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Négociations sur les augmentations de salaires

Les fédérations menacent les SGP

Salaires impayés

La commission interministérielle se réunit demain

Rentrée politique

Les partis reprennent l’initiative

Mouvement citoyen des Aarchs

Préserver les acquis

Mohamed Kermal, porte-parole du comité pour la candidature de Bouteflika au prix Nobel de la paix

Formation et enseignement professionnels

Formation et enseignement professionnels

Les centres de la capitale au bord de la saturation

Réunion du bureau national du RND

Priorité à l’organique Université d’été du RCD

Plusieurs thèmes seront débattusNon-application de la loi sur la normalisation

L’Ianor critique les institutions de l’EtatIndustrie

75% des équipements sont vétustes

Réunion du bureau national du RND

Non-application de la loi sur la normalisation

L’Ianor critique les institutions de l’Etat

 

 13/09/06

 

Négociations sur les augmentations de salaires

Les fédérations menacent les SGP

Devant être finalisées au plus le 18 de ce mois, les négociations entre les SGP et les fédérations n'ont nullement été fructueuses pour toutes les fédérations.

Meilleur exemple, la Fédération nationale de mécanique et de métallurgie a organisé hier un rassemblement à la Centrale syndicale. Tenu au deuxième jour de la reprise du dialogue, ce rassemblement a été décidé suite à l'échec des pourparlers entre les deux parties. «Nous avons repris hier les négociations  avec les cinq SGP et celle de la SNVI qui nous ont fait leurs propositions concernant nos principales» expliquera M. Kerdjani, secrétaire général de la fédération. Ces propositions, selon l'animateur, tiennent compte des paramètres économiques internationaux. «Elles négligent et passent à côté des paramètres et des conditions socio-économiques nationales» se révoltera-t-il.

Les propositions des SGP ont été rejetées par les membres de la fédération du moment qu'elles ne correspondent pas à la plate-forme des revendications remise précédemment.

La fédération a revendiqué une augmentation de salaires de 40%, en plus des indemnités et des primes inscrites dans les conventions de branches. La réponse des SGP a été loin de toutes les attentes puisque la hausse des revenus proposée par les SGP a été fixée à 2% seulement. Les discussions sont, ainsi, arrivées à une impasse et les SGP ont donné rendez-vous à la fédération pour aujourd'hui en promettant de revenir avec de meilleures propositions qui s'approchent plus à la plate-forme des revendications des syndicats.

«Si nos revendications ne sont pas satisfaites, nous passerons à la protestation par l'organisation des sit-in devant les siège de la SGP» menace la fédération.

Présent à cette rencontre, M. Bouzidi, chargé des conflits sociaux au sein de la Centrale syndicale a indiqué que «les enchères ne mènent à aucun résultat. Toute action de protestation devra être conforme à la réglementation» rappellera-t-il, avant d'enchaîner : «Celui qui veut défendre un parti politique qu'il le fasse dehors» se révoltera-t-il. Cette phrase a provoqué la colère et le bouleversement des syndicalistes présents dans la salle. Avec des commentaires et des cris dénonçant l'ingratitude et la position des responsables des SGP, les travailleurs ont appelé à mener des actions de protestations et de geler le secteur. Ils rejetaient toute idée de reprendre le dialogue qu'ils ont jugé inutile et vaine. «Nous ne demandons pas une augmentation des salaires seulement, nous exigeons le dépêchement des commissions d'enquêtes sur la gestions des entreprises du secteur» se révoltera un syndicaliste. «C'est une véritable mafia qui vise à vendre les entreprises au dinar symbolique alors qu'elles sont en bon état» cria un autre. Tentant de les calmer, M. Bouzidi a rappelé les travailleurs à la nécessité de reprendre les négociations. «Si des augmentations de salaires ne sont pas décidées, la responsabilité vous incombe, vous» a-t-il indiqué.  La Fédération du commerce et du tourisme a, quant à elle, passé hier à la table des négociations avec la SGP. Deux points sont à l'ordre du jour, à savoir la revalorisation des salaires et le départ volontaire des travailleurs après la privatisation de la structure. On apprend par ailleurs qu'un rassemblement des travailleurs du secteur sera organisé mardi prochain à Tlemcen. A noter aussi que quatre commissions ont été installées pour examiner la situation dans le secteur de la BTPH. Il s'agit des commissions de bureaux d'études et ingenering (Ginest), de l'hydraulique, des entreprises des bâtiments (Indjab) et des entreprises des travaux publics (Sintra). Ces commissions doivent trouver un consensus avant le 17 de ce mois. Les membres de la commission nationale Ginest sont, selon l'APS, arrivés à un consensus, en décidant d'une augmentation des salaires entre 30 et 35 %. 

N. B.

 

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Salaires impayés

La commission interministérielle se réunit demain

La question des salaires impayés est inscrite à l’ordre du jour de la réunion de la commission interministérielle prévue demain. Ainsi, M. Tayeb Louh, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Abdelhamid Temmar, ministre de la Participation et de la Promotion des investissements, M. Noureddine Yazid Zerhouni, ministre de l’Interieur et des Collectivités locales, M. Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, vont examiner cette question  et décider des mesures à prendre pour régler ce problème. Pour rappel, le patron de la Centrale syndicale a promis une solution avant ce mois de ramadan pour les 30 000 salariés concernés qui attendent leurs salaires depuis des années.

N.B.

 

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Rentrée politique

Les partis reprennent l’initiative

Tant bien que mal, les partis politiques tentent de marquer la rentrée en reprenant, pour certains, leurs activités partisanes. C’est ainsi que pour ce mois de septembre, plusieurs activités ont été au programme de ces formations. On citera entre autres, les rencontres de plus en plus rapprochées du FLN et du MSP, la réunion tenue lundi dernier, du bureau national du RND, préparatoire au Conseil national prévu pour les 21 et 22 septembre, l’université d’été du RCD annoncée pour les 14 et 15 du mois en cours, la réunion de l’Alliance présidentielle et les communiqués rendus publics par Ennahda et le PT rendant compte de leur activité interne. La crise du FFS est également à mettre sur le compte de cette rentrée politique, certes moins paisible de ce côté-ci. Mais si ce regain d’activité est loin d’être un élément suffisant pour démontrer la bonne santé et de la sérénité dont se prévalent les dirigeants de ces formations, il n’en reste pas moins qu’il dénote de leur souci de ne pas confirmer de manière formelle leur déphasage par rapport à leurs militants et leurs sympathisants. En d’autres termes, ils redonnent signe en se manifestant de nouveau. En effet, il faut rappeler que depuis plusieurs mois, il est reproché aux formations politiques, à l’exception du trio constituant l’Alliance et à un degré moindre le PT et Ennhada, d’avoir totalement délaissé la scène politique et de s’être retranché dans leurs fiefs respectifs, du moins le supposons-nous. Une absence qui a été assimilée à un abandon sans toutefois que cela ne soit admis par les responsables de ces formations. En réalité, la genèse de cette situation que d’aucuns qualifient de léthargique remonte à la présidentielle 2004. Depuis, elles ont éprouvé les pires difficultés pour maintenir un semblant d’activité. L’exemple du RCD est à ce titre des plus illustratifs de ces difficultés rencontrées. En fait, l’activité politique pendant de longs mois s’est focalisée autour de la rivalité Belkhadem- Ouyahia et par ricochet entre le FLN et le RND. Le MSP cham-pion du centrisme a tenté de jouer sur les deux bords en ne se risquant pas à prendre de manière radicale position pour l’une ou l’autre des parties, sur les divergences ayant opposé les deux hommes. Les autres formations ont également adopté ce statut d’observateur sur nombre de questions de fond qui pourtant intéressent au premier degré le pays. A croire qu’elles n’avaient pas un autre choix. Et pourtant, force est de souligner quand bien même les chefs de ces formations arguent pour expliquer leur position, le maintien en vigueur de l’état d’urgence les priverait d’activer en toute liberté. Un justificatif des plus fallacieux. Avec cette nouvelle rentrée politique et l’impression qui est donnée pour une reprise en main de l’activité partisane, il est permis d’espérer que les mois prochains verront une réappropriation du champ politique par leurs propriétaires. En réalité c’est peut-être leur ultime chance. Car, ils ne peuvent oublier que si le train des prochaines échéances électorales est raté, ils resteront définitivement à quai.

Nadia Kerraz

 

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Mouvement citoyen des Aarchs

Préserver les acquis

La décision des aârchs de soutenir l’idée d’un référendum sur la révision constitutionnelle, bien avant d’en connaître la teneur révèle une certaine surenchère à laquelle s’adonnent déjà les forces politiques dans la région. Privés de la présence de l’interlocuteur de poids qu’était Ahmed Ouyahia en tant que Chef du gouvernement, le mouvement citoyen n’aurait-il eu d’autre alternative que de faire semblant de se conformer aux exigences du nouveau locataire du Palais du gouvernement en quittant définitivement la clandestinité ? Certes, le mouvement citoyen n’a pas encore rendu publique sa décision de s’organiser en ONG (ou sous une autre forme), mais telle aurait été l’une des principales recommandations consensuelles de la rencontre tenue fin août à Béjaïa. Nombre d’observateurs incluent l’acceptation du référendum sur la révision de la loi fondamentale dans cette même logique, c’est-à-dire celle qui consiste à admettre qu’il faudra bien faire un bout de chemin avec

M. Belkhadem qui est également secrétaire général du FLN, sous peine de couper les ponts et avec la chefferie du gouvernement (responsable de la mise en œuvre de la plate-forme d’El Kseur), et avec d’autres appuis au sommet, à commencer par le président de la République qui serait le dernier à apprécier une radicalisation des aârchs à l’approche du référendum dont la tenue est prévue avant la fin de l’année. Car il ne faut pas perdre de vue que le mouvement citoyen avait lancé un ultimatum à Abdelaziz Belkhadem au cas où ce dernier s’aviserait de revenir sur les engagements pris par son prédécesseur.

Quant au soutien prématuré des aârchs, comment expliquer cet empressement à soutenir la révision constitutionnelle, comme confirmée tout récemment par Belaïd Abrika, avant même que le chef de l’Etat qui en est l’initiateur ne dévoile le contenu de son projet ? Il ne faut tout de même pas croire que le mouvement citoyen, comme on tente de faire accroire, en ait  penser, ne serait-ce qu’une seconde, qu’il puisse être question… d’officialiser tamazight dans la foulée de la démarche du chef de l’Etat. La seule explication possible au recentrage des aârchs tient à leur intention de rester un acteur incontournable dans la Kabylie. Ayant également perdu la possibilité de s’appuyer sur l’UDR de Amara Benyounès qui n’a toujours pas reçu son agrément et qui demeure encore dans l’impossibilité d’entrer en compétition lors des prochaines élections, il semble bien que le mouvement citoyen n’ait d’autre choix que de faire dos rond en attendant des jours meilleurs. Comme un bon score du RND en 2007, par exemple…

Amine B.

 

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Mohamed Kermal, porte-parole du comité pour la candidature de Bouteflika au prix Nobel de la paix

«En hommage à celui qui a redonné à l’Algérie ses lettres de noblesse»

 Mohamed Kermal, porte-parole du comité ad hoc qui parraine la candidature de M. Abdelaziz Bouteflika pour le prix Nobel, justifie ici le choix de l’Union nationale des inventeurs et de la société innovante (Unisi) qui en est l’initiatrice. Il nous parle du parcours des membres de ce comité, présidé par le Dr Mohamed Chérif Souami qui sillonnent sans relâche le pays pour collecter les signatures de soutien requises pour défendre les chances de sa nomination.

 

Entretien réalisé par

Salah Bey

 

Comment vous est venue l’idée de proposer le président de la République au prix Nobel ?

Seules les ONG sont habilitées par l’Institut norvégien du Nobel pour parrainer une telle candidature. Nous avons introduit la demande auprès de l’Institut norvégien le 22 juin 2006, après de larges discussions au sein de l’Unisi créée pour récompenser les créateurs et innovateurs algériens qui apportent de la valeur ajoutée en économie, en sciences et en industrie. La commission de valorisation de l’Unisi présidée par le Dr Tsouri Kadour, a d’abord proposé l’octroi cette année à

M. Bouteflika de la qualité d’innovateur (catégorie A) pour avoir été l’initiateur de la réconciliation nationale (le rang es qualité comporte trois catégorie : A, B et C, ndlr). A l’Unisi nous reconnaissons au chef de l’Etat le mérite de la relance économique et le développement du pays en un temps record et un contexte mondial difficile. L’idée du Nobel a germé ensuite. Une fois agréée, nous avons créé un comité ad hoc, appelé «Comité national de préparation de la candidature au prix Nobel du président de la République».

 

Dans la foulée des Pr Bonatéro, Sanhadji, Zerhouni et Mme Benhabylès, respectivement primés à Londres, Paris,  Washington et à New York (à l’ONU) pour services rendus à la science et/ou à l’humanité, vous avez choisi M. Bouteflika. Pourquoi ?

C’est la question sur laquelle nous avons longuement discuté, après quoi on s’est dit «pourquoi pas ?». La notion de «droits d’auteur de la réconciliation nationale» a été l’idée appendice. Qui dit droit d’auteur, dit produit de création ou d’innovation. Et M. Bouteflika n’a pas seulement innové, il a révolutionné le monde politique avec le processus de paix et de la réconciliation. M. Abdelaziz Bouteflika a pu sceller une trêve et réussir à mettre fin à une tragédie nationale. Ce concept de réconciliation a permis à l’Algérie de retrouver sa stabilité sécuritaire, politique et économique. Ce modèle aujourd’hui opérationnel en vertu de la charte pour la paix a fait estomper les rancœurs.

 

A ce niveau de distinction, les réalisations requièrent une évaluation objective, n’est-ce pas ?

L’Unisi compte des spécialistes émérites et travaille sur une base scientifique. Je dois préciser que c’est sur proposition de la commission d’évaluation de l’Unisi qu’il a été décidé, après analyse du programme du président et le bond qualitatif en réalisations de porter la candidature au prix Nobel à M. Abdelaziz Bouteflika. Ce choix s’impose de par le fait que depuis la prise en main des affaires du pays en 1999, le président a inlassablement œuvré pour la promotion de la paix à l’intérieur du pays et partout où des conflits ont surgi, notamment en Afrique. Il n’a ménagé aucun effort pour défendre la cause de la paix dans un esprit de justice et l’élimination de la violence.

Omniprésent dans les forums économiques ou politiques internationaux, le chef de l’Etat a sillonné les quatre coins du monde pour porter la bonne parole, s’efforçant de convaincre les esprits qu’il n’y a pas d’autres solutions à la crise nationale en dehors de la réconciliation. Le peuple algérien profite aujourd’hui des fruits de la paix. D’aucuns témoignent aujourd’hui que la réputation mondiale d’homme de paix du président de la République est amplement reconnue.

 

Mais le président est insatisfait des résultats de son plan économique réalisé

jusque-là ?

Oui mais c’est grâce au rétablissement progressif de la paix que ce vaste programme de refondation de l’Etat algérien est mis en œuvre à travers les réformes tous azimuts. C’est l’impact positif de la concorde civile qui permettra à l’Algérie d’entrer dans l’économie de marché, de renouer avec la croissance et le développement, de réduire la dette qui s’élevait, à titre de rappel, à 19 milliards $ en 2005 après avoir atteint les 40 milliards $ en l’an 2000. Elle avoisinera grâce au payement anticipé les 6 milliards $ vers la fin 2006 et tend vers zéro en 2007. N’est-ce pas là des arguments valables qui justifient une politique économique sage et porteuse permettant à l’Algérie de devenir un pays prêteur après avoir été longtemps endettée ? La confiance est revenue, un programme colossal de relance économique est en train de se réaliser et l’investissement s’y installe créant de l’emploi et améliorant les conditions de vie des citoyens.

 

Et qu’avancez-vous comme actions à l’échelle régionale et mondiale ?

Sous son impulsion, l’action remarquable en faveur de la préservation de la paix dans le monde est couronnée par le règlement des conflits comme celui opposant l’Éthiopie à l’Érythrée, des Azouades au Mail, au Darfour ou en Côte d’Ivoire. Ces efforts lui ont valu la reconnaissance de la communauté internationale. L’Algérie se tient toujours aux côtés des droits légitimes des peuples libanais et palestinien et soutient également le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui dans le cadre de l’ONU. En Irak, on s’est inspiré du processus algérien pour concrétiser le modèle de la réconciliation entre eux.

M. Bouteflika a été par ailleurs très actif dans le processus de renouveau en Afrique. Des dispositions novatrices à l’UA, telle la «non-reconnaissance des gouvernements issus des coups d’Etat», ont été introduites pour y préserver la stabilité et consolider la démocratie. Il a aussi plaidé pour la justice mondiale, pour la compréhension mutuelle et le dialogue des civilisations.

 

Quelles autres évocations reteniez-vous pour appuyer cette candidature?

Le parcours du président est riche en positions et en réalisations. L’histoire retiendra qu’à 25 ans, le plus jeune ministre des Affaires étrangères jouissait déjà de ce génie innovant. Quant il fut élu à l’unanimité président de la 29e session de l’AG de l’ONU en 1974, Abdelaziz Bouteflika obtenait la mise au ban par la communauté internationale du régime d’apartheid de Pretoria et fait admettre le leader de l’OLP feu Yasser Arafat qui lancera, le rameau de l’olivier à la main, son appel historique à une paix des braves. Aussi, il faut retenir que c’est sous son impulsion que l’Algérie s’est réapproprié son rôle actif dans le cadre de l’Union africaine et du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Le chef de l’Etat en est l’un des initiateurs et ses promoteurs. L’Algérie est devenue un partenaire écouté du G8 et prend régulièrement part à ses sommets, depuis 2000.

 

Concrètement, où en êtes-vous avec la collecte des signatures requises par l’Institut Alfred Nobel?

Les choses vont bon train. Après introduction de la requête le 22 juin 2006 via l’ambassade de la Suède, la collecte des signatures de soutien se poursuit particulièrement parmi la société civile. Nous faisons aussi du porte-à-porte auprès des sénateurs, des députés, des membres du gouvernement, d’anciens ministres et ex-chefs de gouvernement, des avocats, des universitaires, des associations, des partis politiques, des citoyens de tous bords, etc..

 

Avez-vous approché MM. Ben Bella, Chadli, Aït Ahmed, les héritiers Akhamoukh entre autres personnalités algériennes?

N’attendez pas de moi tous les détails, confidentialité oblige. Chaque chose en son temps…

Le soutien se pose aussi en terme de personnalités connues…

Nous n’avons aucune barrière idéologique ou historique, au contraire car, cette candidature se fait au nom de l’Algérie.

 

Et quelles sont les deux personnalités «nobélisées» retenues comme l’exige la tradition norvégienne en la matière ?

Oui, nous pensons à MM. Mandela et Abdulay Wade, respectivement ancien président de l’Afrique du Sud et actuel président du Nigeria, la biologiste kenyane Maathai primée en 2004, à M. Baradei. L’apport de soutien est élargi à d’autres personnalités africaines qui lui témoignent de l’estime.

 

A titre d’exemple ?

Vous le saurez en temps opportun…

 

Et sur le plan arabe ?

Un émissaire est désigné pour approcher, après accomplissement des formalités nécessaires, les chefs d’Etat arabes chez qui M. Bouteflika jouit de beaucoup de respect et d’amitié.

 

Quelle est l’origine des fonds pour financer votre mission ?

Je m’attendais à cette question. Mais je peux vous assurer qu’on ne peut se permettre de sponsors. Je vous assure que ce n’est pas ça qui manque et ce, dans un esprit d’accomplir le plus correctement possible cette mission, loin de tout marchandage et opportunisme. C’est la personne du chef de l’Etat qui est engagée. Ce n’est certes pas une mince affaire mais ce n’est pas non plus un registre du commerce. Il y va de sa renommée et de la crédibilité de toute l’Algérie et de tous les Algériens.

 

Vous n’avez pas répondu à la question.

L’Algérie enfante encore des hommes fidèles, des hommes qui défendent bien les bonnes causes qui l’honorent sans calcul et «bla jmil». Soyez certain que nous puisions dans nos propres moyens et des idées inépuisables qui ne valent rien devant celles du chef de l’Etat qui a tant donné à ce pays, à commencer par sa jeunesse pendant la guerre de Libération. Aujourd’hui, il combat toujours, malgré son âge, pour la construction d’un Etat des libertés. Nous ne saurons jamais le remercier assez.

 

Nous sommes à quelques jours des délais de la clôture de dépôt des dossiers à l’Institut norvégien du Nobel fixés pour octobre ?

En effet, nous nous sommes fixé un délai de rigueur pour le 20 septembre. Nous travaillons dans une course contre la montre pour mener à bien la démarche afin de rendre hommage à celui qui a redonné à l’Algérie ses lettres de noblesse.

S. B.

 

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Formation et enseignement professionnels

Les centres de la capitale au bord de la saturation

Pour cette nouvelle rentrée, 67 centres de formation seront ouverts au niveau de la capitale.

Les nouveaux candidats ouvrent droit à l’inscription dans l’une des 90 spécialités proposées pour cette année. Le nombre de sections inscrites jusque-là  sont de 384 pour un nombre de 10 070 postes offerts. Concernant le nombre d’inscrits, il a été indiqué que 11 361 candidats sont dénombrés au niveau des centres de formation de la capitale. Un chiffre appelé à la hausse, notamment que le ministre a prolongé la date limite des inscriptions au 30 septembre courant, suite à des réserves formulées par les directeurs des centres de formation, disant ne pouvoir répondre à une demande qui va crescendo. A ce titre, il est à signaler que le taux d’inscrits par rapport à l’offre est de 112,82%, ce qui explique, en fait, la demande du ministre d’avoir recours au système de double brigade, s’il le faut. Un taux qui renseigne, par ailleurs, sur  une  probable saturation des centres de formation de la capitale.

S’exprimant, hier, au siège de son ministère à Ben Aknoun devant les directeurs des centres de formation de la capitale, El Hadi Khaldi s’est attardé sur le nombre de points concernant son secteur et son importance dans la vie professionnelle ainsi que dans la réduction du taux de chômage et des fléaux sociaux. Tout en incitant les directeurs à ne pas tourner le dos aux jeunes candidats aux différentes spécialités que leur offre ce secteur, comme c’était le cas dans les années précédentes, le ministre a réitéré la volonté de l’Etat de récupérer tous les recalés du secteur de l’éducation. Une mission qui ne semble pas aisée, lorsque l’on sait que les directeurs des centres de formation  ont  attiré l’attention du ministre à propos de la capacité d’accueil de leurs établissements, sur la disponibilité des moyens ainsi que des enseignants. Une réalité que le ministre de l’Enseignement et de la Formation professionnels n’ignore guère, selon ses propres termes. «Vous devez accueillir tous les candidats, quitte à aller, une fois les centres surchargés, au système de double brigade», a proposé le ministre en guise de solution. Nonobstant donc ces failles que les présents n’ont pas raté de porter à la connaissance du minis-tre, celui-ci a rappelé que la réforme du secteur doit passer inéluctablement par ce genre de problèmes, que la tutelle va prendre en charge. Sans sombrer dans le pessimisme, El Hadi Khaldi s’est montré des plus sûrs quant à la réussite de cette nouvelle rentrée «à l’image de celle de l’année passée d’ailleurs», a-t-il indiqué. Pour ce faire, le ministre de tutelle a exposé une panoplie de nouvelles mesures prises par les pouvoirs publics. «Un nouveau code pour la formation et l’enseignement professionnels a été élaboré et sera soumis au Conseil de gouvernement, puis à l’APN prochainement», a-t-il- argué. Comme il sera question de l’installation de nouveaux services pour l’accompagnement de la réforme en cours. Un observatoire national de formation et d’enseignement professionnels sera opérationnel dans les jours à venir, a souligné le ministre qui a expliqué que cet observatoire aura une mission de «régulation» afin de ne plus «former des chômeurs». D’ailleurs, des comités sont installés au niveau des wilayas pour faire le bilan sur les vrais besoins du marché de travail, a-t-il expliqué. Entre autres mesures prises pour améliorer les conditions de travail et d’éducation dans son secteur, El Hadi Khaldi a fait savoir que la bourse des étudiants a été augmentée ainsi que les salaires des enseignants. Dans un autre volet, l’orateur a indiqué que les portes du dialogue sont ouvertes au paaingérer des la gestion et les désignations qui sont les prérogatives de son seul secteur.         

Aomar Fekrache

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Réunion du bureau national du RND
Priorité à l’organique
Ceux qui souhaitaient voir le président du RND, M. Ouyahia, discourir sur l'actualité politique nationale lors de ce rendez-vous ordinaire ont sûrement dû déchanter.
La réunion du bureau national du Rassemblement national démocratique, tenue avant-hier au siège de cette formation politique, la deuxième du genre, présidée par Ahmed Ouyahia, depuis son départ du gouvernement, le 24 mai de l’année en cours, aura permis aux membres du conseil national de passer en revue la situation actuelle du RND. Ceux qui souhaitaient voir le président du RND, M. Ouyahia, discourir sur l’actualité politique nationale lors de ce rendez-vous ordinaire ont sûrement dû déchanter. Et pour cause, aucune déclaration politique n’a sanctionné la réunion qui aura duré plus de trois heures. Ainsi, les sujets brûlants qui font l’actualité, tels la prorogation du délai accordé par les autorités dans le cadre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale aux terroristes pour déposer les armes et se rendre, les augmentations de salaires et le statut de la Fonction publique n’ont pas fait l’objet de débats lors de cette réunion. A cette occasion, le bureau national du parti de Ouyahia s’est contenté de s’étaler seulement sur tout ce qui a trait à l’organique du Rassemblement national démocratique, en prévision de la septième réunion ordinaire du conseil national du parti qui se tiendra les 21 et 22 septembre. D’autre part, le conseil national de cette formation a, dans son évaluation relative aux activités des structures locales du parti, indiqué que «celles-ci ont fait un travail énorme durant tout l’été, notamment en ce qui concerne la sensibilisation des citoyens sur la réconciliation nationale et le programme quinquennal.» Le bureau national du Rassemblement national démocratique a également discuté de la réunion qui devait les réunir, hier mardi, avec les chefs des partis de l’alliance présidentielle. Dans ce cadre, un membre du bureau national du RND nous fait savoir que son parti «a des propositions et des positions à défendre lors de cette rencontre.» En marge de cette réunion
M. Malki nous a fait savoir que la tripartite se tiendra durant la troisième décade du mois en cours, soit au tout début du mois de ramadan. Par ailleurs, les militants du Rassemblement national démocratique réfutent toute idée de redressement au sein de leur parti, du moment, disent-ils, «que ces gens ne font plus partie de cette formation politique.» Autrement dit, il n’y aura pas de redressement au sein de la formation politique de l’ancien Chef du gouvernement. C’est dire que Ahmed Ouyahia et le bureau national de son parti se sont beaucoup plus penchés sur la situation organique de leur formation que sur ce qui meuble l’actualité nationale en ce début de la rentrée où le front social est en ébullition.
D. O.
 

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Université d’été du RCD
Plusieurs thèmes seront débattus
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie teindra son université d’été ce week-end au complexe touristique Adim Zemmouri de Boumerdès. Ce rendez-vous, durant lequel plusieurs chapitres seront débattus, permettra à la formation politique de Saïd Sadi, de revenir sur tout ce qui a fait l’actualité politique nationale, depuis, notamment, le début de l’été, où les partis politiques, à quelque exception près, étaient pratiquement en «hibernation politique». Programmée en deux jours, cette université d’été sera riche en activités. Au premier jour, c’est le leader du Rassemblement pour la culture et la démocratie lui-même qui animera une conférence sous le thème : «refondation nationale, quelles institutions pour l’Algérie ?» Un débat suivra cette conférence. Le défi du pluralisme syndical sera aussi passé en revue par Tahar Besbès, membre du Syndicat national des praticiens de la santé publique. Parmi les invités de l’université d’été du RCD, l’on notera la présence de Redouane Osman, figure de proue de la coordination des lycées d’Alger. Durant la deuxième journée, il sera question de la condition féminine entre passé et présent. Ce thème, qui a longtemps suscité moult remous au sein de la société algérienne, constituera le thème d’une conférence. C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que Nacéra Merah, universitaire et syndicaliste, donnera un aperçu sur «la femme et l’engagement politique.» Le journaliste-syndicaliste marocain, ancien prisonnier politique et ex-député, Hassan Benadi, animera pour sa part une conférence sous le thème : «L’Afrique du Nord, rêve d’une génération et ambition d’une autre.» Ce programme, riche il est vrai, n’empêchera pas la formation politique du Dr Sadi de parler des sujets qui polarisent l’actualité politique nationale. Il va de soi que lors de cette université d’été, le RCD s’exprimera sur la prorogation du délai de grâce accordé aux terroristes par les autorités pour se rendre et déposer les armes, les augmentations de salaires soutenues par le Chef du gouvernement, qui peine à les réaliser sur le terrain, seront, elles aussi, évoquées. Il est clair que le RCD aura aussi son mot à dire sur les échéances électorales qui pointent à l’horizon.
Djamel Oukali
 

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Non-application de la loi sur la normalisation
L’Ianor critique les institutions de l’Etat
«Les règlements techniques sont initiés par des départements ministériels mais malheureusement ne sont pas en conformité, donc en violation de la loi de la République». Dans la foulée, Mohammed Chaïeb Aïssaoui estime que l’absence d’inobservation des textes relatifs à la normalisation porte atteinte «aux intérêts nationaux car elle donne de l’Algérie, l’image d’un Etat dont les institutions ne respectent ni ses propres lois ni ses engagements internationaux», avant de mettre en avant le fait de cesser «cette pratique et revenir à la stricte application des textes régissant la normalisation». Tels sont les propos du directeur général de l’Institut algérien de normalisation, (Ianor), tenus en marge de la 7e Journée africaine de la technolog, hier, à l’hôtel El-Aurassi. Il a ainsi tiré à boulets rouges sur les institutions de l’Etat en matière d’application des lois portant sur la certification de l’ensemble des produits. Et d’ajouter dans ce registre qu’il «est inconcevable que les lois soient bafouées alors qu’elles devraient être appliquées». Les exigences de l’accord portant sur les règlements techniques, expliquera ce responsable, ont été traduites dans la législation algérienne dans «la loi n° 04.04 du 23 juin 2004 et ses textes d’application, notamment le décret
n° 05.0464 du 6 décembre 2005 relatif à l’organisation et au fonctionnement de la normalisation». De ce fait, la loi relative à la normalisation fait obligation dans son article 11 à toutes les institutions de l’Etat initiatrices du règlement technique d’application obligatoire et de les soumettre à l’état de projet avant leur adoption, à l’Ianor. Faute de certification, l’exportation des produits algériens posera d’énormes préjudices, notamment avec les pays avec lesquels l’Algérie a signé des accords de reconnaissance mutuelle, dont la plupart sont des pays arabes, en plus d’autres obstacles techniques de commerce OTC. Le premier responsable de l’Ianor citera à ce sujet le cas de l’eau minérale qui a été exportée vers l’Arabie Saoudite. Faute de certification, la marchandise a été refoulée. L’Ianor compte par ailleurs organiser une journée de sensibilisation ce 28 septembre. S’agissant du coût de la certification, celui-ci est de l’ordre de 300 000 DA. La certification ISO coûtent dix fois plus que le management de qualité de cette norme internationale. Il relèvera que depuis 1998, il a été certifié 20 produits, dont la majorité sont issus de la production du secteur privé, notamment le ciment. Les ministères indiquent ce responsable doivent respecter les normes de l’Ianor.
La non-conformité a engendré des inconvénients préjudiciables, a-t-il relevé, qui constitueront un obstacle à l’adhésion de l’Algérie à l’OMC. Les autres inconvénients ont trait au double emploi auprès de l’Ianor qui peut être amené à élaborer les noms qui ne sont pas exploités par les différents secteurs concernés par l’initiation de règlement technique.
Kahina Benarab
 

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Industrie
75% des équipements sont vétustes
Le secteur industriel vit une constante régression depuis plusieurs années. Une étude de l’ONS fait ressortir que plus de 75% des équipements des entreprises publiques et privées qui trouvent en état de vétusté. Chose qui rend, évidemment, hypothétique toute idée de compétitivité, notamment à l’ère de la mondialisation. Le constat, pour tape à l’œil qu’il soit, a été dressé hier sur la Chaîne III de la Radio nationale par le Directeur général à la promotion et la compétitivité au ministère de l’Industrie. Régression parce que jusqu’à ce jour, les pouvoirs publics peinent à mettre sur pied une stratégie nationale propre à ce secteur. La raison : «Nous avons élaboré plusieurs stratégies propres à remettre sur rail l’industrie nationale, mais nous ne pouvons les mettre en œuvre pour la simple raison que nous manquons d’outils adéquats pour ce faire», a expliqué l’invité de la radio. Même si les échos se sont faits de plus en plus persistants sur la présentation, dans les jours à venir, d’un avant-projet de loi sur la réorganisation de l’industrie, le représentant de la tutelle rappelle justement l’urgence de la mise en branle d’une politique industrielle mais que celle-ci, à ses yeux, reste tributaire d’un certain nombre de facteurs : une visibilité économique plus claire, une mise à niveau des entreprises qui repose sur l’élaboration d’une nouvelle base juridique et institutionnelle. L’intervenant s’est voulu optimiste quant à la place qui sera échue aux entreprises publiques, notamment les filières du textile, du cuir, du ciment et du médicament, dont l’apport a été, selon lui, palpable dans la croissance économique. Au sujet des investissements, ce dernier a précisé que le terrain est vierge et représente une opportunité d’affaires pour un montant de 6 milliards de dollars. Intervenant lors du débat, le P-dg de la Société nationale des véhicules industriels (Snvi) a rappelé, à qui veut l’entendre, la dure réalité du secteur industriel, en prenant pour exemple l’entreprise qu’il dirige qui souffre, elle, d’un grave problème d’équipement qui remontent à 1974. «On ne peut faire la concurrence et améliorer la qualité de la production avec des instruments pareils», a-t-il clamé. Même si son chiffre d’affaires a atteint jusqu’ici 23 milliards de dinars, M.Chehboub indique que sa boîte fait face à des problèmes d’ordre structurel.

A. G.

 

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