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Contrition
Alors que les
clauses d’une rencontre entre le Premier ministre israélien Ehud
Olmert et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas,
étaient encore, il y a quelques mois, très lourdes pour les
Palestiniens, Olmert se fait aujourd’hui plus conciliant après la
tragédie dont s’est rendue coupable son armée, à Beit Hanoun. Le
Premier ministre israélien s’est même laissé aller à présenter
publiquement ses excuses aux Palestiniens pour cette «bavure», dont
il s’est dit profondément désolé.
Cet adoucissement
peut aussi s’expliquer par certaines pressions émanant de
l’Administration américaine qui ne pourrait plus cautionner les
agissements israéliens, si ceux-ci devenaient trop visiblement
cœrcitifs envers les Palestiniens, dont ils détiennent, bon gré mal
gré, le destin entre leurs mains. Toutefois, les Américains ne
relâchent pas pour autant leur soutien indéfectible envers l’Etat
hébreu et la perte de la majorité, au sein de la Chambre des
représentants et au Sénat américains, des républicains de Georges W.
Bush, ne changera rien à la donne. Seule la pression constante
qu’exercent les Etats-Unis sur Israël pour qu’il engage des
pourparlers de paix, sont un tant soit peu positifs pour les
Palestiniens. Les Européens, dans leur large majorité, préfèrent ne
pas se prononcer, pour éviter de s’aliéner la première puissance.
C’est ainsi qu’au vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur un projet
de résolution condamnant l’offensive de Tsahal à Beit Hanoun, la
plupart des Européens, sauf la France, se sont abstenus. Les
Français, pour leur part, continuent leur politique de soutien au
peuple palestinien et ont voté pour. Ainsi, pour les Palestiniens,
la seule chance de survivre et d’avoir une chance de vivre libre un
jour, c’est d’aller dans le sens des Américains qui, eux seuls,
peuvent faire concrètement faire avancer leur cause.
Fouzia Mahmoudi
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