SOMMAIRE

LA UNE Les retraités ont suivi massivement le mot d'ordre lancé par la Fédération nationale des travailleurs retraités et ont tenu des sit-in partout à travers le pays. A Alger, c’est à partir du siège de l’UGTA que le gouvernement a été interpellé.  

12/10/06

 

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Hadidi Bouabdellah

Un entrepreneur à la campagne

 

 

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

Entre deux maux, choisir le pire

Les dirigeants du RCD, ne doivent pas beaucoup s’intéresser à ce qui se passe dans le vaste monde pour oser affirmer des inepties qui datent du temps où ils étaient encore simples novices en subversion au FFS. Il ne suivent en tout cas certainement pas le feuilleton glauque des prisons secrètes de la CIA ou celui de la sous-traitance de la torture pour le compte de la quinzaine de polices politiques que compte la grande Amérique. Les scandales qui éclaboussent régulièrement les autres grands services de renseignement ne parviennent pas non plus aux oreilles de Ali Brahimi qui s’obstine à vouloir expliquer la faiblesse, certes regrettable,  de son parti, par celle, extraordinaire, d’un mythique parti de l’armée. Pourtant le patron du RCD n’hésitait pas à affirmer il y a de cela moins d’une année qu’il était prêt à s’accommoder du retour du Fis dissous sur la scène nationale, sachant l’importance que peut rapidement prendre un tel parti populiste pourvu qu’on lui lâche la bride.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des rassemblements pour exiger la révision des pensions

Les retraités en colère

Les retraités ont suivi massivement le mot d'ordre lancé par la Fédération nationale des travailleurs retraités et ont tenu des sit-in partout à travers le pays. A Alger, c’est à partir du siège de l’UGTA que le gouvernement a été interpellé.        

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 Les Titres

 

2,5 Kg de drogue retrouvés dans son bureau

3 ans de prison ferme pour l’ex-commissaire

 

Elle sera bientôt proposée par Temmar

Quelle stratégie industrielle ?

 

Blida et Bouira

Sit-in devant la CNR

 

Déficit en personnel d'encadrement

Ecoles cherchent professeurs

 

Affaire de l'enlèvement des 32 touristes

Procès imminent du groupe d’«El Para»

 

Championnat national de D1(8e journée)

ESS-CABBA, le derby des Hauts Plateaux 

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

Le président de la Rasd à la chaîne II

«Le rapport de l’ONU est une victoire»

«Le front Polisario et la Rasd viennent de remporter une nouvelle victoire dans leur conflit avec le Maroc», a déclaré hier, sur les ondes de la chaîne II, le président sahraoui Mohamed Abdelaziz.

Une victoire, a-t-il déclaré, qui découle des différentes interventions des représentants d’Etats et d’ONG devant la 4e commission chargée de la décolonisation à l’Organisation des nations unies et où il est question d’une totale condamnation du régime marocain et de sa politique de colonisation dans la région. «Nous aspirons à ce que les travaux de la commission qui statue depuis la semaine dernière sur le dossier du conflit, découlent sur une plate-forme de résolutions en faveur de notre peuple», a déclaré le président de la RASD. Poursuivant sur le rapport du 16 septembre dernier, élaboré par la commission onusienne des droits de l’homme, présenté devant le haut commissariat, l’invité de la chaîne II a exprimé sa satisfaction que ce dernier a pu démonter qu’«il est impossible de parler de droits de l’homme sans respecter ceux du peuple sahraoui à l’autodétermination». Cela dit, il a ajouté que le rapport a démontré que «le Maroc viole les droits de l’homme et réprime sévèrement ceux des territoires occupés qui demandent leur liberté. Ce rapport est une nouvelle victoire de notre peuple sur le régime marocain». Le secrétaire général du front Polisario a exprimé par ailleurs le mécontentement de son peuple autour du laxisme et des facilités de l’ONU à prendre ses responsabilités et à faire pression sur le Maroc pour l’amener à appliquer les résolutions portant tenue d’un référendum sur l’autodétermination. Critiquant la politique marocaine et sa stratégie de colonisation dans la région ainsi que l’aide qu’elle reçoit de ses alliés, de la France et de l’Espagne en particulier, M Abdelaziz a rappelé que la RASD vient d’être citée pour la première fois à l’ONU, a été reconnue par 70 Etats et qu’elle est membre fondateur de l’Union africaine, contrairement au Maroc et que «l’ensemble de la communauté internationale reconnaît en le Front Polisario, l’unique représentant légitime du peuple sahraoui et membre à part entière dans le conflit avec le Maroc». Il a même ajouté qu’«aucun Etat ne reconnaît aujourd’hui, la souveraineté du royaume chérifien sur les terres du Sahara occidental». Pour ce qui des attentes de la Rasd et des espérances du peuple sahraoui, du nouveau secrétaire général de l’ONU, le président sahraoui a déclaré qu’il est vivement souhaité que «ce dernier a réussi, au début de sa mission, à débloquer la situation et à faire aboutir le projet du référendum pour l’autodétermination». D’autres souhaits exprimés hier, concernent, le conseil international de sécurité qui se réunira en fin de mois. «On espère qu’il trouvera une solution technique au conflit et qu’il demandera la prolongation, pour une nouvelle période, de la mission de la Minurso»,

a-t-il demandé. Enfin, le président sahraoui a profité à cette occasion pour lancer «un SOS à la communauté internationale pour venir en aide à la population des camps qui se trouve au seuil de la famine après que le stock alimentaire de sécurité ait expiré»            

Habiba Ghrib

 

Lutte contre le trafic de drogue

L'ex-procureur d'Alger à la tête de l’ONLCD

Le secrétaire général du ministère de la Justice, garde de sceaux, Messaoud Bouferoucha a procédé, hier, au siège du ministère à Alger, à l’installation du nouveau directeur de l’Office national de lutte contre la drogue (ONLCD), Abdelmalek Sayeh. Resté en situation de vacance pendant deux ans, à savoir depuis le départ de M Belkacem Boukhari en 2004, cet organisme créé en 1997 a pour mission d’élaborer et de proposer, en collaboration avec les secteurs concernés, la politique nationale de lutte contre la drogue et la toxicomanie dans les domaines de la prévention, de la réinsertion et de la répression et de veiller à sa mise en œuvre. L’ONLCD est chargé, selon son nouveau directeur, outre de centraliser et de collecter les informations pouvant faciliter la répression du trafic illicite de la drogue et l’élaboration d’un plan directeur en matière de lutte contre la drogue, assurer la coordination des actions entreprises dans le domaine et de consolider la coopération régionale et internationale y afférente. Au cours de son allocution donnée à la cérémonie de l’installation, le SG du ministère a retracé la biographie du nouveau directeur de l’organisme en question. Il rappellera que M. Sayeh était procureur général de la cour d’Alger au début des années 1990, puis il rejoindra le corps diplomatique  et occupera successivement les postes de consul général à Tunis puis à Paris. Pour sa part, en marge de la cérémonie, le premier responsable de l’ONLCD indiquera que la lutte contre le fléau de la drogue se fera d’une manière transparente et efficace afin de juguler ou du moins minimiser un tant soit peu le phénomène.

Conscient de ce fléau insidieux, Abdelmalek Sayeh souligne : «Nous sommes tenus de dire la vérité à la société. La drogue est un fléau mondial qui a pris des proportions alarmantes en Algérie et la lutte contre ce phénomène nécessite la contribution de tous». Notons enfin que la cérémonie d’installation s’est déroulée en présence de responsables du ministère ainsi que d’autres départements ministériels.      

M. Kechad

 

Tunisie

Un élément du GSPC tente de se donner la mort

Un jeune prévenu tunisien Hichem Saâdi, accusé de terrorisme, s’est jeté mardi du deuxième étage du Palais de justice de Tunis alors qu’il s’apprêtait à être interrogé par le juge d’instruction, a-t-on appris de source judiciaire. Agé de 25 ans, le prévenu paraissait être en proie à un problème respiratoire lorsqu’il s’est jeté par la fenêtre du bureau du juge, a relaté son avocat,  Me Abderraouf Ayadi, présent à l’audience. On ignore s’il s’agissait d’une tentative de suicide ou de fuite, a ajouté l’avocat, selon lequel ce geste pourrait être attribué à l’état psychique de son client. La chute du corps a provoqué un attroupement de passants, de fonctionnaires et d’agents de sécurité. Selon les dernières nouvelles, sa vie est hors de danger. Il souffrirait cependant de fractures à plusieurs niveaux de son organisme. Hichem Saâdi est accusé de «planifier son départ en Irak pour combattre l’occupation étrangère» et d’«appartenance à un groupe extrémiste», allusion au groupe salafiste pour le combat et la prédication (GSPC) qui a récemment annoncé son adhésion à l’organisation terroriste Al-Qaïda. Il avait déjà été condamné une première fois en 2003 à 15 ans de prison en même que plusieurs autres présumés terroristes faisant partie de ce qui avait été le groupe de l’Ariana, une banlieue de Tunis. Les membres du groupe avaient été arrêtés à la frontière algérienne pour se rendre ensuite dans les territoires palestiniens. Cette peine a été réduite ensuite à 9 ans d’emprisonnement, avant de bénéficier en février dernier d’une grâce présidentielle. Selon son avocat, Hichem Saâdi a tenté en vain de s’inscrire en 3e année de médecine, tout comme ses efforts pour trouver un emploi ont été vains. Il a de nouveau été arrêté en juin dernier et attend d’être traduit en justice.      

Amine B.

 

 

Dépenses publiques

Nouveau système budgétaire en 2009

L’amélioration de la situation financière du pays et l’engagement de 70 milliards de dollars pour la réalisation du programme quinquennal nécessite l’amélioration de l’efficacité des dépenses de deniers publics. Lors d’un séminaire portant sur la réforme budgétaire, organisé hier au siège du ministère des Finances, Mohamed Djahdou, directeur général de la comptabilité au ministère, un rapport général sur les dépenses budgétaires a été élaboré et a été présenté, hier, aux trésoriers des 48 wilayas, participants au séminaire en vue de son enrichissement et pour les préparer aux réformes engagées par le ministère des Finances.

La réforme du budget de l’Etat, lancée depuis avril 2005 et généralisée à partir de 2009 ou 2010, a fait l’objet d’un exposé notamment pour ce qui est relatif au circuit de l’exécution de la dépense publique et de son contrôle. Le projet de restructuration de la dépense publique, préparé par le ministère des Finances qui a été accompagné par le bureau d’études Adetef en association avec Atos Origin (Belgique), a coûté 18 millions de dollars. Selon Mohamed Djahdou, la réforme budgétaire, qui a été présentée et validé par gouvernement il y a un mois environ, vise à privilégier, dans le cadre des lois de finances à partir de 2009, les résultats par rapport aux moyens. Tout en indiquant qu’une assimilation pour la loi de finances pour 2007 a été réalisée, l’élaboration des prochaines lois de finances prendra en considération, en premier lieu, les objectifs à atteindre alors que dans le passé l’importance était attribuée aux projets à réaliser.

En plus clair, il explique, à titre d’exemple, que dans le secteur de l’éducation, l’amélioration du système sera l’objectif à atteindre contrairement aux précédentes lois de finances où les programmes arrêtés portaient sur la réalisation d’un nombre d’établissements.

En terme de dépenses, ajoute le responsable, certaines réévaluations de projets sont, certes, justifiées, mais à travers la réforme budgétaire, «les rallonges budgétaires vont diminuer». Une vision à moyen terme sera respectée pour la préparation des budgets de programmes, a-t-il avancé. Le représentant du bureau d’étude, accompagnateur du ministère, pour la réalisation du projet de la réforme, a indiqué que le projet doit être accompagné par d’autres réformes portant notamment sur la législation en vigueur. Outre l’amélioration de l’efficacité administrative, la réforme permettra d’exécuter rapidement les dépenses publiques et assurer une gestion plus sécurisée et plus transparente.

Karima Sebai

 

Le système monétique d’Algérie Poste opérationnel

2,5 millions de cartes d’ici fin 2006

Pas moins de 2,5 millions de cartes magnétiques seront distribuées d’ici fin 2006 dans le cadre de la modernisation du système de payement de masse, selon la directrice générale d’Algérie Poste à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la poste. Ainsi, l’utilisation du système monétique Symap, lancé il y a une année par le groupe Algérie Poste, sera renforcé et généralisé par l’installation de 200 nouveaux terminaux au niveau du territoire nationale. Pas moins de 500 000 cartes magnétiques ont été déjà distribuées et utilisées, à titre expérimental, dans certaines wilayas. Grâce à ce système, ces détenteurs de comptes courants postaux peuvent procéder à diverses opérations financières et à tout moment de la journée sans avoir recours aux agents de postes. Trois types de cartes magnétiques seront mis à la disposition des usagers à savoir une carte de retrait, une autre pour le retrait et de paiement Classic utilisée pour paiement sur les terminaux de paiement électronique et la carte de paiement Gold.

Les guichets automatiques de banque permettront aux clients d’Algérie Poste de procéder à des retraits d’espèces, consulter le solde, demander le relevé des dix dernières opérations monétiques ou demander le relevé de compte.

Le client peut également effectuer des paiements de factures sur les GAB d’Algérie Poste, réaliser des virements de compte à compte ou demander aussi un carnet de chèques CCP.

R. N.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Nadia Kerraz

Les vertus du débat

Le débat qui est en train d’être relancé sur la situation économique et sociale du pays a ceci de méritoire qu’il apporte un autre son de cloche. C’est du reste l’intérêt de tout débat instauré sur un quelconque sujet qui concerne de près ou de loin l’ensemble de la nation. Et dans le cas présent, grâce à ce débat l’opportunité se présente aux acteurs économiques de faire entendre leur point de vue sur les questions qui relèvent de leurs compétences en appuyant ou en apportant la contradiction aux déclarations des acteurs politiques. Mais dans ce cas précis, et parce que le constat établi par les experts est aux antipodes de celui fait par les politiques, il y a lieu de s’interroger sur le pourquoi de cette différence. D’autant que si l’on se fie aux avis émis par les experts, les politiques seraient de fieffés menteurs tant il est vrai que la situation socio-économique en constante amélioration décrite par ces derniers est loin de correspondre à celle que décrivent et démontrent les experts, qu’ils soient chefs d’entreprise ou tout simplement consultants. «On n’est pas en train d’améliorer nos performances économiques et notre relance est des plus fragiles», mettent-ils en garde. En un mot, la situation économique du pays est des plus précaires avec ce qui peut en découler comme conséquences sur le plan social. Cette mise en garde est-elle pour autant prise en compte ? La réalité décrite par ces experts est-elle seulement regardée par les politiques qui, eux, sont tenus d’élaborer les stratégies de développement économique et les politiques sociales du pays ? Si l’on juge par le décalage entre le discours des uns et des autres, force est de conclure que la réponse aux deux questionnements est non. Le satisfecit que s’accorde chaque ministre pour la gestion de son département – car même lorsqu’il daigne reconnaître une lacune, il s’empresse de la mettre sur le compte d’une tierce partie – n’est pas pour instaurer la culture de l’autocritique. Et pourtant, seule cette

méthode de travail pourra faire avancer le pays et lui permettre d’accéder à cette croissance à laquelle il tend en injectant des milliards de dollars. On ne peut pourtant reprocher au Président de se donner les moyens pour mener à terme son programme et d’atteindre tous les objectifs qu’il s’est assignés. Mais pour s’assurer de la bonne marche de la stratégie, il faut aussi s’entourer d’hommes et de femmes qui soient ouverts à la critique et surtout qu’ils n’aient pas peur de se remettre en cause, quitte pour cela à réviser leurs appréciations des situations, si tant est que la preuve qu’ils se trompent est apportée. Une telle démarche, contrairement à ce qui pourrait sembler, ne fera que renforcer la cohésion nationale et rassurer les Algériens quant à la prise en charge de leurs préoccupations socio-économiques. 

N. K.

  

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