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Chorégraphie indienne
Sonal Mansigh
séduit le public
L’espace d’une
heure et demie, la troupe indienne Bharatnatyam a gratifié
avant-hier soir au TNA, le public algérois d’un spectacle
chorégraphique, interprété dans ses splendides formes par Sonal
Mansigh.
Accompagnée de
quatre instrumentistes dont un soliste vocal assis à même le sol, la
chorégraphe Sonal Mansigh, foule les tréteaux pour présenter un
programme chorégraphique original. Se basant sur la mythologie
indienne, Sonal Mansigh, «engoncée» dans un sari rouge, exécute avec
finesse des formes de danse classique où le mouvement entier du
corps suit ingénieusement le jeu des musiciens (corde et percussion)
dans les différents tempos. Tout en s’appuyant sur l’âme de la danse
traditionnelle indienne, l’interprète donne une autre dimension à
l’art chorégraphique avec des thèmes se rapportant aux événements.
Les complaintes
déclamées d’une princesse du XIIIe siècle à son amoureux l’empereur,
les questions liées à la femme, hommage à la berceuse du bébé,
l’environnement, les réformes de prison sont entre autres flashes
déclinés proposés au public, séduit par la performance
chorégraphique. Sonal Mansingh fait de l’art de la danse une
philosophie. Pour elle, «si une forme d’art ne reflète pas le milieu
existant, cet art stagne». Elle a expérimenté les différentes
facettes apparentées à la danse classique indienne et ce, en les
réinterprétant et les transférant sans cesse pour les assimiler aux
innombrables traditions artistiques du monde. C’est à une véritable
performance chorégraphique et musicale qui associe forme et fond que
nous a offert la troupe Bharatnatyam. Cumulant un background de
plusieurs décennies de formation dans le Chhau (une danse martiale),
Sonal Mansigh est désormais réputée maître d’interprétation de
l’Inde à travers la danse contemporaine indienne.
Son travail vire
aussi sur des questions qui ont un impact sur la société. Elle s’est
produite dans plus de 80 pays et a fondé en 1997, le Centre des
danses classiques indiennes. En signe de reconnaissance pour son
long engagement dans cette forme d’art et pour sa singulière
contribution à l’enrichissement de la chorégraphie indienne, il lui
fut attribué le Padma Vibhushan en 2003, un gratifiant hommage rendu
par le Président de l’Inde SEM Apj. Abdul Kalam.
Hacène K.
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Jeune talent
Faïza Taoualit,
une romancière en herbe
Un bon nombre de
jeunes écrivains et autres créateurs dans le domaine littéraire
ayant à leur actif des œuvres aux valeurs sûres végètent dans
l’anonymat. Ils se heurtent à des difficultés pour se faire éditer.
Ce constat contrariant concerne particulièrement les écrivains et
poètes d’expression amazigh dont les manuscrits cherchent preneurs
parmi les maisons d’édition privées ou publiques. Faïza Taoualit
fait partie de cette catégorie de jeunes écrivains qui restent
anonymes. Elle a écrit jusque-là trois romans. Le premier s’intitule
«Aygher» (pourquoi) date depuis près d’une décennie, qui lui a valu
en 1999 le premier prix Mouloud-Mammeri. L’auteur nous livre un
flash alléchant de l’histoire que relate son œuvre: «Je narre dans
mon bouquin une histoire épistolaire entre une jeune Algérienne
kabyle avec un étudiant marocain qui se sont connus par
correspondance grâce à la Radio Chaîne II. Ils partagent
initialement une passion commune, à savoir la culture berbère. De là
naquit une histoire d’amour entre les deux jeunes gens. Après des
hauts et des bas et tant de péripéties, la séparation s’est imposée
comme toutes les histoires de ce type». L’auteur n’a pas omis de
souligner l’apport que lui a réservé le linguiste Rachid Alliche qui
a animé, faut-il le souligner, plusieurs émissions à la Radio Chaîne
II. La préface de «Aygher» est de lui également. Quant à la
publication de ce livre, notre écrivaine précise : «J’ai contacté l’ENAG
par l’intermédiaire de R. Alliche mais cette maison d’édition m’a
exigé une somme qui dépasse nettement mes moyens.
Pendant ce temps
j’ai continué à travailler au mieux le récit avant que je ne mette
le manuscrit de côté en attendant de trouver un éditeur». Deux
autres manuscrits sont aussi en instance. «J’ai participé une
nouvelle fois aux prix Mouloud-Mammeri en 2000 avec un autre roman
qui m’a valu la 3e place», nous confie-elle. Il est important de
relever que Taoualit a appris à rédiger en tamazight et ce, grâce
aux cours qu’elle a reçus par correspondance de l’association
Amousnaw de Tizi Ouzou. S’agissant de son cursus scolaire, elle a
fait le collège et le lycée à distance avant de préparer une licence
de langue et littérature française à l’Université de Tizi-Ouzou.
Elle enseigne le français dans le moyen depuis deux ans. Concernant
ses projets, elle a entamé une collecte de contes locaux dans la
perspective de les analyser. «Je viens de réunir onze récits déjà.»
Faïza Taoualit envisage aussi de recueillir les proverbes et les
expressions proverbiales courantes dans sa région.
Ali Mazouni
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Oran
Colloque sur
les manuscrits du «fiq’h et du soufisme»
L’Université
d’Oran abritera, les 27 et 28 novembre courant, le 4e colloque
maghrébin sur les manuscrits du «fiq’h et du soufisme» qu’organise
le laboratoire des manuscrits de la civilisation islamique en
Afrique du Nord, relevant de la faculté des sciences humaines et de
la civilisation musulmane de l’Université d’Es-Senia. Cette
rencontre vise la promotion du patrimoine du manuscrit, la mise en
exergue de son rôle civilisationnel et culturel, et la nécessité
d’utiliser «ces trésors cognitifs» dans la recherche contemporaine
pour la préservation de ces documents, véritable mémoire de la
nation. Les travaux de la première journée de ce colloque seront
axés sur les manuscrits du fiq’h à travers la présentation de
plusieurs conférences ayant pour thème, «La rédaction des textes du
fiq’h et des fetwas», «les systèmes du fiq’h», et «les traductions
des textes des maîtres et références du fiq’h». Les manuscrits liés
au soufisme seront abordés au cours des travaux de la seconde
journée. Des conférences traitant des différentes écoles du
soufisme, des traductions des maîtres du soufisme et la recherche
dans la littérature «soufie», ainsi que la vie et l’œuvre des
maîtres du soufisme dans le Maghreb, y seront présentées. Des
enseignants et chercheurs universitaires d’Algérie, du Maroc, de
Tunisie, de Mauritanie et de Libye ainsi que des invités de France,
du Liban, de Hollande, et du Sultanat d’Oman ont été conviés à
participer aux travaux de ce 4e colloque, et à animer différents
ateliers. En marge de cette rencontre, des manuscrits et des
travaux de recherches seront exposés dans le hall du laboratoire des
manuscrits de l’Université Es-senia.
R. C.
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