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LA UNE En réponse à la question de savoir comment la formation de l'ancien Chef du gouvernement appréhende les prochaines joutes électorales, Ahmed Ouyahia avait répondu : «Chacun se prépare comme il l'entend».En réponse à la question de savoir comment la formation de l'ancien Chef du gouvernement appréhende les prochaines joutes électorales, Ahmed Ouyahia avait répondu : «Chacun se prépare comme il l'entend».

11/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

Paroles, paroles

Si nous devions nous fier aux chaleureux messages de félicitations et de congratulations que s’échangent régulièrement, Abdelaziz Bouteflika et Mohamed VI, on pourrait croire à une véritable histoire d’amour entre  l’Algérie et le Maroc. Pourtant, sitôt sortis des messages protocolaires de circonstance, force est de reconnaître que les choses ne sont pas si roses qu’il y paraît. Le ton est soudain bien moins diplomatique et les bons sentiments bien moins évidents.

Il aura ainsi suffi que le souverain chérifien évoque, en termes agressifs, la question du Sahara occidental pour que la réponse fuse le jour même à partir de Pékin de la bouche du Président algérien pour le rappeler à la nécessité du respect de la légalité internationale. Gageons cependant que cette énième escarmouche entre les deux hommes ne les empêchera pas, dès la prochaine occasion, de s’envoyer des monceaux de messages fleuris qui seront comme il se doit, lus en ouverture des journaux télévisés des deux pays.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la vague d'attentats terroristes

Offensive de l’ANP

Une  opération de ratissage de grande envergure sous la houlette d'un haut gradé militaire, lancée depuis mardi dernier, sur les monts boisés de Begas et de Lala Oum Essaâd qui relève de la wilaya de Bouira , des hauteurs d'Aït Khalfoun, d'Aït Boudoukhane dans la région de Chaâbet El Ameur.  Ces derniers ont été le théâtre de bombardements par hélicoptères qui tournoyaient autour de leur cible, un groupe d'individus armés au nombre indéterminé, dans la nuit de mercredi et la matinée du jeudi passés.

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 Les Titres

 

Victoire des démocrates au Congrès US

Bush paie pour l’Irak

 

10 millions d’abonnés d’OTA

Offre exceptionnelle de Djezzy

 

Alors que le ministre des ressources en eau rassure

«Salat el istisqa» dans les mosquées

 

Aéroport international d'Alger

Un gang de voleurs appréhendé

 

Commémoration des inondations de 2001

Zerhouni à Bab El-Oued

 

 Le Trait d'Abi
 
 Divers

 

Le ministre de l’intérieur français à Alger

«L’amitié»  version Sarkozy

La mélodie est différente même si la chanson est la même. Sarko à Alger. L’on se demande bien comment les pouvoirs publics, le président de la République en tête, traiteront face un trublion ministre de l’Intérieur, a fortiori, chef de file de la droite, et candidat quasiment déclaré à la succession de Jacques Chirac. Même si dans ses valises, en «bon» Père Noël, Nicolas Sarkozy porte avec lui la levée de la mesure discriminatoire que l’Union Européenne a imposé, des années durant, aux Algériens demandeurs de visa, décision d’ailleurs qu’Alger considérait comme un épouvantail à tout rapprochement entre les deux pays, il ne faut surtout pas voir en cette «évolution» un signe d’un quelconque réchauffement bilatéral. Car l’«ami» Sarkozy n’est pas l’«ami» Chirac. La mélodie est différente même si la chanson est la même. Et ce même si son séjour algérien, prévu pour le 16 et 17 novembre prochain, il le fera sous la bannière du Gouvernement De Villepin, c’est dire, en appliquant à la lettre la politique de Chirac vis-à-vis de l’Algérie. On le sait, les deux hommes ont tout sauf une vision politique commune. Notamment pour ce qui est de la politique étrangère dont on a mesuré l’ampleur du fossé quand reçu par Georges Bush, le président de l’UMP a descendu en flamme la «singularité» de la politique française. Et c’est évidemment qu’en se démarquant de la ligne de son ancien mentor, que le ministre de l’Intérieur, prévoit les relations Algéro-françaises. Pour l’instant, Sarkozy, n’a pas encore sorti sa boite à pandore. Il n’est pas question, pour lui, de remettre en cause l’amitié entre les deux pays. Dans une interview qu’il a donnée, il y a une semaine, à Jeune Afrique, il a autant que Chirac, en sa qualité de chef de l’UMP, plaidé pour une «amitié» avec l’Algérie mais une amitié qui se passerait d’un traité. Voilà tout d’un Sarkozy craché. Pragmatique mais différent. Un adepte du TSC (Tout sauf Chirac). Pourtant la symbolique du traité était si forte. Et Dieu sait qu’elle a bien frappé les esprits aussi bien en Algérie qu’en France et sur laquelle là les deux présidents Bouteflika et Chirac avaient jeté tout leur dévolu pour la «refondation» des relations bilatérales. Pour Sarkozy, il l’a bien laissé entendre dans l’interview que nous avons citée, il n y a point de «particularité» algérienne. Ecoutons-le : «La France doit être l’amie du Maroc, où le roi Mohamed VI a accompli un travail assez remarquable- Je pense aux femmes, aux droits de la famille, à la mise en place de l’instance d’Equité et de réconciliation, à la transition démocratique. La France doit aussi être l’amie de l’Algérie à laquelle nos intérêts sont à ce points liés que je ne comprends pas pourquoi nous devrions continuer à nous opposer». Jugeons-on : pas un mots sur la charte de la paix et de la réconciliation, sur la liberté de la presse et bien d’autre secteurs qui font justement la particularité algérienne tandis que pour parler du Maroc, il en a bien trouvé des louanges le ministre de l’Intérieur. Cela même, si dans la foulée, il reconnaît le devoir de la France de mémoire et de reconnaissance vis-à-vis de l’Algérie. Mais là aussi, il fait tout pour faire différent. «Le rapprochement, la réconciliations que nous recherchons, appellent à un effort réciproque pour dépasser les souvenirs (…)» a-t-il confié à Jeune Afrique. Lui prône la réciprocité alors qu’à Alger, ce ne sont pas des efforts qu’on exige mais des excuses officielles que même l’«ami» Chirac s’abstient de présenter. Que dire alors de celui- Sarkozy- qui tout en condamnant l’«injustice» de la France coloniale - il ne cite pas les crimes contre l’humanité de l’armée française-, continue de voir un œil positif l’«action des personnes qui cohabitaient en Algérie». Pour clore, il appelle à la «compassion» avec les souffrances subies par tous, celles des pieds noirs aussi.  Une ligne que Chirac n’a jamais souhaité franchir. Bref, le moins que l’on puisse dire, est que même si c’est en ministre de Chirac que Sarkozy fera sa visite algérienne, il ne saurait se détacher de sa qualité de chef de l’UMP, mais surtout celle du candidat favori à l’Elysée. Ses banderilles, il les a déjà plantés. C’est au tour maintenant d’Alger de lui renvoyer la musique. C’est une question de temps. Et de calendrier.

Amine Goutali

 

Réalisation de l’autoroute Est-Ouest

Création de 77.000 postes d'emploi

Le projet de la réalisation de l’important projet de l’autoroute est-ouest va engendrer la création de plus de 77.000 postes d’emploi dont 54.776  pour les algériens et 22.346 autres  pour les employés japonais et chinois, à en croire M. Djamel Ould Abbas, ministre de l’Emploi et de la Solidarité Nationale, qui a fait cette déclaration à l’occasion de la signature de l’accord symbolique  avec deux entreprises japonaise et chinoise chargées de la réalisation de ce gigantesque projet.

Toujours selon les propos du ministre, «71 % de la main d’œuvre composée d’ingénieur, d’ouvrier non qualifié, de techniciens supérieurs et de coffreurs sera algérienne. Les Chinois et les Japonais représenteront 29% de l’ensemble des travailleurs de ce vaste chantier» a t-il précisé soulignant que d’autres postes d’emploi seront crées au fur et à mesure que le projet avance.

D’importants moyens financiers et humains seront mobilisés pour la réalisation de ce projet s’étalant sur 1000 kilomètres et dont la réception est prévu pour 2009. Ce projet traversera 19 wilayas entre El-Tarf dans l’Est et  Tlemcen dans l’Ouest. L’accord  sera concrétisé sur trois étapes à savoir le lancement du projet, la formation des ingénieurs et techniciens en Chine et au Japon et la mise en place de mesures d’accompagnement de ce projet qui se résume, selon le ministre, en la gestion de l’autoroute et de sa maintenance. «Des aires de repos, des motels et des stations d’essence seront créés sur les deux tronçons. Ce qui permet de créer des micro entreprises» a expliqué le ministre. Le ministre a également indiqué que ce projet vise également le transfert de la technologie et le savoir-faire de ces deux pays.

Un traitement particulier sera accordé aux ressortissants des deux pays notamment en ce qui concerne la délivrance des permis de travail  a tenu à rassurer le directeur des Affaires consulaires au ministère des Affaires étrangères.

A noter enfin que le consortium japonais COJAAL réalisera un tronçon de 399 km entre Bordj Bou Arréridj et la frontière tunisienne, et le groupement chinois CITIC CRCC sera chargé de la réalisation de la partie centre et ouest entre Bordj Bou Arréridj et la frontière marocaine, soit 528 km.           

Nouria B

 

Alors que le ministre des ressources en eau rassure

Salat el istisqaa dans les mosquées

La prière d’el Istisquaa a été observée, hier, conformément à l’instruction du ministère des Affaires religieuses. C’est entre 8h30 et 9h00 que cette prière a été pratiquée dans la majorité des mosquées du pays. Certains imams se sont étalés, dans leurs prêches, sur les véritables causes de la sécheresse à laquelle fait face notre pays, en cette saison censée être pluvieuse. Il est vrai que les pluies ne sont pas encore au rendez-vous. Mais le gouvernement rassure sur les capacités des volumes d’eau mobilisées pour répondre encore à la demande. Les 57 barrages que compte l’Algérie ont reçu pendant le mois d’octobre dernier des apports de près de 278,2 millions de m3 contre 133 millions de m3 durant la même période au cours de l’année 2005, selon un communiqué du ministère des Ressources en eau, repris par l’agence AAI. Pour le département de Sellal, ces quantités sont estimées suffisantes pour faire face à la sécheresse. Les quantités d’eau enregistrées sont évaluées à

295 millions de m3, du 1er octobre à la fin de la première semaine du mois de novembre, et le taux de remplissage des barrages a atteint en octobre 41,45% contre  41,51% le mois précédent. La région Ouest

(19 barrages), connue pour son déficit hydrique a vu ses réserves passer à 255,11 millions de m3 contre 63,3 millions de m3 durant la même période considérée, tandis que la région Est (19 barrages), connue pour sa bonne pluviométrie a reçu 19,40 millions de m3 durant le mois d’octobre 2006 contre 18,66 millions de m3 durant la même période de l’année. La sécheresse, qui sévit dans le pays depuis la fin de l’été, a affecté notamment la région Centre, dont les 10 barrages n’ont reçu que 2 millions de m3 en octobre dernier contre 9,20 millions de m3 à la même échéance en 2005.         

Fatima Arab

 

Affaires consulaires

Alger et Paris font le point

La deuxième réunion générale des consuls généraux et consuls d’Algérie en France s’est tenue jeudi et hier au siège de l’ambassade d’Algérie à Paris, dans le «cadre de l’approfondissement de l’action consulaire» au service de la communauté nationale établie dans ce pays. Présidée par l’ambassadeur d’Algérie en France, Missoum Sbih, cette rencontre de deux jours est consacrée à «l’évaluation des difficultés d’application de la législation et réglementation nationales».  Elle permettra également de faire le point sur l’état de la mise en œuvre «du cadre bilatéral avec la France dans le domaine des compétences des représentations consulaires d’Algérie» en France. La dimension humaine et l’amélioration de la prise en charge des préoccupations de la communauté algérienne se trouvent ainsi au centre de cette 2e réunion générale qui s’inscrit dans la continuité de la première rencontre tenue le 15 mai dernier. Celle-ci avait porté sur les conditions de travail des missions consulaires, sur leurs relations avec la communauté nationale, ainsi que sur la coopération avec les institutions et organismes locaux. Ainsi, cette réunion «devra parachever le programme d’action retenu pour la revitalisation de la fonction de coordination consulaire» et qui vise à améliorer la qualité des prestations dispensées à la communauté nationale. Ces deux réunions ainsi que celle qui a regroupé le 9 mai dernier les chefs d’établissements publics des transports aérien et maritime participent de cet intérêt accordé à «la dimension humaine en tant que composante primordiale dans la configuration des relations de coopération» entre l’Algérie et la France. A ce titre, des propositions seront dégagées à l’issue de cette rencontre et qui iront dans le sens de la «mise en place des conditions appropriées pour une action consulaire adaptée et valorisée».       

Amine B.

 

Tribunal de Blida

Levée de contrôle judiciaire pour les patrons de Blanky et La Belle

L’affaire qui oppose les entreprises Blanky et La Belle à la minoterie du Tell (ex-Eriad) de Blida vient de connaître un nouvel épilogue, avec la levée du contrôle judiciaire pour les patrons des deux entreprises privées, apprend-on de bonnes sources. En effet, après l’inculpation et la mise sous contrôle judiciaire des patrons des deux entreprises privées par le magistrat instructeur, en septembre dernier, l’appel introduit par les avocats de la défense a permis d’apporter de nouveaux éléments dans le dossier des patrons des deux entreprises privées. On se rappelle que le

13 août dernier, le juge d’instruction près le tribunal de Blida, a eu à traiter une affaire concernant la gestion de la minoterie du Tell

(ex- Eriad ) et dont les entreprises Blanky et La Belle avaient des relations. Lors de leur première comparution, en tant que témoins, les patrons des deux entreprises privées ont expliqué aux magistrats que leurs relations avec les minoteries du Tell étaient purement commerciales, comme le stipule le cahier des charges. Mais en septembre, les deux patrons ont été auditionnés une nouvelle fois en tant qu’inculpés par le magistrat avant de les placer sous contrôle judiciaire. Cette décision a suscité un véritable branle-bas de combat de leurs avocats qui ont demandé la levée du contrôle judiciaire et réussi à convaincre le magistrat instructeur, à la satisfaction de leurs clients.     

A. B. M.

 

ÉDITORIAL

Par Nadia Kerraz

La difficulté du juste milieu

Pourquoi, en dépit de toute cette débauche d’énergie déployée depuis 1999 par Abdelaziz Bouteflika en vue de mettre un terme à la crise que vit l’Algérie depuis le début des années 1990, cette impression que quelque chose coince, persiste. D’aucuns parmi les observateurs les plus avertis de la scène nationale diront qu’il n’y a pas lieu de s’étonner outre mesure. Mieux, que ce sentiment est normal car, né d’une situation prévisible, qui elle- même, est la résultante d’une réalité connue de tous. La crise algérienne telle que présentée, c’est-à-dire multidimensionnelle, ne peut connaître son épilogue que si son volet politique est réglé. Et définitivement réglé. Ce qui, faut-il en convenir, est loin d’être le cas présentement. Mais est-ce à dire que toutes les initiatives prises, y compris la loi sur la rahma, et tout le processus mis en branle par l’élaboration de la loi sur la concorde civile et de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, ne sont pas adaptés à la situation ? En fait la question à poser est celle de savoir si cette situation que l’on peut assimiler à un constat d’échec tient uniquement de la complexité de la crise ? L’affirmer serait induire l’opinion en erreur. En fait, si la crise semble aussi complexe, c’est en raison des enjeux qu’elle véhicule et qui tendent à se dessiner clairement. Des enjeux que l’on retrouve matérialisés dans la multitude d’acteurs qui interviennent en amont et en aval d’une question à l’apparence politique mais qui recèle en elle des aspects idéologiques. Et c’est là présentement le principal danger qui menace le pays. D’où du reste  l’intérêt de la multiplication d’intervenants dans les affaires politiques. Mais que l’on ne se méprenne pas, cette connexion et à laquelle le président de la République Abdelaziz Bouteflika a donné un nom en la qualifiant d’«équilibres nationaux» a été salutaire. C’est parce que ces équilibres existent que le pays a été préservé de graves dérives. Une Algérie aux mains de l’aile islamo-conservatrice ne relève pas de la politique fiction. C’est un danger qui guette encore le pays. Or, est-il utile de le souligner si une partie de ces équilibres s’est fixée des limites à son champ d’intervention, elle a fait en sorte aussi de fixer pour l’autre partie les lignes rouges à ne pas franchir. Ce n’est du reste pas pour rien qu’un ancien dirigeant du FIS dissous a appelé au renversement de ces équilibres cités publiquement au moment où il fallait expliquer le contenu de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. C’est pourquoi, surtout tout en appelant à la vigilance dans cette conjoncture instable, il serait déconseillé sous prétexte de vouloir finir avec une crise qui dure, de vouloir remettre en cause les équilibres nationaux actuels.

N. K.

 

 

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