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Gestion
des collectivités locales
Zerhouni confirme les enquêtes
«41 000 dossiers relatifs aux victimes de la tragédie
nationale sont en cours de traitement»
Evoquant le dossier relatif à la corruption parmi nombre
d’élus locaux, Noureddine Yazid Zerhouni a déclaré,
hier, en marge de la cérémonie de sortie de 5 promotions
de la Protection civile, à l’unité d’intervention de Dar
El Beida que «ce dossier est au niveau de la justice».
Il annonce par ailleurs que «ce dossier se trouve
également au niveau du ministère de l’Intérieur et des
Collectivités locales». En réponse à une question se
rapportant au contenu de ce dossier, le ministre dira
que «je n’ai pas de chiffres en tête». S’agissant du
dossier de la charte, le ministre annoncera qu’«il y
aura de nouvelles dispositions concernant les repentis
qui se rendraient après le 31 août 2006». «Ces
dispositions existent», fait remarquer le ministre. Cela
signifie-t-il que ces dispositions sont autres que
celles contenues dans cette charte et dont l’application
sera prorogée dans le temps ou s’agit-il de nouvelles
dispositions récemment élaborées ? Noureddine Yazid
Zerhouni ne donne aucune explication. Mais «peut-on
demander à un terroriste qui se rend avec son
kalachnikov après le 31 août, de rejoindre le maquis ?»,
s’est interrogé, une nouvelle fois, Noureddine Yazid
Zerhouni, en répondant à la question de savoir si des
redditions sont possibles au-delà du délai de six mois
pour le repentir fixé par la charte nationale pour la
paix et la réconciliation nationale. Ces repentis
bénéficieront-ils des dispositions stipulées dans cette
charte au même titre que ceux qui se sont rendus dans
les délais ? Autant de questions qui, pour l’heure,
restent sans réponse. Pour ce qui est de l’absence de la
présentation du bilan de l’application de la charte pour
la paix et la réconciliation nationale lors du Conseil
des ministres d’avant-hier, Noureddine Yazid Zerhouni
dira que
«ce
bilan sera prochainement annoncé», estimant qu’«il ne
fallait pas se précipiter pour cette annonce». Il ajoute
que «ce n’est qu’une question de temps». Le ministre
annonce également que «41 000 dossiers relatifs aux
victimes de la tragédie nationale sont en cours de
traitement», estimant que «ce chiffre ne représente pas
l’ampleur de la tragédie
nationale».
M.
A.
Protection
civile
Sortie de nouvelles promotions
Le
ministre de l’Intérieur a présidé, hier à Alger, la
cérémonie de sortie de cinq promotions de
médecins-officiers, officiers et agents de la Protection
civile. Baptisées au nom de feu caporal Hank Mohamed,
les cinq promotions dont la cérémonie de sortie s’est
déroulée à l’Unité nationale d’instruction et
d’intervention de la Protection civile de Dar El-Beïda
(Alger), comprennent un total de 2 372 diplômés et
gradés dont 15 medecins-lieutenants, 50 lieutenants, 54
sous-lieutenants, 87 sergents et, enfin, 2 166
sapeurs-pompiers parmi lesquels l’on dénombre 11 gradés
de nationalités étrangères.
Les
diplômes et les grades des majors de promotion ont été
remis aux lauréats par le président de l’Assemblée
populaire nationale, Amar Saâdani, et M. Zerhouni en
présence de ministres, ambassadeurs et hauts cadres de
l’Etat. Les nouveaux médecins-officiers, officiers et
agents de la Protection civile ont suivi une formation
théorique d’une durée allant de six à neuf mois ainsi
que des stages pratiques de quatre à huit semaines.
Dans
son allocution de bienvenue, le directeur l’Ecole
nationale de la Protection civile (ENPC), le commandant
Mohamed Mansouri a indiqué que la Protection civile
«s’est attachée à investir dans la promotion de la
formation de l’homme, seule garante d’une meilleure
maîtrise d’une plus grande efficacité dans la prise en
charge des aléas recensés», ajoutant que
«l’ENPC
s’est efforcée d’adapter ses cycles de formation aux
réalités socio-économiques du pays». Evoquant «les
événements dramatiques» qu’à connus l’Algérie, il a
souligné qu’ils (les événements) «nous renseignent sur
l’urgence qu’il y a de consolider et d’améliorer le
dispositif de prévention et de sécurité existant, aux
fins de répondre efficacement aux préoccupations de nos
concitoyens».
Des
sauveteurs en montagne seront bientôt formés dans le
corps de la Protection civile, a-t-on appris, hier
également, auprès de la direction générale de la
Protection civile (DGPC). Une dizaine d’agents de la
Protection civile suivent une formation de
spécialisation dans l’escalade et le secourisme à Tikjda
(wilaya de Bouira), a indiqué Mohamed Amokrane Mejkane,
sous-directeur de la communication à la DGPC, en marge
de la cérémonie de sortie de promotion de
médecins-officiers, d’officiers et d’agents de la
Protection civile à Dar El-Beïda, ajoutant, que «durant
la période hivernale, les stagiaires seront initiés à
des formations en ski».
Cette
opération est menée en collaboration avec la Fédération
algérienne de ski et sports de montagne, a-t-il
expliqué. «Notre objectif est de former trois équipes
qui vont se relayer», a-t-il dit, précisant que «cette
formation sera généralisée aux wilayas de Batna et Tizi
Ouzou, régions à forts récifs montagneux».
Par
ailleurs et en matière d’équipements, M. Mejkane a
relevé que «la Protection civile enregistre un déficit
en ambulances par rapport aux demandes des citoyens»,
précisant que «70% des interventions sont assurées par
les ambulances de la Protection civile», et estimé à ce
titre que «l’idéal serait de disposer de deux ambulances
par unité secondaire». Sur un autre plan,
M.
Mejkane a affirmé qu’ «il y a une inscription pour
l’exercice 2006-2007, pour l’achat d’un hélicoptère»,
rappelant que «la Protection civile dispose déjà de dix
hélicoptères ».
Amine
B.
Affaire
du mazout dans l’eau à Alger
Quatre cadres de la SEAAL limogés
Les
chefs des centres de Rouiba, Dar El Beïda, El-Harrach et
Birtouta viennent d’être relevés de leurs fonctions et
restent toujours fonctionnaires de la SEAAL (Société des
eaux et assainissement d’Alger, fusion entre
l’Algérienne des eaux et de l’Office national
d’assainissement, dans la wilaya d’Alger),
apprenons-nous de source proche de la direction générale
de cette société gérée par la société française Suez
Environnemnt. Il n’est pas indiqué si ces mesures ont
un lien avec la découverte, récente, de la pollution de
l’eau potable, dans une partie de la wilaya d’Alger, de
mazout. D’autres sources annoncent que cette pollution
existait déjà depuis un mois et que cette situation est
restée ainsi bien que de nombreux citoyens ont contacté
la direction générale de la SEAAL l’informant de la
présence d’odeurs suspectes dans les eaux coulant dans
leurs robinets. D’aucuns se demandent pourquoi cette
odeur n’a pas été décelée par cette société qui,
pourtant, effectue quotidiennement des analyses sur des
échantillons de ces eaux. Une autre source nous informe
qu’une vaste enquête est actuellement menée par le
ministère des Ressources en eau pour connaître les
circonstances exactes de cet incident. Quoi qu’il en
soit, d’autres sources qualifient de «bouillonnante» la
situation actuelle dans cette société. Un nombre
important de travailleurs de la SEAAL attirent
l’attention sur «les innombrables problèmes qui existent
dans la gestion de l’eau potable dans la wilaya
d’Alger». «Ces problèmes n’ont pas été réglés avec la
venue de Suez Environnement. Les fuites ainsi que
d’autres accidents connaissent la même ampleur
qu’auparavant», nous dit une source qui s’interroge sur
la faisabilité, dans ces conditions, de l’alimentation
de la wilaya d’Alger en eau potable 24 heures sur 24
heures. Sans oublier que des canalisations continuent
d’être détruites lors de travaux, aggravant le nombre de
fuites dans cette wilaya.
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