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Victoire des démocrates au Congrès US
Bush paie pour l’Irak
 

 11/11/06

 

 Difficultés

Aujourd’hui l’homme le plus coincé de la planète est sans aucun doute le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Sollicité d’un côté par les Israéliens, dont le premier ministre demande une entrevue sans aucune condition préalable et le gouvernement dirigé par le Hamas et de l’autre par une large partie de l’opinion publique palestinienne. M. Abbas est empêtré dans une situation des plus embarrassantes. En effet, pour la première fois depuis des mois, Ehud Olmert tend la main à Mahmoud Abbas  (après que Tsahal eut tué des dizaines de personnes innocentes à Beit Hanoun) et semble vouloir dialoguer, mais les Palestiniens dans leur majorité ont dépassé le stade du dialogue et encore sous l’effet de la colère ne demandent plus que vengeance. Mais alors quelle solution reste-t-il à Mahmoud Abbas, qui lui aussi, a des compte à rendre à la communauté internationale et qui ne veut surtout pas s’attirer l’ire des Occidentaux car, refuser en ce moment la main tendue d’Olmert serait du plus mauvais effet sur les Européens et surtout sur les Américains. Les Israéliens ont toutefois eux aussi tout intérêt à se tenir à carreaux durant quelque temps et à faire preuve de bonne volonté car, leur image d’éternelle victime non seulement ne fait plus recette mais commence à en énerver plus d’un et en premier lieu le commandement de la FINUL. Il y a quelques jours c’est un incident de très grande ampleur surtout politique qui a été évité de justesse au Sud Liban entre Tsahal et la FINUL. Ainsi, pour les israéliens comme pour Mahmoud Abbas qui tous deux ont besoin du soutien de la communauté internationale sont dans une position très délicate dont il faudra se sortir  avec beaucoup de doigté. Pour le Hamas au contraire cette situation est propice à la reprise des violences envers l’Etat hébreux et il ne se privera pas de donner dans ce créneau sans se soucier des retombées diplomatiques sur son pays.

Pour Mahmoud Abbas, il s’agira désormais d’accepter l’offre d’Ehud Olmert pour désamorcer la situation sans pour autant passer pour un lâche auprès des siens et cela ne sera pas chose facile au vu de la situation actuelle.

Fouzia Mahmoudi

 

Victoire des démocrates au Congrès US
Bush paie pour l’Irak
Mis en minorité, le Président américain George W. Bush qui a écarté Donald Rumsfeld, s’est déclaré jeudi «ouvert à toutes les idées et toutes les propositions» sur l’Irak, lors de ses premières consultations avec la nouvelle majorité démocrate au Congrès.

C’était prévisible. Après avoir remporté la Chambre des représentants, les démocrates, tenus à l’écart du pouvoir depuis le début de la présidence Bush, ont également conquis le Sénat. En Virginie (Est) et dans le Montana (Nord-Ouest), les deux derniers sièges dans la balance leur sont revenus, après l’aveu de leur échec par les candidats républicains. De la sorte, M. Bush, menacé de paralysie politique, a rapidement réagi en affirmant sa volonté de «tourner la page des élections et de travailler ensemble sur les grandes questions auxquelles l’Amérique est confrontée». Cela vaut aussi pour l’Irak.
«Je suis ouvert à toutes les idées et toutes les propositions qui nous aideraient à atteindre notre objectif, qui est de vaincre les terroristes et de faire en sorte que le gouvernement démocratique irakien réussisse»,
a-t-il dit.
Les deux personnalités avec lesquelles George W. Bush devra surtout composer sont Nancy Pelosi, future présidente de la Chambre des représentants et Harry Reid, futur vice-président du Sénat (la présidence du Sénat est assurée constitutionnellement par le vice-président des Etats-Unis). Tous deux font partie de ses adversaires les plus virulents.
«C’est le temps du changement, le temps de la coopération entre partis, le temps d’un gouvernement ouvert et transparent, et le temps d’obtenir des résultats», a souligné jeudi Harry Reid.
Dès mercredi, le Président avait tiré les conséquences d’une défaite qui, selon son propre mot, a tourné à la «raclée». Il a reconnu que l’impopularité de la guerre avait été déterminante lors des élections.
Le Président s’est séparé dès mercredi de son secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, le visage impopulaire de la guerre en Irak. Le patron démissionnaire du Pentagone a reconnu le manque de progrès. «Notre pays n’a pas l’expérience pour imposer un contrôle et notre volonté sur des extrémistes violents qui opèrent dans l’ombre», a-t-il déclaré jeudi à des étudiants au Kansas. M. Bush a tendu la main aux démocrates qu’il a plus ou moins ignorés pendant presque six ans. Il a exprimé sa volonté de trouver avec eux «des terrains d’entente». Jeudi, il a déjeuné avec Nancy Pelosi et un autre haut responsable démocrate, Steny Hoyer. M. Bush et Mme Pelosi ont ensuite reconnu qu’ils ne seraient «pas d’accord sur tout». Mais «nous avons tous deux tendu la main de l’amitié, du partenariat», a dit
Mme Pelosi. M. Bush a insisté sur la «responsabilité» qui incombait à présent aux démocrates.
La grande question sera cependant de savoir jusqu’où les deux parties sont prêtes à aller dans la recherche du consensus.
M. Bush a réaffirmé mercredi que malgré la mort de plus de 2 800 d’entre eux, les centaines de milliards dépensés et l’hécatombe des dernières semaines en Irak, les soldats américains ne se retireraient qu’«avec la victoire». Cela, les Américains le savent bien et c’est d’ailleurs l’unique registre par lequel G .W. Bush peut encore trouver une certaine marge. Mais ces mêmes Américains ont dit leur mot, et leur message va droit à celui qui les a fait détester par le monde entier.
R. I.

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