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Créances détenues par Sonelgaz Alger
600 milliards
de centimes d’impayés
«Ce qui signifie
aussi que nous avons fourni pendant quatre mois de l’énergie et du
gaz sans rien encaisser».
La Sonelgaz
Distribution Alger (SDA) qui couvre les trois wilayas d’Alger,
Boumerdes et Tipaza «détient des créances d’un montant de 6 111
millions de dinars, soit 611 milliards de centimes, ce qui
représente quatre mois de chiffres d’affaires», a indiqué El Hadj
Ouriache, directeur commercial et marketing à la SDA. «Ce qui
signifie aussi que nous avons fourni pendant quatre mois de
l’énergie et du gaz sans rien encaisser», a-t-il expliqué. Ceci se
passe au moment où la Sonelgaz est en train de réaliser un grand
plan d’investissements en matière de transport, de production et de
distribution de l’énergie. Vu l’augmentation de la demande, ajoute
le responsable, la Sonelgaz est appelée à renforcer ses capacités de
production. La Sonelgaz qui compte porter son offre à 3 000 MW d’ici
une dizaine d’années, a besoin de ressources financières pour
réaliser les investissements nécessaires. «Et c’est à travers
l’autofinancement qu’elle parviendra à concrétiser les
investissements», mentionne El Hadj Ouriache, selon qui l’entreprise
est appelée à se retourner vers ses fonds propres, qui sont pour la
plupart chez les clients. Pour cela, «nous nous retournons vers la
clientèle pour lui demander de payer ses créances». En moyenne,
chacun des clients indélicats a quatre mois de consommation
d’énergie non réglée. La SDA a informé, à cet effet, ces clients
par le biais de ses releveurs –encaisseurs et actuellement la SDA a
fait appel à ses techniciens formés. Outre ces actions, des notes
d’informations ont été également adressées aux clients leur
demandant d’honorer leurs créances, faute de quoi ils feront l’objet
d’une coupure d’énergie. «Nous menons actuellement un plan de
communication vis-à-vis de la clientèle pour qu’elle ne soit pas
prise au dépourvu», a noté El Hadj Ouriache. «Un délai de 15 jours
est accordé aux clients ménages contre un mois pour les entreprises
du secteur économique et administration, et ce, à partir de la date
de transmission de la facture». Par type de clients, a-t-il ajouté,
globalement pour la distribution d’Alger, «nous avons 1 749 millions
de dinars pour les ménages,
2 025 millions de
dinars pour les administrations et le secteur économique». Pour les
gros clients, «les créances s’élèvent à 1 110 millions de dinars,
alors que pour les travaux (raccordements entre autres) le montant
est de 213 millions de dinars». Certaines créances datent de
2001-2002, mais le principal date de 2004-2005 et 2006. Selon lui,
les principaux montants sont détenus sur les ménages et les
administrations. Jusqu’au mois d’octobre 2006 et dans les seules
wilayas d’Alger, Boumerdès, et Tipaza le nombre de factures
impayées par les ménages est de 400 000, a-t-il révélé. Outre un
délai suffisant accordé à l’ensemble de la clientèle pour qu’elle
prenne ses dispositions et aller honorer ses créances impayées au
niveau des agences commerciales, la SDA «essaye de négocier avec les
clients, qui ont d’importants montants et leur échelonner le
paiement». Un rééchelonnement, a expliqué le même responsable, a été
accordé pour un bon nom-bre de clients dont certains doivent payer
des montants allant jusqu’à 20 millions de centimes. Alors, si le
client ne tient pas ses engagements en terme de paiement, «nous
sommes obligés de lui suspendre l’énergie», a-t-il menacé.
Karima Sebai
Haut
Institut national de commerce
La qualité des
études menacée par le sureffectif
La rentrée
universitaire au prestigieux institut national de commerce semble
des plus difficiles cette année. Ayant connu un flux considérable de
nouveaux inscrits, l’INC croule, à l’image de tous les instituts et
les facultés du pays, sous le poids du nombre d’inscrits. En fait,
cet institut très convoité par les nouveaux bacheliers, reçoit un
quota aussi conséquent d’étudiants. Compte tenu de son exiguïté, les
3 500 étudiants que compte l’INC, dont plus de 800 en première
année, connaissent un début d’année difficile. D’ailleurs, a affirmé
des étudiants rencontrés à l’enceinte même de l’institut «à ce jour,
il y a des étudiants redoublants qui n’ont pas encore fait leur
inscription». Les étudiants pour qui cette réalité n’échappe guère,
se sont montrés des plus sceptiques. «L’institut est saturé, ça
suffit de faire le tour de la cour pour remarquer la surcharge» a
indiqué un étudiant en 3e année. «Nous ne pouvons plus garer nos
voitures à l’intérieur de l’institut, il y a un monde fou à
l’intérieur que des fois on trouve même des difficultés pour
circuler dans la cour», a raconté un autre étudiant, rencontré sur
place. Allant encore plus loin, des étudiants, malgré le démenti
formel de l’administration, nous ont affiché leur crainte après
qu’une rumeur faisant croire que des cours seront programmés les
vendredi eut circulé. Sur ce point précis, le directeur de l’INC,
M. Saâdi, a fait
un démenti catégorique de cette rumeur tout en rassurant que son
institut n’a pas encore franchi la ligne rouge. Conscient de la
difficulté de la tâche qui lui incombe, M. Saâdi a indiqué que
«malgré cette foule inattendue de nouveaux inscrits, la situation
est tout de même gérable». Pour le premier responsable de cet
institut, la raison de cette saturation n’est due qu’a la qualité de
l’enseignement dispensé dans cette faculté. «On est victime de notre
réputation. On n’admet pourtant que les lauréats ayant eu leur bac
avec mention. Cet institut est très demandé que la grande majorité
des étudiants préfèrent l’INC à la faculté de médecine» a-t-il
affirmé. Celui-ci a même ajouté que «l’institut dépend du quota de
réussite à l’épreuve du baccalauréat». Devra-t-on donc, comme le
craignent les étudiants, sacrifier la qualité de l’enseignement en
faveur de la quantité ? «Il n’est pas facile de travailler dans une
salle pleine à craquer» a expliqué le Professeur Rabrab, l’un des
plus anciens enseignants de l’institut. Selon lui, les règles de la
pédagogie exigent au plus 20 étudiants par groupe, ce qui n’est pas
le cas, malheureusement, puisque le nombre d’étudiants dans les 20
groupes de première année inscrits pour cette année, dépasse des
fois les quarante.
Créé en 1971,
l’INC qui a été de tout temps l’exemple en sérieux et en qualité
d’enseignement dispensé aux étudiants ne dispose, à ce jour, en
matière d’infrastructure, que de quelques blocs légués de la période
post-coloniale. En fait, disposant de 37 salles d’études et d’un
seul amphithéâtre (un second amphi est en voie de réalisation), le
défi de contenir tout ce flux d’étudiants est, du moins, un vrai
casse-tête chinois pour les responsables, tout comme il est
compromettant pour la bonne scolarisation des étudiants. Ayant connu
par le passé une surcharge similaire, les responsables de l’INC ont
fait recours aux salles d’études de l’institut national de
planification et des statistiques INPS, et ce, pour alléger, un tant
soit peu, la surcharge dans les classes. Conscient de la nécessité
d’élargir et de doter cet institut de nouvelles infrastructures
d’accueil, M. Saâdi a fait savoir que le ministère de tutelle a été
saisi. «Nous savons très bien que la réalisation d’autres blocs
n’est pas pour demain.
Un seul
amphithéâtre a pris de longs mois pour être bâti, on a même accusé
des retards dans sa réception. N’empêche qu’il ne faut pas plier
l’échine mais essayer de faire avec le peu de moyens dont on
dispose». Ainsi, il n’est un secret pour personne que doter cet
institut de nouvelles salles d’études est plus qu’une priorité. Le
Pr. Saâdi, en tête de cet institut depuis neuf ans, trouve que «la
construction d’une nouvelle faculté est une condition, sine qua non
pour garder le niveau toujours au plus haut».
Aomar Fekrache
Haut
Taxis radio de la capitale
A 22 heures,
les «clandos» prennent le relais
Les Taxis radio de
la capitale ne semblent pas venir présenter la solution idoine pour
les citoyens retardataires la nuit. Injectés, il y a deux ans, dans
la carte de circulation urbaine de la capitale pour alléger et
assister les citoyens en mal de moyens de transport, ceux-ci- les
taxis-, au grand dam des Algérois, ne circulent pas après 22 heures.
Nombreux à témoigner dans ce sens, cette attitude négative des
conducteurs des taxis radio n’est pas passée sans soulever
l’indignation des usagers. «Je me suis vu refuser d’être transporté
par un taxi avant même 22 heures» a indiqué un citoyen. En fait, en
plus de ne pas répondre à la demande des citoyens une fois cet
horaire dépassé, ces taxis censés rendre un service public, ne
répondaient pas toujours par l’affirmative aux demandes des citoyens
quand il s’agit d’un long trajet même si le fameux horaire limite
n’est pas encore dépassé. Interrogé sur les raisons de cette
réticence en matière de service, notamment la nuit, un chauffeur de
taxi radio nous a expliqué : «On a reçu l’ordre, de la part de la
société qui emploie, d’arrêter les moteurs à 22 heures pile». Ainsi,
les conducteurs et pour ne pas risquer leur gagne-pain se sont pliés
devant cette directive. «On est à notre tour pénalisé, on aurait
bien voulu travailler jusqu’au matin pour gagner le maximum possible
de fric, mais…hélas!», a poursuivi notre interlocuteur. Si le motif
principal avancé par les chauffeurs de taxi est celui de la
conjoncture sécuritaire, il est tout à fait légitime de se demander
s’il faut arrêter toute circulation automobile une fois la nuit
tombée. D’ailleurs, il est à préciser que pour combler ce déficit en
taxis la nuit, les usagers ont toujours fait recours aux
«clandestins». Un citoyen employé la nuit dans un bar au sanctuaire
des martyrs s’est demandé : «Mais pourquoi les clandestins, eux, ne
craignent-ils pas les agressions ?». Bonne question.
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F.
Haut
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