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Après la vague d’attentats terroristes
Offensive de
l’ANP
La lutte contre le
terrorisme n’est pas finie et ne s’arrêtera qu’une fois tous les
groupes anéantis.
L’engagement avait
été maintes fois renouvelé par les responsables politiques et
militaires qui réitèrent régulièrement dans leurs discours
respectifs la ferme volonté de l’Etat à ne pas abdiquer devant les
assauts répétés des groupes terroristes et notamment les plus
irréductibles d’entre eux, réfractaires à toute idée de repentir et
à déposer leurs armes comme cela a été offert dans le cadre de la
charte pour la paix et la réconciliation nationale. Et pourtant des
craintes avaient surgi, s’agissant du traitement qui serait réservé
au dossier, à la faveur de l’après-charte. Certains avaient même
laissé entendre que la politique suivie à ce jour allait être revue
et corrigée. Des lectures qui s’avèrent erronées puisque démenties
par la réalité du terrain,.Il n’y aura pas de recul sur la question
de la lutte terroriste. La détermination de l’Etat à faire la
distinction entre ceux qui désirent bénéficier des dispositions de
la charte et le reste des troupes, hostile à toute idée de
réconciliation est sans équivoque. Elle se trouve du reste
matérialisée aujourd’hui. Nos différents correspondants à travers le
pays font état d’opérations de ratissage menées par les forces de l’ANP.
A ce titre, il est indiqué une opération de ratissage de grande
envergure sous la houlette d’un haut gradé militaire, lancée depuis
mardi dernier, sur les monts boisés de Begas et de Lala Oum Essaâd
qui relèvent de la wilaya de Bouira sur les hauteurs d’Aït Khalfoun
et d’Aït Boudoukhane dans la région de Chaâbet El Ameur . Ces
derniers ont été le théâtre de bombardements par hélicoptères qui
tournoyaient au-dessus de leur cible, un groupe d’individus armés au
nombre indéterminé, dans la nuit de mercredi et la matinée de jeudi
passés. Mieux, et afin de traquer les activistes armés qui
sillonnent la région, des renforts dotés de gros moyens ne cessent
d’investir les lieux, est-il souligné par des sources qui font état
également d’un déploiement de près 1200 militaires en plus des
éléments des gardes communales locales pour le bouclage des grandes
issues sur un rayon de plusieurs kilomètres à la ronde. Cela a
débuté lundi lorsque les forces combinées agissant sur informations
fournies par un terroriste qui se serait rendu, ont été surprises
par l’explosion de deux bombes de fabrication artisanale à Ouled
Boudoukhane, le lendemain mardi, et qui auraient fait plusieurs
blessés des deux côtés. Le repenti aurait appris aux forces de l’ANP
en présence dans ces montagnes que des phalanges du GSPC
s’apprêtaient à tenir une réunion dans les parages. Il est à
rappeler que la région de Chaâbet El Ameur a connu plusieurs
attentats terroristes. Mais de nombreuses casemates ont été
détruites par des bombardements aériens. Selon des informations non
confirmées, un terroriste a été capturé et dix autres blessés et
parmi les forces de sécurité il a été enregistré 8 militaires
blessés par l’explosion d’une bombe enfouie dans des buissons par
les éléments du GSPC. Ces militaires furent transportés dans un
hôpital de la périphérie pour les premiers soins avant d’être
transférer à Aïn Naâdja à Alger. A l’heure où nous mettons sous
presse, aucun bilan officiel n’a été déclaré et l’opération de
ratissage suit son cours, nous a-t-on confirmé. Un autre
accrochage entre les éléments de la Sûreté de la daïra de Bouzguene
et un groupe terroriste composé de
6 individus est
survenu dans la journée de jeudi aux environs de 12h30 sur le chemin
de wilaya 251 reliant Bouzguene à la commune d’Idjeur. Les policiers
étaient en route pour Idjeur lorsqu’ils se sont accrochés au
lieu-dit Takharoubt. Alertés, les éléments de l’ANP stationnés près
de Yakouren se sont rendus sur les lieux. Après quelques heures de
ratissage des lieux, un PA a été récupéré et des traces de sang ont
été découvertes sur le chemin emprunté par les terroristes pour
prendre la fuite. Cela supposerait que le terroriste qui a laché son
arme a été sérieusement touché. A Boumerdès, on enregistre
l’explosion dans la nuit de jeudi à vendredi aux environs de 21
heures d’une bombe artisanale de forte intensité au nouveau
siège de la garde communal en voie d’achèvement situé à la sortie
sud de Zemmouri mais qui n’a occasionné aucun dégât. En parallèle
de ces opérations menées sur le terrain, il y a l’autre aspect de la
lutte qui est ménée. Ainsi, les services de sécurité de l’ouest du
pays sont tojours à la recherche de R.A., alias «Abou El Bara», du
Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Selon des
sources sécuritaires, il serait un «élément important» de cette
organisation térroriste et la sous-direction du fichier national de
la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) avait,
auparavant, adressé par télex un «avis de recherche» le concernant,
le présentant comme natif de Boudouaou et né en 1963. Cet «avis de
recherche» avait été accompagné d’un portrait-robot du concerné.
Cette sous-direction du fichier national avait également adressé un
«avis de recherche» concernant un élément d’une autre organisation
terroriste, la Daàwa salafia pour le djihad dont un réseau avait été
démantelé, il y a quelque temps, dans la wilaya de Tlemcen. Des
éléments de cette organisation terroriste étaient signalés à Maghnia,
non loin des frontières avec le Maroc. Le réseau démantelé
acheminait des munitions à partir du Maroc, selon des sources
sécuritaires qui citent les informations recueillies, avec le
démantèlement de ce réseau. Ces mêmes sources disent que selon ces
informations, ce réseau avait des liens avec des contrebandiers qui
sévissentà la frontièrs algéro-marocaine.
C’est dire que les
forces de sécurité sont engagées sur tous les fronts et ne comptent
pas desserrer l’étau sur les groupes terroristes, à l’image de ceux
qui ont attaqué mardi dernier le douar Zaouia, situé à quelque 8
kilomètres au sud du chef-lieu de Menaceur dans la wilaya de Tipasa
qui continuent à semer la mort et la terreur parmi la population
civile .
De nos correspondants
Haut
Marche du FFS à Tizi Ouzou
«Contre la
violence et la peur»
Plusieurs
centaines de cadres et militants du Front des forces socialistes (FFS),
venus de plusieurs wilayas (Béjaïa, Alger, Ghardaïa…) se sont
retrouvés avant-hier jeudi, à Tizi Ouzou. L’appel à la marche contre
la violence, lancé par le plus vieux parti de l’opposition a
rassemblé «des milliers» de personnes, selon les organisateurs (1
200 personnes selon la police). Les militants d’Aïn Bénian étaient
les premiers à arriver vers 10 h à l’esplanade du stade du 1er
novembre où le rendez-vous a été donné. Peu à peu, la foule
grossissait et à l’arrivée des membres de la direction notionale, à
leur tête Ali Laskri, premier secrétaire national, la procession
s’ébranla, à sa tête le fils de Rabah Aïssat, portant le portrait de
son père, président de l’APW, assassiné le 12 octobre écoulé. Tout
au long du trajet, la foule, parmi laquelle il y avait, en sus des
militants du FFS, ceux du RCD et du PT ainsi que des syndicalistes
et des représentants d’associations, scandait des slogans hostiles
au pouvoir, au terrorisme et à la violence et demandait une
commission d’enquête internationale. Arrivée devant le siège de
l’Assemblée populaire de wilaya, une minute de silence a été
observée à la mémoire de la victime. Le secrétaire fédéral de Tizi
Ouzou,
M. Brahimi, a pris
la parole pour dénoncer la violence en Kabylie et à travers le pays.
Il dira que «les liquidations physiques ne sauront venir à bout des
convictions du FFS. La marche d’aujourd’hui a brisé le mur du
silence et de la peur et signe l’échec de la politique punitive
contre un bastion inébranlable de la démocratie, des droits de
l’homme et de la justice». Lui succédant au micro, Ali Laskri,
premier secrétaire national de la formation de Hocine Aït Ahmed dira
que la Kabylie a brisé le silence et les autres régions qui n’ont
pas échappé à la violence, doivent, elles aussi, suivre. «Ceux qui
veulent achever les forces sociales et autonomes se trompent car le
peuple est fort. La mobilisation contre la hogra et la violence doit
s’élargir», lancera-t-il avant d’insister sur la revendication d’une
«commission d’enquête internationale sur la crise qu’a vécue le
pays». A propos de l’assassinat de Rabah Aïssat, il dira que «par
cet acte qui a ciblé un élu, c’est la légitimité populaire qu’on a
visée». Dans une conférence de presse animée à la fin de la marche,
au siège de la fédération du FFS (Nouvelle-ville de Tizi Ouzou),
Karim Tabou, porte- parole du parti, abondera dans le même sens pour
dénoncer la violence. Il dira, à propos de l’assassinat du président
de l’APW, qu’il s’agit d’un «crime politique». Répondant aux
questions des journalistes, Tabou évitera de s’étaler sur le conflit
qui secoue le parti et le partage en deux ailes en lançant : «Il n’y
a pas de conflit au FFS», avant de confier que le groupe opposé à la
direction nationale et qui demande son départ est un «groupe
d’agitateurs». La rencontre de San Egidio de 1995 a été remise sur
le tapis par le conférencier qui dira : «Le FFS en tire fierté» et
d’ajouter :«Les propositions ont porté sur la solution de la crise
politique du pays», et aujourd’hui, l’histoire nous donne raison.
A propos du retour
sur scène de Kébir, Tabou estimera que celui-ci doit être présenté
devant un juge d’instruction et non devant les journalistes et les
photographes. En concluant, il annoncera une rencontre des élus du
FFS à Melbou (Béjaïa) jeudi prochain pour débattre de la charte de
l’élu, les relations élus/administration/parti, des prérogatives de
l’élu et enfin de la situation sécuritaire en Algérie en général et
en Kabylie en particulier.
Zahra H.
Haut
Vol d’archives à la direction des domaines
La Sûreté de la
wilaya d’Oran dément
«Aucun dossier des
archives ou autres n’a été volé des domaines de la wilaya d’Oran»,
nous ont annoncé des responsables de la cellule de communication de
la Sûreté de wilaya d’Oran, rencontrés, jeudi dernier. Il s’agirait,
d’un «simple fait divers» puisque, selon ces sources, les auteurs de
cette «intrusion», durant la nuit de dimanche à lundi, «ils ont
tenté de forcer le coffrefort se trouvant sur les lieux et, ne
pouvant arriver à leur but, ont volé des consommables
informatiques». «Ce qui signifie que les auteurs de ce délit
étaient venus pour voler», ajoute-t-on à la cellule de communication
de la Sûreté de la wilaya d’Oran. «Nous avons établi un constat, sur
place, et avons découvert qu’aucun dossier n’a été volé», disent ces
sources selon lesquelles, «entendu, sur PV, dans le cadre d’un dépôt
de plainte, le directeur des domaines a affirmé qu’aucun dossier n’a
été volé». «Le directeur des domaines a déposé plainte contre x et
l’enquête suit son cours», explique-t-on et on nous indique que
«dès l’annonce de ce vol, les éléments du seizième arrondissement de
police de la Sûreté de la wilaya d’Oran se sont déplacés sur les
lieux». L’enquête suit toutefois son cours, ajoute-t-on. Cette
«intrusion» a eu lieu dans cette direction des domaines à un moment
où la cour d’Oran annonce que «l’instruction judiciaire sur la
dilapidation du foncier agricole avance bien», aux dires du
procureur général près la cour d’Oran.
M. Abi
Haut
Cheikh Youssef al-Qardaoui
«Le port du
niqab n’est pas obligatoire»
Cheikh Youssef
al-Qardaoui, personnalité religieuse, a indiqué à Doha que le port
du niqab, un voile employé par les femmes musulmanes pour couvrir
entièrement leur visage, n’est pas obligatoire en Islam. Cheikh
Al-Qardaoui, qui est également président de l’Union internationale
des Oulémas, a précisé que le Saint Coran mentionne aux femmes de
couvrir leur tête et de s’habiller modestement, mais pas de couvrir
complètement leur visage. «Le voile mentionné dans le Saint Coran
est la robe qui couvre les cheveux, le cou et les épaules, mais qui
laisse le visage et des mains découverts», a dit le cheikh égyptien
vivant au Qatar, s’adressant à des fidèles dans une mosquée de Doha.
«La majorité des Oulémas et moi ne soutenons pas le port du niqab
qui couvre complètement le visage. Néanmoins, nous respectons une
femme musulmane qui a choisi de le porter, si elle pense que ceci la
rapproche davantage d’Allah», a-t-il souligné, ajoutant «je suis
d’avis que les femmes devraient être autorisées à jouer un rôle
intégral dans la société avec les hommes et devraient avoir le droit
de choisir entre le niqab et le voile». Cheikh Al-Qardaoui a
également critiqué les autorités tunisiennes pour avoir interdit le
voile et instauré une peine contre toute femme qui violerait la loi.
«La position du gouvernement tunisien est une violation éclatante
des enseignements islamiques et des dispositions internationales
appropriées des droits de l’homme qui considèrent l’habillement
comme une question de liberté personnelle», a-t-il dit.
Haut
Conjoncture politique
Heureusement,
il y a les sénatoriales
La scène politique
est bloquée entre deux processus que sont la réconciliation
nationale non parvenue à terme et une révision constitutionnelle,
dont certains doutent même de l’avènement. Les élections
sénatoriales, sans enjeu, tombent presque à point nommé pour donner
du grain à moudre aux différents acteurs.
Il est le plus
probable que l’organisation des sénatoriales, prévues pour la
mi-décembre, passe pour un non-événement, maintenant que le flou est
mis et non sans accent sur l’agenda politique du pays. Ce
rendez-vous visant le renouvellement des sénateurs en fin de mandat
devait en principe servir de test de mobilisation au sein de la
classe politique, l’Alliance présidentielle notamment, dans la
perspective des élections législatives de 2007, sachant que cela
contribuerait à réveiller la base des formations politiques en lice
et leur faire faire une sorte de remise en situation électorale. Or,
tout indique qu’il n’en sera rien. Et cela ne tient pas du seul fait
que les élections sénatoriales qui toucheront un nombre limité de
sièges, se déroulent en vase clos, c’est-à-dire parmi les adhérents
des partis, voire uniquement leurs élus. Le vrai problème de ces
sénatoriales sans enjeu est qu’elles se situent entre un processus
de réconciliation nationale qu’on ne sait s’il est achevé ou non et
un projet de révision constitutionnelle dont on ne sait encore s’il
est ajourné ou carrément annulé.
S’agissant de la
réconciliation nationale, traduite par la charte adoptée en
référendum le 29 septembre 2005, nul ne sait encore si ses
dispositions ont été toutes épuisées ou non. L’on sait que les
terroristes qui sont encore dans les maquis (et qui commettent
encore des actions terroristes) pourront se rendre à tout moment et
bénéficier des dispositions connues de tous. A leur endroit, des
membres du gouvernement avaient évoqué une solution juridique sur la
base de textes préexistants (lesquels ?), mais aucune proposition
n’a été avancée par l’Exécutif. De même, l’opinion attend toujours
que le chef de l’Etat se prononce sur la demande pressante de
certains partis politiques, le FLN en tête, sur son recours ou non à
la possibilité de prise de mesures nouvelles non énoncées dans la
charte. Le silence sans faille du président Bouteflika sur la
question, malgré de multiples occasions qui se seraient offertes à
lui, se veut déjà une réponse claire sur le sujet. Il ne saurait
être interprété que comme une fin de non recevoir à l’adresse d’un
camp dont il tire beaucoup de soutiens, mais dont il ne peut
satisfaire les exigences, dont certaines sont quasiment
inacceptables, à l’instar de la suggestion peu innocente de
l’amnistie générale. Alors ?
L’énigme Kébir
Quant aux
politiques du FIS, aucun ne semble en situation de bénéficier au
mieux du processus enclenché que Rabah Kébir, lequel est reparti à
l’étranger sans communiquer les véritable résultats de son délicat
travail de prospection.
Ce dernier, relayé
par ses pairs de l’ex-AIS, avait parlé d’une participation aux
prochaines législatives. Et pour rajouter la confusion sur ce point,
ils sont les seuls à le certifier haut et fort, lorsqu’ils ne sont
pas démentis du bout des lèvres par tel ou tel responsable.
Somme toute, la
mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation
nationale devient donc une équation à plusieurs inconnues. Est-ce là
l’explication du report du référendum sur la nouvelle Constitution ?
Dans un certain sens, oui.
Celui qui se fonde
sur le fait que le chef de l’Etat, qui en avait souhaité la tenue
avant la fin de l’année, avait bâti son «exposé des motifs» sur le
fait que l’Algérie est aujourd’hui dans une phase nouvelle et que
l’actuelle Constitution a été le produit d’une crise désormais
dépassée ou d’une crise présentement très proche de son terme. Si
l’on admet la véracité d’un lien de cause à effet entre les deux
projets politiques, l’on se retrouve avec une autre inconnue : avec
quel agenda politique se retrouve donc le pays en ce moment ?
Cette phase de
flottement étant par trop apparente, le report sans explication ni
délai précis du référendum sur la révision constitutionnelle, a
donné lieu à l’hypothèse de son annulation pure et simple. Mais
ainsi va le pays, là où ce sont les faits auxquels l’on assiste sont
presque sans importance, car dénués de sens, alors que ceux qui ne
se produisent pas sont ceux qui constituent les véritables
événements.
Nabil Benali
Haut
Sommet aujourd’hui de l’Alliance présidentielle
Kébir, nouveau
facteur de division
Quel bilan
dressera l’Alliance aujourd’hui à l’occasion du sommet périodique ?
Quel bilan et surtout quelles prévisions vont développer, à
huis clos les
membres du trio fait de FLN-MSP-RND pour les trois prochains mois
durant lesquels il revient au RND de driver, dès demain,
l’Alliance ? Et surtout quelle stratégie adoptera l’allié de MM.
Belkhadem et Soltani pour redynamiser un bloc frappé de léthargie et
de contradictions, maintenant que la révision constitutionnelle est
repoussée délibérément vers un futur incertain ? Le référendum
constituait, faut-il le souligner, un véritable point de convergence
pour une mobilisation des troupes et investir le terrain. Que va
proposer le RND à ses alliés en dehors des journées parlementaires
ou des réunions du groupe des neufs? Ce dernier s’est réuni, pour
rappel quatre fois en trois mois, dont un seul sommet organisé la
veille du mois de ramadan. L’on se rappelle, aucune allusion n’a été
faite dans le communiqué sanctionnant la rencontre au sommet des
membres de l’alliance présidentielle quant aux questions
d’actualité. Le document rendu public à l’issue de cette rencontre
s’est limité à prononcer un satisfecit sur l’amélioration de la
situation sécuritaire en raison de l’application des mesures
contenues dans la charte pour la paix et la réconciliation
nationale. Sans plus. Depuis, le centre du pays a connu une
recrudescence subite de la violence aux engins piégés. Au-delà de
l’accélération de l’application rapide des dispositions de la
charte, les membres de ce bloc vont, à en croire une source proche
du groupe interpartisan, insister sur le règlement des dossiers «non
encore résolus afin de permettre de tourner la page de la tragédie
nationale». Une attitude qui permettra, précise-on, de se «consacrer
aux problèmes quotidiens des citoyens et de contribuer à la
construction du pays». En attendant, le vécu difficile des citoyens
ne fait, par ailleurs, pas l’unanimité entre les trois partis de par
la différence entre les visions économiques que chacun porte. La
rencontre d’aujourd’hui, consacrée essentiellement à la passation de
«consignes» de la présidence tournante entre le MSP et le RND, ne va
pas déroger à l’esprit des précédents rituels où il était question
de condamner les actes terroristes perpétrés dans différentes
régions du pays et appeler «les derniers terroristes» à adhérer à la
réconciliation nationale.
Il va de soi que
les trois chefs de partis membres de l’Alliance ne vont pas manquer
de rappeler les défis relevés ou à relever. Si les trois chefs se
réfèrent toujours à l’action de l’instance de coordination
parlementaire pour comptabiliser ses actions, une action commune de
grande envergure reste hors de propos. Reste, toutefois, la question
de savoir quelle place occupe la démarche de Rabah Kébir reçu,
durant son séjour algérois, par les deux alliés FLN-MSP qui lui ont
réservé un accueil de VIP en vertu de son adhésion au processus de
réconciliation. Que proposera Ahmed Ouyahia (lui qui ne l’a pas
reçu) à ses partenaires pour ce mandat trimestriel qui s’achèvera
avec le bilan de l’application de la charte prévu en février
prochain et qui coïncidera, assurément, avec le retour de ce dernier
à Alger ? «Respectueux de la lettre et de l’esprit» des dispositions
de ladite charte, Ahmed Ouyahia aura manifestement du mal à
surmonter cet écueil fait d’une approche diamétralement opposée à
celle développée par ses coalisés. Heureusement pour le RND que dans
cette conjoncture, c’est à lui que revient la présidence tournante
de l’Alliance.
Salah Bey
Haut
10 millions d’abonnés d’OTA
Offre
exceptionnelle de Djezzy
C’est en vigueur
depuis jeudi, «la promotion des 10 millions» qui durera pas moins de
10 semaines exprime la franche volonté d’Orascom Télécom Algérie de
vouloir partager sa réussite avec ses abonnés. C’est notamment le
message du P-DG d’OTA, Hassan Kabbani, lors de sa conférence de
presse animée mercredi dernier. Une franche volonté, disions-nous,
qui se décline par la chance offerte à onze Algériens de devenir
riches. Dix d’entre eux seront millionnaires et le onzième sera tout
bonnement… milliardaire. Qui aurait osé faire autant et aller aussi
loin ? Pour espérer être parmi les heureux gagnants, il suffit de
recharger sa carte Djezzy. Moyennant une recharge de 100 DA,
l’usager se donne une chance pour devenir millionnaire. La recharge
de 200 DA offre deux chances, celle de 500 DA en offre cinq et la
recharge de 1000 DA offre 100 fois plus de chance pour atteindre le
rêve fou désormais rendu possible pour les chanceux par cette offre
exceptionnelle de Djezzy, tout le temps que durera cette promotion
Ce n’est pas tout.
Cette fête sera l’occasion pour l’opérateur pour récompenser la
fidélité de ses clients qui recevront un cadeau. Simple : Djezzy
rend ses communications aux meilleurs tarifs vers tous les réseaux,
quels qu’ils soient et sans exception aucune. Ainsi, tous les tarifs
sont ramenés vers le bas, au même niveau qu’une communication de
Djezzy à Djezzy. Et si vous le ne saviez pas, cela équivaut à 5 DA
les 30 secondes et 10 DA la minute. Les abonnés du post-payé ne
seront pas en reste, puisqu’ils bénéficient pour leur part de 20
minutes de communication gratuite offertes durant les mois de
novembre et de décembre. Cela concernera les formules Djezzy Classic,
Djezzy Entreprise et Djezzy Control. Pour Hassan Kabbani, P-DG d’OTA,
c’est là une façon bien particulière de célébrer «cette belle
réalisation» accomplie par un opérateur qui s’est rapidement hissé
au rang «d’exemple de réussite en Algérie».
R. A.
Haut
Aéroport international d’Alger
Un gang de
voleurs appréhendé
Les services de la
Police de l’air et des frontières (PAF) du nouvel aéroport
international-Houari Boumediene semblent résolument engagés dans la
préservation de l’ordre et la sécurité au sein de leur structure et
assurer la quiétude des voyageurs.
On apprend, selon
une source de cette structure aéroportuaire, que les éléments de la
PAF, chargés d’inspecter les lieux, ont procédé, au cours de la
semaine écoulée, à l’arrestation d’une bande de voleurs composée de
onze (11) individus, suite à plusieurs plaintes déposées par les
voyageurs, faisant état de la perte de leurs bagages, à l’intérieur
de l’aéroport, ce qui a poussé les services concernés à redoubler de
vigilance en la matière. «La plupart des voyageurs perdent leurs
bagages après l’accomplissement de leur prière, ce qui nous a mené à
renforcer la sécurité aux niveaux des salles de prière se trouvant à
l’intérieur de l’aéroport», précise notre source. Les investigations
menées par les agents de PAF se sont soldées par l’arrestation des
personnes incriminées dans ces vols et la récupération de l’ensemble
des biens et autres bagages.
Il s’agit, en
effet, d’ordinateurs portables, de passeports diplomatiques, de
caméras et autres appareils numériques. A celà s’ajoute,
poursuit-on, la saisie de sommes d’argent estimées à 6 000 dollars
et
13 000 euros, en
possession des individus arrêtés. Ces derniers devraient être
présentés aujourd’hui devant le tribunal d’El Harrach.
Fatima Arab
Haut
Détournement au fonds algéro-koweitien d’investissement
Le procès
renvoyé au 18 novembre
Le procès, en
appel, de l’affaire dite du FAKI (fonds algéro-koweitien
d’investissements), programmé pour se tenir jeudi dernier, en
audience spéciale, au tribunal d’appel près la cour d’Alger, a été
renvoyé au 18 du mois en cours. Lors du premier procès qui s’est
déroulé au tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs, un ex-DG de ce
fonds ainsi que son épouse qui seraient, actuellement en fuite au
Luxembourg ou existerait un «paradis fiscal», ont été condamnés à
dix années de prison ferme. D’autres peines avaient été prononcées à
l’encontre d’autres personnes accusées d’avoir «obtenu, de façon
illégale, des crédits financiers, de la part de ce fonds dirigé,
alors, par cet ex-DG». Cet ex-DG est accusé d’avoir détourné 10
millions de dollars de ce fonds. Les biens immobiliers, dont des
lots de terrains dans la ZHUN Garidi, à Kouba, et à Gué de
Constantine, dans la wilaya d’Alger, ainsi que dans la wilaya d’Oran
et dans d’autres sites, également, achetés au nom de son épouse,
également, avec l’argent du fonds algéro-koweitien
d’investissements, selon l’accusation, ont été saisis par la
justice. Cette affaire avait éclaté avec la découverte d’une
opération «illégale» de transfert de sommes en devises vers le
Luxembourg, par l’ex-DG du FAKI. L’enquête avait été menée par la
brigade économique et financière (BEF) de la Sûreté de wilaya
d’Alger. Cette enquête avait découvert que ce n’était pas la
première opération du genre effectuée par le prévenu. Ce sont, selon
le chef d’inculpation, 10 millions de dollars qui auraient été
détournés de ce fonds pas cet ex-DG du FAKI. Celui-ci, ainsi que son
épouse, disposent de la double nationalité algéro-luxembourgeoise et
se seraient enfuis vers le Luxembourg.
M. Abi
Haut
Commémoration des inondations de 2001
Zerhouni à Bab
El-Oued
Cette visite qui
n’a pas dépassé les dix minutes, a vu le ministre se rendre à la
place des Trois horloges, où il a déposé une gerbe de fleurs en
mémoire aux victimes.
A l’occasion du
cinquième anniversaire des tragiques inondations du 10 novembre 2001
qu’a connues la commune de Bab El Oued, le ministre d’Etat, ministre
de l’Intérieur et des Collectivités locales
M. Yazid Zerhouni
s’est rendu, hier matin, dans les lieux de la tragédie. Cette visite
qui n’a pas dépassée les dix minutes, a vu M. le ministre se rendre
dans la place des Trois horloges, ou il a déposé une gerbe de fleurs
à la mémoire des victimes de cette catastrophe.
En présence du
wali d’Alger, du directeur général de la Sûreté nationale et des
autorités locales, les quelques minutes passées par le ministre de
l’Intérieur sur la place de la Concorde, sise au quartier populaire
de Zoudj Ayoune, durement touché par les inondations, ont été celles
du recueillement. Parmi les dizaines de citoyens qui assistaient à
cette commémoration, des milliers d’autres, de Bab El Oued, à
l’extérieur de la place de la Concorde, se sont rappelés ce jour
fatidique du samedi 10 novembre 2001, ou le jour «d’el hamla». La
chronologie de cette hécatombe est connue de tous, de Triolet à El
Kettani. Les visages peu rassurés des femmes, jeunes et vieux qu’on
a rencontrés sur les lieux, voulaient tous se demander : «Est-ce
qu’on a pris des mesures exceptionnelles pour éviter que l’hécatombe
du 10 novembre 2001 ne se reproduise
une nouvelle fois
?». Les citoyens avec qui nous avons pu discuter n’ont pas caché
leur scepticisme. «Je ne vois pas grand-chose sur le terrain»,
répond à notre question un citoyen ayant perdu un des siens, il y a
cinq ans. En se remémorant la catastrophe, celui-ci ne cache pas ses
craintes à chaque fois qu’il se met à pleuvoir. «C’est psychique»,
ajoute-t-il. En
effet, qui croyait à ce cataclysme en cette nuit du 9 octobre,
lorsque les premières précipitations s’abattaient sur la capitale ?
Le résultat : plus de 800 victimes, dont plusieurs disparus. Cela
s’est produit, rappelons-le, en moins de huit heures. Ainsi, il est
tout a fait légitime de penser que le risque de voir la capitale
noyée une autre fois sous la boue et les pluies diluviennes est
toujours de mise. Tout le monde aura le droit d’estimer que les
facteurs qui ont conduit à cette hécatombe sont toujours là, du
moment qu’aucun responsable ne s’est adressé à la population pour
dire les mesures prises, les aménagements effectués ou rassurer les
gens en dévoilant ce que les pouvoirs publics ont corrigé sur le
terrain. En plus de cela, la gestion de l’espace urbain laisse
encore à désirer. Attribution anarchique de terrains de
construction, destruction des zones boisées, absence de toute
réglementation en matière de planification de l’espace urbain, tels
ont été pourtant les facteurs de l’hécatombe. On déplore encore
l’absence d’une carte nationale des risques de catastrophes
naturelles par wilaya et d’une structure nationale de gestion des
catastrophes. D’ailleurs, affirmaient à l’époque des experts en la
matière, le bilan aurait été moins lourd si le plan Orsec avait été
déclenché à temps. Ainsi donc, doit on se demander si la leçon est
tirée, ou à tout jamais, nous resterons tributaires du destin et des
lois, parfois meurtrières, de la nature.
Aomar Fekrache
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Multiplication des cas de typhoïde
Sellal enquête
et Tou rassure
Il a plaidé, par
contre, afin de «purifier les eaux notamment celles destinées à la
consommation et à l’irrigation». Le ministère de la Santé, de la
Population et de la Réforme hospitalière, a pris «des mesures
urgentes pour la prise en charge des personnes atteintes» dans les
wilayas touchées. Amar Tou, qui s’est exprimé en marge de la séance
plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux
questions orales, a souligné la mobilisation des équipes médicales
et la disponibilité des médicaments nécessaires ainsi que les lits
au niveau des centres et cliniques des wilayas de Aïn Mlila,
El-Oued, Djelfa et Oum El-Bouaghi, où plusieurs cas de typhoïde ont
été recensés. Jusque là, le nombre des cas de typhoïde recensés
s’élève à 120 cas à Djelfa, 45 à El-Oued et deux seulement à Oum
El-Bouaghi. Outre la prise en charge des personnes atteintes, il a
été procédé à des examens médicaux pour le diagnostic des cas avérés
et leur maintien sous contrôle médical. Abordant le budget consacré
à la lutte contre la typhoïde, le ministre a indiqué, qu’outre «les
frais de soins inscrits dans le cadre de la gestion normale des
fonds consacrés à la couverture sanitaire», l’année dernière, «plus
de 10 millions de dinars ont été affectés à la wilaya de Aïn Mlila
dans le cadre de la lutte contre la typhoïde». De son côté, le
ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, s’est voulu
rassurant puisque certaines régions du pays connaissent
«habituellement des cas de typhoïde en cette période de l’année», à
l’instar d’El-Oued, Aïn Mlila et Djelfa. D’ailleurs, le nombre de
cas enregistrés cette année est relativement moins important que les
années précédentes. Pour les cas enregistrés cette année, le
ministère a enclenché des enquêtes, a indiqué le ministre. Les
conclusions préliminaires font état pour les cas enregistrés à
El-Oued d’une utilisation des eaux destinées à l’irrigation dans la
composition de la boisson dite «Laguemi» produite localement. Pour
ce qui concerne la wilaya de Aïn Mlila, les cas de typhoïde sont dus
au forage anarchique et illégal des puits fermés par les services du
ministère, étant impropres à la consommation. Quant aux cas
enregistrés dans la wilaya de Djelfa, la fièvre typhoïde a été
engendrée par l’utilisation des eaux usées dans l’irrigation, a-t-il
expliqué. En appelant les autorités locales à prendre les mesures
répressives à l’encontre des contrevenants, afin de mettre un terme
aux opérations de forage non autorisé et en reconnaissant que les
tarifs des prestations liées au raccordement en eau potable
appliqués actuellement «sont loin du coût réel d’exploitation», le
ministre a par ailleurs écarté toute augmentation de ces frais. Dans
ses réponses à deux questions orales, adressées par deux membres de
l’APN, concernant l’approvisionnement en eau potable et
l’assainissement dans les wilayas de Tébessa et M’sila, le ministre
a annoncé l’inscription du projet pour l’année 2007 des travaux de
réalisation d’une station d’épuration des eaux usées dans la wilaya
de Tébessa. Pour un coût de 5 milliards de dinars, le ministre a
imputé le retard de sa réalisation au faible budget consacré cette
année au secteur dans cette wilaya et qui est de 3,5 milliards de
dinars. Il rappelle, à cette occasion, que la wilaya de Tébessa a
bénéficié, dans le cadre du programme de soutien au développement
dans les Hauts Plateaux, d’une enveloppe de 800 millions de dinars
pour financer les projets destinés à protéger la région contre les
inondations. A propos de la wilaya de M’Sila, le ministre est revenu
sur le vaste programme d’assainissement lancé dans plusieurs villes.
Il a souligné dans ce cadre que
3 collecteurs
d’eaux usées, d’une valeur de 240 millions de dinars, sont en cours
de réalisation dans la ville de Boussaâda, notamment. Dans le cadre
de la loi de finances pour 2007, une station d’épuration est
programmée, par ailleurs, dans la ville de M’sila alors qu’une autre
est proposée à Boussaâda dans le cadre du budget de 2008, a-t-il
annoncé.
K. S.
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Atelier sur le contrôle technique
La
réglementation sera mise à niveau
Les textes de loi
portant sur la réglementation technique et le contrôle des véhicules
sont au centre des rencontres organisées durant la semaine en cours
par le ministère de l’Energie et des Mines au siège de la mutuelle
des travailleurs de secteur du bâtiment et de la construction de
Zéralda. Les chefs de services et les chefs de bureaux des mines se
penchent sur l’aspect réglementaire qui est, selon eux, très dépassé
et ne répond plus aux grandes mutations de notre pays dans le
secteur automobile, caractérisées notamment par l’ouverture du
marché et la libre importation des véhicules. D’où l’intérêt
d’examiner et de revoir cette réglementation en déphasage avec la
réalité de l’heure, vu qu’elle date de plus de cinquante ans.
Plusieurs ateliers sont ouverts à cette occasion et seront consacrés
au traitement des différents aspects ayant trait à l’industrie
notamment la sécurité industrielle, les appareils de pression,
hygiène et sécurité, carrière des mines explosifs et un atelier sur
les véhicules. Les responsables des services concernés vont étudier
les réglementations en vue d’identifier les failles et apporter des
améliorations. D’emblée, les animateurs de ces ateliers proposent la
promulgation, dans les plus brefs délais, d’un décret législatif
portant sur le contrôle de la conformité. Un texte qui dictera les
différentes phases de la réception des véhicules et qui permettra
aux ingénieurs de contrôle d’accomplir leur travail. Il propose la
ratification par l’Algérie de la convention de Vienne de 1968, ce
qui va autoriser l’intervention des comités internationaux dans ce
contexte.
Nouria B.
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