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Rush des lecteurs au dernier jour

Clôture hier du Salon international du livre

XIe Sila

Hommage au compositeur El Habib Hachelaf

Aujourd’hui à Sétif

«Mon colonel» projeté en avant-première

 

 11/11/06

 

Rush des lecteurs au dernier jour

Clôture hier du Salon international du livre

Il n’y aura pas de prolongement, bien que le public, nombreux, aurait voulu que cet événement dure encore.

Le XIe Salon international du livre d’Alger a fermé hier ses portes, «silencieusement», sans grande pompe, sans officiels. La manifestation, qui a duré dix jours (du 30 octobre au 10

novembre), a drainé une foule de citoyens, de professionnels et de fanas de lecture. Jeudi passé, le café littéraire avait hébergé deux conférences, la première, animée par le directeur de l’Institut Cervantès d’Alger, M. Eduardo Carlo et une autre expert  a été la présentation de l’anthologie poétique de Vicente Alexandre, poète espagnol andalou, qui a été traduite en arabe. La deuxième rencontre a été consacrée à Isabelle Eberhardt, animée par Edmond Charles Roux et Antoine Boussin (France), suivie d’un récital poétique. Entre 17 et 19 heures, une représentation musicale a été animée par le groupe Athmane Bali, en hommage à ce dernier. Hier, les nombreux stands débordaient de gens qui sont venus profiter des remises de prix consenties en ce dernier jour. Il faut dire que certaines maisons d’édition proposaient des offres intéressantes, voire alléchantes ; ce sont particulièrement les éditeurs égyptiens et saoudiens qui vendaient particulièrement des livres religieux, des bouquins à 100 DA, à 150 DA, des dictionnaires à 250 DA, parfois des remises allant jusqu’à 50% (Dar El Houria, Egypte). Mais, l’on a remarqué, sans aucune difficulté, que les maisons d’éditions arabes, particulièrement celles d’Arabie Saoudite, ont proposé des baisses importantes sur les prix des livres religieux, qui ont bousculé les libraires, venus en force pour approvisionner leurs boutiques. Par contre, rares sont les maisons d’éditions algériennes ont offert des remises. «Je suis venu exceptionnellement pour profiter de la baisse des prix, j’ai pris surtout des livres de lecture pour mes enfants scolarisés», confie Saïd, un père de famille, accompagné de ses trois enfants. Nawel est également venue acheter des livres pour ses deux gosses, essentiellement des livres de lecture. Un peu plus loin, nous avons rencontré Souad et Meriem, deux étudiantes, venues de Boumerdès pour profiter des baisses et se permettre des livres, qui demeurent trop chers pour leurs maigres bourses.

Pour rappel, les organisateurs du salon avaient prédit 300 000 visiteurs en 2005, lors du Xe salon qui réunissait 700 stands de 22 pays. Pour cette XIe édition, il a regroupé 688 maisons d’édition originaires de 23 pays et a été organisé sous le slogan : «Ecriture et émancipation» et proposé plus de 80 000 titres au public.

 Irane Belkhedim

 

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XIe Sila

Hommage au compositeur El Habib Hachelaf

nUn hommage a été rendu avant-hier à Alger, au défunt compositeur El Habib Hachelaf, à l’occasion de la sortie, à titre posthume, de son ouvrage intitulé «El Haoufi, Chants de femmes d’Algérie», dans le cadre du XIe Salon international du livre d’Alger.

«Nous nous faisons un devoir de publier ce recueil de poèmes du regretté El Habib Hachelaf, homme d’une grande érudition, chercheur spécialisé dans le patrimoine musical arabe, maghrébin et particulièrement algérien», a indiqué un responsable de la maison d’édition «Alpha Edition», qui a organisé un programme consacré au regretté

El Habib Hachelaf, et mis en exergue le rôle joué par le défunt artiste qui était également parolier, animateur de radio et essayiste. De son côté, Lamine Bechichi, ancien ministre de la Culture, a évoqué le parcours du défunt homme de l’art «un des monuments du patrimoine national», «dont le nom est associé au «melhoun, un genre populaire d’un grand raffinement».

«El Habib Hachelaf était un artiste dans le sens le plus noble du terme», a affirmé

M. Bechichi, rappelant les valeurs morales du compositeur «un bon vivant, au contact très facile, qui répondait toujours présent lorsqu’il était sollicité pour un travail ou une activité culturelle, malgré son état de santé». Abdelkader Khomri, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et ex-directeur général de l’Anep, a mis en valeur les qualités du défunt compositeur qui «était un homme de mémoire». «C’était un grand gisement de conservation de la mémoire. Il était comme une clé pour la lecture de notre patrimoine qui est très dense», a souligné

M. Khomri ajoutant «c’était un homme très discret qui a beaucoup fait dans le domaine de l’histoire du patrimoine». Pour Brahim Bahloul, chorégraphe et ancien directeur de l’Institut de musique et du ballet national, El Habib Hachelaf était «un grand homme de culture» qui a «participé à la perpétuation  et la sauvegarde du patrimoine». «Il a fait sortir de l’oubli des textes d’une grande valeur en faisant de la recherche», a-t-il dit tout en mettant en relief ses qualités humaines et intellectuelles.

«Il était très laborieux et avait une bonhomie extraordinaire», a ajouté Brahim Bahloul. Né en 1924 à Djelfa, El Habib Hachelaf, très jeune, a été «nourri» par la poésie des textes de Mostefa Benbrahim, Boumediène Bensahla, Lakhdar Benkhlouf et Ben M’Sayeb. Le compositeur a joué un rôle essentiel dans la transcription du «chiir el melhoun» (poésie chantée), un genre musical multiséculaire. Parmi ses publications, Hachelaf compte une «Etude sur le djafr dans la poésie populaire du Maghreb», une «Etude sur les confréries musulmanes en Algérie», un recueil «Nouba rahaoui», une «Anthologie de la musique arabe» ainsi que des livres évoquant la vie et l’œuvre du comédien Rachid Ksentini et du musicologue et musicien Mohamed Iguerbouchène.

R. C.

 

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Aujourd’hui à Sétif

«Mon colonel» projeté en avant-première

«Mon colonel», long-métrage franco-belge réalisé par Laurent Herbiet dont le lancement officiel dans les salles européennes est prévu le 15 novembre prochain, sera projeté aujourd’hui à Sétif en avant-première mondiale. Rappelons que la capitale des Hauts Plateaux avait servi de décor en mars dernier, à une importante partie du tournage de ce film tiré d’un roman de François Zamponi, et traitant de l’institutionnalisation de la torture pendant la guerre d’Algérie. Le film, produit par Costa-Gavras et son épouse Michèle Ray-Gavras en partenariat avec le producteur algérien Salem Brahimi, et qui met en vedette Olivier Gourmet, Robinson Stévenin, Cécile de France, Bruno Solo et Abdelmalek Kadi, débute à Paris, de nos jours, où le colonel en retraite Raoul Duplan, un ancien colonel de l’OAS, est abattu sans aucun mobile apparent d’une balle en pleine tête dans sa propriété.   L’enquête tourne en rond jusqu’à l’arrivée d’un courrier anonyme qui explique les raisons de la mort du colonel alors qu’il commandait  en 1957 la garnison de Saint-Arnaud (actuelle El Eulma), une ville située près de Sétif. Ce film évoque un jeune licencié en droit, Guy Rossi, qui a devancé sa conscription militaire par dépit amoureux et qui est affecté comme aide de camp à la garnison de Saint-Arnaud, commandée par le colonel Duplan. Rossi a pour mission d’étudier la latitude qu’offrent les pouvoirs spéciaux votés par l’Assemblée nationale française à l’unanimité : «Aucune mesure même celle contraire aux grands principes de notre droit n’est à écarter», conclut le jeune appelé qui découvre la réalité de l’occupation coloniale française. Ce film d’une heure 51 minutes n’a encore été projeté, note-t-on, qu’à l’occasion de quelques festivals cinématographiques à Montpellier (France), à Toronto (Canada) et à Rome (Italie) où il reçut un très bon accueil. Costa-Gavras, présent à l’ouverture du Mois du cinéma, organisé par la wilaya de Sétif en mai dernier, avait déjà annoncé que l’avant-première de «Mon colonel» serait projetée à Sétif, donc promesse tenue pour l’auteur de «Z».

Synthèse H.K.

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