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Gouvernement
Belkhadem sur la
sellette ?
Retournement de
conjoncture : Abdelaziz Belkhadem n’est visiblement plus l’homme des
dossiers et c’est ce qui le met en tête de liste des partants,
dans le vent d’un
remaniement sur lequel la rumeur publique se fait de plus en plus
persistante.
C’est un constat
partagé, le Chef du gouvernement qui s’est présenté comme un simple
coordinateur de l’Exécutif, a fini par totalement disparaître de la
scène à force de s’empêcher de faire de l’ombre au chef de l’Etat.
C’est à peine s’il se prononce sur les débats de l’heure et en
dehors des Conseils du gouvernement, son activité est cependant
réduite à sa plus simple expression.
Où est donc passé
Abdelaziz Belkhadem ? Voilà une question qu’on est en droit de se
poser, vu que le fonctionnement de l’Exécutif, instauré depuis 1989,
a charrié une présence assez remarquée du Chef du gouvernement dans
la vie politique, faisant de lui le véritable deuxième homme du
pays, avec une influence supérieure à celle des présidents des deux
chambres du Parlement réunis. Avec Belkhadem, rien de tel.
Deux très importants
rendez-vous auraient dû porter son empreinte et il va sans dire qu’à
sa place, aucun autre Chef du gouvernement n’aurait manqué de les
mettre à profit pour défendre au mieux sa politique, ce qui revient
dans le cas présent à porter le programme du Président Bouteflika.
S’agissant du premier bilan de la mise en œuvre de la charte pour la
paix et la
réconciliation
nationale, dont il préside la commission de suivi, Abdelaziz
Belkhadem sous le prétexte de respecter le principe de la préséance
du chef de l’Etat sur ce dossier et que c’est d’abord à ce dernier
qu’un rapport détaillé doit être transmis, n’a pas jugé utile pour
autant de commenter l’avancée du processus de réconciliation
nationale ni de se dépenser d’ailleurs pour repousser les critiques
sur les lenteurs administratives ou sur les accusations formulées à
l’étranger sur l’impunité que consacre la charte elle-même. L’autre
dossier sur lequel la frilosité du «coordinateur» a été tout aussi
inquiétante, c’est le dialogue social. A aucun moment, et malgré le
blocage des négociations SGP-Fédérations UGTA, les critiques des
syndicats autonomes, la menace des retraités ou des travailleurs de
la mécanique-métallurgie, Abdelaziz Belkhadem n’a pas cru nécessaire
d’intervenir dans le débat. Une question d’agenda Même son
intervention lors de la conclusion du pacte économique et social,
projet laborieusement négocié depuis dix ans, est passée tout à fait
inaperçue, ou alors très peu convaincante. En dehors de ces deux
exemples, Abdelaziz Belkhadem semble complètement écarté des
dossiers de la coopération t du partenariat. Les mécanismes du Nepad,
de l’Accord d’association avec l’Union européenne, de l’adhésion à
l’OMC, le dossier du Sahara occidental, les relations inter-arabes
ne le concernent plus publiquement (voir l’article de Amine Goutali).
Ce n’est sans doute pas
ce constat qui explique l’extinction des lumières sur sa personne
qui suffit à déduire que le départ du Chef du gouvernement est pour
bientôt. La première des raisons est à mettre en lien avec le projet
de révision de la Constitution dont le référendum pourrait être
fortement reporté pour l’année prochaine. Cela s’expliquerait par le
fait que le Président Bouteflika n’aurait tout simplement pas
intérêt à opérer cet amendement dès à présent, ce qui le placerait
prématurément en position de candidat (avéré ou non), avec cette
obligation cela dit d’avoir à soutenir les critiques qui sont le lot
de tout candidat deux ans et demi durant. Ce qui est assurément très
long. L’autre raison tout aussi objective veut que la fonction
actuelle qu’occupe maintenant Abdelaziz Belkhadem ne fait que
diminuer de l’efficacité de sa gestion de la crise interne du FLN
qui, si elle reste entourée d’un épais voile pudique, n’est toujours
pas résorbée de manière irréversible. Le SG de l’instance exécutive
du parti a adressé une note d’un ton strict, pour ne pas dire
menaçant, où il a interdit à tous les
cadres et militants de
s’adresser à la presse pour tout ce qui se rapporte à la situation
organique. Mais la mission de sauvetage n’est pas achevée pour
autant. Et c’est aussi pour cela que le Président Bouteflika
compterait le libérer pour qu’il se consacre plus sérieusement à la
remise sur pied du
premier appareil
électoral du pays.
Nabil Benali
Haut
Bouteflika auditionne les ministres
Un avant-goût de la
nouvelle Constitution
Sellal chez Bouteflika.
Auditionnant depuis le début du mois de ramadan, l’un après l’autre,
les membres du gouvernement, le président de la République a reçu, à
son tour, le ministre des Ressources en eau. L’annonce a été faite
dans une dépêche de l’APS qui, étrangement, ne précise ni la date ni
le lieu de la rencontre. A coup sûr, l’audience a permis au chef de
l’Etat de faire le point sur la gestion de l’eau et de s’enquérir de
l’évolution des projets que la tutelle a engagés dans le cadre du
programme du développement 2005 tels que les cinq barrages (Sikkak/Tlemcen,
Kramis/Mostaganem, Koudiat Rosfa/Tissemsilt, Tilesdi/Bouira et Sidi
M’hamed Ben Taïba/Aïn Defla) et 16 petits barrages qui ont été
réceptionnés à la fin 2005 ainsi que les autres réalisations en
cours aujourd’hui à travers le pays. Bref, Bouteflika veut tout
savoir. Il y manifeste un intérêt particulier et tient à le faire
savoir à travers cette manière de travailler pour le moins très peu
répandue dans les usages institutionnels. Certes, rien n’empêche le
premier magistrat du pays de choisir le cadre qu’il veut pour suivre
à la loupe comme il le fait, le travail de son gouvernement. Que ce
soit des rencontres individuelles, par deux ou à dix, par secteur ou
multisectorielle, toute la latitude lui est donc légalement acquise
et c’est lui qui dira le dernier mot. Mais posons- nous tout de même
des questions sur l’utilité des Conseils des ministres dont la
tenue, depuis ces derniers mois, tient beaucoup plus à l’humeur du
Chef qu’à une réelle pratique politique qui obéit à un agenda clair
et précis.
L’on sait combien de
Conseils des ministres dans le passé, furent ajournés jusqu’à se
tenir une fois en quelques mois. Qu’est-ce qui explique l’attrait
du Président pour cette
méthode ? Veut-il ainsi contourner le rôle de Chef du gouvernement
et faire savoir à qui veut l’entendre, que le vrai maître à bord
c’est bien lui ? Que ces audiences-là cachent en réalité d’autres
enjeux, comme par exemple préparer les esprits à l’aune de la
révision constitutionnelle, à ne créditer le poste de Premier
ministre que d’un simple rôle de coordinateur sans autorité réelle
sur les ministres. L’on sait depuis belle lurette l’animosité, voire
carrément l’hostilité du chef de l’Etat à un second pôle dans
l’Exécutif. Mais maintenant que les choses sont plus claires, que
les «équilibres» lui sont favorables, Bouteflika prépare déjà
l’opinion mais aussi les
acteurs politiques et leur donne goût de ce que sera l’après-Constitution.
C’est-à-dire que le Chef c’est lui. Que le décideur c’est aussi lui.
Que l’exécuter c’est toujours lui. C’est là peut-être que réside le
pot aux roses de cette affaire d’audiences individuelles. Une chose
est au moins sûre, rien n’est fait dans la transparence totale.
Amine G.
Haut
Visite du ministre italien du Développement
Prospection pour plus
d’investissements
Le renforcement des
relations dans le secteur de l’énergie s’est taillé la part du lion
des thèmes abordés lors des entretiens entre le ministre italien du
Développement économique Pier Luigi Bersani avec notamment Chakib
Khelil, ministre de l’Energie et des Mines et le Chef du
gouvernement Abdelaziz Belkhadem. Les deux ministres ont en effet
examiné la perspective de renforcement du projet du second gazoduc
sous-marin (Galsi). «Nous avons confirmé l’intention de conclure
avant 2008 les possibilités d’accélérer les travaux de ce projet
qui va terminer sa première phase».
Le Premier ministre
italien Romano Prodi effectuera, en outre, une visite en Algérie à
la mi-novembre prochain, a annoncé hier, le ministre italien du
Développement économique, lors d’une conférence de presse tenue à
l’ambassade d’Italie à Alger.
Cette visite portera,
selon le conférencier, sur le renforcement des investissements,
notamment dans le secteur de l’énergie, des infrastructures,
de la PME et des
services.
M. Bersani, qui a
effectué une visite de deux jours en Algérie a eu une série
d’entretiens avec le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem et
des membres du gouvernement, estime qu’il s’agit d’un préambule de
la prochaine visite du Premier ministre italien, visant «à
intensifier les rapports entre les deux pays qui sont déjà
excellents».
Alors qu’une rencontre
d’un groupe de techniciens des deux pays se tiendra prochainement à
Rome, le ministre expliquera par la même occasion qu’un accord
intergouvernemental a été évoqué pour «éclairer les choses sur la
prochaine phase et notamment en ce qui concerne certaines
difficultés aux autorisations, à la fiscalité et à la
réglementation». Dans ces entretiens, il a été également question
des possibilités d’accès aux ressources algériennes à des prix
convenables et les possibilités d’intensifier les rapports entre les
deux pays dans d’autres secteurs.
Ce sont les secteurs de
la petite et moyenne entreprise et des services qui ont suscité
l’intérêt de la partie italienne lors du séjour du ministre Luigi.
«Nous avons déjà une présence significative en Algérie, mais nous
aspirons la développer davantage». Il annoncera par la même
occasion une visite, fin octobre, d’une délégation italienne
«pour permettre de
mettre en place davantage de moyens de collaboration dans ce
secteur».
M. Luigi s’est aussi
entretenu avec Mourad Medelci, ministre des Finances.
Les discussions ont
porté, selon M. Luigi, sur «les perspectives de développement des
investissements en Algérie et les possibilités de coopération dans
le secteur financier car, a-t-il souligné, nous espérons plus de
présence italienne en Algérie».
Tout en évoquant le
souhait italien de voir les entreprises de ce pays retenues dans les
avis d’appels d’offres pour la gestion des infrastructures de
l’autoroute
Est-Ouest et du Métro,
secteur où les sociétés italiennes détiennent une grande expérience,
le ministre italien a rappelé l’intérêt que portent les opérateurs
de son pays au programme de privatisation des entreprises
algériennes. «Nous sommes intéressés par les entreprises issues du
secteur des ressources minérales, des matériaux construction, de la
construction et du tourisme. Nous suivons avec attention
l’avancement du programme de
privatisation».
Fatima Arab
Haut
Affaires Khalifa, FAKI, DIGIMEX, BNA
100 villas saisies
par la justice
Parmi ces biens
immobiliers, des immeubles achetés par le patron de DIGIMEX, mis en
détention préventive, selon cette source.
Une centaine de villas
ont été mises sous scellés durant l’année 2005 par la justice, dans
le cadre d’instructions judicaires ouvertes sur des scandales
financiers, détournements ou dilapidations de deniers publics,
apprenons-nous de source judiciaire. Ces saisies ont été décidées
par des juges d’instruction près de différents tribunaux et cours du
pays, lorsque ces villas appartiennent à des personnes accusées dans
ces affaires et qui restent, financièrement, redevables aux parties
civiles. Des mesures conservatoires qui tendent à essayer d’assurer
le recouvrement des victimes de ces scandales financiers,
détournements ou dilapidations, de leur argent, ajoute cette source.
Ces mesures conservatoires ont été décidées dans les affaires de la
caisse principale de Khalfa Bank, l’agence Badr de Birkhadem, la BNA
et dans d’autres affaires ayant défrayé la chronique.
Les deux juges
d’instruction près le tribunal de Chéraga chargés des auditions des
personnes accusées dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa
Bank avaient, au cours de cette instruction, mis sous scellés, par
mesures conservatoires, de plusieurs parmi les mis en cause.
Certaines villas
dépassent la valeur
réelle sur le marché de 5 milliards de centimes l’unité et dans
plusieurs situations, les propriétaires de ces villas n’ont pas pu
justifier la provenance de l’argent ayant servi à l’achet de ces
biens immobiliers, apprenons-nous de source sûre. Le tribunal de Bir
Mourad Raïs a mis sous scellés, par mesures conservatoires, des
biens immobiliers situés à Alger, appartenant au groupe DIGIMEX mis
en cause dans la dilapidation de 1 100 milliards de centimes de
l’agence Badr de Birkhadem. Parmi ces biens
immobiliers, des
immeubles achetés par le patron de DIGIMEX, mis en détention
préventive, selon cette source. Des biens immobiliers, dont des lots
de terrains d’importantes superficies, situés dans des quartiers
commerciaux, donc d’une grande valeur financière, dans plusieurs
wilayas du pays, ont été mis sous scellés par le même tribunal dans
l’affaire de détournement d’importantes sommes d’argent en dollars
du Fonds algéro-koweïtien d’investissements (FAKI). Ces biens
achetés avec l’argent de ce fonds d’investissements aux noms de
l’ex-président du FAKI, principal accusé dans cette affaire, et de
son épouse. Ces deux accusés sont actuellement en fuite et se
trouveraient installés à Luxembourg. L’ex-président du FAKI ayant la
double nationalité algérienne et luxembourgeoise. Des terrains à
Garidi, dans l’arrondissement urbain de Kouba, des terrains dans la
wilaya de Constantine et à Gué De Constantine, dans la wilaya
d’Alger, comptent parmi les terrains saisis par la justice et mis à
la disposition de la compensation du FAKI pour les préjudices
financiers dont il avait été victime. Ces mesures conservatoires
seront-elles suivies par l’application de la loi sur le
blanchiment d’argent et
le financement du terrorisme ? Cette loi qui s’intéresse au
blanchiment d’argent, plus particulieremnt dans sa forme de
blanchiment d’argent dans l’achat de biens immobiliers. D’où
l’intérêt que la cellule de traitement du renseignement financier
portera sur ces affaires, selon une source judiciaire «Ces saisies
n’ont été décidées par les magistrats chargés des instructions
judiciaires sur ces affaires qu’après que
les propriétaires des
bâtisses mises sous scellés, accusés dans ces affaires, n’eurent pas
pu justifier la provenance de l’argent ayant permis l’achat de ces
biens immobiliers», ajoute cette source, qui explique que
«l’infraction concernant la loi sur le blanchiment d’argent et le
financement du terrorisme est donc établie».
M. Abi
Haut
BRC a
réalisé le siège du ministère de l’Énergie
80 milliards sans
appel d’offres d’offres
La réalisation de
chacune des deux tours du nouveau siège du ministère de l’Energie et
des Mines, sis au Val d’Hydra a coûté la bagatelle de quatre
millions de dollars chacune. Une somme importante que le ministère a
visiblement les moyens de s’offrir, vu que le secteur est bien
celui qui fait vivre le pays grâce à la manne pétrolière.
Cependant, et au-delà des
considérations en
matière de prix des coûts des travaux qui peuvent prêter à débat, il
est à noter que ces deux tours ont été réalisées sans le recours à
un appel d’offres comme le stipule le code des marchés publics.
Selon une source au fait de ce dossier, pas moins de 80 cadres ont
déjà été auditionnés, ce qui constitue le plat de résistance du
travail actuel du tribunal de Bir Mourad Raïs qui a ouvert une
instruction judiciaire et auditionne des responsables au ministère
de l’Energie et des Mines et à Brown Root & Condor, une compagnie
pétrolière issue d’une joint-venture entre Sonatrach et la compagnie
pétrolière américaine Halliburtun, compagnie dans laquelle Dick
Cheney, vice-président des Etats-Unis détient un belle part
d’actions. Le procédé de contournement de la réglementation en
vigueur s’est fait selon un tour de passe-passe très simple. Selon
notre source, BRC a fait intervenir tour à tour (sans jeu de mots)
plusieurs filiales chargées chacune de sous- traiter la réalisation
des deux tours. Le code des marchés qui stipule que tout projet dont
le coût financier dépasse les 600 millions de centimes ne peut être
attribué qu’après le lancement d’un avis d’appel d’offres, n’a pas
été respecté.
En attendant de
connaître les tenants et aboutissants de cette affaire unique dans
les annales et de la justice et du ministère de l’Energie, l’on
croit savoir que le tribunal de Bir Mourad Raïs poursuivra ses
auditions jusqu’à la fin de ce mois, selon une source judiciaire qui
ajoute que des dizaines de hauts responsables de l’énergie et des
mines et d’autres secteurs seront
entendus par le
magistrat sur ce marchés et probablement d’autres encore. Les coûts
des projets que le fameux groupe avait lancés en Algérie
(infrastructures, constructions, hôpitaux…), tous accordés sans
recours à un avis d’appel d’offres et les surfacturations présumées,
ont atteint une valeur de pas moins de 20 000 milliards de centimes
! C’est dire l’ampleur de
l’affaire qui nous
rapproche déjà d’un second scandale Khalifa. Un scandale qui ne fait
que commencer et qui semble si énorme qu’on a du mal à imaginer que
les premiers responsables du secteur n’aient jamais eu le moin-dre
soupçon. Interrogé sur le sujet, Chakib Khelil, ministre de l’Energie
avait affirmé ne rien savoir de plus que ce que la presse avait
publié. Jusque-là,
le procureur de la
République près le tribunal de Bir Mourad Raïs aurait, selon des
sources proches de ce parquet, entendu plusieurs responsables
jusqu’à présent en attendant la poursuite des auditions. Des
auditions qui font remonter l’historique des «affaires» à l’année
2000.
M. Abi
Haut
Bilan
de la DRC
Près de quatre tonnes
de viande saisies en 10 jours
Les interventions des
inspecteurs du contrôle de la qualité et de la répression des
fraudes de toute la région centre, regroupant huit wilayas, ont
permis de saisir près de quatre tonnes de viande rouge, durant la
première décade du mois de ramadan. Selon le bilan établi par la
Direction régionale du commerce Alger (DRC), les interventions ont
permis également de saisir 5,25 quintaux de viandes blanches durant
la même période. Les autres produits saisis sont notamment plus de
2,5 tonnes de fruits et légumes, 83 kg de viande congelée et 51 kg
de produits d’alimentation générale. Quant à la valeur totale de la
marchandise saisie, elle dépasse les 87 millions de centimes. Au
cours des 2 140 interventions effectuées, 750 infractions ont été
relevées, qui ont découlé sur l’établissement de 700 PV, durant la
même période. Malgré les appels incessants des services du commerce
pour le respect des règles de salubrité, ce sont les infractions
pour défaut d’hygiène qui constituent le nombre le plus important
avec près de 330 dont la majorité sont enregistrées dans la wilaya
d’Alger avec près de 200 infractions. Les infractions pour détention
et mise en vente de produits impropres à la consommation sont au
nombre de 59, indique le bilan de la DRC Alger. Les interventions
des services de la qualité dans la capitale, qui compte un nombre
important de commerces, sont au nombre de 702, permettant de relever
plus de 400 infractions. La wilaya d’Aïn Défla vient en seconde
position avec 412 interventions, ayant permis d’enregistrer 44
infractions. Par ailleurs, le bilan de la DRC Alger relatif aux
pratiques commerciales fait état de plus de 2 750 interventions,
qui ont donné lieu à plus de 1 200 PV dressés. ils ont aussi
permis de proposer 78 fermetures. il est indiqué aussi que 700 PV
ont été dressés pour défaut de publicité et prix alors que 241 PV
ont été établis pour défaut de facturation.
Karima Sebai
Haut
Issaâd Rabrab au Forum d’El Moudjahid
«L’Etat est riche,
les citoyens sont pauvres»
Les débats ont porté sur
l’évaluation de la démarche économique empruntée par les autorités
politiques et son impact sur l’activité nationale, le partenariat et
les conditions de vie de la population. «La situation économique et
sociale : état des lieux» a été le thème, hier, de la table ronde
qui a eu lieu au centre de presse d’El moudjahid, avec la
participation du P-DG de Cevital, du directeur de l’Agence nationale
de la promotion du commerce international et des représentants de la
CIPA. Les débats ont porté sur l’évaluation de la démarche
économique empruntée par les autorités politiques et son impact sur
l’activité nationale, le partenariat et les conditions de vie de la
population. Des conditions toujours aussi misérables, selon l’état
de situation tel que présenté par M Isaâd Rabrab, qui a déploré,
lors de son intervention le fait «que l’Algérie dispose de
nombreuses richesses et que ses réserves de change n’ont jamais été
aussi importantes alors que sa population n’en bénéficie pas et que
le pouvoir d’achat des familles et très faible». Cela dit, il a
aussi rappelé qu’en face
de cette richesse
financière du pays, les signes de la détérioration des conditions de
vie de la population sont visibles, «au problème de sécurité qui
persiste, vu qu’on est passé du terrorisme au banditisme, à la
relance économique fragile, voire superficielle, aux lourdeurs
administratives qui freinent l’investissement, à la modernisation du
système bancaire qui laisse à désirer et au manque du foncier».
Intervenant à son tour, M. Benini, de l’Agence nationale de
promotion du commerce international, a confirmé que les démarches
économiques porteuses de croissance sont à l’opposé de la situation
sociale actuelle, et que la croissance repose en grande partie sur
les gains des hydrocarbures et non sur la production. «Dire que le
pays est peut être pauvre est excessif mais dire aussi que le pays
est en train de devenir riche est faux», a-t-il souligné. Et au même
intervenant de préciser que «les réformes économiques ont été
dictées de l’extérieur et que leur application n’a pas été en accord
avec la réalité intérieure du pays». Ces même réformes, a-t-il
souligné, en sont arrivées à une période «de retour en arrière et de
pensées sérieuses au renoncement». M. Benini a aussi critiqué
l’économie informelle et son impact négatif sur l’économe
nationale. «Son existence décourage l’investissement national et
étranger en Algérie», a-t-il souligné, avant d’ajouter à titre
d’exemple que le secteur agricole est lui aussi touché par
l’informel via le diktat des distributeurs, car rien n’explique «la
flambée des fruits et légumes à certaines périodes de l’année, sinon
l’inexistence de loi sur l’offre et la demande pour fixer des prix».
«Il n’y a jamais eu de flambée de prix des fruits et légumes au
temps des halles centrales», a tenu à préciser, de son côté, le P-DG
de Cévital qui adhère «à la nécessité de la création au plus vite de
plate-formes logistiques, de triage, d’emballage et de
conditionnement des produits agricoles», cela en déplorant que «les
11 plate-formes logistiques programmées pour 2007 et 2008 sont
bloquées à cause d’un problème du foncier».
Les débats ont aussi
porté sur l’accord d’association avec l’UE, et l’adhésion de
l’Algérie avec l’OMC. Deux projets ambitieux, dont «le premier a été
signé au détriment de l’Algérie et surtout en défaveur des
opérateurs économiques algériens», a cité M Issaâd Rabrab.
«L’Algérie est autorisée à exporter 5 000 tonnes de pommes de
terre, contre 45 000 tonnes de semences de pommes de terre pour
l’UE, soit 600 000 tonnes.
L’UE exporte 400 000
tonnes de blé et 150 000 tonnes de sucre, pour seulement 4 000
tonnes de pâtes et de couscous pour l’Algérie», a-t-il renchéri.
Cela dit, il a appelé à ce que l’Etat défende les opérateurs
économiques à l’image de tous les pays du monde. Il citera le cas de
l’Europe qui subventionne 70% de la production de la tomate
concentrée et la taxe de 400 euros imposées pour protéger leurs
produits. Cela dit, M Rebrab a avancé que le groupe Cévital a
programmé pour 2008, pour 1,3 milliard de dollars d’exportations et
énormément de projets qui risquent d’être malheureusement bloqués à
cause de la bureaucratie et du problème du
foncier.
Habiba Ghrib
Haut
Grève
des lycées d’Alger
70% de suivi, selon
le Cnapest et le CLA
Initiée pour la journée
d’hier par le Conseil national autonome des professeurs de
l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) et du Conseil des
lycées d’Alger (CLA), la grève des enseignants a été largement
suivie dans les lycées d’Alger. Au lycée Aroudj et Kheireddine
Barberousse, les professeurs qui ont suivi le mot d’ordre donné par
les deux syndicats autonomes étaient nombreux. Vers midi, hormis
quelques élèves, l’établissement était vide. Les lycéens, qui ne
savaient pas les raisons de ce débrayage, commentaient l’évènement.
«Nous ne savons pas pourquoi les professeurs ont organisé une grève.
Comme tous les jours, nous sommes venus rejoindre nos classes. C’est
une fois arrivés au lycée qu’on nous a informé qu’il n’y a pas
cours», dira Ahmed et Karim, deux élèves en terminale, en faisant
savoir qu’ils ignorent les motifs de la grève. Interrogés si leurs
professeurs ont assuré les cours, ces derniers n’ont appris qu’«il
n’ y a que les enseignants qui ont programmé les devoirs qui ont
rejoint les salles. Les autres ont débrayé». Les syndicalistes sont,
en effet, unanimes à dire que le mouvement de grève enclenché hier a
connu une réussite totale. C’est ce que nous a fait savoir M.
Lemdani, porte-parole du conseil national autonome des professeurs
de l’enseignement secondaire et technique. Pour lui, le mouvement de
grève est une réussite. «La grève est réussi. Ca va de soi. Les
professeurs ont répondu à l’appel des deux syndicats autonomes. Nous
assistons à une démonstration de force de la part
du ministère de
l’éducation nationale auquel les professeurs ont répondu avec la
solidarité. Nous avons décidé de lutter contre le non respect de la
réglementation, de l’arbitraire que nous subissons quotidiennement.
Honnêtement, je vous
dirai que grève est réussi et a paralysé tous les lycées d’Alger.»
Osmane Redouane, secrétaire général du conseil des lycée d’Alger
n’en pense pas moins. Il nous a fait savoir que la grève était
suivie à 70%.
Il a rappelé que « les
professeurs du lycée Saïd Hamdine ont été mutés arbitrairement.» Il
ajoutera que «toute mutation doit passer par une commission
paritaire.» Ce qui, selon lui, n’est pas le cas en ce qui concerne
les professeurs de cet établissement. Pour rappel, cette grève a été
décidée par les deux syndicats autonomes en signe de solidarité avec
les enseignants et les employés du lycée Saïd Hamdine, victimes,
selon les organisateurs de ce débrayage, d’une décision arbitraire
qui les a vus mutés dans des établissement loin de leurs résidence.
L’histoire de ce bras de fer opposant la directrice dudit lycée aux
enseignants remonte à près d’un mois. En effet, ces derniers
reprochent à celle-ci son autoritarisme. N’ayant pas pu
supporter son diktat,
ils ont demandé simplement son départ en saisissant l’Académie
d’Alger. Mais en vain. Sûre d’un soutien, la directrice aurait
déclaré aux professeurs : «Je suis une reine ici et ce lycée est mon
royaume !». Une déclaration qui se passe de tout commentaire.
Djamel Oukali
Haut
L’école Saoudienne toujours ouverte
Benbouzid a-t-il cédé
?
Le département de
Benbouzid aurait-il cédé devant la volonté du royaume wahabite de
rouvrir l’école saoudienne en Algérie ? Sur les lieux, comme si rien
n’était d’ailleurs, l’école a rouvert ses portes aux ressortissants
du royaume chérifien résidant en Algérie, et ce depuis le mois de
septembre passé, cela malgré le fait que la majorité des élèves qui
y sont scolarisés étaient constitués principalement d’Algériens. Sur
les 700 élèves qui fréquentent cette école, 64 % sont Algériens. Si
d’aucuns n’ignorent la fermeté avec laquelle a été traité ce dossier
par le département de Benbouzid, il n’est pas fortuit, par ailleurs,
de fermer les yeux sur ces
parents d’élèves
Algériens scolarisés dans ce collège et qui gardent toujours un brin
d’espoir de voir leur progéniture fréquenter de nouveau cet
établissement. «Je cours toujours derrière les autorités compétentes
pour autoriser à ma petite fille de s’inscrire dans cet
établissement», a indiqué un parent d’élève, médecin de profession.
Ainsi donc, entre le choix des parents d’élèves et l’inoubliable
intransigeance manifestée par le ministère de l’Education dans le
traitement de ce dossier, un grand fossé sépare ces deux entités.
Toutes, faut-il le signaler, ont raison. Tout comme il n’est pas
évident de voir une décision ministérielle frapper, en fin de
compte, du sceau de la nullité après avoir fait couler beaucoup
d’encre ; l’avis des parents d’élèves est à son tour decisif.
«L’école saoudienne d’Alger est dans une situation de non conformité
avec la législation algérienne en la matière dont les lois stipulent
que les élèves algériens inscrits dans des écoles étrangères doivent
suivre un enseignement basé sur des programmes algériens», avait
répondu, faut-il le rappeler M. Benbouzid à une question d’un député
El Islah. Cette école qui a ouvert en avril 2003, a été instituée
conformément à un accord de principe entre le secrétaire général du
ministère des Affaires étrangères et l’ambassadeur saoudien à Alger,
cela, a indiqué Benbouzid à l’APN, sans l’aval du ministère de l’Education
nationale. Nonobstant cette fragilité légale, les autorités
saoudiennes n’ont à aucun moment admis cet état de fait. Relevons, à
ce titre, la réaction du directeur de l’école saoudienne lequel,
après avoir été appelé à se conformer aux lois algériennes, a
adressé une correspondance au ministère de l’Education dans laquelle
il annonce la déscolarisation des élèves algériens de cet
établissement privé. Contactés pour d’amples informations sur le
sujet, toutes nos tentatives de rejoindre le ministère de l’Education
et l’ambassade d’Arabie Saoudite, dans la journée d’hier, sont
restées vaines. Cependant, l’école, même si elle n’accueille que les
enfants des ressortissants saoudiens, fonctionne encore dans une
parfaite quiétude…
Aomar Fekrache
Haut
Banques
Bâle II entre en
vigueur en 2008
La Banque d’Algérie, qui
se réjouit d’un bilan financier et monétaire «remarquable» réalisé
par le pays jusqu’à août dernier, vient de réitérer, dans un
rapport, son appel aux six banques publiques pour qu’elles
améliorent leurs systèmes de contrôle interne et de gestion des
risques- crédits en prévision de l’application, à partir de 2008,
des nouvelles règles prudentielles prévues par un nouveau dispositif
international appelé Bâle 2. Dans un rapport sur la situation
monétaire et financière de l’Algérie durant le premier semestre
2006, l’institution souligne que la Banque d’Algérie et la
Commission bancaire continuent de veiller à ce que les banques
«persévèrent dans la prise des mesures nécessaires pour une
amélioration continue de la gestion des risques crédits».
Le nouveau dispositif
Bâle 2 (du nom de la ville suisse où il a été élaboré) a été
finalisé en 2004 par la Banque des règlements internationaux (BRI)
et vise l’amélioration des capacités de gestion des risques
bancaires par les banques centrales du monde entier. Après Bâle 1,
introduit en 1988, les bouleversements survenus sur les marchés
financiers internationaux avaient amené la BRI à réviser ce
dispositif.
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Reportage
Renseignements
téléphoniques
A l’autre bout du
«19»
Pour se plaindre, pour
régler une commission ou pour se rappeler un numéro, tout le monde a
eu au moins une fois à composer le «19». Comment ce service
fonctionne-t-il ? Qui sont ces employés qui nous répondent ?
Pourquoi leurs numéros sont parfois erronés et, demain, que nous
réserve encore Algérie Télécoms ?
On l’appelle aussi «Istîlamat».
Le service des renseignements d’Algérie Télécoms est l’un des
services créé pour assurer l’une des missions du service public,
soit de répondre aux divers besoins des citoyens, notamment en ce
qui concerne les informations entrant dans le cadre de l’utilité
publique. Les missions confiées à ce service ont, certes, subi des
changements au fur et à mesure que les technologies de l’information
ont connu des évolutions. Ceci n’empêche pas que l’utilité et
l’apport de ce service restent d’une grande valeur. Son utilité
dépend, tout de même, du déploiement de moyens pour répondre d’une
manière plus efficace aux attentes des citoyens. Le réflexe
d’appeler le 19 est bel et bien ancré dans l’esprit des Algériens
qui composent ce numéro pour demander des renseignements ou plutôt
des coordonnées d’une entité, d’un organisme ou tout simplement
d’une personne
qu’ils cherchent.
Entrant dans le cadre
d’assurer un service public aux citoyens, cette structure a pour
mission de renseigner les abonnés sur les numéros et les adresses
qu’ils désirent avoir au niveau du territoire national et
international.
Les opérateurs du 19
sont donc autorisés à communiquer le numéro de téléphone, l’adresse
d’un autre abonné ou d’identifier certains numéros, à la demande des
clients.Toutes ces informations sont enregistrées sur un fichier et
classées par wilaya. «Quand un abonné demande un numéro ou une
adresse d’un organisme quelconque, je mentionne le nom de cet
organisme, je valide puis je mets la wilaya et j’aurai la liste
complète de toutes les unités de cet organisme avec les numéros de
téléphone et les adresses exactes que je communique à l’abonné»,
explique une opératrice. Ce travail ne nécessite pas plus que
quelques secondes. Les numéros et les adresses des organismes
internationaux sont communiqués aux clients à l’aide des annuaires
mis à la disposition des opérateurs.
Le 19 ne se limite pas à
communiquer des numéros de téléphone seulement, d’autres types
d’informations peuvent être données. L’abonné peut, par exemple, se
renseigner sur les prix des communications de tous les opérateurs
nationaux ou étrangers, les codes des pays et les adresses.
Contrairement à ce qu’on croyait avant, la communication au «19»
n’est pas gratuite. L’abonné paye une taxe de base de la mise en
relation avec l’opératrice estimée à 1,30DA. Mais l’information est
bien évidemment gratuite.
Organiser, former
L’ordre et la discipline
sont deux critères qu’on constate facilement au sein de ce service.
Une fois arrivées à la salle, les opératrices s’installent devant
leur poste et se mettent systématiquement au travail. Les sonneries
en provenance de tous les postes ne s’arrêtent presque pas donnant
ainsi l’image d’une cellule d’abeilles qui se penchent sur le
travail sans relâche. La grande salle où sont installés les
opérateurs compte seize postes (vous auriez pensé à combien ?)
Quatre brigades assurant une vacation de cinq heures chacune ont été
installées de façon à assurer un service de permanence.
La plus grande partie
des opérateurs qui travaillent durant la journée sont des femmes
d’un certain âge dont l’expérience dépasse, de loin, 20 années au
sein de ce même service. Dans les années 1960, ces opératrices ont
reçu une formation d’un mois à l’institut d’Algérie Télécoms des
Eucalyptus. Une formation qui leur a permis d’acquérir des
connaissances sur le fonctionnement du service, notamment les
catégories de communications et le mode opératoire mais aussi sur
les principaux critères d’une bonne opératrice que ces dames
semblent maîtriser parfaitement, à savoir la courtoisie et la
galanterie avec les abonnés. «L’opérateur doit être très attentif.
Il doit faire attention à sa relation avec les abonnés. Outre la
gentillesse et l’amabilité, il doit veiller à ne pas laisser le
client en attente pendant une longue durée», explique la chef de
service principal, d’apparence très concentrée sur ses tâches.
Actuellement, la formation fait défaut à Algérie Télécoms
puisqu’aucune formation spécifique n’est dispensée pour les
opérateurs. Ce qui pose un véritable problème pour assurer la relève
après le départ de ces dames qui s’apprêtent à aller à la retraite
dans quelques années.
Le service est bon,
mais limité
L’envahissement du
marché par des nouvelles technologies de la communication a fait que
ce service s’est passé de plusieurs prestations, notamment les
communications inter-urbaines, l’avis d’appel et le PCP. La
suppression de ces prestations est expliquée par la baisse de la
demande en la matière mais aussi par la disponibilité du téléphone
dans la majorité des wilayas. Ceci n’a pas influencé sur l’activité
de ce service au vu du nombre important des demandes des abonnés
quantifié par le nombre d’appels reçus quotidiennement. On dénombre,
au minimum, 50 appels par opératrice et par heure. Les numéros les
plus demandés sont ceux des entreprises économiques, les structures
hospitalières, les aéroports et les administrations. Un fort trafic
est également enregistré au moment de la rentrée sociale, des
examens et en cas de catastrophe naturelle.
Du reste, on reproche
souvent aux opératrices du 19 de communiquer des numéros erronés ou
inexistants. Cette situation, selon la chef de service, est due au
fait qu’Alcatel, qui élabore les fichiers des numéros et des
adresses, ne réactualise pas les numéros et ne les communique pas au
jour le jour. Pour parer à ce déficit, les opératrices ont toujours
des carnets personnels où sont mentionnés tous les nouveaux numéros
et les numéros des structures qui ne figurent pas dans le fichier, à
l’exemple de certaines cliniques, médecins, restaurants et autres.
«Ça nous aide beaucoup à informer l’abonné dont la demande est très
diversifiée», explique une opératrice. Les numéros qui sont transmis
par le 19 sont ceux des abonnés au téléphone fixe d’Algérie
Télécoms. Les numéros des portables de tous les opérateurs nationaux
et étrangers ne sont pas communiqués. Dans le cas où un abonné ne
souhaite pas que son numéro figure dans le fichier des
renseignements, le numéro est mentionné «ligne rouge». L’opératrice
s’abstient de communiquer le numéro aux demandeurs en leur
expliquant les raisons.
Le 16, petit frère du
19
Les opératrices du
service des renseignements internationaux (16) sont appelées les
intermédiaires entre les citoyens algériens et ceux établis à
l’étranger. Ce sont huit postes qui sont consacrés à cet effet. La
même ambiance règne dans ce service et le trafic est très important
puisqu’on dénombre 900 à 1 000 tickets par jour, soit une moyenne de
plus de 500 tickets par opératrice. Le citoyen peut ainsi passer des
communications dans tous les pays. Il suffit juste de communiquer le
numéro à l’opératrice après avoir composé le 16. Deux éléments sont
toujours à respecter par les opératrices, à savoir la répétition de
tout ce que dit l’abonné et la confirmation de son numéro. «Le
collationnement et l’identification sont les principales règles de
cette mission qu’il faut toujours confirmer», explique la chef de
service. L’opératrice rappelle le demandeur et le met en une
fraction de seconde, en communication avec le récepteur. La
confidentialité est toujours protégée puisque l’opératrice se
déconnecte après avoir mis les deux personnes en présence. La taxe
de cette communication se fait automatiquement par l’ordinateur.
L’opératrice n’a aucune intervention à faire à ce niveau. Dans le
cas où le demandeur veut contrôler les montants de ses
communications, il peut demander, au préalable, une communication
avec Indication de Durée (ID). L’opératrice communique la durée et
le montant à la fin de la communication. Tous les pays sont
joignables à travers le 16 grâce à la bonne connexion sauf pour
certaines régions d’Afrique où des problèmes
de connexion sont
soulevés. Le montant de la communication est taxé entre 20 et 70 DA
la minute. Le trafic est très important puisqu’il atteint 800
tickets par jour et dépasse les 1 000 tickets à l’occasion des jours
de fêtes et durant les jours de semaine.
Beaucoup de métiers
Les opérateurs des
services 16 et 19 sont, pour la majorité, très anciens. C’est
d’ailleurs ce qui a contribué amplement à l’accomplissement des
différentes tâches. Polyvalentes, ce sont les mêmes opératrices qui
assurent la permutation entre les deux salles de ce même service de
façon à maîtriser les deux missions. Le travail pour ces opératrices
n’est pas très pénible, notamment après l’acquisition du matériel
informatique qui a facilité aisément les tâches. Ce qui a d’ailleurs
contribué à apporter un meilleur service contrairement aux années
précédentes où les services étaient multiples et les tâches plus
compliquées en raison de l’insuffisance des moyens. «Nous avions des
petites fiches où nous mentionnions tout ce que nous
vons fait en détail et
avec précision de l’heure. C’est un travail qui prenait du temps et
qui pénalisait l’abonné aussi car on faisait la chaîne pour passer
les communications faute de matériel», explique Mme Meriem Rekia.
«Nous portions des casques très lourds. Ça a été pénible pour la
tête et les oreilles aussi», précisera-t-elle. Cette dame, qui a
passé plus de trente ans dans ce service, estime que les conditions
se sont améliorées aujourd’hui. Le seul désagrément soulevé par ces
dames reste le comportement de certains abonnés. «Il y a des abonnés
très galants et compréhensifs qu’on est prêtes à servir toute la
journée, mais d’autres font preuve de manque de respect, ce qui est
véritablement malheureux», expliquent les opératrices.
Cap sur la
modernisation
Le service des
renseignements 19 est également concerné par le plan de mise à
niveau et de la modernisation d’Algérie Télécoms. Des changements,
en termes d’infrastructures, sont déjà mis en place. «On envisage de
faire une extension des bureaux de façon à avoir plus d’espace»,
précise Mme Saïhi Dahbia, chef du centre. Un plan de recrutement de
nouvelles opératrices est également inclus dans ce programme. Pour
assurer une meilleure qualité des prestations, le 19 sera doté d’un
centre d’appels avec les différents services. Ce qui va permettre
aux opératrices d’avoir accès aux annuaires téléphoniques
électroniques et se passer ainsi des annuaires d’Alcatel. Ce centre
a été récemment doté du distributeur automatique des appels. Outre
la modernisation des équipements, cet outil a permis une rapidité
des services en passant au système des appels à la chaîne. «Avant,
lorsque tous les postes étaient occupés, on mettait l’abonné en
attente jusqu’à ce qu’on libère une ligne. Maintenant, c’est l’appel
à la chaîne, c’est-à-dire qu’il y a une cassette qui répond à
l’abonné dans le cas où toutes les lignes sont occupées. Au bout de
quelques secondes, il est mis en contact avec l’opératrice»,
explique la même responsable.
Nouria B.
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