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Séminaire national sur la toxicomanie à Bouira

«Non à la drogue... Oui à la vie»

M’sila

Le nouveau commerce détrône les produits du terroir

Bouira 

Saharidj, une commune pilote pour le développement rural

 

 12/05/08

 

Séminaire national sur la toxicomanie à Bouira

«Non à la drogue... Oui à la vie»

L’Institut des sciences humaines et sociales du centre universitaire de Bouira a organisé hier le premier séminaire national sur la toxicomanie chez les jeunes qui se déroulera durant deux jours et ayant pour slogan  «Non à la drogue...Oui à la vie». Les organisateurs du séminaire, qui a vu hier la participation de professeurs universitaires venus de différentes universités du pays, M’Sila, El Oued, Béjaïa, Tizi-Ouzou, Biskra, Batna, Guelma, Alger, ont ouvert le débat sur la problématique de la toxicomanie. Ce fléau qu’est la drogue a pris de l’ampleur au cours de ces dernières années, particulièrement dans le milieu des jeunes, ont fait savoir les intervenants qui ont axé leurs explications sur les causes qui ont aggravé ce phénomène dangereux par sa propagation. Pour les spécialistes, le challenge est de contribuer à la diminution des effets néfastes de la toxicomanie notamment chez les jeunes. Car, il faut le souligner, la drogue a gagné le milieu scolaire. De ce fait, les hommes de loi qui jouent un rôle déterminant dans la lutte contre la prolifération de la drogue sous toutes ses formes, sont appelés à promulguer de nouvelles lois répressives, à la mesure des nouvelles données établies sur le terrain. D’autres acteurs doivent également intervenir sur la recherche de  nouveaux mécanismes en vue de mieux cerner la situation et d’y apporter des remèdes fiables. Il s’agit des sociologues, psychologues et éducateurs. En somme, c’est l’objectif du séminaire qui aspire à rassembler tous les secteurs concernés afin de sortir avec des recommandations à la hauteur des attentes de la société. Le premier volet des thèmes abordés durant la première journée du séminaire avait trait à la réalité de la drogue dans le milieu des jeunes, à la dimension psychologique de la toxicomanie, la drogue dans les institutions sociales, l’approche psychosociale de la toxicomanie, la toxicomanie dans le cadre du système juridique. Le deuxième volet a concerné la prévention et le traitement, la prise en charge psychologique sociale et médicale de la catégorie des toxicomanes et le registre de la prévention et du traitement du point de vue religieux. Des professeurs sont intervenus sur les thèmes suivants : «La drogue et l’hérédité» développé par le docteur Ali Taaouinat de l’université d’Alger, «Prise cognitive de la toxicomanie» présenté par le docteur Rachid M’Sili de l’université d’Alger et «Phénomène de la toxicomanie et famille, causes et effets», sujet initié par l’enseignante Fatima Drouch de l’université de Biskra. D’autres communications sur divers thèmes relatifs à la drogue seront présentées aujourd’hui, deuxième jour de séminaire, par d’éminents universitaires. Ces interventions seront suivies d’une série de recommandations.            

Farid Haddouche

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M’sila

Le nouveau commerce détrône les produits du terroir

Située à moins de 500 m d’altitude et à mi-chemin entre Bordj Bou Arréridj et Bousaâda, M’sila concentre en son sein beaucoup d’activités commerciales et industrielles de la wilaya. L’installation, il y a cinq ans, de la cimenterie Orascom à Hammam Dhalaâ, 33 km au nord de M’sila, a quelque peu boosté le marché immobilier entretenu par une forte demande émanant des cadres et techniciens de cette entreprise.

D’une superficie totale de 18 175 km2, la wilaya de M’sila, composée de 47 communes, compte plus de la moitié de son territoire dans la zone des parcours où évoluent des populations nomades et semi-nomades avec leurs centaines de milliers de têtes de moutons.

Les activités économiques de la région tournent essentiellement autour du pastoralisme, ce qui signifie aussi le commerce des bestiaux, des fourrages, des toisons de mouton et des services connexes (prestations vétérinaires, vente de fumier…). Outre cette activité principale qui s’étend pratiquement sur toute l’étendue du territoire de la wilaya, certains pôles urbains ou semi-urbains sont répertoriés depuis longtemps comme des plaques tournantes de commerce de marchandises issues de l’importation ou carrément de la contrebande. Pièces automobiles, électroménager, vêtements, cosmétiques… aucun domaine n’est omis dans ces espaces où se côtoient le régulier et l’informel, la pièce d’origine et celle «taiwan», le bon et le moins bon. La dimension de la «casse» (cimetière de voitures et d’autres véhicules et engins) longeant la route entre Barika et M’sila est probablement unique en Algérie. Pas moins d’une dizaine de kilomètres où s’entremêlent véhicules légers, camions, tracteurs agricoles, niveleuses, bulldozers, etc. On vient chercher, et on est sûr de trouver la pièce la plus rare, la moins vendue sur le territoire national. D’Oran, de Annaba, de Djelfa, les clients ne désertent les lieux qu’à la nuit tombée.

Depuis sa promotion au rang de chef-lieu de wilaya en 1974, la ville de M’sila – bâtie sur un terrain plat traversé par Oued Ksob – a subi une forte expansion urbaine et une grande croissance démographique. Située à moins de 500 m d’altitude et à mi-chemin entre Bordj Bou Arréridj et Bousaâda, M’sila concentre en son sein beaucoup d’activités commerciales et industrielles de la wilaya. L’installation, il y a cinq ans, de la cimenterie Orascom à Hammam Dhalâa, 33 km au nord de M’sila, a quelque peu boosté le marché immobilier entretenu par une forte demande émanant des cadres et techniciens de cette entreprise. Depuis que son destin wilayal a été contrarié par les impénétrables voies de l’administration algérienne, Bousaâda n’a jamais vu d’un bon œil le fait que sa «rivale» du nord soit élevée au rang de chef-lieu de wilaya au détriment d’une vieille cité dont la zaouïa El Hamel marque le point d’orgue. Ce n’est qu’en octobre 2006 que le nom de cette ville comme futur chef-lieu de wilaya a été timidement cité par une information semi-confidentielle émanant du ministère de l’Intérieur.

La ville est aujourd’hui menacée par les dunes de sable et les inondations issues du débordement de Oued Maïter. Elle garde encore des souvenirs douloureux des déluges d’eau qui ont dévasté les maisons et les infrastructures (ponts et routes) pendant les dures journées des 21 et 22 septem-bre 2007. Cette ville qui a adopté le peintre Etienne Dinet a une vocation commerciale séculaire que n’ont chamboulé les nouvelles données de l’économie algérienne que récemment. Oasis la plus septentrionale d’Algérie, les anciens métiers artisanaux et ruraux s’y meurent de leur belle mort. Vanniers, dinandiers, tapissiers et autres potiers se font plus que discrets et ne répondent plus à l’appel. Les rares pièces exposées dans les vieux quartiers n’ont pas assez de souffle pour attirer les touristes européens autrefois bien présents sous ces latitudes. Plus au nord, les villes de Sidi Aïssa et Aïn Lahdjel ont détrôné Bousaâda et repoussé les velléités de M’sila quant à ses «prétentions» commerciales. Ces deux villes du nord de la wilaya sont considérées comme la plaque tournante de toutes les transactions qui s’opèrent au centre-nord du pays et au nord Sahara.

Un marché aux dimensions tentaculaires

Le marché de Sidi Aïssa est une place d’envergure régionale pour le centre du pays et sa périphérie immédiate. Son développement tend à en faire une place d’importance nationale à côté des marchés de Tadjenent (Mila), Boukadir (Chlef), Hassi Fdoul (Tiaret) et Maghnia (Tlemcen), et ce, malgré la concurrence rampante de Aïn Lahdjel, à 30 kilomètres au sud, toujours dans la wilaya de M’sila. Il est vrai que même ce dernier marché est promis à un avenir prometteur vu son emplacement stratégique dans un carrefour important de la rocade des Hauts Plateaux. Au vu des plaques minéralogiques des véhicules qui se rendent à Sidi Aïssa ou qui en reviennent, son rayon d’influence atteint facilement les 300 km. De Tiaret, Batna, Djelfa, Béjaïa et d’autres villes d’importance moyenne, des véhicules de tourisme, des véhicules utilitaires et poids lourds affluent à partir de jeudi après-midi et pendant toute la nuit de jeudi à ven-dredi pour prendre place dans ce vaste espace qui n’a de limites que celles qu’auront tracées tous ces véhicules et les tables et tentes des marchands. A 90 km au nord-ouest de M’sila, 90 km au nord de Bousaâda, 130 km  à l’est de Boughezoul et 60 km au sud de Bouira, cette plaque tournante de la RN8 constitue la principale source d’approvisionnement de ces régions en produits électroménagers, vaisselle, habillement, friperie, pièces mécaniques, engins de travaux publics et véhicules d’occasion. Malgré le volume des échanges matériels et des transactions financières en argent liquide, et nonobstant les rentrées substantielles pour l’APC, ce marché forain adossé à Djebel Ennaga et s’étendant sur plus de quinze hectares de superficie, reste à l’état rudimentaire de place foraine. Ni étalages fixes, ni abris, ni allées, ni revêtement. C’est un véritable capharnaüm qui rassemble chaque week-end des dizaines de milliers de visiteurs dans l’anarchie et la promiscuité. Même les espaces destinés à servir d’allées ou de travées sont investis par des vendeurs proférant des boniments assourdissants, surtout quand le haut-parleur se met de la partie. En hiver, c’est un véritable marécage où, même avec des bottes en caoutchouc, on risque de s’enliser. En été, les poussières mues par le vent de Biskra et de Ouargla vous rendent méconnaissable au bout d’une heure de tournée. A cela s’ajoutent la sempiternelle hantise et le risque réel de se faire chiper son porte-monnaie à la tire ou à l’esbroufe. Il est même arrivé que des véhicules stationnés à l’entrée du marché – gardés il est vrai par des individus interlopes – se volatilisent cinq minutes après le départ de leurs propriétaires. Nous avons eu écho de ce forain venu en véhicule bâché et ayant dans la cabine à ses côtés son fils âgé de cinq ans. Après avoir garé son véhicule, il se dirige vers une baraque éloignée d’à peine cent mètres pour faire ses dernières emplettes en laissant son fils dans la voiture. Trois minutes après, il regagne le lieu de stationnement et, catastrophe, seul l’enfant apparaît debout, les yeux hagards et la mine abattue. Il étreint son fils, regarde à gauche, à droite ; nulle trace du véhicule ! Un vieux, assis devant une villa en construction, l’interpelle : «Remercie Dieu que tu aies retrouvé le bambin sain et sauf ; quant au matériel, Dieu te le remplacera s’il est acquis licitement». «Bien sûr, bien sûr ! Je n’en fais pas vraiment un problème», répond l’autre en hélant un taxi pour le reconduire chez lui. Un vrai boucan envahit le quartier. La cacophonie se complique par les cassettes diffusant des prêches religieux à grands décibels. Les guérisseurs vantent les vertus de leurs potions et ambroisies, les bonimenteurs surenchérissent à propos de leurs tissus venus de Syrie, de leurs batteurs fabriqués au Japon ou de leurs joujoux montés en Chine. Vous pouvez tournoyer, scruter, soupeser pendant trois heures sans que vous puissiez fixer votre choix sur un objet précis. Au pied de Djenel Ennaga, les gargotiers à l’hygiène incertaine vous harcèlent pour que vous commandiez un sandwich douteux. Généralement, ils travaillent dans des fourgons aménagés en kitchenettes. Sous des tentes bédouines, se dressent des débits de café improvisés où l’on vous propose de vous asseoir sur des tabourets en face d’une meïda. La boisson la plus prisée sous le ciel de Sidi Aïssi est immanquablement le thé «harr» (épicé) préparé dans des ustensiles en cuivre. Le service des toilettes publiques est proposé à dix dinars, mais là il faut faire la chaîne pour se soulager et souvent se résigner à user de tayammoum (se passer de l’eau). La plupart des observateurs locaux sont convaincus que le marché de Sidi Aïssi, au vu de son importance et de l’ampleur des échanges qui s’y effectuent, mérite bien un autre destin. La clôture, le revêtement de la plate-forme, le traçage des allées, l’établissement des étalages fixes, des cafés et restaurants dignes de ce nom, des toilettes modernes, un service de nettoyage pour les déchets d’emballage et les excréments de bestiaux, une aire de stationnement avec un gardiennage officiel, un poste de police permanent, tous ces éléments ne pourront que rehausser la place et la renommée du marché de Sidi Aïssa, installer un cadre d’activité agréable dans une ville qui devient de plus en plus tentaculaire, créer des emplois financés par les recettes assez conséquentes de l’adjudication, comme ils faciliteront la tâche aux vendeurs et aux acheteurs venus des quatre coins du pays.

Par Saâd Taferka

 

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Bouira 

Saharidj, une commune pilote pour le développement rural

Une vraie pertinence au profit de la commune de Saharidj qui se situe à une soixantaine de kilomètres à l’est de Bouira de jouir nouvellement d’une aide financière très cohérente, à la faveur du programme d’appui au plan national de développement agricole et rural (PAPNDAR). Ce programme est conçu et élaboré par le ministère de l’Agriculture, particulièrement par le département pour le développement rural sans oublier de signaler la contribution de la Commission européenne. Selon des informations, le programme est passionnant sur plusieurs volets parce qu’il a pour objectif le développement rural durable de cette région de l’est de la wilaya de Bouira, la réalisation de projets qui permettraient aux populations rurales de se fixer dans leurs contrées et de ce fait, l’exode rural sera freiné, après avoir constitué une sérieuse préoccupation nationale. Ce problème qu’est l’exode rural a été aggravé par la dégradation de la situation sécuritaire et bien d’autres raisons bien qu’elles n’étaient pas aussi inquiétantes que la cause sécuritaire, contribuaient aussi à élargir ce phénomène, comme le chômage et l’absence de projets de développement à ces niveaux géographiques. Nous pouvons dire qu’avec l’amélioration de la situation sécuritaire ces dernières années l’environnement est propice pour lancer des projets de développement et que les erreurs du passé ne doivent pas se répéter, c’est-à-dire laisser des zones rurales livrées à elles-mêmes, sans perspectives d’un avenir meilleur. De ce fait, il convient de signaler la réaction satisfaisante des populations de ces régions, d’entendre que leurs localités seront dotées de projets de développement.   Dès à présent, nous savons qu’une commission mixte, en coopération avec les services de la wilaya et davantage avec  l’apport essentiel des associations citoyennes appartenant aux villages de la commune de Saharidj, est à pied d’œuvre pour faire l’état des lieux et en sortir avec un véritable travail de recensement qui met en avant les véritables besoins des habitants de cette région. Il faut faire connaître que l’intéressant programme prendra quatre années pour se matérialiser et ses créateurs à l’échelle nationale ont opté pour trois wilayas pilotes qui verront la première expérience de cet ambitieux plan de développement. Il est question de M’sila, Ghardaïa et Bouira. Pour ce qui est de la commune de Saharidj, celle-ci a été désignée comme première commune pilote, dont la vision est de mettre au point cette dynamique nouvelle qui consiste en la réalisation du développement durable de proximité et deviendra une référence pour les autres communes du pays, en cas de réussite bien entendu; et c’est ce qui est vivement souhaité par les citoyens de la commune de Saharidj.

Farid Haddouche

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