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L’AG du CRB n’a pas eu lieu

L’élection d’un président renvoyée aux calendes grecques

Nouveau stade de Tizi Ouzou

Sa délocalisation se précise

Karim Ziani

De l’humilité à en revendre

 

 12/09/06

 

 L’AG du CRB n’a pas eu lieu

L’élection d’un président renvoyée aux calendes grecques

Des sources proches de l'entourage des décideurs du Chabab, indiquent que ce directoire devrait poursuivre sa mission jusqu'à la fin de la saison en cours, et ce, pour fermer la porte à l'intronisation de Kalem, qui ne fait pas l'unanimité dans la famille belouizdadie.

L’assemblée générale élective du CR Belouizdad, qui devait se tenir dimanche soir à l’hôtel Mouflon d’Or de Ben Aknoun, a été avortée et n’a pas pu aller à son terme, en raison des divergences apparues entre les partisans des deux candidats déclarés, à savoir, Mokhtar Kalem, l’un des joueurs qui ont fait l’épopée du grand Chabab des années soixante-dix, et Ferhat Khemissa, un des membres fondateurs du club en 1962.  En effet, et dès que le président de la commission des candidatures, Djaballah, a révélé que la candidature de Khemissa était rejetée sous prétexte qu’elle a été déposée en dehors du délai imparti, c’est-à-dire le 2 août, une foire indescriptible s’est installée dans la salle, et les partisans de ce dernier s’en prendront à leur rival, Kalem, qu’ils traiteront de tous les noms, pensant que c’est lui qui a instrumentalisé la commission de candidatures et l’a poussé à rejeter la candidature de Khemissa. Une bagarre générale s’est ensuite déclenchée et les insultes et coups fusaient de partout. Devant l’impossibilité de tenir l’AG dans ces conditions fort hostiles, la commission des candidatures a décidé de suspendre les travaux et de renvoyer cette AG à une date ultérieure. Les règlements prévoient de refaire l’AG dans les 45 jours qui suivent, tout en désignant un directoire, qui dans le cas du CRB, devrait être présidé par l’actuel président par intérim, Yahia Hassani.  Toutefois, des sources proches de l’entourage des décideurs du Chabab, indiquent que ce directoire devrait poursuivre sa mission jusqu’à la fin de la saison en cours, et

ce, pour fermer la porte à l’intronisation de Kalem, qui ne fait pas l’unanimité dans la famille belouizdadie.

Kalem et Khemissa se rejettent la balle

Sitôt le calme revenu dans la salle, nous nous sommes approchés des deux candidats pour recueillir leurs impressions sur ce qui s’est passé, et pour situer les responsabilités des uns et des autres dans tout ce qui s’est passé.  Ainsi, le candidat Kalem qu’on qualifie comme candidat du MJS, sachant qu’il bénéficie du soutien du ministre, affirmera qu’il n’est pour rien dans ce qui s’est passé au cours de cette AG, regrettant par la même occasion les dépassements qui se sont produis dans ce conclave. «Ce n’est pas moi qui

ai demandé l’éviction de Khemissa que je respecte beaucoup. Sa candidature était antiréglementaire, et c’est ce qui a poussé la commission à la rejeter. J’estime qu’ils n’ont fait qu’appliquer la loi qui reste au-dessus de tous», indiquera Kalem, qui a souhaité que les gens mettent l’intérêt du club au premier plan. De son côté, l’autre candidat, Ferhat Khemissa, estime lui, que Kalem a tout fait pour l’exclure et se présenter en tant que candidat unique pour pouvoir l’emporter facilement. «Il est clair, Kalem ne voulait pas d’un adversaire dans cette AG, car il savait qu’il ne pouvait devenir président qu’avec ce procédé, et je pense qu’il a même tenté de s’appuyer sur la commission des candidatures et la DJS pour arriver à ses plans, mais malheureusement pour lui, sa tentative a échoué», soulignera l’ancien dirigeant et président de section, du temps du président, Mohamed Lefkir.  

Par ailleurs, et concernant la vie du club, on ap-prend que le retour du milieu de terrain du CRB, Madjid Benatia, devait s’effectuer hier, alors qu’aucune décision n’a été prise au sujet de l’entraîneur, Mustapha Biskri, qu’on dit dans de mauvais draps après la série de mauvais résultats enregistrés jusqu’à présent. Tout devrait se préciser lors de la  prochaine rencontre du championnat qui opposera le CRB au MCA, vendredi prochain, soit en match décalé en raison du retour tardif du Mouloudia, qui s’était déplacé au Yémen pour le compte de la Ligue des champions arabe, où elle avait réussi à imposer le nul face à la formation yéménite de Tillal.   

Anouar M.

 

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Nouveau stade de Tizi Ouzou

Sa délocalisation se précise

La délocalisation du projet de construction du nouveau stade de Tizi Ouzou, semble se préciser de plus en plus à en croire ces informations émanant des différents intervenants dans ledit projet. En effet, les coûts de terrassement de l’actuel site, sis à Boukhalfa, estimés par des techniciens spécialisés en la matière à plus de 150 milliards de centimes sont jugés très excessifs par rapport au montant de toute l’infrastructure en question. Puisqu’il s’agit de dégager du site actuel de pas moins de 1 million de m3 de terre. Alors que l’on estime que tout coût qui dépasserait les 40 milliards de centimes n’est que faramineux et surtout s’étalera sur une durée d’au moins une année. Cela représentera sans aucun doute aussi sur les délais de réalisation de ce stade de

50 000 places tant attendu par toute une région depuis déjà des années. L’attention des autorités quant à cette conséquence liée au choix de terrain a été déjà attirée il y a quelques mois par le bureau d’étude chargé du suivi de ce projet et auteur de l’esquisse, à savoir d’une architecture. Mais tout de même on a laissé la procédure d’étude des offres techniques et financières se faire.

D’ailleurs, on croit savoir qu’on est à la phase des évaluations financières. Une procédure qui pourrait s’avérer une perte de temps puisque l’approche des coûts de terrassement très élevés  est plus qu’une réalité. A moins que l’on accepte de mettre la bagatelle de 150 milliards de centimes, rien que pour cette étape dudit projet. Néanmoins, connaissant la rigueur du nouveau wali quant à l’utilisation des moyens financiers mobilisés par l’Etat au profit du développement local, on s’achemine droit à une délocalisation de ce stade fort probablement vers le terrain initialement avancé, à savoir Tadmaït. Ce dernier est tout indiqué pour accueillir un tel projet de l’avis des spécialistes en la matière. D’autant que l’exemple est donné par des choix similaires retenus pour les stades de même type à Douéra (Alger) et Oran. En effet, les terrains en question sont de la même nature que celui de Tadmaït. Des choix qualifiés par les mêmes spécialistes de «judicieux» puisque ces projets avancent convenablement et pourraient bien être réalisés avant celui de Tizi Ouzou. Autre facteur plaidant pour l’option de déplacer le stade de Tizi Ouzou, c’est la disponibilité du bureau d’étude d’une architecture d’adopter l’esquisse à tout autre terrain sans grands changements.

En somme, ce qui est sûr aujourd’hui c’est la réalisation du stade de 50 000 places de Tizi Ouzou qui ne sera pas lancé avant la fin de l’année comme annoncé par les autorités locales il y a quelques mois.

Hamid M.

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Karim Ziani

De l’humilité à en revendre

Karim Ziani, auteur d’un doublé face au club parisien, le PSG , lors de la dernière journée du championnat de France est  en train de faire les beaux jours de Sochaux sous la direction d’un certain Alain Perrin. Ce dernier qui connaît parfaitement ses qualités est à l’origine de son intégration en Ligue 1 alors qu’il n’avait que 18 ans. Il faut dire aussi qu’il n’est pas donné à tout le monde de se classer au premier rang dans la Ligue 2 d’un championnat qui reprend du poil de la bête depuis notamment l’émergence de la sélection française dans le concert des nations européennes.

Ce jeune «beur» qui n’a de cesse de se faire grand plaisir à revêtir le maillot de la sélection nationale algérienne a vécu ces dernières semaines une mésaventure qui l’a contraint à ne pas faire le déplacement en Guinée pour avoir fauté, a-t-il reconnu, en se faisant expulser.

 Lui-même explique cette  dérive par «un geste naturel d’un Méditerranéen qui n’a pas admis d’être chambré par l’arbitre». Mais l’affaire n’est pas restée là puisque l’entraîneur national Michel Cavalli, par précaution, s’est passé de ses services pour le match qualificatif à la CAN 2008. «Je connais l’affaire Karouf qui a privé l’Algérie d’une coupe d’Afrique », a-t-il ajouté pour donner raison au coach national pour ne pas avoir pris de risques de le convoquer.

Ceci, évidemment ne l’a pas empêché de suivre le match à la télévision qu’il a trouvé d’ailleurs d’un bon niveau. «Ils ont été formidables», a clairement avoué Karim Ziani qui ajoute que tenir en échec une formation guinéenne qui est restée intraitable chez elle des années durant relève, selon lui, de l’exploit. De l’humilité, ce n’est pas ce qui manque à ce jeune talentueux footballeur qui avoue sans fausse modestie qu’il occuperait volontiers le banc des remplaçants des fois que le sélectionneur national trouvait qu’il ne répondait pas au schéma tactique.

«Croyez-moi, mon seul souci en venant jouer avec la sélection de mon pays est la victoire des Verts», a-t-il répondu à une question d’un confrère. En ajoutant qu’il était temps que l’Algérie reprenne sa place parmi les sélections africaines dans les différents rendez-vous continentaux.

Ferhat Zafane

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