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Placement de 100 milliards de dinars chez Khalifa Bank
La Cour suprême
s’intéresse aux banques
nLa Cour suprême
doit rendre sa décision concernant les pourvois introduits par les
avocats des 104 prévenus impliqués dans l'affaire de la caisse
principale de Khalifa Bank.
Cependant, aucune
date n’a encore été fixée, selon une source proche de ce dossier qui
aura défrayé la chronique, ces derniers mois, à telle enseigne que
le Chef du gouvernement sortant a qualifié ce dossier d’«escroquerie
du siècle».
La Cour suprême
qui est habilitée à intervenir à ce niveau de l’instruction pourrait
demander à la chambre d’accusation de la cour de Blida un complément
d’informations à l’étude faite sur l’instruction judiciaire de cette
affaire, examinée lors de sa dernière session, ajoute cette source.
Un complément qui pourrait être demandé sur, notamment, le dépôt par
des banques publiques de sommes importantes d’argent chez Khalifa
Bank, est-il encore précisé. A en croire cette source, cela
concernerait les détails du placement de 10 000 milliards de
centimes par trois banques publiques auprès de Khalifa Bank. Cette
démarche qui sera suivie par la Cour suprême aurait pour but de
vérifier la conformité de cette opération avec les lois en vigueur,
selon toujours notre source. En plus clair, savoir si ces placements
d’argent ont été effectués de façon légale ou illégale, et s’ils ne
l’ont pas été après le retrait d’agrément à la banque de Khalifa
Abdelmoumen. Pour rappel, la Banque de développement local (BDL)
avait placé 4,6 milliards de dinars dans Khalifa Bank. De son côté,
la Banque algérienne de développement rural (BADR) avait placé 2
milliards de dinars, et pour sa part, la Banque nationale d’Algérie
(BNA), 3,4 milliards de dinars.
La chambre
d’accusation de la cour de Blida a innocenté 20 des 124 accusés par
le parquet de Chéraga dans l’affaire de la caisse principale de
Khalifa Bank.
La date du procès
relatif à cette affaire n’a pas encore été fixée. La seule certitude
est qu’il se tiendra lors de la prochaine session criminelle, si
l’on se fie aux déclarations faites par le ministre de la Justice,
garde des Sceaux, Tayeb Belaïz. Cette date sera fixée sur la base
des suites qui seront données par la Cour suprême et la cour de
Blida a indiqué, par ailleurs, notre source. La prochaine session
criminelle démarrera dans cette cour qui abritera ce procès, en
octobre prochain. Reste à savoir si ce procès se tiendra en présence
des principaux accusés. A ce sujet, une autre source n’écarte pas
l’éventualité de l’extradition, avant la tenue du procès, de trois
des accusés sur les huit en fuite et faisant l’objet de mandats
d’arrêt internationaux lancés à leur encontre par la justice. Ces
accusés, qui pourraient être extradés vers l’Algérie, se
trouveraient en France. Moins évident, du moins, compte tenu du
paramètre temps, pour les accusés dans cette affaire, dont
Abdelmoumen Khalifa, qui se trouve en Angleterre.
M. Abi
Haut
Reprise des négociations avec les SGP
Les fédérations
font pression
Aussitôt
relancées, les négociations entre les SGP et les fédérations de l’UGTA
s’annoncent très chaudes mais décisives aussi, puisqu’il s’agit
cette fois-ci de la dernière ligne droite pour les deux partenaires
qui tenteront de trouver un terrain d’entente sur les questions,
trop cruciales d’ailleurs, et qui étaient à l’origine du blocage des
négociations, entamées il y a plusieurs mois.
La première
réunion, tenue hier à la zone abritant plusieurs SGP à Hydra, a
regroupé l’ensemble des SGP de la filière mécanique et métallurgie,
celui de la SNTV aussi avec la fédération des travailleurs du
secteur. D’autres réunions regroupant les filières commerce et
tourisme, transport, textiles, BTPH et avec le syndicat national
d’Air Algérie sont prévues au cours de cette semaine.
«Les représentants
des SGP sont tenus de nous donner des réponses et de nous expliquer
les raisons du refus de l’augmentation des salaires, chose que nous
n’avons pas pu savoir par le passé», nous explique un membre de
fédération de l’UGTA. «Ces négociations, poursuit notre
interlocuteur, vont nous permettre de continuer le dialogue et de
connaître surtout les nouvelles propositions des SGP concernant la
hausse des salaires afin de lever le blocage», expliquera t-il.
Déjà, un climat de
tension terrible commence à se faire sentir au niveau de l’UGTA.
Craignant le rejet de leurs revendications salariales, notamment
après la tournure qu’a pris le dialogue, les fédérations comptent
monter au créneau et organiser des actions de protestation afin de
faire valoir leurs droits qu’ils estiment tout à fait légitimes.
Ainsi, pour faire pression et exprimer leur désarroi, né de la
situation du secteur et des mauvaises conditions des travailleurs,
la fédération du secteur mécanique et métallurgie compte organiser
aujourd’hui un rassemblement des travailleurs devant la Maison du
peuple. Ce rassemblement, annoncé il y a quelques semaines, fait
suite à l’appel pressant qu’ont lancé les membres de cette
fédération, sollicitant l’intervention rapide du secrétariat
national de l’UGTA afin de débloquer la situation.
Après un retard
énorme qu’a connu le début du dialogue, le syndicat national d’Air
Algérie a enfin finalisé les discussions avec les P-dg de
l’entreprise. «Nous avons élaboré une convention de branche et les
négociations ont été gelées à cause des salaires», expliquera M.
Balli, secrétaire général du syndicat national d’Air Algérie.
Pour étudier cette
question, les deux parties sont convenues de la désignation d’une
commission paritaire. «Ce point est lié à la situation financière de
l’entreprise. La commission sera installée, au plus tard,
aujourd’hui ou demain afin de poursuivre les négociation dans un
cadre plus organisé», précisera t-il.
L’augmentation des
salaires, selon certaines sources syndicales, est strictement
tributaire de l’issue de ces négociations. Cette hausse n’est pas
figée à 20%. Elle peut être plus importante comme elle peut être
inférieure à ce taux suggéré par le ministère du Travail. «C’est aux
syndicalistes de tenter d’arracher une augmentation importante, mais
cela dépendra, bien évidemment, des bilans financiers des
entreprises qui seront présentés par les SGP», a-t-on expliqué.
Les négociations
qui prennent une tournure marathonienne se poursuivront donc jusqu’à
la semaine prochaine. Le bureau du secrétariat national de l’UGTA
compte organiser, demain, une réunion pour évaluer l’avancement des
travaux. Une réunion qui sera, également, consacrée à l’examen des
dossiers qui seront présentés à la tripartite. Un rendez-vous fixé
pour la fin de ce mois en cours. Ce n’est pas fini !
Nouria B.
Haut
Sommet des non-alignés à Cuba
Bouteflika ce
week-end à La Havane
Le président de la
République, Abdelaziz Bouteflika, se rendra ce week-end à La Havane
pour assister au 14e Sommet des pays non-alignés, prévu du 11 au 16
septembre, à La Havane et auquel prendra part une soixantaine de
chefs d’Etat et de gouvernement. Le président assistera également à
la réunion du G15 dans la capitale cubaine, prévue les 15 et 16
septembre en cours.
Cette visite
intervient, faut-il le signaler, suite à l’invitation faite par le
président cubain, Fidel Castro, via son ministre des Affaires
étrangères qui avait visité Alger en mars 2006.
Selon des sources
diplomatiques algériennes, le chef de l’Etat poursuivra son périple
au Venezuela à l’invitation du président Hugo Chavez. Ce dernier
avait visité, rappelons-le, l’Algérie au mois de mai dernier. Au
cours de leur rencontre, les deux chefs d’Etats, Bouteflika et
Chavez avaient entretenus des discussions sur plusieurs dossiers
notamment ceux liés à la politique pétrolière de l’organisation des
pays exportateurs du pétrole (OPEP), les chantiers de l’intégration
sud-américaine comme exemple à suivre dans la coopération régionale
ainsi que d’autres questions d’actualité internationale.
Par ailleurs, le
président de la République sera également attendu, ajoutent ces
sources des services diplomatiques, au terme de sa tournée à La
Havane et à Caracas, à New York, au siège des Nations unies. A ce
propos, bon nombre d’observateurs estiment que le périple de M.
Abdelaziz Bouteflika en Amérique Latine, revêt également un aspect
économique soulignant, comme preuve, l’amendement de la loi sur les
hydrocarbures, à l’instar de la politique de rationalisation des
richesses initiée dans les pays de l’Amérique du Sud. Pour rappel,
la dernière activité internationale du président algérien remonte à
juillet 2006 à l’occasion de sa visite au Royaume-Uni.
M. K.
Haut
Le Conseil des ministres s’est réuni hier
Les nouvelles
priorités de Bouteflika
Le Président
Bouteflika a tenu hier une réunion du Conseil des ministres dont
l’ordre du jour a été consacré à l’examen de plusieurs points.
Pourtant celui qui
était attendu, à savoir l’examen du bilan de l’application des
mesures portant charte nationale, n’a pas été au menu de ce Conseil.
Est-ce dire que le président réserve encore sa décision, s’agissant
de la recommandation émise par le Chef du gouvernement et président
de la Commission nationale de suivi de la mise en œuvre de la charte
qui, à l’issue de sa réunion tenue mercredi dernier, avait émis le
souhait de voir les délais prorogés au-delà des délais fixés. C’est
ainsi que parmi les projets de loi examinés et approuvés, le Conseil
des ministres s’est penché sur le projet de loi de finances pour
2007. Ce projet de loi s’inscrit dans le cadre du programme
complémentaire de soutien à la croissance économique (PCSCE) pour la
période 2005-2009. Il prévoit, au titre du budget de l’Etat, de
mobiliser les ressources nécessaires à la couverture financière du
programme d’équipement public et les dépenses induites par le
fonctionnement des administrations publiques pour un montant de
3 583,75 milliards
de dinars se répartissant en 2 048,81 milliards de dinars pour
l’équipement et 1 534,94 milliards de dinars pour le fonctionnement.
Il est à noter que ce projet de loi de finances pour 2007 intervient
dans un contexte caractérisé, notamment, par une croissance
économique de 5,2 % , la poursuite de la tendance au confortement
des équilibres macro-économiques et financiers à travers une
inflation contenue dans la limite de 3,5 % , la prise en charge des
indemnités déjà décidées au profit des fonctionnaires et le
relèvement du seuil des pensions de retraite. La révision à la
hausse de la quote-part de la TVA intérieure revenant aux communes,
la révision des mesures fiscales. En matière fiscale, le projet de
loi prévoit, dans un souci de simplification, l’accessibilité et de
transparence, de remplacer les impôts et taxes auxquels sont soumis
les contribuables éligibles au forfait par un impôt unique (impôt
forfaitaire unique) regroupant l’Impôt sur le revenu global (IRG),
la Taxe sur l’activité professionnelle (TAP) et la Taxe sur la
valeur ajoutée (TVA). Cette mesure bénéficiera à près de 1 million
d’assujettis. D’autres mesures fiscales sont proposées. Intervenant
à la suite des débats, Bouteflika a mis l’accent sur
«le renforcement
significatif, à travers les dotations inscrites au budget de
fonctionnement de l’Etat, des effectifs de plusieurs secteurs de
l’administration publique, se traduit par l’augmentation importante
des charges financières, induites notamment par la création de
postes budgétaires et la valorisation des rémunérations des
fonctionnaires qui pèseront désormais de manière permanente sur le
budget de l’Etat, doit trouver son corollaire dans une amélioration
substantielle du fonctionnement et du rendement des services publics
ainsi que dans la qualité des prestations servies aux usagers.
«Aussi est-il attendu des responsables et agents concernés par la
gestion de ces services de prendre en charge les besoins de ces
usagers et de satisfaire à leurs attentes, notamment, en termes
d’amélioration de la sécurité des personnes et de la protection de
leurs biens, de fonctionnement du service public judiciaire, de
qualité des prestations éducatives, de santé et d’une manière plus
générale de conditions et de cadre de vie des citoyens. Sur la
nécessité pour les responsables concernés par la conduite et la
supervision des projets inscrits au titre du programme
complémentaire de soutien à la croissance économique de veiller
scrupuleusement au respect de tous les engagements souscrits et de
prendre des sanctions qu’ imposent les manquements éventuellement
constatés, notamment en matière de non-respect des délais de
livraison des ouvrages et de manquement aux normes de qualité
requises, d’autant que les contraintes de financement, d’outils et
de moyens de réalisation ont été levées.» Par ailleurs le Conseil
des ministres a examiné et approuvé le projet de loi relatif aux
coopératives d’épargne et de crédit. Ce projet de loi s’inscrit dans
le cadre de la modernisation du système financier et de la
diversification de ses acteurs. Le but recherché à travers la mise
en place de ces coopératives est d’offrir à leurs membres les
services financiers qui ne leur sont pas accessibles auprès des
prêteurs commerciaux, soit à cause du faible niveau du revenu, de
leur culture financière ou de leur éloignement géographique et de
favoriser la bancarisation du plus grand nombre de populations. Le
président a tenu à mettre l’accent sur la nécessité de protéger
l’épargne des adhérents à travers la mise en place de mécanismes
interne et externe de contrôle qui doivent veiller à la bonne
gestion de ces coopératives et à la préservation de l’intérêt des
adhérents dans le respect des lois et des règlements en vigueur.
Le Conseil des
ministres a examiné et approuvé les projets de décrets présidentiels
portant ratification de projets de décrets présidentiels dont l’un
porte sur la création du Commissariat général à la planification et
à la prospective est institué en tant qu’administration spécialisée
jouissant de l’autonomie financière. Il est chargé d’assister le
gouvernement dans le choix et l’élaboration de sa stratégie dans les
domaines du développement économique, social et spatial. Au regard
de ses mission, le Cnes n’a plus de raison d’être. Le Conseil des
ministres a entendu une communication relative au contrat se
rapportant à l’autoroute Est/Ouest.
Selma M.
Haut
Gendarmerie nationale et Sûreté nationale
Des patrouilles
mobilisées pour le Ramadan
A chaque ramadan,
les vols et les agressions augmentent, en même temps que le trafic
de drogue. Pour les services de sécurité, l’un ne va pas sans
l’autre.
Les enquêteurs des
services de sécurité en charge de la lutte contre la criminalité et
le banditisme, connaissent parfaitement cette réalité : la non
commercialisation de boissons alcoolisées au cours du mois de
Ramadhan favorise le trafic et la consommation de psychotropes et
drogues. Depuis plusieurs années, une hausse dans la demande de
psychotropes et de drogues est enregistrée par les services de
sécurité durant le mois de carême. De même, et sans que l’on puisse
exclure un lien direct avec cela, on note aussi une hausse dans le
nombre d’agressions et de vols durant ce mois sacré. Cela engendré
par la consommation de ces barbituriques et stupéfiants. Une réalité
et une expérience qui motivent la DGSN et la Gendarmerie nationale à
prendre certaines mesures pour faire face à cette situation durant
le mois de Ramadhan qui arrive à grands pas. Ainsi, d’ores et déjà,
des mesures de déploiement sur le terrain sont prises par ces corps
de services de sécurité, dont la multiplication de barrages et de
patrouilles, pédestres et motorisées, dans les marchés et autres
lieux publics. « Il ne s’agit nullement de mesures prises dans le
cadre de la lutte contre le terrorisme puisque le dispositif
existant, jusque-là, a prouvé son efficacité et la réalité sur le
terrain ne nécessite pas un renforcement », disent des sources
sécuritaires qui expliquent que le déploiement qui sera mis en place
concerne la lutte contre la criminalité et le banditisme.
Dans la wilaya
d’Alger qui compte entre 12000 et 13000 policiers, les groupes
mobiles anti-criminalité (GMAC) participeront aux patrouilles
pédestres et motorisées aux cotés de milliers d’autres policiers.
Des barrages inopinés seront dressés de façon rotative. Dans cette
seule wilaya, au moins 5000 policiers participeront à ces
dispositifs spécial Ramadhan pour assurer la sécurité des citoyens
et faire face aux agressions et vols, croit savoir une source
crédible.
La Gendarmerie
nationale renforcera sa présence et ses barrages sur les routes afin
de tenter de saisir des quantités de résine de cannabis qui
pourraient inonder le pays à partir des frontières marocaines durant
ce mois du jeune.
« Les trafiquants
de stupéfiants tiennent à tirer profit de l’absence de
commercialisation de boissons alcoolisées et augmentent les prix des
psychotropes durant le mois de carême.
Ce qui rend ces
mesures nécessaires», ajoutent ces sources selon lesquelles « un
psychotrope qui est vendu par ces réseaux au prix de 50 D.A l’unité
est écoulé presque au double de ce prix au cours de ce mois de
carême ». des descentes sont planifiées par la police et la
Gendarmerie nationale un peu partout sur le territoire nationale,
sur la base de plans préalablement établis prenant en considération
les zones susceptibles d’abriter du trafic de psychotropes et de
stupéfiants, selon ces sources.
M. Abi
Haut
Divergences sur l’issue de la charte
Nouveau test de
solidité de l’Alliance
L’Alliance semble
peiner à s’entendre sur les grands dossiers du président de la
République, mais continue d’afficher sa soi-disant parfaite entente.
Cela est d’autant vrai qu’à chaque fois qu’on entend un parti de
l’Alliance exprimer une position vis-à-vis d’une question donnée,
son allié riposte par une adversité pour le contrarier, quand ce
n’est pas pour s’y opposer. On l’a vécu avec l’augmentation des
salaires et la révision constitutionnelle. La mise sur le tapis de
l’amnistie relance un autre débat qui mettra encore une fois dos à
dos les alliés FLN, MSP et RND. L’Alliance est en passe de subir un
autre test de cohésion entre membres du même pôle politique.
Profitant de la présidence tournante de l’Alliance, Abou Djerra
Soltani a eu ce malin plaisir à relancer son sujet de prédilection :
l’amnistie générale. Si l’ordre du jour de cette réunion ordinaire
qui s’inscrit dans le cadre de concertations entre le triptyque
Belkhadem-Soltani-Ouyahia n’a pas été rendu public, il est évident
que le président du MSP ne manquera pas l’occasion d’aujourd’hui
pour remettre la question de l’amnistie sur la table des
discussions, surtout que le bilan de la mise en œuvre de la charte
pour la paix et la réconciliation nationale, différemment apprécié,
est établi et que la suite du processus dépend de la décision du
président de la République. Ajouter à cela la réaction de l’instance
exécutive de l’ex-FIS à l’étranger et le président des
parlementaires exilés. Kébir, D’hina et Haddam montent la pression
ces derniers jours en multipliant les déclarations pour tenter de
«régler les pendules» à l’ère d’une amnistie. Mais les avis sur ce
sujet divergent déjà. Si le FLN s’en tient à la décision du
président de la République, le RND jusque-là intransigeant sur la
question, ne semble pas céder devant les caprices des «Fissistes» et
le vœu contradictoire de Soltani, si l’on croit son SG, Ahmed
Ouyahia qui avait rappelé, fin août depuis Tipasa qu’il ne
souhaiterait pas «un retour aux années 1990». Aujourd’hui donc, les
alliés se concertent pour concilier des visions. Le débat peut
s’installer de nouveau. Et encore une fois la décision finale est
entre les mains du chef de l’Etat.
Salah Bey
Haut
Attentat terroriste à Thénia
Dans la soirée de
dimanche, aux environs de 20h30, au lieudit Aïn el hdjel, situé
entre Thénia et Tidjelabine, un groupe terroriste armé s’est attaqué
à un convoi de la Gendarmerie nationale qui se dirigeait vers la
capitale.
Les faits se sont
déroulés sur le bord de l’autoroute, à un endroit où était enfouie
une bombe artisanale. Actionnée à distance pour exploser, la bombe a
causé des dégâts matériels et de légères blessures aux éléments de
la gendarmerie.
Une fusillade s’en
est suivie et a duré environ 20 minutes, provoquant une panique
générale parmi les automobilistes qui abandonnèrent leurs véhicules
pour se mettre à l’abri, dans les buissons environnants.
K. A.
Haut
Hocine Ouadah, wali de Blida
«10 000
logements illicites recensés»
Après avoir été
sans wali durant plus de dix mois, la wilaya de Blida a vu, en mars
dernier, la nomination d’un nouveau wali, en la personne de Hocine
Ouadah.
Depuis son
installation, ce fonctionnaire à la riche et longue expérience dans
la gestion des collectivités locales, n’a cessé de s’informer sur
cette wilaya en s’enquerrant sur les possibilités à mettre en œuvre
et sur l’état d’avancement des projets de développement lors de ses
visites de travail à travers les 25 communes aux potentialités
diverses. Historiquement, la wilaya de Blida fut, au lendemain de
l’indépendance, une daïra de la wilaya d’Alger, avant d’être élevée
au rang de wilaya en 1974. Depuis, douze walis se sont succédé à lsa
tête. Nous nous sommes approchés de Hocine Ouadah qui a bien voulu
nous parler des potentialités que recèle cette wilaya, de son rôle
dans le développement, mais aussi des perspectives.
Entretien
réalisé par
Par Ahmed B.
Mohamed
Le Jour
d’Algérie : Quelle appréciation avez-vous tiré de vos différentes
sorties depuis votre installation à la tête de la wilaya de Blida ?
M. Hocine Ouadah :
Je tiens, tout d’abord, à souligner que la wilaya de Blida ne se
différencie en rien par rapport à d’autres wilayas du pays, car
beaucoup de choses ont été faites et c’est ce qui lui permet d’être
aujourd’hui une wilaya convoitée, notamment par de nombreux
investisseurs. Si par le passé les sollicitations des citoyens se
résumaient à trois volets : le désenclavement, l’eau et
l’électrification, aujourd’hui, ces mêmes populations avancent
d’autres arguments et demandent des infrastructures
socio-culturelles ou de nouvelles installations sportives, une
demande qui se répète et qui devient une préoccupation. La wilaya ne
connaît pas de problème d’enclavement. Elle dispose d’un taux élevé
d’électrification, estimé à 100%, d’un bassin hydrologique et d’un
réseau routier performant. Il y a certes des problèmes qui
subsistent. Néanmoins, des efforts sont entrepris dans le cadre de
la rénovation et du renforcement du réseau d’alimentation en eau
potable, de l’éclairage public et l’amélioration du cadre de vie des
citoyens. En somme, les gros problèmes sont bien cernés et certains
ont déjà trouvé leurs solutions.
Servant
d’arrière-garde pour la capitale, pensez-vous que la population de
Blida dispose de moyens qui lui permettent de jouer son rôle ?
De mon point de
vue, Blida est devenue une périphérie de la capitale, au vu du
véritable tissu urbain qui s’est tissé entre les deux collectivités.
L’important programme de logements sous toutes ses formes, initié
par le président de la République, vise d’abord à encourager la
fixation des populations en dehors des grandes agglomérations ; ce
qui permettra d’arrêter à court terme l’exode, en particulier vers
la capitale et c’est cela le rôle d’une wilaya périphérique, comme
celle de Blida. Notre mission nous incite à revitaliser les espaces
et en particulier les espaces ruraux, ce qui devrait provoquer
l’effet inverse pour les populations à la recherche d’un emploi ou
d’un logement. Ceci implique aux villes concernées à répondre à la
demande sociale à travers une plus grande accessibilité au programme
habitat, à travers un meilleur produit, notamment dans la formation,
l’éducation et la santé.
Il est dit que
la wilaya de Blida est une collectivité riche. Or, elle se
caractérise par un manque flagrant de moyens de développement.
Comment pensez-vous y remédier ?
Riche oui, mais
pas au point où elle peut se passer de l’aide de l’Etat. Ne
l’oublions pas, l’effort de développement est coûteux, et quelles
que soient les ressources qu’elle peut mobiliser sur ses propres
budgets, il restera toujours en deçà de ce qui est nécessaire aux
différents secteurs d’activité. Il faut retenir que la part des
budgets, aussi bien des communes que de la wilaya, est très
intéressante dans la mesure où elle constitue un appoint
indispensable. D’ailleurs ceci a permis d’améliorer les conditions
de fonctionnement des établissements scolaires et la prise en charge
d’un certain nombre de programmes à caractère social. Mais on peut
faire mieux, car il s’agit d’une région extrêmement active et où les
gens sont dynamiques et entreprenants. La contribution des élus de
l’APW, des APC et les cadres de l’administration, un effort commun a
permis une revalorisation des financements locaux. Ce n’est
nullement l’effet du hasard mais c’est grâce à une plus grande
activité et une plus grande contribution pour le recouvrement de la
fiscalité que des résultats probants ont été obtenus. Reste qu’on
peut faire mieux avec une plus grande rigueur dans les actions a
entreprendre. Ceci me permet de vous dire qu’un effort a été
entrepris, de concert avec les élus de l’APW, ce qui a permis de
dégager la bagatelle de 9 milliards de centimes sur le budget de
wilaya pour la réhabilitation des établissements scolaire, une somme
venue s’ajouter aux 17 milliards dégagés par l’Etat. Les citoyens
profitent en quelque sorte de cette richesse, quoique de meilleurs
résultats étaient attendus, surtout que la situation sécuritaire
s’est améliorée, qu’une redynamisation de l’activité industrielle
est relevée sans oublier la reprise de l’activité agricole. Il en
est de même pour les autres secteurs créateurs d’emploi. Il est
connu que le produit local ne peut suffire, mais le produit de
l’activité de tous est dépensé à bon escient. Sachant que le
logement et le travail constituent l’épine dorsale dans le programme
de développement d’une wilaya.
Le logement et
l’emploi sont les problèmes majeurs que connaissent les wilayates du
pays. Pour Blida, pensez-vous être en mesure de répondre aux
attentes de la population ? Et d’une façon plus précise, sur quoi
allez-vous concentrer votre action de développement ?
L’un des objectifs
assignés aux différents programmes est celui de créer l’emploi à
travers un nombre extraordinaire de chantiers. Il est incontestable
que des entreprises sont demanderesses de travailleurs, néanmoins un
déficit chronique de main d’œuvre est constaté. Nous avons affaire à
des universitaires, mais nous essayons d’encourager ceux ayant suivi
un enseignement scientifique et technique en les encourageant à
créer leur propre entreprise. Les jeunes doivent opter pour des
créneaux porteurs tels que le BTPH ou l’agriculture. Pour ce qui est
du logement, la demande est importante, et une crise datant de
plusieurs décennies ne peut être résorbée du jour au lendemain. Le
logement social participatif demeure une véritable alternative au
logement social car il offre une voie sûre aux demandeurs disposant
de moyens, sans compter le programme AADL et l’aide à l’habitat
rural qui permet aux populations d’être fixées au niveau de leur
lieu de travail. Toute cette combinaison du programme habitat
permettra à court terme de résorber la crise. Pour Blida, qui vit un
problème assez complexe dû à l’exode forcé qui s’est traduit par la
construction de plus de 10 000 constructions illicites, une solution
est recherchée pour accorder des aides aux populations rurales et
les encourager vers le chemin du retour. Quoiqu’il en soit, il est
envisagé d’ici la fin de l’année prochaine de réceptionner quelques
5 000 logements sociaux auxquels s’ajouteront 2 000 à
3 000 logements
LSP sans oublier le programme d’habitat rural, une action sans
précédent.
Pour la
population du chef-lieu de la wilaya, vous avez entamé votre mission
avec «une main de fer dans un gant de velours». Vous avez lancé
l’opération Blanche Algérie. Peut-on affirmer que la ville de Blida
connaîtra un programme soutenu en matière d’environnement ?
La conjoncture
douloureuse qu’a connue la wilaya de Blida a dénaturé cette wilaya
au plan de l’hygiène, ce qui a nécessité d’engager un véritable
programme de réhabilitation. En effet, un programme est engagé avec
les élus du chef-lieu de wilaya, afin que cette ville retrouve sa
véritable place. Un programme a été établi concernant l’éclairage
public, la réfection du réseau AEP ainsi que la réhabilitation des
quartiers d’habitation par une reprise de la voirie afin que les
habitants puissent circuler à travers les artères de la ville
pendant la saison des pluies sans mettre de bottes.
Avez- vous un
message à transmettre à la population de la wilaya ?
Je demande à la
population de la wilaya de Blida de nous aider car on ne pourra
jamais discuter du cadre bâti alors que des gens continuent a
construire illicitement. On ne peut parler de rétablissement de
l’ordre alors que des gens continuent à squatter les rues et les
trottoirs.
Beaucoup de choses
nous attendent pour donner a cette wilaya sa véritable place et on
ne pourra les réaliser qu’avec le concours de tous.
-
B. M.
Haut
Les négociations avec la tutelle dans l’impasse
Le Syndicat des
vétérinaires revoit sa stratégie
«C’est le conseil
national du syndicat qui décidera des actions à entreprendre dans
les jours qui viennent».
Le bras de fer
opposant le Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de
l’administration publique (SNVFAP), au ministère de l’Agriculture et
du Développement rural est, selon toute vraisemblance, loin de vivre
son épilogue. C’est du moins ce que l’on peut traduire des propos
d’un membre du bureau national de ce syndicat, que nous avons
contacté hier. Le chargé de l’organique au sein du SNVFAP, le Dr
Djamel Sayad, déclare en effet que «la plate-forme des
revendications socioprofessionnelles de la corporation des
vétérinaires relevant de l’administration publique, négociée avec le
ministère de tutelle demeure sans suite». A cet effet, notre
interlocuteur fait savoir que les commissions locales de
l’organisation des vétérinaires reprendront leurs travaux dans les
tout prochains jours en vue de préparer la tenue du conseil national
qui aura lieu, poursuit-il, avant le mois de ramadan.
«C’est le conseil
national du syndicat qui décidera des actions à entreprendre dans
les jours qui viennent», indique M. Sayad. Tout en soulignant que le
recours à la protestation n’est pas à écarter, le représentant des
vétérinaires de la Fonction publique ajoute que «nous avons une
plate-forme de revendications légitime que le ministère doit
satisfaire». D’après le SNVFAP, «le département de Saïd Barkat
refuse d’ouvrir les portes à un dialogue franc et constructif avec
les représentants des médecins vétérinaires». A ce propos, on
conteste le fait que «la corporation des vétérinaires relevant de
l’administration publique est lésée. Depuis la création de notre
syndicat en 2004, nous avons entamé au départ une série de
rencontres avec le ministère en vue de trouver une issue à nos
doléances, en vain. La commission mixte (ministère-syndicat)
installée au mois de février 2005 n’a pas eu les objectifs
escomptés, à savoir la satisfaction de la plate-forme des
revendications socioprofessionnelles des vétérinaires du secteur
public». Le ministère de tutelle a pourtant reconnu la légitimité
des revendications dudit syndicat. Parmi elles, il y a lieu de citer
la révision à la hausse de l’indemnité spécifique globale,
l’indemnité de contagion et de pénibilité ainsi que l’indemnité de
documentation. «Nous sommes un corps comme celui des médecins, des
pharmaciens et des dentistes. Par conséquent, nous devons avoir le
même régime indemnitaire que nos confrères», s’accordent à dire les
médecins vétérinaires. Or, le département de Saïd Barkat estime que
les doléances du SNVFAP ne font pas partie de ses prérogatives.
Selon lui,
«la plate-forme de
revendications du SNVFAP dépend du Chef du gouvernement ainsi que du
statut actuel de la Fonction publique». Il est à noter que le SNVFAP,
créé en 2004, après avoir épuisé toutes les voies du dialogue, a eu
recours à plusieurs actions de protestation, mais sans aucun
résultat.
M. K.
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Sovimos, sise à Oued Smar
Sans salaire
depuis 9 mois
La colère ne cesse
de gagner le terrain au milieu de la population qui met en avant son
désarroi. L’exemple édifiant est celui des travailleurs exerçant au
sein de la société de viabilisation et de maintenance (Sovimos)
installée à Oued Smar à l’est d’Alger.
Au moins 160
travailleurs n’ont pas perçu leurs salaires depuis maintenant neuf
mois. En guise de protestation, ils ont observé un sit-in depuis
samedi dernier dans l’enceinte de la, Maison du peuple à Alger.
Reçus par le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd au
mois d’août écoulé, ces travailleurs n’ont que «des promesses», à en
croire les propos de
M. Bourouh, chargé
de l’organique au sein de la section syndicale de Sovimos, rencontré
hier au siège de la Centrale syndicale.
Il nous explique
d’un air soucieux que depuis l’audience qui les a regroupés avec le
numéro 1 de l’UGTA «rien de concret n’a encore vu le jour» jusqu’à
maintenant. Notre interlocuteur ajoutera que le SG de l’UGTA a
chargé, de son côté, la fédération des bois et bâtiment afin d’agir
pour régler définitivement la situation financière de ces
travailleurs. D’autant plus que le mois de ramadan frappe aux
portes. «Nous ne savons plus à quel saint nous vouer. Ce n’est pas
normal. On nous laisse tomber sans bouger le petit doigt !»,
s’écrie un groupe de travailleurs, avant d’étaler, chacun à sa
manière, une anecdote «malheureuse» de la vie qu’ils mènent depuis
neuf mois sans salaire. Le chargé de l’organique explique, pour sa
part, que l’entreprise n’est pas déficitaire; de fait il ne voit pas
pourquoi leurs salaires n’ont pas été débloqués depuis des mois. Par
contre, il relève que la société a des créances d’intergroupe de
l’entreprise mère Segecor. L’autre argument avancé par les
protestataires, retrouvés au siège de l’UGTA, est celui des créances
envers une autre filiale sous l’appellation Batos dissoute, selon
eux, au mois d’avril. Ils soulignent aussi que le groupe Erca a
épongé les dettes de cette entreprise dissoute. «Chose qui n’a pas
été concrétisée
ensuite» signalent-ils. Un autre problème vient s’ajouter à la liste
«des malheurs» de ces travailleurs, ayant trait aux dettes amassées
d’un volume important. Ce qui a conduit les fournisseurs à attaquer
en justice les responsables de Sovimos. Les fournisseurs soulignent
que ces travailleurs, ont eu gain de cause par la suite, ce qui a
contribué pleinemen aux difficultés financières de la société.
Concernée par le programme de privatisation, Sovimos a fait l’objet
en décembre 2005 d’un premier avis d’appel d’of-fres. Mais celui-ci
s’est avéré infructueux. Un autre avis d’appel d’of-fres a été
lancé, mais les travailleurs en ignorent les résultats, indique-t-on
aussi. Ces derniers menacent, par ailleurs, d’organiser d’autres
actions dans le but de faire aboutir leurs revendications. Ils
menacent même de ramener leurs familles au siège de l’UGTA.
Kahina Benarab
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Jumenterie de Tiaret
Le joyau
délaissé
Le Haras national
Chaouchaua ou la jumenterie de Tiaret, a été créé le 23 décembre
1877 par le ministère de la Guerre français afin de sélectionner et
produire des étalons destinés à peupler les stations de monte et
pour les besoins en chevaux très importants à l'époque pour l'armée
coloniale pour l'agriculture et le transport.
Les agents de
l’administration coloniale avaient donc sillonné le Maghreb de bout
en bout à la recherche de la terre et du climat idéaux pour
l’élevage équin et le dernier choix a été porté finalement sur la
région de Tiaret, vu les immenses particularités et richesses
qu’elle offre. Il faut dire qu’ils ont été bien devancés dans cette
idée par… l’émir Abdelkader qui avait déjà utilisé la région comme
zone d’élevage des chevaux de sa légendaire cavalerie.
L’idée des
Français étant alors d’importer de la Syrie l’améliorateur universel
: le pur-sang arabe. Le croisement de ce dernier avec le cheval
local le barbe qui vit dans la région depuis plus de huit mille ans
a donné naissance à une race très particulière, celle de l’arabe
barbe, cheval de guerre par excellence. «Il associe l’endurance, la
beauté et la rapidité du pur sang arabe et la robustesse et
l’intelligence du cheval barbe» explique M Benabdelmoumen Mohamed
Saïd, directeur de la jumenterie. Sur les lieux, calme, beauté,
ordre et enchantement. Ce sont les mots qui viennent à l’esprit, dès
qu’on franchit l’entrée du Haras. Ici la nature règne en maître, un
entretien des plus rigoureux est accordé aux arbres, aux fleurs et
aux autres plantes des pelouses. Chose qui ne donne alors qu’un
prolongement naturel à la beauté des collines boisées qui
l’entourent. Un petit jet d’eau, orne la cour d’entrée, il abrite
trois poissons. Leur présence est utilisée comme un indicateur sur
la bonne qualité de l’eau. Un cheval a besoin par jour de 5 kg
d’avoine ou d’orge et de 5kg de foin, en plus de la paille pour sa
literie. Mais son hygiène corporelle et sa bonne santé sont les
éléments les plus importants pour son bon développement. Le dernier
volet est pris en charge par le service vétérinaire, composé de deux
techniciens supérieurs, dont Mme Hadouche Zohra. En plus du bien-
être des pensionnaires du haras, l’équipe s’occupe, par ailleurs, de
la fécondité des juments et de la reproduction équine. Il y a lieu
de signaler à ce propos que la jumenterie a introduit grâce à une
convention de partenariat avec le Centre national d’insémination
artificielle et de l’amélioration génétique (CNIAAG) pour
l’introduction des biotechnologies, tel l’examen échographique et
l’injection d’hormones. Cela pour avoir de meilleurs résultats en
matière de reproduction des équidés. Ces nouvelles techniques ont
permis alors d’augmenter le taux de fécondité des juments et
d’atteindre cette année un taux de fécondité de 90 %, alors que la
norme en Europe est de l’ordre de 80%».
A l’intérieur
du Haras
La visite de la
jumenterie commence par les paddocks qui contiennent les juments et
leurs jeunes poulains. Ces derniers n’ont pas encore atteint l’âge
d’être sevrés et profitent donc de la présence et de l’amour de leur
mère. Le coin sevrage abrite les poulains qu’on sépare de leur mère
au bout du sixième mois. Une séparation qui plongera pour quelques
jours la jumenterie dans «une atmosphère terrible faite de cris et
de hennissements déchirants», nous apprend
M. Abdelmoumen.
Dans cette nouvelle étape de sa vie, le poulain se voit remplacer le
lait maternel par de la luzerne, et bénéficiera de beaucoup de
soins. Son développement sera suivi de très près. Chaque race de
chevaux est désignée par une couleur de la plaque accrochée à
l’entrée de chaque enclos et qui porte toutes les informations
nécessaires sur le poulain et sur sa lignée. Ainsi, La couleur rouge
est pour le pur sang arabe, la bleue désigne le barbe et la verte l’Arabe-barbe»
explique Mme Zohra Hadouche. Par ailleurs, le service de l’état
civil de la jumenterie qui a été créé en 1877 renferme toutes les
données sur les chevaux qui sont passés par là ou qui y sont nés.
«Il existe même des registres qui remontent à 1943», souligne le
directeur avec fierté.
En plus des
vétérinaires, d’autres personnes interviennent dans la vie du
cheval. Il y a lieu de citer les palefreniers, les entraîneurs et
les jockeys sans oublier le maréchal ferrant qui s’occupe; quant à
lui, des sabots des pensionnaires de la jumenterie. «Tous les fers
utilisés sont fabriqués ici», souligne le directeur, qui ajoute «que
c’est le bourrelier qui confectionne des selles, des mors et des
bridons». Il est question d’un effectif total de 57 personnes,
L’ardoise à
assainir
La jumenterie
compte aujourd’hui un cheptel de l’ordre de 300 chevaux de races
arabe et barbe et arabe barbe et assure une production annuelle
moyenne de 60 poulains par an. Inscrite depuis 1995 au patrimoine
historique du pays, elle occupe aujourd’hui un statut de ferme
pilote et s’est spécialisée dans l’élevage équin et dans la vente de
chevaux. Installée sur une superficie de 741 ha, la jumenterie, où
des lignées célèbres ont vu le jour -l’histoire retient les
poulinières Cherifa – Wadha – Nimrin, qui seront à l’origine des
lignées polonaise, russe, maghrébine et française, et les étalons
Bango-Ghalbane – Masbout – est laissée aujourd’hui entièrement pour
compte.
La réorganisation
des activités équestres vers les loisirs, a permis de redynamiser la
production par la sélection vers le type coursier pour le Pur Sang
Arabe, ainsi que d’autres spécialités équestres dont l’équitation
moderne, l’endurance, les jeux traditionnels et culturels, et les
randonnées. La jumenterie possède sa propre écurie pour chevaux de
course.
Une subvention,
vite !
Mais, et malgré le
fait qu’elle constitue le principal fournisseur de chevaux pour les
courses hippiques et malgré son statut de mainteneur du type
original à travers un capital génétique de grande valeur, la
jumenterie de Tiaret a besoin de plus de considération. «Tout ici
est géré avec seulement les produits de la vente de nos poulains et
pouliches et qui sont injectés spécialement dans l’entretien des
chevaux, et dans l’élevage. Nous avons besoin de subventions
spéciales pour la préservation de la ressource génétique équine
algérienne. Voyez vous- même, ce site qui date de l’ère coloniale
n’a jamais été rénové et dans quel état il se retrouve aujourd’hui,
et il est vraiment temps qu’il soit préservé. Nous avons reçu l’aide
du FNDR, comme tous les agriculteurs de la région, mais ce n’est
jamais suffisant» a déploré le directeur de la jumenterie.
Ainsi, la
sauvegarde de ce bijou qui est le Haras de Chaouchaoua repose
essentiellement sur l’apport de fonds spéciaux ou sur la mise en
place d’une formule susceptible d’aider à sa préservation. Véritable
joyau de l’Histoire et fleuron de l’élevage équin national, la
jumenterie de Tiaret participe de manière active, au fonctionnement
des courses hippiques en Algérie. Près de 700 chevaux de courses ont
été injectés dans ce circuit depuis 1983. Elle a donc besoin que son
blason soit redoré. Des élus locaux avaient même émis la proposition
que soit construite dans les environs du site, une résidence
présidentielle de sorte à aider au développement de l’élevage équin.
D’autres ont proposé la mise en place de circuits équestres dans le
cadre de la promotion et du développement du tourisme dans la région
et grâce à quoi seront encore mieux rentabiliséscertains des chevaux
de la jumenterie. Enfin, il y a la proposition d’encourager
l’utilisation du cheval dans le transport des éléments de sécurité
dans les maquis et les forêts et surtout dans l’agriculture.
H. G.
Festival équestre
du Sersou
On fête le cheval
à Tiaret
Le cheval, emblème
de la wilaya de Tiaret et maillon important dans son histoire,
sera à l’honneur du 21 au 23 septembre courant, à l’occasion de la
tenue d’un salon régional destiné à renouer avec une ancienne
tradition qui a toujours fait la fierté des Tiaretis et au
développement d’une discipline en vue de promouvoir la capacité du
pur sang arabe. Il s’agit là d’une grande manifestation avec pour
programme des concours de sauts d’obstacles, d’endurance, de la
fantasia, des courses hippiques et une vente des chevaux, pur
produit de la jumenterie de Chaouchaoua. Les festivités se
dérouleront au centre équestre Emir Abdelkader et au village
équestre Khaled Ibn El Oualid. A signaler que les concours de sauts
d’obstacles auquel vont participer 15 clubs, est une épreuve
parrainée par la Fédération équestre internationale, dont l’Algérie
est membre.
«Le tracé, le
parcours et les conditions sont les mêmes à l’échelle
internationale. Les résultats des concours vont définir notre
classement mondial» a expliqué M. Abdelmoumen, directeur de la
jumenterie de Tiaret. 117 chevaux et 177 personnes dont 117
cavaliers sont prévus pour le concours de sauts d’obstacles. Par
ailleurs, un grand concours de fantasia verra la participation de
228 chevaux et 150 accompagnateurs, qui représentent 13 wilayas de
L’Ouest en plus des 19 clubs de Tiaret. Les groupes de fantasia vont
animer cette grande rencontre.
Habiba Ghrib
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