Alger

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APC de sidi M’hamed

Priorité pour l’éradication des bidonvilles et du marché informel

Entreprise portuaire d’Alger

Quatre gros marchés attribués

Beni Messous

Déboires d’une famille déchirée

 

 12/10/06

 

APC de sidi M’hamed

Priorité pour l’éradication des bidonvilles et du marché informel

Cette APC qui est  l’une des plus riches communes de la wilaya, Sidi M’hamed est un lieu névralgique dans la vie quotidienne de la capitale.

Lors de son passage, hier, au forum de la Radio El Bahdja le P. APC de la commune de sidi M’hamed,  Moukhtar Bourouina, s’est longuement exprimé sur les contraintes, priorités et projets tracés par son équipe. Le premier magistrat de la commune  qui est revenu  longuement sur les réalisations accomplies depuis son installation à la tête de l’exécutif communal a répondu, par ailleurs, aux questions des journalistes présents à ce forum. Cette APC qui est  l’une des plus riches communes de la wilaya, Sidi M’hamed est un lieu névralgique dans la vie quotidienne de la capitale. Importante grâce à son emplacement- au cœur d’Alger-, par la densité populaire qui la caractérise ainsi que la grande  fréquentation qu’elle connaît, entre 800 000 à un million de passagers par jour. Toutes ces donnes ne l’ont,  néanmoins, pas épargnée de subir de multiples problèmes, des fois épineux et compliqués, entre autres, l’invité de la radio a cité le problème des bidonvilles, des familles résidant dans des chalets ainsi que des bâtiments qui risquent l’effondrement. «Cette situation n’honore ni l’Etat ni la wilaya d’Alger», a commenté M. Bourouina  pour qui cette situation  porte atteinte à l’image de la capitale. En fait, à ce jour et depuis l’indépendance, des bidonvilles infestent cette commune. Appelée «cité Zaâtcha» celle-ci n’a cessé de prendre du volume. Constituée juste après l’indépendance de 10 à 15 familles, leur nombre n’a cessé d’augmenter pour attein-dre actuellement quelque 260 familles. «Cette multiplication est normale puisque le nombre des membres de chaque famille augmente au fil du temps», a reconnu l’invité du forum d’El Bahdja. «On aurait pu finir avec cette histoire n’étaient les contraintes de dernière minute» a ajouté le P. APC de sidi M’hamed qui a imputé ce retard dans le règlement de ce problème au séisme du 21 mai. En effet, un prêt du Fonds monétaire international a été octroyé pour le relogement des habitants des immeubles qui risquent l’effondrement ainsi que ceux des chalets et bidonvilles de Zaâtcha. Mais celui- la s’est vu, malheureusement, transféré pour les victimes du séisme qui a frappé la capitale, a souligné l’orateur. Se voulant rassurant, celui-ci  a fait savoir qu’une solution définitive à cette situation sera trouvée incessamment. «On n’attend que le feu vert des autorités concernées pour puiser dans les caisses de l’APC et acheter 250 logements afin d’en finir une bonne fois pour toutes avec ce problème» a même suggéré le P. APC de sidi M’hamed.

Eradication des marchés informels après le mois de carême 

Répondant à une question sur les marchés informels qui, à leur tour font grand défaut dans la plus  grande commune de la capitale, celui-ci s’est contenté, en premier lieu, de les qualifier de «phénomène national». Loin de minimiser la portée de ce phénomène, l’orateur a expliqué

«ces commerçants anarchiques sont appuyés par des réseaux très influents. Comme ils sont épaulés par les habitants et les commerçants de gros, ce qui rend leur éradication des plus difficiles». M. Bourouina a précisé, par ailleurs que «tous les marché illégaux de la commune de sidi M’hamed seront éradiqués juste après le mois de carême». Abordant d’autres sujets concernant la commune qu’il chapeaute, l’invité du forum d’El Bahdja s’est attelé sur le problème des ascenseurs. «C’est l’OPGI qui gère ces appareils» a-t-il argué. Pour la saison d’hiver qui est déjà sur les portes, l’orateur a affirmé que tous les points noirs, soit au niveau des avaloirs ou des canaux d’assainissement sont supprimés. Le P. APC de sidi M’hamed s’est, tout de même, beaucoup attelé sur les activités culturelles et l’importance que sa commune leur accorde. «En plus de l’intérêt accordé aux écoles primaires en particulier, nous comptons ouvrir nombre de  bibliothèques proximité» a indiqué M. Bourouina. Celui a ajouté dans le même sillage qu’un club cybercafé primaire sera ouvert dans les plus brefs délais.

Aomar Fekrache

 

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Entreprise portuaire d’Alger

Quatre gros marchés attribués

A l’issue de l’analyse des offres, l’attribution aux entreprises soumissionnaires étrangères et nationales en vue de réaliser plusieurs travaux de revêtements et autres services plus sécurisés, notamment l’installation de 8 systèmes de contrôle de bagages par rayons X, au sein de l’entreprise portuaire d’Alger «Epal», ont été finalement accordés. C’est via, en effet, l’avis d’appel d’offres national et international que cette attribution a été faite, relevant du marché du portefeuille Sogeports que les procédures de passation dudit marché (Sogeport) ont été respectées, comme le souligne-t-on, puis ont été sélectionnées quatre entreprises. Pour assurer ainsi une sécurité permanente dans cette entreprise portuaire, l’entreprise  Smith Heimann (pour un montant de 607 985,00 euros en HT) se chargera de fournir, de livrer et d’installer à la gare maritime d’Alger 8 systèmes de contrôle de bagages par rayons X, eu égard au mouvement des passagers qui occupe toujours la position de premier port national de par ses parts de marché pour ce genre de trafics affichant à l’échelle nationale des réalisations de milliers de passagers. Le port d’Alger accapare ainsi une part de marché importante. Cette entreprise sélectionnée aura un délai d’exécution de trois mois, alors que les travaux de revêtements en enrobé à chaud et assainissement des terre-pleins et chaussées du port ont été attribués à l’entreprise MTPBH pour un montant de 127  411 128,00DA en TTC pour un délai d’exécution de quatre mois. Les travaux de revêtements en enrobé à chaud et assainissement du terre-plein de la rue de Doullens au port, ont été confiés à l’entreprise SNC.Robat pour un montant de 69 479 280,00 DA en TTC, dont les délais de réalisation ont été fixés pour une durée d’exécution de quatre mois. S’agissant, par ailleurs, du réaménagement et de la réhabilitation de la direction de la planification et de l’informatique (DPI), c’est  l’entreprise Sarl Groupe Benatia (d’un montant de 3 625 145,55 DA en TTC) qui prendra en main ces travaux pour un délai d’exécution ne dépassant pas les 85 jours. Cette politique, pour rappel, s’inscrit dans le cadre de faire muter le port d’Alger à un stade structurellement supérieur, un plan de développement et de modernisation s’étalant jusqu’à 2015 initié par l’entreprise est en cours de mise en œuvre. Les actions projetées concernent notamment un parc pour le trafic roulant en R + 4, l’aménagement d’une 2e gare maritime, la réalisation d’un 2e terminal à conteneurs, l’équipement du 1er terminal à conteneurs et un système de télésurveillance qui couvrira l’ensemble du domaine portuaire.

Kahina B.

 

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Beni Messous

Déboires d’une famille déchirée

Triste est le sort d’une famille de cinq (05) enfants, résidant la localité de Beni Messous. La famille Belhoul se trouve actuellement  déchirée en raison de la crise de logement.

Présentée à notre rédaction, Mme B. nous a confié le marasme auquel sa famille est confrontée depuis de longues années. «J’ai demandé volontiers le divorce à mon mari parce qu’il ne peut pas m’assurer une habitation. Nous sommes une famille vagabonde depuis longtemps», nous a-t-elle avoué.

Selon les dires de cette femme, une demande de logement a été introduite aux autorités locales de Beni Messous en 1989. Deux ans après, à savoir en 1991, un arrêté  visant l’octroi de logement social a été délivré par l’APC. En 1993, conformément aux procédures y afférentes, ladite famille a procédé au premier versement de 5, 5 millions de centimes.

En 1997, poursuit Mme Belhoul, un arrêté inhérent à l’attribution d’un lot de terrain à Sidi Youcef, dans la même localité de Beni Messous au profit de cette famille était délivré  par

l’APC. «Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on nous a donné le lot de terrain alors que nous avons opté pour un logement social», s’interroge notre interlocutrice.

Par ailleurs, un troisième versement de 8,5 millions de centimes est demandé à la famille en 1999. Or, comme la famille se trouvait dans l’incapacité de procéder au virement, les autorités lui ont demandé de se désister du logement.

Pour ce qui est des arrêtés relatifs à l’octroi du lot de terrain, Mme Belhoul indique que rien n’est encore concrétisé. «Aucune de nos démarches n’a abouti depuis 1989. Ni le logement ni le lot de terrain qu’on nous a promis ne sont encore concrétisés. Nous sommes des sans domicile fixe». La pauvre famille est installée depuis deux mois (août 2006) au centre de transit de Beni Messous. Les services concernés de cette localité ont adressé une mise en demeure pour la famille en vue de quitter les lieux.

«Nous n’avons pas où aller, nous risquons à tout moment de nous retrouver dans la rue», nous confie la femme, visiblement écœurée.         

M. K.

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