Alger

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Créances détenues par Sonelgaz Alger 

600 milliards de centimes d’impayés

Institut national de commerce

La qualité des études menacée par le sureffectif

Taxis radio de la capitale

A 22 heures, les «clandos» prennent le relais

 

 12/11/06

 

 Créances détenues par Sonelgaz Alger 

600 milliards de centimes d’impayés

 «Ce qui signifie  aussi que nous avons fourni pendant quatre mois de l’énergie et du gaz sans rien encaisser».

La Sonelgaz Distribution Alger (SDA) qui couvre les trois wilayas d’Alger, Boumerdes et Tipaza «détient des créances d’un montant de 6 111 millions de dinars, soit 611 milliards de centimes, ce qui représente quatre mois de chiffres d’affaires», a indiqué El Hadj Ouriache, directeur commercial et marketing à la SDA. «Ce qui signifie  aussi que nous avons fourni pendant quatre mois de l’énergie et du gaz sans rien encaisser», a-t-il expliqué. Ceci se passe au moment où la Sonelgaz est en train de réaliser un grand plan d’investissements en matière de transport, de production et de distribution de l’énergie. Vu l’augmentation de la demande, ajoute le responsable, la Sonelgaz est appelée à renforcer ses capacités de production. La Sonelgaz qui compte porter son offre à 3 000 MW d’ici une dizaine d’années, a besoin de ressources financières pour réaliser les investissements nécessaires. «Et c’est à travers l’autofinancement qu’elle parviendra à concrétiser les investissements», mentionne El Hadj Ouriache, selon qui l’entreprise est appelée à  se retourner vers ses fonds propres, qui sont pour la plupart chez les clients. Pour cela, «nous nous retournons vers la clientèle pour lui demander de payer ses créances». En moyenne, chacun des clients indélicats a quatre mois de consommation d’énergie non réglée. La  SDA a informé, à cet effet, ces clients par le biais de ses releveurs –encaisseurs et actuellement la SDA a fait appel à ses techniciens formés. Outre ces actions, des notes d’informations ont été également adressées aux clients leur demandant d’honorer leurs créances, faute de quoi ils feront l’objet d’une coupure d’énergie. «Nous menons actuellement un plan de communication vis-à-vis de la clientèle pour qu’elle ne soit pas prise au dépourvu», a noté El Hadj Ouriache. «Un délai de 15 jours est accordé aux clients ménages contre un mois pour les entreprises du secteur économique et administration, et ce, à partir de la date de transmission de la facture». Par type de clients, a-t-il ajouté, globalement pour la distribution d’Alger, «nous avons 1 749 millions de dinars pour les ménages,

2 025 millions de dinars pour les administrations et le secteur économique». Pour les gros clients, «les créances s’élèvent à 1 110 millions de dinars, alors que pour les travaux (raccordements entre autres) le montant est de 213 millions de dinars». Certaines créances datent de 2001-2002, mais le principal date de 2004-2005 et 2006. Selon lui, les principaux montants sont détenus sur les ménages et les administrations. Jusqu’au mois d’octobre 2006 et dans les seules wilayas d’Alger, Boumerdès, et Tipaza le nombre de  factures impayées par les ménages est de 400 000, a-t-il révélé. Outre un délai suffisant accordé à l’ensemble de la clientèle pour qu’elle  prenne ses dispositions et aller honorer ses créances impayées  au niveau des agences commerciales, la SDA «essaye de négocier avec les clients, qui ont d’importants montants et leur échelonner le paiement». Un rééchelonnement, a expliqué le même responsable, a été accordé pour un bon nom-bre de clients dont certains doivent payer des montants allant jusqu’à 20 millions de centimes. Alors, si le client ne tient pas ses engagements en terme de paiement, «nous sommes obligés de lui suspendre l’énergie», a-t-il menacé.             

Karima Sebai

 

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Institut national de commerce

La qualité des études menacée par le sureffectif

La rentrée universitaire au prestigieux institut national de commerce semble des plus difficiles cette année. Ayant connu un flux considérable de nouveaux inscrits, l’INC croule, à l’image de tous les instituts et les facultés du pays, sous le poids du nombre d’inscrits. En fait, cet institut très convoité par les nouveaux bacheliers, reçoit un quota aussi conséquent d’étudiants. Compte tenu de son exiguïté, les 3 500 étudiants que compte l’INC, dont plus de 800 en  première année, connaissent un début d’année difficile. D’ailleurs, a affirmé des étudiants rencontrés à l’enceinte même de l’institut «à ce jour, il y a des étudiants redoublants qui n’ont pas encore fait leur inscription». Les étudiants pour qui cette réalité n’échappe guère, se sont montrés des plus sceptiques. «L’institut est saturé, ça suffit de faire le tour de la cour pour remarquer la surcharge» a indiqué un étudiant en 3e année. «Nous ne pouvons plus garer nos voitures à l’intérieur de l’institut, il y a un monde fou  à  l’intérieur que des fois on trouve même des difficultés pour circuler dans la cour», a raconté un autre étudiant, rencontré sur place. Allant encore plus loin, des étudiants, malgré le démenti formel de l’administration, nous ont affiché leur crainte après qu’une rumeur faisant croire que des cours seront programmés les vendredi eut circulé. Sur ce point précis, le directeur de l’INC,

M. Saâdi, a fait un démenti catégorique de cette rumeur tout en rassurant que son institut n’a pas encore franchi la ligne rouge. Conscient de la difficulté de la tâche qui lui incombe, M. Saâdi a indiqué que «malgré cette foule inattendue de nouveaux inscrits, la situation est tout de même gérable». Pour le premier responsable de cet institut, la raison de cette saturation n’est due qu’a la qualité de l’enseignement dispensé dans cette faculté. «On est victime de notre réputation. On n’admet pourtant que les lauréats ayant eu leur bac avec mention. Cet institut est très demandé que la grande majorité des étudiants préfèrent l’INC à la faculté de médecine» a-t-il affirmé. Celui-ci a même ajouté que «l’institut dépend du quota de réussite à l’épreuve du baccalauréat». Devra-t-on donc, comme le craignent les étudiants, sacrifier la qualité de l’enseignement en faveur de la quantité ? «Il n’est pas facile de travailler dans une salle pleine à craquer» a expliqué le Professeur Rabrab, l’un des plus anciens enseignants de l’institut. Selon lui, les règles de la pédagogie exigent au plus 20 étudiants par groupe, ce qui n’est pas le cas, malheureusement, puisque le nombre d’étudiants dans les 20 groupes de première année inscrits pour cette année, dépasse des fois les quarante.

Créé en 1971, l’INC qui a été de tout temps l’exemple en sérieux et en qualité d’enseignement dispensé aux étudiants ne dispose, à ce jour, en matière d’infrastructure, que de quelques blocs légués de la période post-coloniale. En fait, disposant de 37 salles d’études et d’un seul amphithéâtre (un second amphi est en voie de réalisation), le défi de contenir tout ce flux d’étudiants est, du moins, un vrai casse-tête chinois pour les responsables, tout comme il est compromettant pour la bonne scolarisation des étudiants. Ayant connu par le passé une surcharge similaire, les responsables de l’INC ont fait recours aux salles d’études de l’institut national de planification et des statistiques INPS, et ce, pour alléger, un tant soit peu, la surcharge dans les classes. Conscient de la nécessité d’élargir et de doter cet institut de nouvelles infrastructures d’accueil, M. Saâdi a fait savoir que le ministère de tutelle a été saisi. «Nous savons très bien que la réalisation d’autres blocs n’est pas pour demain.

Un seul amphithéâtre a pris de longs mois pour être bâti, on a même accusé des retards dans sa réception. N’empêche qu’il ne faut pas plier l’échine mais essayer de faire avec le peu de moyens dont on dispose». Ainsi, il n’est un secret pour personne que doter cet institut de nouvelles salles d’études est plus qu’une priorité. Le Pr. Saâdi, en tête de cet institut depuis neuf ans, trouve que «la construction d’une nouvelle faculté est une condition, sine qua non pour garder le niveau toujours au plus haut». 

Aomar Fekrache

 

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Taxis radio de la capitale

A 22 heures, les «clandos» prennent le relais

Les Taxis radio de la capitale ne semblent pas venir présenter la solution idoine pour les citoyens retardataires la nuit. Injectés, il y a deux ans, dans la carte de circulation urbaine de la capitale pour alléger et assister les citoyens en mal de moyens de transport, ceux-ci- les taxis-, au grand dam des Algérois, ne circulent pas après 22 heures. Nombreux à témoigner dans ce sens, cette attitude négative des conducteurs des taxis radio n’est pas passée sans soulever l’indignation des usagers. «Je me suis vu refuser d’être transporté par un taxi avant même 22 heures» a indiqué un citoyen. En fait, en plus de ne pas répondre à la demande des citoyens une fois cet horaire dépassé, ces taxis censés rendre un service public, ne répondaient pas toujours par l’affirmative aux demandes des citoyens quand il s’agit d’un long trajet même si le fameux horaire limite n’est pas encore dépassé. Interrogé sur les raisons de cette réticence en matière de service, notamment la nuit, un chauffeur de taxi radio nous a expliqué : «On a reçu l’ordre, de la part de la société qui emploie, d’arrêter les moteurs à 22 heures pile». Ainsi, les conducteurs et pour ne pas risquer leur gagne-pain se sont pliés devant cette directive. «On est à notre tour pénalisé, on aurait bien voulu travailler jusqu’au matin pour gagner le maximum possible de fric, mais…hélas!», a poursuivi notre interlocuteur. Si le motif principal avancé par les chauffeurs de taxi est celui de la conjoncture sécuritaire, il est tout à fait légitime de se demander s’il faut arrêter toute circulation automobile une fois la nuit tombée. D’ailleurs, il est à préciser que pour combler ce déficit en taxis la nuit, les usagers ont toujours fait recours aux «clandestins». Un citoyen employé la nuit dans un bar au sanctuaire des martyrs s’est demandé : «Mais pourquoi les clandestins, eux, ne craignent-ils pas les agressions ?». Bonne question.

  1. F.

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