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LA UNE Au lendemain de l’harmonie de façade affichée une nouvelle fois par l’Alliance présidentielle, son nouveau président et SG du RND vient mettre fin aux manœuvres du FLN pour faire passer son propre projet de révision constitutionnelle. Pour Ahmed Ouyahia, le président Bouteflika ne tiendra pas compte du document de Abdelaziz Belkhadem. Il avertit, en outre, ceux qui «iront faire campagne pour le référendum» qu’ils auront «du pain sur la planche».

13/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

30 attentats sinon rien

Au pays de  la perfide Albion, les choses sont soit  toutes noires, soit toutes blanches. Pas de gris ou de blanc cassé. Parce qu’après avoir été longtemps un véritable havre de paix pour les intégristes de tout poil et de tout calibre, la voilà qui, par la voix de la patronne du MI5, annonce la préparation de pas moins de 30 attentats islamistes contre des cibles situées sur le territoire anglais. Au- delà de la solvabilité de pareilles informations, il serait bon qu’on nous explique à quoi peut correspondre un si brutal revirement de la part  d’une mouvance qui entretenait jusque-là le meilleur commerce du monde avec le pays le plus tolérant de la planète en matière des mœurs politiques même les plus répréhensibles.  Surtout que les islamistes du monde entier ne risquent pas de trouver de sitôt un refuge aussi douillet que celui offert par l’épais  brouillard de la Tamise.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouyahia au sujet de la Constitution

«Le FLN  n’a rien remis au Président»

Au lendemain de l’harmonie de façade affichée une nouvelle fois par l’Alliance présidentielle, son nouveau président et SG du RND vient mettre fin aux manœuvres du FLN pour faire passer son propre projet de révision constitutionnelle. Pour Ahmed Ouyahia, le président Bouteflika ne tiendra pas compte du document de Abdelaziz Belkhadem. Il avertit, en outre, ceux qui «iront faire campagne pour le référendum» qu’ils auront «du pain sur la planche».

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 Les Titres

 

Rébellion chez les mouhafadhate du centre

Saadani court-circuite Belkhadem

 

Mustapha Chérif au Jour d’Algérie

«Le pape veut dialoguer...»

 

Electronique

Les Italiens prospectent le marché algérien

 

Malgré l'accord UGTA-Etusa

Les ex-travailleurs maintiennent leur grève de la faim

 

Augmentation des salaires à Sonatrach

Le syndicat veut négocier «directement» avec le P-DG

 

 Le Trait d'Abi
 Divers

 

Objectifs du millénaire

9 wilayas seront inspectées

Le programme de travail de la commission du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) a été finalisé, samedi soir à Alger, en présence de M. Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, en sa qualité de point focal national pour le MAEP, et Mme Marie Angélique Savané, membre du Panel des éminentes personnalités du Mécanisme.

Mme Savané, accompagnée d’une importante délégation composée de vingt-quatre experts et personnels d’appui, est arrivée vendredi à Alger dans le cadre de la mission du MAEP. Durant son séjour en Algérie, Mme Savané aura des rencontres avec la commission nationale sur la bonne gouvernance au sein de laquelle sont représentés les institutions publiques, les universitaires, la société civile et les médias. Cette commission avait déjà élaboré le rapport national d’auto-évaluation qui constitue la base de discussions lors de la prochaine rencontre avec le MAEP. Mme Savané qui séjournera en Algérie jusqu’au 5 décembre prochain, aura également à rencontrer des membres du gouvernement et des représentants d’organismes et institutions de l’Etat. Elle se rendra également dans neuf wilayas où elle rencontrera les autorités locales et les représentants de la société civile afin de prendre connaissance des efforts déployés pour la promotion du développement socio-économique du pays. Les travaux de cette mission feront l’objet d’un rapport qui sera examiné conjointement avec l’Algérie avant sa soumission au Forum des chefs d’Etat et de gouvernement du MAEP, prévu en juin 2007. L’Algérie, qui est l’un des pays fondateurs du MAEP, a été l’un des premiers pays à y adhérer volontairement en 2003, rappelle-t-on.

Amine B.

 

Partis d’Aïn El-Turck

63 harraga interceptés au large d’Oran

Décidément, rien n’arrête les jeunes, suspendus au rêve de l’eldorado européen, pas même le danger qu’ils ont à braver en mer, dans leur folle traversée. En face, les garde-côtes font tout pour que ces derniers soient stoppés au bon moment avant d’avoir à recueillir leurs corps, flottant lamentablement à la surface de l’eau. C’est ainsi que 63 harraga, dont l’âge est situé en 17 et 35 ans, ont été interceptés très tôt hier, au large d’Oran. Ces aventuriers de la mer, qui sont tous originaires d’Oran, étaient partis d’une plage d’Aïn El-Turck, à bord d’un sardinier mesurant une dizaine de mètres qu’ils ont dû chèrement payer, environ 15 millions de centimes par candidat à l’émigration, selon des témoignages qui ont tenu à taire la provenance de cette embarcation. Ainsi donc, l’embarcation s’est trouvée en difficulté, sachant le nombre de harraga qui étaient à son bord, lorsque les garde-côtes sont intervenus pour les sauver, en remorquant le sardinier jusqu’au quai où des militaires ont pris leur affiliation avant de les remettre aux mains des gendarmes qui les auditionneront avant de les présenter à la justice .

Il y a lieu de noter qu’au premier jour de l’aïd, c’était également une cinquantaine de harraga qui ont été sauvés d’une mort certaine, en plus des corps repêchés sans vie, ça et là. C’est à croire que les candidats au voyage aventureux n’ont rien à perdre, allant jusqu’à sacrifier leurs économies et parfois, à l’image de ce couple d’un village près de Oued Rhiou, dans la wilaya de Relizane, qui a dû vendre la maison familiale pour tenter la traversée.           

E. Ikram

 

Malgré l’accord UGTA-Etusa

Les ex-travailleurs maintiennent leur grève de la faim

Les propositions découlant de la rencontre de samedi dernier entre représentants de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la direction de l’Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa), concernant les revendications des 302 ex-travailleurs compressés depuis huit ans, ont été vivement  rejetées par ces derniers, apprend-on hier auprès de leur représentant, M Kharroubi. «Nous ne n’accepterons jamais ce qui a été décidé lors de cette réunion», nous

a-t-il affirmé, soulignant qu’«il n’est pas question qu’on soit d’accord pour que les travailleurs compressés réintègrent l’entreprise en tant que nouvelles recrues et perdent  alors leurs droits à l’ancienneté». Les grévistes ont rejeté aussi le fait que sur les 11 décisions de justice de réintégration concernant 34 agents, dont 2 cadres, l’administration ne prévoit de «réintégrer que quelques uns seulement. Chose qui est inadmissible», du point de vue des contestataires. Mais en dehors de leur rejet des résultats de la rencontre, les grévistes de l’Etusa ont tenu à dénoncer, depuis le début de leur mouvement de contestation, «l’illégalité» de la section syndicale qui les représente. «Ce sont des cadres qui n’ont pas été élus officiellement par les travailleurs et n’ont aucun droit à participer aux négociations en tant que section syndicale, conformément à la loi, à la convention collective de l’entreprise et au règlement syndical de l’UGTA», a expliqué

M. Kharroubi. Pour rappel, les 302 travailleurs de l’Etusa ont fait l’objet d’une compression d’effectifs, décidée à la suite des difficultés économiques qu’a connues leur entreprise en 1998. Aujourd’hui, ils revendiquent, à travers une grève de la faim, leurs «indemnisations, qui n’ont jamais été perçues parce que la société qui les employait n’avait pas transmis leurs dossiers ni payé les cotisations à la Cnac», a rappelé M. Kharroubi, qui indique que «la société qui a recruté de 2002 à avril 2006, 402 agents, les a spoliés de leur droits légitimes en violant l’article 69 de la loi 90-11, qui donne la priorité aux agents compressés à reprendre leurs postes de travail». Face à cette situation et devant le «mépris» total des autorités, le mouvement de protestation, enclenché depuis le 28 octobre dernier par les 302 ex-travailleurs de l’Etusa, continue dans l’enceinte même de la Maison du peuple, siège de l’UGTA.

Habiba Ghrib

 

L'opération lancée en partenariat avec Cetelem

Renault révolutionne le crédit véhicule

C'est aujourd'hui que Renault Algérie lance l'opération «Renault Crédit» dans ses show-rooms, Renault et Dacia.

Cette nouvelle offre, dédiée exclusivement à ses clients particuliers, consiste à aider ces derniers à acquérir un crédit pour l’achat d’un véhicule neuf. Lancé en partenariat avec Cetelem, l’apport personnel du client, des plus bas d’ailleurs, est de 20% avec une durée de remboursement assez longue, s’étalant jusqu’à 60 mois. Un choix stratégique visant, en premier lieu, à augmenter les ventes de Renault mais aussi et surtout à vendre des véhicules de haut de gamme ou permettre aux clients d’avoir un véhicule avec plusieurs options. «Ce sont nos vendeurs de véhicules neufs qui proposeront eux même ces crédits aux clients qui, en plus des informations, trouveront dans ces espaces les véhicule et les procédures à suivre pour bénéficier du crédit», a expliqué M. Lionel Baren, directeur général de Renault Algérie lors d’un point de presse animé hier au siège de Renault à Alger. Le payement des créances se fait dans les bureaux de poste à l’aide d’une carte conçue à cet effet et le traitement des dossiers se fait en moins de dix jours.

Pour le lancement de cette nouvelle offre, Renault proposera une offre avantageuse sur la Clio classique en attendant de nouvelles offres promotionnelles et innovatrices pour les autres gammes de véhicules. Interrogé sur le choix de Cetelem, M. Baren a indiqué que ce partenaire a mobilisé des personnes spécialisées pour le traitement du crédit Renault. Sa formule de crédit proposé est simple, clair, rapide et flexible puisque le crédit est établi en fonction du revenu et des dépenses du client, c’est-à-dire selon le budget disponible. Cetelem dispose aussi d’un site Internet pour toutes les wilayas, ce qui va permettre aux clients potentiels de demander le crédit, de vérifier leur éligibilité et d’avoir l’accord de principe, à travers le net.

Renault a recouru à la formule crédit pour promouvoir l’achat de ces véhicules après une légère baisse des ventes enregistrés entre 2004 et 2005 après le retrait de la Cnep du marché de l’automobile. Une formule lancée aussi pour la concrétisation des perspectives de Renault en Algérie qui bute à vendre 30 000 véhicules en 2007.

Dans le monde, Renault, la pionnière du crédit automobile, a fondé sa première filiale crédit en France en 1924. En 2005, Renault a enregistré un million de nouveaux clients et compte, pour la même année, 2,4 millions clients en portefeuille. La formule Renault crédit est applicable dans 23 pays du monde, notamment en Europe occidentale, l’Europe de l’est, en argentine, la Corée du nord, la Russie, récemment le Maroc et l’Algérie.

La part de vente de véhicules neufs de Renault financés en Europe est de 34%, dont 6,5% sont financés par Cetelem. 

Rappelons que les résultats commerciaux de Renault sont des plus éloquents. 21 900 véhicules ont été vendus par le groupe Renault jusqu’à fin octobre 2006 avec une augmentation de 22% par rapport à la même période de l’année précédente. La part du marché de ce groupe est de 18,1%. Sur le marché des véhicules particuliers, Renault continue d’enregistrer de bons résultats grâce à la vente de la marque Clio Classic avec 4 738 ventes et de la nouvelle Clio avec 758 ventes depuis son lancement. La Clio campus a enregistré une progression de 55% par rapport à l’année passée avec 3 000 unités vendues, en plus de la Kangoo, 2 000 exemplaires vendus, qui, ensemble, ont connu de belles performances.

La vente de la Logan a enregistré un succès incontournable en étant le troisième modèle le plus vendu sur le marché algérien avec 6 000 véhicules. Pour ce qui est des véhicules utilitaires, la Kangoo Express et Master sont les leaders sur les segments.

Nouria B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Le FLN s’impatiente

Un débat semble vouloir s’imposer à tous les autres, celui de l’après-Bouteflika. Par petites touches ou à grosses louches, c’est selon, quelques journaux commencent à véritablement mettre le sujet sur la table. Prenant prétexte des ennuis de santé du chef de l’Etat, des commentateurs étrangement assez proches du FLN et de ses vrais maîtres à penser, semblent vouloir planter un décor où l’hypothèse d’une vacance du pouvoir serait à envisager quasiment en termes d’urgence. Ce qui serait, somme toute, légitime, si les indices concrets relevés  étaient aussi probants qu’on veut bien nous les faire admettre. Parce que se baser sur une réduction toute relative du rythme de travail de quelqu’un dont on ne connaît pas le rythme, paraît assez aléatoire, surtout lorsqu’on prend bien soin de ne pas distinguer entre travail de représentativité officielle et travail tout court. Rien ne disant que Abdelaziz Bouteflika ne travaille pas beaucoup, surtout si nous en croyons les comptes rendus de la presse faisant état de ses rencontres marathon avec chacun de ses ministres et qui dénotent d’une énergie pour le moins appréciable. Quant à ses déplacements à l’étranger, il faut tout de même admettre que deux voyages de très grands trajets en un mois, l’un à Cuba et l’autre en Chine, avec de longues prises de parole et des contacts multiples avec ses pairs, témoignent au contraire d’une vigueur assez remarquable pour quelqu’un qui a eu les problèmes de santé que nous savons. En réalité, le seul constat qui puisse être fait en la matière est que le président de la République a, pour des raisons qui lui sont propres et pas nécessairement liées à sa santé, décidé de réduire de beaucoup ses activités officielles, qui, à un moment, étaient plutôt pléthoriques. Une réduction d’activités officielles qui ne justifie en rien qu’il soit déjà question d’évoquer un éventuel après-Bouteflika. Cependant, il n’est pas innocent que ce débat soit lancé dans le sillage du FLN qui craint beaucoup que le report de la révision constitutionnelle ne mette à mal ses calculs de pouvoir et qui espère ainsi mettre suffisamment de pression pour le remettre rapidement à l’ordre du jour. Abdelaziz Belkhadem se permettant même de prendre sur lui pour annoncer que la dite révision pourrait avoir lieu dans moins de trois mois, alors qu’aucun autre membre de l’Alliance présidentielle ne semble partager cette information avec lui. C’est dire que l’ancien parti unique ne lâche pas prise et est prêt à user de tous les moyens pour obtenir une révision constitutionnelle, qui, visiblement, ne fait plus consensus au sommet de l’Etat, quitte même à menacer de pousser le chef de l’Etat vers la sortie avant terme.

A. M.

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