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Réforme
financière
Le
système de paiement de masse bientôt finalisé
Karim
Djoudi, ministre délégué à la Réforme financière
présidera aujourd’hui une réunion du comité de pilotage
du système de paiement de masse pour lever les derniers
obstacles à sa mise en place effective.
«Le
système de paiement de masse est opérationnel à 90%»,
ont annoncé des responsables du ministère délégué à la
Réforme financière, lors d’une rencontre avec la presse,
organisée hier au siège de ce département. Ce système,
qui sera finalisé d’ici à la fin de l’année en cours,
est qualifié par ces responsables de «réussite».
Cependant, ils ont relevé que ce succès est tributaire
de plusieurs paramètres tels la disposition d’un réseau
de télécommunication performant et un plan de formation
adéquat. Or, le fait d’obliger les banques de recourir à
Algérie Télécom pour mettre en place ce système, la
réussite de ce dernier serait à relativiser au vu du
niveau des infrastructures de l’opérateur. Malgré la
performance des instruments mis en place, les coupures
peuvent accuser un important préjudice aux banques et
accuser des lenteurs pour sa mise en marche. «Le
développement monétique est un grand chantier», a-t-on
insisté. Pour justifier les lenteurs constatées dans la
mise en place de ce système, le cas de la France a été
cité pour signifier qu’il a fallu sept ans pour ce pays
afin de le mettre en marche. «Il s’agit d’une
technologie et de tout un système de formation à mettre
en place», expliquent les responsables qui ont ajouté
que la modernisation du système de paiement offrira
principalement «une meilleure efficacité et sécurité» à
la place bancaire. Dans son rapport pour l’année 2006,
ajoutent ces responsables, le FMI a relevé que la
réforme financière en Algérie «est cohérente». C’est la
première fois que le FMI exprime une satisfaction
concernant la réforme bancaire en Algérie. Vu son
importance, le suivi de la mise en place de ce système,
des conseils interministériels sont tenus chaque mois
sur ce projet. Tout en indiquant que le système de
télécompensation des chèques est opérationnel depuis le
15 mai dernier, il est indiqué que 12 000 opérations
sont effectuées quotidiennement, et ce, à travers un
réseau composé de 1 419 guichets. D’autres instruments
seront également opérationnels durant les prochaines
semaines. Après avoir initié le virement en août
dernier, les cartes de paiement seront lancées fin
septembre en cours avant d’être généralisées à partir de
2007. Pour la phase pilote, 390 terminaux de paiement
électronique (TPE) sont opérationnels et sont installés
notamment au niveau des commerces et des hôtels. La
généralisation des cartes est prévue pour les quatre
prochaines années. Quant au «prélèvement et effets de
commerce», l’échéance est fixée pour fin octobre
prochain. Concernant l’utilisation des chèques
normalisés, celle-ci représente 50 % des opérations
bancaires, à fin juillet 2006. Au démarrage (mai
dernier), ce taux était de 20 %, ce qui signifie la
nette évolution enregistrée en un temps assez court.
Tout en annonçant par ailleurs une prochaine réunion du
CPE, la date du lancement de l’appel d’offres portant
sur l’ouverture du capital du Crédit populaire d’Algérie
(CPA) «n’est pas encore arrêtée». La première phase qui
porte sur l’évaluation réalisée par le consortium
Rothschild France a été achevée alors que l’opération
d’ouverture du capital devra aboutir d’ici à février
2007, annoncent les responsables du ministère délégué.
Karima Sebai
Après
une première édition au Palais des expositions
2e
Salon de l’habitat à Sétif
Le
deuxième Salon national de la construction et du
bâtiment (Sétifbat) a été inauguré, hier, dans
l’enceinte de la galerie d’expositions de la cité
Mâabouda, à l’ouest de la ville de Sétif. Organisé du 11
au 15 septembre par la Société algérienne des foires et
exportations (Safex) et Batimatec (société spécialisée
dans les prestations liées aux activités de publicité et
à l’organisation des foires et salons), avec la
collaboration de la wilaya de Sétif, le Salon regroupe
pour sa seconde édition une quarantaine d’exposants
parmi les entreprises du bâtiment, les producteurs de
matériaux de construction et d’équipements de chantiers,
les bureaux d’études et les organismes de contrôle
technique. Selon M. Gherouat, directeur commercial de
Batimatec, «le choix de Sétif pour l’organisation d’une
telle manifestation s’explique par le rythme d’expansion
et le dynamisme de cette wilaya de bâtisseurs connue à
l’échelle du pays pour les performances des entreprises
de construction qui y activent». A cet égard,
rappelle-t-on, plus de 29 000 logements, tous programmes
confondus ainsi que d’importantes infrastructures
hydrauliques, universitaires, éducatives, sportives et
de santé, entre autres, sont en cours de réalisation sur
tout le territoire de la wilaya à la faveur du plan de
soutien à la croissance économique initié par le
président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
Répondant au constat de diminution du nombre de firmes
exposantes par rapport à la première édition (40
exposants contre 52 en 2005), le directeur commercial de
Batimatec a soutenu que la baisse constatée «est
largement compensée par le bond qualitatif observé dès
lors que la majorité des firmes présentes sont des
entreprises industrielles de production dont les stands
sont édifiants quant aux capacités nationales en matière
d’innovations techniques et de maîtrise des process de
fabrication de matériaux modernes de construction».
Jeudi prochain, la Maison de la culture de Sétif
abritera, note-t-on, dans le cadre de ce Salon, une
journée d’étude sur «les méthodes de réparation du
béton». La manifestation, destinée aux bureaux d’études,
aux ingénieurs en génie-civil et autres professionnels
du bâtiment et de la construction, sera animée par «Granitex»,
une des premières entreprises algériennes spécialisées
dans la fabrication des adjuvants pour béton.
Redouane A.
Opep
Alger soutient le maintien du plafond de production
Le
ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a
conforté hier à Vienne, où se tient la réunion de
l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep),
la position de la plupart des pays membres de
l’organisation qui se sont prononcés pour le «maintien
du plafond de production inchangé à 28 millions de
barils de l’Opep». «L’Organisation des pays exportateurs
de pétrole (Opep) va maintenir son plafond de production
inchangé à 28 millions de barils par jour (mbj)», a
indiqué M. Khelil. «Informellement, je pense que nous
allons garder le plafond de production», a-t-il déclaré
à la presse à l’issue d’une première session de
discussions. Pour sa part, le ministre qatariote de
l’Energie, Abdallah ben Hamad Al-Attiyah, a soutenu que
l’organisation ne possède «pas d’alternative» à ce
maintien pour cette réunion, position apparemment
partagée par les autres membres comme le Koweït, les
Emirats arabes unis, et surtout par l’Arabie saoudite,
premier producteur de l’Opep. Mais d’après Jason
Schenker, analyste de Wachovia, il existe une
«probabilité non négligeable» pour que l’organisation
se réunisse plus tôt que prévu pour revoir le plafond de
la production à la baisse. La prochaine réunion est
prévue début décembre à Abuja, au Nigeria. Le quota de
production fixé à 28 millions de barils par jour,
inchangé depuis juillet 2005 ne sera pas modifié,
conformément aux prévisions des analystes. La chute des
prix de brut, qui évoluent à leur plus bas niveau depuis
avril dernier, suscite cependant des débats parmi les
membres de l’organisation. Le président de l’Opep,
Edmund Daukoru s’est dit «très préoccupé parce que nous
ne savons pas jusqu’où (les prix) vont aller». Selon les
prévisions des analystes, le haut niveau des stocks
américains, l’apaisement relatif au dossier du
nucléaire iranien et la saison des ouragans, calme
jusqu’ici, vont maintenir cette baisse des prix de
brut.
Amine B.
Jugée
pour vol de bijoux
Une
jeune fille écope d’un an de prison
La
cour d’appel d’Oran a jugé hier une affaire de vol de
bijoux dont est accusée une jeune fille, répondant aux
initiales D.H., qui avait été condamnée en première
instance à une année de prison ferme. La vingtaine, D.H.,
qui travaillait chez une famille riche, aurait, selon
ses déclarations, exécuté les vœux de son prétendant qui
l’aurait, selon elle, persécutée pour voler ses
employeurs. Elle escamotera ainsi une chaîne, un
collier et des boucles d’oreilles qui seront remises,
selon ses déclarations, à son ami. Lorsque les
employeurs ont découvert le vol, une plainte a été
déposée et les investigations ont mené les enquêteurs
directement vers la jeune fille qui sera arrêtée. Devant
les policiers, celle-ci avouera les faits. Présentée à
la barre, hier, D.H. est revenue en détail sur les faits
qui lui sont reprochés, en maintenant ses premières
déclarations, selon lesquelles c’est son ami qui
l’aurait incitée à commettre le vol, sous la menace.
Regrettant amèrement son geste, D.H. expliquait hier
que, ne sachant plus quoi faire, elle a fini par obéir
en tentant d’amadouer le juge : «Je suis l’aînée de la
famille et c’est moi qui nourris mes frères et sœurs»,
lancera-t-elle. Le représentant du ministère public a,
lors de son réquisitoire, demandé l’aggravation de la
peine prononcée en première instance. «Deux années de
prison ferme !» a-t-il réclamé à l’encontre de la fille
qui a été chargée encore par l’avocat de son ami, qui
nie toute implication de son mandant, celui-ci n’étant
nullement, selon lui, dans le besoin. C’est ainsi que la
première peine a été maintenue contre D.H.
E.
Ikram
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