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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 12/01/2016

Primaire

Alors que chez les Républicains français l’on peut voir la popularité de Nicolas Sarkozy fondre comme neige au soleil à la faveur d’un Alain Juppé qui continue chaque jour de séduire un peu plus, en ce qui concerne les socialistes l’on continue, du côté de la direction du moins, à essayer de montrer un front uni et de soutenir, discrètement, François Hollande pour 2017. Contre ceux qui réclament une primaire à gauche, le premier secrétaire du parti s’est montré en effet on ne peut plus clair, en déclarant qu’une mise en place d’une telle élection à gauche était «peu probable». En effet, réagissant à une tribune d'intellectuels et de dirigeants écologistes publiée par Libération qui réclame une primaire à gauche, le leader du PS a tracé les lignes. «Tout ce qui permet d'unir la gauche et les écologistes est positif. Mais, franchement, je trouve que cette primaire, elle n'est pas impossible, mais elle est peu probable». «Soit c'est la primaire de toute la gauche, on va dire de Macron à Mélenchon, c'est la seule qui fonctionne, celle qui permet de gagner l'élection, mais je ne suis pas sûr que tous les acteurs soient d'accord. Soit c'est une primaire pour départager Cécile Duflot, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon et vous comprendrez que les socialistes n'en soient pas. Donc, il faut travailler à l'union, mais ce n'est pas la bonne manière», a développé le premier secrétaire du PS. Comme un journaliste lui rappelait que le principe d'une primaire figure dans les statuts du PS, Jean-Christophe Cambadélis a répondu : «Absolument. (...) Pour moi les choses (sont) ouvertes même si le plus probable, si le président de la République était candidat, c'est que nous soyons rassemblés derrière lui». Quant à l'«alliance populaire» souhaitée par le premier secrétaire du PS, «cela n'a rien à voir. Il s'agit d'une stratégie de dépassement du Parti socialiste». «Quand il y a le tripartisme, l'équation ce n'est pas de rassembler au deuxième tour, c'est d'être au deuxième tour». «Il faut s'élargir et donc le Parti socialiste doit s'élargir». Interrogé sur Sud Radio et Public Sénat, François Kalfon, secrétaire national du PS au travail, a au contraire estimé que l'idée d'une primaire à gauche n'était «pas incongrue», car, a-t-il dit, «les conditions de rassemblement à gauche ne sont pas réunies». «Je constate qu'un certain nombre (de signataires), Thomas Piketty, mais beaucoup d'autres étaient des soutiens de François Hollande» en 2012, a relevé François Kalfon. «Je me demande dans quelle mesure, dès lors qu'il n'y a pas de débat entre nous sur le réglage de la politique du candidat, il peut y avoir une qualité de mobilisation de toute cette gauche». «Y compris pour renforcer la légitimité du président de la République, je trouve que ce n'est pas incongru», a-t-il également déclaré. Reste à savoir si les électeurs socialistes se satisferont du choix qui leur est imposé alors que tous les sondages indiquent clairement qu’ils préféreraient qu’un autre candidat les représente en 2017. Surtout, imposé Hollande en force aux électeurs de gauche pourrait causer une hausse de l’abstention en 2017 résultant en une nouvelle percée du FN. F. M.

 
 
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