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Des rassemblements pour exiger la révision des pensions

Les retraités en colère

Blida et Bouira

Sit-in des retraités devant la CNR

Le FLN «démocratique» selon Saïdani

Coup de «génie» scientifique

Déficit en personnel d’encadrement

Ecoles cherchent professeurs 

Affaire de l’enlèvement des 32 touristes

Procès imminent du groupe d’«El Para»

2.5 Kg de drogue dans son bureau

3 ans de prison ferme pour l’ex-commissaire

Bouteflika reçoit le nouvel ambassadeur

Le Danemark veut changer son image

8,8 milliards de centimes détournés de l’agence BADR de Boudoauou

Le verdict sera prononcé mardi prochain

El Islah

Les militants dissidents dénoncés

Elle sera bientôt proposée par Temmar

Quelle stratégie industrielle ?

Pacte économique et social

Le flou chez le patronat   

Election du bureau de la mouhafadha de Tizi Ouzou

Le retour des ex-pro-Benflis

Boghni

Un inspecteur de police assassiné

Anarchie au CHU

 

 12/10/06

 

Des rassemblements pour exiger la révision des pensions

Les retraités en colère

Ils étaient hier nombreux au rassemblement organisé à la Maison du peuple.

Les retraités de la wilaya d’Alger ont suivi massivement le mot d’ordre lancé par la Fédération nationale des travailleurs retraités. Ils étaient hier nombreux au rassemblement organisé  à la Maison du peuple. Ces retraités ont brandi des banderoles sur lesquelles  étaient mentionnés des slogans reflétant leur situation et soulignant leurs revendications. «Préserver le pouvoir d’achat des retraités», «Appliquer les augmentations annuelles décidées» «Respecter le retraité et préserver sa dignité» pouvait-on lire sur   les panneaux tenus par ces retraités venus de toutes les localités de la capitale.

Les retraités veulent, à travers ce rassemblement, protester contre la non-application de la décision présidentielle qui prévoit l’augmentation des pensions des retraités  pour les allocataires qui touchent moins de 10 000 DA. Selon les retraités, cette directive n’a pas été suivie par une application immédiate puisqu’ils touchent toujours les mêmes montants.

«Nous avons appelé à une journée de protestation pour dénoncer le refus d’appliquer la décision du président de la République», dira M. Azzi, secrétaire général de la FNTR.  

Des rassemblements similaires ont été organisés devant les sièges des caisses de retraite dans les autres wilayas. «Cette décision, incluse pourtant dans la loi de finances  complémentaire 2006 , a exclu les retraités qui n’ont pas bénéficié de ces augmentations prévues depuis plusieurs mois».

Les catégories des retraités concernées par ces augmentations, selon M. Azzi, sont ceux de la retraite conventionnelle et ceux qui ont bénéficié d’une pension dans le cadre du départ sans fixation de l’âge. Ce sont, toujours d’après M. Azzi, plus de 300 000 retraités qui touchent une pension de moins de 10 000 DA.

«Les pensions de ces retraités n’ont pas été revues à la hausse et ce, en dépit des différentes correspondances adressées aux organismes concernés, notamment au ministère du Travail les sollicitant à intervenir pour rendre cette directive effective», dira M. Azzi qui précise, en outre, que d’autres mouvements de protestation seront organisés dans les prochains jours pour faire valoir l’application de cette instruction. 

Les retraités ont, pour leur part, exprimé leur désarroi devant cette situation. «Nous avons été mis à la porte et fait l’objet de compression suite à la décision de fermeture des entreprises. Ce n’est ni de notre responsabilité ni de notre faute si on ne nous a pas laissé terminer le travail jusqu’à l’âge réglementaire de la retraite», dira un retraité. «Après 16 ans de service, je perçois une pension de

5 000 DA et j’ai quatre enfants. Comment puis-je subvenir aux besoins de ma famille avec cette pension ?», dira un autre. «On nous a mis le couteau sous la gorge lorsque ces responsables nous ont demandé de choisir entre le départ volontaire et le chômage. Comment, aujourd’hui, ils veulent nous priver de l’augmentation des pensions, avec la cherté de la vie et la multiplication des dépenses?», se demande, avec beaucoup d’émotion, un retraité, père de 9 enfants, avec une pension de 9 000 DA.  

Le responsable de la section syndicale d’El Harrach a affirmé que l’allocation de retraite pour certains est de 3000 DA seulement. «Ces retraités, chefs de familles pour leur majorité, ne peuvent même pas se faire soigner ou se procurer des médicaments » expliquera M. Alane Abdelkader, chef de la section syndicale d’El Harrach.               

Nouria B.

 

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Blida et Bouira

Sit-in des retraités devant la CNR

A l’instar des autres wilayas  du pays, les retraités de Blida, ont répondu à l’appel de leur fédération pour observer un sit-in devant le siège de la Caisse nationale de retraite de Blida. Ils  étaient quelque deux centpersonnes selon les organisateurs, dans leur majorité des malades et en dépit de leur âge avancé qui ont tenu à exprimer leur mécontentement  et leur ras-le-bol.  Le rendez-vous était prévu à 10 h devant le siège de la CNR, mais dès 09h30, les manifestants ont commencé à arriver sur le lieu du sit-in. Selon certains retraités approchés, ce regroupement est décidé pour dénoncer les agissements de certains responsables dont les décisions vont à l’encontre des mesures annoncées par le président de la République en juillet dernier.  D’ailleurs, cette même frange de la population dénonce avec amertume l’indifférence manifeste des pouvoirs publics aux démarches engagées par la FNTR pour corriger les injustices. A la fin du rassemblement qui s’est déroulé dans le calme, les responsables de la FNTR au niveau de la wilaya de Blida ont remis au directeur de la Caisse une motion à transmettre au chef de l’Etat, au ministre du Travail et de la Sécurité sociale et au DG de la CNR, dans laquelle ils réitèrent leur soutien au chef de l’Etat, mais ils dénoncent avec véhémence l’application de la loi 83/12 excluant arbitrairement les retraités des régimes proportionnels et la décision historique du président de la République ordonnance 06/04 du 15 juillet 2006 portant relèvement des pensions inférieures à 10 000 DA ce qui constitue en soit un flagrant délit de justice. Une fois la motion remise, les retraités se sont dispersés dans le calme. Par ailleurs, plusieurs retraités se sont rassemblés hier matin à l’esplanade qui donne face au siège de la Caisse nationale des retraités (CNR) de Bouira. Cette protestation est venue suite à la non-application du décret d’augmentation dans les régimes des retraités, selon les contestataires. Ils ont fait savoir que le retard mis dans la perception des nouvelles dispositions les a quelque peu mis en colère. Comme ils ne comprennent pas également pourquoi des retraités, à l’exemple de ceux qui ont exercé une fonction libérale et ceux qui perçoivent d’autres indemnisations hors retraite, sont exclus de cet avantage. Ainsi, les retraités ont tenu, hier, à marquer une journée de réclamation afin d’attirer l’attention des services concernés pour que les problèmes soient pris en considération et résolus rapidement.

A.B.M./Farid Haddouche

 

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Le FLN «démocratique» selon Saïdani

Coup de «génie» scientifique

Le ridicule ne tue pas. le FLN est le seul parti politique démocratique du pays. Pas de

panique.

C’est le troisième homme de l’Etat algérien, en personne, mais en sa qualité, cette fois-ci, de «figure de proue» de ce parti, qui le clame à la hussarde.

A qui veut le croire. Mais, trouvera-t-il enfin une niaise oreille prête à ouïr de telles contrevérités ? C’était le mardi 10 octobre à Tizi Ouzou devant les militants déconcertés, sans doute, de se voir traités de démocrates.

Dire que cela survient cinq jours seulement après le dix-huitième anniversaire de la révolte d’octobre 1988.

Après 44 ans de gestion catastrophique du pays, avec à la clé, l’instauration d’une dictature partisane digne des démocraties populaires, l’ancien parti unique est soudain pris du prurit démocratique à tel point, le comble, qu’il en revendique même la paternité.

«Ceux qui pensent que le parti [le FLN] n’est pas démocratique sont des étrangers qui vivent en dehors de ses rangs».

Autrement dit, trente millions d’Algériens se trompent sur un parti qui les a gérés et  persécutés 44 ans durant avec notamment le fameux article 120. Décidément Saïdani ne recule devant rien quitte à hérisser ceux qui ont réellement donné leur vie pour la République et les libertés. Surtout quand, à grand renfort, il fait appel à des arguments fallacieux qu’il altère à l’envie. C’est le cas de la pratique de l’alternance dans les rangs du FLN depuis Yahiaoui, en passant par Messaâdia, Mehri, Benhamouda, Benflis jusqu’à l’actuel SG Abdelaziz Belkhadem, que Saïdani juge et qualifie de démocratique. A l’entendre ainsi parler l’on bute  sur un problème qui relève essentiellement de la vérité historique.

Voir comment Benflis fut débusqué de son poste de SG du FLN par un Belkhadem, les manettes des institutions publiques à la main, se souvenir de Merhi «scientifiquement» décapité par les «docteurs» Belayat et Hadjar et le tremblement d’octobre qui a emporté dans sa fureur un Messaâdia à qui on prêtait une existence éternelle. Voir donc tout ça, et bille en tête, oser déceler au FLN des vertus démocratiques, ce n’est ni plus ni moins que raconter des bobards auxquels, heureusement, personne en Algérie n’y prête attention.

Amine Goutali

 

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Déficit en personnel d’encadrement

Ecoles cherchent professeurs 

De nombreux établissements scolaires à travers le pays manquent de professeurs,  alors qu’un mois est passé sur la rentrée scolaire. Alors  qu’on entame bientôt la période des examens, des élèves attendent encore leurs professeurs.

Cette pénurie touche les professeurs des langues étrangères, plus précisément de français et d’anglais et aussi de philosophie.  «J’ai déposé ma candidature il y a 15 jours dans un CEM, il n’y avait pas d’enseignants de français. Mon initiative qui a été un pur hasard a été une bénédiction pour cette école qui n’avait personne et nous avons encore besoin d’un second enseignant. Je suis obligée d’être rapide, les élèves sont en retard», témoigne une enseignante dans une école à Alger.  Un autre professeur d’arabe indique que ce manque d’effectif s’explique par la fuite de certains enseignants vers le privé, «beaucoup de mes collègues ont opté pour l’enseignement dans les écoles privées, certes ils sont moins payés mais les classes ne sont pas surchargées et les horaires de travail sont souples». La situation est inquiétante, car de nom-breux établissements scolaires à travers le pays manquent de pédagogues alors qu’un mois est passé sur la rentrée scolaire et qu’on entame bientôt la période des examens. Les classes de terminales sont également concernées par le problème. «Le ministre de l’Education nationale a affirmé que 9000 postes budgétaires ont été ouverts pour les travailleurs du secteur, pourtant plusieurs écoles n’ont pas d’éducateurs ! Nous avons soulevé le problème à maintes reprises aux autorités concernées mais notre démarche n’a pas eu d’écho», souligne M. Osmane Redouane, président du Conseil des lycées d’Alger, ajoutant que les horaires des enseignants sont surchargés, certains d’entre assurent jusqu’à 5 h de cours d’affilée alors que les heures de travail dépassent pour d’autres les 26 heures. «Le secteur de la Fonction publique ne recrute plus depuis longtemps, ce qui explique la réduction des effectifs», note-t-il précisant que cette situation bloque beaucoup de lycées.  La réforme du système éducatif a introduit également l’enseignement des langues étrangères à partir de la troisième année, donc de nouveaux besoins ont été signalés, l’effectif des enseignants doit être redoublé, ce qui complique les choses.

Belkhedim Irane

 

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Affaire de l’enlèvement des 32 touristes

Procès imminent du groupe d’«El Para»

Le procès des compagnons d’Amari Saïfi, alias Abdderrazak El Para, est programmé pour la prochaine session criminelle de la cour d’Alger. Ce procès verra la comparution devant les juges de terroristes ayant participé à l’enlèvement, en 2003, de 32 touristes européens au sud algérien. «Assam Abou Okba» et «Salah Abou Yacoub», deux des compagnons d’«El Para», remis à l’Algérie, en compagnie d’Amari Saïfi, après leur arrestation, au Tchad et leur emprisonnement, dans ce pays, par le mouvement pour la démocratie et la justice (MDJT) tchadien. «Appartenance à un groupe terroriste, sévissant à l’intérieur et à l’extérieur du pays, assassinats et menace contre la Sûreté de l’Etat» sont les chefs d’inculpation retenus à leur encontre. Ces deux terroristes avaient été remis, au même titre qu’Abdderrazak El para, par les autorités libyennes, à l’Algérie. Les autorités libyennes avaient réussi à convaincre les rebelles du MDJT de leur remettre ce chef terroriste et ses acolytes afin de les remettre aux autorités algériennes. Ils étaient environ quarante terroristes tombés dans le piège du MDJT, au Tchad et fait prisonniers par ce mouvement rebelle tchadien. Un écueil d’ordre diplomatique était apparu lors de l’emprisonnement de ces terroristes par le MDJT. Des pays évitaient de négocier avec le MDJT de crainte de provoquer la colère des autorités tchadiennes qui considéraient le MDJT comme mouvement illégal. Les prisonniers du MDJT devenaient, avec le temps, des «hôtes» encombrants. Ce mouvement voulait négocier leur remise au pays demandeur, en contrepartie, probablement, d’une aide diplomatique et politique vis-à-vis du pouvoir tchadien. Entre-temps, les USA avaient exprimé leur souhait que Amari Saïfi et ses acolytes soient remis à l’Algérie. La libye est intervenue pour trouver une issue à cette situation, «pour prouver aux Etats-Unis sa participation active à la lutte internationale contre le terrorisme», selon certains observateurs. Ces mêmes sources n’écartent pas l’hypothèse que ce soit la Libye qui aurait versé la somme de 5 millions d’euros à Abderrazak El Para pour la libération du deuxieme groupe d’otages parmi les touristes européens enlevés (le premier groupe avait été libéré grâce à l’intervention de l’ANP). Cependant, Amari Saïfi avait annoncé à des journalistes de médias français qui l’interrogeaient depuis son lieu de détention, au Tchad, que c’est l’Allemagne qui avait payé cette rançon. Il avait, toutefois, refusé de révéler la somme qui lui aurait été versée par ce pays Cet argent avait servi au GSPC pour l’achat d’armes lourdes et d’armes de guerre. Les convois acheminant ces armes vers des maquis de cette organisation terroriste avaient été, fort heureusement, anéantis par l’ANP.  

M. Abi

 

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2.5 Kg de drogue dans son bureau

3 ans de prison ferme pour l’ex-commissaire

Le tribunal d’appel de sidi M’hamed a rendu son verdict, hier, en fin d’après-midi, dans l’affaire de la découverte de 2,5 kilogrammes de résine de cannabis dans le bureau d’un commissaire de police, responsable d’un service de lutte contre le trafic de stupéfiants, relevant de la Sûreté de wilaya d’Alger. Ce commissaire révoqué par la DGSN avait été innocenté, en première instance, par le tribunal correctionnel de Bab El-Oued. Son adjoint, inspecteur de police, révoqué par la DGSN, avait été condamné à 18 mois de prison ferme et le principal accusé dans cette affaire, un civil, avait été accusé à dix années de prison ferme. Un procés en appel a eu lieu le mois dernier. Dans son verdict prononcé, hier, le tribunal d’appel de Sidi-M’hamed a condamné cet ex-commissaire de police à trois années de prison ferme, son adjoint à 18 mois de prison avec sursis et le principal accusé à dix années de prison ferme. Plusieurs officiers de la police ainsi que l’ex-chef de la Sûreté de wilaya d’Alger, Sebbouh, révoqué par la DGSN, ont été entendus comme témoins. Il est à noter que malgré le fait que le principal accusé dans cette affaire a, lors du procés en appel, fait, aux magistrats, des déclarations contraires à celles faites lors du premier procès, n’a pas influé sur le verdict puisque le tribunal en appel a reconduit, à son encontre, la peine prononcée en première instance, à savoir dix années de prison ferme. Lors du premier procès, cet accusé sur lequel aurait été trouvée cette quantité de résine de cannabis, avait démenti les propos tenus aux magistrats par le commissaire de police révoqué et son adjoint selon lesquels il avait été remis à un autre service de police et s’était rallié à ces propos lors du procés en appel ! Un changement de cap énigmatique qui n’a pas été pris en considération par le tribunal d’appel de sidi-M’hamed. Certains se demandent si ce commissaire de police condamné à trois années de prison ferme, en appel, sera mis en détention comme le principal accusé qui croupit en prison depuis plusieurs années.        

M. A.

 

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Bouteflika reçoit le nouvel ambassadeur

Le Danemark veut changer son image

Le nouvel ambassadeur du Danemark en Algérie,  Ole Wohlers Olsen, s’est engagé mercredi, à Alger, à renforcer et améliorer davantage la qualité de coopération entre Alger et Copenhague. «Je suis dans l’obligation de redoubler d’efforts afin d’améliorer la qualité des relations économique, politique et culturelle entre les deux pays», a déclaré M. Olsen à la presse après avoir remis au président de la république, Abdelaziz Bouteflika, ses lettres de créances, l’accréditant en qualité d’ambassadeur en Algérie. Le diplomate Danois a, dans ce cadre, rappelé le niveau des «relations anciennes des deux pays», précisant que des compagnies danoises «se sont engagées, depuis des années, dans une coopération très étroite et très active avec leurs partenaires algériens dans plusieurs secteurs, notamment l’exploitation de ressources d’hydrocarbures et la production du ciment». «Une grande compagnie médicale s’est récemment installée à Tizi Ouzou pour fabriquer de l’insuline», a-t-il encore ajouté, et fait part à cette occasion, de sa «satisfaction» de «revenir dans ce beau pays» où, en 1974, a-t-il dit, il a commencé sa carrière diplomatique. M. Olsen a en outre, précisé, avoir exprimé l’admiration de son pays au président Bouteflika «pour son engagement personnel à rétablir la paix et la réconciliation nationale», soulignant que Copenhague a suivi avec «inquiétude et tristesse les évènements tragiques en Algérie» et s’est dit «heureux de la voir maintenant engagée dans une nouvelle ère de paix et de progrès économique et social».

Il a indiqué à ce propos, que son gouvernement partage les espérances et les aspirations des gouvernement et peuple algériens pour «un avenir de paix et de prospérité». «Nous espérons vous assister à atteindre ce noble objectif, à travers notre coopération bilatérale et multilatérale avec nos partenaires européens», a-t-il dit. La cérémonie de remise des lettres de créances s’est déroulée à la présidence de la République, en présence du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères,  Mohammed Bédjaoui.

Amine B.

 

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8,8 milliards de centimes détournés de l’agence BADR de Boudoauou

Le verdict sera prononcé mardi prochain

Quatre banquiers et trois commerçants ont été présentés à la cour de Boumerdès dans le cadre d’une affaire de détournement de 8,8 milliards de centimes de l’agence Badr de Boudouaou, apprenons-nous de source judiciaire. Le verdict dans cette affaire sera prononcé par cette cour mardi prochain, ajoute cette source selon laquelle il s’agirait de «crédits bancaires accordés sans garantie de remboursement, occasionnant à cette agence, un préjudice financier de 8,8 milliards de centimes», explique une autre source, proche de cette cour.

Cette affaire intervient avant le début du procès de la dilapidation de

1 100 milliards de centimes de l’agence Badr de Birkhadem, qui est programmé, après trois reports consécutifs, au 2 novembre prochain, au tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs. Ce procès aura lieu avant le procès en appel relatif à l’affaire du Fonds algéro-koweitien d’investissements (Faki), dont les principaux accusés, un ex-président de ce fonds, qui a la double nationalité algéro-luxembourgeoise, et son épouse, accusés d’avoir détourné de fortes sommes en dollars avaient fui le pays pour s’installer au Luxembourg, ont été condamnés à dix années de prison ferme. Il est également indiqué que le tribunal de Koléa jugera, lors de la prochaine session, l’affaire des faux chèques CPA certifiés. Plusieurs victimes sont enregistrées dans cette affaire, dont des entreprises algériennes et une entreprise libanaise.

M. Abi

 

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El Islah

Les militants dissidents dénoncés

Le parti de Abdallah Djaballah fustige les ex-militants écartés du parti qu’il rend responsables de tous les maux qui ont secoué cette formation politique pendant plusieurs mois. Dans un document parvenu à notre rédaction, le parti d’El Islah après  la décision émise par la cour d’Etat d’annuler le gel des activités et des avoirs du  parti de Abdallah Djaballah, le 12 juin dernier, a tenu à préciser que

«nous n’avons donné aucune information concernant  cette affaire.» Les rédacteurs de ce document ajoutent que «nous tenons à dénoncer les militants  écartés du parti qui pensent qu’avec leur manigance ils gagneront ce qu’ils ont perdu en utilisant pour ce faire des papiers officiels à des fins non avouées en sachant que cela est en contradiction avec les lois.» Pour rappel, 12 militants de cette formation politique ont traduit en justice le leader du parti. Ce n’est que récemment que Djaballah a été rétabli dans ses droits par la cour d’Etat.

 Djamel Oukali

 

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Elle sera bientôt proposée par Temmar

Quelle stratégie industrielle ?

L’actualité vient de nous fournir un exemple de choix. Ce n’est pas nouveau, la naissance de lieux communs dans le débat économique est devenue si simple, pourtant leur vie se fait si longue par la suite, sans que nos experts et économistes de renom ne trouvent matière à de sérieuses remises en cause, participant malgré à eux à tromper l’opinion sur des questions d’intérêt plus que certain. En cela, l’actualité vient de nous fournir un exemple de choix. Hamid Temmar qui parle quasiment en ministre de l’Economie annonce désormais avoir trouvé le chaînon manquant à son programme de relance en révélant l’existence d’une «stratégie industrielle», dont on a jusque-là du mal à saisir et la teneur et les fondamentaux qui l’inspirent. Il ne suffit pas de dire qu’une stratégie industrielle est nécessaire ou que l’industrie est importante, en enrobant ce discours de slogans sur des généralités bien partagées pour faire accroire que le problème est déjà réglé. Ce dont M. Temmar ne se prive aucunement, quitte à laisser croire que, pour lui, l’opinion n’y comprendrait rien, de toute manière.

Un discours rénové

Son exposé de ladite stratégie industrielle est présenté, dans la foulée, comme de l’étatisme, un recul en quelque sorte par rapport à la franche option libérale, puisqu’il feint d’évoquer une implication totale du gouvernement pour atteindre l’objectif d’un redémarrage de l’industrie. Il en parle comme d’une nouveauté, alors que lors du premier mandat du président, il évoquait avec certitude que la liquidation du secteur public allait d’elle-même drainer capitaux et technologies. M. Temmar avoue aujourd’hui que l’expérience lui a un peu fait changer d’avis et il promet de ne pas abandonner l’industrie. Il le dit sans doute sincèrement, mais a-t-il aussi le choix ? Quel pays aujourd’hui peut-il prétendre à s’insérer dans l’économie mondiale s’il n’a pas d’industrie qui soit le vecteur de ses échanges ? La vérité c’est que la première stratégie mise en œuvre par le trio Temmar-Benachenhou-Khelil en était une, mais qu’elle a échoué. Cinq ans durant, l’effort de libéralisation s’est avéré sans résultats, non parce que la voie du marché n’était pas la bonne, mais parce que la méthode de mise ne œuvre était incomplète dès le départ pour créer de l’emploi et de la richesse, pour soutenir une forte croissance durablement et élever le niveau de vie des Algériens. Tout ce qui a été fait jusque-là n’a été qu’une poursuite du plan d’ajustement structurel (PAS, 1994-1998), un peu comme si le pays devait constamment rester un bon épargnant et n’avoir d’autre objectif que de ne pas retomber dans les rets du FMI. A-t-on pour autant tiré les bonnes leçons ? En réalité, le ministre de la Participation ne change pas d’un iota sa démarche et son appréhension des problèmes de l’heure. Et l’homme qui disait en 2000 que «non seulement l’Etat ne peut pas donner le moindre dinar à l’entreprise publique, mais il ne le veut plus», n’a pas changé d’avis sur le fond. Car quelles sont ses anciennes-nouvelles vues à ce sujet ? Primo, l’Etat n’a pas pour vocation de jouer le rôle d’investisseur. Son travail, parfaitement accompli et sans reproche, selon

H. Temmar, a consisté à réunir les conditions pour que l’entreprise et son potentiel productif soient libérés. Or, comme on a le loisir de le constater, cette démarche est la même que celle suivie depuis 2000 et qui consiste à attendre que tout se fasse de lui-même, sans intervention aucune de l’Etat, c’est-à-dire que c’est aux investisseurs de se mouler dans l’espace concurrentiel ainsi établi par les pouvoirs publics.

Il ne s’agit ni plus ni moins que de laisser faire la main invisible, de laisser s’exprimer les besoins pour que la machine démarre d’elle-même, avec cette spécificité bien de chez nous de donner aux EPE de quoi tenir, gagner du temps et un peu de paix sociale pour faire passer le programme politique.

Les contradictions

Evidement, là, nous sommes en plein dans le discours idéologique et, comme on le voit, cela ne donne absolument rien. La baisse successive et systématique des impôts au profit des entreprises n’a contribué en rien à une hausse de leur rendement, de leur modernisation ou de leur compétitivité. Cela s’est avéré n’être qu’une meilleure redistribution du revenu national au profit du patronat. Les dispositifs ANDI et ANSEJ, ces autres paradis fiscaux qui ne

disent pas leur nom, auxquels viennent se greffer d’autres mécanismes de création d’entreprises de tailles diverses et quel que soit leur bilan chiffré (avec plus de 100 000 entreprises créées), n’ont pas été le bon chemin vers la relance. L’attente des IDE (pour lesquels toute la législation nationale a été changée et les barrières levées) n’en finit pas et ce n’est sûrement pas la moyenne annuelle de milliards de dollars sur les six dernières années qui pourrait nous contredire, surtout si ce chiffre est comparé aux performances de nos voisins directs. Autre certitude soutenue avec aplomb, la réforme de l’environnement des affaires est en cours et se basera sur l’assouplissement de l’administration, la réforme des banques ainsi que le foncier, ce qui sera de nature suffisante à mettre les entreprises en meilleure situation de compétitivité. D’abord, parce que la relance de l’industrie est une affaire d’entreprise et d’entreprise compétitive dans le contexte d’une économie ouverte et non plus protégée. Or de quel outil de production disposons-nous ? Nous savons qu’il ne faut pas compter sur le secteur public globalement pris, à cause de sa déstructuration sinon de son incapacité à relever les défis imposés. Le privé national, pour sa part, cumule la double tare d’avoir 90% de PME et donc une très faible capacité d’investissement dans les activités à forts capitaux (financements, technologies, managements, etc.), tandis que le reste est un privé prédateur qui n’arrive pas à se structurer en une classe d’entrepreneurs dont une économie capitaliste a théoriquement besoin. Un privé qui reste coincé dans son exigence des plus contradictoires entre la stimulation par l’Etat et sa protection.

Une nouvelle économie

Ce tissu d’entreprises, tel que décrit, évolue dans un marché où le premier client reste l’Etat. C’était le cas lors du premier mandat de A. Bouteflika avec le programme de 7 milliards de dollars. C’est le cas encore aujourd’hui avec  60 milliards de dollars au titre du PCSC. Mais en fait, à qui va profiter ce programme ? Dans les infrastructures et l’habitat, qui totalisent à eux seuls 60% de ce budget historique, ni le public ni le privé n’est en posture de concurrencer les firmes étrangères et ce, à tous les niveaux. Reste les 40% et disons là aussi qu’il ne faut pas s’attendre à une importante capacité d’absorption par l’outil de production national. Et de toute manière, la véritable question, c’est de savoir ce qui adviendra du tissu économique une fois ce programme terminé (à supposer bien sûr que les autorités politiques soient conséquentes avec elles-mêmes et soutiennent comme d’habitude que tout a été fait dans les délais promis). Les autorités remettront-elles la main à la bourse pour un autre effort que l’on sait budgétairement impossible à soutenir à long terme ? Faudra-t-il fermer les entreprises qui seront en cessation d’activité, faute de marchés ?

Jusqu’à plus ample informé, l’énoncé de la stratégie industrielle (au-delà de nous dire ce que nous savons déjà, c’est-à-dire que l’industrie doit être une priorité du gouvernement), ne nous avance à rien. La vraie réponse que M. Temmar et son panel d’experts doivent apporter, ne concerne pas les créneaux à investir ou les correctifs des programmes déjà en vigueur, mais doit nous dire comment seront créées des unités industrielles compétitives à l’échelle internationale. La réponse à  cette question, plus facile à dire qu’à faire, déterminera si M. Temmar est vraiment l’homme de la situation.         

Nabil Benali

 

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Pacte économique et social

Le flou chez le patronat    

Au lendemain de la signature du pacte national économique et social, il semble apparemment  qu’un flou total règne chez certaines organisations patronales. C’est le cas de la confédération des investisseurs du patronat algérien (CIPA), laquelle est encore à s’interroger sur le devenir de l’entreprise algérienne et les moyens  que mettra le gouvernement pour l’aider à se développer. Cela, à travers l’intervention avant-hier des deux représentants de la CIPA,  en l’occurrence M Beldjezar Ahmed et Naciri Ali Bey, présidents de la Fédération nationale du BTPH et celle des textiles à la CIPA, au Forum d’El Moudjahid, lors de la table ronde portant sur la «situation économique et sociale : état des lieux».

En effet, les multiples interrogations suscitées par les M Beldjezar Ahmed tournaient autour de «quant est-ce que l’Etat va faire de l’entreprise privée une priorité nationale ?» ; et «est- ce que l’Algérie qui a réussi la réconciliation nationale va-telle réussir la réconciliation

économique ?». Estimant par ailleurs que les réformes ont trop tardé, l’intervenant a attiré l’attention de l’assistance sur le fait que «l’entreprise connaît de grands problèmes, liés à la fiscalité, la parafiscalité, aux crédits bancaires et  à l’investissement». «A quand des assises nationales pour débattre de ces problèmes ? se sont-ils demandés, en soulignant «la nécessité de créer un ministère du Commerce international». Pour rappel, la pacte national économique et social conclu le 1er octobre dernier, entre le gouvernement avec ses démembrements que sont les Sociétés de gestion des participations (SGP), le syndicat UGTA et des organisations patronales (CNPA, CGEA, CIPA, SEVE,  la CAP et UNEP), se veut, comme le dira  Abdelaziz  Belkhadem, un «objectif d’engager le pays dans la voie irréversible du développement». Ledit pacte repose  sur trois actions essentielles : celles de «développer la production nationale dans tous les domaines, de développer une capacité productive capable de compléter les revenus tirés des hydrocarbures et de dégager les moyens et les instruments d’une politique sociale efficiente et d’un développement le plus équitablement réparti».

Mais, s’il est censé accorder un répit de quatre ans, en ce qui concerne les mouvements de grèves et de protestations, la réalité reste toute autre, puisque moult débrayages et actions de protestation ont été déclenchées dans plusieurs secteurs, durant les quelques jours qui ont suivi la tenue de la tripartite.                       

 Habiba Ghrib

 

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Election du bureau de la mouhafadha de Tizi Ouzou

Le retour des ex-pro-Benflis

L’assemblée générale élective pour l’élection du bureau de la mouhafadha de Tizi Ouzou a consacré le retour en force des ex-pro-Benflis, ce qui était un peu attendu lorsqu’on sait que les anciens redresseurs sont qualifiés par une grande partie de la base militante à Tizi Ouzou d’«opportunistes qui n’ont de militants que la carte et qui veulent se frayer un chemin dans la hiérarchie du parti pour des fins purement individuelles». Mais la plus grande surprise est le retour de l’ex-mouhafedh, en l’occurrence Akli Arbouche, qui a eu un nombre important de voix parmi les 11 membres du bureau de la nouvelle mouhafadha. Reste à savoir maintenant si ce dernier va être choisi par la direction nationale du parti pour reprendre ses fonctions à la tête de l’instance de wilaya de la formation d’Abdelaziz Belkhadem qu’il a eu à gérer de 1990 à 2005, année au cours de laquelle il y a eu l’installation des commissions provisoires de wilaya pour la préparation des assemblées générales électives des nouvelles mouhafadhas et ce, après la restructuration du parti (renouvellement des kasmas).

Mais des militants pensent que Arbouche ne pourra pas revenir et que c’est plutôt Ali Lanasri qui a plus de chances d’être désigné.                      

Zahra H.

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Boghni

Un inspecteur de police assassiné

Un violent accrochage a eu lieu avant-hier en plein centre-ville de Boghni juste après la rupture du jeûne. Selon des sources crédibles, il était un peu plus de 19 h, au moment de la relève du barrage mixte de la rue des frères Ben Akli en plein centre-ville de Boghni, que les éléments de la BMPJ et la garde communale ont essuyé des tirs d’un groupe armé qui serait composé d’une vingtaine de terroristes, nous dit-on. Les gens qui étaient dans la rue après le f’tour ont été pris de panique et fuyaient dans tous les sens. L’accrochage s’est soldé par l’assassinat d’un inspecteur de police. Il s’agit de Bouhsane Nacer. Par ailleurs, un garde communal, un policier et cinq citoyens ont été blessés.

L’enterrement de l’inspecteur de police a eu lieu hier dans la localité de Boghni, ajoutent nos sources.

Z. H.

 

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Anarchie au CHU

Vu qu’il s’agit du premier hôpital du pays, l’entrée des véhicules du CHU Mustapha Pacha est généralement souvent difficilement accessible, sauf lorsque les agents de l’ordre qui y travaillent arrivent à mettre de l’ordre dans les files automobiles. Sauf que malgré tout cela, l’entrée est la plupart du temps obstruée, empêchant les ambulances d’accéder à l’hôpital, ce qui peut parfois occasionner l’aggravation des cas des malades transportés. Mais ce qui peut être irritant encore plus, c’est l’existence de taxis clandestins qui sont là en lieu et place d’ambulances ou de taxis activant en toute légalité. Ces «clandos», au nombre de quatre ou cinq, sont stationnés à longueur de journée à proximité des Urgences médicochirurgicales au vu et au su de tous les responsables de l’hôpital. A quand la remise en ordre ?

R. A.

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