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Présence avant-hier de Belkhadem à la Coupole

Les mises au point de Saidani

Le corps électoral sera convoqué dans les prochains jours

La machine de la présidentielle s'apprête à démarrer

La commission économique de l'APN examine les amendements

L e projet de loi sur les mines sous diagnostic

Ghoul à Tizi Ouzou

«Il faut aller aux présidentielles dans le calme»

Maître Ladoul :

«Le président du TAJ a tenu à célébrer Yennayer à Tizi Ouzou comme promis en novembre»

À l'initiative de la radio Tizi Ouzou

Mémorable «réveillon» Yennayer 2964

Ghoul

«Nécessité de s'orienter vers le transport ferroviaire»

Résultats et violence scolaire, conditions socioprofessionnelles… 

Education : un bilan «catastrophique» évoqué

Sit-in devant l'APN

Des associations refusent de se conformer à la loi

FFS de Béjaïa

Les membres de la section de Chemini claquent la porte 

Signature d'une convention-cadre Travail-Pêche

Création de petites entreprises dans les métiers maritimes

Prétoire

Complicité

 

 

 13/01/14

Présence avant-hier de Belkhadem à la Coupole

Les mises au point de Saidani

Après sa dernière sortie perturbée par la présence surprise de Abdelaziz Belkhadem, avant-hier au complexe Mohamed-Boudiaf, le secrétaire général du Front de Libération nationale, Amar Saidani, tente de se rattraper.

Justement, sur ce dernier point, le SG du FLN a indiqué que Belkhadem fait partie du conseil national. «On se demande pourquoi certains médias se sont consacrés à la présence de Belkhadem, qui, lui aussi, est venu pour célébrer la candidature du président Bouteflika. Sincèrement, certains quotidiens nationaux ont trop gonflé la situation», a indiqué  Saidani lors d’une conférence de presse qu’il a animée hier au siège du FLN.

Sur un autre plan en relation avec l’annonce du président Bouteflika à sa candidature pour les élections présidentielles d’avril, Saidani a déclaré que le président a le temps pour l’annoncer du moment que le corps électoral n’est pas encore convoqué. Dans le même sillage, Saidani a indiqué que le FLN a tranché déjà et définitivement sur la candidature de Bouteflika.  Sur une question liée à la révision de la Constitution, le SG  a expliqué que «le président a installé déjà une commission.  Au sein du parti, on a des propositions par rapport à la révision de la Constitution». Sur la position de l’opposition par rapport à la candidature de Bouteflika, Saidani affirme que «l’opposition est perturbée et même divisée. Les opposants savent très bien que le candidat du FLN remportera les présidentielles sans aucun doute», déclare-t-il.

Par ailleurs, le SG du Front de Libération nationale a réitéré les revendications de son parti qui opte pour la construction d’un Etat civil. «Qu’est-ce qui nous empêche de créer  un Etat civil fondé sur la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse et de l’opinion ?» s’interroge-t-il.

Par Mustapha Chaouchi

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Le corps électoral sera convoqué dans les prochains jours

La machine de la présidentielle s'apprête à démarrer

En attendant  la convocation du corps électoral dans les prochains jours, l'élection présidentielle  prévue en avril prochain s'impose en tant que sujet à débat politique inévitable. Le rendez-vous électoral présidentiel  prévu en avril 2014 suscite l'intérêt au sein de la classe politique.  Tous  les yeux sont braqués sur  les élections  présidentielles de 2014 à la veille de la convocation du corps électoral qui  le sera, croit-on savoir, dans les tout prochains jours.  Selon le ministre de l'Intérieur, Tayeb Belaiz,  le corps électoral sera convoqué pour la présidentielle 2014 durant la première quinzaine du mois en cours.

«Le corps électoral sera convoqué pour la présidentielle de 2014 la première quinzaine du mois de janvier courant à travers la publication d'un décret présidentiel», a-t-il  affirmé lors d'une conférence de presse.

Belaiz a ajouté  que la scène politique et les partis réagiront le jour suivant la publication du décret, notamment par l'annonce des déclarations de candidature.

Cela, au moment où des partis politiques et parlementaires   plaident pour la mise en place d'une commission indépendante qui sera chargée de la surveillance du scrutin présidentiel. En effet, en prévision de cette échéance  électorale,  les partis politiques, une vingtaine, proposent la mise en place d'une commission indépendante de l'administration  qui aura pour mission  de surveiller le processus électoral. 

Ce sont les représentants de dix-sept partis politiques siégeant à l'APN  qui  ont renouvelé leur appel  de «dessaisir les ministères de l'Intérieur et de la Justice de l'organisation des élections». Une mission, suggèrent-ils,  qui devra être attribuée à une commission permanente et indépendante qui sera en charge du processus en amont et en aval. Les partisans de cette revendication motivent leur démarche par un souci de «régularité, de transparence et de crédibilité de la prochaine présidentielle». Cela étant,  un groupe de 29 députés ont proposé un projet d'amendement de la loi organique relative à l'organisation des élections. Entre autres amendements proposés, celui de la mise en place de la commission indépendante et de ses démembrements ainsi que la mise en place des moyens logistiques et humains pour lui permettre d'assumer pleinement sa mission d'organisation et de supervision du processus électoral de bout en bout.

Cette initiative, bien qu'elle revête une  teneur politique importante, a très peu de chance d'aboutir en ce sens qu'une initiative de loi exige un certain nombre de signatures de députés, tel que précisé dans le règlement intérieur de l'APN.   En attendant la convocation du corps électoral  par décret présidentiel, les candidats à cette course  électorale seront connus dans les jours à venir.

Yazid Madi

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La commission économique de l'APN examine les amendements

L e projet de loi sur les mines sous diagnostic

La commission des affaires économiques, du développement, du commerce et de la planification de l'Assemblée populaire nationale (APN) a examiné dimanche les amendements proposés au projet de loi sur les mines, indique un communiqué de l'APN. La réunion de la commission, présidée par Toufik Torch tenue en présence du ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi, a été consacrée à «l'examen des 22 amendements proposés au projet de loi sur les mines».

Lors d'une réunion jeudi, le bureau de l'APN avait soumis ces amendements, répondant aux conditions légales, à la commission des affaires économiques, de l'industrie, du commerce et de la planification pour examen. Cette commission avait proposé 57 amendements au projet de loi sur les mines, présenté dimanche dernier par le ministre devant les membres de l'APN. Les amendements proposés concernent certaines dispositions. «La reformulation de certains articles pour davantage de précision a été préconisée ainsi que l'adoption de  la terminologie juridique en vigueur», selon le rapport préliminaire sur le projet élaboré par  la commission. Les amendements portent sur la définition des gîtes minéraux, des substances minérales et des carrières considérés comme stratégiques pour l'économie nationale tout en «durcissant les amendes pour les contrevenants au règlement». Les membres de la commission ont appelé à «investir dans la ressource humaine dans le domaine minier, à renforcer les mécanismes de contrôle des activités minières, la rigueur dans l'application des lois et le respect des normes et règlementations relatives à la préservation de l'environnement, la sécurité et la santé». La commission a insisté sur «l'impératif de renforcer la fiscalité locale au profit des communes abritant une activité minière et de consulter les élus locaux et représentants des associations concernées lors de l'octroi de permis miniers». Selon le calendrier de l'APN, le projet de loi sur les mines sera voté le 19 janvier.            

Ranem Kh.

 

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Ghoul à Tizi Ouzou

«Il faut aller aux présidentielles dans le calme»

Ghoul a saisi l'occasion pour appeler à aller aux prochaines élections présidentielles «calmement», tout en exprimant le rejet de son parti de «la culture de la haine

et de la division».

Le président du TAJ, Amar Ghoul, a réitéré hier à Tizi Ouzou le soutien de son parti au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour briguer un quatrième mandat à l'occasion de la prochaine élection présidentielle. Il a indiqué à la presse, alors qu'il visitait une exposition dédiée à la fête du nouvel an amazigh, Yennayer, à la maison de la culture Mouloud- Mammeri, que pour le moment le candidat du TAJ est Abdelaziz Bouteflika, sans manquer  de souligner au passage que «personne ne peut imposer son choix». Ghoul a saisi l'occasion pour appeler à aller aux prochaines élections présidentielles «calmement», tout en exprimant le rejet de son parti de «la culture de la haine et de la division». Le président du TAJ a également appelé à «une concurrence loyale» à l'occasion des prochaines élections présidentielles, sans manquer de relever une campagne de destruction cible l'Algérie ces derniers temps. Ghoul a également exprimé le besoin de l'Algérie d'aujourd'hui qui est l'unité et la sérénité en prévision du scrutin présidentiel. Auparavant, le président du TAJ a présidé un déjeuner au restaurant «Jardin Secret», offert à l'honneur de ses invités parmi ses cadres et militants, mais aussi des représentants d’autres partis politiques et de la société civile  pour célébrer le nouvel an amazigh. Dans son allocution prononcée en la circonstance, Ghoul a fait part de la prochaine demande de son parti, à soumettre au gouvernement, portant sur la déclaration de Yennayer comme jour férié, allant même jusqu'à évoquer la possibilité d'aller vers une journée de fête dans toute la région du Maghreb. A la fin de sa visite à Tizi Ouzou en qualité de président du TAJ, il a procédé à l'inauguration du siège de son parti, sis au boulevard Krim Belkacem de la nouvelle ville, en présence des militants et sympathisants de sa formation politique.

Par Hamid M.

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Maître Ladoul :

«Le président du TAJ a tenu à célébrer Yennayer à Tizi Ouzou comme promis en novembre»

Madame Ladoul, membre de la direction nationale du  Tajamou Amal Jazair (TAJ) (le Rassemblement de l'espoir de l'Algérie), présente hier à la visite du président du parti dans la wilaya de Tizi Ouzou, a accepté de répondre à nos questions autour de Yennayer et de la structuration de leur formation politique.

 

Pourquoi la visite du président du parti le jour du nouvel an Yennayer ?

En effet, comme promis lors de sa visite à Ighil Imoula en novembre dernier, le président du Tajamou Amal Jazair (TAJ), Amar Ghoul, a tenu à fêter le nouvel an amazigh à Tizi Ouzou avec la population de la région.  La promesse a été tenue aujourd'hui par notre président en venant partager ce moment de joie avec les habitants de la région.

 

Quel est le sentiment des militants du TAJ qui partagent cette fête avec les habitants de Tizi Ouzou ?

Nous sommes très heureux de nous retrouver parmi les habitants de cette région pour fêter ce nouvel an amazigh avec eux. Notre parti accorde un grand intérêt aux événements comme il a eu à le faire en novembre pour commémorer la glorieuse guerre de Libération nationale

 

TAJ a inauguré aujourd'hui son siège de wilaya de Tizi Ouzou dans le cadre de la structuration du parti. Le processus sera-t-il poursuivi ?

Effectivement, nous allons poursuivre l'opération de structuration de notre parti à travers l'ensemble du territoire national et aujourd'hui nous avons choisi cette date symbolique de Yennayer pour ouvrir notre premier bureau dans la wilaya de Tizi Ouzou où nous comptons de nombreux militants et sympathisants. 

Propos recueillis par Hamid M.

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À l'initiative de la radio Tizi Ouzou

Mémorable «réveillon» Yennayer 2964

Le passage au nouvel an amazigh 2964 a été marquée cette année par un réveillon mémorable à Tizi Ouzou à l’initiative de la radio locale en invitant sur le plateau du théâtre régional Kateb Yacine des artistes d’envergure internationale.

En effet, les conviés à la soirée du réveillon ont eu droit à une soirée artistique sous diverses facettes locales, nationales et internationales. Malika Domrane a été la première star de la soirée à monter sur scène à interpréter de sa voix seulement sans instruments quelques unes de ses chansons phares.

Puis  le nombreux public essentiellement des familles a été agrémenté par le spectacle de la musique celtique offert par le groupe Muggar venu de France. Les présents ont été agréablement par les sonorités musicales des différentes cultures Kabyle, bretonnes et irlandaises interprétés par les membres de la troupe également de différentes nationalités mais unis par la musique. En seconde partie, Djamel Allam est monté sur scène pour offrir ses chefs d’œuvres avec une ambiance de fête traditionnelle d’autant plus qu’il était question de célébrer Yennayer ancestral. Allam a bien réussi à  faire danser son public heureux de le découvrir dans sa jeunesse artistique malgré le poids des années qu’il a prises. Pour clore la soirée, place à la surprise préparée par le directeur de la radio de Tizi Ouzou et son jeune équipe dynamique. Il s’agit du grand Takfarinas à venir spécialement prendre part à la célébration du nouvel an berbère à Tizi Ouzou. Accompagné du grand bassiste Arezki Baroudi, Takfarinas a interprété les chansons sentimentales ou rythmée de son riche répertoire en solo mettant le feu dans la salle pleine à craquer. Yebbu erremane ou encore Tachemaat qu’il a interprétée avec la voix de Malika Domrane, Takfarinas, toujours égal à lui même en pareille circonstance, a fait plonger son public dans l’ambiance des grandes fêtes et du coup celle du passage au nouvel an amazigh. La soirée ne s’est terminée que tard dans la nuit du samedi au bonheur des chanceux à avoir la place au théâtre Kateb Yacine. L’équipe de la radio de Tizi Ouzou a été saluée par le public pour tous les efforts consentis pour préparer une telle soirée à la hauteur de l’événement.

Hamid Messir

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Ghoul

«Nécessité de s'orienter vers le transport ferroviaire»

Le ministre des Transports, Amar Ghoul, a insisté, hier, sur la nécessité de s'orienter vers le transport ferroviaire pour décongestionner le trafic routier en raison de l'évolution importante du parc auto national de ces dernières années et de celles à venir. Il a, à ce propos, relevé les investissements considérables consentis par l'Etat algérien dans ce domaine.

S'exprimant au cours d'un point de presse, à l'issue de sa visite de travail et d'inspection à Tizi Ouzou pour s'enquérir de l'état d'avancement de certains projets de son secteur dans la wilaya, le ministre des Transports a mis l'accent sur l'obligation de respecter les délais contractuels de leur livraison en direction des entreprises chargées de la réalisation de la voie ferrée Thénia-Tizi ouzou ou encore le téléphérique de la ville de Tizi Ouzou. Comme il a appelé les propriétaires des terres que traversent certains projets à la compréhension et leur contribution pour la levée des contraintes inhérentes à ce volet, comme ce fut le cas pour le  chemin de fer Thénia-Tizi Ouzou, confronté à plusieurs endroits à des oppositions des propriétaires des emprises du chantier.

Sollicité par le wali de Tizi Ouzou, Abdelkader Bouazeghi, d'inscrire certaines opérations, le ministre a donné son accord pour la réalisation d'une gare au niveau du pôle d'excellence Oued Fali, des liaisons ferroviaires vers  avec la nouvelle zone industrielle de Souammaa et le nouveau pôle universitaire et urbain de Tamda.

Au cours du même point de presse, le ministre des Transports a indiqué, concernant le déplacement des supporters de l'équipe nationale au Brésil, qu’il se prépare convenablement et  le gouvernement a mis en place un comité interministériel présidé par le Premier ministre.

Hamid M.

 

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Résultats et violence scolaire, conditions socioprofessionnelles… 

Education : un bilan «catastrophique» évoqué

Tout en appelant les partenaires sociaux à une mobilisation unitaire pour les prochains jours, le syndicat autonome CLA dresse un bilan négatif sur la qualité de l'enseignement et souligne l'échec du dialogue avec la tutelle.

L’école algérienne a  ras-le-bol de tous ces bilans et états des lieux qui se répètent comme un triste hymne. Du côté des partenaires sociaux les refrains sont les mêmes, la lutte pour l’amélioration des conditions socioprofessionnelles ne semble pas connaître de répit. Outre la grève d’une semaine reconductible annoncée par l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (Unef), prévue pour le 26 du mois en cours, le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) déclare qu’une réunion sera tenue cette semaine à l’issue de laquelle il sera décidé des actions à mener prochainement. Dans son communiqué, le CLA appelle les organisations syndicales du secteur à une mobilisation «unitaire» pour faire valoir les revendications communes de tous les travailleurs qui ont pour point commun l’augmentation du pouvoir d’achat et la révision du statut général de la Fonction publique. Dans ce contexte, le CLA estime que la mobilisation unitaire est «seule garante du succès des actions à venir». Il appelle, à cet effet, l’ensemble des syndicats du secteur «à dépasser leurs divergences et à mettre en avant les intérêts communs des travailleurs de l’Education». La même source s’interroge, par ailleurs, sur les centaines de recrutés en 2012 et actuellement stagiaires, lesquels n’ont pas perçu leurs salaires, outre les retards sur les échelons, le paiement des heures supplémentaires et la prime de rendement. Dans l’état des lieux établis par le CLA concernant les résultats du premier semestre, cette entité syndicale énonce dans sa déclaration que «la fin du premier trimestre s’est soldée par un bilan des plus catastrophiques sur le plan pédagogique». Selon le CLA «ces résultats ne reflètent pas le niveau réel de l’élève suite à l’application du nouveau bulletin». Ainsi, 28% des élèves de 1AS et 32% de 2AS ont obtenu la moyenne, alors qu’une étude comparative avec l’ancien bulletin a donné 24% pour les 1AS et 29% pour les 2AS. Une fois encore le syndicat pointe du doigt le phénomène de la violence qui connaît une ampleur alarmante dans le milieu scolaire. Pour le premier trimestre, le syndicat fait état de 200 cas de violence physique qui ont été enregistrés ainsi que des milliers de cas de violence verbale. Tout en regrettant l’échec du dialogue avec la tutelle à l’effet des rencontres tenues qui n’ont abouti à aucune avancée, le CLA dénonce l’opacité au chapitre du report de la tripartite, le huis clos et l’exclusion des syndicats autonomes comme partenaires sociaux de ce rendez-vous. Le CLA s’interroge également sur les mobiles du report qui «prend en otages des milliers de travailleurs» parce que parallèlement «l’augmentation des prix ne cesse de se ressentir».

 Par Yasmine Ayadi

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Sit-in devant l'APN

Des associations refusent de se conformer à la loi

C'est hier qu'expirait le délai accordé par les pouvoirs publics aux associations pour se conformer aux dispositions de la loi 12-06 sur les associations, promulguée le 12 janvier 2012. Cependant, plusieurs associations seront considérées "hors-la-loi", car après cette date elles n'auront pas droit à un récépissé d'enregistrement. Elles ont manifesté le rejet de ce texte à travers un sit-in devant l'Assemblée populaire nationale.Au total, 22 associations ont signé une pétition contre la nouvelle loi sur les associations, adoptée depuis deux ans par le Parlement. Dans ce cadre, on peut citer notamment la  Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (Laddh), le Collectif des familles des disparus Algérie (CFDA), le Collectif national de défense des droits des chômeurs (CNDDC), le Rassemblement action jeunesse (RAJ) et le Collectif national des familles des harraga disparus (CNFHD), le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap) et les associations féminines Fard et Tharwa Fadhma N’Soumer. Les représentants de ces associations se sont donné rendez-vous hier devant la chambre basse du Parlement. Il est question d’interpeller le gouvernement quant à l’abrogation de la loi 12-06 sur les associations, promulguée il y a deux ans. Ces associations sont soutenues par des parlementaires et personnalités nationales, à l’instar de Mustapha Bouchachi (sur la photo), avocat et député FFS, et Ahmed Benbitour, candidat déclaré aux présidentielles de 2014. Dans un communiqué rendu public dans la presse nationale, ces associations dénoncent cette «loi liberticide qui porte atteinte à l’existence même de la société civile algérienne» et qui est «empreinte d’une régression totale en matière de libertés».

Ces associations relèvent aussi «une contradiction» entre le contenu de la loi relative aux associations avec l’article 41 de la Constitution, qui énonce que les libertés d’expression, d’association et de réunion sont garanties au citoyen. Pour rappel, un ensemble d’associations ont carrément appelé au retrait du projet de loi lors de son passage à l’APN , qui met, selon eux, les associations «sous la loupe de l’administration». A ce propos, 92 amendements ont été proposés par les députés, mais la commission de la jeunesse et du mouvement associatif de l’APN n’a pas tout retenu, notamment ceux concernant les articles 31 et 40. Le premier porte sur le financement étranger des associations. L’interdiction de ce financement est maintenue sauf en cas de coopération diplomatique basée sur la loi et suite à une autorisation des autorités spécialisées.

Sur ce point et après adoption du texte, l’ex -ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a déclaré à la presse que le financement étranger des associations implique quelques partis. Le représentant du gouvernement avait souligné que l’Algérie est un pays souverain, ajoutant qu’il n’y a pas d’aide financière sans intérêt, donc «il faut connaître l’origine de ces fonds et à quels objectifs ils sont destinés».

S’agissant de l’article portant interdiction aux associations de s’ingérer dans les affaires internes du pays et l’atteinte à la souveraineté nationale dont la sanction sera la dissolution de l’association impliquée, huit amendements ont été proposés concernant la première partie de cet article mais rejetés par la commission de l’APN et les députés du RND et du FLN. Pour les initiateurs des amendements, «il est illogique d’interdire aux associations d’exprimer leurs positions concernant les affaires internes». Dans son intervention à l’issue du vote de ce texte, M. Ould Kablia a souligné que cette loi définira le cadre général des activités des associations et permettra de promouvoir leur rôle et ajoutera de la crédibilité à leurs actions. Deux ans après, plusieurs associations refusent toujours de se conformer à cette loi.

Nefissa C.

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FFS de Béjaïa

Les membres de la section de Chemini claquent la porte 

La section communale de Chemini a emboîté le pas à la fédération et à la section communale de la ville de Béjaïa dont les membres ont démissionné récemment. Ceci alors qu’on parle de plusieurs autres sections locales de la vallée de la Soummam qui sont également sur le point de suivre, à croire les dires des militants et élus du parti. En effet, dans une déclaration qui nous a été transmise avant-hier en fin de journée, la section locale du FFS à Chemini nous a fait part de «la démission collective» de ses mem-bres. Ces derniers reproches à certains responsables, membres du conseil national et députés du parti de la wilaya de Béjaïa, leur comportement «contraire aux valeurs du parti». Ils reprochent surtout à l’un des responsables nationaux ses déclarations lors du conseil fédéral tenu il y a quelques semaines à Amizour, selon lesquels il ne «reconnaissait pas» la section de Chemini. «Devant le mépris affiché et l’humiliation d’un responsable national incarnant la position du parti envers une région, nous ne pouvons pas nous taire face à ses dérapages aux conséquences néfastes, d’autant que nous appartenons à un parti qui lutte pour le respect d’autrui et des valeurs justes», lit-on dans la lettre de démission dont une copie nous été adressée. Et d’ajouter : «Pour cela, nous informons l’opinion publique que nous ne ferons plus partie organiquement de cet appareil et lutterons davantage pour la concrétisation des valeurs défendues par les martyrs de 1963». Selon les auteurs de la déclaration, «les propos tenus par ce denier sont outrageux», venant d’autant plus d’un responsable national. Ils ont auparavant rappelé le travail accompli par l’équipe de la représentation locale du parti depuis deux ans afin de remettre sur rails la section locale qui, selon eux, «n’existait pas depuis près de 10 ans, soit entre 2003 et 2012». Ils ont rappelé également les résultats obtenus lors des élections municipales de novembre 2012, leur dynamisme voire leur présence massive aux activités du parti organisées dans plusieurs communes de la wilaya depuis 2012 et surtout lors du rassemblement du 20 août tenu à Ifri, dans la municipalité d’Ouzellaguene, pour célébrer le 57e anniversaire de la tenue du congrès de la Soummam. Ceci non sans revenir sur les nouvelles adhésions de militants depuis leur arrivée à la tête de la section de la localité. Pour eux, la décision de quitter le parti a été entérinée suite à un «débat, une large concertation et surtout des analyses» sur la situation du parti. Enfin, ils ont renouvelé leur serment de «poursuivre la lutte». A noter qu’une dizaine de militants  de la première heure, à savoir ceux de 1963, se sont réunis avant-hier et ont décidé de claquer la porte du parti. Hier, ils s’apprêtaient à animer une conférence de presse et rendre publique une déclaration à ce sujet. Plusieurs autres sections, notamment celles de Tazmalt, Amalou, Timezrit, Akbou, Tibane, Ighil-Ali et d’autres encore pourraient suivre les prochains jours. Deux ou trois élus APW sont également mécontents sur ce qui se passe au sein du parti. «Ils temporisent leur décision pour voir si les choses pourraient changer ou non pour le faire définitivement», nous dit un élu APW du parti.

Hocine Cherfa

 

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Signature d'une convention-cadre Travail-Pêche

Création de petites entreprises dans les métiers maritimes

Pour permettre aux jeunes pêcheurs et promoteurs d'activer dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture par le biais des dispositifs de soutien à l'emploi Ansej et Cnac, une convention-cadre a été signée hier à l'Office du stade olympique Mohamed-Boudiaf entre les ministères concernés en présence des ministres les dirigeant.

Cette convention, qui traduit l’esprit du système d’accompagnement à l’investissement dans les filières de la pêche et de l’aquaculture (Saipa) mis en place pour l’accompagnement de l’investissement productif, est une «opportunité offerte aux jeunes pour les 5 années à venir, à travers les dispositifs d’emplois déployés par le ministère du Travail, à savoir l’Ansej (Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes)  et la Cnac (Caisse nationale d’assurance chômage) pour prendre part au système d’accompagnement à l’investissement dans les filières de la pêche et de l’aquaculture (Saipa) pour la création de micro-entreprises dans ces activités, d’autant plus qu’ils pourront bénéficier d’un accompagnement adapté des investissements, notamment les industries et services gravitant autour du secteur» a estimé Sid Ahmed Ferroukhi à cette occasion. A ce titre, il précisera qu’avec les projets portés par l’Ansej et la Cnac, le volume des investissements de son secteur entre 2000 et 2010 est évalué à quelque 60 milliards DA.

A ce sujet, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques a affiché l’engagement de son secteur à contribuer à la sensibilisation et à l’orientation des jeunes vers les métiers de la pêche et de l’aquaculture, à mettre en œuvre des programmes de formation et d’amélioration des qualifications, d’assurer l’assistance technique au projet des jeunes porteurs de projets durant toute les phases de création de leurs micro-entreprises. D’autre part, en plus d’identifier les investissements relevant de la micro-entreprise, il s’est également engagé à assurer la formation des accompagnateurs relevant de l’Ansej et de la Cnac dans les différentes techniques de la pêche et de l’aquaculture, mettant à la disposition de ces dernières les informations nécessaires relatives au programme d’investissement sectoriel. Pour sa part, Mohamed Benmeradi, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, considère que cette convention constitue «un nouveau cadre permettant l’accroissement du nombre de PME créées dans le secteur de la pêche et l’aquaculture, ce qui forcément se répercutera positivement sur l’emploi en termes de création de nouveaux postes de travail, mais également l’amélioration de la production nationale en ressources aquatiques».

Aussi fera-t-il savoir qu’afin de garantir la mise en application de cette convention une commission nationale mixte, ainsi que des commissions locales composées de représentants des deux secteurs, des représentants de l’Ansej et de la Cnac, des Chambres de la pêche et de l’aquaculture, seront prochainement mises sur pied à l’effet de superviser la mise en œuvre des futures PME. Affichant également l’engagement de son secteur, à travers les deux dispositifs d’emploi, dans la prise en charge de l’encadrement et l’accompagnement des jeunes tout au long du processus de création de leur entreprise et même durant la phase post-création. Ceci, outre son engagement à assister les jeunes porteurs de projet dans la réalisation de l’étude technico-économique de leur projet et de sa structure financière…

1 018 projets Ansej/Cnac créés dans le secteur la pêche

Par ailleurs, considérant cette convention comme «une approche économique pour lutter contre le chômage», Benmeradi indiquera qu’à fin 2013 quelque 1 018 projets Ansej/Cnac créés dans ce domaine, ayant généré 4 730 postes d’emploi, ont été financés à hauteur de 6,4 milliards DA.

Evaluant la stratégie tracée pour le secteur de la pêche, Ferroukhi affirmant «la réhabilitation du climat d’investissement grâce au Saipa qui permettra d’intégrer l’économie de la pêche et de l’aquaculture dans l’économie nationale», indiquera qu’en attendant les résultats définitifs des travaux de la session d’évaluation du 4e trimestre de 2013, une séance qui se tenait au même lieu hier parallèlement à la signature de cadres entre son secteur et celui du Travail, sur la base de l’évaluation préliminaire des projets portés sur la feuille de route de son secteur «ont été mis en branle durant l’année écoulée, d’autres sont entrés en production. Auxquels viendront s’ajouter ceux qui seront mis en activité durant ce premier trimestre 2014».

Citant des investissements publics entrés en phase de production relevant de son secteur, il évoquera notamment les fermes- pilotes de Bousmail dans la wilaya de Tipasa, Béchar et Skikda, annonçant dans ce contexte, la mise en service, la fin du mois en cours, du laboratoire national d’analyses et de contrôle des eaux en zones de pêche implanté à Aïn Bénian. Ceci, en plus de l’effort consenti pour la réhabilitation du climat des investissements et de soutien dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture à travers un nouveau programme qui prenne en charge, d’une part, une expérience d’une dizaines d’années en la matière et, d’autre part, les investissements, en l’occurrence le Saipa.

 Par Lynda Naili Bourebrab

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Prétoire

Complicité

Pour être un escroc il faut d’abord avoir du culot. Cela est une assertion qui n’a même pas besoin de preuve car elle est l’évidence même. De tous les escrocs et des malfaiteurs il est une frange qui s’est véritablement distinguée des autres rapaces humains. Il s’agit en réalité de ces personnes qui s’organisent pour verser dans un trafic qui s’avère être des plus juteux pour eux. Il s’agit en réalité des contrebandiers et de trafiquants de véhicules. Il faut bien le reconnaître le marché des véhicules constitue un pôle économique qui n’est pas des moindres vu les sommes d’argent qui y circulent et la valeur ajoutée  que les tenants de ce créneau en tirent périodiquement. Toutefois quel que soit le bénéfice qui en est tiré de ce genre de commerce, les trafiquants profitent du plus gros chiffre d’affaires. Chacun de ces individus utilise son propre stratagème en vue de tirer le plus de dividendes pour augmenter sa frange de bénéfice. Si certains optent pour le vol de véhicules en travaillant directement avec des délinquants qui se chargent de ce trafic sur le territoire national pour leurs comptes, d’autres apparemment partisans du moindre risque sont spécialisés dans la vente des véhicules qui sont systématiquement volés en Europe et qui sont vendus dans d’autres pays comme l’Algérie. Toutefois la frange la plus extravagante est celle qui cible les agences de location de véhicules en louant des voitures pour les revendre par la suite à de tierces personnes comme s’il s’agit de véhicules tout à fait légaux. Toutefois, il y a lieu de signaler que tous les véhicules volés quelle que soit leur origine finissent par être régularisés et cela avec le concours d’individus qui travaillent au sein de l’administration, qui se chargent de régulariser la situation administrative de toutes ces voitures pour les propulser dans le marché de véhicules.

Par Salah Harirèche      

 

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