Alger

Retour

Alger, capitale de la culture arabe

Comment sauver les apparences ? 

Hamma

Le Jardin d’Essais confié à la wilaya

Mosquée d’Alger

Déclaration d’utilité publique pour le projet

 

 11/11/06

 

 Alger, capitale de la culture arabe

Comment sauver les apparences ? 

Il était bien inspiré celui qui avait proposé qu’Alger soit, durant l’année 2007, capitale de la culture arabe.

A un mois et demi du début de l’évènement, et à moins de passer la main ou de le reporter à une période ultérieure, on peut, sans risque de se tromper, affirmer que le pays ne sera pas au rendez-vous à la date initialement été fixée. Les travaux de rénovation de certains espaces devant accueillir les manifestations marquant cette année culturelle, laissées à l’abandon, durant plusieurs décennies, persistent à traîner en longueur. C’est, notamment le cas de plusieurs grandes salles de cinéma ou alors, celui de l’Institut national de musique, dont le chantier avait été inauguré il y a, environ, une vingtaine d’années et dont le sort s’apparente,

aujourd’hui, à celui du métro d’Alger.

Les efforts entrepris dans la précipitation pour que tout soit fin prêt le moment opportun, n’arriveront pas à cacher une vérité essentielle. La chose culturelle au cours de ces dernières années, était le cadet des soucis de nos responsables politiques. Pour s’en convaincre, une fois de plus, il n’y a qu’à rappeler la modicité du budget accordé au secteur de la Culture dans la dernière loi de finances et celles qui l’ont précédée. Il faut rappeler, d’autre part, que la plupart des évènements culturels qui sont organisés dans les rares endroits du pays, le sont souvent à l’initiative de représentations diplomatiques ou de centres culturels étrangers.

Beaucoup de situations illustrent les déficits flagrants, en moyens d’expression auxquels est confronté le monde de la culture dans notre pays, où, artistes, écrivains et cinéastes sont marginalisés ou ignorés. Bon nombre d’entre eux se sont repliés sur eux-mêmes, ou tenté d’exercer leur talent sous d’autres cieux où ils ont plus de chance d’être appréciés. L’Algérie a, désormais, ses «écrivains maudits». Qu’a-t-on entrepris, en effet, pour faire connaître aux nouvelles générations, les œuvres d’auteurs célèbres, à l’image de Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, Rachid Mimouni, Mouloud Feraoun, Mohamed Dib, Jean Amrouche, Rachid Boudjedra, ou, plus loin, dans le temps, d’Apulée de Madaure ?

Que sont devenues les nombreuses bibliothèques municipales disséminées un peu partout à travers le pays et dans lesquelles des générations d’enfants et d’adultes découvraient le goût de la lecture ? Au lieu de regretter, – lorsque nous le sommes parfois, – que les Algériens lisent de moins en moins, pourquoi ne nous interrogeons-nous pas sur les prix excessifs des livres qui les rendent inaccessibles, même à ceux qui possèdent encore un semblant de pouvoir d’achat. Dans un autre domaine, que sont devenus les réalisateurs qui, à un moment, ont fait connaître, à travers le monde, les qualités techniques et esthétiques du cinéma algérien ? Qui s’inquiète du malheureux sort réservé à de nombreuses salles de cinéma ? La plupart d’entre elles ont disparu, ont été fermées ou transformées en commerces ou en salles des fêtes pour les cérémonies de mariage. Pour  souligner toute l’indigence de la production cinématographique nationale, il n’y a qu’à se référer aux programmes de télévision qui persistent, des années durant, à diffuser, en boucle, de vieux  films ou des pièces théâtrales algériennes, dont la production  remonte à des années.

Dans les premiers moments de l’indépendance et jusque vers les années 1990, régnait en Algérie une activité culturelle intense, maquée par des œuvres littéraires, théâtrales et cinématographiques de qualité. L’un des évènements culturels majeurs de cette période, jamais égalé depuis, a été, à ce titre, l’organisation du Premier festival culturel panafricain.

Il faut le dire clairement : l’organisation d’un évènement de la dimension de l’année de la culture, à Alger, n’est pas tributaire des seuls moyens financiers. Une telle manifestation, où viennent s’exprimer les cultures diverses des pays participants, doit être, pour le pays organisateur, l’occasion, de faire connaître, au plus grand nombre, la diversité et la richesse de son patrimoine culturel dans les domaines les plus variés. Et Dieu sait qu’elle est cette richesse si, à l’instar de ce qu’ont fait nos voisins, on avait pris le soin de la protéger, de l’enrichir, de la cultiver pour la perpétuer. Quand on sait le sort réservé aux expressions culturelles multiples dans le pays, serions-nous à même de relever le défi de l’Année culturelle arabe ? Il est permis d’en douter.

Pour faire bonne impression, les membres du comité d’organisation sont, dans la perspective de cet évènement, en train de faire en sorte de contacter tout ce que l’Algérie compte, encore, comme écrivains, cinéastes, acteurs de cinéma et de théâtre, peintres, musiciens, groupes folkloriques…

Dans le souci de paraître, de protéger «l’image de marque du pays», comme on a pris l’habitude de le dire à tout bout de champ, tout ce monde oublié est appelé, dans l’urgence, à contribuer à donner la meilleure image possible de la culture en Algérie.

Et Après ? Après, on ne manquera pas, comme d’habitude, à travers les médias lourds, de s’auto féliciter de la réussite de la manifestation et de reprendre, jusqu’à un prochain rendez-vous, le ronron habituel.     

Ahmed Mahieddine

 

     Haut

Hamma

Le Jardin d’Essais confié à la wilaya

C’est officiel, depuis la publication du décret exécutif n° 06-350 du 5 octobre 2006, le Jardin d’Essais du Hamma est transféré à la wilaya d’Alger. Cette décision, qui a été prise par le gouvernement est censée mettre fin aux multiples problèmes de tutelle et d’interférences en haut lieu, qui ont empêché un sauvetage définitif de ce monument unique au monde. Désormais, l’ensemble des personnels et le patrimoine du Jardin d’Essais du Hamma, comprenant les biens, droits, obligations et moyens de toutes natures détenus par celui-ci, sont transférés à la wilaya d’Alger.

Le transfert donne lieu à l’établissement d’un inventaire estimatif, quantitatif et qualitatif des personnels et du patrimoine transférés par une commission ad hoc, dont les membres sont désignés conjointement par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, les ministres des Finances, de l’Agriculture et du Développement rural et le wali d’Alger. Pour rappel, ce Jardin est une des curiosités d’Alger qui ne manque pas d’impressionner les visiteurs. «Le touriste le plus vagabond est étonné par sa flore tropicale, le jeu incomparable des couleurs où les verts les plus nuancés viennent s’harmoniser avec les bleus du ciel et de la mer, où les parfums se mêlent aux coloris des floraisons qui s’échelonnent au cours des quatre saisons, en un perpétuel printemps», est-il écrit dans le site officiel du Jardin d’essais (www.jardindessai.com). C’est que sa renommée dépasse largement le cadre de l’Algérie : outre les touristes, que déversent chaque année au printemps les grands transatlantiques, internationaux qui font escale à Alger, les botanistes du monde entier y reviennent volontiers se documenter.

Un parc qui, a l’époque, prend par son importance le 4e ou 5e rang parmi les grands parcs internationaux du même genre.

R. A.

 

     Haut

Mosquée d’Alger

Déclaration d’utilité publique pour le projet

Le décret exécutif n° 06-349 du 5 octobre 2006 portant déclaration d’utilité publique l’opération relative  à la réalisation de la mosquée d’Alger a été publié dans le Journal officiel. Selon le décret, est déclarée d’utilité publique l’opération relative à la réalisation de la mosquée d’Alger sur le territoire de la commune de Mohammadia, «en raison du caractère d’infrastructure d’intérêt général, d’envergure nationale et stratégique de ces travaux».

Le caractère d’utilité publique concerne les biens immeubles et les droits réels immobiliers servant d’emprise à la réalisation de l’opération. La superficie globale des biens immobiliers et/ou droits réels immobiliers servant d’emprise à la réalisation de l’opération est de vingt (20) hectares, situés sur le territoire de la commune de Mohammadia. La consistance des travaux à engager au titre de la réalisation de la mosquée d’Alger concerne la mosquée et l’esplanade, le minaret, Dar El Coran d’une capacité de 300 places pédagogiques, le centre culturel islamique, l’administration et les logements de fonction, le parking, les voies d’accès ainsi que les espaces verts. Les crédits nécessaires aux indemnités à allouer, au profit des intéressés, pour les opérations d’expropriation des biens immobiliers et droits réels immobiliers nécessaires à la réalisation de l’opération doivent être disponibles et consignés auprès du Trésor public, stipule enfin le décret qui ne précise pas, cependant, l’enveloppe des indemnisations qui seront globalement concédées aux profits des propriétaires à exproprier.

Redouane A.

     Haut

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche