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Transport scolaire à Rouiba
La longue
marche de la misère
On croyait –
naïvement et sûrement – le mal résolu ou, du moins, en grande
partie. Mais rien n’en fût : l’«insoluble» problème du transport
scolaire demeure à ce jour et se pose de la même acuité
qu’auparavant, lorsque l’Etat n’avait plus un sou dans les caisses.
Maintenant que ces
mêmes caisses croulent sous les milliards de dollars, de jeunes
écoliers, en classe primaire – le plus grave – continuent, à leur
corps et cœurs défendants, à braver, tous les jours, les dangers de
la route et la bêtise des adultes pour arriver à… l’école. C’est le
cas des élèves qui résident à Haï R’Mel, un quartier pauvre situé à
deux kilomètres de la ville «industrielle» et «richissime» de Rouiba.
Soit, aux portes de la capitale. Chaque matin, de bonne heure, ces
mioches, en blouse bleue, blanche ou rose pour les petites filles,
flanqués de leurs gros et lourds sacs à dos, et dont l’âge ne
dépasse pas, pour bon nombre d’entre eux, huit ans, empruntent ou
plutôt longent la route nationale qui relie Rouiba et Aïn-Taya, en
direction de l’école primaire, située au centre ville. «Je suis à
l’école Sentouhi Rabah en deuxième année primaire. Si, comme
souvent, je ne suis pas refoulé par les J5 (transporteurs privés),
je marche jusqu’à l’école avec mes camarades de classe», se plaint
Oussama, sept ans, que nous avons rencontré à l’agence de transport
de Rouiba, poireautant et suffoquant avec ses amis sous un soleil de
feu. Combien de temps cela vous prend-il ? «Quarante cinq minutes
environ». L’autre, Sami, son copain, tout curieux et rigolo, ajoute
dans un ton niais : «Ils (les transporteurs) nous refoulent à chaque
fois. Ils ne prennent que quelques uns seulement. D’autres se
montrent très durs et usent de leur main pour nous pousser». C’est
là le triste spectacle auquel assistent tous les jours, en fin
d’après midi, impuissants, les habitués des transports. Une masse
bruyante, mais ô combien amusante, de mômes, abandonnés à leur sort
par les pouvoirs publics et les autorités locales, qui, faute
d’autobus scolaires, se bousculent pour emprunter les transports en
commun, avec tous les risques qu’ils encourent. Le comble, c’est que
la plupart sont issus de familles aux revenus modestes. D’autres
vivent dans une pauvreté extrême. Il n y a qu’à voir leurs guenilles
pour s’en rendre compte. Et que la plupart des transporteurs les
somment de payer les dix dinars. Le drame, ces gosses, le vivent
autant à l’extérieur qu’à la maison. L’on ne parle pas ici de
l’insécurité dont les enfants sont, comme d’habitude, les premiers à
en faire les frais. Les risques d’agressions sexuelles – notamment à
cause des psychopathes qui rôdent dans la rue – de viols,
d’enlèvement parfois; ajouter à cela le risque d’accidents de la
circulation qui sont, hélas, pour ces innocents, un quotidien que
d’autres enfants habitant à une vingtaine de kilomètres, dans les
quartiers chics de la capitale, ne subissent pas, même dans leurs
cauchemars les plus cruels.
A. G.
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Education
Le découpage
d’Alger rendu public
Suite au décret
exécutif 05/404 du 17 octobre 2005 modifiant et complétant le décret
exécutif 90/174 du 09 juin 1990, modifié, fixant les modalités
d’organisation et de fonctionnement des services de l’éducation au
niveau de la wilaya, le ministère de l’Education nationale vient
d’informer le public par voie de presse que les services de
l’éducation de la wilaya d’Alger (ex-Inspection académique) sont
organisés en trois direction de l’éducation.
La direction de
l’éducation d’Alger-Est, élisant domicile à la rue de Nantes (CEM
des frères Barberousse) El-Harrach, comprend les circonscriptions
administratives d’El Harrach, Baraki, Dar El Beïda et Rouiba. Celle
d’Alger-Centre, élisant domicile au 3, rue d’El-Biar, Bab El-Oued et
Bouzaréah - H. Dey. Enfin, la direction de l’éducation-Ouest,
élisant domicile à Chéraga (mitoyenne avec le lycée Bachir-Mentouri),
comprend les circonscriptions administratives de Chéraga, Draria,
Birtouta et Bir Mourad Raïs -Zéralda.
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Port d’Alger
180 000
passagers entre juillet et août
L’Entreprise
portuaire d’Alger (EPAL) a enregistré 181 802 passagers, dont 35 866
avec véhicules, entre juillet et août 2006, a indiqué lundi son
directeur général, M. Abdelmadjid Zerzaïhi. Le nombre de passagers
transitant par le port d’Alger, de janvier à fin août 2006, est de
363 393 passagers
avec véhicules, a-t-il précisé en relevant le nombre considérable
d’émigrés algériens ayant visité le pays. Etayant ses propos par des
données statistiques, M. Zerzaïhi a expliqué cette forte affluence
par «l’amélioration, ces deux dernières années, des prestations et
des infrastructures de la gare maritime.»
«L’EPAL a procédé,
depuis 2004, à l’extension de l’aire de stationnement des véhicules
en attente d’embarquement de 5000 m2 et renforcé les mesures
d’hygiène et de sécurité, tout en allégeant les procédures
douanières», souligne le responsable de l’entreprise portuaire.
Revenant sur le retard de certaines dessertes assurées par des
navires nationaux et étrangers, provoquant l’inquiétude des
voyageurs, en dépit du fait que le programme a été arrêté en début
de l’année, M. Zerzaïhi a évoqué des conditions naturelles
défavorables et des pannes, ainsi que «la grève du personnel de
l’entreprise maritime française qui a retardé le retour, en France,
de
1 300 passagers et
600 véhicules.» Il s’est félicité, dans ce contexte, que «les
compagnies algérienne et française aient pu trouver une solution à
ce problème».
R. A.
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M.Merkouche
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