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Le président de la Rasd à la chaîne II
«Le
rapport de l’ONU est une victoire»
«Le
front Polisario et la Rasd viennent de remporter une
nouvelle victoire dans leur conflit avec le Maroc», a
déclaré hier, sur les ondes de la chaîne II, le
président sahraoui Mohamed Abdelaziz.
Une
victoire, a-t-il déclaré, qui découle des différentes
interventions des représentants d’Etats et d’ONG devant
la 4e commission chargée de la décolonisation à
l’Organisation des nations unies et où il est question
d’une totale condamnation du régime marocain et de sa
politique de colonisation dans la région. «Nous aspirons
à ce que les travaux de la commission qui statue depuis
la semaine dernière sur le dossier du conflit, découlent
sur une plate-forme de résolutions en faveur de notre
peuple», a déclaré le président de la RASD. Poursuivant
sur le rapport du 16 septembre dernier, élaboré par la
commission onusienne des droits de l’homme, présenté
devant le haut commissariat, l’invité de la chaîne II a
exprimé sa satisfaction que ce dernier a pu démonter
qu’«il est impossible de parler de droits de l’homme
sans respecter ceux du peuple sahraoui à
l’autodétermination». Cela dit, il a ajouté que le
rapport a démontré que «le Maroc viole les droits de
l’homme et réprime sévèrement ceux des territoires
occupés qui demandent leur liberté. Ce rapport est une
nouvelle victoire de notre peuple sur le régime
marocain». Le secrétaire général du front Polisario a
exprimé par ailleurs le mécontentement de son peuple
autour du laxisme et des facilités de l’ONU à prendre
ses responsabilités et à faire pression sur le Maroc
pour l’amener à appliquer les résolutions portant tenue
d’un référendum sur l’autodétermination. Critiquant la
politique marocaine et sa stratégie de colonisation dans
la région ainsi que l’aide qu’elle reçoit de ses alliés,
de la France et de l’Espagne en particulier, M Abdelaziz
a rappelé que la RASD vient d’être citée pour la
première fois à l’ONU, a été reconnue par 70 Etats et
qu’elle est membre fondateur de l’Union africaine,
contrairement au Maroc et que «l’ensemble de la
communauté internationale reconnaît en le Front
Polisario, l’unique représentant légitime du peuple
sahraoui et membre à part entière dans le conflit avec
le Maroc». Il a même ajouté qu’«aucun Etat ne reconnaît
aujourd’hui, la souveraineté du royaume chérifien sur
les terres du Sahara occidental». Pour ce qui des
attentes de la Rasd et des espérances du peuple
sahraoui, du nouveau secrétaire général de l’ONU, le
président sahraoui a déclaré qu’il est vivement souhaité
que «ce dernier a réussi, au début de sa mission, à
débloquer la situation et à faire aboutir le projet du
référendum pour l’autodétermination». D’autres souhaits
exprimés hier, concernent, le conseil international de
sécurité qui se réunira en fin de mois. «On espère qu’il
trouvera une solution technique au conflit et qu’il
demandera la prolongation, pour une nouvelle période, de
la mission de la Minurso»,
a-t-il
demandé. Enfin, le président sahraoui a profité à cette
occasion pour lancer «un SOS à la communauté
internationale pour venir en aide à la population des
camps qui se trouve au seuil de la famine après que le
stock alimentaire de sécurité ait expiré»
Habiba Ghrib
Lutte contre le trafic de drogue
L'ex-procureur d'Alger à la tête de l’ONLCD
Le
secrétaire général du ministère de la Justice, garde de
sceaux, Messaoud Bouferoucha a procédé, hier, au siège
du ministère à Alger, à l’installation du nouveau
directeur de l’Office national de lutte contre la drogue
(ONLCD), Abdelmalek Sayeh. Resté en situation de vacance
pendant deux ans, à savoir depuis le départ de M
Belkacem Boukhari en 2004, cet organisme créé en 1997 a
pour mission d’élaborer et de proposer, en collaboration
avec les secteurs concernés, la politique nationale de
lutte contre la drogue et la toxicomanie dans les
domaines de la prévention, de la réinsertion et de la
répression et de veiller à sa mise en œuvre. L’ONLCD est
chargé, selon son nouveau directeur, outre de
centraliser et de collecter les informations pouvant
faciliter la répression du trafic illicite de la drogue
et l’élaboration d’un plan directeur en matière de lutte
contre la drogue, assurer la coordination des actions
entreprises dans le domaine et de consolider la
coopération régionale et internationale y afférente. Au
cours de son allocution donnée à la cérémonie de
l’installation, le SG du ministère a retracé la
biographie du nouveau directeur de l’organisme en
question. Il rappellera que M. Sayeh était procureur
général de la cour d’Alger au début des années 1990,
puis il rejoindra le corps diplomatique et occupera
successivement les postes de consul général à Tunis puis
à Paris. Pour sa part, en marge de la cérémonie, le
premier responsable de l’ONLCD indiquera que la lutte
contre le fléau de la drogue se fera d’une manière
transparente et efficace afin de juguler ou du moins
minimiser un tant soit peu le phénomène.
Conscient de ce fléau insidieux, Abdelmalek Sayeh
souligne : «Nous sommes tenus de dire la vérité à la
société. La drogue est un fléau mondial qui a pris des
proportions alarmantes en Algérie et la lutte contre ce
phénomène nécessite la contribution de tous». Notons
enfin que la cérémonie d’installation s’est déroulée en
présence de responsables du ministère ainsi que d’autres
départements ministériels.
M.
Kechad
Tunisie
Un
élément du GSPC tente de se donner la mort
Un
jeune prévenu tunisien Hichem Saâdi, accusé de
terrorisme, s’est jeté mardi du deuxième étage du Palais
de justice de Tunis alors qu’il s’apprêtait à être
interrogé par le juge d’instruction, a-t-on appris de
source judiciaire. Agé de 25 ans, le prévenu paraissait
être en proie à un problème respiratoire lorsqu’il s’est
jeté par la fenêtre du bureau du juge, a relaté son
avocat, Me Abderraouf Ayadi, présent à l’audience. On
ignore s’il s’agissait d’une tentative de suicide ou de
fuite, a ajouté l’avocat, selon lequel ce geste pourrait
être attribué à l’état psychique de son client. La chute
du corps a provoqué un attroupement de passants, de
fonctionnaires et d’agents de sécurité. Selon les
dernières nouvelles, sa vie est hors de danger. Il
souffrirait cependant de fractures à plusieurs niveaux
de son organisme. Hichem Saâdi est accusé de «planifier
son départ en Irak pour combattre l’occupation
étrangère» et d’«appartenance à un groupe extrémiste»,
allusion au groupe salafiste pour le combat et la
prédication (GSPC) qui a récemment annoncé son adhésion
à l’organisation terroriste Al-Qaïda. Il avait déjà été
condamné une première fois en 2003 à 15 ans de prison en
même que plusieurs autres présumés terroristes faisant
partie de ce qui avait été le groupe de l’Ariana, une
banlieue de Tunis. Les membres du groupe avaient été
arrêtés à la frontière algérienne pour se rendre ensuite
dans les territoires palestiniens. Cette peine a été
réduite ensuite à 9 ans d’emprisonnement, avant de
bénéficier en février dernier d’une grâce
présidentielle. Selon son avocat, Hichem Saâdi a tenté
en vain de s’inscrire en 3e année de médecine, tout
comme ses efforts pour trouver un emploi ont été vains.
Il a de nouveau été arrêté en juin dernier et attend
d’être traduit en justice.
Amine B.
Dépenses publiques
Nouveau système budgétaire en 2009
L’amélioration de la situation financière du pays et
l’engagement de 70 milliards de dollars pour la
réalisation du programme quinquennal nécessite
l’amélioration de l’efficacité des dépenses de deniers
publics. Lors d’un séminaire portant sur la réforme
budgétaire, organisé hier au siège du ministère des
Finances, Mohamed Djahdou, directeur général de la
comptabilité au ministère, un rapport général sur les
dépenses budgétaires a été élaboré et a été présenté,
hier, aux trésoriers des 48 wilayas, participants au
séminaire en vue de son enrichissement et pour les
préparer aux réformes engagées par le ministère des
Finances.
La
réforme du budget de l’Etat, lancée depuis avril 2005 et
généralisée à partir de 2009 ou 2010, a fait l’objet
d’un exposé notamment pour ce qui est relatif au circuit
de l’exécution de la dépense publique et de son
contrôle. Le projet de restructuration de la dépense
publique, préparé par le ministère des Finances qui a
été accompagné par le bureau d’études Adetef en
association avec Atos Origin (Belgique), a coûté 18
millions de dollars. Selon Mohamed Djahdou, la réforme
budgétaire, qui a été présentée et validé par
gouvernement il y a un mois environ, vise à privilégier,
dans le cadre des lois de finances à partir de 2009, les
résultats par rapport aux moyens. Tout en indiquant
qu’une assimilation pour la loi de finances pour 2007 a
été réalisée, l’élaboration des prochaines lois de
finances prendra en considération, en premier lieu, les
objectifs à atteindre alors que dans le passé
l’importance était attribuée aux projets à réaliser.
En
plus clair, il explique, à titre d’exemple, que dans le
secteur de l’éducation, l’amélioration du système sera
l’objectif à atteindre contrairement aux précédentes
lois de finances où les programmes arrêtés portaient sur
la réalisation d’un nombre d’établissements.
En
terme de dépenses, ajoute le responsable, certaines
réévaluations de projets sont, certes, justifiées, mais
à travers la réforme budgétaire, «les rallonges
budgétaires vont diminuer». Une vision à moyen terme
sera respectée pour la préparation des budgets de
programmes, a-t-il avancé. Le représentant du bureau
d’étude, accompagnateur du ministère, pour la
réalisation du projet de la réforme, a indiqué que le
projet doit être accompagné par d’autres réformes
portant notamment sur la législation en vigueur. Outre
l’amélioration de l’efficacité administrative, la
réforme permettra d’exécuter rapidement les dépenses
publiques et assurer une gestion plus sécurisée et plus
transparente.
Karima Sebai
Le
système monétique d’Algérie Poste opérationnel
2,5
millions de cartes d’ici fin 2006
Pas
moins de 2,5 millions de cartes magnétiques seront
distribuées d’ici fin 2006 dans le cadre de la
modernisation du système de payement de masse, selon la
directrice générale d’Algérie Poste à l’occasion de la
célébration de la journée mondiale de la poste. Ainsi,
l’utilisation du système monétique Symap, lancé il y a
une année par le groupe Algérie Poste, sera renforcé et
généralisé par l’installation de 200 nouveaux terminaux
au niveau du territoire nationale. Pas moins de 500 000
cartes magnétiques ont été déjà distribuées et
utilisées, à titre expérimental, dans certaines wilayas.
Grâce à ce système, ces détenteurs de comptes courants
postaux peuvent procéder à diverses opérations
financières et à tout moment de la journée sans avoir
recours aux agents de postes. Trois types de cartes
magnétiques seront mis à la disposition des usagers à
savoir une carte de retrait, une autre pour le retrait
et de paiement Classic utilisée pour paiement sur les
terminaux de paiement électronique et la carte de
paiement Gold.
Les
guichets automatiques de banque permettront aux clients
d’Algérie Poste de procéder à des retraits d’espèces,
consulter le solde, demander le relevé des dix dernières
opérations monétiques ou demander le relevé de compte.
Le
client peut également effectuer des paiements de
factures sur les GAB d’Algérie Poste, réaliser des
virements de compte à compte ou demander aussi un carnet
de chèques CCP.
R.
N.
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