Alger

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Transport scolaire à Rouiba

La longue marche de la misère

Education

Le découpage d’Alger rendu public

Port d’Alger

180 000 passagers entre juillet et août

 

 13/09/06

 

 Transport scolaire à Rouiba

La longue marche de la misère

On croyait – naïvement et sûrement – le mal résolu ou, du moins, en grande partie. Mais rien n’en fût : l’«insoluble» problème du transport scolaire demeure à ce jour et se pose de la même acuité qu’auparavant, lorsque l’Etat n’avait plus un sou dans les caisses.

Maintenant que ces mêmes caisses croulent sous les milliards de dollars, de jeunes écoliers, en classe primaire – le plus grave – continuent, à leur corps et cœurs défendants, à braver, tous les jours, les dangers de la route et la bêtise des adultes pour arriver à… l’école. C’est le cas des élèves qui résident à Haï R’Mel, un quartier pauvre situé à deux kilomètres de la ville «industrielle» et «richissime» de Rouiba. Soit, aux portes de la capitale. Chaque matin, de bonne heure, ces mioches, en blouse  bleue, blanche ou rose pour les petites filles, flanqués de leurs gros et lourds sacs à dos, et dont l’âge ne dépasse pas, pour bon nombre d’entre eux, huit ans, empruntent ou plutôt longent la route nationale qui relie Rouiba et Aïn-Taya, en direction de l’école primaire, située au centre ville. «Je suis à l’école Sentouhi Rabah en deuxième année primaire. Si, comme souvent, je ne suis pas refoulé par les J5 (transporteurs privés), je marche jusqu’à l’école avec mes camarades de classe», se plaint Oussama, sept ans, que nous avons rencontré à l’agence de transport de Rouiba, poireautant et suffoquant avec ses amis sous un soleil de feu. Combien de temps cela vous prend-il ? «Quarante cinq minutes environ». L’autre, Sami, son copain, tout curieux et rigolo, ajoute dans un ton niais : «Ils (les transporteurs) nous refoulent à chaque fois. Ils ne prennent que quelques uns seulement. D’autres se montrent très durs et usent de leur main pour nous pousser». C’est là le triste spectacle auquel assistent tous les jours, en fin d’après midi, impuissants, les habitués des transports. Une masse bruyante, mais ô combien amusante, de mômes, abandonnés à leur sort par les pouvoirs publics et les autorités locales, qui, faute d’autobus scolaires, se bousculent pour emprunter les transports en commun, avec tous les risques qu’ils encourent. Le comble, c’est que la plupart sont issus de familles aux revenus modestes. D’autres vivent dans une pauvreté extrême. Il n y a qu’à voir leurs guenilles pour s’en rendre compte. Et que la plupart des transporteurs les somment de payer les dix dinars. Le drame, ces gosses, le vivent autant à l’extérieur qu’à la maison. L’on ne parle pas ici de l’insécurité dont les enfants sont, comme d’habitude, les premiers à en faire les frais. Les risques d’agressions sexuelles – notamment à cause des psychopathes qui rôdent dans la rue – de viols, d’enlèvement parfois; ajouter à cela le risque d’accidents de la circulation qui sont, hélas, pour ces innocents, un quotidien que d’autres enfants habitant à une vingtaine de kilomètres, dans les quartiers chics de la capitale, ne subissent pas, même dans leurs cauchemars les plus cruels.

A. G.

 

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Education

Le découpage d’Alger rendu public

Suite au décret exécutif 05/404 du 17 octobre 2005 modifiant et complétant le décret exécutif 90/174 du 09 juin 1990, modifié, fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement des services de l’éducation au niveau de la wilaya, le ministère de l’Education nationale vient d’informer le public par voie de presse que les services de l’éducation de la wilaya d’Alger (ex-Inspection  académique) sont organisés en trois direction de l’éducation.

La direction de l’éducation d’Alger-Est, élisant domicile à la rue de Nantes (CEM des frères Barberousse) El-Harrach, comprend les circonscriptions administratives d’El Harrach, Baraki, Dar El Beïda et Rouiba. Celle d’Alger-Centre, élisant domicile au 3, rue d’El-Biar, Bab El-Oued et Bouzaréah - H. Dey. Enfin, la direction de l’éducation-Ouest, élisant domicile à Chéraga (mitoyenne avec le lycée Bachir-Mentouri), comprend les circonscriptions administratives de Chéraga, Draria, Birtouta et Bir Mourad Raïs -Zéralda.

 

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Port d’Alger

180 000 passagers entre juillet et août

L’Entreprise portuaire d’Alger (EPAL) a enregistré 181 802 passagers, dont 35 866 avec véhicules, entre juillet et août 2006, a indiqué lundi son directeur général, M. Abdelmadjid Zerzaïhi. Le nombre de passagers transitant par le port d’Alger, de janvier à fin août 2006, est de

363 393 passagers avec véhicules, a-t-il précisé en relevant le nombre considérable d’émigrés algériens ayant visité le pays. Etayant ses propos par des données statistiques, M. Zerzaïhi a expliqué cette forte affluence par «l’amélioration, ces deux dernières années, des prestations et des infrastructures de la gare maritime.»

«L’EPAL a procédé, depuis 2004, à l’extension de l’aire de stationnement des véhicules en attente d’embarquement de 5000 m2 et renforcé les mesures d’hygiène et de sécurité, tout en allégeant les procédures douanières», souligne le responsable de l’entreprise portuaire. Revenant sur le retard de certaines dessertes assurées par des navires nationaux et étrangers, provoquant l’inquiétude des voyageurs, en dépit du fait que le programme a été arrêté en début de l’année, M. Zerzaïhi a évoqué des conditions naturelles défavorables et des pannes, ainsi que «la grève du personnel de l’entreprise maritime française qui a retardé le retour, en France, de

1 300 passagers et 600 véhicules.» Il s’est félicité, dans ce contexte, que «les compagnies algérienne et française aient pu trouver une solution à ce problème».

R. A.

 

 

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