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LA UNE Le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy effectue demain et mardi à Alger une visite très politique au cours de laquelle il devrait annoncer des mesures visant à faciliter la délivrance des visas Schengen après 18 mois sans relation au plus haut niveau de l'Etat entre Alger et Paris, a annoncé hier l'agence française AFP citant l'entourage de M. Sarkozy.

12/11/06

 

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Nicolas Sarkozy demain à Alger

Le visa Schengen sera  assoupli

Le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy effectue demain et mardi à Alger une visite très politique au cours de laquelle il devrait annoncer des mesures visant à faciliter la délivrance des visas Schengen après 18 mois sans relation au plus haut niveau de l'Etat entre Alger et Paris, a annoncé hier l'agence française AFP citant l'entourage de M. Sarkozy.

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Refonte de l'enseignement secondaire

Les lycées techniques risquent de disparaître

 

 Le Trait d'Abi
 
 Divers

 

Relations algéro-françaises

Missoum Sbih insiste sur la dimension humaine

L’investissement en Algérie. La rencontre organisée en commun interviendra avant la visite en Algérie du ministre français de l’Economie et des Finances, Thierry Breton, prévue début décembre.

L’effort engagé pour l’approfondissement de l’action diplomatique de manière à l’adapter à l’évolution de la communauté nationale en France dans sa composante, les relations bilatérales sur le plan notamment économique et d’autres questions d’actualité ont été évoquées lors d’une rencontre ayant regroupé vendredi soir les représentants de la presse nationale en France et l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Missoum Sbih, qui a mis l’accent sur la «dimension humaine» en tant qu’«élément d’équilibre» des rapport avec la France. Cette rencontre, la deuxième du genre depuis l’arrivée en novembre 2005 de

M. Sbih à la tête de l’ambassade d’Algérie en France, a été une occasion pour aborder les actions qu’il a menées et qu’il compte approfondir pour notamment une meilleure prise en charge des préoccupations de la communauté algérienne en France. A ce titre, il a rappelé les objectifs de la 2e réunion générale des Consuls généraux et des Consuls d’Algérie en France, tenue les jeudi et vendredi, et qui a été axée sur les difficultés rencontrées dans l’application de la législation et réglementation nationales, ainsi que du dispositif conventionnel bilatéral qui lie les deux pays. Ces contraintes d’ordre «pratique», rencontrées par les représentations consulaires et qui se répercutent négativement sur la qualité des prestations dispensées aux membres de la communauté nationale, ont été relevées lors des visites consacrées depuis l’année dernière aux différents consulats d’Algérie en France. Cette réunion s’inscrit «dans le prolongement de toutes ces visites qui ont permis d’évaluer l’action consulaire, de rencontrer un éventail plus large de notre communauté et les autorités locales, de s’entretenir avec des chefs d’entreprises et de visiter des universités et des centres hospitalo-universitaires pour évaluer les accords bilatéraux» dans ces domaines, a-t-il rappelé.

Même si des améliorations ont été apportées pour répondre aux préoccupations de la communauté algérienne au niveau des représentations consulaires, M. Sbih a estimé que l’effort doit se poursuivre notamment en termes de qualité d’accueil, afin d’adopter le travail accompli à l’évolution de la communauté à laquelle «il faut être attentif». Cette «dimension humaine» qui représente «un élément fondamental et d’équilibre» des relations entre l’Algérie et la France, trouve également sa signification dans la question de la délivrance des visas pour les Algériens, a-t-il dit. Le régime discriminatoire imposé en matière de délivrance de visas aux Algériens est en voie de règlement par le biais d’un processus enclenché pour rectifier cette disposition qualifiée de «vexatoire» par le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui se rendra demain et après demain à Alger pour une visite de travail «riche et dense», selon lui. La coopération économique a longuement été évoquée par l’ambassadeur d’Algérie et se traduira prochainement par une rencontre prévue le 19 décembre prochain au ministère français des Affaires étrangères et qui réunira «une quarantaine de chefs d’entreprises français» investissant ou susceptibles d’investir en Algérie. Le choix du lieu de la tenue de ce symposium, le Quai d’Orsay, est symbolique «pour donner un signal politique» à ce partenariat économique qui doit s’orienter beaucoup plus vers l’investissement en Algérie. La rencontre organisée en commun interviendra avant la visite en Algérie du ministre français de l’Economie et des Finances, Thierry Breton, prévue début décembre. Ces séries d’actions de coopération économiques marquée par plusieurs autres rencontres de haut niveau tenues en France et par un échange croisé de visites de ministres algériens et français sont «significatives de la volonté de maintenir le cap» des relations bilatérales qui gagneraient à prendre en considération davantage «la dimension humaine» entre les deux pays.

Redouane A.

 

Crise alimentaire dans les camps des réfugiés sahraouis 

Le PAM et la solidarité à la rescousse  

S’agit-il du début de la fin de la crise alimentaire que connaît la population des camps de réfugiés sahraouie de Tindouf ? Djamel Ould Abbès, ministre de  l’Emploi et de la Solidarité nationale a reçu avant-hier à Djenane El Mithak  une délégation du PAM (programme d’aide alimentaire),  présidée par son  directeur exécutif James

T. Morris et  avec laquelle il a débattu de l’action à entreprendre en urgence pour pallier la crise  à laquelle sont confrontés depuis le mois de septembre  les réfugiés sahraouis. Une action qui a commencé par la visite aux camps effectuée  par la délégation des Nations unies accompagnée des représentants du CRA (Croissant-Rouge algérien), du Croissant-Rouge sahraoui ainsi que des cadres du ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale. «Notre visite aux camps de Tindouf va nous permettre de mettre en place, en collaboration avec les autorités algériennes, les mécanismes nécessaires pour apporter l’aide répondant aux besoins réels des réfugiés sahraouis», a déclaré à la presse  le directeur exécutif du Pam. La visite de James T. Morris sera aussi l’occasion d’évaluer le nombre exact des réfugiés sahraouis à aider. Car si pour le PAM et le HCR, il est question de soutenir 90 000 personnes, «un chiffre qui nous a été communiqué» a tenu à souligner James T. Morris,  pour M. Ould Abbès, «ils sont 125 000. Or, rappelons que  le SOS international lancé récemment et à plusieurs reprises par le Croissant-Rouge sahraoui  évoque le chiffre  de 156 000 réfugiés.  Pour un autre membre de la délégation des Nations unies, le problème du nombre des réfugiés à assister reste toujours incertain  car, nous  indique t-on, «il n’ y a jamais eu de  véritable recensement de la population des camps, ni d’inventaire sur la gestion des stocks alimentaires».  Par ailleurs, et si  les représentants du Pam comptent énormément dans leur action future en faveur des réfugiés sahraouis sur «l’évolution des dons que nous recevrons de donateurs, qu’ils soient algériens ou autres», selon M. Morris, il n’en demeure pas moins que  les dons qui sont parvenus  jusqu’alors aux réfugiés laissent à désirer, «en quantités et en qualité». A cela, le représentant du Pam répondra que son organisation s’occupe de  ces réfugiés depuis 30 ans, une longue durée en somme, et apporte aussi son soutien à des milliers d’autres réfugiés et sinistrés à travers le monde. Revenant de son côté sur le lancement de l’opération de solidarité avec les réfugiés sahraouis, Djamel Ould Abbès  a assuré que l’action entreprise conjointement par son ministère et le Pam, sera consacrée à  «revoir le nombre de ces réfugiés et à améliorer leurs conditions de vie». Rappelons que le Pam est l’organisation humanitaire la plus importante des Nations unies dont la mission consiste  principalement à  apporter une aide d’urgence  en cas de catastrophes naturelles, aux flux de réfugiés ou les déplacements soudains et massifs de populations et à l’appui au développement à plus long terme.

Par ailleurs, la rencontre Sud- Sud qu’organise  annuellement  un groupe d’ONG d’Europe, d’Amérique latine et d’Afrique et portant sur les conflits à travers le monde, se tiendra  à partir de demain  dans les camps des réfugiés sahraouis de Tindouf. Elle portera sur le conflit au Sahara occidental, apprend-on  hier, auprès du service de communication de l’ambassade de la RASD en Algérie. Les participants vont débattre de la résistance pacifique de la population civile dans les territoires occupés, du problème des mines antipersonnel, de la protection des ressources naturelles du peuple sahraoui et des conditions de vie des réfugiés.

Habiba Ghrib

 

 

Refonte de l’enseignement secondaire

Les lycées techniques risquent de disparaître

Une rencontre sur les lycées techniques a été l’occasion pour rendre public le constat des professionnels sur le sujet. Il en ressort  que «les différentes restructurations depuis 1994 ont dénaturé la mission des lycées techniques et ont rompu la logique d’apprentissage pour laquelle ils ont été créés». Le Conseil des lycées d’Alger (CLA) et le syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), organisateurs de cette rencontre qui s’est déroulée le week-end dernier, constatent aussi que la réorganisation  des cycles d’enseignement technique sous-estime les besoins approfondis en formation technologique dont le volume horaire doit correspondre à

35 heures hebdomadaires. «Les élèves ne font que parcourir superficiellement les programmes sans approfondir le savoir-faire technologique», estiment le Cla et le Satef qui ajoutent que cette démarche «utilitariste» répond à des besoins liés à la réduction de l’encadrement et des coûts financiers de l’Education. Il s’agit «d’incohérences qui risquent de faire disparaître les lycées  techniques», selon les mêmes syndicats. Les mêmes organisations relèvent les effets négatifs de la réorganisation prônée en 2005 de l’enseignement secondaire. Il s’agit, entre autres, d’une décharge horaire qui correspond  à des milliers d’heures  de cours, un sureffectif  d’enseignants des matières technologiques et une réduction de l’offre pédagogique aux élèves ainsi que la disparition de certaines disciplines, la suppression de l’enseignement technique et la réduction des options au Bac.

Comme propositions pour prévenir du risque de disparition des lycées techniques, les deux organisateurs de la rencontre préconisent l’installation d’une commission chargée de l’élaboration d’un rapport sur l’évolution des lycées techniques,

qui rendra public son rapport le

20 novembre prochain. Les deux  syndicats sollicitent aussi les parents d’élèves pour s’impliquer davantage afin de réhabiliter les lycées en question.

Fatima Arab

 

Marché des assurances

Une progression remarquable

Parce qu’enregistrant une multiplication de produits, le marché algérien des assurances connaît une progression remarquable. Le processus de libéralisation, en bonne voie, estiment les investisseurs étrangers, le marché est favorable pour la prospérité.  Selon une étude faite par Oxford Business Group, cette progression a fait d’ailleurs passer la vente des contrats d’assurance de 35,7 milliards de dinars (484,3 millions de dollars) en 2004 à 42,3 milliards de dinars (573,8 millions de dollars) en 2005, une progression remarquable de 16%.  Pour l’année en cours, signale encore l’OBG, le secteur des assurances a enregistré une évolution remarquable de 9,2%. Dans la langue des chiffres, cela représente un chiffre d’affaires de 22,8 milliards de dinars. Cela est rendu possible grâce principalement aux assurances automobiles qui ont enregistré, avec l’augmentation de concessionnaires, la meilleure performance, avec notamment 14% d’augmentation. Selon le secrétaire permanent du CNA, Abdelmadjid Messaoudi,

«la branche automobile en pleine progression, représentant présentement 42% du secteur des assurances, est due au contrat d’assurance tous risques. Cependant, la branche incendie, accidents et risques divers, qui enregistrait auparavant les plus fortes progressions, occupe actuellement le second rang avec un taux de 39%».  L’étude faite par Oxford Business Group montre que contrairement au poids de la branche agricole qui a connu une baisse de 16% par rapport à 2005, la branche des assurances des personnes a enregistré une forte hausse (16,4%) par rapport à 2005 et ce, grâce à la performance des assurances vies. Une nouvelle loi a été introduite début 2006, laquelle modifie le texte de loi de 1995. Cette loi engage, convient-il de souligner, une politique libérale favorisant les investisseurs et aménageant une modernisation d’ensemble. Afin d’encourager la modernisation du secteur et de surveiller l’ensemble des opérations, pour bénéfice de l’assureur et de l’assuré, la loi en question prévoie la mise en place d’une commission de surveillance. Dans ce sillage, BNP Paribas a rendu public, la semaine passée, l’établissement de Cardif El Djazaïr, filiale de BNP Paribas Assurance. Celle-ci est installée dans notre pays. Quatre sociétés publiques d’assurance contrôlent 70% du marché. Djamel Kassali, P-DG de la Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance (CAAR), affirme que

«la prochaine entrée de compagnies étrangères d’assurance en partenariats ou en succursales n’est qu’une question de temps. Outre le savoir-faire que cela garantira, il permettra l’accroissement de la concurrence et ce, en en améliorant la qualité des services et des produits du secteur en question». 

Djamel Oukali

 

Partenariat avec l’UE

Quel impact ?

Un séminaire dont le thème s’articulera sur «L’impact et les répercussions du partenariat avec l’Union européenne» est prévu pour demain et après-demain à l’université de Sétif. Des professeurs, chercheurs et spécialistes, entre fonctionnaires d’organismes gouvernementaux, opérateurs économiques et chefs d’entreprises publiques et privées algériennes et étrangères prendront part à cette rencontre organisée par le département des sciences économiques et de gestion, en partenariat avec le laboratoire de partenariat et investissement dans les petites et moyennes entreprises de l’université Ferhat-Abbas. La problématique qui sera posée par ce forum sera centrée, selon les organisateurs, sur les mutations enregistrées par le système économique algérien depuis l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat avec l’Union européenne en septembre 2005. Un intérêt particulier sera réservé aux questions de  compétitivité, de flux des capitaux et des compétences, avec la préoccupation que constituent la protection des acquis de l’économie algérienne et la sauvegarde des intérêts réciproques, note les mêmes organisateurs. Le séminaire sera dominé par six axes principaux, parmi lesquels l’étude des aspects négatifs et positifs de l’accord de partenariat et des contraintes qui entravent sa bonne mise en œuvre et la proposition d’alternatives et de solutions à même d’améliorer la situation, précise-t-on.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Nabil Benali

Un Préalable au débat

Lors d’un récent séminaire sur la tariqa rahmania à M’sila, le cheikh de la zaouia d’El Hamel et membre du Haut conseil islamique, a estimé que «la marginalisation des zaouias explique le vide spirituel et l’aliénation culturelle des jeunes générations, ainsi que les phénomènes de l’extrémisme issus de la méconnaissance de l’Islam authentique et tolérant». Pour ceux attentifs à tout signe de regain de l’islamisme ou du conservatisme, voilà une déclaration qui peut sembler assez inquiétante, dans la mesure où il nous est signifié que l’avenir identitaire et moral des Algériens ne peut être préservé qu’en offrant une place de choix aux zaouias, institutions pourtant très méconnues de la majorité de la société. On nous avance, en fait, que l’avenir est dans… le retour en arrière. Difficile à admettre, certes. Mais les choses replacées dans leur contexte et surtout dans l’actuelle conjoncture, on ne peut complètement donner tort à cet orateur. D’abord, que des responsables des zaouias soient en quête d’une plus grande influence et d’un rôle plus important à jouer pour juguler les maux du pays, n’a rien de surprenant. Ce sont tout de même pas moins de 10 000 disciples qui y sont formés chaque année. Mais par devers un débat sur la place des zaouias dans la société, ce qui est le plus digne d’intérêt, c’est que celles-ci, revenues au premier plan depuis quelques années, constituent apparemment le seul instrument efficace entre les mains des pouvoirs publics, qui cherchent par tous les moyens à opposer un islam local à un islamisme venu d’ailleurs, lequel et c’est le moins que l’on puisse dire, n’a aucunement été bénéfique pour le pays. Car, sous un faux vernis passéiste, c’est une vraie guerre, méthodique, planifiée, qui est menée sur le terrain contre les formes les plus radicales de l’intégrisme, dans tous les espaces où elles ont réussi à s’insérer. Le tout, loin des lumières, sans doute parce que ce genre de politique n’aime surtout pas le bruit. Dès lors, le contrôle des mosquées, celui du livre religieux, la révision de l’encadrement humain des lieux de culte, la maîtrise des flux financiers dans les milieux religieux par une réglementation plus stricte sur les dons et les collectes, notamment avec l’assise rapide du fond de la zakat, tout cela représente autant d’efforts pour fermer les brèches, dont profitaient les islamistes radicaux pour mener leur combat contre la République, après en avoir usé et abusé pendant des années lorsque l’Etat brillait dangereusement par son absence. Effectivement, on ne connaît pas encore les retombées de cette stratégie visant à éliminer, sinon à réduire au mieux les nombreuses poches de l’intégrisme. Mais elle reste nécessaire parce qu’il faut bien admettre qu’il est impossible d’entamer un débat de fond sur la relation entre l’Etat et la religion, tant que prédominent les extrémismes de tous bords. Ce qui n’empêche pas, cela dit, de rappeler que c’est plutôt vers l’Ecole qu’on devrait sérieusement se tourner, si tant est qu’on soit préoccupé, comme notre cheikh, de l’avenir des générations.     

N. B.

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