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LA UNE Retournement de conjoncture : Abdelaziz Belkhadem n’est visiblement plus l’homme des dossiers et c’est ce qui le met en tête de liste des partants, dans le vent d’un remaniement sur lequel la rumeur publique se fait de plus en plus persistante.

13/10/06

 

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

Entre deux maux, choisir le pire

Les dirigeants du RCD, ne doivent pas beaucoup s’intéresser à ce qui se passe dans le vaste monde pour oser affirmer des inepties qui datent du temps où ils étaient encore simples novices en subversion au FFS. Il ne suivent en tout cas certainement pas le feuilleton glauque des prisons secrètes de la CIA ou celui de la sous-traitance de la torture pour le compte de la quinzaine de polices politiques que compte la grande Amérique. Les scandales qui éclaboussent régulièrement les autres grands services de renseignement ne parviennent pas non plus aux oreilles de Ali Brahimi qui s’obstine à vouloir expliquer la faiblesse, certes regrettable,  de son parti, par celle, extraordinaire, d’un mythique parti de l’armée. Pourtant le patron du RCD n’hésitait pas à affirmer il y a de cela moins d’une année qu’il était prêt à s’accommoder du retour du Fis dissous sur la scène nationale, sachant l’importance que peut rapidement prendre un tel parti populiste pourvu qu’on lui lâche la bride.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouvernement

Belkhadem sur la sellette ?

Retournement de conjoncture : Abdelaziz Belkhadem n’est visiblement plus l’homme des dossiers et c’est ce qui le met en tête de liste des partants, dans le vent d’un remaniement sur lequel la rumeur publique se fait de plus en plus persistante.          

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 Les Titres

 

Affaires Khalifa, FAKI, DIGIMEX, BNA

100 villas saisies par la justice

 

Grève des lycées d’Alger

70% de suivi, selon le Cnapest et le CLA

 

L’école Saoudienne toujours ouverte

Benbouzid a-t-il cédé ?

 

BRC a réalisé le siège du ministère de l'énergie

80 milliards sans appel d’offres

 

Reportage

Renseignements téléphoniques

A l’autre bout du «19»

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

Issaâd Rabrab au Forum d’El Moudjahid

«L’Etat est riche, les citoyens sont pauvres»

Les débats ont porté sur l’évaluation de la démarche économique empruntée par les autorités politiques et son impact sur l’activité nationale, le partenariat et les conditions de vie de la population.  «La situation économique et sociale : état des lieux» a été le thème, hier, de la table ronde  qui a eu lieu au centre de presse d’El moudjahid, avec la participation du P-DG de Cevital, du directeur de l’Agence nationale de la promotion du commerce international et des représentants de la CIPA. Les débats ont porté sur l’évaluation de la démarche économique empruntée par les autorités politiques et son impact sur l’activité nationale, le partenariat et les conditions de vie de la population. Des conditions toujours aussi misérables, selon l’état de situation  tel que présenté par M Isaâd Rabrab, qui a déploré, lors de son intervention le fait «que l’Algérie dispose de nombreuses richesses et que ses réserves de change n’ont jamais été aussi importantes alors que sa population n’en bénéficie pas et que le pouvoir d’achat des familles et très faible». Cela dit, il a aussi rappelé qu’en face

de cette richesse financière du pays, les signes de la détérioration des conditions de vie de la population sont visibles, «au problème de sécurité qui persiste, vu qu’on est passé du terrorisme au banditisme, à la relance économique fragile, voire  superficielle, aux lourdeurs administratives qui freinent l’investissement, à la modernisation du système bancaire qui laisse à désirer et au manque du foncier». Intervenant à son tour, M. Benini, de l’Agence nationale de promotion du commerce international, a confirmé que les démarches économiques porteuses de croissance sont à l’opposé de la situation sociale actuelle, et que la croissance repose en grande partie sur les gains des hydrocarbures et non sur la production. «Dire que le pays est peut être pauvre est excessif mais dire aussi que le pays est en train de devenir riche est faux», a-t-il souligné. Et au même intervenant de préciser que «les réformes économiques ont été dictées de l’extérieur et que leur application n’a pas été en accord avec la réalité intérieure du pays». Ces même réformes, a-t-il souligné, en sont arrivées à une période «de retour en arrière et de pensées sérieuses au renoncement». M. Benini a aussi critiqué l’économie informelle et son impact  négatif sur l’économe nationale. «Son existence décourage l’investissement national et étranger en Algérie», a-t-il souligné, avant d’ajouter à titre d’exemple que le secteur agricole est lui aussi touché par l’informel via le diktat des distributeurs, car rien n’explique «la flambée des fruits et légumes à certaines périodes de l’année, sinon l’inexistence de loi sur l’offre et la demande pour fixer des prix». «Il n’y a jamais eu de flambée de prix des fruits et légumes au temps des halles centrales», a tenu à préciser, de son côté, le P-DG de Cévital qui adhère «à la nécessité de la création au plus vite de plate-formes logistiques, de triage, d’emballage et de conditionnement des produits agricoles», cela en déplorant que «les 11 plate-formes logistiques programmées pour 2007 et 2008 sont bloquées à cause d’un problème du foncier».

Les débats ont aussi porté sur l’accord d’association avec l’UE, et l’adhésion de l’Algérie avec l’OMC. Deux projets ambitieux, dont «le premier a été signé au détriment de  l’Algérie et surtout en défaveur des opérateurs économiques algériens», a cité M Issaâd Rabrab. «L’Algérie est autorisée à exporter  5 000 tonnes de pommes de terre, contre 45 000 tonnes de semences de pommes de terre pour l’UE, soit 600 000 tonnes.

L’UE exporte 400 000 tonnes de blé et 150 000 tonnes de sucre, pour seulement 4 000 tonnes de pâtes et de couscous pour l’Algérie», a-t-il renchéri. Cela dit, il a appelé à ce que l’Etat défende les opérateurs économiques à l’image de tous les pays du monde. Il citera le cas de l’Europe qui subventionne 70% de la production de la tomate concentrée et la taxe de 400 euros imposées pour protéger leurs produits. Cela dit, M Rebrab a avancé que le groupe Cévital a programmé pour 2008, pour 1,3 milliard de dollars d’exportations et énormément de projets qui risquent d’être malheureusement bloqués à cause de la bureaucratie et du problème du

foncier.     

Habiba Ghrib

 

APC de Tazmalt (Béjaïa)

Compression de contractuels

Depuis la rupture de leur contrat, le 19 août dernier, une quarantaine de travailleurs exerçant dans différents services de la commune de Tazmalt ont frappé à toutes les portes pour faire entendre leur voix sans succès. Le wali, le président de l’APW, l’inspecteur de la Fonction publique et le chef de daïra ont tous été saisis pour intervenir dans l’espoir de se voir réintégrés dans leur poste et voir renouvelé leur contrat de travail de 5 heures, supprimé après le rejet du plan de gestion des ressources humaines par la Fonction publique, dont l’écho a été transmis par le P/APC de Tazmalt pour le motif que les diplômés ne sont plus acceptés dans ce dispositif mais ils peuvent être affectés dans le cadre de l’IAIG pour certains. Une décision qui n’a pas plus aux «infortunés» qui voient en ces agissements comme «une provocation», car de leur avis «l’APC n’a pas fait d’efforts nécessaires» pour les maintenir mais «au contraire, cela est un alibi», puisque durant une réunion consacrée à ce sujet, le collectif est informé que les postes de 5 et 87 heures, libérés seront affectés à ceux qui bénéficient actuellement d’un emploi dans l’IAIG, ce qui fait dire aux malheureux qu’ «il n’est nullement dans l’intention de l’APC de ménager le budget de la commune. Ceci en relevant que ces agissements sont entrepris en contradiction avec les décisions prises par la délégation de l’exécutif de la wilaya qui s’était réunie avec les différentes parties concernées, il y a de cela  plus de deux mois, lesquelles ont conclu à des solutions équitables». Le collectif des contractuels «licenciés», demande aux autorités d’«intervenir et veiller à l’application stricte des recommandations arrêtées par les parties

concernées».

Hocine Cherfa

 

    Haut

Tlemcen

Un budget de 27 milliards de dinars

Dans le cadre du programme spécial des Hauts Plateaux, une enveloppe financière conséquente a été allouée à tous les secteurs vitaux, dans les 12 communes du sud de la wilaya de Tlemcen, pour un développement durable de ces localités longtemps oubliées. Cette décision répond au souci de combler les retards mais aussi de réparer les injustices socio-économiques subies par les régions du Sud. Les secteurs de l’hydraulique, de l’habitat et des travaux publics ont eu la part du lion avec respectivement, pour l’hydraulique 3,36 milliards de dinars, l’habitat 5,15 milliards de dinars, les travaux publics 4,5 milliards de dinars, les transports 170 millions de dinars et l’éducation nationale 1,28 milliard de dinars. Le secteur de l’énergie n’a pas été omis, puisque certaines localités de la wilaya de Tlemcen  seront alimentées en gaz naturel pour un montant de 5 milliards de dinars.

Pour l’habitat, quelque 1 000 logements sociaux et 500 logements ruraux sont inscrits en complément de programmes ambitieux.

Les secteurs de la formation professionnelle, la santé publique, l’agriculture et la jeunesse et les sports disposent, quant à eux, d’une enveloppe globale de 2,80 milliards de dinars répartis comme suit : formation professionnelle 340 millions de dinars, jeunesse et sports 550 millions, agriculture 2,20 millions. Il est à signaler que pour la première fois, une ferme pilote aquacole verra le jour pour un montant de 50 millions de dinars.

En toute objectivité, il fallait un souffle nouveau car, le retard accusé au niveau de tous ces secteurs nécessitait non seulement de la compétence, mais aussi un certain engagement des uns et des autres. Malgré le lancement de projets de grande envergure sur tout le territoire de la wilaya de Tlemcen, et bien que certains soient en voie d’achèvement ou tirent à leur fin, cela reste insuffisant au regard des observations du premier magistrat de la wilaya, Nouri Abdelwahab, qui dira : «Tlemcen mérite mieux que ça» et ce, malgré que la capitale des Zianides dispose d’un auditorium, un bijou architectural unique en Algérie, Tlemcen est-elle en train de faire sa mue, de reprendre sa place sur la scène nationale et retrouver son lustre d’antan ? Seul l’avenir nous le dira.

Lebbad Youcef

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Nadia Kerraz

Et c’est reparti...

Comme annoncé par son ministre de la Communication, Abdelaziz Bouteflika a entamé durant ce mois de ramadan la série d’audiences accordées aux membres du gouvernement. L’agence officielle de presse a fait état hier de la séance consacrée au secteur des Ressources en eau, mais d’autres rendez-vous sont inscrits sur l’agenda du Président. Car, selon quelques indiscrétions, ces séances sont le prélude à un prochain remaniement gouvernemental. En fait, il semblerait que le Président compte opérer un changement à la tête de l’Exécutif. Et une nouvelle fois, le nom de Abdelmalek Sellal est avancé pour figurer en bonne place et être le prochain Chef du gouvernement. L’information est-elle saugrenue ?

Pas autant qu’on pourrait le penser. Et pour cause, d’un certain point de vue, l’homme a le profil du poste dans la prochaine phase politique que le pays est amené à vivre.

Il répond aux critères de l’impartialité requise pour tout chef d’un exécutif appelé à organiser des élections pluralistes. Du reste et dans le but certainement de donner de la consistance à cette potentielle nomination, l’on susurre que le ministre des Ressources en eau assisterait à toutes les séances de travail pour se faire une idée globale de la situation socio-économique du pays et s’imprégner des attentes du Président. Cela étant dit, ce qui dérange dans cette histoire de vouloir remettre Sellal sur scène en le suggérant comme candidat potentiel à la succession de Belkhadem, c’est la forme qui est prise. Une nouvelle fois, ce sont des relais médiatiques qui sont actionnés. C’est de bonne guerre, pourrait-on nous le rappeler. On n’en disconvient pas. Mais il aurait fallu aussi qu’une certaine dose de transparence accompagne toute la démarche initiée. Ainsi, si des bruits courent de nouveau sur un éventuel remaniement gouvernemental, il faudrait aussi indiquer à l’opinion publique le pourquoi de cette éventualité. D’autant que celle-ci est relancée à un moment où les relations Président-Gouvernement semblent au beau fixe. En effet, depuis le départ de Ahmed Ouyahia, Abdelaziz Bouteflika s’est abstenu de toute critique publique à l’encontre des membres du gouvernement. Est-ce à dire que l’insatisfaction exprimée précédemment par le premier magistrat du pays sur le rendement des ministres ne s’est pas estompée ? Ou peut-être que l’incapacité de Belkhadem à assumer son rôle de coordinateur du staff gouvernemental ne soit le motif qui ait décidé Bouteflika à envisager ce remaniement. En vérité, il y a peu de chances pour qu’on sache la vraie raison du départ de l’un et de la nomination de l’autre, si tant est la rumeur venait à se confirmer. Pourtant, cette bonne gouvernance et cette transparence dans la gestion des affaires de l’Etat à laquelle invite tous les discours officiels tendraient à être un peu plus qu’une déclaration d’intention. Cela éviterait, à coup sûr, une dépense d’énergie qui s’avèrera utile par ailleurs.    

N. K.

  

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