Événement

Retour

 

Ouyahia au sujet de la Constitution

«Le FLN n’a rien remis au Président»

Rébellion chez les mouhafadhate du Centre

Saâdani court-circuite Belkhadem

Après l’arrestation de quatre Algériens en Italie

Rassemblement des familles des détenus

Forum de l’ENTV

Belkhadem peu convaincant

Alliance présidentielle

Le test des sénatoriales

Mustapha Chérif reçu samedi par Benoît XVI

Plaidoyer pour un colloque interreligieux

Mustapha Chérif au Jour d’Algérie

«Le pape veut dialoguer avec les musulmans»

L’ambassadeur du Japon et Benbouzid à Boumerdès

«Promouvoir les liens d’amitié»

Fraude lors des examens de magistère

L’UNEA persiste et signe

Electronique

Les Italiens prospectent le marché algérien

Financement du commerce

L’Algérie officialise son adhésion

Affaire des clandestins algériens jetés à la mer

Le commandant chinois localisé

Le marché algérien en débat à Houston

Les PME américaines intéressées

Augmentation des salaires à Sonatrach
Le syndicat veut négocier «directement» avec le P-DG

 

 13/11/06

 

 Ouyahia au sujet de la Constitution

«Le FLN n’a rien remis au Président»

nInvité, hier, de l’émission «En toute franchise» de la Chaîne III de la Radio nationale, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a passé au crible toutes les questions qui meublent l’actualité nationale.

Mais le point nodal autour duquel ont gravité les questions des journalistes  aura été, sans conteste, les élections législatives qui pointent d’ores et déjà à l’horizon, mais aussi et surtout, la révision de la Constitution. Sur  ce point précis, l’ancien Chef du gouvernement a déclaré que «philosophiquement, la capacité de la révision constitutionnelle est du ressort du président de la République. Il est souverainement seul à décider de cette révision et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter». Cependant, l’invité de la Chaîne III n’a pas omis de signaler au passage que

«ceux qui iront faire campagne pour  la révision de la Constitution auront du pain sur la planche». S’agissant du principe de la révision constitutionnelle au sujet de laquelle le FLN aurait  donné une copie au Président Abdelaziz Bouteflika, 

M. Ouyahia, dont le parti est membre de l’alliance présidentielle, rappellera qu’il  «ne reconnaît, y compris au RND, le droit de faire de la révision de la Constitution une priorité et ce sont trois personnalités éminentes qui ont soumis au président trois copies et non cette formation  (FLN) à laquelle vous faites référence». Ainsi, le SG du RND, qui considère que les partis politiques ne doivent pas soumettre des propositions sur la révision constitutionnelle, n’a pas dévoilé de quelles  personnes éminentes il s’agit.  Selon l’invité de l’émission «En toute franchise»,  qui a réaffirmé à l’occasion son soutien au président de la République, la révision de la Constitution «permettra de lever certaines incohérences». C’est pour cette raison, estime Ahmed Ouyahia, qu’ «il ne serait pas  étonnant que le RND fasse campagne en faveur du président de la République  sur la révision de la Constitution» Interrogé sur l’alliance, dont les membres divergent sur la nature du régime présidentiel, Ahmed Ouyahia, en déclarant qu’il est temps de transcender ce débat d’école, a affirmé  dans la foulée : «Qui vivra vira !» Est-il si sûr que ce sera la vision de sa formation politique qui aura le dernier mot ? L’avenir le dira. Pour le retour de Rabah Kébir que d’aucuns estiment comme une remise sur selle du parti dissous, Ahmed Ouyahia répliquera que

«ce retour s’est fait dans le cadre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale et que les commentaires ne servent à rien». Pour ce qui est des échéances législatives, dont les préparatifs sont déjà entamés, qui pourraient être à l’origine du retour du parti dissous, le Front islamique du salut (FIS), Ahmed Ouyahia a tenu à rassurer les Algériens en affirmant que «le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a déclaré que le moment n’est pas venu pour la création de nouveaux partis politiques». Confiant plus que jamais, il ajoutera : «Ma foi, on peut aller dormir tranquille» en décochant quelques fléchettes aux démocrates en rappelant qu’un jour la paix régnera et que l’état d’urgence cessera et qu’il y aura le pluralisme.  La création de partis politiques n’est-elle donc qu’une  question de temps ? La réponse est affirmative si l’on tient compte des propos d’Ahmed Ouyahia, qui s’est, toutefois,  montré évasif lorsqu’il a été interrogé sur la possibilité d’ouvrir le champ de l’audiovisuel. Il préconisera le juste milieu en disant qu’ «il faudrait être prudent pour éviter ce qui s’est passé dans plusieurs pays sous-développés». Par ailleurs, des questions économiques ont été abordées lors de cette émission au cours de laquelle M. Ouyahia s’est dit être perplexe du taux de croissance(03%) donné par les experts du FMI alors que le Chef du gouvernement l’a estimé à 05%. S’agissant de la convertibilité totale du dinar, il martèlera qu’il «persiste et signe que ceux qui prônent cette convertibilité pèchent par méconnaissance». Enfin le SG du RND s’est dit partie prenante pour la révision du code communal «pour plus de dynamisme des communes.»           

Djamel Oukali

 

 Haut

Rébellion chez les mouhafadhate du Centre

Saâdani court-circuite Belkhadem

Dans les structures du parti du FLN à Boumerdès, des militants disent s’inquiéter quant au devenir de leur parti et de ses cadres dirigeants. C’est ce qui ressort d’un communiqué diffusé par la cellule de crise du Centre, constituée à Boumerdès lors d’une réunion à laquelle ont participé des militants de Tizi Ouzou, Bouira, Blida, El-Harrach, Médéa, Tipaza et Boumerdès et non des moindres, à l’image de Mustapha Khodja, membre du comité central, Abdelhamid Seddiki ex-mouhafedh d’Alger et membre de la commission nationale et tant d’autres personnages influents de la formation de Abdelaziz Belkhadem. C’est que les dernières élections des kasmas et des mouhafadhas ont révélé l’anarchie qui règne au sein du parti. Malgré la circulaire émanant du secrétaire général du parti relative au cumul de fonctions, quelques superviseurs désignés par le premier responsable de cette haute structure politique pour le suivi des élections mouhafadhate n’a, à aucun moment, daigné utile exploiter cette directive et les orientations de Abdelaziz Belkhadem comme le stipule le règlement intérieur du parti. Ainsi, parmi les nouveaux élus ou les réélus de la mouhafadha figurent des députés, des sénateurs et des présidents des APC candidats au vu et au su de cette

directive.

La cellule de crise initiée par les militants intègres du centre du pays ont tiré la sonnette d’alarme quant au devenir du parti FLN et de la crédibilité de son secrétaire général, Abdelaziz Belkadem en sa qualité de premier responsable du parti de prendre toutes les dispositions et mesures nécessaires quant à l’application de toutes décisions initiées au préalable. Chose que bon nombre de militants et notamment les élus réfutent catégoriquement à l’image de Amar Saâdani le président de l’Assemblée nationale populaire (APN) et tant d’autres élus occupant des postes clés au sein des hautes structures de l’Etat (APC, APW, APN, Sénat).

Malgré la colère de Abdelaziz Belkhadem à l’égard de son représentant Amar Saâdani chargé des élections des mouhafadhas du Centre lors de la dernière réunion du comité exécutif du parti qui s’est tenue au siège du parti à Hydra à la fin du mois dernier, aucune initiative ou décision n’a été prise quant à la validation de ces scrutins et l’installation ou la désignation d’un mouhafadh au niveau de ces institutions de wilaya récemment élus.

Si Amar Saâdani a accaparé 16 mouhafa-dhas du centre du pays et s’est distingué par ses décisions, ignorant parfaitement la circulaire exécutive signée par son secrétaire général, les cinq (5) autres membres de l’instance exécutive, Abelkrim Abada, Saïd Bouhadja, Abdelkader Bounekraf , Amar Tou et Salah Goudjil n’ont fait que satisfaire Abdelaziz Belkhadem et ses orientations ayant trait au respect de la directive qui a fait tant de bruit dans le milieu du vieux parti. A l’orée des élections sénatoriales auxquelles participent tous les élus du peuple. La cellule de crise s’interroge «à qui profite cette divergence entre les militants d’une même formation politique qui se disent redresseurs pour qui et contre qui» ?

Ce qui s’est passé au niveau des wilayas du Centre relève de l’amalgame. Comment a-t-on organisé des élections sans appliquer une directive signée par le secrétaire général du parti. Existe-t-il des mouhafadhas favorables à la directive et d’autres hostiles ? A quel degré de gravité sont  ces divisions qu’on n’a apparemment pas réussi à taire ? Car pour ne rien arranger, la cellule dite de crise a rappelé, dans son communiqué, que la majorité des élus des wilayas du Centre à tous les niveaux ont dans un passé récent et notamment lors des élections présidentielles, accordé le soutien au 2e candidat Benflis. La réaction ou du moins des clarifications du secrétaire général du parti FLN Abdelaziz Belkhadem est plus que nécessaire et notamment à l’orée des élections sénatoriales qui se tiennent à la mi-décembre où les militants sont censés accorder plus d’intérêt au parti et aux respect de son responsable.

Les membres de la cellule de crise unis réitèrent leur soutien au secrétaire général du parti tout en l’invitant à se saisir du dossier des élections des mouhafadhas du Centre et à leur annulation et l’application de la circulaire dans son intégralité.

K. A.

 

 Haut

Après l’arrestation de quatre Algériens en Italie

Rassemblement des familles des détenus

Suite à l’arrestation en Italie de quatre ressortissants algériens soupçonnés d’appartenance au réseau  terroriste El Qaïda, le 21 juillet passé, un rassemblement des familles des détenus sera observé aujourd’hui, à 10 heures, au niveau de l’ambassade d’Italie en Algérie afin d’exiger leur libération. D’après les propos de Nadia Gaâd, la sœur de deux de ces ressortissants détenus, Nabil Gaâd, 24 ans et Farid Gaâd, 34 ans, «la décision de leur arrestation n’est du tout pas fondée». Cette sœur éplorée a fait savoir que «son frère Farid, copropriétaire d’un cybercafé est accusé d’appartenance au groupe El Qaïda après avoir ouvert des sites religieux». Mais, a-t-elle poursuivi «accuser quelqu’un de terroriste pour des données superficielles et non vérifiées n’est du tout pas raisonnable, notamment que rien de grave ou de prohibé n’est affiché ou déclaré dans ces sites». Allant plus loin, celle-ci s’est demandée : «Pourquoi rien n’est reproché au partenaire de mon frère alors qu’ils exerçaient la même fonction depuis l’ouverture du cybercafé jusqu’à sa fermeture?». Concernant son autre frère (Farid) accusé, à son tour, d’être impliqué dans les attentats du 11 septembre, Nadia Gaâd a affirmé que cette décision est invraisemblable puisque son frère n’a quitté l’Algérie qu’en date du 19 octobre 2004 pour se rendre en Italie. Ainsi, le cauchemar de cette famille et de deux autres perdure depuis  plus de 5 mois. «Nous avons saisi toutes les autorités compétentes dont le ministère des Affaires étrangères et la commission de protection des droits de l’homme (CNPPDH), mais rien n’est fait pour les libérer à ce jour» a soutenu notre interlocutrice. Ne sachant à quel saint se vouer, les familles de ses détenus n’ont pas trouvé mieux que de défiler devant l’ambassade d’Italie pour faire valoir leurs revendications.

Aomar Fekrache

 

 Haut

Forum de l’ENTV

Belkhadem peu convaincant

La prestation du Chef du gouvernement, invité samedi soir du forum de l’ENTV, a laissé un goût d’inachevé. Conforté pourtant par la présence sur le plateau de l’ensemble du staff gouvernemental, Abdelaziz Belkhadem éprouvera quelques difficultés à convaincre les téléspectateurs, notamment sur les dossiers liés au volet économique.

S’agissant de la Constitution la seule nouveauté, après celle annoncée dans l’après-midi à l’occasion de la réunion de l’alliance qui fait état du souhait de voir l’organisation du référendum intervenir dans les trois prochains mois, a été d’indiquer que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, disposait de deux à trois moutures pour la révision de la Constitution qu’il est en train d’étudier. Le Chef du gouvernement qui rappellera que l’une d’elle a été déposée par son parti, indiquera que «le jour où il (le Président) optera pour une mouture donnée, il convoquera le corps électoral».

Evoquant l’application des mesures de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, le Chef du gouvernement a relevé que cette politique a permis d’aboutir à des «résultats satisfaisants» et a «porté ses fruits, notamment à travers le retour de la sécurité et de la stabilité sur l’ensemble du pays». Toutefois, il rappellera que cette politique a ses opposants «lesquels ont voté contre le projet parmi ceux qui ont pris les armes et ceux qui n’ont pris les armes». Il n’en dira pas plus. Mais demandera-t-il «quelle est l’alternative proposée à la réconciliation nationale», qui demeure selon lui «la politique la plus appropriée pour mettre un terme progressivement au terrorisme». Par ailleurs et évoquant la prise en charge des familles de terroristes nécessiteuses dans le cadre de la charte, il a révélé «que 10 346 enquêtes sociales ont été effectuées et que 6 052 dossiers ont été étudiés, dont 3 769 ont été acceptés», indiquant que «le reste des dossiers attend des compléments d’information».

Quelle alternative à la réconciliation ?

Concernant la réintégration des personnes ayant fait l’objet de licenciement durant la décennie du terrorisme, M. Belkhadem a fait savoir que «13 320 personnes concernées se sont présentées aux commissions des wilayas et que le nombre des demandes de réintégration s’élève à 4 690 et celui des indemnisations à 3 100», précisant, à ce sujet, que

«5 300 dossiers ont été traités». Evoquant le dossier des disparus, le chef de l’exécutif a expliqué que leur nombre s’élève à 6 601 cas, ajoutant que «3 610 personnes de leur famille ont reçu des décisions de justice à la fin du mois d’août dernier». A une question sur les problèmes qui ont entravé l’application des dispositions de la charte sur le terrain, le chef de l’exécutif a estimé qu’«il s’agit plutôt de ralentissement que d’entraves dans l’application de ces dispositions» d’autant, a-t-il expliqué, que certaines enquêtes ont nécessité «plus de temps». Par ailleurs, il a indiqué que «16 930 terroristes ont été tués depuis le début du terrorisme en Algérie où 4 800 actes de décès ont été délivrés par les services de la Gendarmerie nationale et 4 460 autres par les services de police».  Pour ce qui est des cas des patriotes, le Chef du gouvernement a estimé que l’Algérie n’oubliera pas ses enfants surtout «les patriotes» ayant fait face au terrorisme». Pour ce qui est de la possibilité du retour de certains responsables du parti dissous sur la scène politique, M. Belkhadem a souligné que «le texte de la charte est claire sur cette question».

Anciens du FIS : la charte est claire

«La charte interdit toute activité politique à toute personne à l’origine de la tragédie nationale». Mais il se gardera d’évoquer le moindre nom et encore moins celui de Rabah Kébir qui a fait part publiquement de son intention de participer aux prochaines joutes électorales en attendant de créer sa propre formation politique et ce, dès que les conditions politiques le permettront. Au sujet de l’apparition récente du kidnapping,

M. Belkhadem a souligné que «l’Algérie n’a jamais connu auparavant ce phénomène» notamment dans une certaine région du pays. Il annoncera la prise de mesures avec les services de sécurité pour endiguer le phénomène. Il indiquera toutefois qu’une certaine période d’adaptation est nécessaire. De même que la dispense d’une formation. Le fléau de la corruption sera l’un des sujets sur lesquels il s’étalera. Il affirmera que la lutte contre la corruption sera menée avec tous les moyens légaux, mais aussi avec l’implication de toute la société. Cependant dira-t-il, «la corruption n’est pas un phénomène nouveau et propre à la société algérienne». La nouveauté réside, selon lui, dans «la dénonciation, parce qu’il s’agit-là de biens publics et les citoyens sont dans leur droit de savoir comment l’argent public est géré», a-t-il précisé.

Affaire Khalifa : nul n’est au-dessus de la loi

De même qu’il liera cette apparition de scandales, dont ceux de BRC, de la drogue et des crédits bancaires octroyés sans garanties, à la généralisation de la transparence. Pour ce qui est de l’affaire Khalifa, il affirmera que la justice tranchera dans ce dossier en toute souveraineté et que personne n’est au-dessus de la loi. Ajoutant que toute personne dont la culpabilité sera confirmée, «sera poursuivie par la justice». Pour ce qui est du volet économique et s’agissant des différentes réformes engagées par l’Etat dans le secteur économique, depuis 1989, M. Belkhadem a annoncé qu’une évaluation est voie d’élaboration et une fois finalisée «elle sera remise au président de la République». Il justifiera par ailleurs la décision du gouvernement d’élaborer la loi de finances sur la base du prix du pétrole à 19 dollars, alors que le prix a dépassé les 60 dollars, car l’objectif est d’assurer l’avenir des nouvelles générations. Du reste, le fonds de régulation de recettes a atteint actuellement 3 100 milliards de dinars. Il déclarera qu’un plan d’action a été établi en collaboration avec les ministères de l’Intérieur et des Collectivités locales et de l’Agriculture et du Développement rural pour assurer le développement des 950 communes rurales pauvres et qu’un programme pour l’alimentation des villes et régions en gaz et en électricité, sera mis en place, à cet effet, dans les années à venir «afin de satisfaire tous les citoyens».

Hausse de l’électricité : c’est à l’étude

Pour ce qui est de la hausse des tarifs de l’électricité demandée par Sonelgaz, il dira que «l’étude n’est pas encore achevée», et qu’il a été demandé «tous les détails de ce dossier» et que l’acceptation ou le refus de la demande n’interviendra qu’après. Pour ce qui est de la présence d’une main-d’œuvre chinoise au nombre de 13 000, il expliquera que cela se justifie par le besoin de l’Algérie en main-d’œuvre qualifiée. Les relations algéro-françaises et algéro- marocaines seront également abordées lors de ce forum. Pour les premières tout en évoquant leur caractère «amical» Belkhadem insistera sur le fait que la France doit reconnaître les crimes commis durant la période coloniale. Mais, rappelle-t-il, il y a des intérêts mutuels entre les deux pays. Quant aux secondes, il sera une nouvelle fois souligné la fraternité du Maroc, avec lequel l’Algérie est disposée à travailler sur ce qui est bénéfique pour les deux peuples, en dépit du seul désaccord existant et qui a trait au dossier du Sahara occidental qui reste un problème de décolonisation.     

Nadia Kerraz

 Haut

 

Alliance présidentielle

Le test des sénatoriales

Alors que Belkhadem souhaite une révision constitutionnelle dans les prochains mois, c’est-à-dire sous la présidence tournante de l’alliance assurée, depuis avant-hier, par Ahmed Ouyahia, ce dernier a coupé court au «souhait» de Belkhadem. «Le Président est seul détenteur du droit de convoquer le corps électoral, fixer la date du référendum et arrêter son contenu», a-t-il rétorqué à l’adresse du SG du FLN. Cet échange d’amabilités entre les deux hommes à l’occasion de la sixième rencontre au sommet des membres de l’alliance a coïncidé jour pour jour avec le 11 novembre (trois ans +1), jour de la signature solennelle du document scellant la coalition entre les trois partis autour de «l’objectif de la mise en œuvre du programme présidentiel». L’alliance entame une nouvelle étape avec l’amélioration dudit document de 11 principes la régissant en ajoutant, sur proposition du MSP, qui a introduit deux aléas de plus, à savoir «la nécessité de sauvegarder l’expérience de l’alliance en tant qu’acquis national, voire une alternative à l’émiettement de la classe politique et l’exigence de coordonner l’action à l’intérieur de l’alliance concernant les prises de position autour des questions stratégiques nationales». L’occasion a été saisie pour dresser le bilan de trois ans de réalisations, de défis et aussi de tiraillements croisés faisant le lot des malentendus et autres «signes d’égarement» qui ont singularisé l’action de chacun des trois chefs des partis de cette entité politique. Celle-ci vient rappeler à chaque rituel qu’«elle est faite pour durer, en dépit des écueils rencontrés sur son parcours», est-il admis. Dans une conférence de presse, animée après le huis clos sanctionné par un long communiqué de circonstance empreint de «la condamnation de la recrudescence de la violence dans les différentes régions du pays» et «l’appel pour une action arabe commune qui ne doit pas se limiter aux sentiments de désolation et de dénonciation de l’agression sioniste contre le peuple palestinien meurtri sous un silence arabe complice». Evasif sur plusieurs questions, le conférencier a estimé, en réponse à la question du Jour d’Algérie liée aux sénatoriales qui s’annoncent difficiles pour le RND, a laissé entendre que la majorité qu’il détient au Sénat est menacée. «Vous savez que les primaires obéissent à la logique arithmétique qui repose  sur la résultante du nombre des élus locaux issus des élections générales de 2002 et, partant, notre score sera faible, à l’image du volume de notre collège»,

a-t-il lancé, sans s’empêcher d’anticiper sur le score attendu. Ahmed Ouyahia a osé même avancer la défaite imaginée du chiffre de 20 sénateurs. Ahmed Ouyahia a estimé que son parti est obligé d’adopter une attitude sur «la défensive», préférant se préparer pour les prochains rendez-vous, afin de «mieux rebondir», avant de conclure en ironisant par : «N’est-ce pas mieux ainsi pour l’alternance ?».

S. B.

 

 Haut

Mustapha Chérif reçu samedi par Benoît XVI

Plaidoyer pour un colloque interreligieux

Hier, en fin de matinée, le souverain pontife a reçu au Vatican, en audience privée, Mustapha Chérif, dont la rencontre a porté essentiellement sur les relations tumultueuses entre les deux religions monothéistes.

Du courage, Mustapha Chérif, islamologue et philosophe algérien, il lui en a fallu. Rencontrer, le «polémiste» pape Benoît XVI dans un contexte marqué par une hostilité de jour en jour accentuée entre les communautés religieuses musulmanes et chrétiennes depuis précisément la boutade du saint père sur l’Islam, cela relève en tout cas d’un ascendant, dont l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur en a bien fait montre. Hier, en fin de matinée, le souverain pontife a reçu au Vatican en audience privée Mustapha Chérif dont la rencontre a porté essentiellement sur les relations tumultueuses entre les deux religions monothéistes. Dans un compte rendu qu’il a publié sur son site interne, le philosophe algérien a déclaré avoir émis au Pape un certain nombre de propositions, toutes allant dans le souci de contribuer au respect des religions, dont la tenue d’un colloque interreligieux que M. Chérif considère comme un facteur décisif de l’alliance des civilisations. Ce dernier a mis l’accent aussi sur la nécessité de la sensibilisation de la communauté internationale «sur le caractère condamnable des offenses et des atteintes contre les symboles sacrés des religions, à l’instar des principes relatifs au racisme et à l’antisémitisme». Enfin, le philosophe, suggère le soutien et la multiplication des groupes et des réseaux d’amitié, de dialogue et aussi de recherche «islamo-chrétiens» partout dans le monde. Benoît XVI, même si le

compte-rendu ne rapporte que très peu de ses déclarations à M.Chérif, affirme partager le souci de travailler à la paix et à la justice. Ainsi donc, Mustapha Chérif, qui n’est pas à son premier voyage au Saint siège, a saisi cette occasion, pour soulever avec le souverain pontife des sujets qui secouent actuellement le monde, notamment à propos des relations passionnelles qui lient, à ce jour, chrétiens et

musulmans : «Ces derniers ne doivent pas être des concurrents mais des alliés et des amis». Il aussi fait part au pape son refus du concept du «Choc des civilisations». Le fait que l’on stigmatise à tort et à travers l’Islam, dont le but n’est autre, selon l’Islamologue, que d’occulter les problèmes de notre époque et diviser les frères abrahamiques. En messager de paix et de tolérance, Mustapha Chérif, comme à chaque fois, il l’a été de bout en bout.

Amine G.

 

 Haut

Mustapha Chérif au Jour d’Algérie

«Le pape veut dialoguer avec les musulmans»

Le penseur algérien, Mustapha Cherif, après sa rencontre, samedi, avec le souverain pontife, se trouve actuellement en France pour animer plusieurs conférences. Il a bien voulu répondre à nos questions.

 

Vous avez rencontré le Pape Benoît XVI samedi dernier. De quoi avez-vous parlé ?

Nous avons parlé de défis communs que sont les injustices dans le monde d’aujourd’hui, du retour inquiétant de la haine raciale et religieuse. Je lui ai fait part des valeurs authentiques de l’Islam afin de répondre à ses interrogations.

 

Et quelle a été sa réaction ?

Il a été sensible à mes propos. Il exprimé son profond respect et sa parfaite considération à notre religion. Il m’a affirmé qu’il a été très affecté par les réactions, dans le monde musulman, à son discours car il ne voulait réellement pas offenser les sentiments des croyants et dit considérer qu’il faut respecter les différences et s’opposer à toute forme d’atteinte aux valeurs sacrées des peuples.

Le souverain pontife a été très compréhensif et attentif aux explications que je lui ai données autour des principes de l’Islam, en matière de paix, de liberté et de raison aussi. J’ai insisté pour ma part pour lui dire que l’immense majorité des musulmans s’oppose à la violence aveugle et à la fermeture, en lui soulignant notamment, que ce qui nous occupe actuellement, c’est cette propagande injuste du choc des civilisations. Il m’a assuré qu’il était lui aussi opposé à cette polémique et qu’il souhaitait dialoguer en particulier avec le Monde musulman.

Propos recueillis par

A. G.

 

 Haut

L’ambassadeur du Japon et Benbouzid à Boumerdès

«Promouvoir les liens d’amitié»

Dans le cadre de la coopération entre le Japon et l’Algerie pour la reconstruction et la prévention d’après séisme ; le ministre de l’Education, Boubekeur Benbouzid, accompagné de son excellence l’ambassadeur du Japon, Shimuzu Ikuo, accrédité à Alger, ont effectué une visite en cette wilaya sinistrée ébranlée par le séisme du 21 mai 2003 où ils ont procédé à l’inauguration d’une école primaire du chef lieu de wilaya. La délégation japonaise, composée de sismologues et de représentants de l’agence Japonaise de coopération internationale et de quelques personnalités. Son excellence l’ambassadeur a réitéré son soutien au pays hôte (Algérie) tout en apportant sa coopération et œuvrant pour la reconstruction de 36 établissements scolaires fortement endommagés, soit 26 écoles primaires, 4 collèges de l’enseignement moyen et 6 lycées à travers cette wilaya pour laquelle un montant de 1,941 millions de yens, équivalant à 18 millions de dollars, ont été octroyés pour la réalisation de ces projets, par l’intermédiaire de la Japan Bank For International Coopération (JBIC).

Pour rappel, la nouvelle école inaugurée a été réalisée dans le cadre de l’aide à la reconstruction après le séisme de Boumerdès où un spécialiste en l’occurrence Todoyo Shi Kanemoto, chargé de la prévention antisismique de la ville de Kobé a été associé à la préparation du projet afin de mettre a profit l’expérience du Japon en matière de prévention des catastrophes naturelles et de reconstruction. Aujourd’hui présent à l’inauguration, il a présenté les enseignements retirés par la ville de Kobé au Japon lors de la sa reconstruction ainsi que les activités de prévention organisées autour de la région et des établissements scolaires. A l’occasion de cette cérémonie les enfants relevant de l’école de Mano Kobé ont fait parvenir un message vidéo pour les enfants Algeriens. Son excellence l’ambassadeur a affirmé : «Lors du grand séisme d’Osaka-Kobé-Awaji, l’Algérie a offert au Japon des tentes et ce matériel a permis de donner un abri à de nombreux sinistrés» et de continuer : «Lors du séisme de 2003, les élèves de l’école primaire municipale Mano de Kobé, tenant compte de l’aide de votre pays ont envoyé des dessins aux enfants algériens en signe de message d’encouragement. Pour démontrer l’estime du peuple japonais envers l’Algérie, de petits élèves ont été invités à rencontrer le président Abdelaziz Bouteflika lors de sa visite au Japon, à la fin de l’année 2004» et de

conclure : «La JBIC souhaite à travers le projet de reconstruction apporter sa contribution pour promouvoir d’avantage les échanges et les liens d’amitié qui se sont noués entre le Japon et l’Algérie – deux pays exposés aux séismes – entre la ville de Kobé et la wilaya de Boumerdès et au niveau des écoles». Quant au ministre de l’Education nationale, Abou Bakr Benbouzid, il a déclaré : «680 000 enfants seront préscolarisés d’ici l’année 2008»

K. A.

 

 Haut

Fraude lors des examens de magistère

L’UNEA persiste et signe

Réagissant à la mise au point publiée hier par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans la presse nationale concernant le fraude constatée par l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA), suite à la promulgation des résultats officiels avant même la tenue des examens de post-graduation, cette organisation condamne la situation délicate dans laquelle se trouvent les étudiants ayant postulés vainement au magistère. «On nous accuse de blasphémer les responsables des instituts là où la fraude a été constatée alors qu’on l’a juste dénoncée», souligne le SG de l’UNEA, Boulagam Brahim,  contacté pour avoir de plus d’amples d’informations sur cette affaire. Cette organisation estudiantine croit dur comme fer qu’une fraude a bel et bien eu lieu tandis que le ministère continue d’enquêter. Les résultats seront connus incessamment et on se demande qui des deux parties aura raison. Par ailleurs, notre interlocuteur affirme que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique «n’a pas affirmé ou infirmé nos constatations». Pour rappel, l’Union a saisi le département de Rachid Harraoubia pour ouvrir une enquête administrative afin de déterminer les tenants et les aboutissants de la gestion des examens du magistère de cette année. Le SG de l’UNEA atteste, en outre, que diverses lettres ont été adressées au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et au président de la Commission éducation et enseignement supérieur de l’APN pour attirer leur attention, notamment celle adressée le 18 octobre dernier au conseiller du ministre chargé des organisations estudiantines, sur une éventuelle fraude dans les résultats de l’examen du magistère de l’Institut de l’éducation physique et sportive de Sidi Abdallah (IEPS) mais «nos efforts sont restées vains».

Kahina B.

 

 Haut

Electronique

Les Italiens prospectent le marché algérien

D’autres sociétés italiennes sont intéressées par le dossier de la privatisation, engagé par l’Algérie, notamment dans la production du marbre, des bouteilles à gaz et la construction métallique.

un potentiel de production dans le secteur de l’électrique et de l’électronique, destiné à hauteur de 43 % au marché extérieur, les entreprises italiennes de ces secteurs marquent un intérêt pour le marché algérien qui recèle d’importantes potentialités. Dans le cadre de la promotion des technologies italiennes, l’Institut italien pour le commerce extérieur (ICE), bureau pour la promotion des échanges de l’ambassade d’Italie à Alger a organisé, hier à l’hôtel Hilton, un séminaire sur les secteurs de l’électronique, l’électrotechnique, la sécurité industrielle, l’automation industrielle, composants électriques et techniques d’éclairage, avec la collaboration de la Fédération italienne des entreprises du secteur de l’électronique et de l’électrotechnique (Anie). Outre la Chambre de commerce et d’industrie (Caci), plusieurs entreprises algériennes ont assisté à cette rencontre telles que la Sonatrach et la Sonelgaz. En créant des opportunités de collaboration commerciale et industrielle, la rencontre a eu pour principal objectif de faire découvrir aux opérateurs italiens les potentialités du marché algérien du secteur sur les différents plans. Elle représente aussi une occasion pour les entreprises algériennes pour avoir une vision complète de l’offre italienne en matière d’équipements et de technologies avancées.

Des entreprises italiennes, selon Samuele Porsia, directeur de (ICE), «ont déjà manifesté un intérêt  pour développer des partenariats en Algérie notamment dans le domaine de la formation». En 2005, l’Algérie a importé de l’Italie pour plus de

161 millions d’euros d’équipements électroniques et instruments de précision et de nouvelles technologies d’information et de communication (Ntic), soit une évolution de plus de 50 % par rapport à 2004. Durant le premier semestre 2006, les importations s’élèvent à 92 millions d’euros, a-t-il avancé. Les 1 600 entreprises italiennes des secteurs électronique et électrotechnique réalisent en moyenne un chiffre d’affaires de 46 milliards d’euros par an. A l’instar des entreprises de ces deux secteurs, d’autres sociétés italiennes sont intéressées par le dossier de la privatisation, engagé par l’Algérie, notamment dans la production du marbre, des bouteilles à gaz et la construction métallique. Parmi les projets déjà concrétisés, a-t-il mentionné, figure une prise de participation à hauteur de 35% dans le capital de deux cimenteries par le groupe italien Buzzi Unicem, a indiqué Samuele Porsia. Pour sa part, S.E.Giovan Verderame, ambassadeur d’Italie en Algérie, a qualifié la prochaine visite du Chef du gouvernement, Romano Prodi, en Algérie d’un nouveau jalon devant rehausser la coopération entre les deux pays. En annonçant la signature de nouveaux accords à l’occasion de cette visite, il a mentionné l’implantation de 106 entreprises italiennes en Algérie. Par ailleurs, la rencontre d’hier avec des entreprises italiennes spécialisées «répondra aux préoccupations de Sonelgaz pour ce qui est de la sécurisation des sites», a estimé Abdelhadi Sloughi, conseiller du P-DG de la Sonelgaz, chargé de la sûreté interne des établissements. 

Au moment où la concurrence est ouverte à l’ensemble des entreprises étrangères, la Sonelgaz n’envisage pas encore de lancer des projets de partenariat, a-t-il souligné. Dans le souci de sécuriser ses centaines de sites, répartis à travers le pays, la Sonelgaz a déjà lancé des appels d’offres. Mais ces derniers «ne sont pas très avancés», a-t-il relevé.  

Karima Sebai

 

 Haut

Financement du commerce

L’Algérie officialise son adhésion

Le décret présidentiel portant ratification de la convention portant création de la Société internationale islamique pour le financement du commerce (SIFC), faite  le 30 mai dernier dans la capitale koweitienne, a  été publié au Journal officiel du 29 octobre dernier. Selon la même source, la Société (SIFC) a pour objet de promouvoir le commerce des pays membres de l’organisation de la conférence islamique en finançant les opérations de commerce et en s’engageant dans des activités qui facilitent le commerce inter-membres et le commerce international. La Société pourra ainsi s’engager dans les fonctions suivantes : financer le commerce, seule ou en coopération avec d’autres sources de financement, encourager et promouvoir le commerce inter-membres et le commerce international des pays membres de l’organisation de la conférence islamique (OCI), et aider les pays membres de l’OCI et les entreprises publiques ou privées. La SIFC a en outre pour objet d’aider au développement d’opportunités d’investissement générant des flux de capitaux publics et privés, intérieurs et extérieurs, de développer et diversifier les instruments et les produits financiers et les produits pour le financement de commerce, de fournir assistance technique et formation aux banques et institutions publiques et privées engagées dans le financement et la promotion du commerce dans les pays membres de l’Organisation panislamique, d’entreprendre toute autre activité ou fonction en rapport avec son objet ou permettant de le réaliser. Enfin, la Société peut fournir des services de consultation aux pays et institutions membres ainsi qu’aux entreprises publiques et privées des pays membres sur des questions liées à son objet. A noter que le siège de la Société sera à Djeddah (Arabie saoudite) avec sa première agence à Dubai, aux Emirats arabes unis. La société peut ouvrir d’autres agences, au besoin, dans d’autres localités.

AAI

 

 Haut

Affaire des clandestins algériens jetés à la mer

Le commandant chinois localisé

Accusé de «meurtre» et de «tentative de meurtre», et recherché par Interpol suite à un mandat d’arrêt lancé à son encontre par la cour d’Oran, Wu Zuong, ressortissant chinois, commandant d’un navire ayant jeté, par-dessus bord, trois ressortissants algériens, pourrait être prochainement arrêté par cette institution policière internationale, selon une source proche de cette institution.

Ce ressortissant chinois qui serait, selon l’accusation retenue à son encontre, localisé dans un pays asiatique et pourrait être arrêté prochainement. On ne sait cependant pas s’il sera extradé vers l’Algérie pour y être jugé.

Les habitants de la wilaya d’Oran ne sont pas prêts d’oublier ce drame qui a vu plusieurs des leurs mourir dans des circonstances condamnables. L’histoire de ces «candidats clandestins» trouvés à bord de ce navire et jetés à la mer n’aurait peut-être jamais été connue s’il n’y avait pas eu un survivant qui a apporté son témoignage sur ces faits. Il s’agit du troisième ressortissant algérien jeté à la mer par ce commandant et son équipage chinois  et qui n’a eu la vie sauve qu’en s’accrochant à un baril. C’est alors qu’il raconta la dramatique destinée réservée par ce commandant et son équipage aux ressortissants algériens dont le seul «crime» était de s’embarquer clandestinement à bord de ce navire.

Après ce drame, ce navire s’était dirigé vers le Maroc où les dockers ont refusé son accostage pour ce qui était arrivé à ces malheureux algériens.

La justice algérienne demanderait l’extradition de ce commandant chinois s’il venait à être arrêté par Interpol, selon une source judiciaire, qui explique que la procédure nécessaire, dont la remise du dossier relatif à cette affaire, sera envoyé  aux autorités judiciaires du pays où il sera appréhendé dans les délais requis.

M. Abi

 

 Haut

Le marché algérien en débat à Houston

Les PME américaines intéressées

La journée sera inaugurée par les responsables de la représentation diplomatique algérienne et du Conseil d'affaires américano-algérien, basé à Washington.

Le Conseil d’affaires Etats-Unis-Algérie (US Algeria Business Council, US ABC), organise, aujourd’hui à Houston (Etats-Unis), une journée d’information sur les opportunités d’investissements et de partenariat en Algérie. Organisée en collaboration avec l’ambassade d’Algérie aux Etats-Unis et Greater Houston Partnership, une importante Chambre de commerce de l’Etat du Texas, cette journée se tiendra sous le thème «2006 Algeria Day : doing business in Algeria». Elle regroupera quelque deux cents dirigeants américains représentant divers secteurs d’activités, notamment les PME/PMI, désireux de mieux connaître les dispositions concernant l’investissement en Algérie et les possibilités d’échanges et de coopération qu’offre l’économie algérienne rénovée et ouverte aux hommes d’affaires américains, a indiqué à l’APS, M. Smaïl Chikhoun, président de l’US ABC.

La journée sera inaugurée par les responsables de la représentation diplomatique algérienne et du Conseil d’affaires américano-algérien, basé à Washington. Des communications et des débats sont prévus, centrés sur une large connaissance de l’Algérie, en tant que pays, économie en transition et partenaire potentiel dans le commerce international, sur le climat des affaires, le contenu et la portée des réformes générales et la stratégie économique mise en place ces dernières années ainsi que sur les projets et programmes de développement en cours ou en préparation, et pouvant intéresser l’investissement étranger. Les conférenciers prévoient de fournir un large éventail de données et de statistiques touchant au développement économique et social, de présenter le cadre juridique, institutionnel, législatif et réglementaire, principalement dans les secteurs des énergies, de l’investissement international et des échanges commerciaux, et, surtout, d’instaurer un débat pour cerner les différents aspects liés à la mise en place d’actions et projets de coopération d’importance.

«C’est à la demande de PME et PMI américaines, intéressées par les potentialités que présente l’Algérie que nous tenons cette journée d’information, d’échanges et de mise en relations d’affaires entre partenaires qui apprennent à mieux se connaître et se faire confiance et surtout à dépasser certaines réticences et appréhensions», a souligné M. Chikhoun, dont l’organisme s’efforce depuis trois ans «à donner un autre visage et une autre image de l’Algérie» et à «établir des passerelles entre deux communautés d’affaires qui ont beaucoup de choses à partager».

Les conférenciers, représentant notamment Sonatrach, le département américain du commerce, des universitaires et des responsables de sociétés américaines opérant en Algérie, «vont s’attacher à mieux faire connaître les offres qui existent dans tous les domaines et surtout intéresser les partenaires américains à investir dans divers domaines d’activités présentant de nombreux avantages», a précisé le responsable de l’US ABC. «La transition économique qui s’opère en Algérie est accompagnée par une série de réformes et d’opportunités d’investissements, de partenariats et de coopération qui suscitent un intéressement de plus en plus marqué chez les Américains», rappelle M. Chikhoun, notant que des secteurs comme l’agriculture, les transports, l’habitat, l’hydraulique, les infrastructures, les télécommunications, les nouvelles technologies, l’industrie pharmaceutique, les énergies ou le tourisme attirent déjà des capitaux américains. Pour l’US ABC, qui prépare,  pour février prochain, à Silicon Valley, en Californie, un symposium sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et pour mai 2007, à Chicago, un salon réservé aux diverses productions algériennes susceptibles de conquérir le marché américain, «les rencontres entre opérateurs économiques contribuent à tisser des relations d’affaires à la mesure des potentialités et des opportunités existantes des deux côtés, mais surtout de briser la glace».

Redouane A.

 

Augmentation des salaires à Sonatrach
Le syndicat veut négocier «directement» avec le P-DG

Du nouveau dans le conflit de Sonatrach qui oppose depuis plusieurs jours la direction au syndicat d’entreprise. Une réunion, première du genre, devait intervenir hier entre le SG du syndicat, M. Lamouri et le SG de la direction générale pour trouver une issue à la revendication salariale.
«Nous allons tenter de dégager une date pour une rencontre directe entre le syndicat et le
P-DG du groupe Sonatrach», souhaite
M. Lamouri que nous avons joint hier par téléphone. Il faut savoir que jusqu’ici, les réunions n’ont eu lieu qu’entre la fédération des pétroliers conduite par Mohamed Lakhdar Badredddine et la direction générale.
«Jusqu’à ce jour ces réunions n’ont rien donné puisque la direction ne veut pas augmenter les salaires au-delà de 12%. Ce que nous refusons catégoriquement», assure-t-il. Notre interlocuteur pense que la rencontre qui le réunira avec M. Meziane devrait intervenir au cours de cette semaine. Car :
«Nous sommes pressés. Nous sommes très en retard. Il existe actuellement au niveau de toutes les bases de Sonatrach une forte demande pour une augmentation juste des salaires et met en garde contre une situation de blocage». «Nous sommes des partisans du dialogue, de la négociation et des concertations. J’espère qu’on ne nous fermera pas les portes au visage. On veut rester à ce stade du dialogue pourvu qu’on nous écoute», nous dit-il.
Rappelons que la montée au créneau et le durcissement de ton du syndicat de Sonatrach intervient au lendemain de l’accord conclu entre la direction générale du groupe Sonatrach et la fédération des pétroliers. Un accord qui a débouché sur une majoration salariale de 12%. Chose que les travailleurs de Sonatrach, par le biais du syndicat, ne veulent pas en entendre parler, estimant qu’une telle augmentation ne devrait pas être inférieure à 30%. Pour l’instant, les deux parties campent sur leurs positions. Un dialogue de sourds s’est alors installé et ce, même si la fédération des pétroliers tente de débloquer la situation. Tout dépendra donc de la rencontre qui réunira probablement cette semaine M. Lamouri et le P-DG du groupe Sonatrach.

A. G.

 Haut

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche