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Sit-in devant le siège de la wilaya de Bouira

Les villageois veulent leurs fusils

Tizi Ouzou

Des affaires de terrorisme de nouveau enrôlées

CEM du quartier Tizi à Béjaïa

Quatre élèves blessés par des jets de pierres

Bouira, commune d’Ahnif

Des citoyens ferment la RN5

 

 13/11/06

 

 Sit-in devant le siège de la wilaya de Bouira

Les villageois veulent leurs fusils

Dans la matinée d’hier, des dizaines de villageois ont afflué aux portes du siège du cabinet du wali, dans l’intention de demander, encore une fois, la restitution de leurs armes remises aux autorités dans le cadre des dispositions de l’état de siège en 1993 et qu’ils n’ont pas récupérées à ce jour. Ils se sont rassemblés hier devant la wilaya et ont crié leur ras-le-bol en raison de moult initiatives qu’ils ont entreprises et plusieurs démarches effectuées auprès des autorités centrales, sans qu’ils arrivent à récupérer leurs fusils. Néanmoins, les villageois concernés semblaient être divisés dans leur raisonnement quant au règlement de leur problème qui perdure depuis 2002, date à laquelle ils n’ont pas cessé de frapper à toutes les portes. Leur différend se précise par l’acceptation d’une partie des villageois des indemnisations à la hauteur de la valeur de leurs armes et l’autre partie qui campe sur sa position ferme qui est celle de récupérer les fusils remis depuis longtemps. «Une question d’honneur», ont-ils fait savoir. Hier encore, il a fallu au chef de cabinet du wali d’user de diplomatie et de doigté pour rassurer les villageois que si jamais il y a du nouveau concernant la restitution de leurs armes, il sera le premier à leur annoncer la nouvelle, du moment que plusieurs requêtes sont à son niveau et qu’il n’a pas cessé d’aviser les autorités compétentes. Ainsi, les villageois furent quelque peu réconfortés et se sont dispersés dans le calme, en pensant sans doute qu’ils arriveraient un jour à la fin de leurs désappointement et harassement.

Farid Haddouche

 

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Tizi Ouzou

Des affaires de terrorisme de nouveau enrôlées

La première session criminelle de la nouvelle année judiciaire de la cour de Tizi Ouzou s’est ouverte samedi avec au programme pas moins de 74 affaires enrôlées. Les 174 prévenus dont 67 sont sous mandat de dépôt, vont comparaître pour les différentes affaires dont celles relatives à l’homicide volontaire, vols qualifiés, enlèvement et atteinte à la pudeur. Et de nouveau des affaires liées à l’action subversive terroriste seront examinées par le même tribunal criminel à l’occasion de la session courante. A ce propos, samedi à son ouverture, trois terroristes en fuite ont été condamnés par contumace à la peine capitale par le même tribunal. Il s’agit de S.M., M.S et S.A. poursuivis pour appartenance à un groupe terroriste. Alors que deux autres terroristes, qui sont également en délit de fuite, ont été condamnés chacun à 20 ans de réclusion criminelle.

Hamid M.

 

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CEM du quartier Tizi à Béjaïa

Quatre élèves blessés par des jets de pierres

Les collégiens du CEM du quartier Tizi de la ville de Béjaïa ont repris, hier, les cours après une journée de suspension jeudi dernier suite à des problèmes liés à la sécurité. En effet, mercredi dernier, quatre élèves ont été blessés par des pierres lancées de l’extérieur, ce qui avait obligé le chef d’établissement à renvoyer les potaches chez eux et convoquer les parents d’élèves pour discuter du problème, d’autant plus qu’une élève a déjà été blessée à la tête par un acte similaire quelques jours auparavant. Après la première réunion qui n’a pas rassemblé beaucoup de monde, une autre  a été tenue vendredi dernier, laquelle a vu la présence de plus de 150 parents d’élèves sommés par le directeur de discuter avec leurs enfants, histoire d’éviter ces actes dangereux.

Hocine Cherfa

 

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Bouira, commune d’Ahnif

Des citoyens ferment la RN5

Dans la matinée d’hier, des jeunes habitant la commune d’Ahnif, située à l’est de Bouira, ont fermé la RN 5 à l’aide de pneus qu’ils ont posés et brûlés sur la route. Le lieu en question étant un carrefour reliant la RN 5 à la RN 26. Selon nos sources, les causes qui ont poussé ces jeunes à obstruer  la RN 5, sont dues à leur désapprobation à l’implantation d’une usine de production et de transformation de gypse sur un autre territoire que le leur. C’est-à-dire que le projet a été implanté dans la commune d’El Adjiba, limitrophe de la commune d’Ahnif. Ce à quoi, ils ont protesté, prétextant la raison de l’emploi qui fait défaut dans leur commune et qu’avec ce projet ils auraient bénéficié des postes de travail. Mais, il nous semble savoir que l’implantation de l’unité de production et de transformation de gypse dans la commune d’El Adjiba obéit à des arguments techniques fiables et une autre raison qui est sécuritaire. Juste après la fermeture, les éléments de la Gendarmerie nationale sont intervenus pour rouvrir la route et libérer le passage, dans le calme et sans heurts.

Farid Haddouche

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