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Point chaud

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Contrition
 

 13/11/06

 

 Contrition

Alors que les clauses d’une rencontre entre le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, étaient encore, il y a quelques mois, très lourdes pour les Palestiniens, Olmert se fait aujourd’hui plus conciliant après la tragédie dont s’est rendue coupable son armée, à Beit Hanoun. Le Premier ministre israélien s’est même laissé aller à présenter publiquement ses excuses aux Palestiniens pour cette «bavure», dont il s’est dit profondément désolé.

Cet adoucissement peut aussi s’expliquer par certaines pressions émanant de l’Administration américaine qui ne pourrait plus cautionner les agissements israéliens, si ceux-ci devenaient trop visiblement cœrcitifs envers les Palestiniens, dont ils détiennent, bon gré mal gré, le destin entre leurs mains. Toutefois, les Américains ne relâchent pas pour autant leur soutien indéfectible envers l’Etat hébreu et la perte de la majorité, au sein de la Chambre des représentants et au Sénat américains, des républicains de Georges W. Bush, ne changera rien à la donne. Seule la pression constante qu’exercent les Etats-Unis sur Israël pour qu’il engage des pourparlers de paix, sont un tant soit peu positifs pour les Palestiniens. Les Européens, dans leur large majorité, préfèrent ne pas se prononcer, pour éviter de s’aliéner la première puissance. C’est ainsi qu’au vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur un projet de résolution condamnant l’offensive de Tsahal à Beit Hanoun, la plupart des Européens, sauf la France, se sont abstenus. Les Français, pour leur part, continuent leur politique de soutien au peuple palestinien et ont voté pour. Ainsi, pour les Palestiniens, la seule chance de survivre et d’avoir une chance de vivre libre un jour, c’est d’aller dans le sens des Américains qui, eux seuls, peuvent faire concrètement faire avancer leur cause.      

Fouzia Mahmoudi

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