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A la veille du mois de ramadan à Béjaïa
Flambée des
prix : les avis divergent
Les avis des
commerçants et consommateurs divergent au sujet des prix appliqués
sur les produits agricoles.
Alors que la
rentrée scolaire et toutes les dépenses y afférentes ne sont pas
encore terminées, la spéculation sur les prix des fruits et légumes
a commencé dans les marchés à moins de 15 jours de ramadan.
Les avis des
commerçants et consommateurs divergent au sujet des prix appliqués
sur les produits agricoles. Les uns affirment que les prix ont
baissé sinon constants et n’ont pas été augmentés, les autres
annoncent une augmentation même relative au marché hebdomadaire
Edimco d’Ihaddaden, hier. Un commerçant soutient que la fourchette
des prix pratiqués pour plusieurs produits de large consommation
demandés par les ménagères, à savoir la tomate, la pomme de terre,
la courgette, la salade, la carotte, les haricots verts sont fixés
depuis plusieurs mois. Selon lui, les prix sont maintenus entre 25
et 40 DA et les produits sont disponibles et il n’y a aucune pénurie
même à l’approche du mois de ramadan. Notre interlocuteur dira que
la consommation a baissé et les gens n’achètent pas comme avant,
sans doute parce qu’il ne faut pas oublier que nous sommes au début
de l’année scolaire et les parents sont préoccupés en premier lieu
par l’achat des trousseaux scolaires et habits ainsi que tout ce qui
est lié à leur scolarisation tels que les livres et les guides
scolaires dont les prix ne sont pas à la portée de toutes les
bourses. Toutefois, l’avis des consommateurs est tout le contraire
du premier. Ceux-ci défendent et sans aucune hésitation que les prix
des fruits et légumes ont augmenté légèrement ces derniers jours,
notamment ceux affichés au marché, hier. La courgette à 35 DA le
kilo, la salade à 40 DA, les haricots à 65 DA, la tomate à 40 DA, la
carotte à 35 DA et la pomme de terre à 40 DA. Ces prix n’étaient pas
pratiqués la semaine, affirme un père de famille qui a l’habitude de
s’approvisionner au marché d’Ihadaddaden. Evidemment la qualité
aussi peut valoriser ou dévaloriser les produits de 5 et parfois
jusqu’à 25 DA. Concernant les coûts des viandes, un boucher affirme
qu’ils sont restés les mêmes et aucun réajustement n’a été
introduit. Pour ce dernier, les prix des viandes durant le mois de
ramadan «connaissent toujours une baisse». Un avis contredit
toujours par les consommateurs qui soutiennent que ce mois a
toujours été celui où les viandes sont excessivement chères. En
effet, la viande bovine est cotée pour le moment à 540 DA et la
viande ovine à 650 DA et le prix du poulet (220 DA) n’a pas reculé
malgré l’apparition de la grippe aviaire qui semble dissuader les
éleveurs d’investir dans cette filière.
H. C.
Haut
APC de M’kira
L’exécutif
surmené par l’opération «Couffin ramadan»
Comme chaque année
à l’approche du mois sacré de ramadan, l’opération relative à l’aide
alimentaire est reconduite à M’kira à l’instar de beaucoup de
localités du pays afin de secourir les familles nécessiteuses,
affectées durement par le fléau de la précarité à M’kira qui est
considérée comme étant l’une des communes les plus pauvres
d’Algérie. Ainsi, ce couffin de denrées alimentaires distribué par
les services municipaux, représentera indubitablement une bouffée
d’oxygène pour cette catégorie sociale vulnérable. «Le nombre de
couffins à confectionner dépend du budget communal dégagé à cette
occasion, des dons des différents services de la wilaya, du
département de la solidarité, du Croissant-Rouge et des
particuliers», a déclaré M. Fahem, P/APC de M’kira, avant d’ajouter
: «Nous avons débloqué une somme de 150 000,00 DA. Elle paraît
dérisoire par rapport aux listes qui vont nous parvenir. Nous
tenterons de soulager ces familles en fonction de nos dispositions».
Alors que nous débattions du sujet avec le premier magistrat de
cette contrée, un industriel, originaire de M’sila, activant à Oued
Semmar, a joint par téléphone notre hôte pour lui confirmer les dons
promis auparavant. «Cette personne généreuse investit dans la
peinture. Elle vient de lancer une nouvelle marque de peinture qu’il
a appelée M’kira. Ainsi, en apprenant la situation précaire de notre
population, il nous fait un don de 72 couffins, comprenant, chacun,
un sac de semoule de 50 kg, un bidon d’huile de cinq litres, une
boîte de tomate de conserve d’un kg, deux kg de café, cinq kg de
sucre et un plateau d’œufs. Cette donnation sera récupérée dès
demain. Je profite de vos colonnes pour la remercier vivement», a
affirmé
M. Fahem qui nous
a reçus dimanche dernier. Par ailleurs, le mouvement associatif
aurait pu s’associer à ce genre d’actions humanitaires de telle
sorte à aider le maximum de ménages. Il y a aussi des observateurs
qui contestent cette manière de faire en disant : «Pourquoi cela se
passe seulement à l’approche du mois de carême ? La
sous-alimentation ou la faim touche ces cas sociaux à longueur
d’année. Il faut agir de façon que cette générosité existe en
permanence». Il y a lieu de signaler enfin, que le recensement des
familles susceptibles de bénéficier de l’aide en question, suit son
cours au niveau des villages et les listes seront déposées à l’APC
qui se chargera de la distribution des couffins.
Ali Mazouni
Haut
Makouda/Tizi Ouzou
Les sièges de
l’APC et de la daïra fermés
Les habitants de
deux villages de la daïra de Makouda, en l’occurrence Izaïchène et
Tinkachine, ont procédé hier à la fermeture des sièges de la daïra
et de la commune pour demander l’amélioration du cadre de vie au
niveau de leurs hameaux. Une plate-forme de 25 revendications
dégagées lors d’une assemblée générale des habitants qui s’est tenue
le 6 du mois en cours a été transmise au président de l’APC et au
chef de daïra de Makouda ainsi qu’au wali. Dans ledit document, la
population demande, entre autres l’aménagement et le revêtement des
bretelles reliant le chef-lieu aux différents villages avoisinants
tels que Aït Alahoum, Tansa, Tamazoult, Taferant, Takharouvt… et
l’aménagement ainsi que le revêtement de la route qui mène vers le
village Tinkachine. En matière de salubrité publique, il est demandé
une meilleure collecte des ordures et l’interdiction des décharges
anarchiques, la réalisation d’un réseau d’assainissement avec les
bassins de décantation, le drainage des eaux pluviales et la
débidonvillisation du chef-lieu. Pour le secteur de la jeunesse et
des sports, les villageois réclament l’équipement de la Maison de
jeunes, en attendant la construction d’un centre culturel, d’une
bibliothèque et d’une salle omnisports.
Pour la santé, une
polyclinique est revendiquée par les citoyens. Il est également
demandé l’inscription au profit de la daïra, d’un projet
d’alimentation en gaz de ville. Par ailleurs, dans leur plate-forme
de revendications, les habitants des deux villages initiateurs de
l’action d’hier, demandent à l’APC de «lancer une révision du plan
d’occupation au sol (POS) et ce, dans le souci d’une meilleure
planification des projets de la daïra».
Zahra H.
Haut
Lakhdaria
Quatre
arrestations pour liaison avec les terroristes
La brigade mobile
de la police de Lakhdaria a procédé à l’arrestation de quatre jeunes
suspectés d’accointance avec les groupes terroristes. Cette action
est le fait d’un travail d’investigation minutieux accompli par les
éléments de la police judiciaire et qui a abouti, concernant
l’itinéraire des personnes neutralisées. Il en est résulté que l’un
des appréhendés a déjà été emprisonné pour soutien au terrorisme
après avoir bénéficié d’une grâce en l’an 2004. Un autre, a
également tiré avantage des dispositions de la loi de la charte pour
la paix et la réconciliation nationale. Il est reproché aux prévenus
d’être les auteurs de l’explosion à distance d’un téléphone portable
piégé à hauteur de la maison d’arrêt de la ville de Lakhdaria, le 7
septembre dernier. Il n’y avait pas de pertes humaines à déplorer ni
de dégâts matériels au moment de la déflagration. Les accusés
répondant aux initiales
A.T., 18 ans, T.
B., 29 ans, Y. B., 21 ans et F. B., 19 ans, se sont vu signifier les
délits de groupes terroristes et pose d’engins explosifs sur la voie
publique. Ils seront jugés pour leurs méfaits.
F. S.
Haut
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