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Ouyahia au sujet de la Constitution
«Le FLN n’a
rien remis au Président»
nInvité, hier, de
l’émission «En toute franchise» de la Chaîne III de la Radio
nationale, le secrétaire général du Rassemblement national
démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a passé au crible toutes les
questions qui meublent l’actualité nationale.
Mais le point
nodal autour duquel ont gravité les questions des journalistes aura
été, sans conteste, les élections législatives qui pointent d’ores
et déjà à l’horizon, mais aussi et surtout, la révision de la
Constitution. Sur ce point précis, l’ancien Chef du gouvernement a
déclaré que «philosophiquement, la capacité de la révision
constitutionnelle est du ressort du président de la République. Il
est souverainement seul à décider de cette révision et qu’il n’y a
pas lieu de s’inquiéter». Cependant, l’invité de la Chaîne III n’a
pas omis de signaler au passage que
«ceux qui iront
faire campagne pour la révision de la Constitution auront du pain
sur la planche». S’agissant du principe de la révision
constitutionnelle au sujet de laquelle le FLN aurait donné une
copie au Président Abdelaziz Bouteflika,
M. Ouyahia, dont
le parti est membre de l’alliance présidentielle, rappellera qu’il
«ne reconnaît, y compris au RND, le droit de faire de la révision de
la Constitution une priorité et ce sont trois personnalités
éminentes qui ont soumis au président trois copies et non cette
formation (FLN) à laquelle vous faites référence». Ainsi, le SG du
RND, qui considère que les partis politiques ne doivent pas
soumettre des propositions sur la révision constitutionnelle, n’a
pas dévoilé de quelles personnes éminentes il s’agit. Selon
l’invité de l’émission «En toute franchise», qui a réaffirmé à
l’occasion son soutien au président de la République, la révision de
la Constitution «permettra de lever certaines incohérences». C’est
pour cette raison, estime Ahmed Ouyahia, qu’ «il ne serait pas
étonnant que le RND fasse campagne en faveur du président de la
République sur la révision de la Constitution» Interrogé sur
l’alliance, dont les membres divergent sur la nature du régime
présidentiel, Ahmed Ouyahia, en déclarant qu’il est temps de
transcender ce débat d’école, a affirmé dans la foulée : «Qui vivra
vira !» Est-il si sûr que ce sera la vision de sa formation
politique qui aura le dernier mot ? L’avenir le dira. Pour le retour
de Rabah Kébir que d’aucuns estiment comme une remise sur selle du
parti dissous, Ahmed Ouyahia répliquera que
«ce retour s’est
fait dans le cadre de la charte pour la paix et la réconciliation
nationale et que les commentaires ne servent à rien». Pour ce qui
est des échéances législatives, dont les préparatifs sont déjà
entamés, qui pourraient être à l’origine du retour du parti dissous,
le Front islamique du salut (FIS), Ahmed Ouyahia a tenu à rassurer
les Algériens en affirmant que «le président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, a déclaré que le moment n’est pas venu pour la
création de nouveaux partis politiques». Confiant plus que jamais,
il ajoutera : «Ma foi, on peut aller dormir tranquille» en décochant
quelques fléchettes aux démocrates en rappelant qu’un jour la paix
régnera et que l’état d’urgence cessera et qu’il y aura le
pluralisme. La création de partis politiques n’est-elle donc
qu’une question de temps ? La réponse est affirmative si l’on tient
compte des propos d’Ahmed Ouyahia, qui s’est, toutefois, montré
évasif lorsqu’il a été interrogé sur la possibilité d’ouvrir le
champ de l’audiovisuel. Il préconisera le juste milieu en disant qu’
«il faudrait être prudent pour éviter ce qui s’est passé dans
plusieurs pays sous-développés». Par ailleurs, des questions
économiques ont été abordées lors de cette émission au cours de
laquelle M. Ouyahia s’est dit être perplexe du taux de
croissance(03%) donné par les experts du FMI alors que le Chef du
gouvernement l’a estimé à 05%. S’agissant de la convertibilité
totale du dinar, il martèlera qu’il «persiste et signe que ceux qui
prônent cette convertibilité pèchent par méconnaissance». Enfin le
SG du RND s’est dit partie prenante pour la révision du code
communal «pour plus de dynamisme des communes.»
Djamel Oukali
Haut
Rébellion chez les mouhafadhate du Centre
Saâdani
court-circuite Belkhadem
Dans les
structures du parti du FLN à Boumerdès, des militants disent
s’inquiéter quant au devenir de leur parti et de ses cadres
dirigeants. C’est ce qui ressort d’un communiqué diffusé par la
cellule de crise du Centre, constituée à Boumerdès lors d’une
réunion à laquelle ont participé des militants de Tizi Ouzou, Bouira,
Blida, El-Harrach, Médéa, Tipaza et Boumerdès et non des moindres, à
l’image de Mustapha Khodja, membre du comité central, Abdelhamid
Seddiki ex-mouhafedh d’Alger et membre de la commission nationale et
tant d’autres personnages influents de la formation de Abdelaziz
Belkhadem. C’est que les dernières élections des kasmas et des
mouhafadhas ont révélé l’anarchie qui règne au sein du parti. Malgré
la circulaire émanant du secrétaire général du parti relative au
cumul de fonctions, quelques superviseurs désignés par le premier
responsable de cette haute structure politique pour le suivi des
élections mouhafadhate n’a, à aucun moment, daigné utile exploiter
cette directive et les orientations de Abdelaziz Belkhadem comme le
stipule le règlement intérieur du parti. Ainsi, parmi les nouveaux
élus ou les réélus de la mouhafadha figurent des députés, des
sénateurs et des présidents des APC candidats au vu et au su de
cette
directive.
La cellule de
crise initiée par les militants intègres du centre du pays ont tiré
la sonnette d’alarme quant au devenir du parti FLN et de la
crédibilité de son secrétaire général, Abdelaziz Belkadem en sa
qualité de premier responsable du parti de prendre toutes les
dispositions et mesures nécessaires quant à l’application de toutes
décisions initiées au préalable. Chose que bon nombre de militants
et notamment les élus réfutent catégoriquement à l’image de Amar
Saâdani le président de l’Assemblée nationale populaire (APN) et
tant d’autres élus occupant des postes clés au sein des hautes
structures de l’Etat (APC, APW, APN, Sénat).
Malgré la colère
de Abdelaziz Belkhadem à l’égard de son représentant Amar Saâdani
chargé des élections des mouhafadhas du Centre lors de la dernière
réunion du comité exécutif du parti qui s’est tenue au siège du
parti à Hydra à la fin du mois dernier, aucune initiative ou
décision n’a été prise quant à la validation de ces scrutins et
l’installation ou la désignation d’un mouhafadh au niveau de ces
institutions de wilaya récemment élus.
Si Amar Saâdani a
accaparé 16 mouhafa-dhas du centre du pays et s’est distingué par
ses décisions, ignorant parfaitement la circulaire exécutive signée
par son secrétaire général, les cinq (5) autres membres de
l’instance exécutive, Abelkrim Abada, Saïd Bouhadja, Abdelkader
Bounekraf , Amar Tou et Salah Goudjil n’ont fait que satisfaire
Abdelaziz Belkhadem et ses orientations ayant trait au respect de la
directive qui a fait tant de bruit dans le milieu du vieux parti. A
l’orée des élections sénatoriales auxquelles participent tous les
élus du peuple. La cellule de crise s’interroge «à qui profite cette
divergence entre les militants d’une même formation politique qui se
disent redresseurs pour qui et contre qui» ?
Ce qui s’est passé
au niveau des wilayas du Centre relève de l’amalgame. Comment a-t-on
organisé des élections sans appliquer une directive signée par le
secrétaire général du parti. Existe-t-il des mouhafadhas favorables
à la directive et d’autres hostiles ? A quel degré de gravité sont
ces divisions qu’on n’a apparemment pas réussi à taire ? Car pour ne
rien arranger, la cellule dite de crise a rappelé, dans son
communiqué, que la majorité des élus des wilayas du Centre à tous
les niveaux ont dans un passé récent et notamment lors des élections
présidentielles, accordé le soutien au 2e candidat Benflis. La
réaction ou du moins des clarifications du secrétaire général du
parti FLN Abdelaziz Belkhadem est plus que nécessaire et notamment à
l’orée des élections sénatoriales qui se tiennent à la mi-décembre
où les militants sont censés accorder plus d’intérêt au parti et aux
respect de son responsable.
Les membres de la
cellule de crise unis réitèrent leur soutien au secrétaire général
du parti tout en l’invitant à se saisir du dossier des élections des
mouhafadhas du Centre et à leur annulation et l’application de la
circulaire dans son intégralité.
K. A.
Haut
Après l’arrestation de quatre Algériens en Italie
Rassemblement
des familles des détenus
Suite à
l’arrestation en Italie de quatre ressortissants algériens
soupçonnés d’appartenance au réseau terroriste El Qaïda, le 21
juillet passé, un rassemblement des familles des détenus sera
observé aujourd’hui, à 10 heures, au niveau de l’ambassade d’Italie
en Algérie afin d’exiger leur libération. D’après les propos de
Nadia Gaâd, la sœur de deux de ces ressortissants détenus, Nabil
Gaâd, 24 ans et Farid Gaâd, 34 ans, «la décision de leur arrestation
n’est du tout pas fondée». Cette sœur éplorée a fait savoir que «son
frère Farid, copropriétaire d’un cybercafé est accusé d’appartenance
au groupe El Qaïda après avoir ouvert des sites religieux». Mais,
a-t-elle poursuivi «accuser quelqu’un de terroriste pour des données
superficielles et non vérifiées n’est du tout pas raisonnable,
notamment que rien de grave ou de prohibé n’est affiché ou déclaré
dans ces sites». Allant plus loin, celle-ci s’est demandée :
«Pourquoi rien n’est reproché au partenaire de mon frère alors
qu’ils exerçaient la même fonction depuis l’ouverture du cybercafé
jusqu’à sa fermeture?». Concernant son autre frère (Farid) accusé, à
son tour, d’être impliqué dans les attentats du 11 septembre, Nadia
Gaâd a affirmé que cette décision est invraisemblable puisque son
frère n’a quitté l’Algérie qu’en date du 19 octobre 2004 pour se
rendre en Italie. Ainsi, le cauchemar de cette famille et de deux
autres perdure depuis plus de 5 mois. «Nous avons saisi toutes les
autorités compétentes dont le ministère des Affaires étrangères et
la commission de protection des droits de l’homme (CNPPDH), mais
rien n’est fait pour les libérer à ce jour» a soutenu notre
interlocutrice. Ne sachant à quel saint se vouer, les familles de
ses détenus n’ont pas trouvé mieux que de défiler devant l’ambassade
d’Italie pour faire valoir leurs revendications.
Aomar Fekrache
Haut
Forum de l’ENTV
Belkhadem peu
convaincant
La prestation du
Chef du gouvernement, invité samedi soir du forum de l’ENTV, a
laissé un goût d’inachevé. Conforté pourtant par la présence sur le
plateau de l’ensemble du staff gouvernemental, Abdelaziz Belkhadem
éprouvera quelques difficultés à convaincre les téléspectateurs,
notamment sur les dossiers liés au volet économique.
S’agissant de la
Constitution la seule nouveauté, après celle annoncée dans
l’après-midi à l’occasion de la réunion de l’alliance qui fait état
du souhait de voir l’organisation du référendum intervenir dans les
trois prochains mois, a été d’indiquer que le président de la
République, Abdelaziz Bouteflika, disposait de deux à trois moutures
pour la révision de la Constitution qu’il est en train d’étudier. Le
Chef du gouvernement qui rappellera que l’une d’elle a été déposée
par son parti, indiquera que «le jour où il (le Président) optera
pour une mouture donnée, il convoquera le corps électoral».
Evoquant
l’application des mesures de la charte pour la paix et la
réconciliation nationale, le Chef du gouvernement a relevé que cette
politique a permis d’aboutir à des «résultats satisfaisants» et a
«porté ses fruits, notamment à travers le retour de la sécurité et
de la stabilité sur l’ensemble du pays». Toutefois, il rappellera
que cette politique a ses opposants «lesquels ont voté contre le
projet parmi ceux qui ont pris les armes et ceux qui n’ont pris les
armes». Il n’en dira pas plus. Mais demandera-t-il «quelle est
l’alternative proposée à la réconciliation nationale», qui demeure
selon lui «la politique la plus appropriée pour mettre un terme
progressivement au terrorisme». Par ailleurs et évoquant la prise en
charge des familles de terroristes nécessiteuses dans le cadre de la
charte, il a révélé «que 10 346 enquêtes sociales ont été effectuées
et que 6 052 dossiers ont été étudiés, dont 3 769 ont été acceptés»,
indiquant que «le reste des dossiers attend des compléments
d’information».
Quelle
alternative à la réconciliation ?
Concernant la
réintégration des personnes ayant fait l’objet de licenciement
durant la décennie du terrorisme, M. Belkhadem a fait savoir que «13
320 personnes concernées se sont présentées aux commissions des
wilayas et que le nombre des demandes de réintégration s’élève à 4
690 et celui des indemnisations à 3 100», précisant, à ce sujet, que
«5 300 dossiers
ont été traités». Evoquant le dossier des disparus, le chef de
l’exécutif a expliqué que leur nombre s’élève à 6 601 cas, ajoutant
que «3 610 personnes de leur famille ont reçu des décisions de
justice à la fin du mois d’août dernier». A une question sur les
problèmes qui ont entravé l’application des dispositions de la
charte sur le terrain, le chef de l’exécutif a estimé qu’«il s’agit
plutôt de ralentissement que d’entraves dans l’application de ces
dispositions» d’autant, a-t-il expliqué, que certaines enquêtes ont
nécessité «plus de temps». Par ailleurs, il a indiqué que «16 930
terroristes ont été tués depuis le début du terrorisme en Algérie où
4 800 actes de décès ont été délivrés par les services de la
Gendarmerie nationale et 4 460 autres par les services de police».
Pour ce qui est des cas des patriotes, le Chef du gouvernement a
estimé que l’Algérie n’oubliera pas ses enfants surtout «les
patriotes» ayant fait face au terrorisme». Pour ce qui est de la
possibilité du retour de certains responsables du parti dissous sur
la scène politique, M. Belkhadem a souligné que «le texte de la
charte est claire sur cette question».
Anciens du FIS
: la charte est claire
«La charte
interdit toute activité politique à toute personne à l’origine de la
tragédie nationale». Mais il se gardera d’évoquer le moindre nom et
encore moins celui de Rabah Kébir qui a fait part publiquement de
son intention de participer aux prochaines joutes électorales en
attendant de créer sa propre formation politique et ce, dès que les
conditions politiques le permettront. Au sujet de l’apparition
récente du kidnapping,
M. Belkhadem a
souligné que «l’Algérie n’a jamais connu auparavant ce phénomène»
notamment dans une certaine région du pays. Il annoncera la prise de
mesures avec les services de sécurité pour endiguer le phénomène. Il
indiquera toutefois qu’une certaine période d’adaptation est
nécessaire. De même que la dispense d’une formation. Le fléau de la
corruption sera l’un des sujets sur lesquels il s’étalera. Il
affirmera que la lutte contre la corruption sera menée avec tous les
moyens légaux, mais aussi avec l’implication de toute la société.
Cependant dira-t-il, «la corruption n’est pas un phénomène nouveau
et propre à la société algérienne». La nouveauté réside, selon lui,
dans «la dénonciation, parce qu’il s’agit-là de biens publics et les
citoyens sont dans leur droit de savoir comment l’argent public est
géré», a-t-il précisé.
Affaire
Khalifa : nul n’est au-dessus de la loi
De même qu’il
liera cette apparition de scandales, dont ceux de BRC, de la drogue
et des crédits bancaires octroyés sans garanties, à la
généralisation de la transparence. Pour ce qui est de l’affaire
Khalifa, il affirmera que la justice tranchera dans ce dossier en
toute souveraineté et que personne n’est au-dessus de la loi.
Ajoutant que toute personne dont la culpabilité sera confirmée,
«sera poursuivie par la justice». Pour ce qui est du volet
économique et s’agissant des différentes réformes engagées par
l’Etat dans le secteur économique, depuis 1989, M. Belkhadem a
annoncé qu’une évaluation est voie d’élaboration et une fois
finalisée «elle sera remise au président de la République». Il
justifiera par ailleurs la décision du gouvernement d’élaborer la
loi de finances sur la base du prix du pétrole à 19 dollars, alors
que le prix a dépassé les 60 dollars, car l’objectif est d’assurer
l’avenir des nouvelles générations. Du reste, le fonds de régulation
de recettes a atteint actuellement 3 100 milliards de dinars. Il
déclarera qu’un plan d’action a été établi en collaboration avec les
ministères de l’Intérieur et des Collectivités locales et de
l’Agriculture et du Développement rural pour assurer le
développement des 950 communes rurales pauvres et qu’un programme
pour l’alimentation des villes et régions en gaz et en électricité,
sera mis en place, à cet effet, dans les années à venir «afin de
satisfaire tous les citoyens».
Hausse de
l’électricité : c’est à l’étude
Pour ce qui est de
la hausse des tarifs de l’électricité demandée par Sonelgaz, il dira
que «l’étude n’est pas encore achevée», et qu’il a été demandé «tous
les détails de ce dossier» et que l’acceptation ou le refus de la
demande n’interviendra qu’après. Pour ce qui est de la présence
d’une main-d’œuvre chinoise au nombre de 13 000, il expliquera que
cela se justifie par le besoin de l’Algérie en main-d’œuvre
qualifiée. Les relations algéro-françaises et algéro- marocaines
seront également abordées lors de ce forum. Pour les premières tout
en évoquant leur caractère «amical» Belkhadem insistera sur le fait
que la France doit reconnaître les crimes commis durant la période
coloniale. Mais, rappelle-t-il, il y a des intérêts mutuels entre
les deux pays. Quant aux secondes, il sera une nouvelle fois
souligné la fraternité du Maroc, avec lequel l’Algérie est disposée
à travailler sur ce qui est bénéfique pour les deux peuples, en
dépit du seul désaccord existant et qui a trait au dossier du Sahara
occidental qui reste un problème de décolonisation.
Nadia Kerraz
Haut
Alliance présidentielle
Le test des
sénatoriales
Alors que
Belkhadem souhaite une révision constitutionnelle dans les prochains
mois, c’est-à-dire sous la présidence tournante de l’alliance
assurée, depuis avant-hier, par Ahmed Ouyahia, ce dernier a coupé
court au «souhait» de Belkhadem. «Le Président est seul détenteur du
droit de convoquer le corps électoral, fixer la date du référendum
et arrêter son contenu», a-t-il rétorqué à l’adresse du SG du FLN.
Cet échange d’amabilités entre les deux hommes à l’occasion de la
sixième rencontre au sommet des membres de l’alliance a coïncidé
jour pour jour avec le 11 novembre (trois ans +1), jour de la
signature solennelle du document scellant la coalition entre les
trois partis autour de «l’objectif de la mise en œuvre du programme
présidentiel». L’alliance entame une nouvelle étape avec
l’amélioration dudit document de 11 principes la régissant en
ajoutant, sur proposition du MSP, qui a introduit deux aléas de
plus, à savoir «la nécessité de sauvegarder l’expérience de
l’alliance en tant qu’acquis national, voire une alternative à
l’émiettement de la classe politique et l’exigence de coordonner
l’action à l’intérieur de l’alliance concernant les prises de
position autour des questions stratégiques nationales». L’occasion a
été saisie pour dresser le bilan de trois ans de réalisations, de
défis et aussi de tiraillements croisés faisant le lot des
malentendus et autres «signes d’égarement» qui ont singularisé
l’action de chacun des trois chefs des partis de cette entité
politique. Celle-ci vient rappeler à chaque rituel qu’«elle est
faite pour durer, en dépit des écueils rencontrés sur son parcours»,
est-il admis. Dans une conférence de presse, animée après le huis
clos sanctionné par un long communiqué de circonstance empreint de
«la condamnation de la recrudescence de la violence dans les
différentes régions du pays» et «l’appel pour une action arabe
commune qui ne doit pas se limiter aux sentiments de désolation et
de dénonciation de l’agression sioniste contre le peuple palestinien
meurtri sous un silence arabe complice». Evasif sur plusieurs
questions, le conférencier a estimé, en réponse à la question du
Jour d’Algérie liée aux sénatoriales qui s’annoncent difficiles pour
le RND, a laissé entendre que la majorité qu’il détient au Sénat est
menacée. «Vous savez que les primaires obéissent à la logique
arithmétique qui repose sur la résultante du nombre des élus locaux
issus des élections générales de 2002 et, partant, notre score sera
faible, à l’image du volume de notre collège»,
a-t-il lancé, sans
s’empêcher d’anticiper sur le score attendu. Ahmed Ouyahia a osé
même avancer la défaite imaginée du chiffre de 20 sénateurs. Ahmed
Ouyahia a estimé que son parti est obligé d’adopter une attitude sur
«la défensive», préférant se préparer pour les prochains
rendez-vous, afin de «mieux rebondir», avant de conclure en
ironisant par : «N’est-ce pas mieux ainsi pour l’alternance ?».
S. B.
Haut
Mustapha Chérif reçu samedi par Benoît XVI
Plaidoyer pour
un colloque interreligieux
Hier, en fin de
matinée, le souverain pontife a reçu au Vatican, en audience privée,
Mustapha Chérif, dont la rencontre a porté essentiellement sur les
relations tumultueuses entre les deux religions monothéistes.
Du courage,
Mustapha Chérif, islamologue et philosophe algérien, il lui en a
fallu. Rencontrer, le «polémiste» pape Benoît XVI dans un contexte
marqué par une hostilité de jour en jour accentuée entre les
communautés religieuses musulmanes et chrétiennes depuis précisément
la boutade du saint père sur l’Islam, cela relève en tout cas d’un
ascendant, dont l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur en a
bien fait montre. Hier, en fin de matinée, le souverain pontife a
reçu au Vatican en audience privée Mustapha Chérif dont la rencontre
a porté essentiellement sur les relations tumultueuses entre les
deux religions monothéistes. Dans un compte rendu qu’il a publié sur
son site interne, le philosophe algérien a déclaré avoir émis au
Pape un certain nombre de propositions, toutes allant dans le souci
de contribuer au respect des religions, dont la tenue d’un colloque
interreligieux que M. Chérif considère comme un facteur décisif de
l’alliance des civilisations. Ce dernier a mis l’accent aussi sur la
nécessité de la sensibilisation de la communauté internationale «sur
le caractère condamnable des offenses et des atteintes contre les
symboles sacrés des religions, à l’instar des principes relatifs au
racisme et à l’antisémitisme». Enfin, le philosophe, suggère le
soutien et la multiplication des groupes et des réseaux d’amitié, de
dialogue et aussi de recherche «islamo-chrétiens» partout dans le
monde. Benoît XVI, même si le
compte-rendu ne
rapporte que très peu de ses déclarations à M.Chérif, affirme
partager le souci de travailler à la paix et à la justice. Ainsi
donc, Mustapha Chérif, qui n’est pas à son premier voyage au Saint
siège, a saisi cette occasion, pour soulever avec le souverain
pontife des sujets qui secouent actuellement le monde, notamment à
propos des relations passionnelles qui lient, à ce jour, chrétiens
et
musulmans : «Ces
derniers ne doivent pas être des concurrents mais des alliés et des
amis». Il aussi fait part au pape son refus du concept du «Choc des
civilisations». Le fait que l’on stigmatise à tort et à travers
l’Islam, dont le but n’est autre, selon l’Islamologue, que
d’occulter les problèmes de notre époque et diviser les frères
abrahamiques. En messager de paix et de tolérance, Mustapha Chérif,
comme à chaque fois, il l’a été de bout en bout.
Amine G.
Haut
Mustapha Chérif au Jour d’Algérie
«Le pape veut
dialoguer avec les musulmans»
Le penseur
algérien, Mustapha Cherif, après sa rencontre, samedi, avec le
souverain pontife, se trouve actuellement en France pour animer
plusieurs conférences. Il a bien voulu répondre à nos questions.
Vous avez
rencontré le Pape Benoît XVI samedi dernier. De quoi avez-vous
parlé ?
Nous avons parlé
de défis communs que sont les injustices dans le monde
d’aujourd’hui, du retour inquiétant de la haine raciale et
religieuse. Je lui ai fait part des valeurs authentiques de l’Islam
afin de répondre à ses interrogations.
Et quelle a été
sa réaction ?
Il a été sensible
à mes propos. Il exprimé son profond respect et sa parfaite
considération à notre religion. Il m’a affirmé qu’il a été très
affecté par les réactions, dans le monde musulman, à son discours
car il ne voulait réellement pas offenser les sentiments des
croyants et dit considérer qu’il faut respecter les différences et
s’opposer à toute forme d’atteinte aux valeurs sacrées des peuples.
Le souverain
pontife a été très compréhensif et attentif aux explications que je
lui ai données autour des principes de l’Islam, en matière de paix,
de liberté et de raison aussi. J’ai insisté pour ma part pour lui
dire que l’immense majorité des musulmans s’oppose à la violence
aveugle et à la fermeture, en lui soulignant notamment, que ce qui
nous occupe actuellement, c’est cette propagande injuste du choc des
civilisations. Il m’a assuré qu’il était lui aussi opposé à cette
polémique et qu’il souhaitait dialoguer en particulier avec le Monde
musulman.
Propos
recueillis par
A. G.
Haut
L’ambassadeur du Japon et Benbouzid à Boumerdès
«Promouvoir les
liens d’amitié»
Dans le cadre de
la coopération entre le Japon et l’Algerie pour la reconstruction et
la prévention d’après séisme ; le ministre de l’Education, Boubekeur
Benbouzid, accompagné de son excellence l’ambassadeur du Japon,
Shimuzu Ikuo, accrédité à Alger, ont effectué une visite en cette
wilaya sinistrée ébranlée par le séisme du 21 mai 2003 où ils ont
procédé à l’inauguration d’une école primaire du chef lieu de
wilaya. La délégation japonaise, composée de sismologues et de
représentants de l’agence Japonaise de coopération internationale et
de quelques personnalités. Son excellence l’ambassadeur a réitéré
son soutien au pays hôte (Algérie) tout en apportant sa coopération
et œuvrant pour la reconstruction de 36 établissements scolaires
fortement endommagés, soit 26 écoles primaires, 4 collèges de
l’enseignement moyen et 6 lycées à travers cette wilaya pour
laquelle un montant de 1,941 millions de yens, équivalant à 18
millions de dollars, ont été octroyés pour la réalisation de ces
projets, par l’intermédiaire de la Japan Bank For International
Coopération (JBIC).
Pour rappel, la
nouvelle école inaugurée a été réalisée dans le cadre de l’aide à la
reconstruction après le séisme de Boumerdès où un spécialiste en
l’occurrence Todoyo Shi Kanemoto, chargé de la prévention
antisismique de la ville de Kobé a été associé à la préparation du
projet afin de mettre a profit l’expérience du Japon en matière de
prévention des catastrophes naturelles et de reconstruction.
Aujourd’hui présent à l’inauguration, il a présenté les
enseignements retirés par la ville de Kobé au Japon lors de la sa
reconstruction ainsi que les activités de prévention organisées
autour de la région et des établissements scolaires. A l’occasion de
cette cérémonie les enfants relevant de l’école de Mano Kobé ont
fait parvenir un message vidéo pour les enfants Algeriens. Son
excellence l’ambassadeur a affirmé : «Lors du grand séisme d’Osaka-Kobé-Awaji,
l’Algérie a offert au Japon des tentes et ce matériel a permis de
donner un abri à de nombreux sinistrés» et de continuer : «Lors du
séisme de 2003, les élèves de l’école primaire municipale Mano de
Kobé, tenant compte de l’aide de votre pays ont envoyé des dessins
aux enfants algériens en signe de message d’encouragement. Pour
démontrer l’estime du peuple japonais envers l’Algérie, de petits
élèves ont été invités à rencontrer le président Abdelaziz
Bouteflika lors de sa visite au Japon, à la fin de l’année 2004» et
de
conclure : «La
JBIC souhaite à travers le projet de reconstruction apporter sa
contribution pour promouvoir d’avantage les échanges et les liens
d’amitié qui se sont noués entre le Japon et l’Algérie – deux pays
exposés aux séismes – entre la ville de Kobé et la wilaya de
Boumerdès et au niveau des écoles». Quant au ministre de l’Education
nationale, Abou Bakr Benbouzid, il a déclaré : «680 000 enfants
seront préscolarisés d’ici l’année 2008»
K. A.
Haut
Fraude lors des examens de magistère
L’UNEA persiste
et signe
Réagissant à la
mise au point publiée hier par le ministère de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique dans la presse nationale
concernant le fraude constatée par l’Union nationale des étudiants
algériens (UNEA), suite à la promulgation des résultats officiels
avant même la tenue des examens de post-graduation, cette
organisation condamne la situation délicate dans laquelle se
trouvent les étudiants ayant postulés vainement au magistère. «On
nous accuse de blasphémer les responsables des instituts là où la
fraude a été constatée alors qu’on l’a juste dénoncée», souligne le
SG de l’UNEA, Boulagam Brahim, contacté pour avoir de plus d’amples
d’informations sur cette affaire. Cette organisation estudiantine
croit dur comme fer qu’une fraude a bel et bien eu lieu tandis que
le ministère continue d’enquêter. Les résultats seront connus
incessamment et on se demande qui des deux parties aura raison. Par
ailleurs, notre interlocuteur affirme que le ministère de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique «n’a pas
affirmé ou infirmé nos constatations». Pour rappel, l’Union a saisi
le département de Rachid Harraoubia pour ouvrir une enquête
administrative afin de déterminer les tenants et les aboutissants de
la gestion des examens du magistère de cette année. Le SG de l’UNEA
atteste, en outre, que diverses lettres ont été adressées au
ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
et au président de la Commission éducation et enseignement supérieur
de l’APN pour attirer leur attention, notamment celle adressée le 18
octobre dernier au conseiller du ministre chargé des organisations
estudiantines, sur une éventuelle fraude dans les résultats de
l’examen du magistère de l’Institut de l’éducation physique et
sportive de Sidi Abdallah (IEPS) mais «nos efforts sont restées
vains».
Kahina B.
Haut
Electronique
Les Italiens
prospectent le marché algérien
D’autres sociétés
italiennes sont intéressées par le dossier de la privatisation,
engagé par l’Algérie, notamment dans la production du marbre, des
bouteilles à gaz et la construction métallique.
un potentiel de
production dans le secteur de l’électrique et de l’électronique,
destiné à hauteur de 43 % au marché extérieur, les entreprises
italiennes de ces secteurs marquent un intérêt pour le marché
algérien qui recèle d’importantes potentialités. Dans le cadre de la
promotion des technologies italiennes, l’Institut italien pour le
commerce extérieur (ICE), bureau pour la promotion des échanges de
l’ambassade d’Italie à Alger a organisé, hier à l’hôtel Hilton, un
séminaire sur les secteurs de l’électronique, l’électrotechnique, la
sécurité industrielle, l’automation industrielle, composants
électriques et techniques d’éclairage, avec la collaboration de la
Fédération italienne des entreprises du secteur de l’électronique et
de l’électrotechnique (Anie). Outre la Chambre de commerce et
d’industrie (Caci), plusieurs entreprises algériennes ont assisté à
cette rencontre telles que la Sonatrach et la Sonelgaz. En créant
des opportunités de collaboration commerciale et industrielle, la
rencontre a eu pour principal objectif de faire découvrir aux
opérateurs italiens les potentialités du marché algérien du secteur
sur les différents plans. Elle représente aussi une occasion pour
les entreprises algériennes pour avoir une vision complète de
l’offre italienne en matière d’équipements et de technologies
avancées.
Des entreprises
italiennes, selon Samuele Porsia, directeur de (ICE), «ont déjà
manifesté un intérêt pour développer des partenariats en Algérie
notamment dans le domaine de la formation». En 2005, l’Algérie a
importé de l’Italie pour plus de
161 millions
d’euros d’équipements électroniques et instruments de précision et
de nouvelles technologies d’information et de communication (Ntic),
soit une évolution de plus de 50 % par rapport à 2004. Durant le
premier semestre 2006, les importations s’élèvent à 92 millions
d’euros, a-t-il avancé. Les 1 600 entreprises italiennes des
secteurs électronique et électrotechnique réalisent en moyenne un
chiffre d’affaires de 46 milliards d’euros par an. A l’instar des
entreprises de ces deux secteurs, d’autres sociétés italiennes sont
intéressées par le dossier de la privatisation, engagé par
l’Algérie, notamment dans la production du marbre, des bouteilles à
gaz et la construction métallique. Parmi les projets déjà
concrétisés, a-t-il mentionné, figure une prise de participation à
hauteur de 35% dans le capital de deux cimenteries par le groupe
italien Buzzi Unicem, a indiqué Samuele Porsia. Pour sa part,
S.E.Giovan Verderame, ambassadeur d’Italie en Algérie, a qualifié la
prochaine visite du Chef du gouvernement, Romano Prodi, en Algérie
d’un nouveau jalon devant rehausser la coopération entre les deux
pays. En annonçant la signature de nouveaux accords à l’occasion de
cette visite, il a mentionné l’implantation de 106 entreprises
italiennes en Algérie. Par ailleurs, la rencontre d’hier avec des
entreprises italiennes spécialisées «répondra aux préoccupations de
Sonelgaz pour ce qui est de la sécurisation des sites», a estimé
Abdelhadi Sloughi, conseiller du P-DG de la Sonelgaz, chargé de la
sûreté interne des établissements.
Au moment où la
concurrence est ouverte à l’ensemble des entreprises étrangères, la
Sonelgaz n’envisage pas encore de lancer des projets de partenariat,
a-t-il souligné. Dans le souci de sécuriser ses centaines de sites,
répartis à travers le pays, la Sonelgaz a déjà lancé des appels
d’offres. Mais ces derniers «ne sont pas très avancés», a-t-il
relevé.
Karima Sebai
Haut
Financement du commerce
L’Algérie
officialise son adhésion
Le décret
présidentiel portant ratification de la convention portant création
de la Société internationale islamique pour le financement du
commerce (SIFC), faite le 30 mai dernier dans la capitale
koweitienne, a été publié au Journal officiel du 29 octobre
dernier. Selon la même source, la Société (SIFC) a pour objet de
promouvoir le commerce des pays membres de l’organisation de la
conférence islamique en finançant les opérations de commerce et en
s’engageant dans des activités qui facilitent le commerce
inter-membres et le commerce international. La Société pourra ainsi
s’engager dans les fonctions suivantes : financer le commerce, seule
ou en coopération avec d’autres sources de financement, encourager
et promouvoir le commerce inter-membres et le commerce international
des pays membres de l’organisation de la conférence islamique (OCI),
et aider les pays membres de l’OCI et les entreprises publiques ou
privées. La SIFC a en outre pour objet d’aider au développement
d’opportunités d’investissement générant des flux de capitaux
publics et privés, intérieurs et extérieurs, de développer et
diversifier les instruments et les produits financiers et les
produits pour le financement de commerce, de fournir assistance
technique et formation aux banques et institutions publiques et
privées engagées dans le financement et la promotion du commerce
dans les pays membres de l’Organisation panislamique, d’entreprendre
toute autre activité ou fonction en rapport avec son objet ou
permettant de le réaliser. Enfin, la Société peut fournir des
services de consultation aux pays et institutions membres ainsi
qu’aux entreprises publiques et privées des pays membres sur des
questions liées à son objet. A noter que le siège de la Société sera
à Djeddah (Arabie saoudite) avec sa première agence à Dubai, aux
Emirats arabes unis. La société peut ouvrir d’autres agences, au
besoin, dans d’autres localités.
AAI
Haut
Affaire des clandestins algériens jetés à la mer
Le commandant
chinois localisé
Accusé de
«meurtre» et de «tentative de meurtre», et recherché par Interpol
suite à un mandat d’arrêt lancé à son encontre par la cour d’Oran,
Wu Zuong, ressortissant chinois, commandant d’un navire ayant jeté,
par-dessus bord, trois ressortissants algériens, pourrait être
prochainement arrêté par cette institution policière internationale,
selon une source proche de cette institution.
Ce ressortissant
chinois qui serait, selon l’accusation retenue à son encontre,
localisé dans un pays asiatique et pourrait être arrêté
prochainement. On ne sait cependant pas s’il sera extradé vers
l’Algérie pour y être jugé.
Les habitants de
la wilaya d’Oran ne sont pas prêts d’oublier ce drame qui a vu
plusieurs des leurs mourir dans des circonstances condamnables.
L’histoire de ces «candidats clandestins» trouvés à bord de ce
navire et jetés à la mer n’aurait peut-être jamais été connue s’il
n’y avait pas eu un survivant qui a apporté son témoignage sur ces
faits. Il s’agit du troisième ressortissant algérien jeté à la mer
par ce commandant et son équipage chinois et qui n’a eu la vie
sauve qu’en s’accrochant à un baril. C’est alors qu’il raconta la
dramatique destinée réservée par ce commandant et son équipage aux
ressortissants algériens dont le seul «crime» était de s’embarquer
clandestinement à bord de ce navire.
Après ce drame, ce
navire s’était dirigé vers le Maroc où les dockers ont refusé son
accostage pour ce qui était arrivé à ces malheureux algériens.
La justice
algérienne demanderait l’extradition de ce commandant chinois s’il
venait à être arrêté par Interpol, selon une source judiciaire, qui
explique que la procédure nécessaire, dont la remise du dossier
relatif à cette affaire, sera envoyé aux autorités judiciaires du
pays où il sera appréhendé dans les délais requis.
M. Abi
Haut
Le marché algérien en débat à Houston
Les PME
américaines intéressées
La journée sera
inaugurée par les responsables de la représentation diplomatique
algérienne et du Conseil d'affaires américano-algérien, basé à
Washington.
Le Conseil
d’affaires Etats-Unis-Algérie (US Algeria Business Council, US ABC),
organise, aujourd’hui à Houston (Etats-Unis), une journée
d’information sur les opportunités d’investissements et de
partenariat en Algérie. Organisée en collaboration avec l’ambassade
d’Algérie aux Etats-Unis et Greater Houston Partnership, une
importante Chambre de commerce de l’Etat du Texas, cette journée se
tiendra sous le thème «2006 Algeria Day : doing business in Algeria».
Elle regroupera quelque deux cents dirigeants américains
représentant divers secteurs d’activités, notamment les PME/PMI,
désireux de mieux connaître les dispositions concernant
l’investissement en Algérie et les possibilités d’échanges et de
coopération qu’offre l’économie algérienne rénovée et ouverte aux
hommes d’affaires américains, a indiqué à l’APS, M. Smaïl Chikhoun,
président de l’US ABC.
La journée sera
inaugurée par les responsables de la représentation diplomatique
algérienne et du Conseil d’affaires américano-algérien, basé à
Washington. Des communications et des débats sont prévus, centrés
sur une large connaissance de l’Algérie, en tant que pays, économie
en transition et partenaire potentiel dans le commerce
international, sur le climat des affaires, le contenu et la portée
des réformes générales et la stratégie économique mise en place ces
dernières années ainsi que sur les projets et programmes de
développement en cours ou en préparation, et pouvant intéresser
l’investissement étranger. Les conférenciers prévoient de fournir un
large éventail de données et de statistiques touchant au
développement économique et social, de présenter le cadre juridique,
institutionnel, législatif et réglementaire, principalement dans les
secteurs des énergies, de l’investissement international et des
échanges commerciaux, et, surtout, d’instaurer un débat pour cerner
les différents aspects liés à la mise en place d’actions et projets
de coopération d’importance.
«C’est à la
demande de PME et PMI américaines, intéressées par les potentialités
que présente l’Algérie que nous tenons cette journée d’information,
d’échanges et de mise en relations d’affaires entre partenaires qui
apprennent à mieux se connaître et se faire confiance et surtout à
dépasser certaines réticences et appréhensions», a souligné M.
Chikhoun, dont l’organisme s’efforce depuis trois ans «à donner un
autre visage et une autre image de l’Algérie» et à «établir des
passerelles entre deux communautés d’affaires qui ont beaucoup de
choses à partager».
Les conférenciers,
représentant notamment Sonatrach, le département américain du
commerce, des universitaires et des responsables de sociétés
américaines opérant en Algérie, «vont s’attacher à mieux faire
connaître les offres qui existent dans tous les domaines et surtout
intéresser les partenaires américains à investir dans divers
domaines d’activités présentant de nombreux avantages», a précisé le
responsable de l’US ABC. «La transition économique qui s’opère en
Algérie est accompagnée par une série de réformes et d’opportunités
d’investissements, de partenariats et de coopération qui suscitent
un intéressement de plus en plus marqué chez les Américains»,
rappelle M. Chikhoun, notant que des secteurs comme l’agriculture,
les transports, l’habitat, l’hydraulique, les infrastructures, les
télécommunications, les nouvelles technologies, l’industrie
pharmaceutique, les énergies ou le tourisme attirent déjà des
capitaux américains. Pour l’US ABC, qui prépare, pour février
prochain, à Silicon Valley, en Californie, un symposium sur les
nouvelles technologies de l’information et de la communication, et
pour mai 2007, à Chicago, un salon réservé aux diverses productions
algériennes susceptibles de conquérir le marché américain, «les
rencontres entre opérateurs économiques contribuent à tisser des
relations d’affaires à la mesure des potentialités et des
opportunités existantes des deux côtés, mais surtout de briser la
glace».
Redouane A.
Augmentation des salaires à Sonatrach
Le syndicat veut négocier «directement» avec le P-DG
Du nouveau dans le conflit de Sonatrach qui oppose depuis plusieurs
jours la direction au syndicat d’entreprise. Une réunion, première
du genre, devait intervenir hier entre le SG du syndicat, M. Lamouri
et le SG de la direction générale pour trouver une issue à la
revendication salariale.
«Nous allons tenter de dégager une date pour une rencontre directe
entre le syndicat et le
P-DG du groupe Sonatrach», souhaite
M. Lamouri que nous avons joint hier par téléphone. Il faut savoir
que jusqu’ici, les réunions n’ont eu lieu qu’entre la fédération des
pétroliers conduite par Mohamed Lakhdar Badredddine et la direction
générale.
«Jusqu’à ce jour ces réunions n’ont rien donné puisque la direction
ne veut pas augmenter les salaires au-delà de 12%. Ce que nous
refusons catégoriquement», assure-t-il. Notre interlocuteur pense
que la rencontre qui le réunira avec M. Meziane devrait intervenir
au cours de cette semaine. Car :
«Nous sommes pressés. Nous sommes très en retard. Il existe
actuellement au niveau de toutes les bases de Sonatrach une forte
demande pour une augmentation juste des salaires et met en garde
contre une situation de blocage». «Nous sommes des partisans du
dialogue, de la négociation et des concertations. J’espère qu’on ne
nous fermera pas les portes au visage. On veut rester à ce stade du
dialogue pourvu qu’on nous écoute», nous dit-il.
Rappelons que la montée au créneau et le durcissement de ton du
syndicat de Sonatrach intervient au lendemain de l’accord conclu
entre la direction générale du groupe Sonatrach et la fédération des
pétroliers. Un accord qui a débouché sur une majoration salariale de
12%. Chose que les travailleurs de Sonatrach, par le biais du
syndicat, ne veulent pas en entendre parler, estimant qu’une telle
augmentation ne devrait pas être inférieure à 30%. Pour l’instant,
les deux parties campent sur leurs positions. Un dialogue de sourds
s’est alors installé et ce, même si la fédération des pétroliers
tente de débloquer la situation. Tout dépendra donc de la rencontre
qui réunira probablement cette semaine M. Lamouri et le P-DG du
groupe Sonatrach.
A. G.
Haut
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