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Chorégraphie indienne

Sonal Mansigh séduit le public

Jeune talent

Faïza Taoualit, une romancière en herbe

Oran

Colloque sur les manuscrits du «fiq’h et du soufisme»

 

 12/11/06

 

Chorégraphie indienne

Sonal Mansigh séduit le public

L’espace d’une heure et demie, la troupe indienne Bharatnatyam a gratifié avant-hier soir au TNA, le public algérois d’un spectacle chorégraphique, interprété dans ses splendides formes par Sonal Mansigh.

Accompagnée de quatre instrumentistes dont un soliste vocal assis à même le sol, la chorégraphe Sonal Mansigh, foule les tréteaux  pour présenter un programme chorégraphique original. Se basant sur la mythologie indienne, Sonal Mansigh, «engoncée» dans un sari rouge, exécute avec finesse des formes de danse classique où le mouvement entier du corps suit ingénieusement le jeu des musiciens (corde et percussion) dans les différents tempos. Tout en s’appuyant sur l’âme de la danse traditionnelle indienne, l’interprète donne une autre dimension à l’art chorégraphique avec des thèmes se rapportant aux événements.

Les complaintes déclamées d’une princesse du XIIIe siècle à son amoureux l’empereur, les questions liées à la femme, hommage à la berceuse du bébé, l’environnement, les réformes de prison sont entre autres flashes déclinés proposés au public, séduit par la performance chorégraphique. Sonal Mansingh fait de l’art de la danse une philosophie. Pour elle, «si une forme d’art ne reflète pas le milieu existant, cet art stagne». Elle a expérimenté les différentes facettes apparentées à la danse classique indienne et ce, en les réinterprétant et les transférant  sans cesse pour les assimiler aux innombrables traditions artistiques du monde. C’est à une véritable performance chorégraphique et musicale qui associe forme et fond que nous a offert  la troupe Bharatnatyam. Cumulant un background de plusieurs décennies de formation dans le Chhau (une danse martiale), Sonal Mansigh est désormais réputée maître d’interprétation de l’Inde à travers la danse contemporaine indienne.

Son travail vire aussi sur des questions qui ont un impact sur la société. Elle s’est produite dans plus de 80 pays et a fondé en 1997, le Centre des danses classiques indiennes. En signe de reconnaissance pour son long engagement dans cette forme d’art et pour sa singulière contribution à l’enrichissement de la chorégraphie indienne, il lui fut attribué le Padma Vibhushan en 2003, un gratifiant hommage rendu par le Président de l’Inde SEM Apj. Abdul Kalam.

Hacène K.

 

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Jeune talent

Faïza Taoualit, une romancière en herbe

Un bon nombre de jeunes écrivains et autres créateurs dans le domaine littéraire ayant à leur actif des œuvres aux valeurs sûres végètent dans l’anonymat. Ils se heurtent à des difficultés pour se faire éditer. Ce constat contrariant concerne particulièrement les écrivains et poètes d’expression amazigh dont les manuscrits cherchent preneurs parmi les maisons d’édition privées ou publiques.  Faïza Taoualit fait partie de cette catégorie de jeunes écrivains qui restent anonymes. Elle a écrit jusque-là trois romans. Le premier s’intitule «Aygher» (pourquoi) date depuis près d’une décennie, qui lui a valu en 1999 le premier prix Mouloud-Mammeri. L’auteur nous livre un flash alléchant de l’histoire que relate son œuvre: «Je narre dans mon bouquin une histoire épistolaire entre une jeune Algérienne kabyle  avec un étudiant marocain qui se sont connus par correspondance grâce à la Radio Chaîne II. Ils partagent initialement une passion commune, à savoir la culture berbère. De là naquit une histoire d’amour entre les deux jeunes gens. Après des hauts et des bas et tant de péripéties, la séparation s’est imposée comme toutes les histoires de ce type». L’auteur n’a pas omis de souligner l’apport que lui a réservé le linguiste Rachid Alliche qui a animé, faut-il le souligner, plusieurs émissions à la Radio Chaîne II. La préface de «Aygher» est de lui également. Quant à la publication de ce livre, notre écrivaine précise : «J’ai contacté l’ENAG par l’intermédiaire de R. Alliche mais cette maison d’édition m’a exigé une somme qui dépasse nettement mes moyens.

Pendant ce temps j’ai continué à travailler au mieux le récit avant que je ne mette le manuscrit de côté en attendant de trouver un éditeur». Deux autres manuscrits sont aussi en instance. «J’ai participé une nouvelle fois aux prix Mouloud-Mammeri en 2000 avec un autre roman qui m’a valu la 3e place», nous confie-elle. Il est important de relever que Taoualit a appris à rédiger en tamazight et ce, grâce aux cours qu’elle a reçus par correspondance de l’association Amousnaw de Tizi Ouzou. S’agissant de son cursus scolaire, elle a fait le collège et le lycée à distance avant de préparer une licence de langue et littérature française à l’Université de Tizi-Ouzou. Elle enseigne le français dans le moyen depuis deux ans. Concernant ses projets, elle a entamé une collecte de contes locaux dans la perspective de les analyser. «Je viens de réunir onze récits déjà.» Faïza Taoualit envisage aussi de recueillir les proverbes et les expressions proverbiales courantes dans sa région.

Ali Mazouni

 

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Oran

Colloque sur les manuscrits du «fiq’h et du soufisme»

L’Université d’Oran abritera, les 27 et 28 novembre courant, le 4e colloque maghrébin sur les manuscrits du «fiq’h et du soufisme» qu’organise le laboratoire des manuscrits de la civilisation islamique en Afrique du Nord, relevant de la faculté des sciences humaines et de la civilisation musulmane de l’Université d’Es-Senia.  Cette rencontre vise la promotion du patrimoine du manuscrit, la mise en exergue de son rôle civilisationnel et culturel, et la nécessité d’utiliser «ces trésors cognitifs» dans la recherche contemporaine pour la préservation de ces documents, véritable mémoire de la nation. Les travaux de la première journée de ce colloque seront axés sur les manuscrits du fiq’h à travers la présentation de plusieurs conférences ayant pour thème, «La rédaction des textes du fiq’h et des fetwas», «les systèmes du fiq’h», et «les traductions des textes des maîtres et références du fiq’h». Les manuscrits liés au soufisme seront abordés au cours des travaux de la seconde journée. Des conférences traitant des différentes écoles du soufisme, des traductions des maîtres du soufisme et la recherche dans la littérature «soufie», ainsi que la vie et l’œuvre des maîtres du soufisme dans le Maghreb, y seront présentées. Des enseignants et chercheurs universitaires d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Mauritanie et de Libye ainsi que des invités de France, du Liban, de Hollande, et du Sultanat d’Oman ont été conviés à participer aux travaux de ce 4e colloque, et à animer différents ateliers.  En marge de cette rencontre, des manuscrits et des travaux de recherches seront exposés dans le hall du laboratoire des manuscrits de l’Université Es-senia.                   

R. C.

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