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Séminaire
national sur la toxicomanie à Bouira
«Non à la
drogue... Oui à la vie»
L’Institut des
sciences humaines et sociales du centre universitaire de Bouira a
organisé hier le premier séminaire national sur la toxicomanie chez
les jeunes qui se déroulera durant deux jours et ayant pour slogan
«Non à la drogue...Oui à la vie». Les organisateurs du séminaire,
qui a vu hier la participation de professeurs universitaires venus
de différentes universités du pays, M’Sila, El Oued, Béjaïa,
Tizi-Ouzou, Biskra, Batna, Guelma, Alger, ont ouvert le débat sur la
problématique de la toxicomanie. Ce fléau qu’est la drogue a pris de
l’ampleur au cours de ces dernières années, particulièrement dans le
milieu des jeunes, ont fait savoir les intervenants qui ont axé
leurs explications sur les causes qui ont aggravé ce phénomène
dangereux par sa propagation. Pour les spécialistes, le challenge
est de contribuer à la diminution des effets néfastes de la
toxicomanie notamment chez les jeunes. Car, il faut le souligner, la
drogue a gagné le milieu scolaire. De ce fait, les hommes de loi qui
jouent un rôle déterminant dans la lutte contre la prolifération de
la drogue sous toutes ses formes, sont appelés à promulguer de
nouvelles lois répressives, à la mesure des nouvelles données
établies sur le terrain. D’autres acteurs doivent également
intervenir sur la recherche de nouveaux mécanismes en vue de mieux
cerner la situation et d’y apporter des remèdes fiables. Il s’agit
des sociologues, psychologues et éducateurs. En somme, c’est
l’objectif du séminaire qui aspire à rassembler tous les secteurs
concernés afin de sortir avec des recommandations à la hauteur des
attentes de la société. Le premier volet des thèmes abordés durant
la première journée du séminaire avait trait à la réalité de la
drogue dans le milieu des jeunes, à la dimension psychologique de la
toxicomanie, la drogue dans les institutions sociales, l’approche
psychosociale de la toxicomanie, la toxicomanie dans le cadre du
système juridique. Le deuxième volet a concerné la prévention et le
traitement, la prise en charge psychologique sociale et médicale de
la catégorie des toxicomanes et le registre de la prévention et du
traitement du point de vue religieux. Des professeurs sont
intervenus sur les thèmes suivants : «La drogue et l’hérédité»
développé par le docteur Ali Taaouinat de l’université d’Alger,
«Prise cognitive de la toxicomanie» présenté par le docteur Rachid
M’Sili de l’université d’Alger et «Phénomène de la toxicomanie et
famille, causes et effets», sujet initié par l’enseignante Fatima
Drouch de l’université de Biskra. D’autres communications sur divers
thèmes relatifs à la drogue seront présentées aujourd’hui, deuxième
jour de séminaire, par d’éminents universitaires. Ces interventions
seront suivies d’une série de recommandations.
Farid Haddouche
Haut
M’sila
Le nouveau
commerce détrône les produits du terroir
Située à moins de
500 m d’altitude et à mi-chemin entre Bordj Bou Arréridj et Bousaâda,
M’sila concentre en son sein beaucoup d’activités commerciales et
industrielles de la wilaya. L’installation, il y a cinq ans, de la
cimenterie Orascom à Hammam Dhalaâ, 33 km au nord de M’sila, a
quelque peu boosté le marché immobilier entretenu par une forte
demande émanant des cadres et techniciens de cette entreprise.
D’une superficie
totale de 18 175 km2, la wilaya de M’sila, composée de 47 communes,
compte plus de la moitié de son territoire dans la zone des parcours
où évoluent des populations nomades et semi-nomades avec leurs
centaines de milliers de têtes de moutons.
Les activités
économiques de la région tournent essentiellement autour du
pastoralisme, ce qui signifie aussi le commerce des bestiaux, des
fourrages, des toisons de mouton et des services connexes
(prestations vétérinaires, vente de fumier…). Outre cette activité
principale qui s’étend pratiquement sur toute l’étendue du
territoire de la wilaya, certains pôles urbains ou semi-urbains sont
répertoriés depuis longtemps comme des plaques tournantes de
commerce de marchandises issues de l’importation ou carrément de la
contrebande. Pièces automobiles, électroménager, vêtements,
cosmétiques… aucun domaine n’est omis dans ces espaces où se
côtoient le régulier et l’informel, la pièce d’origine et celle «taiwan»,
le bon et le moins bon. La dimension de la «casse» (cimetière de
voitures et d’autres véhicules et engins) longeant la route entre
Barika et M’sila est probablement unique en Algérie. Pas moins d’une
dizaine de kilomètres où s’entremêlent véhicules légers, camions,
tracteurs agricoles, niveleuses, bulldozers, etc. On vient chercher,
et on est sûr de trouver la pièce la plus rare, la moins vendue sur
le territoire national. D’Oran, de Annaba, de Djelfa, les clients ne
désertent les lieux qu’à la nuit tombée.
Depuis sa
promotion au rang de chef-lieu de wilaya en 1974, la ville de M’sila
– bâtie sur un terrain plat traversé par Oued Ksob – a subi une
forte expansion urbaine et une grande croissance démographique.
Située à moins de 500 m d’altitude et à mi-chemin entre Bordj Bou
Arréridj et Bousaâda, M’sila concentre en son sein beaucoup
d’activités commerciales et industrielles de la wilaya.
L’installation, il y a cinq ans, de la cimenterie Orascom à Hammam
Dhalâa, 33 km au nord de M’sila, a quelque peu boosté le marché
immobilier entretenu par une forte demande émanant des cadres et
techniciens de cette entreprise. Depuis que son destin wilayal a été
contrarié par les impénétrables voies de l’administration
algérienne, Bousaâda n’a jamais vu d’un bon œil le fait que sa
«rivale» du nord soit élevée au rang de chef-lieu de wilaya au
détriment d’une vieille cité dont la zaouïa El Hamel marque le point
d’orgue. Ce n’est qu’en octobre 2006 que le nom de cette ville comme
futur chef-lieu de wilaya a été timidement cité par une information
semi-confidentielle émanant du ministère de l’Intérieur.
La ville est
aujourd’hui menacée par les dunes de sable et les inondations issues
du débordement de Oued Maïter. Elle garde encore des souvenirs
douloureux des déluges d’eau qui ont dévasté les maisons et les
infrastructures (ponts et routes) pendant les dures journées des 21
et 22 septem-bre 2007. Cette ville qui a adopté le peintre Etienne
Dinet a une vocation commerciale séculaire que n’ont chamboulé les
nouvelles données de l’économie algérienne que récemment. Oasis la
plus septentrionale d’Algérie, les anciens métiers artisanaux et
ruraux s’y meurent de leur belle mort. Vanniers, dinandiers,
tapissiers et autres potiers se font plus que discrets et ne
répondent plus à l’appel. Les rares pièces exposées dans les vieux
quartiers n’ont pas assez de souffle pour attirer les touristes
européens autrefois bien présents sous ces latitudes. Plus au nord,
les villes de Sidi Aïssa et Aïn Lahdjel ont détrôné Bousaâda et
repoussé les velléités de M’sila quant à ses «prétentions»
commerciales. Ces deux villes du nord de la wilaya sont considérées
comme la plaque tournante de toutes les transactions qui s’opèrent
au centre-nord du pays et au nord Sahara.
Un marché aux
dimensions tentaculaires
Le marché de Sidi
Aïssa est une place d’envergure régionale pour le centre du pays et
sa périphérie immédiate. Son développement tend à en faire une place
d’importance nationale à côté des marchés de Tadjenent (Mila),
Boukadir (Chlef), Hassi Fdoul (Tiaret) et Maghnia (Tlemcen), et ce,
malgré la concurrence rampante de Aïn Lahdjel, à 30 kilomètres au
sud, toujours dans la wilaya de M’sila. Il est vrai que même ce
dernier marché est promis à un avenir prometteur vu son emplacement
stratégique dans un carrefour important de la rocade des Hauts
Plateaux. Au vu des plaques minéralogiques des véhicules qui se
rendent à Sidi Aïssa ou qui en reviennent, son rayon d’influence
atteint facilement les 300 km. De Tiaret, Batna, Djelfa, Béjaïa et
d’autres villes d’importance moyenne, des véhicules de tourisme, des
véhicules utilitaires et poids lourds affluent à partir de jeudi
après-midi et pendant toute la nuit de jeudi à ven-dredi pour
prendre place dans ce vaste espace qui n’a de limites que celles
qu’auront tracées tous ces véhicules et les tables et tentes des
marchands. A 90 km au nord-ouest de M’sila, 90 km au nord de
Bousaâda, 130 km à l’est de Boughezoul et 60 km au sud de Bouira,
cette plaque tournante de la RN8 constitue la principale source
d’approvisionnement de ces régions en produits électroménagers,
vaisselle, habillement, friperie, pièces mécaniques, engins de
travaux publics et véhicules d’occasion. Malgré le volume des
échanges matériels et des transactions financières en argent
liquide, et nonobstant les rentrées substantielles pour l’APC, ce
marché forain adossé à Djebel Ennaga et s’étendant sur plus de
quinze hectares de superficie, reste à l’état rudimentaire de place
foraine. Ni étalages fixes, ni abris, ni allées, ni revêtement.
C’est un véritable capharnaüm qui rassemble chaque week-end des
dizaines de milliers de visiteurs dans l’anarchie et la promiscuité.
Même les espaces destinés à servir d’allées ou de travées sont
investis par des vendeurs proférant des boniments assourdissants,
surtout quand le haut-parleur se met de la partie. En hiver, c’est
un véritable marécage où, même avec des bottes en caoutchouc, on
risque de s’enliser. En été, les poussières mues par le vent de
Biskra et de Ouargla vous rendent méconnaissable au bout d’une heure
de tournée. A cela s’ajoutent la sempiternelle hantise et le risque
réel de se faire chiper son porte-monnaie à la tire ou à l’esbroufe.
Il est même arrivé que des véhicules stationnés à l’entrée du marché
– gardés il est vrai par des individus interlopes – se volatilisent
cinq minutes après le départ de leurs propriétaires. Nous avons eu
écho de ce forain venu en véhicule bâché et ayant dans la cabine à
ses côtés son fils âgé de cinq ans. Après avoir garé son véhicule,
il se dirige vers une baraque éloignée d’à peine cent mètres pour
faire ses dernières emplettes en laissant son fils dans la voiture.
Trois minutes après, il regagne le lieu de stationnement et,
catastrophe, seul l’enfant apparaît debout, les yeux hagards et la
mine abattue. Il étreint son fils, regarde à gauche, à droite ;
nulle trace du véhicule ! Un vieux, assis devant une villa en
construction, l’interpelle : «Remercie Dieu que tu aies retrouvé le
bambin sain et sauf ; quant au matériel, Dieu te le remplacera s’il
est acquis licitement». «Bien sûr, bien sûr ! Je n’en fais pas
vraiment un problème», répond l’autre en hélant un taxi pour le
reconduire chez lui. Un vrai boucan envahit le quartier. La
cacophonie se complique par les cassettes diffusant des prêches
religieux à grands décibels. Les guérisseurs vantent les vertus de
leurs potions et ambroisies, les bonimenteurs surenchérissent à
propos de leurs tissus venus de Syrie, de leurs batteurs fabriqués
au Japon ou de leurs joujoux montés en Chine. Vous pouvez tournoyer,
scruter, soupeser pendant trois heures sans que vous puissiez fixer
votre choix sur un objet précis. Au pied de Djenel Ennaga, les
gargotiers à l’hygiène incertaine vous harcèlent pour que vous
commandiez un sandwich douteux. Généralement, ils travaillent dans
des fourgons aménagés en kitchenettes. Sous des tentes bédouines, se
dressent des débits de café improvisés où l’on vous propose de vous
asseoir sur des tabourets en face d’une meïda. La boisson la plus
prisée sous le ciel de Sidi Aïssi est immanquablement le thé «harr»
(épicé) préparé dans des ustensiles en cuivre. Le service des
toilettes publiques est proposé à dix dinars, mais là il faut faire
la chaîne pour se soulager et souvent se résigner à user de
tayammoum (se passer de l’eau). La plupart des observateurs locaux
sont convaincus que le marché de Sidi Aïssi, au vu de son importance
et de l’ampleur des échanges qui s’y effectuent, mérite bien un
autre destin. La clôture, le revêtement de la plate-forme, le
traçage des allées, l’établissement des étalages fixes, des cafés et
restaurants dignes de ce nom, des toilettes modernes, un service de
nettoyage pour les déchets d’emballage et les excréments de
bestiaux, une aire de stationnement avec un gardiennage officiel, un
poste de police permanent, tous ces éléments ne pourront que
rehausser la place et la renommée du marché de Sidi Aïssa, installer
un cadre d’activité agréable dans une ville qui devient de plus en
plus tentaculaire, créer des emplois financés par les recettes assez
conséquentes de l’adjudication, comme ils faciliteront la tâche aux
vendeurs et aux acheteurs venus des quatre coins du pays.
Par Saâd
Taferka
Haut
Bouira
Saharidj, une
commune pilote pour le développement rural
Une vraie
pertinence au profit de la commune de Saharidj qui se situe à une
soixantaine de kilomètres à l’est de Bouira de jouir nouvellement
d’une aide financière très cohérente, à la faveur du programme
d’appui au plan national de développement agricole et rural (PAPNDAR).
Ce programme est conçu et élaboré par le ministère de l’Agriculture,
particulièrement par le département pour le développement rural sans
oublier de signaler la contribution de la Commission européenne.
Selon des informations, le programme est passionnant sur plusieurs
volets parce qu’il a pour objectif le développement rural durable de
cette région de l’est de la wilaya de Bouira, la réalisation de
projets qui permettraient aux populations rurales de se fixer dans
leurs contrées et de ce fait, l’exode rural sera freiné, après avoir
constitué une sérieuse préoccupation nationale. Ce problème qu’est
l’exode rural a été aggravé par la dégradation de la situation
sécuritaire et bien d’autres raisons bien qu’elles n’étaient pas
aussi inquiétantes que la cause sécuritaire, contribuaient aussi à
élargir ce phénomène, comme le chômage et l’absence de projets de
développement à ces niveaux géographiques. Nous pouvons dire qu’avec
l’amélioration de la situation sécuritaire ces dernières années
l’environnement est propice pour lancer des projets de développement
et que les erreurs du passé ne doivent pas se répéter, c’est-à-dire
laisser des zones rurales livrées à elles-mêmes, sans perspectives
d’un avenir meilleur. De ce fait, il convient de signaler la
réaction satisfaisante des populations de ces régions, d’entendre
que leurs localités seront dotées de projets de développement. Dès
à présent, nous savons qu’une commission mixte, en coopération avec
les services de la wilaya et davantage avec l’apport essentiel des
associations citoyennes appartenant aux villages de la commune de
Saharidj, est à pied d’œuvre pour faire l’état des lieux et en
sortir avec un véritable travail de recensement qui met en avant les
véritables besoins des habitants de cette région. Il faut faire
connaître que l’intéressant programme prendra quatre années pour se
matérialiser et ses créateurs à l’échelle nationale ont opté pour
trois wilayas pilotes qui verront la première expérience de cet
ambitieux plan de développement. Il est question de M’sila, Ghardaïa
et Bouira. Pour ce qui est de la commune de Saharidj, celle-ci a été
désignée comme première commune pilote, dont la vision est de mettre
au point cette dynamique nouvelle qui consiste en la réalisation du
développement durable de proximité et deviendra une référence pour
les autres communes du pays, en cas de réussite bien entendu; et
c’est ce qui est vivement souhaité par les citoyens de la commune de
Saharidj.
Farid Haddouche
Haut
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