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Une journée
d’été à Béjaïa
L’autre visage
de Yema Gouraya
La ville de Béjaïa
est devenue, par la force des choses, une zone de non-droit. Le
commerce ici ressemble à tout mais pas au nom qu’il porte. Une
anarchie règne à longueur d’année et surtout durant la période
estivale. Cette situation ne semble déranger personne et surtout pas
les autorités locales qui laissent faire. Ils sont de plus en plus
nombreux ces commerçants de «proximité» qui préfèrent installer
leurs marchandises dans les artères les plus animées pour plus de
gains. Des quartiers entiers sont squattés, notamment El Qods et
Iheddaden. Marchands d’effets vestimentaires, de fruits et légumes,
produits cosmétiques, quincaillerie et fantaisie envahissent les
passages et les trottoirs et le piéton est contraint de se frayer un
chemin. Du coup, des embouteillages se forment et les automobilistes
se mettent à klaxonner au point de déranger tous les habitants.
Voilà le décor planté dans nos rues à Béjaïa qui commencent à
étouffer avec l’arrivée des estivants et vacanciers ainsi que des
émigrés qui changent le rythme de la vie. En effet, il est vrai que
la ville est parée aux couleurs de l’Afrique avec le décor planté
pour les festivités organisées dans le cadre du 2e Festival
panafricain, notamment la danse, la musique, le tam-tam des troupes
du Mali, du Malawi et de l’Ethiopie, mais la vie est chère en été
au point où certains n’hésitent pas à dire que Béjaïa est «la ville
la plus chère d’Algérie». Il est évident que quand le nombre des
visiteurs augmente, la consommation augmente et ce sont les locaux
qui payent les conséquences. En effet, nos émigrés qui achètent tout
sans négocier sont un peu à l’origine de cette situation que les
commerçants trouvent intéressante pour dépouiller les gens de leur
fortune. Dès qu’il s’agit d’un étranger ou d’un émigré, les
marchands et commerçants se frottent les mains et doublent le prix
sans hésiter. C’est ce que nous avons constaté ces derniers jours.
Des scènes devenues monnaie courante devant la démission totale des
autorités chargées du contrôle. Il faut ajouter à cette situation
le problème d’hygiène dans les magasins qui pullulent de moustiques.
C’est le premier constat des vacanciers, que ce soit sur la côte-est
ou la côte-ouest, à Boulimat et Saket. Des restaurants et cafétérias
sont pleins de poussière et la saleté est devenue chose normale. En
ce qui concerne la route, les affaissements et glissements de
terrain survenus en hiver ne sont toujours pas réparés. Ce sont
juste de petits contournements avec des bornes en béton qui ont été
réalisés ces derniers jours. Des engins sont toujours sur les lieux
pour réparer la chaussée détériorée. L’entreprise qui a réalisé
cette route devrait être poursuivie en justice pour avoir posé du
bitume sur du remblai.
Par Hocine
Cherfa
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Energie
Chakib Khelil
en visite à Tizi Ouzou
Les réserves
pétrolières actuelles de l’Algérie sont équivalentes à celles de
1971. C’est ce que le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib
Khelil, a déclaré hier au cours d’un point de presse depuis Tizi
Ouzou où il était en visite de travail. Il a précisé qu’après 38
années de production et d’exportation, les réserves sont toujours
au même niveau grâce «à la technologie».
Le ministre parle
avec certitude pour avoir été le premier chef de département des
gisements au sein de la Sonatrach à cette époque.
Abordant le
méga-projet algéro-nigérian «Trans-Saharan Gas Pipeline» (TSGP), le
gazoduc transsaharien qui devra permettre de récupérer le gaz à
partir du sud du Nigeria et le transporter vers le Nord sera bel et
bien réalisé, quel que soit le coût de sa sécurisation à payer, a
souligné le conférencier tout en précisant que «c’est dans l’intérêt
des pays de la région de faire aboutir ce projet pour permettre une
présence des forces de sécurité dans cette zone». Il rappellera :
«Comme nous protégeons actuellement 1 600 km de gazoduc dans notre
pays, nous pouvons sécuriser les
4 000 km de ce
projet».
A une question sur
les zones à risques majeurs du fait de l’implantation des
installations pétrolières, M. Khelil a indiqué, comme première
mesure prise par le gouvernement, l’interdiction de construire à
proximité de ces installations sans respect des normes requises,
tout en tenant pour responsables ceux qui ont toléré que l’on érige
des bâtisses autour de raffineries et de zones industrielles, comme
le cas de la ville de Hassi Messaoud construite sur un gazoduc.
Le ministre de
l’Energie et des Mines n’a pas manqué de souligner l’avancée de
l’Algérie comparativement à d’autres pays exportateurs de gaz
naturel en matière de pénétration de cette source d’énergie en
citant l’exemple des pays comme l’Egypte, l’Argentine et la
Hollande, et évoquant le programme d’investissement de l’Etat dans
ce secteur. Enfin, pour l’actuel président en exercice de
l’Organisation des pays producteurs de pétrole, la réduction de la
production en décembre à Oran est la raison essentielle de la
reprise des prix du baril qui avaient atteint les 30 dollars pour
répondre à ceux qui soutiennent que l’Opep n’a plus de poids. Il
n’exclut pas une nouvelle baisse de la production à l’occasion de la
prochaine réunion du cartel à Vienne le 9 septembre prochain.
Hamid M.
Haut
TIZI OUZOU
Un mort par
noyade et un accident de la route
Un jeune s’est
noyé vendredi dans l’oued Sébaou, à hauteur du lieu-dit Oued Stita
dans la commune de Makouda, apprend-on auprès des services de la
Protection civile. La victime, A.K., âgée de 23 ans, se baignait
dans l’oued quand elle s’est noyée. Par ailleurs, hier vers 9 heures
du matin, le conducteur d’un engin de travaux publics a trouvé la
mort dans un accident près de Aïn El Hammam. Le conducteur, A.M.,
âgé de 25 ans, a perdu le contrôle de son engin qui a quitté la
chaussée et a terminé sa course dans un ravin.
H.M.
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Bac 2009 a Bejaia
La wilaya
classée parmi les 10 premières au niveau national
Le taux de
réussite au baccalauréat 2009 à Béjaïa est de 50,17%. Pour rappel,
15 248 candidats dont 4 243 libres ont passé cette épreuve. Le taux
enregistré cette année ne diffère pas beaucoup de celui des années
précédentes, notons-le. En effet, en 2008, le taux était de 56,06%,
en 2007 de 50,73%, soit quelques points de plus. A noter qu’un taux
important est enregistré au lycée Hafsa d’Akbou avec 68%. Par
ailleurs, Béjaïa est classée parmi les 10 meilleures wilayas à cette
session et le lycée Berchiche d’El-Kseur est classé 4e au niveau
national avec 83,33%. En 2006, il était à la 22e place. Les nouveaux
bacheliers peuvent dès aujourd’hui s’informer sur les modalités
d’inscription au niveau de l’université Mira de Béjaïa où des portes
ouvertes seront organisées pour préparer la rentrée universitaire.
H. C.
Haut
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