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Sit-in devant le siège de la wilaya de Bouira
Les villageois
veulent leurs fusils
Dans la matinée
d’hier, des dizaines de villageois ont afflué aux portes du siège du
cabinet du wali, dans l’intention de demander, encore une fois, la
restitution de leurs armes remises aux autorités dans le cadre des
dispositions de l’état de siège en 1993 et qu’ils n’ont pas
récupérées à ce jour. Ils se sont rassemblés hier devant la wilaya
et ont crié leur ras-le-bol en raison de moult initiatives qu’ils
ont entreprises et plusieurs démarches effectuées auprès des
autorités centrales, sans qu’ils arrivent à récupérer leurs fusils.
Néanmoins, les villageois concernés semblaient être divisés dans
leur raisonnement quant au règlement de leur problème qui perdure
depuis 2002, date à laquelle ils n’ont pas cessé de frapper à toutes
les portes. Leur différend se précise par l’acceptation d’une partie
des villageois des indemnisations à la hauteur de la valeur de leurs
armes et l’autre partie qui campe sur sa position ferme qui est
celle de récupérer les fusils remis depuis longtemps. «Une question
d’honneur», ont-ils fait savoir. Hier encore, il a fallu au chef de
cabinet du wali d’user de diplomatie et de doigté pour rassurer les
villageois que si jamais il y a du nouveau concernant la restitution
de leurs armes, il sera le premier à leur annoncer la nouvelle, du
moment que plusieurs requêtes sont à son niveau et qu’il n’a pas
cessé d’aviser les autorités compétentes. Ainsi, les villageois
furent quelque peu réconfortés et se sont dispersés dans le calme,
en pensant sans doute qu’ils arriveraient un jour à la fin de leurs
désappointement et harassement.
Farid Haddouche
Haut
Tizi Ouzou
Des affaires de
terrorisme de nouveau enrôlées
La première
session criminelle de la nouvelle année judiciaire de la cour de
Tizi Ouzou s’est ouverte samedi avec au programme pas moins de 74
affaires enrôlées. Les 174 prévenus dont 67 sont sous mandat de
dépôt, vont comparaître pour les différentes affaires dont celles
relatives à l’homicide volontaire, vols qualifiés, enlèvement et
atteinte à la pudeur. Et de nouveau des affaires liées à l’action
subversive terroriste seront examinées par le même tribunal criminel
à l’occasion de la session courante. A ce propos, samedi à son
ouverture, trois terroristes en fuite ont été condamnés par
contumace à la peine capitale par le même tribunal. Il s’agit de
S.M., M.S et S.A. poursuivis pour appartenance à un groupe
terroriste. Alors que deux autres terroristes, qui sont également en
délit de fuite, ont été condamnés chacun à 20 ans de réclusion
criminelle.
Hamid M.
Haut
CEM du quartier Tizi à Béjaïa
Quatre élèves
blessés par des jets de pierres
Les collégiens du
CEM du quartier Tizi de la ville de Béjaïa ont repris, hier, les
cours après une journée de suspension jeudi dernier suite à des
problèmes liés à la sécurité. En effet, mercredi dernier, quatre
élèves ont été blessés par des pierres lancées de l’extérieur, ce
qui avait obligé le chef d’établissement à renvoyer les potaches
chez eux et convoquer les parents d’élèves pour discuter du
problème, d’autant plus qu’une élève a déjà été blessée à la tête
par un acte similaire quelques jours auparavant. Après la première
réunion qui n’a pas rassemblé beaucoup de monde, une autre a été
tenue vendredi dernier, laquelle a vu la présence de plus de 150
parents d’élèves sommés par le directeur de discuter avec leurs
enfants, histoire d’éviter ces actes dangereux.
Hocine Cherfa
Haut
Bouira, commune d’Ahnif
Des citoyens ferment la RN5
Dans la matinée
d’hier, des jeunes habitant la commune d’Ahnif, située à l’est de
Bouira, ont fermé la RN 5 à l’aide de pneus qu’ils ont posés et
brûlés sur la route. Le lieu en question étant un carrefour reliant
la RN 5 à la RN 26. Selon nos sources, les causes qui ont poussé ces
jeunes à obstruer la RN 5, sont dues à leur désapprobation à
l’implantation d’une usine de production et de transformation de
gypse sur un autre territoire que le leur. C’est-à-dire que le
projet a été implanté dans la commune d’El Adjiba, limitrophe de la
commune d’Ahnif. Ce à quoi, ils ont protesté, prétextant la raison
de l’emploi qui fait défaut dans leur commune et qu’avec ce projet
ils auraient bénéficié des postes de travail. Mais, il nous semble
savoir que l’implantation de l’unité de production et de
transformation de gypse dans la commune d’El Adjiba obéit à des
arguments techniques fiables et une autre raison qui est
sécuritaire. Juste après la fermeture, les éléments de la
Gendarmerie nationale sont intervenus pour rouvrir la route et
libérer le passage, dans le calme et sans heurts.
Farid Haddouche
Haut
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