Hommage à Mahmoudi

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Archives / L'édition en PDF/ Emploi / Immobilier

12/05/08

 

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10-11 et 12 décembre 1960

«L’Algérie du pardon et non de la haine»

Economie

Les méfaits d’une gestion assistée

Blanchiment d’argent

Les ramifications

d’un fléau

 

Bilan de l'année2007


La une

  LA SAGA

DE LA SEMAINE

Omar Adim propriétaire de «Adim Complexe»

Un investisseur pas comme les autres

(17-12-07)

 

Mourad Benouniche, gérant  du Traiteur

«Le Délice» 

 

Au service des fins gourmets

(10-12-07)

 

Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

L’artisan de l’année

(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

Enquêtes

Main-d'œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

Distribution de trousseaux et primes scolaires

C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

Les trafiquants s’installent dans le désert

Qui est derrière

le trafic d’opium ?

 

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A qui profite

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Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

 

Ces jeunes qui ne pensent qu’à partir

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Drogue en milieu scolaire

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A LA UNE


Le ministre de l’Habitat décidé

à remettre de l’ordre

«Mettre fin à la location des logements sociaux et AADL»

Noureddine Moussa a précisé que l'activité de l'agent immobilier est soumise au registre et au code du commerce, mais il s'est engagé à prendre en compte les propositions de la Fédération. Selon le ministre «seule la professionnalisation du secteur de l'immobilier est en mesure de couper l'herbe sous les pieds des courtiers».

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Les Titres A La Une

 

Malgré les mesures d'urgence du gouvernement

L’élevage du mouton en grand danger

 

Unité de grues de Béjaïa

L’APW demande au ministre l'annulation de la privatisation

 

Visite de Ghoul, Temmar et Benbada à Boumerdès    

L’autoroute Est-Ouest comme espace d’investissement

 

M'sila   

Le nouveau commerce détrône les produits du terroir

 

Université

1 300 000 repas servis par jour

 

Tizi ouzou

Un terroriste abattu à Aït Yahia Moussa

 

 Divers

 

Kouchner A la veille de sa visite à Alger

«Seule une mémoire apaisée peut nous faire avancer»

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a dit inscrire sa visite en Algérie dans un «esprit de renouveau». Il a indiqué, hier à l’APS, que l’Algérie est un «partenaire majeur» pour la France, ajoutant que l’Algérie est un «pays ami avec lequel nous avons énormément en partage».

Il estime, à propos du déplacement effectué en compagnie du président Nicolas Sarkozy lors de sa visite d’Etat, en décembre dernier que

«cette visite avait été l’occasion de redonner à nos échanges un nouvel élan». C’est dans cet esprit qu’il veut parler des nombreux projets à accomplir avec l’Algérie. En priorité, Bernard Kouchner évoque notamment la question cruciale de l’Union pour la Méditerranée.

«Vous savez que nous sommes très attachés à la réussite de ce projet» a-t-il indiqué, expliquant que le Président Sarkozy souhaite que l’ensemble des pays concernés par ce projet ambitieux, tant au sein de l’Union européenne que sur la rive sud de la Méditerranée, soient pleinement associés à sa conception. Car, dira le chef de la diplomatie française, il s’agit là d’une condition sine qua non du succès de cette entreprise. «L’Algérie a manifesté très tôt son intérêt pour le projet, et nous sommes aujourd’hui d’accord sur sa philosophie générale : privilégier une véritable approche partenariale et mettre l’accent sur des sujets concrets afin de ne pas retomber dans les écueils du processus de Barcelone», a-t-il fait savoir. 

Dans cette optique, l’Algérie fait évidemment, selon l’orateur,  partie des partenaires majeurs sur lesquels nous comptons beaucoup. Ses entretiens à Alger seront aussi l’occasion d’évoquer d’autres sujets d’intérêt commun, comme les relations de l’Algérie avec l’Union européenne, la question préoccupante du Proche-Orient dont l’objectif partagé est de voir naître un Etat palestinien viable.

Interrogé sur les domaines de coopération qui semblent intéresser les deux parties, le ministre des AE français a considéré que la coopération bilatérale a connu ces dernières années une montée en puissance intéressante. Et pour preuve, de nombreux projets ont vu le jour et méritent aujourd’hui, selon lui, d’être poursuivis et encouragés. La Convention de partenariat et le Document cadre de partenariat tracent, pour rappel, des perspectives pour les cinq prochaines années ; ils vont permettre d’inscrire les projets existants dans la durée, mais aussi de lancer de nouvelles pistes. «Ce dispositif constitue le cours de nos relations bilatérales : c’est à travers lui que pourra se développer l’amitié entre nos deux pays et entre nos deux peuples.»

«Ce qu’il faut souligner, c’est que nous souhaitons adopter dans ce domaine essentiel une approche fondée sur la concertation et le dialogue», a-t-il précisé, avant d’ajouter que «les projets sont définis ensemble et répondent aux besoins de l’Algérie d’aujourd’hui. Ainsi, nous travaillons beaucoup dans le domaine de l’éducation et de la formation, notamment à travers la mise en place d’un important programme de bourses, ou la formation de plus de 2 000 doctorants de français. Nous poursuivons également les projets liés à la modernisation de l’administration algérienne à laquelle nous sommes associés à travers la formation des cadres.»

«Nous voulons également porter l’accent sur l’appui aux médias, et, enfin, la coopération en matière de sécurité intérieure et de protection civile», a fait savoir l’hôte algérien qui ne manquera pas de relancer le partenariat et la coopération dans le nucléaire civil. «C’est un sujet auquel le Président de la République tient particulièrement», a-t-il dit. Le chef de la diplomatie française a révélé que plusieurs ministres feront le déplacement Alger-Paris, après celui de la minis-tre de l’Intérieur, selon une feuille de route à l’effet de suivre les réalisations et d’avancer sur un certain nombre de projets tels le domaine de la coopération énergétique, de la coopération économique et des investissements, des questions migratoires. «Nous avons remis à l’Algérie les archives audiovisuelles de l’INA en février dernier et un processus a été engagé pour la mise à disposition de celles de l’ECPAD, l’ancien service cinématographique des Armées.»

L’invité français a tenu à réitérer les positions du président Sarkozy et l’ambassadeur à propos du contentieux historique entre les deux peuples en affirmant que «c’est sur la base d’une mémoire apaisée et sereine que nous pourrons continuer à construire le partenariat d’exception qui caractérise, aujourd’hui plus que jamais, la relation franco-algérienne».         

Synthèse Fouad O.

 

Visite de Ghoul, Temmar et Benbada a Boumerdes

L’autoroute Est-Ouest comme espace d’investissement

Il  est aussi question d’investissement et de promotion des métiers de l’artisanat à travers la mise en œuvre du mégaprojet d’autoroute Est-Ouest. C’est à  une telle conclusion que l’on parvient  au terme de la visite d’inspection effectuée hier par le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul sur le site du projet du siècle, plus précisément sur le chantier de construction de 17,5 km traversant de bout en bout le territoire de la wilaya de Boumerdès. Qu’il soit dit d’emblée au passage, cette wilaya côtière s’est totalement refait une peau neuve après la catastrophe du séisme qu’elle a subi en mai 2003, au même titre d’ailleurs que d’autres circonscriptions du centre algérien. Le programme de reconstruction engagée par l’Etat et mis à exécution sous l’œil bienveillant du désormais ex-wali Ali Bedrici qui vient tout juste d’être nommé à Béjaïa a bel et bien permis à Boumerdès de se replacer sur la voie de développement. Et qu’il soit mis aussi en premières lignes ce fait indéniable, à savoir qu’en matière de réalisation d’infrastructures de base, Boumerdès n’est pas du tout laissée en marge ; mieux, cette wilaya a bénéficié de plusieurs projets d’envergure initiés par le département des travaux publics.  Il suffit de citer pour preuve le projet de construction de la deuxième rocade sud d’Alger démarrant de Zéralda  qui prend fin à Boudouaou, de même que l’autoroute Est-Ouest de passage par cette wilaya. Au cours de son déplacement hier dans la wilaya de Boumerdès, le ministre des Travaux publics était accompagné de deux de ses collègues du gouvernement. Il s’agit  de M. Abdelhamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement  et de M. Mustapha Ben bada, ministre de la PME-PMI et de l’Artisanat. La présence de ces deux ministres participe à l’idée d’encourager les opérations  d’investissement des deux abords de l’autoroute Est-Ouest de passage par Boumerdès, de même que la création d’espaces en vue de la promotion des métiers de l’artisanat. Il est prévu selon  le ministre des Travaux publics la mise en  place d’une soixantaine  d’aires de repos sur les deux bords de l’autoroute Est-Ouest. Amar Ghoul s’est  montré en outre très satisfait du taux d’avancement  des travaux d’avancement du tronçon sus-évoqué d’une longueur totale de 17, 5 km dont la réalisation est confiée à l’entreprise chinoise Cetic Crcc. M.Ghoul est en effet à son comble lorsqu’il se rend compte que le rythme des travaux a permis une avance de plusieurs mois par rapport au planning de livraison.

«Nous sommes en avance de plusieurs mois par rapport au planning, ce qui est très satisfaisant» a noté le ministre des Travaux publics. Ce dernier s’est également enquis du taux d’avancement des travaux du tunnel reliant la ville de Larbaâtach à celle de Lakhdaria et surplombant  la vallée de Bouzegza.    

Par Karim Aoudia

 

Unité de grues de Bejaia

L’APW demande au ministre l’annulation de la privatisation

L’APW de Béjaïa sort de nouveau de sa réserve. Elle vient de saisir le ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements au sujet de la privatisation de l’unité de grues de Béjaïa (UGB) dont les travailleurs ont observé un mouvement de protestation d’une semaine avant de le suspendre après la promesse faite par le secrétaire général de la Centrale syndicale, Sidi Saïd, de saisir le Chef du gouvernement.

En effet, l’Assemblée populaire de wilaya demande l’annulation sans délai du processus de privatisation de cette unité cédée à un privé que les travailleurs et la section syndicale soupçonnent de vouloir changer d’activité et d’exploiter l’assiette foncière à d’autres créneaux.

«C’est avec gravité que nous venons par la présente vous exprimer notre refus énergique de cette douteuse transaction et vous demander l’annulation, sans délai, de cet nième gâchis» peut-on lire dans la lettre de l’APW, signée par son président Ferhat Hamid.

Ce dernier a relevé auparavant «les affres des conditions politico-économiques sociales intenables et le chômage» qui poussent les jeunes à «se jeter à la mer».

Comme il est relevé aussi le paradoxe concernant les avantages accordés «à une petite Sarl de fabrication de cabines sahariennes à la place de l’unité de grues ENMTP de Béjaïa qui est totalement assainie et redressée au prix de grands sacrifices de ses dirigeants et travailleurs», note-t-on dans ladite lettre qui a été adressée également aux différentes autorités dont le wali de Béjaïa et le Chef du gouvernement.

Les rédacteurs du document observent par ailleurs que le capital expérience acquis en levage par l’entreprise va «s’évaporer avec le démantèlement de l’appareil national de production», tout en s’interrogeant sur les dizaines de familles des travailleurs qui vont souffrir de cette situation : «Comment peut-on assumer que des dizaines de familles des travailleurs soient condamnées à un sort inconnu?» fait-on observer.       

Tarek B.S.

 

Tizi ouzou

Un terroriste abattu à Aït Yahia Moussa

Un terroriste a été éliminé samedi soir vers 20 heures par les éléments de l’ANP au lieu-dit Imoulak, distant de 5 km du chef-lieu de la commune d’Aït Yahia Moussa (Tizi Ouzou), avons-nous appris de sources sécuritaires. Deux armes ont été récupérées par les forces de sécurité, à la suite de cette opération. Selon nos sources, un groupe terroriste est tombé dans une embuscade tendue par l’ANP et un violent accrochage s’en est suivi. Deux acolytes du terroriste abattu ont réussi à prendre la fuite après avoir abandonné le véhicule à bord duquel ils se trouvaient.

Nos sources n’ont rien révélé sur l’identité du terroriste dont le corps a été acheminé vers la morgue de l’hôpital Krim-Belkacem de Draâ El Mizan où l’identification se poursuivait toujours hier dans l’après-midi.

Par ailleurs, il y a une semaine, c’est un terroriste notoirement connu, S. Mouloud, qui avait rejoint le maquis, qui a été mis hors d’état de nuire dans une embuscade tendue par l’ANP près de la ville de Tizi Ouzou sur les monts de Harouza.  

Hamid M.

 

BOUKHALFA

Un étudiant retrouvé mort dans une cité universitaire

Le corps sans vie d’un étudiant a été découvert hier matin à la cité universitaire de Boukhlafa (Tizi Ouzou),  apprend-on auprès de sources sûres. La victime B. A., 22 ans, étudiant en 2e année de droit, a été retirée de la cave d’un pavillon de ladite résidence en état de décomposition, attestant son décès qui remonterait à plus de deux jours, selon nos sources. Le corps de la victime retrouvé pendu à une conduite de la chaudière à l’aide d’une écharpe a été acheminé par la Protection civile au niveau de la morgue de l’hôpital Nedir- Mohamed. Une enquête a été ouverte.

H. M.

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Le Commentaire

Par

Nadjib Stambouli

Une baisse de prix… anxiogène

Après la réaction spontanée pour saluer l’apparente célérité de la décision de stopper l’importation des viandes ovines, un regard sur le rétroviseur aura tôt fait de tempérer les ardeurs triomphalistes pour leur substituer un regard lucide sur le retard mis à réagir. En effet, autant l’on ne pouvait qu’être réconforté par ces mesures du conseil interministériel, agrémentées d’une injection massive d’orge et autres aliments du bétail, elles-mêmes assorties de tarifs soutenus par l’Etat et autres décisions convergeant vers l’objectif de sauvegarde du cheptel ovin en général et celui des brebis en particulier. Cette dernière «catégorie» est la première à risquer d’être décimée, et a déjà vu son prix baisser à une allure vertigineuse, baisse due à l’abattage massif, atteignant 250 Da chez le boucher, affiche qui n’a pas été vue depuis des décennies à un tel niveau d’«abordabilité». Les grandes villes des Hauts-Plateaux connues pour le grand élevage, M’sila, Boussaâda et Bordj Bou Arréridj sont les foyers d’où émanent ces nouvelles, certes soulageantes pour les petites bourses de la capitale et autres grands centres urbains, mais qui n’ont rien ressenti sur le portefeuille pour la simple raison que des charognards, experts en spéculation, ont aussitôt mis le grappin sur cette aubaine et acheté de grandes quantités de carcasses de brebis qu’ils revendent sur les étals aux prix d’avant, alignés sur ceux de l’agneau qui plus est, ce qui fait qu’ils sont triplement gagnants. Bref, la mesure d’interruption de l’importation vise à mettre le holà sur ce danger qui menace la survie même du cheptel algérien, déjà fortement mis à mal par le trafic de troupeaux à nos frontières. Il n’est certes jamais trop tard pour bien faire, mais cette question, portée par des reportages d’alerte parus ces derniers jours – notamment par des articles de l’APS qui ont judicieusement attiré l’attention des pouvoirs publics – n’est pas du tout un fait nouveau. Les premiers signes du risque remontent en réalité à la période de l’Aïd el Kébir, ainsi que révélé sur les colonnes de ce même journal, mais comme toujours, on attend l’exaspération des contradictions faisant d’un simple problème, un désastre national, c’est-à-dire qu’on attend l’aggravation des ravages, autrement dit le pourrissement, pour réagir. Si les pouvoirs publics n’avait pas réagi à la limite des temps impartis par la raison, «in extremis» comme on dit en jargon de football, on allait tout droit vers une catastrophe avec des ruines de gros éleveurs, chômage aggravé (il y a eu des cas de famine il y a quelques années) pour les  bergers et pasteurs saisonniers, dont ce job chez les nomades est la source de revenus, bref, une spirale de descente aux enfers dont on connaît le point de départ mais dont on ignore les cheminements à venir et dérives futures. La réactivité en temps réel, notamment face aux désastres, est un des critères premiers d’appréciation d’une gouvernance à l’écoute des moindres pulsations de la société. En ce cas, les pouvoirs publics ont réagi en temps réel, mais avec un sacré décalage entre le «temps» et le «réel», le tout inscrit dans une marque de fabrique                 nationale, sous le sceau de l’adage «koul atla fiha kheir» (chaque retard est signe de bien). Ceci dit, pour une fois qu’on assiste à une baisse consistante du prix de la viande, on trouve le moyen de s’en plaindre… Mais là est le charme de l’Algérie.

N.S.

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