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Placement de 100 milliards de dinars chez Khalifa Bank

La Cour suprême s’intéresse aux banques

Reprise des négociations avec les SGP

Les fédérations font pression

Sommet des non-alignés à Cuba

Bouteflika ce week-end à La Havane

Le Conseil des ministres s’est réuni hier

Les nouvelles priorités de Bouteflika

Gendarmerie nationale et Sûreté nationale

Des patrouilles mobilisées pour le Ramadan

Divergences sur l’issue de la charte

Nouveau test de solidité de l’Alliance

Attentat terroriste à Thénia

Hocine Ouadah, wali de Blida

«10 000 logements illicites recensés»

Les négociations avec la tutelle dans l’impasse

Le Syndicat des vétérinaires revoit sa stratégie

Sovimos, sise à Oued Smar

Sans salaire depuis 9 mois

Jumenterie de Tiaret

Le joyau délaissé

 

 12/09/06

 

Placement de 100 milliards de dinars chez Khalifa Bank

La Cour suprême s’intéresse aux banques

nLa Cour suprême doit rendre sa décision concernant les pourvois introduits par les avocats des 104 prévenus impliqués dans l'affaire de la caisse principale de Khalifa Bank.

Cependant, aucune date n’a encore été fixée, selon une source proche de ce dossier qui aura défrayé la chronique, ces derniers mois, à telle enseigne que le Chef du gouvernement sortant a qualifié ce dossier d’«escroquerie du siècle».

La Cour suprême qui est habilitée à intervenir à ce niveau de l’instruction pourrait demander à la chambre d’accusation de la cour de Blida un complément d’informations à l’étude faite sur l’instruction judiciaire de cette affaire, examinée lors de sa dernière session, ajoute cette source. Un complément qui pourrait être demandé sur, notamment, le dépôt par des banques publiques de sommes importantes d’argent chez Khalifa Bank, est-il encore précisé. A en croire cette source, cela concernerait les détails du placement de 10 000 milliards de centimes par trois banques publiques auprès de Khalifa Bank. Cette démarche qui sera suivie par la Cour suprême aurait pour but de vérifier la conformité de cette opération avec les lois en vigueur, selon toujours notre source. En plus clair, savoir si ces placements d’argent ont été effectués de façon légale ou illégale, et s’ils ne l’ont pas été après le retrait d’agrément à la banque de Khalifa Abdelmoumen. Pour rappel, la Banque de développement local (BDL) avait placé 4,6 milliards de dinars dans Khalifa Bank. De son côté, la Banque algérienne de développement rural (BADR) avait placé 2 milliards de dinars, et pour sa part, la Banque nationale d’Algérie (BNA), 3,4 milliards de dinars.

La chambre d’accusation de la cour de Blida a innocenté 20 des 124 accusés par le parquet de Chéraga dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank.

La date du procès relatif à cette affaire n’a pas encore été fixée. La seule certitude est qu’il se tiendra lors de la prochaine session criminelle, si l’on se fie aux déclarations faites par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz. Cette date sera fixée sur la base des suites qui seront données par la Cour suprême et la cour de Blida a indiqué, par ailleurs, notre source. La prochaine session criminelle démarrera dans cette cour qui abritera ce procès, en octobre prochain. Reste à savoir si ce procès se tiendra en présence des principaux accusés. A ce sujet, une autre source n’écarte pas l’éventualité de l’extradition, avant la tenue du procès, de trois des accusés sur les huit en fuite et faisant l’objet de mandats d’arrêt internationaux lancés à leur encontre par la justice. Ces accusés, qui pourraient être extradés vers l’Algérie, se trouveraient en France. Moins évident, du moins, compte tenu du paramètre temps, pour les accusés dans cette affaire, dont Abdelmoumen Khalifa, qui se trouve en Angleterre.    

M. Abi

 

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Reprise des négociations avec les SGP

Les fédérations font pression

Aussitôt relancées, les négociations entre les SGP et les fédérations de l’UGTA s’annoncent très chaudes mais décisives aussi, puisqu’il s’agit cette fois-ci de la dernière ligne droite pour les deux partenaires qui tenteront de trouver un terrain d’entente sur les questions, trop cruciales d’ailleurs, et qui étaient à l’origine du blocage des négociations, entamées il y a plusieurs mois.

La première réunion, tenue hier à la zone abritant plusieurs SGP à Hydra, a regroupé l’ensemble des SGP de la filière mécanique et métallurgie, celui de la SNTV aussi avec la fédération des travailleurs du secteur. D’autres réunions regroupant les filières commerce et tourisme, transport, textiles, BTPH et avec le syndicat national d’Air Algérie sont prévues au cours de cette semaine.

«Les représentants des SGP sont tenus de nous donner des réponses et de nous expliquer les raisons du refus de l’augmentation des salaires, chose que nous n’avons pas pu savoir par le passé», nous explique un membre de fédération de l’UGTA. «Ces négociations, poursuit notre interlocuteur, vont nous permettre de continuer le dialogue et de connaître surtout les nouvelles propositions des SGP concernant la hausse des salaires afin de lever le blocage», expliquera t-il.

Déjà, un climat de tension terrible commence à se faire sentir au niveau de l’UGTA. Craignant le rejet de leurs revendications salariales, notamment après la tournure qu’a pris le dialogue, les fédérations comptent monter au créneau et organiser des actions de protestation afin de faire valoir leurs droits qu’ils estiment tout à fait légitimes. Ainsi, pour faire pression et exprimer leur désarroi, né de la situation du secteur et des mauvaises conditions des travailleurs, la fédération du secteur mécanique et métallurgie compte organiser aujourd’hui un rassemblement des travailleurs devant la Maison du peuple. Ce rassemblement, annoncé il y a quelques semaines, fait suite à l’appel pressant qu’ont lancé les membres de cette fédération, sollicitant l’intervention rapide du secrétariat national de l’UGTA afin de débloquer la situation.

Après un retard énorme qu’a connu le début du dialogue, le syndicat national d’Air Algérie a enfin finalisé les discussions avec les P-dg de l’entreprise. «Nous avons élaboré une convention de branche et les négociations ont été gelées à cause des salaires», expliquera M. Balli, secrétaire général du syndicat national d’Air Algérie.

Pour étudier cette question, les deux parties sont convenues de la désignation d’une commission paritaire. «Ce point est lié à la situation financière de l’entreprise. La commission sera installée, au plus tard, aujourd’hui ou demain afin de poursuivre les négociation dans un cadre plus organisé», précisera t-il.

L’augmentation des salaires, selon certaines sources syndicales, est strictement tributaire de l’issue de ces négociations. Cette hausse n’est pas figée à 20%. Elle peut être plus importante comme elle peut être inférieure à ce taux suggéré par le ministère du Travail. «C’est aux syndicalistes de tenter d’arracher une augmentation importante, mais cela dépendra, bien évidemment, des bilans financiers des entreprises qui seront présentés par les SGP», a-t-on expliqué.

Les négociations qui prennent une tournure marathonienne se poursuivront donc jusqu’à la semaine prochaine. Le bureau du secrétariat national de l’UGTA compte organiser, demain, une réunion pour évaluer l’avancement des travaux. Une réunion qui sera, également, consacrée à l’examen des dossiers qui seront présentés à la tripartite. Un rendez-vous fixé pour la fin de ce mois en cours. Ce n’est pas fini !

Nouria B.

 

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Sommet des non-alignés à Cuba

Bouteflika ce week-end à La Havane

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, se rendra ce week-end à La Havane pour assister au 14e Sommet des pays non-alignés, prévu du 11 au 16 septembre, à La Havane et auquel prendra part une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Le président assistera également à la réunion du G15 dans la capitale cubaine, prévue les 15 et 16 septembre en cours.

Cette visite intervient, faut-il le signaler, suite à l’invitation faite par le président cubain, Fidel Castro, via son ministre des Affaires étrangères qui avait visité Alger en mars 2006.

Selon des sources diplomatiques algériennes, le chef de l’Etat poursuivra son périple au Venezuela à l’invitation du président Hugo Chavez. Ce dernier avait visité, rappelons-le, l’Algérie au mois de mai dernier. Au cours de leur rencontre, les deux chefs d’Etats, Bouteflika et Chavez avaient entretenus des discussions sur plusieurs dossiers notamment ceux liés à la politique pétrolière de l’organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP), les chantiers de l’intégration sud-américaine comme exemple à suivre dans la coopération régionale ainsi que d’autres questions d’actualité internationale.

Par ailleurs, le président de la République sera également attendu, ajoutent ces sources des services diplomatiques, au terme de sa tournée à La Havane et à Caracas, à New York, au siège des Nations unies. A ce propos, bon nombre d’observateurs estiment que le périple de M. Abdelaziz Bouteflika en Amérique Latine, revêt également un aspect économique soulignant, comme preuve, l’amendement de la loi sur les hydrocarbures, à l’instar de la politique de rationalisation des richesses initiée dans les pays de l’Amérique du Sud. Pour rappel, la dernière activité internationale du président algérien remonte à juillet 2006 à l’occasion de sa visite au Royaume-Uni.

M. K.

 

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Le Conseil des ministres s’est réuni hier

Les nouvelles priorités de Bouteflika

Le Président Bouteflika a tenu hier une réunion du Conseil des ministres dont l’ordre du jour a été consacré à l’examen de plusieurs points.

Pourtant celui qui était attendu, à savoir l’examen du bilan de l’application des mesures portant charte nationale, n’a pas été au menu de ce Conseil. Est-ce dire que le président réserve encore sa décision, s’agissant de la recommandation émise par le Chef du gouvernement et président de la Commission nationale de suivi de la mise en œuvre de la charte qui, à l’issue de sa réunion tenue mercredi dernier, avait émis le souhait de voir les délais prorogés au-delà des délais fixés. C’est ainsi que parmi les projets de loi examinés et approuvés, le Conseil des ministres s’est penché sur le projet de loi de finances pour 2007. Ce projet de loi s’inscrit dans le cadre du programme complémentaire de soutien à la croissance économique (PCSCE) pour la période 2005-2009. Il prévoit, au titre du budget de l’Etat, de mobiliser les ressources nécessaires à la couverture financière du programme d’équipement public et les dépenses induites par le fonctionnement des administrations publiques pour un montant de

3 583,75 milliards de dinars se répartissant en 2 048,81 milliards de dinars pour l’équipement et 1 534,94 milliards de dinars pour le fonctionnement. Il est à noter que ce projet de loi de finances pour 2007 intervient dans un contexte caractérisé, notamment, par une croissance économique de 5,2 % , la poursuite de la tendance au confortement des équilibres macro-économiques et financiers à travers une inflation contenue dans la limite de 3,5 % , la prise en charge des indemnités déjà décidées au profit des fonctionnaires et le relèvement du seuil des pensions de retraite. La révision à la hausse de la quote-part de la TVA intérieure revenant aux communes, la révision des mesures fiscales. En matière fiscale, le projet de loi prévoit, dans un souci de simplification, l’accessibilité et de transparence, de remplacer les impôts et taxes auxquels sont soumis les contribuables éligibles au forfait par un impôt unique (impôt forfaitaire unique) regroupant l’Impôt sur le revenu global (IRG), la Taxe sur l’activité professionnelle (TAP) et la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cette mesure bénéficiera à près de 1 million d’assujettis. D’autres mesures fiscales sont proposées. Intervenant à la suite des débats, Bouteflika a mis l’accent sur

«le renforcement significatif, à travers les dotations inscrites au budget de fonctionnement de l’Etat, des effectifs de plusieurs secteurs de l’administration publique, se traduit par l’augmentation importante des charges financières, induites notamment par la création de postes budgétaires et la valorisation des rémunérations des fonctionnaires qui pèseront désormais de manière permanente sur le budget de l’Etat, doit trouver son corollaire dans une amélioration substantielle du fonctionnement et du rendement des services publics ainsi que dans la qualité des prestations servies aux usagers. «Aussi est-il attendu des responsables et agents concernés par la gestion de ces services de prendre en charge les besoins de ces usagers et de satisfaire à leurs attentes, notamment, en termes d’amélioration de la sécurité des personnes et de la protection de leurs biens, de fonctionnement du service public judiciaire, de qualité des prestations éducatives, de santé et d’une manière plus générale de conditions et de cadre de vie des citoyens. Sur la nécessité pour les responsables concernés par la conduite et la supervision des projets inscrits au titre du programme complémentaire de soutien à la croissance économique de veiller scrupuleusement au respect de tous les engagements souscrits et de prendre des sanctions qu’ imposent les manquements éventuellement constatés, notamment en matière de non-respect des délais de livraison des ouvrages et de manquement aux normes de qualité requises, d’autant que les contraintes de financement, d’outils et de moyens de réalisation ont été levées.»  Par ailleurs le Conseil des ministres a examiné et approuvé le projet de loi relatif aux coopératives d’épargne et de crédit. Ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de la modernisation du système financier et de la diversification de ses acteurs. Le but recherché à travers la mise en place de ces coopératives est d’offrir à leurs membres les services financiers qui ne leur sont pas accessibles auprès des prêteurs commerciaux, soit à cause du faible niveau du revenu, de leur culture financière ou de leur éloignement géographique et de favoriser la bancarisation du plus grand nombre de populations. Le président a tenu à mettre l’accent sur la nécessité de protéger l’épargne des adhérents à travers la mise en place de mécanismes interne et externe de contrôle qui doivent veiller à la bonne gestion de ces coopératives et à la préservation de l’intérêt des adhérents dans le respect des lois et des règlements en vigueur.

Le Conseil des ministres a examiné et approuvé les projets de décrets présidentiels portant ratification de projets de décrets présidentiels dont l’un porte sur la création du Commissariat général à la planification et à la prospective est institué en tant qu’administration spécialisée jouissant de l’autonomie financière. Il est chargé d’assister le gouvernement dans le choix et l’élaboration de sa stratégie dans les domaines du développement économique, social et spatial. Au regard de ses mission, le Cnes n’a plus de raison d’être. Le Conseil des ministres a entendu une communication relative au contrat se rapportant à l’autoroute Est/Ouest.

Selma M.

 

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Gendarmerie nationale et Sûreté nationale

Des patrouilles mobilisées pour le Ramadan

A chaque ramadan, les vols et les agressions augmentent, en même temps que le trafic de drogue. Pour les services de sécurité, l’un ne va pas sans l’autre.

Les enquêteurs des services de sécurité en charge de la lutte contre la criminalité et le banditisme, connaissent parfaitement cette réalité : la non commercialisation de boissons alcoolisées au cours du mois de Ramadhan favorise le trafic et la consommation de psychotropes et drogues.  Depuis plusieurs années, une hausse dans la demande de psychotropes et de drogues est enregistrée par les services de sécurité durant le mois de carême. De même, et sans que l’on puisse exclure un lien direct avec cela, on note aussi une hausse dans le nombre d’agressions et de vols durant ce mois sacré. Cela engendré par la consommation de ces barbituriques et stupéfiants. Une réalité et une expérience qui motivent la DGSN et la Gendarmerie nationale à prendre certaines mesures pour faire face à cette situation durant le mois de Ramadhan qui arrive à grands pas. Ainsi, d’ores et déjà, des mesures de déploiement sur le terrain sont prises par ces corps de services de sécurité, dont la multiplication de barrages et de patrouilles, pédestres et motorisées, dans les marchés et autres lieux publics. « Il ne s’agit nullement de mesures prises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme puisque le dispositif existant, jusque-là, a prouvé son efficacité et la réalité sur le terrain ne nécessite pas un renforcement », disent des sources sécuritaires qui expliquent que le déploiement qui sera mis en place concerne la lutte contre la criminalité et le banditisme.

Dans la wilaya d’Alger qui compte entre 12000 et 13000 policiers, les groupes mobiles anti-criminalité (GMAC) participeront aux patrouilles pédestres et motorisées aux cotés de milliers d’autres policiers. Des barrages inopinés seront dressés de façon rotative. Dans cette seule wilaya, au moins 5000 policiers participeront à ces dispositifs spécial Ramadhan pour assurer la sécurité des citoyens et faire face aux agressions et vols, croit savoir une source crédible.

La Gendarmerie nationale renforcera sa présence et ses barrages sur les routes afin de tenter de saisir des quantités de résine de cannabis qui pourraient inonder le pays à partir des frontières marocaines durant ce mois du jeune.

« Les trafiquants de stupéfiants tiennent à tirer profit de l’absence de commercialisation de boissons alcoolisées et augmentent les prix des psychotropes durant le mois de carême.

Ce qui rend ces mesures nécessaires», ajoutent ces sources selon lesquelles « un psychotrope qui est vendu par ces réseaux au prix de 50 D.A l’unité est écoulé presque au double de ce prix au cours de ce mois de carême ». des descentes sont planifiées par la police et la Gendarmerie nationale un peu partout sur le territoire nationale, sur la base de plans préalablement établis prenant en considération les zones susceptibles d’abriter du trafic de psychotropes et de stupéfiants, selon ces sources.       

M. Abi

 

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Divergences sur l’issue de la charte

Nouveau test de solidité de l’Alliance

L’Alliance semble peiner à s’entendre sur les grands dossiers du président de la République, mais continue d’afficher sa soi-disant parfaite entente. Cela est d’autant vrai qu’à chaque fois qu’on entend un parti de l’Alliance exprimer une position vis-à-vis d’une question donnée, son allié riposte par une adversité pour le contrarier, quand ce n’est pas pour s’y opposer. On l’a vécu avec l’augmentation des salaires et la révision constitutionnelle. La mise sur le tapis de l’amnistie relance un autre débat qui mettra encore une fois dos à dos les alliés FLN, MSP et RND. L’Alliance est en passe de subir un autre test de cohésion entre membres du même pôle politique. Profitant de la présidence tournante de l’Alliance, Abou Djerra Soltani a eu ce malin plaisir à relancer son sujet de prédilection : l’amnistie générale. Si l’ordre du jour de cette réunion ordinaire qui s’inscrit dans le cadre de concertations entre le triptyque Belkhadem-Soltani-Ouyahia n’a pas été rendu public, il est évident que le président du MSP ne manquera pas l’occasion d’aujourd’hui pour remettre la question de l’amnistie sur la table des discussions, surtout que le bilan de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, différemment apprécié, est établi et que la suite du processus dépend de la décision du président de la République. Ajouter à cela la réaction de l’instance exécutive de l’ex-FIS à l’étranger et le président des parlementaires exilés. Kébir, D’hina et Haddam montent la pression ces derniers jours en multipliant les déclarations pour tenter de «régler les pendules» à l’ère d’une amnistie. Mais les avis sur ce sujet  divergent déjà. Si le FLN s’en tient à la décision du président de la République, le RND jusque-là intransigeant sur la question, ne semble pas céder devant les caprices des «Fissistes» et le vœu contradictoire de Soltani, si l’on croit son SG, Ahmed Ouyahia qui avait rappelé, fin août depuis Tipasa qu’il ne souhaiterait pas «un retour aux années 1990». Aujourd’hui donc, les alliés se concertent pour concilier des visions. Le débat peut s’installer de nouveau. Et encore une fois la décision finale est entre les mains du chef de l’Etat.

Salah Bey

 

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Attentat terroriste à Thénia

Dans la soirée de dimanche, aux environs de 20h30, au lieudit Aïn el hdjel, situé entre Thénia et Tidjelabine, un groupe terroriste armé s’est attaqué à un convoi de la Gendarmerie nationale qui se dirigeait vers la capitale.

Les faits se sont déroulés sur le bord de l’autoroute, à un endroit où était enfouie une bombe artisanale. Actionnée à distance pour exploser, la bombe a causé des dégâts matériels et de légères blessures aux éléments de la gendarmerie.

Une fusillade s’en est suivie et a duré environ 20 minutes, provoquant une panique générale parmi les automobilistes qui abandonnèrent leurs véhicules pour se mettre à l’abri, dans les buissons environnants.

K. A.

 

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Hocine Ouadah, wali de Blida

«10 000 logements illicites recensés»

Après avoir été sans wali durant plus de dix mois, la wilaya de Blida a vu, en mars dernier, la nomination d’un nouveau wali, en la personne de Hocine Ouadah.

Depuis son installation, ce fonctionnaire à la riche et longue expérience dans la gestion des collectivités locales, n’a cessé de s’informer sur cette wilaya en s’enquerrant sur les possibilités à mettre en œuvre et sur l’état d’avancement des projets de développement lors de ses visites de travail à travers les 25 communes aux potentialités diverses. Historiquement, la wilaya de Blida fut, au lendemain de l’indépendance, une daïra de la wilaya d’Alger, avant d’être élevée au rang de wilaya en 1974. Depuis, douze walis se sont succédé à lsa tête. Nous nous sommes approchés de Hocine Ouadah qui a bien voulu nous parler des potentialités que recèle cette wilaya, de son rôle dans le développement, mais aussi des perspectives.

 

Entretien réalisé par

Par Ahmed B. Mohamed

 

Le Jour d’Algérie : Quelle appréciation avez-vous tiré de vos différentes sorties depuis votre installation à la tête de la wilaya de Blida ?

M. Hocine Ouadah : Je tiens, tout d’abord, à souligner que la wilaya de Blida ne se différencie en rien par rapport à d’autres wilayas du pays, car beaucoup de choses ont été faites et c’est ce qui lui permet d’être aujourd’hui une wilaya convoitée, notamment par de nombreux investisseurs. Si par le passé les sollicitations des citoyens se résumaient à trois volets : le désenclavement, l’eau et l’électrification, aujourd’hui, ces mêmes populations avancent d’autres arguments et demandent des infrastructures socio-culturelles ou de nouvelles installations sportives, une demande qui se répète et qui devient une préoccupation. La wilaya ne connaît pas de problème d’enclavement. Elle dispose d’un taux élevé d’électrification, estimé à 100%, d’un bassin hydrologique et d’un réseau routier performant. Il y a certes des problèmes qui subsistent. Néanmoins, des efforts sont entrepris dans le cadre de la rénovation et du renforcement du réseau d’alimentation en eau potable, de l’éclairage public et l’amélioration du cadre de vie des citoyens. En somme, les gros problèmes sont bien cernés et certains ont déjà trouvé leurs solutions.

 

Servant d’arrière-garde pour la capitale, pensez-vous que la population de Blida dispose de moyens qui lui permettent de jouer son rôle ?

De mon point de vue, Blida est devenue une périphérie de la capitale, au vu du véritable tissu urbain qui s’est tissé entre les deux collectivités. L’important programme de logements sous toutes ses formes, initié par le président de la République, vise d’abord à encourager la fixation des populations en dehors des grandes agglomérations ; ce qui permettra d’arrêter à court terme l’exode, en particulier vers la capitale et c’est cela le rôle d’une wilaya périphérique, comme celle de Blida. Notre mission nous incite à revitaliser les espaces et en particulier les espaces ruraux, ce qui devrait provoquer l’effet inverse pour les populations à la recherche d’un emploi ou d’un logement. Ceci implique aux villes concernées à répondre à la demande sociale à travers une plus grande accessibilité au programme habitat, à travers un meilleur produit, notamment dans la formation, l’éducation et la santé.

 

Il est dit que la wilaya de Blida est une collectivité riche. Or, elle se caractérise par un manque flagrant de moyens de développement. Comment pensez-vous y remédier ?

Riche oui, mais pas au point où elle peut se passer de l’aide de l’Etat. Ne l’oublions pas, l’effort de développement est coûteux, et quelles que soient les ressources qu’elle peut mobiliser sur ses propres budgets, il restera toujours en deçà de ce qui est nécessaire aux différents secteurs d’activité. Il faut retenir que la part des budgets, aussi bien des communes que de la wilaya, est très intéressante dans la mesure où elle constitue un appoint indispensable. D’ailleurs ceci a permis d’améliorer les conditions de fonctionnement des établissements scolaires et la prise en charge d’un certain nombre de programmes à caractère social. Mais on peut faire mieux, car il s’agit d’une région extrêmement active et où les gens sont dynamiques et entreprenants. La contribution des élus de l’APW, des APC et les cadres de l’administration, un effort commun a permis une revalorisation des financements locaux. Ce n’est nullement l’effet du hasard mais c’est grâce à une plus grande activité et une plus grande contribution pour le recouvrement de la fiscalité que des résultats probants ont été obtenus. Reste qu’on peut faire mieux avec une plus grande rigueur dans les actions a entreprendre. Ceci me permet de vous dire qu’un effort a été entrepris, de concert avec les élus de l’APW, ce qui a permis de dégager la bagatelle de 9 milliards de centimes sur le budget de wilaya pour la réhabilitation des établissements scolaire, une somme venue s’ajouter aux 17 milliards dégagés par l’Etat. Les citoyens profitent en quelque sorte de cette richesse, quoique de meilleurs résultats étaient attendus, surtout que la situation sécuritaire s’est améliorée, qu’une redynamisation de l’activité industrielle est relevée sans oublier la reprise de l’activité agricole. Il en est de même pour les autres secteurs créateurs d’emploi. Il est connu que le produit local ne peut suffire, mais le produit de l’activité de tous est dépensé à bon escient. Sachant que le logement et le travail constituent l’épine dorsale dans le programme de développement d’une wilaya.

 

Le logement et l’emploi sont les problèmes majeurs que connaissent les wilayates du pays. Pour Blida, pensez-vous être en mesure de répondre aux attentes de la population ? Et d’une façon plus précise, sur quoi allez-vous concentrer votre action de développement ?

L’un des objectifs assignés aux différents programmes est celui de créer l’emploi à travers un nombre extraordinaire de chantiers. Il est incontestable que des entreprises sont demanderesses de travailleurs, néanmoins un déficit chronique de main d’œuvre est constaté. Nous avons affaire à des universitaires, mais nous essayons d’encourager ceux ayant suivi un enseignement scientifique et technique en les encourageant à créer leur propre entreprise. Les jeunes doivent opter pour des créneaux porteurs tels que le BTPH ou l’agriculture. Pour ce qui est du logement, la demande est importante, et une crise datant de plusieurs décennies ne peut être résorbée du jour au lendemain. Le logement social participatif demeure une véritable alternative au logement social car il offre une voie sûre aux demandeurs disposant de moyens, sans compter le programme AADL et l’aide à l’habitat rural qui permet aux populations d’être fixées au niveau de leur lieu de travail. Toute cette combinaison du programme habitat permettra à court terme de résorber la crise. Pour Blida, qui vit un problème assez complexe dû à l’exode forcé qui s’est traduit par la construction de plus de 10 000 constructions illicites, une solution est recherchée pour accorder des aides aux populations rurales et les encourager vers le chemin du retour. Quoiqu’il en soit, il est envisagé d’ici la fin de l’année prochaine de réceptionner quelques 5 000 logements sociaux auxquels s’ajouteront 2 000 à

3 000 logements LSP sans oublier le programme d’habitat rural, une action sans précédent.

 

Pour la population du chef-lieu de la wilaya, vous avez entamé votre mission avec «une main de fer dans un gant de velours». Vous avez lancé l’opération Blanche Algérie. Peut-on affirmer que la ville de Blida connaîtra un programme soutenu en matière d’environnement ?

 

La conjoncture douloureuse qu’a connue la wilaya de Blida a dénaturé cette wilaya au plan de l’hygiène, ce qui a nécessité d’engager un véritable programme de réhabilitation. En effet, un programme est engagé avec les élus du chef-lieu de wilaya, afin que cette ville retrouve sa véritable place. Un programme a été établi concernant l’éclairage public, la réfection du réseau AEP ainsi que la réhabilitation des quartiers d’habitation par une reprise de la voirie afin que les habitants puissent circuler à travers les artères de la ville pendant la saison des pluies sans mettre de bottes.

 

Avez- vous un message à transmettre à la population  de la wilaya ?

Je demande à la population de la wilaya de Blida de nous aider car on ne pourra jamais discuter du cadre bâti alors que des gens continuent a construire illicitement. On ne peut parler de rétablissement de l’ordre alors que des gens continuent à squatter les rues et les trottoirs.

Beaucoup de choses nous attendent pour donner a cette wilaya sa véritable place et on ne pourra les réaliser qu’avec le concours de tous.

  1. B. M.

 

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Les négociations avec la tutelle dans l’impasse

Le Syndicat des vétérinaires revoit sa stratégie

 «C’est le conseil national du syndicat qui décidera des actions à entreprendre dans les jours qui viennent».

Le bras de fer opposant le Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique (SNVFAP), au ministère de l’Agriculture et du Développement rural est, selon toute vraisemblance, loin de vivre son épilogue. C’est du moins ce que l’on peut traduire des propos d’un membre du bureau national de ce syndicat, que nous avons contacté hier. Le chargé de l’organique au sein du SNVFAP, le Dr Djamel Sayad, déclare en effet que «la plate-forme des revendications socioprofessionnelles de la corporation des vétérinaires relevant de l’administration publique, négociée avec le ministère de tutelle demeure sans suite». A cet effet, notre interlocuteur fait savoir que les commissions locales de l’organisation des vétérinaires reprendront leurs travaux dans les tout prochains jours en vue de préparer la tenue du conseil national qui aura lieu, poursuit-il, avant le mois de ramadan.

«C’est le conseil national du syndicat qui décidera des actions à entreprendre dans les jours qui viennent», indique M. Sayad. Tout en soulignant que le recours à la protestation n’est pas à écarter, le représentant des vétérinaires de la Fonction publique ajoute que «nous avons une plate-forme de revendications légitime que le ministère doit satisfaire». D’après le SNVFAP, «le département de Saïd Barkat refuse d’ouvrir les portes à un dialogue franc et constructif avec les représentants des médecins vétérinaires». A ce propos, on conteste le fait que «la corporation des vétérinaires relevant de l’administration publique est lésée. Depuis la création de notre syndicat en 2004, nous avons entamé au départ une série de rencontres avec le ministère en vue de trouver une issue à nos doléances, en vain. La commission mixte (ministère-syndicat) installée au mois de février 2005 n’a pas eu les objectifs escomptés, à savoir la satisfaction de la plate-forme des revendications socioprofessionnelles des vétérinaires du secteur public». Le ministère de tutelle a pourtant reconnu la légitimité des revendications dudit syndicat. Parmi elles, il y a lieu de citer la révision à la hausse de l’indemnité spécifique globale, l’indemnité de contagion et de pénibilité ainsi que l’indemnité de documentation. «Nous sommes un corps comme celui des médecins, des pharmaciens et des dentistes. Par conséquent, nous devons avoir le même régime indemnitaire que nos confrères», s’accordent à dire les médecins vétérinaires. Or, le département de Saïd Barkat estime que les doléances du SNVFAP ne font pas partie de ses prérogatives. Selon lui,

«la plate-forme de revendications du SNVFAP dépend du Chef du gouvernement ainsi que du statut actuel de la Fonction publique». Il est à noter que le SNVFAP, créé en 2004, après avoir épuisé toutes les voies du dialogue, a eu recours à plusieurs actions de protestation, mais sans aucun résultat.      

M. K.

 

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Sovimos, sise à Oued Smar

Sans salaire depuis 9 mois

La colère ne cesse de gagner le terrain au milieu de la population qui met en avant son désarroi. L’exemple édifiant est celui des travailleurs exerçant au sein de la société de viabilisation et de maintenance (Sovimos) installée à Oued Smar à l’est d’Alger.

Au moins 160 travailleurs n’ont pas perçu leurs salaires depuis maintenant neuf mois. En guise de protestation, ils ont observé un sit-in depuis samedi dernier dans l’enceinte de la, Maison du peuple à Alger. Reçus par le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd au  mois d’août écoulé, ces travailleurs n’ont que «des promesses», à en croire les propos de

M. Bourouh, chargé de l’organique au sein de la section syndicale de Sovimos, rencontré hier au siège de la Centrale syndicale.

Il nous explique d’un air soucieux que depuis l’audience qui les a regroupés avec le numéro 1 de l’UGTA «rien de concret n’a encore vu le jour» jusqu’à maintenant. Notre interlocuteur ajoutera que le SG de l’UGTA a chargé, de son côté, la fédération des bois et bâtiment afin d’agir pour régler définitivement la situation financière de ces travailleurs. D’autant plus que le mois de ramadan frappe aux portes. «Nous ne savons plus à quel saint nous vouer. Ce n’est pas normal. On nous laisse tomber sans bouger le petit  doigt !», s’écrie un groupe de travailleurs, avant d’étaler, chacun à sa manière, une anecdote «malheureuse» de la vie qu’ils mènent depuis neuf mois sans salaire. Le chargé de l’organique explique, pour sa part, que l’entreprise n’est pas déficitaire; de fait il ne voit pas pourquoi leurs salaires n’ont pas été débloqués depuis des mois. Par contre, il relève que la société a des créances d’intergroupe de l’entreprise mère Segecor. L’autre argument avancé par les protestataires, retrouvés au siège de l’UGTA, est celui des créances envers une autre filiale sous l’appellation Batos dissoute, selon eux, au mois d’avril. Ils soulignent aussi que le groupe Erca a épongé les dettes de cette entreprise dissoute. «Chose qui n’a pas

été concrétisée ensuite» signalent-ils. Un autre problème vient s’ajouter à la liste «des malheurs» de ces travailleurs, ayant trait aux dettes amassées d’un volume important. Ce qui a conduit les fournisseurs à attaquer en justice les responsables de Sovimos. Les fournisseurs soulignent que ces travailleurs, ont eu gain de cause par la suite, ce qui a contribué pleinemen aux difficultés financières de la société. Concernée par le programme de privatisation, Sovimos a fait l’objet en décembre 2005 d’un premier avis d’appel d’of-fres. Mais celui-ci s’est avéré infructueux. Un autre avis d’appel d’of-fres a été lancé, mais les travailleurs en ignorent les résultats, indique-t-on aussi. Ces derniers menacent, par ailleurs, d’organiser d’autres actions dans le but de faire aboutir leurs revendications. Ils menacent même de ramener leurs familles au siège de l’UGTA.

Kahina Benarab

 

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Jumenterie de Tiaret

Le joyau délaissé

Le Haras national Chaouchaua ou la jumenterie de Tiaret, a été créé le 23 décembre 1877 par le ministère de la Guerre français afin de sélectionner et produire des étalons destinés à peupler les stations de monte et pour les besoins en chevaux très importants à l'époque pour l'armée coloniale pour l'agriculture et le transport.

Les agents de l’administration coloniale avaient donc sillonné le Maghreb de bout en bout à la recherche de la terre et du climat idéaux pour l’élevage équin et le dernier choix a été porté finalement sur la région de Tiaret, vu les immenses particularités et richesses qu’elle offre. Il faut dire qu’ils ont été bien devancés dans cette idée par… l’émir Abdelkader qui avait déjà utilisé la région comme zone d’élevage des chevaux de sa légendaire cavalerie.

L’idée des Français étant alors d’importer de la Syrie l’améliorateur universel : le pur-sang arabe. Le croisement de ce dernier avec le cheval local le barbe qui vit dans la région depuis plus de huit mille ans a donné naissance à une race très particulière, celle de l’arabe barbe, cheval de guerre par excellence. «Il associe l’endurance, la beauté et la rapidité du pur sang arabe et la robustesse et l’intelligence du cheval barbe» explique M Benabdelmoumen Mohamed Saïd, directeur de la jumenterie. Sur les lieux, calme, beauté, ordre et enchantement. Ce sont les mots qui viennent à l’esprit, dès qu’on franchit l’entrée du Haras. Ici la nature règne en maître, un entretien des plus rigoureux est accordé aux arbres, aux fleurs et aux autres plantes des pelouses. Chose qui ne donne alors qu’un prolongement naturel à la beauté des collines boisées qui l’entourent. Un petit jet d’eau, orne la cour d’entrée, il abrite trois poissons. Leur présence est utilisée comme un indicateur sur la bonne qualité de l’eau. Un cheval a besoin par jour de 5 kg d’avoine ou d’orge et de 5kg de foin, en plus de la paille pour sa literie. Mais son hygiène corporelle et sa bonne santé sont les éléments les plus importants pour son bon développement. Le dernier volet est pris en charge par le service vétérinaire, composé de deux techniciens supérieurs, dont Mme Hadouche Zohra. En plus du bien- être des pensionnaires du haras, l’équipe s’occupe, par ailleurs, de la fécondité des juments et de la reproduction équine. Il y a lieu de signaler à ce propos que la jumenterie a introduit grâce à une convention de partenariat avec le Centre national d’insémination artificielle et de l’amélioration génétique (CNIAAG) pour l’introduction des biotechnologies, tel l’examen échographique et l’injection d’hormones. Cela pour avoir de meilleurs résultats en matière de reproduction des équidés. Ces nouvelles techniques ont permis alors d’augmenter le taux de fécondité des juments et d’atteindre cette année un taux de fécondité de 90 %, alors que la norme en Europe est de l’ordre de 80%».

A l’intérieur du Haras

La visite de la jumenterie commence par les paddocks qui contiennent les juments et leurs jeunes poulains. Ces derniers n’ont pas encore atteint l’âge d’être sevrés et profitent donc de la présence et de l’amour de leur mère. Le coin sevrage abrite les poulains qu’on sépare de leur mère au bout du sixième mois. Une séparation qui plongera pour quelques jours la jumenterie dans «une atmosphère terrible faite de cris et de hennissements déchirants», nous apprend

M. Abdelmoumen. Dans cette nouvelle étape de sa vie, le poulain se voit remplacer le lait maternel par de la luzerne, et bénéficiera de beaucoup de soins. Son développement sera suivi de très près. Chaque race de chevaux est désignée par une couleur de la plaque accrochée à l’entrée de chaque enclos et qui porte toutes les informations nécessaires sur le poulain et sur sa lignée. Ainsi, La couleur rouge est pour le pur sang arabe, la bleue désigne le barbe et la verte l’Arabe-barbe» explique Mme Zohra Hadouche. Par ailleurs, le service de l’état civil de la jumenterie qui a été créé en 1877 renferme toutes les données sur les chevaux qui sont passés par là ou qui y sont nés. «Il existe même des registres qui remontent à 1943», souligne le directeur avec fierté.

 En plus des vétérinaires, d’autres personnes interviennent dans la vie du cheval. Il y a lieu de citer les palefreniers, les entraîneurs et les jockeys sans oublier le maréchal ferrant qui s’occupe; quant à lui, des sabots des pensionnaires de la jumenterie. «Tous les fers utilisés sont fabriqués ici», souligne le directeur, qui ajoute «que c’est le bourrelier qui confectionne des selles, des mors et des bridons». Il est question d’un effectif total de 57 personnes,

L’ardoise à assainir

La jumenterie compte aujourd’hui un cheptel de l’ordre de 300 chevaux de races arabe et barbe et arabe barbe et assure une production annuelle moyenne de 60 poulains par an. Inscrite depuis 1995 au patrimoine historique du pays, elle occupe aujourd’hui un statut de ferme pilote et s’est spécialisée dans l’élevage équin et dans la vente de chevaux. Installée sur une superficie de 741 ha, la jumenterie, où des lignées célèbres ont vu le jour -l’histoire retient les poulinières Cherifa – Wadha – Nimrin, qui seront à l’origine des lignées polonaise, russe, maghrébine et française, et les étalons Bango-Ghalbane – Masbout – est laissée aujourd’hui entièrement pour compte.

La réorganisation des activités équestres vers les loisirs, a permis de redynamiser la production par la sélection vers le type coursier pour le Pur Sang Arabe, ainsi que d’autres spécialités équestres dont  l’équitation moderne, l’endurance, les jeux traditionnels et culturels, et les randonnées. La jumenterie possède sa propre écurie pour chevaux de course.

Une subvention, vite !

Mais, et malgré le fait qu’elle constitue le principal fournisseur de chevaux pour les courses hippiques et malgré son statut de mainteneur du type original à travers un capital génétique de grande valeur, la jumenterie de Tiaret a besoin de plus de considération. «Tout ici est géré avec seulement les produits de la vente de nos poulains et pouliches et qui sont injectés spécialement dans l’entretien des chevaux, et dans l’élevage. Nous avons besoin de subventions spéciales pour la préservation de la ressource génétique équine algérienne. Voyez vous- même, ce site qui date de l’ère coloniale n’a jamais été rénové et dans quel état il se retrouve aujourd’hui, et il est vraiment temps qu’il soit préservé. Nous avons reçu l’aide du FNDR, comme tous les agriculteurs de la région, mais ce n’est jamais suffisant» a déploré le directeur de la jumenterie.

Ainsi, la sauvegarde de ce bijou qui est le Haras de Chaouchaoua repose essentiellement sur l’apport de fonds spéciaux ou sur la mise en place d’une formule susceptible d’aider à sa préservation. Véritable joyau de l’Histoire et fleuron de l’élevage équin national, la jumenterie de Tiaret participe de manière active, au fonctionnement des courses hippiques en Algérie. Près de 700 chevaux de courses ont été injectés dans ce circuit depuis 1983. Elle a donc besoin que son blason soit redoré. Des élus locaux avaient même émis la proposition que soit construite dans les environs du site, une résidence présidentielle de sorte à aider au développement de l’élevage équin. D’autres ont proposé la mise en place de circuits équestres dans le cadre de la promotion et du développement du tourisme dans la région et grâce à quoi seront encore mieux rentabiliséscertains des chevaux de la jumenterie. Enfin, il y a la proposition d’encourager l’utilisation du cheval dans le transport des éléments de sécurité dans les maquis et les forêts et surtout dans l’agriculture.         H. G.

Festival équestre du Sersou 

On fête le cheval  à Tiaret

Le cheval, emblème de la wilaya  de Tiaret et  maillon important dans son histoire, sera à l’honneur du 21 au 23 septembre courant, à l’occasion de la tenue d’un salon régional  destiné à renouer avec une ancienne tradition qui a toujours fait la fierté des Tiaretis et au développement d’une discipline en vue de promouvoir la capacité du pur sang arabe. Il s’agit là d’une grande manifestation avec pour programme des concours de sauts d’obstacles, d’endurance, de  la fantasia, des courses hippiques et une vente des chevaux, pur produit de la jumenterie de Chaouchaoua. Les festivités se dérouleront au centre équestre Emir Abdelkader et au village équestre Khaled Ibn El Oualid. A signaler que les concours de sauts d’obstacles auquel vont participer 15 clubs, est une épreuve parrainée par la Fédération équestre internationale, dont l’Algérie est membre.

«Le tracé, le parcours et les conditions sont les mêmes à l’échelle internationale. Les résultats des concours vont définir notre classement mondial» a expliqué M. Abdelmoumen, directeur de la jumenterie de Tiaret.  117 chevaux et 177 personnes dont 117 cavaliers sont prévus pour le concours de sauts d’obstacles. Par ailleurs, un grand concours de fantasia  verra  la participation de 228 chevaux et 150 accompagnateurs, qui représentent 13 wilayas de L’Ouest en plus des 19 clubs de Tiaret. Les groupes de fantasia vont animer cette grande rencontre.

Habiba Ghrib

 

 

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