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Tribunal criminel
Les tueurs de «Cobra»
condamnés à 20 ans de réclusion
Ils sont reconnus coupables
d’homicide volontaire avec préméditation. Le procureur
général a requis la peine capitale. Le tribunal criminel
près la cour de Boumerdès a condamné les deux accusés S.
Abdelhak et B.Hocine à 20 ans de réclusion criminelle.
Ils sont reconnus coupables d’homicide volontaire avec
préméditation. Le procureur général a requis la peine
capitale. Les tenants et les aboutissants de l’affaire
remontent au mois de mars 2008, lorsqu’un accusé, après
une bagarre, a planté son couteau dans la cuisse gauche
de la victime avant de prendre la fuite, laissant le
corps gisant dans une mare de sang. Transportée par son
frère à l’hôpital de Rouiba, cette dernière a succombé à
ses blessures, indique l’arrêt de renvoi. Les raisons de
la dispute seraient liées à un litige entre les trois
hommes. Selon les accusés, la victime est connue sous le
sobriquet de «Cobra» et avait une certaine influence
dans le milieu maffieux à Réghaïa.
A la barre, S. Abdelhak a
déclaré que son handicap a été causé par la victime qui
l’a agressé au mois de janvier de la même année, au
marché de Réghaïa après lui avoir causé de graves
blessures à la tête et aux pieds. Quant au 2e accusé, il
a déclaré devant le tribunal que la victime l’a délesté
de son portable et d’une somme d’argent.
Selon les deux accusés, le
jour du drame, alors qu’ils étaient de passage dans le
quartier de la ville, la victime a interpellé S.
Abdelhak pour lui reprocher la plainte qu’il a déposée à
son encontre auprès du commissariat, après le méfait
qu’il a commis au marché. Pour se venger de cet acte, la
victime s’est ruée sur son adversaire pour l’abattre
avant de lancer : «Maintenant appelle tes policiers pour
te sauver». Après une bagarre entre les trois hommes, un
accusé a sorti son couteau pour asséner plusieurs coups
sur le corps de la victime. La défense plaide pour le
délit de coups et blessures volontaires entraînant la
mort et de larges circonstances atténuantes. Après
délibération, le tribunal criminel a retenu le délit
d’homicide volontaire avec préméditation avant de
prononcer le verdict de 20 ans de réclusion criminelle.
A.K.
Agression d'un
ex-divisionnaire de la police
Huit suspects interpellés
Huit individus suspectés dans
l’affaire de l’agression d’un ancien divisionnaire de la
sûreté nationale ont été interpellés dimanche par la
police à Tizi Ouzou, apprend-on. En effet, suite à
l’identification de l’un des agresseurs grâce à la
description faite par la victime aux enquêteurs car les
assaillants avaient agi à visage découvert, les
policiers ont pu mettre la main sur ces suspects qui
seraient tous originaires des villages de la région de
Beni Douala et dont l’âge ne dépasse pas la vingtaine.
Parmi les mis en cause, certains sont déjà connus des
services de sécurité pour leurs antécédents judiciaires.
De sources proches de l’enquête confiée aux éléments de
la brigade des recherches et des investigations (BRI) de
la sûreté de wilaya, nous avons appris qu’une partie du
butin dérobé, notamment une somme d’argent de monnaie
nationale et en euros, a été récupérée comme
d’ailleurs le pistolet automatique de la victime. A ce
propos, une source autorisée de la sûreté de wilaya
contactée dans la matinée d’hier nous a indiqués que
l’enquête suit toujours son cours en attendant de
déférer les mis en cause devant le parquet. Ainsi, les
services de sécurité n’ont pas mis beaucoup de temps
pour élucider cette affaire qui a défrayé la chronique
ces derniers jours dans la ville des Genêts d’autant
plus que les faits se sont déroulés en plein jour dans
un quartier résidentiel de la banlieue Tala Alam. Les
agissements de cette bande de malfaiteurs
vraisemblablement en constitution, selon nos sources,
ont laissé libre cours à de folles rumeurs dans la toute
la région déjà réputée pour son insécurité malgré les
efforts sans relâche des forces de sécurité depuis
quelques mois. Des efforts qui ont été certes couronnés
de succès mais insuffisants, semble-t-il, sinon comment
expliquer que de jeunes malfaiteurs agissent à visage
découvert à cet endroit, de surcroît en plein jour.
Hamid M.
La question du jour
2012 à l’aune de 2011
Il est deux façons
d’envisager l’année 2012, à ne considérer que la scène
politique nationale. On a, d’une part, de bonnes raisons
de ne voir en elle qu’une répétition, sinon
rigoureusement du moins suffisamment fidèle à l’année
qui s’achève, même si doivent s’y tenir deux échéances
électorales qui tout de même ne se présentent qu’une
fois tous les cinq ans, et qui de ce fait devraient en
garantir l’originalité. Une année qui voit une
législature s’achever et une autre commencer (outre le
renouvellement des Assemblées locales, ce qui n’est pas
rien non plus) devrait détonner par rapport à toutes
celles où rien de tel ne se produit. On attend d’elle
qu’elle réserve des surprises, même si au bout du compte
elle n’en donne lieu à aucune digne d’être portée à son
actif. De toute évidence, ce n’est pas le cas de
l’année prochaine, l’année électorale. Elle déçoit dès
maintenant, avant même qu’elle ne commence. Ne saurait
décevoir ce qui n’a pas commencé par susciter une
attente particulière.
L’année qui s’achève a été
en revanche une année pour le moins marquante, tout à
fait particulière et spectaculaire. Elle fera date,
elle qui sûrement va empiéter sur la suivante, à
supposer que ses effets n’aillent pas plus loin encore.
Les événements qui l’ont immédiatement précédée, ceux de
décembre 2010, dont le théâtre a été la Tunisie –
l’endroit sur lequel personne n’aurait parié un sou en
tant que point de départ d’une onde de choc destinée à
se propager dans toute la région, et qui à ce jour est
loin d’être retombée – événements qui ne se donnaient
pas au moment où ils se déroulaient pour les signes
annonciateurs d’une révolution transnationale, ont
décidé de l’éclat particulier que revêtira 2011. Cette
année les a parfaitement prolongés en effet, les faisant
accoucher, à travers mille accrocs, de ce dont ils
étaient gros. Qui plus est, le travail entamé dans
plusieurs pays n’est nulle part terminé. Bien des
rebondissements restent encore possibles.
Le fait est qu’une une année
exceptionnelle ne commence ni ne s’achève comme le veut
le calendrier. Elle déborde par un bout sur la
précédente, et mord par l’autre sur la suivante. Le
calendrier universel ne s’applique rigoureusement qu’aux
années plates.
Il y a des chances pour que
2012 soit, en partie ou en totalité (il faut toujours
compter avec l’impondérable), dans le ton de celle qui
se termine. D’une certaine façon, les élections qui
doivent formellement y prendre place se sont tenues tout
au long de 2011 …non pas dans les bureaux de vote, mais
dans la rue. En effet, deux possibilités s‘offraient à
celle-ci : soit elle vibrait à l’unisson de la rue
tunisienne, égyptienne, et autre, soit elle se refusait
à pareille sollicitation en ne se départant pas de son
calme. On sait que ce ne sont pas les tentatives de la
soulever qui ont manqué, et cela pendant des mois. Pour
une raison ou pour une autre, elles ont lamentablement
échoué. Cet échec ne peut pas ne pas avoir une
traduction électorale le moment venu. Les parties, plus
ou moins patentées, qui se sont engagées dans cette
campagne vaine, ne peuvent plus guère donner le change :
on sait désormais ce qu’elles valent dans l’opinion.
Quand des partis, des associations, des journaux, et des
électrons libres de toutes obédiences, conjuguent leurs
efforts, se jettent dans une bataille qu’ils estiment
décisive, appelant le peuple dans la rue, qui s’en
moque, et que le même appel est réitéré vainement un
nombre incalculable de fois, ce n’est pas moins
significative, quand on y pense, de sa véritable place
qu’un score ridiculement bas aux élections. A supposer
que ce ne le soit pas plus. Ce type de bérézina dit
clairement à quel point l’idée qu’on se fait de soi-même
est surfaite.
Mais 2012 n’est pas
seulement l’année des élections, c’est aussi celle de la
révision constitutionnelle. Révision qui peut elle-même
donner lieu à un troisième appel aux urnes.
L’apport d’une troisième
consultation fera-t-il du moins de 2012 une année
particulière, une année faste ? L’affirmer, ce serait
aller trop vite en besogne. D’autant qu’on ignore,
aujourd’hui comme hier, de quelle révision il peut bien
être question après celle qui a déjà eu lieu, et qui
d’une certaine façon a tranché le débat. A moins,
évidemment, qu’il ne s’agisse de revenir sur celle-ci
sans en donner l’air.
Par Mohamed Habili
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