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Des rassemblements pour exiger la révision des pensions
Les retraités
en colère
Ils étaient hier
nombreux au rassemblement organisé à la Maison du peuple.
Les retraités de
la wilaya d’Alger ont suivi massivement le mot d’ordre lancé par la
Fédération nationale des travailleurs retraités. Ils étaient hier
nombreux au rassemblement organisé à la Maison du peuple. Ces
retraités ont brandi des banderoles sur lesquelles étaient
mentionnés des slogans reflétant leur situation et soulignant leurs
revendications. «Préserver le pouvoir d’achat des retraités»,
«Appliquer les augmentations annuelles décidées» «Respecter le
retraité et préserver sa dignité» pouvait-on lire sur les panneaux
tenus par ces retraités venus de toutes les localités de la
capitale.
Les retraités
veulent, à travers ce rassemblement, protester contre la
non-application de la décision présidentielle qui prévoit
l’augmentation des pensions des retraités pour les allocataires qui
touchent moins de 10 000 DA. Selon les retraités, cette directive
n’a pas été suivie par une application immédiate puisqu’ils touchent
toujours les mêmes montants.
«Nous avons appelé
à une journée de protestation pour dénoncer le refus d’appliquer la
décision du président de la République», dira M. Azzi, secrétaire
général de la FNTR.
Des rassemblements
similaires ont été organisés devant les sièges des caisses de
retraite dans les autres wilayas. «Cette décision, incluse pourtant
dans la loi de finances complémentaire 2006 , a exclu les retraités
qui n’ont pas bénéficié de ces augmentations prévues depuis
plusieurs mois».
Les catégories des
retraités concernées par ces augmentations, selon M. Azzi, sont ceux
de la retraite conventionnelle et ceux qui ont bénéficié d’une
pension dans le cadre du départ sans fixation de l’âge. Ce sont,
toujours d’après M. Azzi, plus de 300 000 retraités qui touchent une
pension de moins de 10 000 DA.
«Les pensions de
ces retraités n’ont pas été revues à la hausse et ce, en dépit des
différentes correspondances adressées aux organismes concernés,
notamment au ministère du Travail les sollicitant à intervenir pour
rendre cette directive effective», dira M. Azzi qui précise, en
outre, que d’autres mouvements de protestation seront organisés dans
les prochains jours pour faire valoir l’application de cette
instruction.
Les retraités ont,
pour leur part, exprimé leur désarroi devant cette situation. «Nous
avons été mis à la porte et fait l’objet de compression suite à la
décision de fermeture des entreprises. Ce n’est ni de notre
responsabilité ni de notre faute si on ne nous a pas laissé terminer
le travail jusqu’à l’âge réglementaire de la retraite», dira un
retraité. «Après 16 ans de service, je perçois une pension de
5 000 DA et j’ai
quatre enfants. Comment puis-je subvenir aux besoins de ma famille
avec cette pension ?», dira un autre. «On nous a mis le couteau sous
la gorge lorsque ces responsables nous ont demandé de choisir entre
le départ volontaire et le chômage. Comment, aujourd’hui, ils
veulent nous priver de l’augmentation des pensions, avec la cherté
de la vie et la multiplication des dépenses?», se demande, avec
beaucoup d’émotion, un retraité, père de 9 enfants, avec une pension
de 9 000 DA.
Le responsable de
la section syndicale d’El Harrach a affirmé que l’allocation de
retraite pour certains est de 3000 DA seulement. «Ces retraités,
chefs de familles pour leur majorité, ne peuvent même pas se faire
soigner ou se procurer des médicaments » expliquera M. Alane
Abdelkader, chef de la section syndicale d’El Harrach.
Nouria B.
Haut
Blida et Bouira
Sit-in des
retraités devant la CNR
A l’instar des
autres wilayas du pays, les retraités de Blida, ont répondu à
l’appel de leur fédération pour observer un sit-in devant le siège
de la Caisse nationale de retraite de Blida. Ils étaient quelque
deux centpersonnes selon les organisateurs, dans leur majorité des
malades et en dépit de leur âge avancé qui ont tenu à exprimer leur
mécontentement et leur ras-le-bol. Le rendez-vous était prévu à 10
h devant le siège de la CNR, mais dès 09h30, les manifestants ont
commencé à arriver sur le lieu du sit-in. Selon certains retraités
approchés, ce regroupement est décidé pour dénoncer les agissements
de certains responsables dont les décisions vont à l’encontre des
mesures annoncées par le président de la République en juillet
dernier. D’ailleurs, cette même frange de la population dénonce
avec amertume l’indifférence manifeste des pouvoirs publics aux
démarches engagées par la FNTR pour corriger les injustices. A la
fin du rassemblement qui s’est déroulé dans le calme, les
responsables de la FNTR au niveau de la wilaya de Blida ont remis au
directeur de la Caisse une motion à transmettre au chef de l’Etat,
au ministre du Travail et de la Sécurité sociale et au DG de la CNR,
dans laquelle ils réitèrent leur soutien au chef de l’Etat, mais ils
dénoncent avec véhémence l’application de la loi 83/12 excluant
arbitrairement les retraités des régimes proportionnels et la
décision historique du président de la République ordonnance 06/04
du 15 juillet 2006 portant relèvement des pensions inférieures à 10
000 DA ce qui constitue en soit un flagrant délit de justice. Une
fois la motion remise, les retraités se sont dispersés dans le
calme. Par ailleurs, plusieurs retraités se sont rassemblés hier
matin à l’esplanade qui donne face au siège de la Caisse nationale
des retraités (CNR) de Bouira. Cette protestation est venue suite à
la non-application du décret d’augmentation dans les régimes des
retraités, selon les contestataires. Ils ont fait savoir que le
retard mis dans la perception des nouvelles dispositions les a
quelque peu mis en colère. Comme ils ne comprennent pas également
pourquoi des retraités, à l’exemple de ceux qui ont exercé une
fonction libérale et ceux qui perçoivent d’autres indemnisations
hors retraite, sont exclus de cet avantage. Ainsi, les retraités ont
tenu, hier, à marquer une journée de réclamation afin d’attirer
l’attention des services concernés pour que les problèmes soient
pris en considération et résolus rapidement.
A.B.M./Farid
Haddouche
Haut
Le FLN «démocratique» selon Saïdani
Coup de «génie»
scientifique
Le ridicule ne tue
pas. le FLN est le seul parti politique démocratique du pays. Pas de
panique.
C’est le troisième
homme de l’Etat algérien, en personne, mais en sa qualité, cette
fois-ci, de «figure de proue» de ce parti, qui le clame à la
hussarde.
A qui veut le
croire. Mais, trouvera-t-il enfin une niaise oreille prête à ouïr de
telles contrevérités ? C’était le mardi 10 octobre à Tizi Ouzou
devant les militants déconcertés, sans doute, de se voir traités de
démocrates.
Dire que cela
survient cinq jours seulement après le dix-huitième anniversaire de
la révolte d’octobre 1988.
Après 44 ans de
gestion catastrophique du pays, avec à la clé, l’instauration d’une
dictature partisane digne des démocraties populaires, l’ancien parti
unique est soudain pris du prurit démocratique à tel point, le
comble, qu’il en revendique même la paternité.
«Ceux qui pensent
que le parti [le FLN] n’est pas démocratique sont des étrangers qui
vivent en dehors de ses rangs».
Autrement dit,
trente millions d’Algériens se trompent sur un parti qui les a gérés
et persécutés 44 ans durant avec notamment le fameux article 120.
Décidément Saïdani ne recule devant rien quitte à hérisser ceux qui
ont réellement donné leur vie pour la République et les libertés.
Surtout quand, à grand renfort, il fait appel à des arguments
fallacieux qu’il altère à l’envie. C’est le cas de la pratique de
l’alternance dans les rangs du FLN depuis Yahiaoui, en passant par
Messaâdia, Mehri, Benhamouda, Benflis jusqu’à l’actuel SG Abdelaziz
Belkhadem, que Saïdani juge et qualifie de démocratique. A
l’entendre ainsi parler l’on bute sur un problème qui relève
essentiellement de la vérité historique.
Voir comment
Benflis fut débusqué de son poste de SG du FLN par un Belkhadem, les
manettes des institutions publiques à la main, se souvenir de Merhi
«scientifiquement» décapité par les «docteurs» Belayat et Hadjar et
le tremblement d’octobre qui a emporté dans sa fureur un Messaâdia à
qui on prêtait une existence éternelle. Voir donc tout ça, et bille
en tête, oser déceler au FLN des vertus démocratiques, ce n’est ni
plus ni moins que raconter des bobards auxquels, heureusement,
personne en Algérie n’y prête attention.
Amine Goutali
Haut
Déficit en personnel d’encadrement
Ecoles
cherchent professeurs
De nombreux
établissements scolaires à travers le pays manquent de professeurs,
alors qu’un mois est passé sur la rentrée scolaire. Alors qu’on
entame bientôt la période des examens, des élèves attendent encore
leurs professeurs.
Cette pénurie
touche les professeurs des langues étrangères, plus précisément de
français et d’anglais et aussi de philosophie. «J’ai déposé ma
candidature il y a 15 jours dans un CEM, il n’y avait pas
d’enseignants de français. Mon initiative qui a été un pur hasard a
été une bénédiction pour cette école qui n’avait personne et nous
avons encore besoin d’un second enseignant. Je suis obligée d’être
rapide, les élèves sont en retard», témoigne une enseignante dans
une école à Alger. Un autre professeur d’arabe indique que ce
manque d’effectif s’explique par la fuite de certains enseignants
vers le privé, «beaucoup de mes collègues ont opté pour
l’enseignement dans les écoles privées, certes ils sont moins payés
mais les classes ne sont pas surchargées et les horaires de travail
sont souples». La situation est inquiétante, car de nom-breux
établissements scolaires à travers le pays manquent de pédagogues
alors qu’un mois est passé sur la rentrée scolaire et qu’on entame
bientôt la période des examens. Les classes de terminales sont
également concernées par le problème. «Le ministre de l’Education
nationale a affirmé que 9000 postes budgétaires ont été ouverts pour
les travailleurs du secteur, pourtant plusieurs écoles n’ont pas
d’éducateurs ! Nous avons soulevé le problème à maintes reprises aux
autorités concernées mais notre démarche n’a pas eu d’écho»,
souligne M. Osmane Redouane, président du Conseil des lycées
d’Alger, ajoutant que les horaires des enseignants sont surchargés,
certains d’entre assurent jusqu’à 5 h de cours d’affilée alors que
les heures de travail dépassent pour d’autres les 26 heures. «Le
secteur de la Fonction publique ne recrute plus depuis longtemps, ce
qui explique la réduction des effectifs», note-t-il précisant que
cette situation bloque beaucoup de lycées. La réforme du système
éducatif a introduit également l’enseignement des langues étrangères
à partir de la troisième année, donc de nouveaux besoins ont été
signalés, l’effectif des enseignants doit être redoublé, ce qui
complique les choses.
Belkhedim Irane
Haut
Affaire de l’enlèvement des 32 touristes
Procès imminent
du groupe d’«El Para»
Le procès des
compagnons d’Amari Saïfi, alias Abdderrazak El Para, est programmé
pour la prochaine session criminelle de la cour d’Alger. Ce procès
verra la comparution devant les juges de terroristes ayant participé
à l’enlèvement, en 2003, de 32 touristes européens au sud algérien.
«Assam Abou Okba» et «Salah Abou Yacoub», deux des compagnons d’«El
Para», remis à l’Algérie, en compagnie d’Amari Saïfi, après leur
arrestation, au Tchad et leur emprisonnement, dans ce pays, par le
mouvement pour la démocratie et la justice (MDJT) tchadien.
«Appartenance à un groupe terroriste, sévissant à l’intérieur et à
l’extérieur du pays, assassinats et menace contre la Sûreté de l’Etat»
sont les chefs d’inculpation retenus à leur encontre. Ces deux
terroristes avaient été remis, au même titre qu’Abdderrazak El para,
par les autorités libyennes, à l’Algérie. Les autorités libyennes
avaient réussi à convaincre les rebelles du MDJT de leur remettre ce
chef terroriste et ses acolytes afin de les remettre aux autorités
algériennes. Ils étaient environ quarante terroristes tombés dans le
piège du MDJT, au Tchad et fait prisonniers par ce mouvement rebelle
tchadien. Un écueil d’ordre diplomatique était apparu lors de
l’emprisonnement de ces terroristes par le MDJT. Des pays évitaient
de négocier avec le MDJT de crainte de provoquer la colère des
autorités tchadiennes qui considéraient le MDJT comme mouvement
illégal. Les prisonniers du MDJT devenaient, avec le temps, des
«hôtes» encombrants. Ce mouvement voulait négocier leur remise au
pays demandeur, en contrepartie, probablement, d’une aide
diplomatique et politique vis-à-vis du pouvoir tchadien.
Entre-temps, les USA avaient exprimé leur souhait que Amari Saïfi et
ses acolytes soient remis à l’Algérie. La libye est intervenue pour
trouver une issue à cette situation, «pour prouver aux Etats-Unis sa
participation active à la lutte internationale contre le
terrorisme», selon certains observateurs. Ces mêmes sources
n’écartent pas l’hypothèse que ce soit la Libye qui aurait versé la
somme de 5 millions d’euros à Abderrazak El Para pour la libération
du deuxieme groupe d’otages parmi les touristes européens enlevés
(le premier groupe avait été libéré grâce à l’intervention de
l’ANP). Cependant, Amari Saïfi avait annoncé à des journalistes de
médias français qui l’interrogeaient depuis son lieu de détention,
au Tchad, que c’est l’Allemagne qui avait payé cette rançon. Il
avait, toutefois, refusé de révéler la somme qui lui aurait été
versée par ce pays Cet argent avait servi au GSPC pour l’achat
d’armes lourdes et d’armes de guerre. Les convois acheminant ces
armes vers des maquis de cette organisation terroriste avaient été,
fort heureusement, anéantis par l’ANP.
M. Abi
Haut
2.5 Kg de drogue dans son bureau
3 ans de prison
ferme pour l’ex-commissaire
Le tribunal
d’appel de sidi M’hamed a rendu son verdict, hier, en fin
d’après-midi, dans l’affaire de la découverte de 2,5 kilogrammes de
résine de cannabis dans le bureau d’un commissaire de police,
responsable d’un service de lutte contre le trafic de stupéfiants,
relevant de la Sûreté de wilaya d’Alger. Ce commissaire révoqué par
la DGSN avait été innocenté, en première instance, par le tribunal
correctionnel de Bab El-Oued. Son adjoint, inspecteur de police,
révoqué par la DGSN, avait été condamné à 18 mois de prison ferme et
le principal accusé dans cette affaire, un civil, avait été accusé à
dix années de prison ferme. Un procés en appel a eu lieu le mois
dernier. Dans son verdict prononcé, hier, le tribunal d’appel de
Sidi-M’hamed a condamné cet ex-commissaire de police à trois années
de prison ferme, son adjoint à 18 mois de prison avec sursis et le
principal accusé à dix années de prison ferme. Plusieurs officiers
de la police ainsi que l’ex-chef de la Sûreté de wilaya d’Alger,
Sebbouh, révoqué par la DGSN, ont été entendus comme témoins. Il est
à noter que malgré le fait que le principal accusé dans cette
affaire a, lors du procés en appel, fait, aux magistrats, des
déclarations contraires à celles faites lors du premier procès, n’a
pas influé sur le verdict puisque le tribunal en appel a reconduit,
à son encontre, la peine prononcée en première instance, à savoir
dix années de prison ferme. Lors du premier procès, cet accusé sur
lequel aurait été trouvée cette quantité de résine de cannabis,
avait démenti les propos tenus aux magistrats par le commissaire de
police révoqué et son adjoint selon lesquels il avait été remis à un
autre service de police et s’était rallié à ces propos lors du
procés en appel ! Un changement de cap énigmatique qui n’a pas été
pris en considération par le tribunal d’appel de sidi-M’hamed.
Certains se demandent si ce commissaire de police condamné à trois
années de prison ferme, en appel, sera mis en détention comme le
principal accusé qui croupit en prison depuis plusieurs
années.
M. A.
Haut
Bouteflika reçoit le nouvel ambassadeur
Le Danemark
veut changer son image
Le nouvel
ambassadeur du Danemark en Algérie, Ole Wohlers Olsen, s’est engagé
mercredi, à Alger, à renforcer et améliorer davantage la qualité de
coopération entre Alger et Copenhague. «Je suis dans l’obligation de
redoubler d’efforts afin d’améliorer la qualité des relations
économique, politique et culturelle entre les deux pays», a déclaré
M. Olsen à la presse après avoir remis au président de la
république, Abdelaziz Bouteflika, ses lettres de créances,
l’accréditant en qualité d’ambassadeur en Algérie. Le diplomate
Danois a, dans ce cadre, rappelé le niveau des «relations anciennes
des deux pays», précisant que des compagnies danoises «se sont
engagées, depuis des années, dans une coopération très étroite et
très active avec leurs partenaires algériens dans plusieurs
secteurs, notamment l’exploitation de ressources d’hydrocarbures et
la production du ciment». «Une grande compagnie médicale s’est
récemment installée à Tizi Ouzou pour fabriquer de l’insuline»,
a-t-il encore ajouté, et fait part à cette occasion, de sa
«satisfaction» de «revenir dans ce beau pays» où, en 1974, a-t-il
dit, il a commencé sa carrière diplomatique. M. Olsen a en outre,
précisé, avoir exprimé l’admiration de son pays au président
Bouteflika «pour son engagement personnel à rétablir la paix et la
réconciliation nationale», soulignant que Copenhague a suivi avec
«inquiétude et tristesse les évènements tragiques en Algérie» et
s’est dit «heureux de la voir maintenant engagée dans une nouvelle
ère de paix et de progrès économique et social».
Il a indiqué à ce
propos, que son gouvernement partage les espérances et les
aspirations des gouvernement et peuple algériens pour «un avenir de
paix et de prospérité». «Nous espérons vous assister à atteindre ce
noble objectif, à travers notre coopération bilatérale et
multilatérale avec nos partenaires européens», a-t-il dit. La
cérémonie de remise des lettres de créances s’est déroulée à la
présidence de la République, en présence du ministre d’Etat,
ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bédjaoui.
Amine B.
Haut
8,8 milliards de centimes détournés de l’agence BADR de
Boudoauou
Le verdict sera
prononcé mardi prochain
Quatre banquiers
et trois commerçants ont été présentés à la cour de Boumerdès dans
le cadre d’une affaire de détournement de 8,8 milliards de centimes
de l’agence Badr de Boudouaou, apprenons-nous de source judiciaire.
Le verdict dans cette affaire sera prononcé par cette cour mardi
prochain, ajoute cette source selon laquelle il s’agirait de
«crédits bancaires accordés sans garantie de remboursement,
occasionnant à cette agence, un préjudice financier de 8,8 milliards
de centimes», explique une autre source, proche de cette cour.
Cette affaire
intervient avant le début du procès de la dilapidation de
1 100 milliards de
centimes de l’agence Badr de Birkhadem, qui est programmé, après
trois reports consécutifs, au 2 novembre prochain, au tribunal
correctionnel de Bir Mourad Raïs. Ce procès aura lieu avant le
procès en appel relatif à l’affaire du Fonds algéro-koweitien
d’investissements (Faki), dont les principaux accusés, un
ex-président de ce fonds, qui a la double nationalité
algéro-luxembourgeoise, et son épouse, accusés d’avoir détourné de
fortes sommes en dollars avaient fui le pays pour s’installer au
Luxembourg, ont été condamnés à dix années de prison ferme. Il est
également indiqué que le tribunal de Koléa jugera, lors de la
prochaine session, l’affaire des faux chèques CPA certifiés.
Plusieurs victimes sont enregistrées dans cette affaire, dont des
entreprises algériennes et une entreprise libanaise.
M. Abi
Haut
El Islah
Les militants
dissidents dénoncés
Le parti de
Abdallah Djaballah fustige les ex-militants écartés du parti qu’il
rend responsables de tous les maux qui ont secoué cette formation
politique pendant plusieurs mois. Dans un document parvenu à notre
rédaction, le parti d’El Islah après la décision émise par la cour
d’Etat d’annuler le gel des activités et des avoirs du parti de
Abdallah Djaballah, le 12 juin dernier, a tenu à préciser que
«nous n’avons
donné aucune information concernant cette affaire.» Les rédacteurs
de ce document ajoutent que «nous tenons à dénoncer les militants
écartés du parti qui pensent qu’avec leur manigance ils gagneront ce
qu’ils ont perdu en utilisant pour ce faire des papiers officiels à
des fins non avouées en sachant que cela est en contradiction avec
les lois.» Pour rappel, 12 militants de cette formation politique
ont traduit en justice le leader du parti. Ce n’est que récemment
que Djaballah a été rétabli dans ses droits par la cour d’Etat.
Djamel Oukali
Haut
Elle sera bientôt proposée par Temmar
Quelle
stratégie industrielle ?
L’actualité vient
de nous fournir un exemple de choix. Ce n’est pas nouveau, la
naissance de lieux communs dans le débat économique est devenue si
simple, pourtant leur vie se fait si longue par la suite, sans que
nos experts et économistes de renom ne trouvent matière à de
sérieuses remises en cause, participant malgré à eux à tromper
l’opinion sur des questions d’intérêt plus que certain. En cela,
l’actualité vient de nous fournir un exemple de choix. Hamid Temmar
qui parle quasiment en ministre de l’Economie annonce désormais
avoir trouvé le chaînon manquant à son programme de relance en
révélant l’existence d’une «stratégie industrielle», dont on a
jusque-là du mal à saisir et la teneur et les fondamentaux qui
l’inspirent. Il ne suffit pas de dire qu’une stratégie industrielle
est nécessaire ou que l’industrie est importante, en enrobant ce
discours de slogans sur des généralités bien partagées pour faire
accroire que le problème est déjà réglé. Ce dont M. Temmar ne se
prive aucunement, quitte à laisser croire que, pour lui, l’opinion
n’y comprendrait rien, de toute manière.
Un discours
rénové
Son exposé de
ladite stratégie industrielle est présenté, dans la foulée, comme de
l’étatisme, un recul en quelque sorte par rapport à la franche
option libérale, puisqu’il feint d’évoquer une implication totale du
gouvernement pour atteindre l’objectif d’un redémarrage de
l’industrie. Il en parle comme d’une nouveauté, alors que lors du
premier mandat du président, il évoquait avec certitude que la
liquidation du secteur public allait d’elle-même drainer capitaux et
technologies. M. Temmar avoue aujourd’hui que l’expérience lui a un
peu fait changer d’avis et il promet de ne pas abandonner
l’industrie. Il le dit sans doute sincèrement, mais a-t-il aussi le
choix ? Quel pays aujourd’hui peut-il prétendre à s’insérer dans
l’économie mondiale s’il n’a pas d’industrie qui soit le vecteur de
ses échanges ? La vérité c’est que la première stratégie mise en
œuvre par le trio Temmar-Benachenhou-Khelil en était une, mais
qu’elle a échoué. Cinq ans durant, l’effort de libéralisation s’est
avéré sans résultats, non parce que la voie du marché n’était pas la
bonne, mais parce que la méthode de mise ne œuvre était incomplète
dès le départ pour créer de l’emploi et de la richesse, pour
soutenir une forte croissance durablement et élever le niveau de vie
des Algériens. Tout ce qui a été fait jusque-là n’a été qu’une
poursuite du plan d’ajustement structurel (PAS, 1994-1998), un peu
comme si le pays devait constamment rester un bon épargnant et
n’avoir d’autre objectif que de ne pas retomber dans les rets du
FMI. A-t-on pour autant tiré les bonnes leçons ? En réalité, le
ministre de la Participation ne change pas d’un iota sa démarche et
son appréhension des problèmes de l’heure. Et l’homme qui disait en
2000 que «non seulement l’Etat ne peut pas donner le moindre dinar à
l’entreprise publique, mais il ne le veut plus», n’a pas changé
d’avis sur le fond. Car quelles sont ses anciennes-nouvelles vues à
ce sujet ? Primo, l’Etat n’a pas pour vocation de jouer le rôle
d’investisseur. Son travail, parfaitement accompli et sans reproche,
selon
H. Temmar, a
consisté à réunir les conditions pour que l’entreprise et son
potentiel productif soient libérés. Or, comme on a le loisir de le
constater, cette démarche est la même que celle suivie depuis 2000
et qui consiste à attendre que tout se fasse de lui-même, sans
intervention aucune de l’Etat, c’est-à-dire que c’est aux
investisseurs de se mouler dans l’espace concurrentiel ainsi établi
par les pouvoirs publics.
Il ne s’agit ni
plus ni moins que de laisser faire la main invisible, de laisser
s’exprimer les besoins pour que la machine démarre d’elle-même, avec
cette spécificité bien de chez nous de donner aux EPE de quoi tenir,
gagner du temps et un peu de paix sociale pour faire passer le
programme politique.
Les
contradictions
Evidement, là,
nous sommes en plein dans le discours idéologique et, comme on le
voit, cela ne donne absolument rien. La baisse successive et
systématique des impôts au profit des entreprises n’a contribué en
rien à une hausse de leur rendement, de leur modernisation ou de
leur compétitivité. Cela s’est avéré n’être qu’une meilleure
redistribution du revenu national au profit du patronat. Les
dispositifs ANDI et ANSEJ, ces autres paradis fiscaux qui ne
disent pas leur
nom, auxquels viennent se greffer d’autres mécanismes de création
d’entreprises de tailles diverses et quel que soit leur bilan
chiffré (avec plus de 100 000 entreprises créées), n’ont pas été le
bon chemin vers la relance. L’attente des IDE (pour lesquels toute
la législation nationale a été changée et les barrières levées) n’en
finit pas et ce n’est sûrement pas la moyenne annuelle de milliards
de dollars sur les six dernières années qui pourrait nous
contredire, surtout si ce chiffre est comparé aux performances de
nos voisins directs. Autre certitude soutenue avec aplomb, la
réforme de l’environnement des affaires est en cours et se basera
sur l’assouplissement de l’administration, la réforme des banques
ainsi que le foncier, ce qui sera de nature suffisante à mettre les
entreprises en meilleure situation de compétitivité. D’abord, parce
que la relance de l’industrie est une affaire d’entreprise et
d’entreprise compétitive dans le contexte d’une économie ouverte et
non plus protégée. Or de quel outil de production disposons-nous ?
Nous savons qu’il ne faut pas compter sur le secteur public
globalement pris, à cause de sa déstructuration sinon de son
incapacité à relever les défis imposés. Le privé national, pour sa
part, cumule la double tare d’avoir 90% de PME et donc une très
faible capacité d’investissement dans les activités à forts capitaux
(financements, technologies, managements, etc.), tandis que le reste
est un privé prédateur qui n’arrive pas à se structurer en une
classe d’entrepreneurs dont une économie capitaliste a théoriquement
besoin. Un privé qui reste coincé dans son exigence des plus
contradictoires entre la stimulation par l’Etat et sa protection.
Une nouvelle
économie
Ce tissu
d’entreprises, tel que décrit, évolue dans un marché où le premier
client reste l’Etat. C’était le cas lors du premier mandat de A.
Bouteflika avec le programme de 7 milliards de dollars. C’est le cas
encore aujourd’hui avec 60 milliards de dollars au titre du PCSC.
Mais en fait, à qui va profiter ce programme ? Dans les
infrastructures et l’habitat, qui totalisent à eux seuls 60% de ce
budget historique, ni le public ni le privé n’est en posture de
concurrencer les firmes étrangères et ce, à tous les niveaux. Reste
les 40% et disons là aussi qu’il ne faut pas s’attendre à une
importante capacité d’absorption par l’outil de production national.
Et de toute manière, la véritable question, c’est de savoir ce qui
adviendra du tissu économique une fois ce programme terminé (à
supposer bien sûr que les autorités politiques soient conséquentes
avec elles-mêmes et soutiennent comme d’habitude que tout a été fait
dans les délais promis). Les autorités remettront-elles la main à la
bourse pour un autre effort que l’on sait budgétairement impossible
à soutenir à long terme ? Faudra-t-il fermer les entreprises qui
seront en cessation d’activité, faute de marchés ?
Jusqu’à plus ample
informé, l’énoncé de la stratégie industrielle (au-delà de nous dire
ce que nous savons déjà, c’est-à-dire que l’industrie doit être une
priorité du gouvernement), ne nous avance à rien. La vraie réponse
que M. Temmar et son panel d’experts doivent apporter, ne concerne
pas les créneaux à investir ou les correctifs des programmes déjà en
vigueur, mais doit nous dire comment seront créées des unités
industrielles compétitives à l’échelle internationale. La réponse à
cette question, plus facile à dire qu’à faire, déterminera si M.
Temmar est vraiment l’homme de la situation.
Nabil Benali
Haut
Pacte économique et social
Le flou chez le
patronat
Au lendemain de la
signature du pacte national économique et social, il semble
apparemment qu’un flou total règne chez certaines organisations
patronales. C’est le cas de la confédération des investisseurs du
patronat algérien (CIPA), laquelle est encore à s’interroger sur le
devenir de l’entreprise algérienne et les moyens que mettra le
gouvernement pour l’aider à se développer. Cela, à travers
l’intervention avant-hier des deux représentants de la CIPA, en
l’occurrence M Beldjezar Ahmed et Naciri Ali Bey, présidents de la
Fédération nationale du BTPH et celle des textiles à la CIPA, au
Forum d’El Moudjahid, lors de la table ronde portant sur la
«situation économique et sociale : état des lieux».
En effet, les
multiples interrogations suscitées par les M Beldjezar Ahmed
tournaient autour de «quant est-ce que l’Etat va faire de
l’entreprise privée une priorité nationale ?» ; et «est- ce que
l’Algérie qui a réussi la réconciliation nationale va-telle réussir
la réconciliation
économique ?».
Estimant par ailleurs que les réformes ont trop tardé, l’intervenant
a attiré l’attention de l’assistance sur le fait que «l’entreprise
connaît de grands problèmes, liés à la fiscalité, la parafiscalité,
aux crédits bancaires et à l’investissement». «A quand des assises
nationales pour débattre de ces problèmes ? se sont-ils demandés, en
soulignant «la nécessité de créer un ministère du Commerce
international». Pour rappel, la pacte national économique et social
conclu le 1er octobre dernier, entre le gouvernement avec ses
démembrements que sont les Sociétés de gestion des participations (SGP),
le syndicat UGTA et des organisations patronales (CNPA, CGEA, CIPA,
SEVE, la CAP et UNEP), se veut, comme le dira Abdelaziz Belkhadem,
un «objectif d’engager le pays dans la voie irréversible du
développement». Ledit pacte repose sur trois actions essentielles :
celles de «développer la production nationale dans tous les
domaines, de développer une capacité productive capable de compléter
les revenus tirés des hydrocarbures et de dégager les moyens et les
instruments d’une politique sociale efficiente et d’un développement
le plus équitablement réparti».
Mais, s’il est
censé accorder un répit de quatre ans, en ce qui concerne les
mouvements de grèves et de protestations, la réalité reste toute
autre, puisque moult débrayages et actions de protestation ont été
déclenchées dans plusieurs secteurs, durant les quelques jours qui
ont suivi la tenue de la tripartite.
Habiba
Ghrib
Haut
Election du bureau de la mouhafadha de Tizi Ouzou
Le retour des
ex-pro-Benflis
L’assemblée
générale élective pour l’élection du bureau de la mouhafadha de Tizi
Ouzou a consacré le retour en force des ex-pro-Benflis, ce qui était
un peu attendu lorsqu’on sait que les anciens redresseurs sont
qualifiés par une grande partie de la base militante à Tizi Ouzou
d’«opportunistes qui n’ont de militants que la carte et qui veulent
se frayer un chemin dans la hiérarchie du parti pour des fins
purement individuelles». Mais la plus grande surprise est le retour
de l’ex-mouhafedh, en l’occurrence Akli Arbouche, qui a eu un nombre
important de voix parmi les 11 membres du bureau de la nouvelle
mouhafadha. Reste à savoir maintenant si ce dernier va être choisi
par la direction nationale du parti pour reprendre ses fonctions à
la tête de l’instance de wilaya de la formation d’Abdelaziz
Belkhadem qu’il a eu à gérer de 1990 à 2005, année au cours de
laquelle il y a eu l’installation des commissions provisoires de
wilaya pour la préparation des assemblées générales électives des
nouvelles mouhafadhas et ce, après la restructuration du parti
(renouvellement des kasmas).
Mais des militants
pensent que Arbouche ne pourra pas revenir et que c’est plutôt Ali
Lanasri qui a plus de chances d’être désigné.
Zahra H.
Haut
Boghni
Un inspecteur
de police assassiné
Un violent
accrochage a eu lieu avant-hier en plein centre-ville de Boghni
juste après la rupture du jeûne. Selon des sources crédibles, il
était un peu plus de 19 h, au moment de la relève du barrage mixte
de la rue des frères Ben Akli en plein centre-ville de Boghni, que
les éléments de la BMPJ et la garde communale ont essuyé des tirs
d’un groupe armé qui serait composé d’une vingtaine de terroristes,
nous dit-on. Les gens qui étaient dans la rue après le f’tour ont
été pris de panique et fuyaient dans tous les sens. L’accrochage
s’est soldé par l’assassinat d’un inspecteur de police. Il s’agit de
Bouhsane Nacer. Par ailleurs, un garde communal, un policier et cinq
citoyens ont été blessés.
L’enterrement de
l’inspecteur de police a eu lieu hier dans la localité de Boghni,
ajoutent nos sources.
Z. H.
Haut
Anarchie au CHU
Vu qu’il s’agit du
premier hôpital du pays, l’entrée des véhicules du CHU Mustapha
Pacha est généralement souvent difficilement accessible, sauf
lorsque les agents de l’ordre qui y travaillent arrivent à mettre de
l’ordre dans les files automobiles. Sauf que malgré tout cela,
l’entrée est la plupart du temps obstruée, empêchant les ambulances
d’accéder à l’hôpital, ce qui peut parfois occasionner l’aggravation
des cas des malades transportés. Mais ce qui peut être irritant
encore plus, c’est l’existence de taxis clandestins qui sont là en
lieu et place d’ambulances ou de taxis activant en toute légalité.
Ces «clandos», au nombre de quatre ou cinq, sont stationnés à
longueur de journée à proximité des Urgences médicochirurgicales au
vu et au su de tous les responsables de l’hôpital. A quand la remise
en ordre ?
R. A.
Haut
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