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Négociations sur les augmentations de salaires
Les fédérations
menacent les SGP
Devant être
finalisées au plus le 18 de ce mois, les négociations entre les SGP
et les fédérations n'ont nullement été fructueuses pour toutes les
fédérations.
Meilleur exemple,
la Fédération nationale de mécanique et de métallurgie a organisé
hier un rassemblement à la Centrale syndicale. Tenu au deuxième jour
de la reprise du dialogue, ce rassemblement a été décidé suite à
l'échec des pourparlers entre les deux parties. «Nous avons repris
hier les négociations avec les cinq SGP et celle de la SNVI qui
nous ont fait leurs propositions concernant nos principales»
expliquera M. Kerdjani, secrétaire général de la fédération. Ces
propositions, selon l'animateur, tiennent compte des paramètres
économiques internationaux. «Elles négligent et passent à côté des
paramètres et des conditions socio-économiques nationales» se
révoltera-t-il.
Les propositions
des SGP ont été rejetées par les membres de la fédération du moment
qu'elles ne correspondent pas à la plate-forme des revendications
remise précédemment.
La fédération a
revendiqué une augmentation de salaires de 40%, en plus des
indemnités et des primes inscrites dans les conventions de branches.
La réponse des SGP a été loin de toutes les attentes puisque la
hausse des revenus proposée par les SGP a été fixée à 2% seulement.
Les discussions sont, ainsi, arrivées à une impasse et les SGP ont
donné rendez-vous à la fédération pour aujourd'hui en promettant de
revenir avec de meilleures propositions qui s'approchent plus à la
plate-forme des revendications des syndicats.
«Si nos
revendications ne sont pas satisfaites, nous passerons à la
protestation par l'organisation des sit-in devant les siège de la
SGP» menace la fédération.
Présent à cette
rencontre, M. Bouzidi, chargé des conflits sociaux au sein de la
Centrale syndicale a indiqué que «les enchères ne mènent à aucun
résultat. Toute action de protestation devra être conforme à la
réglementation» rappellera-t-il, avant d'enchaîner : «Celui qui veut
défendre un parti politique qu'il le fasse dehors» se
révoltera-t-il. Cette phrase a provoqué la colère et le
bouleversement des syndicalistes présents dans la salle. Avec des
commentaires et des cris dénonçant l'ingratitude et la position des
responsables des SGP, les travailleurs ont appelé à mener des
actions de protestations et de geler le secteur. Ils rejetaient
toute idée de reprendre le dialogue qu'ils ont jugé inutile et
vaine. «Nous ne demandons pas une augmentation des salaires
seulement, nous exigeons le dépêchement des commissions d'enquêtes
sur la gestions des entreprises du secteur» se révoltera un
syndicaliste. «C'est une véritable mafia qui vise à vendre les
entreprises au dinar symbolique alors qu'elles sont en bon état»
cria un autre. Tentant de les calmer, M. Bouzidi a rappelé les
travailleurs à la nécessité de reprendre les négociations. «Si des
augmentations de salaires ne sont pas décidées, la responsabilité
vous incombe, vous» a-t-il indiqué. La Fédération du commerce et du
tourisme a, quant à elle, passé hier à la table des négociations
avec la SGP. Deux points sont à l'ordre du jour, à savoir la
revalorisation des salaires et le départ volontaire des travailleurs
après la privatisation de la structure. On apprend par ailleurs
qu'un rassemblement des travailleurs du secteur sera organisé mardi
prochain à Tlemcen. A noter aussi que quatre commissions ont été
installées pour examiner la situation dans le secteur de la BTPH. Il
s'agit des commissions de bureaux d'études et ingenering (Ginest),
de l'hydraulique, des entreprises des bâtiments (Indjab) et des
entreprises des travaux publics (Sintra). Ces commissions doivent
trouver un consensus avant le 17 de ce mois. Les membres de la
commission nationale Ginest sont, selon l'APS, arrivés à un
consensus, en décidant d'une augmentation des salaires entre 30 et
35 %.
N. B.
Haut
Salaires impayés
La commission
interministérielle se réunit demain
La question des
salaires impayés est inscrite à l’ordre du jour de la réunion de la
commission interministérielle prévue demain. Ainsi, M. Tayeb Louh,
ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Abdelhamid Temmar,
ministre de la Participation et de la Promotion des investissements,
M. Noureddine Yazid Zerhouni, ministre de l’Interieur et des
Collectivités locales, M. Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et
de la Solidarité nationale, vont examiner cette question et décider
des mesures à prendre pour régler ce problème. Pour rappel, le
patron de la Centrale syndicale a promis une solution avant ce mois
de ramadan pour les 30 000 salariés concernés qui attendent leurs
salaires depuis des années.
N.B.
Haut
Rentrée politique
Les partis
reprennent l’initiative
Tant bien que mal,
les partis politiques tentent de marquer la rentrée en reprenant,
pour certains, leurs activités partisanes. C’est ainsi que pour ce
mois de septembre, plusieurs activités ont été au programme de ces
formations. On citera entre autres, les rencontres de plus en plus
rapprochées du FLN et du MSP, la réunion tenue lundi dernier, du
bureau national du RND, préparatoire au Conseil national prévu pour
les 21 et 22 septembre, l’université d’été du RCD annoncée pour les
14 et 15 du mois en cours, la réunion de l’Alliance présidentielle
et les communiqués rendus publics par Ennahda et le PT rendant
compte de leur activité interne. La crise du FFS est également à
mettre sur le compte de cette rentrée politique, certes moins
paisible de ce côté-ci. Mais si ce regain d’activité est loin d’être
un élément suffisant pour démontrer la bonne santé et de la sérénité
dont se prévalent les dirigeants de ces formations, il n’en reste
pas moins qu’il dénote de leur souci de ne pas confirmer de manière
formelle leur déphasage par rapport à leurs militants et leurs
sympathisants. En d’autres termes, ils redonnent signe en se
manifestant de nouveau. En effet, il faut rappeler que depuis
plusieurs mois, il est reproché aux formations politiques, à
l’exception du trio constituant l’Alliance et à un degré moindre le
PT et Ennhada, d’avoir totalement délaissé la scène politique et de
s’être retranché dans leurs fiefs respectifs, du moins le
supposons-nous. Une absence qui a été assimilée à un abandon sans
toutefois que cela ne soit admis par les responsables de ces
formations. En réalité, la genèse de cette situation que d’aucuns
qualifient de léthargique remonte à la présidentielle 2004. Depuis,
elles ont éprouvé les pires difficultés pour maintenir un semblant
d’activité. L’exemple du RCD est à ce titre des plus illustratifs de
ces difficultés rencontrées. En fait, l’activité politique pendant
de longs mois s’est focalisée autour de la rivalité Belkhadem-
Ouyahia et par ricochet entre le FLN et le RND. Le MSP cham-pion du
centrisme a tenté de jouer sur les deux bords en ne se risquant pas
à prendre de manière radicale position pour l’une ou l’autre des
parties, sur les divergences ayant opposé les deux hommes. Les
autres formations ont également adopté ce statut d’observateur sur
nombre de questions de fond qui pourtant intéressent au premier
degré le pays. A croire qu’elles n’avaient pas un autre choix. Et
pourtant, force est de souligner quand bien même les chefs de ces
formations arguent pour expliquer leur position, le maintien en
vigueur de l’état d’urgence les priverait d’activer en toute
liberté. Un justificatif des plus fallacieux. Avec cette nouvelle
rentrée politique et l’impression qui est donnée pour une reprise en
main de l’activité partisane, il est permis d’espérer que les mois
prochains verront une réappropriation du champ politique par leurs
propriétaires. En réalité c’est peut-être leur ultime chance. Car,
ils ne peuvent oublier que si le train des prochaines échéances
électorales est raté, ils resteront définitivement à quai.
Nadia Kerraz
Haut
Mouvement citoyen des Aarchs
Préserver les
acquis
La décision des
aârchs de soutenir l’idée d’un référendum sur la révision
constitutionnelle, bien avant d’en connaître la teneur révèle une
certaine surenchère à laquelle s’adonnent déjà les forces politiques
dans la région. Privés de la présence de l’interlocuteur de poids
qu’était Ahmed Ouyahia en tant que Chef du gouvernement, le
mouvement citoyen n’aurait-il eu d’autre alternative que de faire
semblant de se conformer aux exigences du nouveau locataire du
Palais du gouvernement en quittant définitivement la clandestinité ?
Certes, le mouvement citoyen n’a pas encore rendu publique sa
décision de s’organiser en ONG (ou sous une autre forme), mais telle
aurait été l’une des principales recommandations consensuelles de la
rencontre tenue fin août à Béjaïa. Nombre d’observateurs incluent
l’acceptation du référendum sur la révision de la loi fondamentale
dans cette même logique, c’est-à-dire celle qui consiste à admettre
qu’il faudra bien faire un bout de chemin avec
M. Belkhadem qui
est également secrétaire général du FLN, sous peine de couper les
ponts et avec la chefferie du gouvernement (responsable de la mise
en œuvre de la plate-forme d’El Kseur), et avec d’autres appuis au
sommet, à commencer par le président de la République qui serait le
dernier à apprécier une radicalisation des aârchs à l’approche du
référendum dont la tenue est prévue avant la fin de l’année. Car il
ne faut pas perdre de vue que le mouvement citoyen avait lancé un
ultimatum à Abdelaziz Belkhadem au cas où ce dernier s’aviserait de
revenir sur les engagements pris par son prédécesseur.
Quant au soutien
prématuré des aârchs, comment expliquer cet empressement à soutenir
la révision constitutionnelle, comme confirmée tout récemment par
Belaïd Abrika, avant même que le chef de l’Etat qui en est
l’initiateur ne dévoile le contenu de son projet ? Il ne faut tout
de même pas croire que le mouvement citoyen, comme on tente de faire
accroire, en ait penser, ne serait-ce qu’une seconde, qu’il puisse
être question… d’officialiser tamazight dans la foulée de la
démarche du chef de l’Etat. La seule explication possible au
recentrage des aârchs tient à leur intention de rester un acteur
incontournable dans la Kabylie. Ayant également perdu la possibilité
de s’appuyer sur l’UDR de Amara Benyounès qui n’a toujours pas reçu
son agrément et qui demeure encore dans l’impossibilité d’entrer en
compétition lors des prochaines élections, il semble bien que le
mouvement citoyen n’ait d’autre choix que de faire dos rond en
attendant des jours meilleurs. Comme un bon score du RND en 2007,
par exemple…
Amine B.
Haut
Mohamed Kermal, porte-parole du comité pour la candidature de
Bouteflika au prix Nobel de la paix
«En hommage à
celui qui a redonné à l’Algérie ses lettres de noblesse»
Mohamed Kermal,
porte-parole du comité ad hoc qui parraine la candidature de M.
Abdelaziz Bouteflika pour le prix Nobel, justifie ici le choix de
l’Union nationale des inventeurs et de la société innovante (Unisi)
qui en est l’initiatrice. Il nous parle du parcours des membres de
ce comité, présidé par le Dr Mohamed Chérif Souami qui sillonnent
sans relâche le pays pour collecter les signatures de soutien
requises pour défendre les chances de sa nomination.
Entretien
réalisé par
Salah Bey
Comment vous est
venue l’idée de proposer le président de la République au prix Nobel
?
Seules les ONG
sont habilitées par l’Institut norvégien du Nobel pour parrainer une
telle candidature. Nous avons introduit la demande auprès de
l’Institut norvégien le 22 juin 2006, après de larges discussions au
sein de l’Unisi créée pour récompenser les créateurs et innovateurs
algériens qui apportent de la valeur ajoutée en économie, en
sciences et en industrie. La commission de valorisation de l’Unisi
présidée par le Dr Tsouri Kadour, a d’abord proposé l’octroi cette
année à
M. Bouteflika de
la qualité d’innovateur (catégorie A) pour avoir été l’initiateur de
la réconciliation nationale (le rang es qualité comporte trois
catégorie : A, B et C, ndlr). A l’Unisi nous reconnaissons au chef
de l’Etat le mérite de la relance économique et le développement du
pays en un temps record et un contexte mondial difficile. L’idée du
Nobel a germé ensuite. Une fois agréée, nous avons créé un comité ad
hoc, appelé «Comité national de préparation de la candidature au
prix Nobel du président de la République».
Dans la foulée
des Pr Bonatéro, Sanhadji, Zerhouni et Mme Benhabylès,
respectivement primés à Londres, Paris, Washington et à New York (à
l’ONU) pour services rendus à la science et/ou à l’humanité, vous
avez choisi M. Bouteflika. Pourquoi ?
C’est la question
sur laquelle nous avons longuement discuté, après quoi on s’est dit
«pourquoi pas ?». La notion de «droits d’auteur de la réconciliation
nationale» a été l’idée appendice. Qui dit droit d’auteur, dit
produit de création ou d’innovation. Et M. Bouteflika n’a pas
seulement innové, il a révolutionné le monde politique avec le
processus de paix et de la réconciliation. M. Abdelaziz Bouteflika a
pu sceller une trêve et réussir à mettre fin à une tragédie
nationale. Ce concept de réconciliation a permis à l’Algérie de
retrouver sa stabilité sécuritaire, politique et économique. Ce
modèle aujourd’hui opérationnel en vertu de la charte pour la paix a
fait estomper les rancœurs.
A ce niveau de
distinction, les réalisations requièrent une évaluation objective,
n’est-ce pas ?
L’Unisi compte des
spécialistes émérites et travaille sur une base scientifique. Je
dois préciser que c’est sur proposition de la commission
d’évaluation de l’Unisi qu’il a été décidé, après analyse du
programme du président et le bond qualitatif en réalisations de
porter la candidature au prix Nobel à M. Abdelaziz Bouteflika. Ce
choix s’impose de par le fait que depuis la prise en main des
affaires du pays en 1999, le président a inlassablement œuvré pour
la promotion de la paix à l’intérieur du pays et partout où des
conflits ont surgi, notamment en Afrique. Il n’a ménagé aucun effort
pour défendre la cause de la paix dans un esprit de justice et
l’élimination de la violence.
Omniprésent dans
les forums économiques ou politiques internationaux, le chef de
l’Etat a sillonné les quatre coins du monde pour porter la bonne
parole, s’efforçant de convaincre les esprits qu’il n’y a pas
d’autres solutions à la crise nationale en dehors de la
réconciliation. Le peuple algérien profite aujourd’hui des fruits de
la paix. D’aucuns témoignent aujourd’hui que la réputation mondiale
d’homme de paix du président de la République est amplement
reconnue.
Mais le
président est insatisfait des résultats de son plan
économique réalisé
jusque-là ?
Oui mais c’est
grâce au rétablissement progressif de la paix que ce vaste programme
de refondation de l’Etat algérien est mis en œuvre à travers les
réformes tous azimuts. C’est l’impact positif de la concorde civile
qui permettra à l’Algérie d’entrer dans l’économie de marché, de
renouer avec la croissance et le développement, de réduire la dette
qui s’élevait, à titre de rappel, à 19 milliards $ en 2005 après
avoir atteint les 40 milliards $ en l’an 2000. Elle avoisinera grâce
au payement anticipé les 6 milliards $ vers la fin 2006 et tend vers
zéro en 2007. N’est-ce pas là des arguments valables qui justifient
une politique économique sage et porteuse permettant à l’Algérie de
devenir un pays prêteur après avoir été longtemps endettée ? La
confiance est revenue, un programme colossal de relance économique
est en train de se réaliser et l’investissement s’y installe créant
de l’emploi et améliorant les conditions de vie des citoyens.
Et
qu’avancez-vous comme actions à l’échelle régionale et mondiale ?
Sous son
impulsion, l’action remarquable en faveur de la préservation de la
paix dans le monde est couronnée par le règlement des conflits comme
celui opposant l’Éthiopie à l’Érythrée, des Azouades au Mail, au
Darfour ou en Côte d’Ivoire. Ces efforts lui ont valu la
reconnaissance de la communauté internationale. L’Algérie se tient
toujours aux côtés des droits légitimes des peuples libanais et
palestinien et soutient également le droit à l’autodétermination du
peuple sahraoui dans le cadre de l’ONU. En Irak, on s’est inspiré du
processus algérien pour concrétiser le modèle de la réconciliation
entre eux.
M. Bouteflika a
été par ailleurs très actif dans le processus de renouveau en
Afrique. Des dispositions novatrices à l’UA, telle la «non-reconnaissance
des gouvernements issus des coups d’Etat», ont été introduites pour
y préserver la stabilité et consolider la démocratie. Il a aussi
plaidé pour la justice mondiale, pour la compréhension mutuelle et
le dialogue des civilisations.
Quelles autres
évocations reteniez-vous pour appuyer cette candidature?
Le parcours du
président est riche en positions et en réalisations. L’histoire
retiendra qu’à 25 ans, le plus jeune ministre des Affaires
étrangères jouissait déjà de ce génie innovant. Quant il fut élu à
l’unanimité président de la 29e session de l’AG de l’ONU en 1974,
Abdelaziz Bouteflika obtenait la mise au ban par la communauté
internationale du régime d’apartheid de Pretoria et fait admettre le
leader de l’OLP feu Yasser Arafat qui lancera, le rameau de
l’olivier à la main, son appel historique à une paix des braves.
Aussi, il faut retenir que c’est sous son impulsion que l’Algérie
s’est réapproprié son rôle actif dans le cadre de l’Union africaine
et du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).
Le chef de l’Etat en est l’un des initiateurs et ses promoteurs.
L’Algérie est devenue un partenaire écouté du G8 et prend
régulièrement part à ses sommets, depuis 2000.
Concrètement,
où en êtes-vous avec la collecte des signatures requises par
l’Institut Alfred Nobel?
Les choses vont
bon train. Après introduction de la requête le 22 juin 2006 via
l’ambassade de la Suède, la collecte des signatures de soutien se
poursuit particulièrement parmi la société civile. Nous faisons
aussi du porte-à-porte auprès des sénateurs, des députés, des
membres du gouvernement, d’anciens ministres et ex-chefs de
gouvernement, des avocats, des universitaires, des associations, des
partis politiques, des citoyens de tous bords, etc..
Avez-vous
approché MM. Ben Bella, Chadli, Aït Ahmed, les héritiers Akhamoukh
entre autres personnalités algériennes?
N’attendez pas de
moi tous les détails, confidentialité oblige. Chaque chose en son
temps…
Le soutien se pose
aussi en terme de personnalités connues…
Nous n’avons
aucune barrière idéologique ou historique, au contraire car, cette
candidature se fait au nom de l’Algérie.
Et quelles sont
les deux personnalités «nobélisées» retenues comme l’exige la
tradition norvégienne en la matière ?
Oui, nous pensons
à MM. Mandela et Abdulay Wade, respectivement ancien président de
l’Afrique du Sud et actuel président du Nigeria, la biologiste
kenyane Maathai primée en 2004, à M. Baradei. L’apport de soutien
est élargi à d’autres personnalités africaines qui lui témoignent de
l’estime.
A titre
d’exemple ?
Vous le saurez en
temps opportun…
Et sur le plan
arabe ?
Un émissaire est
désigné pour approcher, après accomplissement des formalités
nécessaires, les chefs d’Etat arabes chez qui M. Bouteflika jouit de
beaucoup de respect et d’amitié.
Quelle est
l’origine des fonds pour financer votre mission ?
Je m’attendais à
cette question. Mais je peux vous assurer qu’on ne peut se permettre
de sponsors. Je vous assure que ce n’est pas ça qui manque et ce,
dans un esprit d’accomplir le plus correctement possible cette
mission, loin de tout marchandage et opportunisme. C’est la personne
du chef de l’Etat qui est engagée. Ce n’est certes pas une mince
affaire mais ce n’est pas non plus un registre du commerce. Il y va
de sa renommée et de la crédibilité de toute l’Algérie et de tous
les Algériens.
Vous n’avez pas
répondu à la question.
L’Algérie enfante
encore des hommes fidèles, des hommes qui défendent bien les bonnes
causes qui l’honorent sans calcul et «bla jmil». Soyez certain que
nous puisions dans nos propres moyens et des idées inépuisables qui
ne valent rien devant celles du chef de l’Etat qui a tant donné à ce
pays, à commencer par sa jeunesse pendant la guerre de Libération.
Aujourd’hui, il combat toujours, malgré son âge, pour la
construction d’un Etat des libertés. Nous ne saurons jamais le
remercier assez.
Nous sommes à
quelques jours des délais de la clôture de dépôt des dossiers à
l’Institut norvégien du Nobel fixés pour octobre ?
En effet, nous
nous sommes fixé un délai de rigueur pour le 20 septembre. Nous
travaillons dans une course contre la montre pour mener à bien la
démarche afin de rendre hommage à celui qui a redonné à l’Algérie
ses lettres de noblesse.
S. B.
Haut
Formation et enseignement professionnels
Les centres de
la capitale au bord de la saturation
Pour cette
nouvelle rentrée, 67 centres de formation seront ouverts au niveau
de la capitale.
Les nouveaux
candidats ouvrent droit à l’inscription dans l’une des 90
spécialités proposées pour cette année. Le nombre de sections
inscrites jusque-là sont de 384 pour un nombre de 10 070 postes
offerts. Concernant le nombre d’inscrits, il a été indiqué que 11
361 candidats sont dénombrés au niveau des centres de formation de
la capitale. Un chiffre appelé à la hausse, notamment que le
ministre a prolongé la date limite des inscriptions au 30 septembre
courant, suite à des réserves formulées par les directeurs des
centres de formation, disant ne pouvoir répondre à une demande qui
va crescendo. A ce titre, il est à signaler que le taux d’inscrits
par rapport à l’offre est de 112,82%, ce qui explique, en fait, la
demande du ministre d’avoir recours au système de double brigade,
s’il le faut. Un taux qui renseigne, par ailleurs, sur une
probable saturation des centres de formation de la capitale.
S’exprimant, hier,
au siège de son ministère à Ben Aknoun devant les directeurs des
centres de formation de la capitale, El Hadi Khaldi s’est attardé
sur le nombre de points concernant son secteur et son importance
dans la vie professionnelle ainsi que dans la réduction du taux de
chômage et des fléaux sociaux. Tout en incitant les directeurs à ne
pas tourner le dos aux jeunes candidats aux différentes spécialités
que leur offre ce secteur, comme c’était le cas dans les années
précédentes, le ministre a réitéré la volonté de l’Etat de récupérer
tous les recalés du secteur de l’éducation. Une mission qui ne
semble pas aisée, lorsque l’on sait que les directeurs des centres
de formation ont attiré l’attention du ministre à propos de la
capacité d’accueil de leurs établissements, sur la disponibilité des
moyens ainsi que des enseignants. Une réalité que le ministre de
l’Enseignement et de la Formation professionnels n’ignore guère,
selon ses propres termes. «Vous devez accueillir tous les candidats,
quitte à aller, une fois les centres surchargés, au système de
double brigade», a proposé le ministre en guise de solution.
Nonobstant donc ces failles que les présents n’ont pas raté de
porter à la connaissance du minis-tre, celui-ci a rappelé que la
réforme du secteur doit passer inéluctablement par ce genre de
problèmes, que la tutelle va prendre en charge. Sans sombrer dans le
pessimisme, El Hadi Khaldi s’est montré des plus sûrs quant à la
réussite de cette nouvelle rentrée «à l’image de celle de l’année
passée d’ailleurs», a-t-il indiqué. Pour ce faire, le ministre de
tutelle a exposé une panoplie de nouvelles mesures prises par les
pouvoirs publics. «Un nouveau code pour la formation et
l’enseignement professionnels a été élaboré et sera soumis au
Conseil de gouvernement, puis à l’APN prochainement», a-t-il- argué.
Comme il sera question de l’installation de nouveaux services pour
l’accompagnement de la réforme en cours. Un observatoire national de
formation et d’enseignement professionnels sera opérationnel dans
les jours à venir, a souligné le ministre qui a expliqué que cet
observatoire aura une mission de «régulation» afin de ne plus
«former des chômeurs». D’ailleurs, des comités sont installés au
niveau des wilayas pour faire le bilan sur les vrais besoins du
marché de travail, a-t-il expliqué. Entre autres mesures prises pour
améliorer les conditions de travail et d’éducation dans son secteur,
El Hadi Khaldi a fait savoir que la bourse des étudiants a été
augmentée ainsi que les salaires des enseignants. Dans un autre
volet, l’orateur a indiqué que les portes du dialogue sont ouvertes
au paaingérer des la gestion et les désignations qui sont les
prérogatives de son seul secteur.
Aomar Fekrache
Haut
Réunion du bureau national du RND
Priorité à l’organique
Ceux qui souhaitaient voir le président du RND, M. Ouyahia,
discourir sur l'actualité politique nationale lors de ce rendez-vous
ordinaire ont sûrement dû déchanter.
La réunion du bureau national du Rassemblement national
démocratique, tenue avant-hier au siège de cette formation
politique, la deuxième du genre, présidée par Ahmed Ouyahia, depuis
son départ du gouvernement, le 24 mai de l’année en cours, aura
permis aux membres du conseil national de passer en revue la
situation actuelle du RND. Ceux qui souhaitaient voir le président
du RND, M. Ouyahia, discourir sur l’actualité politique nationale
lors de ce rendez-vous ordinaire ont sûrement dû déchanter. Et pour
cause, aucune déclaration politique n’a sanctionné la réunion qui
aura duré plus de trois heures. Ainsi, les sujets brûlants qui font
l’actualité, tels la prorogation du délai accordé par les autorités
dans le cadre de la charte pour la paix et la réconciliation
nationale aux terroristes pour déposer les armes et se rendre, les
augmentations de salaires et le statut de la Fonction publique n’ont
pas fait l’objet de débats lors de cette réunion. A cette occasion,
le bureau national du parti de Ouyahia s’est contenté de s’étaler
seulement sur tout ce qui a trait à l’organique du Rassemblement
national démocratique, en prévision de la septième réunion ordinaire
du conseil national du parti qui se tiendra les 21 et 22 septembre.
D’autre part, le conseil national de cette formation a, dans son
évaluation relative aux activités des structures locales du parti,
indiqué que «celles-ci ont fait un travail énorme durant tout l’été,
notamment en ce qui concerne la sensibilisation des citoyens sur la
réconciliation nationale et le programme quinquennal.» Le bureau
national du Rassemblement national démocratique a également discuté
de la réunion qui devait les réunir, hier mardi, avec les chefs des
partis de l’alliance présidentielle. Dans ce cadre, un membre du
bureau national du RND nous fait savoir que son parti «a des
propositions et des positions à défendre lors de cette rencontre.»
En marge de cette réunion
M. Malki nous a fait savoir que la tripartite se tiendra durant la
troisième décade du mois en cours, soit au tout début du mois de
ramadan. Par ailleurs, les militants du Rassemblement national
démocratique réfutent toute idée de redressement au sein de leur
parti, du moment, disent-ils, «que ces gens ne font plus partie de
cette formation politique.» Autrement dit, il n’y aura pas de
redressement au sein de la formation politique de l’ancien Chef du
gouvernement. C’est dire que Ahmed Ouyahia et le bureau national de
son parti se sont beaucoup plus penchés sur la situation organique
de leur formation que sur ce qui meuble l’actualité nationale en ce
début de la rentrée où le front social est en ébullition.
D. O.
Haut
Université d’été du RCD
Plusieurs thèmes seront débattus
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie teindra son
université d’été ce week-end au complexe touristique Adim Zemmouri
de Boumerdès. Ce rendez-vous, durant lequel plusieurs chapitres
seront débattus, permettra à la formation politique de Saïd Sadi, de
revenir sur tout ce qui a fait l’actualité politique nationale,
depuis, notamment, le début de l’été, où les partis politiques, à
quelque exception près, étaient pratiquement en «hibernation
politique». Programmée en deux jours, cette université d’été sera
riche en activités. Au premier jour, c’est le leader du
Rassemblement pour la culture et la démocratie lui-même qui animera
une conférence sous le thème : «refondation nationale, quelles
institutions pour l’Algérie ?» Un débat suivra cette conférence. Le
défi du pluralisme syndical sera aussi passé en revue par Tahar
Besbès, membre du Syndicat national des praticiens de la santé
publique. Parmi les invités de l’université d’été du RCD, l’on
notera la présence de Redouane Osman, figure de proue de la
coordination des lycées d’Alger. Durant la deuxième journée, il sera
question de la condition féminine entre passé et présent. Ce thème,
qui a longtemps suscité moult remous au sein de la société
algérienne, constituera le thème d’une conférence. C’est dans ce
cadre, d’ailleurs, que Nacéra Merah, universitaire et syndicaliste,
donnera un aperçu sur «la femme et l’engagement politique.» Le
journaliste-syndicaliste marocain, ancien prisonnier politique et
ex-député, Hassan Benadi, animera pour sa part une conférence sous
le thème : «L’Afrique du Nord, rêve d’une génération et ambition
d’une autre.» Ce programme, riche il est vrai, n’empêchera pas la
formation politique du Dr Sadi de parler des sujets qui polarisent
l’actualité politique nationale. Il va de soi que lors de cette
université d’été, le RCD s’exprimera sur la prorogation du délai de
grâce accordé aux terroristes par les autorités pour se rendre et
déposer les armes, les augmentations de salaires soutenues par le
Chef du gouvernement, qui peine à les réaliser sur le
terrain, seront, elles aussi, évoquées. Il est clair que le RCD aura
aussi son mot à dire sur les échéances électorales qui pointent à
l’horizon.
Djamel Oukali
Haut
Non-application de la loi sur la normalisation
L’Ianor critique les institutions de l’Etat
«Les règlements techniques sont initiés par des départements
ministériels mais malheureusement ne sont pas en conformité, donc en
violation de la loi de la République». Dans la foulée, Mohammed
Chaïeb Aïssaoui estime que l’absence d’inobservation des textes
relatifs à la normalisation porte atteinte «aux intérêts nationaux
car elle donne de l’Algérie, l’image d’un Etat dont les institutions
ne respectent ni ses propres lois ni ses engagements
internationaux», avant de mettre en avant le fait de cesser «cette
pratique et revenir à la stricte application des textes régissant la
normalisation». Tels sont les propos du directeur général de
l’Institut algérien de normalisation, (Ianor), tenus en marge de la
7e Journée africaine de la technolog, hier, à l’hôtel El-Aurassi. Il
a ainsi tiré à boulets rouges sur les institutions de l’Etat en
matière d’application des lois portant sur la certification de
l’ensemble des produits. Et d’ajouter dans ce registre qu’il «est
inconcevable que les lois soient bafouées alors qu’elles devraient
être appliquées». Les exigences de l’accord portant sur les
règlements techniques, expliquera ce responsable, ont été traduites
dans la législation algérienne dans «la loi n° 04.04 du 23 juin 2004
et ses textes d’application, notamment le décret
n° 05.0464 du 6 décembre 2005 relatif à l’organisation et au
fonctionnement de la normalisation». De ce fait, la loi relative à
la normalisation fait obligation dans son article 11 à toutes les
institutions de l’Etat initiatrices du règlement technique
d’application obligatoire et de les soumettre à l’état de projet
avant leur adoption, à l’Ianor. Faute de certification,
l’exportation des produits algériens posera d’énormes préjudices,
notamment avec les pays avec lesquels l’Algérie a signé des accords
de reconnaissance mutuelle, dont la plupart sont des pays arabes, en
plus d’autres obstacles techniques de commerce OTC. Le premier
responsable de l’Ianor citera à ce sujet le cas de l’eau minérale
qui a été exportée vers l’Arabie Saoudite. Faute de certification,
la marchandise a été refoulée. L’Ianor compte par ailleurs organiser
une journée de sensibilisation ce 28 septembre. S’agissant du coût
de la certification, celui-ci est de l’ordre de 300 000 DA. La
certification ISO coûtent dix fois plus que le management de qualité
de cette norme internationale. Il relèvera que depuis 1998, il a été
certifié 20 produits, dont la majorité sont issus de la production
du secteur privé, notamment le ciment. Les ministères indiquent ce
responsable doivent respecter les normes de l’Ianor.
La non-conformité a engendré des inconvénients préjudiciables,
a-t-il relevé, qui constitueront un obstacle à l’adhésion de
l’Algérie à l’OMC. Les autres inconvénients ont trait au double
emploi auprès de l’Ianor qui peut être amené à élaborer les noms qui
ne sont pas exploités par les différents secteurs concernés par
l’initiation de règlement technique.
Kahina Benarab
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Industrie
75% des équipements sont vétustes
Le secteur industriel vit une constante régression depuis
plusieurs années. Une étude de l’ONS fait ressortir que plus de 75%
des équipements des entreprises publiques et privées qui trouvent en
état de vétusté. Chose qui rend, évidemment, hypothétique toute idée
de compétitivité, notamment à l’ère de la mondialisation. Le
constat, pour tape à l’œil qu’il soit, a été dressé hier sur la
Chaîne III de la Radio nationale par le Directeur général à la
promotion et la compétitivité au ministère de l’Industrie.
Régression parce que jusqu’à ce jour, les pouvoirs publics peinent à
mettre sur pied une stratégie nationale propre à ce secteur. La
raison : «Nous avons élaboré plusieurs stratégies propres à remettre
sur rail l’industrie nationale, mais nous ne pouvons les mettre en
œuvre pour la simple raison que nous manquons d’outils adéquats pour
ce faire», a expliqué l’invité de la radio. Même si les échos se
sont faits de plus en plus persistants sur la présentation, dans les
jours à venir, d’un avant-projet de loi sur la réorganisation de
l’industrie, le représentant de la tutelle rappelle justement
l’urgence de la mise en branle d’une politique industrielle mais que
celle-ci, à ses yeux, reste tributaire d’un certain nombre de
facteurs : une visibilité économique plus claire, une mise à niveau
des entreprises qui repose sur l’élaboration d’une nouvelle base
juridique et institutionnelle. L’intervenant s’est voulu optimiste
quant à la place qui sera échue aux entreprises publiques, notamment
les filières du textile, du cuir, du ciment et du médicament, dont
l’apport a été, selon lui, palpable dans la croissance économique.
Au sujet des investissements, ce dernier a précisé que le terrain
est vierge et représente une opportunité d’affaires pour un montant
de 6 milliards de dollars. Intervenant lors du débat, le P-dg de la
Société nationale des véhicules industriels (Snvi) a rappelé, à qui
veut l’entendre, la dure réalité du secteur industriel, en prenant
pour exemple l’entreprise qu’il dirige qui souffre, elle, d’un grave
problème d’équipement qui remontent à 1974. «On ne peut faire la
concurrence et améliorer la qualité de la production avec des
instruments pareils», a-t-il clamé. Même si son chiffre d’affaires a
atteint jusqu’ici 23 milliards de dinars, M.Chehboub indique que sa
boîte fait face à des problèmes d’ordre structurel.
A. G.
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