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Le ministre de l’intérieur français
à Alger
«L’amitié» version Sarkozy
La
mélodie est différente même si la chanson est la même.
Sarko à Alger. L’on se demande bien comment les pouvoirs
publics, le président de la République en tête,
traiteront face un trublion ministre de l’Intérieur, a
fortiori, chef de file de la droite, et candidat
quasiment déclaré à la succession de Jacques Chirac.
Même si dans ses valises, en «bon» Père Noël, Nicolas
Sarkozy porte avec lui la levée de la mesure
discriminatoire que l’Union Européenne a imposé, des
années durant, aux Algériens demandeurs de visa,
décision d’ailleurs qu’Alger considérait comme un
épouvantail à tout rapprochement entre les deux pays, il
ne faut surtout pas voir en cette «évolution» un signe
d’un quelconque réchauffement bilatéral. Car l’«ami»
Sarkozy n’est pas l’«ami» Chirac. La mélodie est
différente même si la chanson est la même. Et ce même si
son séjour algérien, prévu pour le 16 et 17 novembre
prochain, il le fera sous la bannière du Gouvernement De
Villepin, c’est dire, en appliquant à la lettre la
politique de Chirac vis-à-vis de l’Algérie. On le sait,
les deux hommes ont tout sauf une vision politique
commune. Notamment pour ce qui est de la politique
étrangère dont on a mesuré l’ampleur du fossé quand reçu
par Georges Bush, le président de l’UMP a descendu en
flamme la «singularité» de la politique française. Et
c’est évidemment qu’en se démarquant de la ligne de son
ancien mentor, que le ministre de l’Intérieur, prévoit
les relations Algéro-françaises. Pour l’instant,
Sarkozy, n’a pas encore sorti sa boite à pandore. Il
n’est pas question, pour lui, de remettre en cause
l’amitié entre les deux pays. Dans une interview qu’il a
donnée, il y a une semaine, à Jeune Afrique, il a autant
que Chirac, en sa qualité de chef de l’UMP, plaidé pour
une «amitié» avec l’Algérie mais une amitié qui se
passerait d’un traité. Voilà tout d’un Sarkozy craché.
Pragmatique mais différent. Un adepte du TSC (Tout sauf
Chirac). Pourtant la symbolique du traité était si
forte. Et Dieu sait qu’elle a bien frappé les esprits
aussi bien en Algérie qu’en France et sur laquelle là
les deux présidents Bouteflika et Chirac avaient jeté
tout leur dévolu pour la «refondation» des relations
bilatérales. Pour Sarkozy, il l’a bien laissé entendre
dans l’interview que nous avons citée, il n y a point de
«particularité» algérienne. Ecoutons-le : «La France
doit être l’amie du Maroc, où le roi Mohamed VI a
accompli un travail assez remarquable- Je pense aux
femmes, aux droits de la famille, à la mise en place de
l’instance d’Equité et de réconciliation, à la
transition démocratique. La France doit aussi être
l’amie de l’Algérie à laquelle nos intérêts sont à ce
points liés que je ne comprends pas pourquoi nous
devrions continuer à nous opposer». Jugeons-on : pas un
mots sur la charte de la paix et de la réconciliation,
sur la liberté de la presse et bien d’autre secteurs qui
font justement la particularité algérienne tandis que
pour parler du Maroc, il en a bien trouvé des louanges
le ministre de l’Intérieur. Cela même, si dans la
foulée, il reconnaît le devoir de la France de mémoire
et de reconnaissance vis-à-vis de l’Algérie. Mais là
aussi, il fait tout pour faire différent. «Le
rapprochement, la réconciliations que nous recherchons,
appellent à un effort réciproque pour dépasser les
souvenirs (…)» a-t-il confié à Jeune Afrique. Lui prône
la réciprocité alors qu’à Alger, ce ne sont pas des
efforts qu’on exige mais des excuses officielles que
même l’«ami» Chirac s’abstient de présenter. Que dire
alors de celui- Sarkozy- qui tout en condamnant
l’«injustice» de la France coloniale - il ne cite pas
les crimes contre l’humanité de l’armée française-,
continue de voir un œil positif l’«action des personnes
qui cohabitaient en Algérie». Pour clore, il appelle à
la «compassion» avec les souffrances subies par tous,
celles des pieds noirs aussi. Une ligne que Chirac n’a
jamais souhaité franchir. Bref, le moins que l’on puisse
dire, est que même si c’est en ministre de Chirac que
Sarkozy fera sa visite algérienne, il ne saurait se
détacher de sa qualité de chef de l’UMP, mais surtout
celle du candidat favori à l’Elysée. Ses banderilles, il
les a déjà plantés. C’est au tour maintenant d’Alger de
lui renvoyer la musique. C’est une question de temps. Et
de calendrier.
Amine Goutali
Réalisation de
l’autoroute Est-Ouest
Création de 77.000 postes d'emploi
Le
projet de la réalisation de l’important projet de
l’autoroute est-ouest va engendrer la création de plus
de 77.000 postes d’emploi dont 54.776 pour les
algériens et 22.346 autres pour les employés japonais
et chinois, à en croire M. Djamel Ould Abbas, ministre
de l’Emploi et de la Solidarité Nationale, qui a fait
cette déclaration à l’occasion de la signature de
l’accord symbolique avec deux entreprises japonaise et
chinoise chargées de la réalisation de ce gigantesque
projet.
Toujours selon les propos du ministre, «71 % de la main
d’œuvre composée d’ingénieur, d’ouvrier non qualifié, de
techniciens supérieurs et de coffreurs sera algérienne.
Les Chinois et les Japonais représenteront 29% de
l’ensemble des travailleurs de ce vaste chantier» a t-il
précisé soulignant que d’autres postes d’emploi seront
crées au fur et à mesure que le projet avance.
D’importants moyens financiers et humains seront
mobilisés pour la réalisation de ce projet s’étalant sur
1000 kilomètres et dont la réception est prévu pour
2009. Ce projet traversera 19 wilayas entre El-Tarf dans
l’Est et Tlemcen dans l’Ouest. L’accord sera
concrétisé sur trois étapes à savoir le lancement du
projet, la formation des ingénieurs et techniciens en
Chine et au Japon et la mise en place de mesures
d’accompagnement de ce projet qui se résume, selon le
ministre, en la gestion de l’autoroute et de sa
maintenance. «Des aires de repos, des motels et des
stations d’essence seront créés sur les deux tronçons.
Ce qui permet de créer des micro entreprises» a expliqué
le ministre. Le ministre a également indiqué que ce
projet vise également le transfert de la technologie et
le savoir-faire de ces deux pays.
Un
traitement particulier sera accordé aux ressortissants
des deux pays notamment en ce qui concerne la délivrance
des permis de travail a tenu à rassurer le directeur
des Affaires consulaires au ministère des Affaires
étrangères.
A
noter enfin que le consortium japonais COJAAL réalisera
un tronçon de 399 km entre Bordj Bou Arréridj et la
frontière tunisienne, et le groupement chinois CITIC
CRCC sera chargé de la réalisation de la partie centre
et ouest entre Bordj Bou Arréridj et la frontière
marocaine, soit 528 km.
Nouria B
Alors
que le ministre des ressources en eau rassure
Salat el istisqaa dans les mosquées
La
prière d’el Istisquaa a été observée, hier, conformément
à l’instruction du ministère des Affaires religieuses.
C’est entre 8h30 et 9h00 que cette prière a été
pratiquée dans la majorité des mosquées du pays.
Certains imams se sont étalés, dans leurs prêches, sur
les véritables causes de la sécheresse à laquelle fait
face notre pays, en cette saison censée être pluvieuse.
Il est vrai que les pluies ne sont pas encore au
rendez-vous. Mais le gouvernement rassure sur les
capacités des volumes d’eau mobilisées pour répondre
encore à la demande. Les 57 barrages que compte
l’Algérie ont reçu pendant le mois d’octobre dernier des
apports de près de 278,2 millions de m3 contre 133
millions de m3 durant la même période au cours de
l’année 2005, selon un communiqué du ministère des
Ressources en eau, repris par l’agence AAI. Pour le
département de Sellal, ces quantités sont estimées
suffisantes pour faire face à la sécheresse. Les
quantités d’eau enregistrées sont évaluées à
295
millions de m3, du 1er octobre à la fin de la première
semaine du mois de novembre, et le taux de remplissage
des barrages a atteint en octobre 41,45% contre 41,51%
le mois précédent. La région Ouest
(19
barrages), connue pour son déficit hydrique a vu ses
réserves passer à 255,11 millions de m3 contre 63,3
millions de m3 durant la même période considérée, tandis
que la région Est (19 barrages), connue pour sa bonne
pluviométrie a reçu 19,40 millions de m3 durant le mois
d’octobre 2006 contre 18,66 millions de m3 durant la
même période de l’année. La sécheresse, qui sévit dans
le pays depuis la fin de l’été, a affecté notamment la
région Centre, dont les 10 barrages n’ont reçu que 2
millions de m3 en octobre dernier contre 9,20 millions
de m3 à la même échéance en 2005.
Fatima Arab
Affaires consulaires
Alger et Paris font le point
La
deuxième réunion générale des consuls généraux et
consuls d’Algérie en France s’est tenue jeudi et hier au
siège de l’ambassade d’Algérie à Paris, dans le «cadre
de l’approfondissement de l’action consulaire» au
service de la communauté nationale établie dans ce pays.
Présidée par l’ambassadeur d’Algérie en France, Missoum
Sbih, cette rencontre de deux jours est consacrée à
«l’évaluation des difficultés d’application de la
législation et réglementation nationales». Elle
permettra également de faire le point sur l’état de la
mise en œuvre «du cadre bilatéral avec la France dans le
domaine des compétences des représentations consulaires
d’Algérie» en France. La dimension humaine et
l’amélioration de la prise en charge des préoccupations
de la communauté algérienne se trouvent ainsi au centre
de cette 2e réunion générale qui s’inscrit dans la
continuité de la première rencontre tenue le 15 mai
dernier. Celle-ci avait porté sur les conditions de
travail des missions consulaires, sur leurs relations
avec la communauté nationale, ainsi que sur la
coopération avec les institutions et organismes locaux.
Ainsi, cette réunion «devra parachever le programme
d’action retenu pour la revitalisation de la fonction de
coordination consulaire» et qui vise à améliorer la
qualité des prestations dispensées à la communauté
nationale. Ces deux réunions ainsi que celle qui a
regroupé le 9 mai dernier les chefs d’établissements
publics des transports aérien et maritime participent de
cet intérêt accordé à «la dimension humaine en tant que
composante primordiale dans la configuration des
relations de coopération» entre l’Algérie et la France.
A ce titre, des propositions seront dégagées à l’issue
de cette rencontre et qui iront dans le sens de la «mise
en place des conditions appropriées pour une action
consulaire adaptée et valorisée».
Amine B.
Tribunal de Blida
Levée de contrôle judiciaire pour les patrons de Blanky
et La Belle
L’affaire qui oppose les entreprises Blanky et La Belle
à la minoterie du Tell (ex-Eriad) de Blida vient de
connaître un nouvel épilogue, avec la levée du contrôle
judiciaire pour les patrons des deux entreprises
privées, apprend-on de bonnes sources. En effet, après
l’inculpation et la mise sous contrôle judiciaire des
patrons des deux entreprises privées par le magistrat
instructeur, en septembre dernier, l’appel introduit par
les avocats de la défense a permis d’apporter de
nouveaux éléments dans le dossier des patrons des deux
entreprises privées. On se rappelle que le
13
août dernier, le juge d’instruction près le tribunal de
Blida, a eu à traiter une affaire concernant la gestion
de la minoterie du Tell
(ex-
Eriad ) et dont les entreprises Blanky et La Belle
avaient des relations. Lors de leur première
comparution, en tant que témoins, les patrons des deux
entreprises privées ont expliqué aux magistrats que
leurs relations avec les minoteries du Tell étaient
purement commerciales, comme le stipule le cahier des
charges. Mais en septembre, les deux patrons ont été
auditionnés une nouvelle fois en tant qu’inculpés par le
magistrat avant de les placer sous contrôle judiciaire.
Cette décision a suscité un véritable branle-bas de
combat de leurs avocats qui ont demandé la levée du
contrôle judiciaire et réussi à convaincre le magistrat
instructeur, à la satisfaction de leurs clients.
A.
B. M.
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