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Malgré les mesures d’urgence du gouvernement

L’élevage du mouton en grand danger

Selon le président de la Chambre de l’agriculture 

«D’autres mesures s’imposent...»

Chute du prix de la viande ovine à Bordj Bou Arréridj

Risque de disparition du cheptel

Alors qu’on s’attend à une forte demande en 2009

L’organisme d’accréditation n’a délivré aucun certificat de produit 

Un centre de formation des cuisiniers de l’ONOU pour bientôt

1 300 000 repas/jour servis à l’université

Le ministre de l’Habitat décidé à remettre de l’ordre

«Mettre fin à la location des logements sociaux et AADL»

Selon un expert architecte

90 % des coopératives immobilières ne sont pas réglementaires

Forum international de la finance

La 4e édition du «FIF» se tient demain et mercredi à Alger

 

 12/05/08

 

Malgré les mesures d’urgence du gouvernement

L’élevage du mouton en grand danger

La sonnette d’alarme est bel et bien tirée  aujourd’hui, et la menace sur le cheptel se fait durement sentir à l’échelle nationale.

Des éleveurs craignent sérieusement pour l’avenir de la reproduction  de leur cheptel, avec l’obligation de brader les brebis reproductrices faute  de pouvoir assurer leur alimentation. Sécheresse,  actes terroristes, la hausse des prix des céréales à l’échelle mondiale et ses graves répercussions sur l’alimentation du bétail,  marché noir de cette  dernière et spéculation, autant de facteurs qui ont poussé aujourd’hui des centaines d’éleveurs à jeter l’éponge. A M’Sila, Boussaâda, Tébessa, Sétif, Bouira, El Bayed, pour ne citer que ces wilayas-là, le drame est le même,  les  petits éleveurs et les nomades n’arrivent pas à faire face au manque d’aliment du bétail et surtout à sa cherté. Des mesures prises par les pouvoirs publics depuis janvier dernier,  celles d’octroyer près de 450 000 quintaux d’orge  aux éleveurs  au prix de 1 550 DA le quintal alors que l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) l’achète à près de 4 000 DA le quintal, comme l’a précisé le communiqué du gouvernement, n’ont apparemment rien pu régler. Aujourd’hui le bradage du cheptel, et surtout de la brebis reproductrice, est tel que le prix de la viande ovine a baissé de près de 50% dans certaines régions comme Bordj Bou Arréridj. Une aubaine pour les bouchers des grandes villes comme Alger et Constantine qui, en se rabattant sur le bétail bradé, rentrent largement dans leurs frais, d’autant que  le prix de la viande ovine dans les grandes cités est toujours entre 600 et 700 da le kilo. L’adage qui dit que «le malheur des uns fait le bonheur des autres» se confirme encore une fois, vu que les bouchers et spéculateurs vont profiter aisément de la situation  et surtout de la détresse des éleveurs, et  rien n’exclut que le manque de scrupules de certains commerçants les poussera à  vendre la viande de  l’antenaise (ovin de 1 à 2 ans) et de l’agnelle (moins de six mois), au prix de l’agneau et du mouton.  Et qui serait en mesure, sauf certains connaisseurs en viandes rouges, de faire la différence sur les étals  ? Ainsi, la crise que vivent actuellement les éleveurs risque sûrement d’avoir des impacts directs sur les consommateurs, et au lieu de consommer de la viande ovine moins chère, ils risquent de consommer de la viande de brebis plus chère. Une autre question se pose : qui procèdera au contrôle sanitaire des bêtes et des viandes achetées ?  

Parer à l’urgence, mais…

Revenons aux problèmes que vivent aujourd’hui les éleveurs et pasteurs. Tout un programme de lutte contre la désertification et la préservation des régions pastorales est enclenché  dans un cadre quinquennal, avec  la mise en place de formules d’aides aux éleveurs, mais en attendant, le gouvernement pare à l’urgence par «la décision de suspendre totalement l’importation de viandes ovines jusqu’au mois d’août 2008». Emanant d’un conseil interministériel réuni avant-hier, la décision en question intervient, rappelle-t-on, après  que l’examen du dossier relatif à l’élevage ovin  ait relevé que «ce secteur important de l’économie nationale traverse une situation difficile, risquant de met-tre en danger ce patrimoine national qui doit être impérativement préservé».

En plus de la suspension totale de  l’importation de viandes ovines jusqu’au mois d’août 2008, il a été décidé aussi «d’augmenter les quantités d’orge et de les mettre sur le marché pour rendre cet aliment du bétail accessible aux éleveurs le plus rapidement possible». Cela en plus «d’ouvrir les terres de parcours et de les organiser en vue d’une utilisation rationnelle».

 Aussi et pour permettre  d’appliquer ces mesures d’urgence, «un  dispositif de gestion sera mis en place». Ajouté à cela, «des directives seront données, en conséquence, aux collectivités locales» et «le gouvernement dégagera les moyens financiers nécessaires pour faire face aux mesures urgentes et préventives». Le conseil a également décidé «d’organiser les coopératives d’éleveurs pour leur permettre de prendre en charge leurs problèmes et les associer à toutes les décisions concernant le secteur».  Or, il se trouve que ces éleveurs avaient tenté de tirer  la sonnette d’alarme bien à l’avance ; bien avant les fêtes de l’Aïd  El Adha, des éleveurs de Tébessa ont tenté de dénoncer à travers les colonnes du Jour d’Algérie la triste situation qu’ils vivaient : celle de la cherté de l’aliment du bétail et des quotas dérisoires que leur octroyait l’OAC, soit 400g d’orge par jour et par tête de bétail. Ces éleveurs, qui ne savaient plus à quel saint se vouer, avaient alors mis en garde contre les dangers qui menacent le cheptel  à l’échelle nationale.

Par Habiba Ghrib

 

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Selon le président de la Chambre de l’agriculture 

«D’autres mesures s’imposent...»

La mesure de suspension d’importation des viandes ovines décidée samedi par le gouvernement pour préserver le cheptel national a été saluée par les organisations professionnelles du secteur agricole qui estiment, toutefois, que d’autres mesures sont nécessaires.  Qualifiant de salutaire cette mesure, le président de la Chambre nationale de l’agriculture (CNA), M. Mohamed Ould Hocine, a déclaré à l’APS que la filière de l’élevage, confrontée à des difficultés multiples, nécessite un traitement profond et global.  En effet, explique-t-il, en dépit des efforts déployés par les pouvoirs publics en matière d’alimentation du bétail telles la mise en défens (territoire clôturé et protégé destiné à la reprise de la végétation), la plantation pastorale et la distribution de l’orge aux éleveurs, ces actions restent en-deçà des besoins alimentaire du cheptel ovin qui avoisine les 20 millions de têtes. Selon ses estimations, les potentialités fourragères actuelles répondent aux besoins de seulement 14 millions de têtes.  La sécheresse qui sévit depuis des mois dans certaines régions du pays, notamment les Hauts Plateaux, a entraîné la dénudation des pâturages (parcours) et, par ricochet, la diminution des disponibilités fourragères, contraignant certains éleveurs à brader leurs troupeaux, explique-t-on.  A ces facteurs s’ajoute l’importation de viande congelée dont les prix de cession au consommateur, inférieurs à ceux de la viande locale, concurrencent la production nationale. Pour le président de la CNA, la crise de la filière impose un «traitement global» à travers des mesures d’urgence.  Il s’agit, suggère-t-il, de procéder à une opération de délestage du cheptel par l’abattage immédiat de 2 à 3 millions de têtes, soit l’équivalent de 40 000 tonnes de viande, afin d’inciter les importateurs de viande et les commerçants à s’approvisionner en viande locale.  Selon ses chiffres, il a été importé près de 8 000 tonnes de viandes ovines en 2007 sur une quantité globale de 60 000 tonnes de viandes rouges importées pour un montant de l’ordre de 140 millions de dollars. La deuxième solution d’urgence consiste, selon le même responsable, à soutenir les prix de l’aliment du bétail qui ont augmenté dans le sillage de la flambée des prix mondiaux des produits alimentaires. Sur ce point, il propose le recours aux aliments concentrés destinés au bétail en raison de leurs prix relativement inférieurs. Par ailleurs, une révision du système de reproduction du cheptel s’impose, selon M. Ould Hocine, afin de sédentariser les éleveurs dans leur région, en les dotant des conditions nécessaires. ll a également estimé nécessaire de renforcer et de moderniser le parc des abattoirs, qualifiant les abattoirs actuels de véritables tueries ne répondant pas aux normes internationales.       

R.N.

 

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Chute du prix de la viande ovine à Bordj Bou Arréridj

Risque de disparition du cheptel

Une chute substantielle des prix de la viande ovine est observée à Bordj Bou  Arréridj, atteignant parfois 50% de baisse dans la majorité des boucheries de la wilaya. Les détaillants expliquent cette brutale diminution des prix par le «manque de pâturages en raison de la faible pluviométrie constatée ces deux derniers mois sur l’ensemble du territoire des Bibans et dans les wilayas limitrophes de M’sila, Bouira et Sétif», entraînant, selon eux, la «liquidation du cheptel, notamment des brebis reproductrices».   Selon des bouchers de la ville de Bordj Bou Arréridj, si le prix de l’agneau engraissé, affiché voici une semaine  650 DA le kg n’a pas connu de «baisse sensible» (soit à peine 10%), s’écoulant actuellement entre 500 et 550 DA le kg, celui de la viande d’agnelle, d’antenaise et de brebis reproductrice a chuté brutalement de 500 DA/kg à 250 DA/kg. Des éleveurs de plusieurs communes pastorales comme Medjana, El Hammadia, Aïn Taghrout ou encore Ras El Oued, interrogés par l’APS au niveau de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) et de la Chambre de l’agriculture, ont expliqué que le manque de pluie ces deux derniers mois et la cherté des aliments concentrés «obligent les éleveurs d’ovins à liquider une grande partie de leur cheptel, ne pouvant plus assurer la nourriture des brebis».  Selon les mêmes sources, «l’aliment du cheptel ovin n’a jamais atteint des proportions aussi alarmantes en matière de prix». Le quintal de son a en effet dépassé, au marché noir, les 2 500 DA et même les 3 000 DA dans certaines communes. Le coût de l’orge avoisine quant à lui les 3 500 DA le quintal, celui du foin 400 DA la botte de 15 kg et la paille 250 DA la botte. Actuellement, ce sont principalement les maquignons et les bouchers des wilayas d’Alger, de Constantine, de Tizi Ouzou et de Béjaïa qui «raflent» les agnelles, les antenaises et les brebis dans les souks de la wilaya de Bordj Bou Arréridj puisqu’ils disposent, a expliqué un éleveur de la région, «d’un grand nombre de boucheries et probablement de pâturages ou d’importants stocks d’aliments de bétail».  Pour M. Ahmed Abdelkamel Khelifi, directeur de la ferme étatique Yahia- Benaïchouche, une des exploitations agricoles-pilotes les plus rentables de Bordj Bou Arréridj en matière d’élevage ovin, cette liquidation de la brebis reproductrice «va se répercuter négativement sur le renouvellement du cheptel dans deux ou trois ans».   Il faut surtout éviter, selon lui, la vente à la consommation de l’antenaise (ovin de 1 à 2 ans) et de l’agnelle (mois de six mois), sinon les répercussions seront «désastreuses», à l’avenir, pour le renouvellement du cheptel ovin «dans la wilaya de Bordj, mais aussi dans des wilayas comme M’sila, Sétif et Bouira, trois zones limitrophes connues pour leurs échanges avec les éleveurs locaux avec qui ils partagent généralement les mêmes parcours pastoraux.

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Alors qu’on s’attend à une forte demande en 2009

L’organisme d’accréditation n’a délivré aucun certificat de produit  

«Nous n’avons délivré aucun certificat de produit jusqu’à ce jour. L’opération a été lancée en adressant des courriers à tous les organismes dépendant des départements ministériels, les interpellant à présenter leurs demandes et leurs dossiers de certification» a précisé

M. Nouredine Boudissa, directeur général de l’organisme algérien d’accréditation ALGERAC lors de son passage hier à l’émission «En toute franchise» sur la chaîne III.

Cette mission, précisera le même responsable, a été entamée par un travail de présentation, d’information et de sensibilisation sur l’organisme et sur ces missions envers tous les opérateurs concernés. Le directeur d’Algerac avoue, cependant, que son organisme a enregistré un grand retard en la matière et qu’il est important de le rattraper surtout que les demandes de certification commencent déjà à être exprimées dans certains secteurs, notamment celui de l’agriculture. Il justifiera ce retard par le fait qu’il y a eu plusieurs étapes à franchir en matière d’installation d’Algerac, de la mise en place de sa réglementation, de la définition de ses missions, de sa mise en conformité avec les normes internationales utilisées dans le domaine de l’accréditation et de certification, de la formation de personnel qualifié, de la dotation en outillage nécessaires et autres. Le lancement du travail d’accréditation et de certification est plus qu’urgent dans la mesure où les entreprises algériennes sont confrontées à un nouveau défi, celui de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC où des certificats de production de chaque produit sont exigés pour l’exportation. «Nous avons un retard important dans ce domaine. Les entreprises qui exportent demande cette certification à des organismes étrangers, ce qui n’est pas très correct et fiable dans la mesure où il est demandé des certificats de l’organisme d’origine et qu’ils travaillent selon des normes reconnues mondialement surtout. Nous avons un délai jusqu’à 2010 pour mettre en place la politique d’organisation d’évaluation de conformité» a expliqué M. Noureddine Boudissa. Le premier responsable d’Algerac a regretté, par ailleurs, l’absence de laboratoires primaires  et celui d’étalonnage en Algérie qui constituent les premiers jalons de l’activité en termes de traçabilité et  d’outillage. «Il est anormal que notre pays ne soit pas  doté de ce genre de laboratoires indispensables pour mesurer la fiabilité des outils de mesure et autres» a-t-il indiqué. Le projet de construction de ce laboratoire est en cours, même s’il a, selon le même responsable, enregistré un grand retard. «Il y a une volonté pour la création de ces deux laboratoires dans la mesure où un appel d’offres a été lancé. Mais il ne faut pas oublier un détail important qui risque de retarder encore plus le travail, à savoir le délai de construction qui demande, au minimum, dix années» a encore ajouté M. Boudissa, précisant que ce laboratoire va permettre à notre pays d’être plus souverain. Il a affiché son étonnement concernant l’existence de deux laboratoires d’essai de métrologie accrédités sur les 2 000 qui opèrent en Algérie. Créé en décembre 2005, Algerac aura pour mission d’accréditer les organismes d’évaluation de la conformité, c’est-à-dire les laboratoires d’étalonnage, les organismes d’inspection et de certification. La certification des organismes de contrôle de véhicules fait également partie des missions d’Algerac. «Les organismes qui font le contrôle des véhicules ont l’agrément et non la certification». Dans ce contexte, le premier responsable du secteur s’interroge : «Les bulletins de contrôle remis par ces agents sont-ils conformes aux normes internationales et se font-ils selon le référentiels qui les concernent ?». Le même responsable a indiqué que son organisme a créé un fonds d’aide à l’accréditation qui permettra aux opérateurs de bénéficier de 50% du coût de l’opération. «L’opération coûte effectivement cher car elle exige la présence d’un certain nombre de paramètres, d’où la décision d’aider les entreprises dans ce processus» a-t-il indiqué, précisant que son organisme, aujourd’hui opérationnel, s’attend à recevoir une forte demande d’accréditation dès le dernier trimestre 2008 et en 2009.   

Par Nouria B.

 

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Un centre de formation des cuisiniers de l’ONOU pour bientôt

1 300 000 repas/jour servis à l’université

Intervenant sur les ondes de radio El Bahdja, le directeur de l’Office national des œuvres universitaires ONOU, M. Salah Belloussif, a annoncé la création d’un centre de formation pour les cuisiniers qui prennent en charge les restaurants universitaires. Le but principal de cette initiative, selon le directeur général de l’Onou, est l’amélioration de la restauration dans le milieu universitaire.

Il a tenu à préciser que la tâche d’un cuisinier travaillant dans une résidence universitaire diffère de celle d’un simple cuisinier, vu que les cuisiniers de l’Onou préparent des repas pour des milliers de personnes, c’est ce qui fait leur particularité. Cet état de fait implique une formation spéciale pour cette catégorie de personnels. Il y a lieu de signaler que l’office en question sert plus de 1 300 000 repas par jour entre petits déjeuners, déjeuners et dîners. Ces repas sont offerts à toutes les franges d’étudiants, qu’ils soient internes ou externes. Le réseau de restauration relevant des services de l’office des œuvres universitaires se compose de quelque 348 unités. Le premier responsable de cette institution a indiqué que durant les dix dernières années, ce secteur a été doté de 268 nouvelles unités. Certaines de ces infrastructures qui sont au nombre de 131 ont été réalisées et 180 unités existent depuis 1990. Pour ce qui est de la réhabilitation des cités universitaires, M. Belloussif a annoncé le lancement d’une opération nationale de réhabilitation des cités universitaires avant la rentrée prochaine. La couverture financière qui a été réservée à cette opération est estimée à 1 milliard DA. Le nouveau responsable de l’Office national des œuvres universitaires a fait état de plusieurs projets qui seront réceptionnés en prévision de la prochaine rentrée universitaire. L’invité de Mina Tikniouine a fait état de la réception de 82 000 lits parmi le projet des 125 000 lits en cours de réalisation. Il a également annoncé la réalisation de 66 restaurants à l’intérieur des résidences universitaires, 7 restaurants centraux, 35 salles de sports, 20 salles polyvalentes, 70 cafétérias ou clubs universitaires, 60 buanderies et 60 polycliniques.           

Par Salah Harirèche

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Le ministre de l’Habitat décidé à remettre de l’ordre

«Mettre fin à la location des logements sociaux et AADL»

Noureddine Moussa a précisé que l’activité de  l’agent immobilier est soumise au registre et au code du commerce, mais il s’est engagé à prendre en compte les propositions de la Fédération. Selon le ministre «seule la professionnalisation du secteur de l’immobilier est en mesure de couper l’herbe sous les pieds des courtiers».

M. Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a exhorté hier les agents immobiliers qui célébraient le 10e anniversaire de leur Fédération à redoubler d’efforts afin de sensibiliser les citoyens à l’importance de respecter le cadre réglementaire ayant trait à l’immobilier. Certaines agences immobilières, en accord avec des bénéficiaires de logements sociaux ou de l’AADL, proposent à leur client la vente du pas de porte. Je vous rappelle que la loi l’interdit expressément, les logements sociaux, a-t-il ajouté, sont la propriété de l’Etat et sont financés par le Trésor public. Noureddine Moussa a rappelé aussi à l’endroit des agents l’interdiction de recourir à la sous-location tout en mettant en exergue les efforts déployés par les pouvoirs publics à l’effet d’améliorer le milieu urbain, que ce soit dans le domaine de la réhabilitation des quartiers d’habitation ou de la réfection de la voirie. A cet effet, le ministre a déclaré que l’Etat a dépensé plus de 300 milliards de dinars. Le représentant du gouvernement a réitéré en outre la détermination de l’Etat à réorganiser la gestion de l’immobilier. «Nous travaillons, a-t-il dit, avec le ministère du Commerce sur un projet de décret exécutif aux fins de réglementer au mieux l’activité de l’agent immobilier». «Nous faisons appel, a-t-il poursuivi, à la Fédération, pour élaborer un texte le plus complet possible qui sera plus à même de préserver l’intérêt des agents et ceux de la collectivité». Noureddine Moussa a précisé que l’activité de  l’agent immobilier est soumise au registre et au code du commerce mais il s’est engagé à prendre en compte les propositions de la Fédération. Selon le ministre «seule la professionnalisation du secteur de l’immobilier est en mesure de couper l’herbe sous les pieds des courtiers». Au chapitre du coût de l’immobilier, Noureddine Moussa a laissé entendre que la Fédération ne peut y intervenir. «Ce marché, a-t-il expliqué, est régi par la loi de l’offre et de la demande».  «Tant que l’offre est inférieure à la demande, la spéculation persistera ; il y a beaucoup de sociétés étrangères qui cherchent des immeubles soit pour y loger leurs employés soit pour y installer leurs bureaux et cela cause les problèmes que vous connaissez» a-t-il lancé. Se montrant optimiste, le ministre de l’Habitat soutient que «le programme de viabilisation de 300 milliards de dinars a récupéré un parc immobilier qui va agrandir le volume du marché».  Interrogé sur les fausses déclarations lors de la conclusion des transactions, le ministre a eu une réponse évasive, se contentant d’affirmer que la législation en vigueur traite de ce sujet. La même question a été posée à  Aouidat Addelhakim, vice-président chargé de la communication à la FNAI, qui a répondu que pour mettre fin aux fausses déclarations «nous avons fait des demandes écrites afin d’alléger les impôts car si les citoyens préfèrent ne pas tout déclarer c’est pour ne pas payer beaucoup d’impôts ; en fin de compte, c’est l’Etat qui s’auto-pénalise ; il faut baisser les charges et les pouvoirs publics auront tout à y gagner» a-t-il plaidé.

Par Larbi Graïne

 

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Selon un expert architecte

90 % des coopératives immobilières ne sont pas réglementaires

La Fédération nationale des agences immobilières (FNAI) a fêté hier son dixième anniversaire sous le signe d’une aspiration à l’apprentissage et au progrès en signant une convention avec l’ISGP (Institut supérieur de gestion et de planification de Bordj El Kiffan). Cette convention soutenue par le département de Noureddine Moussa va permettre aux adhérents de la FNAI de suivre auprès de l’ISGP des stages de mise à niveau afin de parvenir à terme à la professionnalisation de ce métier. 5 147 agences immobilières activent à travers le territoire national dont 1300 agences sont affiliées à la FNAI. Plusieurs communications d’experts ou de professionnels ont été présentées au niveau de la salle de conférences de l’ISGP. Aouidat Addelhakim, vice-président chargé de la communication à la FNAI, a axé son intervention sur les efforts déployés ces dernières années par la Fédération afin de moraliser la profession. Quant à Boudaoud Abdelhamid, président du Collège national des experts architectes (CNEA), il devait présenter sa 

«Réflexion sur les constructions inachevées». Boudaoud plaide pour «l’application rigoureuse des lois de la République» pour venir à bout de ce qu’il appelle «le mal» c’est-à-dire les constructions inachevées. Il estime que la «clé ne se situe pas uniquement dans l’enrichissement de l’arsenal juridique». Citant de nom-breux exemples, il note que «parmi les raisons qui ont conduit le citoyen à contourner la loi» il y a «la part de responsabilité de l’administration qui est censée délivrer un permis de construire dans un délai de 3 mois tel que le stipule la réglementation». Sur sa lancée, le président du Collège des architectes a révélé qu’un sondage effectué à travers le territoire national par des experts-architectes appartenant au CNEA, a fait ressortir que «90 % des coopératives immobilières ne sont pas réglementaires» parce que butant sur des problèmes de permis de construire. Selon Boudaoud,

65 000 constructions inachevées ont été enregistrées au niveau de la seule wilaya d’Alger et près de 450 000 au niveau national. «En partie, déclare le président du CNEA, ce phénomène peut s’expliquer comme étant une conséquence du souci de nombreux citoyens de réaliser en réalité des commerces au niveau du RDC même lorsqu’il s’agit d’un lotissement résidentiel ou à usage d’habitat, comme peuvent l’attester les statistiques relatives au nombre de registres du commerce existants».       

L. G.

 

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Forum international de la finance

La 4e édition du «FIF» se tient demain et mercredi à Alger

La 4e édition du FIF, organisée cette année en partenariat avec la Chambre de Commerce Suisse-Algérie, sous le haut patronage du président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, et sous l’égide du ministre des Finances, M. Karim Djoudi, se tiendra le mardi et mercredi prochains à Alger, a indiqué récemment l’Association Forum International de la Finance (AFIF).

Plusieurs thèmes seront abordés lors de cette édition, dont la gestion de fortune du patrimoine public, le management bancaire, le financement des projets de substitution aux énergies fossiles, la gestion des risques et la formation. Une exposition se tiendra en marge du forum à laquelle participeront les banques, les assurances, les sociétés financières, les entreprises de monétique, et des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Le président de la FCAS, Dr Brahim Gacem, présentera une allocution d’ouverture sur le rôle de ce forum et une présentation succincte de la 4e édition, qui sera suivie par l’allocution du ministre des Finances. Durant deux jours, plusieurs communications sont prévues au programme dont celle de l’ex-conseiller fédéral et président de la Suisse,

M. Joseph Deiss sur «Les forces de l’économie suisse, du système financier et du développement des relations Algérie-Suisse» ainsi que celle du ministre de l’Industrie et de la promotion des investissements, M. Hamid Temmar, qui traitera de la question :  «Quelle stratégie de financement bancaire pour la mise à niveau des entreprises ?». Par ailleurs, de nombreux communicants interviendront lors de ces deux journées. Pour la première journée, le Dr Nils Tuchschmid, directeur du Funds Advisory Banque UBS, donnera une communication portant sur «la lecture des marchés financiers sous l’angle de la gestion alternative», suivie par celle du Dr Dhafer Saïdane, professeur à l’université de Lille 3 (France)qui traitera de la «privatisation bancaire et expériences maghrébines», ou encore M. Lawrence E. Penn III, directeur du Groupe Camelot (USA) dont l’intervention portera sur «la gestion des actifs : investissement alternatif et le private equity», alors que M. Adelkader Khennoussi, associé de la société Enhanceal (Paris) parlera de «l’harmonisation des moyens de paiments et interbancarité européenne domestiquée». Pour sa part, le

Dr  Lachemi Siagh, directeur général de la Société Strategica présentera une comunication sur les «turbulences financières et impacts sur l’économie algérienne», et enfin le Dr Mondher Chérif, professeur de finance à Paris II et BMU de Genève communiquera sur la «Private Equity et la création de valeur». La deuxième journée verra plusieurs autres interventions, notamment celles de M. Mourad Aït-Abdessalem, associé de la société Enhanceal (Paris) et M. Abdelkader Bousabaa, associé de la société Finance Factory (Paris) qui aborderont les questions de la «Banque de financements et d’investissements et l’appropriation optimale de l’activité financements structurés», suivie d’un atelier portant sur la question «Comment mieux appréhender et quantifier les risques liés à cette activité, l’apport des systèmes d’information intégrés», une présentation d’un modèle de financement de grand projet sera faite à l’occasion. «La gestion et le développement de grands projets» seront abordés par le Dr Jean-Daniel Clavel, consultant international et professeur BMU Genève, tandis que  le

Dr Dominique Xardel, professeur à l’Essec-Paris et Professeur BMU-Genève parlera de la «gestion stratégique des grands projets». Enfin, le Dr Yahia Zoubir, directeur Euromed Marseille et BMU Genève, traitera à son tour des «stratégies de négociation de gros contrats».

D’autres interventions auront lieu avec M. Wirz, consultant international et Professeur BMU Genève sur le «suivi des grands projets», M. Paolo Arioli et M. Salah El Doby, directeurs de la Société ISYS Banking Software (Genève - Suisse) surr les «nouvelles technologies au secours de la modernisation du système bancaire». M. Mohamed SFIH, directeur de Esmology USA, axera sa communication sur le «e-business, e-banking, e-trading, e-payment ou le commerce en ligne au service de la banque et de l’assurance» et enfin le Dr Jaouad Kerdoudi, président de l’In-stitut méditerranéen en Relations Internationales, posera le problématique du quelles perspectives pour le projet d’Union Méditerranéenne? La remise d’un prix au meilleur entrepreneur de l’année sera organisée en partenariat avec l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (ANSEJ). Le 5e forum international de la finance, réalisé par le Forum des Compétences Algériennes en Suisse (FCAS), aura lieu la mi-mai 2009, selon les organisateurs.  

F. M.

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