les lycéens, qui ne savaient pas les raisons de ce débrayage, commentaient l’évènement. «Nous ne savons pas pourquoi les professeurs ont organisé une grève. Comme tous les jours, nous sommes venus rejoindre nos classes. C’est une fois arrivés au lycée qu’on nous a informé qu’il n’y a pas cours», dira Ahmed et Karim, deux élèves en terminale, en faisant savoir qu’ils ignorent les motifs de la grève. Interrogés si leurs professeurs ont assuré les cours, ces derniers n’ont appris qu’«il n’ y a que les enseignants qui ont programmé les devoirs qui ont rejoint les salles. Les autres ont débrayé». Les syndicalistes sont, en effet, unanimes à dire que le mouvement de grève enclenché hier a connu une réussite totale. C’est ce que nous a fait savoir M. Lemdani, porte-parole du conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique. Pour lui, le mouvement de grève est une réussite. «La grève est réussi. Ca va de soi. Les professeurs ont répondu à l’appel des deux syndicats autonomes. Nous assistons à une démonstration de force de la part

du ministère de l’éducation nationale auquel les professeurs ont répondu avec la solidarité. Nous avons décidé de lutter contre le non respect de la réglementation, de l’arbitraire que nous subissons quotidiennement.

Honnêtement, je vous dirai que grève est réussi et a paralysé tous les lycées d’Alger.» Osmane Redouane, secrétaire général du conseil des lycée d’Alger n’en pense pas moins. Il nous a fait savoir que la grève était suivie à 70%.

Il a rappelé que « les professeurs du lycée Saïd Hamdine ont été mutés arbitrairement.» Il ajoutera que «toute mutation doit passer par une commission paritaire.» Ce qui, selon lui, n’est pas le cas en ce qui concerne les professeurs de cet établissement. Pour rappel, cette grève a été décidée par les deux syndicats autonomes en signe de solidarité avec les enseignants et les employés du lycée Saïd Hamdine, victimes, selon les organisateurs de ce débrayage, d’une décision arbitraire qui les a vus mutés dans des établissement loin de leurs résidence. L’histoire de ce bras de fer opposant la directrice dudit lycée aux enseignants remonte à près d’un mois. En effet, ces derniers reprochent à celle-ci son autoritarisme. N’ayant pas pu

supporter son diktat, ils ont demandé simplement son départ en saisissant l’Académie d’Alger. Mais en vain. Sûre d’un soutien, la directrice aurait déclaré aux professeurs : «Je suis une reine ici et ce lycée est mon royaume !». Une déclaration qui se passe de tout commentaire.

Djamel Oukali

 

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L’école Saoudienne toujours ouverte

Benbouzid a-t-il cédé ?

Le département de Benbouzid aurait-il cédé devant la volonté du royaume wahabite de rouvrir l’école saoudienne en Algérie ? Sur les lieux, comme si rien n’était d’ailleurs, l’école a rouvert ses portes aux ressortissants du royaume chérifien résidant en Algérie, et ce depuis le mois de septembre passé, cela malgré le fait que la majorité des élèves qui y sont scolarisés étaient constitués principalement d’Algériens. Sur les 700 élèves qui fréquentent cette école, 64 % sont Algériens. Si d’aucuns n’ignorent la fermeté avec laquelle a été traité ce dossier par le département de Benbouzid, il n’est pas fortuit, par ailleurs, de fermer les yeux sur ces

parents d’élèves Algériens scolarisés dans ce collège et qui gardent toujours un brin d’espoir de voir leur progéniture fréquenter de nouveau cet établissement. «Je cours toujours derrière les autorités compétentes pour autoriser à ma petite fille de s’inscrire dans cet établissement», a indiqué un parent d’élève, médecin de profession. Ainsi donc, entre le choix des parents d’élèves et l’inoubliable intransigeance manifestée par le ministère de l’Education dans le traitement de ce dossier, un grand fossé sépare ces deux entités. Toutes, faut-il le signaler, ont raison. Tout comme il n’est pas évident de voir une décision ministérielle frapper, en fin de compte, du sceau de la nullité après avoir fait couler beaucoup d’encre ; l’avis des parents d’élèves est à son tour decisif. «L’école saoudienne d’Alger est dans une situation de non conformité avec la législation algérienne en la matière dont les lois stipulent que les élèves algériens inscrits dans des écoles étrangères doivent suivre un enseignement basé sur des programmes algériens», avait répondu, faut-il le rappeler M. Benbouzid à une question d’un député El Islah. Cette école qui a ouvert en avril 2003, a été instituée conformément à un accord de principe entre le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et l’ambassadeur saoudien à Alger, cela, a indiqué Benbouzid à l’APN, sans l’aval du ministère de l’Education nationale. Nonobstant cette fragilité légale, les autorités saoudiennes n’ont à aucun moment admis cet état de fait. Relevons, à ce titre, la réaction du directeur de l’école saoudienne lequel, après avoir été appelé à se conformer aux lois algériennes, a adressé une correspondance au ministère de l’Education dans laquelle il annonce la déscolarisation des élèves algériens de cet établissement privé. Contactés pour d’amples informations sur le sujet, toutes nos tentatives de rejoindre le ministère de l’Education et l’ambassade d’Arabie Saoudite, dans la journée d’hier, sont restées vaines. Cependant, l’école, même si elle n’accueille que les enfants des ressortissants saoudiens, fonctionne encore dans une parfaite quiétude…

Aomar Fekrache

 

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Banques

Bâle II entre en vigueur en 2008

La Banque d’Algérie, qui se réjouit d’un bilan financier et monétaire «remarquable» réalisé par le pays jusqu’à août dernier, vient de réitérer, dans un rapport, son appel aux six banques publiques pour qu’elles améliorent leurs systèmes de contrôle interne et de gestion des risques- crédits en prévision de l’application, à partir de 2008, des nouvelles règles prudentielles prévues par un nouveau dispositif international appelé Bâle 2. Dans un rapport sur la situation monétaire et financière de l’Algérie durant le premier semestre 2006, l’institution souligne que la Banque d’Algérie et la Commission bancaire continuent de veiller à ce que les banques «persévèrent dans la prise des mesures nécessaires pour une amélioration continue de la gestion des risques crédits».

Le nouveau dispositif Bâle 2 (du nom de la ville suisse où il a été élaboré) a été finalisé en 2004 par la Banque des règlements internationaux (BRI) et vise l’amélioration des capacités de gestion des risques bancaires par les banques centrales du monde entier. Après Bâle 1, introduit en 1988, les bouleversements survenus sur les marchés financiers internationaux avaient amené la BRI à réviser ce dispositif.

 

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Reportage

 

Renseignements téléphoniques

A l’autre bout du «19»

Pour se plaindre, pour régler une commission ou pour se rappeler un numéro, tout le monde a eu au moins une fois à composer le «19». Comment ce service fonctionne-t-il ? Qui sont ces employés qui nous répondent ? Pourquoi leurs numéros sont parfois erronés et, demain, que nous réserve encore Algérie Télécoms ?

 On l’appelle aussi «Istîlamat». Le service des renseignements d’Algérie Télécoms est l’un des services créé pour assurer l’une des missions du service public, soit de répondre aux divers besoins des citoyens, notamment en ce qui concerne les informations entrant dans le cadre de l’utilité publique. Les missions confiées à ce service ont, certes, subi des changements au fur et à mesure que les technologies de l’information ont connu des évolutions. Ceci n’empêche pas que l’utilité et l’apport de ce service restent d’une grande valeur. Son utilité dépend, tout de même, du déploiement de moyens pour répondre d’une manière plus efficace aux attentes des citoyens. Le réflexe d’appeler le 19 est bel et bien ancré dans l’esprit des Algériens qui composent ce numéro pour demander des renseignements ou plutôt des coordonnées d’une entité, d’un organisme ou tout simplement d’une personne

qu’ils cherchent.

Entrant dans le cadre d’assurer un service public aux citoyens, cette structure a pour mission de renseigner les abonnés sur les numéros et les adresses qu’ils désirent avoir au niveau du territoire national et international.

Les opérateurs du 19 sont donc autorisés à communiquer le numéro de téléphone, l’adresse d’un autre abonné ou d’identifier certains numéros, à la demande des clients.Toutes ces informations sont enregistrées sur un fichier et classées par wilaya. «Quand un abonné demande un numéro ou une adresse d’un organisme quelconque, je mentionne le nom de cet organisme, je valide puis je mets la wilaya et j’aurai la liste complète de toutes les unités de cet organisme avec les numéros de téléphone et les adresses exactes que je communique à l’abonné», explique une opératrice. Ce travail ne nécessite pas plus que quelques secondes. Les numéros et les adresses des organismes internationaux sont communiqués aux clients à l’aide des annuaires mis à la disposition des opérateurs.

Le 19 ne se limite pas à communiquer des numéros de téléphone seulement, d’autres types d’informations peuvent être données. L’abonné peut, par exemple, se renseigner sur les prix des communications de tous les opérateurs nationaux ou étrangers, les codes des pays et les adresses. Contrairement à ce qu’on croyait avant, la communication au «19» n’est pas gratuite. L’abonné paye une taxe de base de la mise en relation avec l’opératrice estimée à 1,30DA. Mais l’information est bien évidemment gratuite.

Organiser, former

L’ordre et la discipline sont deux critères qu’on constate facilement au sein de ce service. Une fois arrivées à la salle, les opératrices s’installent devant leur poste et se mettent systématiquement au travail. Les sonneries en provenance de tous les postes ne s’arrêtent presque pas donnant ainsi l’image d’une cellule d’abeilles qui se penchent sur le travail sans relâche. La grande salle où sont installés les opérateurs compte seize postes (vous auriez pensé à combien ?) Quatre brigades assurant une vacation de cinq heures chacune ont été installées de façon à assurer un service de permanence.

La plus grande partie des opérateurs qui travaillent durant la journée sont des femmes d’un certain âge dont l’expérience dépasse, de loin, 20 années au sein de ce même service. Dans les années 1960, ces opératrices ont reçu une formation d’un mois à l’institut d’Algérie Télécoms des Eucalyptus. Une formation qui  leur a permis d’acquérir des connaissances sur le fonctionnement du service, notamment les catégories de communications et le mode opératoire mais aussi sur les principaux critères d’une bonne opératrice que ces dames semblent maîtriser parfaitement, à savoir la courtoisie et la galanterie avec les abonnés. «L’opérateur doit être très attentif. Il doit faire attention à sa relation avec les abonnés. Outre la gentillesse et l’amabilité, il doit veiller à ne pas laisser le client en attente pendant une longue durée», explique la chef de service principal, d’apparence très concentrée sur ses tâches. Actuellement, la formation fait défaut à Algérie Télécoms puisqu’aucune formation spécifique n’est dispensée pour les opérateurs. Ce qui pose un véritable problème pour assurer la relève après le départ de ces dames qui s’apprêtent à aller à la retraite dans quelques années.

Le service est bon, mais limité

L’envahissement du marché par des nouvelles technologies de la communication a fait que ce service s’est passé de plusieurs prestations, notamment les communications inter-urbaines, l’avis d’appel et le PCP. La suppression de ces prestations est expliquée par la baisse de la demande en la matière mais aussi par la disponibilité du téléphone dans la majorité des wilayas. Ceci n’a pas influencé sur l’activité de ce service au vu du nombre important des demandes des abonnés quantifié par le nombre d’appels reçus quotidiennement. On dénombre, au minimum, 50 appels par opératrice et par heure. Les numéros les plus demandés sont ceux des entreprises économiques, les structures hospitalières, les aéroports et les administrations. Un fort trafic est également enregistré au moment de la rentrée sociale, des examens et en cas de catastrophe naturelle.

Du reste, on reproche souvent aux opératrices du 19 de communiquer des numéros erronés ou inexistants. Cette situation, selon la chef de service, est due au fait qu’Alcatel, qui élabore les fichiers des numéros et des adresses, ne réactualise pas les numéros et ne les communique pas au jour le jour. Pour parer à ce déficit, les opératrices ont toujours des carnets personnels où sont mentionnés tous les nouveaux numéros et les numéros des structures qui ne figurent pas dans le fichier, à l’exemple de certaines cliniques, médecins, restaurants et autres. «Ça nous aide beaucoup à informer l’abonné dont la demande est très diversifiée», explique une opératrice. Les numéros qui sont transmis par le 19 sont ceux des abonnés au téléphone fixe d’Algérie Télécoms. Les numéros des portables de tous les opérateurs nationaux et étrangers ne sont pas communiqués. Dans le cas où un abonné ne souhaite pas que son numéro figure dans le fichier des renseignements, le numéro est mentionné «ligne rouge». L’opératrice s’abstient de communiquer le numéro aux demandeurs en leur expliquant les raisons.

Le 16, petit frère du 19

Les opératrices du service des renseignements internationaux (16) sont appelées les intermédiaires entre les citoyens algériens et ceux établis à l’étranger. Ce sont huit postes qui sont consacrés à cet effet. La même ambiance règne dans ce service et le trafic est très important puisqu’on dénombre 900 à 1 000 tickets par jour, soit une moyenne de plus de 500 tickets par opératrice. Le citoyen peut ainsi passer des communications dans tous les pays. Il suffit juste de communiquer le numéro à l’opératrice après avoir composé le 16. Deux éléments sont toujours à respecter par les opératrices, à savoir la répétition de tout ce que dit l’abonné et la confirmation de son numéro. «Le collationnement et l’identification sont les principales règles de cette mission qu’il faut toujours confirmer», explique la chef de service. L’opératrice rappelle le demandeur et le met en une fraction de seconde, en communication avec le récepteur. La confidentialité est toujours protégée puisque l’opératrice se déconnecte après avoir mis les deux personnes en présence. La taxe de cette communication se fait automatiquement par l’ordinateur. L’opératrice n’a aucune intervention à faire à ce niveau. Dans le cas où le demandeur veut contrôler les montants de ses communications, il peut demander, au préalable, une communication avec Indication de Durée (ID). L’opératrice communique la durée et le montant à la fin de la communication. Tous les pays sont joignables à travers le 16 grâce à la bonne connexion sauf pour certaines régions d’Afrique où des problèmes

de connexion sont soulevés. Le montant de la communication est taxé entre 20 et 70 DA la minute. Le trafic est très important puisqu’il atteint 800 tickets par jour et dépasse les 1 000 tickets à l’occasion des jours de fêtes et durant les jours de semaine.

Beaucoup de métiers

Les opérateurs des services 16 et 19 sont, pour la majorité, très anciens. C’est d’ailleurs ce qui a contribué amplement à l’accomplissement des différentes tâches. Polyvalentes, ce sont les mêmes opératrices qui assurent la permutation entre les deux salles de ce même service de façon à maîtriser les deux missions. Le travail pour ces opératrices n’est pas très pénible, notamment après l’acquisition du matériel informatique qui a facilité aisément les tâches. Ce qui a d’ailleurs contribué à apporter un meilleur service contrairement aux années précédentes où les services étaient multiples et les tâches plus compliquées en raison de l’insuffisance des moyens. «Nous avions des petites fiches où nous mentionnions tout ce que nous

vons fait en détail et avec précision de l’heure. C’est un travail qui prenait du temps et qui pénalisait l’abonné aussi car on faisait la chaîne pour passer les communications faute de matériel», explique Mme Meriem Rekia. «Nous portions des casques très lourds. Ça a été pénible pour la tête et les oreilles aussi», précisera-t-elle. Cette dame, qui a passé plus de trente ans dans ce service, estime que les conditions se sont améliorées aujourd’hui. Le seul désagrément soulevé par ces dames reste le comportement de certains abonnés. «Il y a des abonnés très galants et compréhensifs qu’on est prêtes à servir toute la journée, mais d’autres font preuve de manque de respect, ce qui est véritablement malheureux», expliquent les opératrices.

Cap sur la modernisation

Le service des renseignements 19 est également concerné par le plan de mise à niveau et de la modernisation d’Algérie Télécoms. Des changements, en termes d’infrastructures, sont déjà mis en place. «On envisage de faire une extension des bureaux de façon à avoir plus d’espace», précise Mme Saïhi Dahbia, chef du centre. Un plan de recrutement de nouvelles opératrices est également inclus dans ce programme. Pour assurer une meilleure qualité des prestations, le 19 sera doté d’un centre d’appels avec les différents services. Ce qui va permettre aux opératrices d’avoir accès aux annuaires téléphoniques électroniques et se passer ainsi des annuaires d’Alcatel. Ce centre a été récemment doté du distributeur automatique des appels. Outre la modernisation des équipements, cet outil a permis une rapidité des services en passant au système des appels à la chaîne. «Avant, lorsque tous les postes étaient occupés, on mettait l’abonné en attente jusqu’à ce qu’on libère une ligne. Maintenant, c’est l’appel à la chaîne, c’est-à-dire qu’il y a une cassette qui répond à l’abonné dans le cas où toutes les lignes sont occupées. Au bout de quelques secondes, il est mis en contact avec l’opératrice», explique la même responsable.     

Nouria B.

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