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120 LSP de la commune de Hydra
Les
bénéficiaires crient au scandale
Les bénéficiaires
des 120 logements sociaux participatifs de la commune d’Hydra ont
observé, hier matin, un sit-in devant le siège de l’APC.
La raison ? Ces
citoyens ont été attributaires de 120 logements LSP, dont 80 ont été
construits dans un site se situant à Douéra et 40 autres dans un
site se trouvant à Rouïba. Il y a quelques jours, le quota des 80
logements, ont expliqué les protestataires, a été «détourné» sans
que la raison ne leur soit indiquée ou qui en sont les
bénéficiaires. «La seule information qu’on détient pour l’instant,
c’est qu’on est transférés vers un autre site se situant dans la
commune de Souidania, où les travaux ne sont même pas entamés», a
indiqué un bénéficiaire. Ainsi, ces citoyens ayant déposé des
dossiers depuis 1998, pour quelques-uns d’entre eux, et au moment où
leurs logements sont, après tant d’années d’attente, fin prêts, ils
sont dépossédés de leurs biens. Indignés et choqués par cette
décision «arbitraire et bureaucratique», expliquent-ils, les
cinquante protestataires rencontrés hier au chef lieu de l’APC
étaient unanimes à crier au scandale. Des documents en main,
prouvant leur bonne foi, ces citoyens, en plus d’avoir accompli
toutes les procédures légales pour acquérir ces logements, ont
brandi des décisions de l’OPGI datant du 19 décembre 2006, sur
lesquelles il est indiqué qu’il sont, en bonne et due forme,
bénéficiaires d’habitations dans le cadre des 120 logements LSP. Ces
bénéficiaires n’ont pas omis, par ailleurs,
d’émettre leurs
inquiétudes concernant les 40 logements se trouvant à Rouïba, qui
sont également achevés. Interrogé sur les tenants et les
aboutissants de ce changement brusque et non expliqué de
bénéficiaires, le P/APC de Hydra, Karim Bennour dira :
«Je ne sais pas
grand-chose, j’ai informé les citoyens dès que j’ai appris la
nouvelle. Pour l’instant, j’ai fait un recours auprès du wali
délégué de la circonscription administrative de Bir Mourad Raïs pour
revoir notre cas». Convaincu de la légalité des revendications et du
droit de ces bénéficiaires d’accéder à leurs appartements, le
premier magistrat de la commune d’Hydra s’est dit engagé à aller
jusqu’au bout pour rendre à César ce qui appartient à César.
Concernant le responsable de ce changement, du moins, inexplicable
et inexpliqué M. Bennour a fait endosser toute la responsabilité, en
premier lieu, à la direction du logement de la wilaya d’Alger.
Celui-ci a même a affirmé que depuis quelques mois une rumeur dans
ce sens a circulé. «J’ai interpellé, à cet effet, le wali délégué,
mais celui-ci n’a pas donné suite à ma requête», a-t-il souligné.
Pour les probables raisons qui ont poussé les responsables à opérer
ce changement sur la liste de bénéficiaires des 80 logements LSP du
site de Douera, le P/APC a indiqué qu’il ne sait, pour l’instant,
pas grand-chose. Pour apaiser la tension qui est montée d’un cran,
M. Bennour a promis de solutionner cette énigme dans les plus brefs
délais, tout en promettant aux bénéficiaires de les informer de la
cause et du responsable de cette «machination», selon les dires des
bénéficiaires, et ce avant la fin de cette semaine.
Aomar Fekrache
Haut
Centre de transit II de Bourouba
Le marasme
perdure
Les représentants
des habitants du centre de transit 2, communément appelé «Hay El
Moudjahid», situé dans la commune de Bourouba ont lancé un appel aux
autorités du pays, en vue d’intervenir en faveur de leur relogement.
Les représentants des citoyens, résidants dans ce centre de transit
nous ont contactés, hier, pour nous faire part des conditions
difficiles dans lesquelles ils vivent. Les membres du comité de
quartier ont affirmé que le marasme de leurs concitoyens a atteint
son paroxysme. Ils ont également souligné que les occupants de cette
cité ont pratiquement perdu l’espoir de voir les promesses des
autorités locales se réaliser. A ce propos, ils n’ont pas manqué de
révéler que plusieurs autres familles, lesquelles sont issues de
leur commune, ont été relogées, récemment. Ces derniers ont
renchéri, par ailleurs, que la plupart de ces familles (relogées
dernièrement) n’ont pas vécu aussi longtemps que leurs familles. Il
est à noter, à cet effet, que «Hay El Moudjahid» compte actuellement
plus de 120 familles, dont 64 y vivaient depuis plus de 16 ans. Ces
familles se sont installées dans cette zone depuis 1991, suite à une
autorisation délivrée par l’administration de l’APC de Bourouba de
l’époque. Cette arrêté autorisait ces ménages à exploiter des
parcelles de terrains de 30 m2, en vue d y construire des
habitations, lesquelles serviront à leur hébergement provisoire, en
attendant de les reloger de manière définitive. Depuis, d’autres
familles, fuyant le terrorisme et les catastrophes naturelles qui
ont endeuillé notre pays, ces dernières années, y ont débarqué en
construisant des bidonvilles. Le wali délégué de la circonscription
administrative d’El Harrach a été destinataire d’une correspondance
envoyée par l’association de ce centre de transit, datée du
6 janvier courant. Les rédacteurs de cette lettre ont tenu à
informer par le truchement de celle-ci, ledit wali délégué des
conditions inhumaines dans lesquelles vivent les familles dont ils
sont issus. Par le biais de ce courrier, les concernés ont également
prié ce responsable de mettre un terme à leur calvaire. Les citoyens
de ce quartier de fortune ont, d’autre part, précisé que le terrain
sur lequel ils ont bâti leurs maisons n’est pas fait pour la
construction. Celui-ci, selon nos interlocuteurs, est un remblai de
terre. Par conséquent, ces constructions de fortune sont constamment
menacées par les glissements de terrain. Dans ce sillage, ils nous
ont fait savoir que plusieurs maisons se sont écroulées. Les
occupants de ce camp se sont plaint, également, du fait qu’il sont
souvent astreints à consommer une eau non potable, qu’ils ramènent
de très loin, d’autant que leur quartier n’est pas approvisionné en
eau potable. Ils ont, en outre, souligné qu’ils sont aussi privés
d’électricité. En bref, ces citoyens vivent dans des conditions
dignes du paléolithique.
Salah Harirèche
Haut
Yennayer
La fête
célébrée à Alger
La fête
traditionnelle de Yennayer, jour de l’an berbère, qui est célébré le
12 janvier de chaque année n’est plus limitée à la seule région de
la Kabylie. Une cérémonie populaire a été organisée vendredi à Alger
à l’occasion des festivités commémorant cette fête. Elle s’est
déroulée en présence de Yazid Zerhouni, ministre d’Etat, ministre de
l’Intérieur et des Collectivités locales et de Khalida Toumi,
ministre de la Culture. La cérémonie a été marquée par un spectacle
reflétant les traditions marquant cette fête légendaire. Le cortège
populaire, après avoir dégusté les plats traditionnels marquant
cette fête ancestrale, s’est rendu à pied jusqu’au palais du Pacha,
en empruntant les ruelles de la Casbah. Sur place, des jeunes et
moins jeunes ont donné libre cours à leur joie au rythme de la zorna.
Yennayer a désormais une toute autre dimension.
La «valorisation
de notre patrimoine culturel» est en cours. Sa célébration en dehors
de la Kabylie et de façon officielle «constitue la preuve que dans
notre société, il y a la volonté et la détermination de préserver
notre identité culturelle». Le ministre qui a relevé également que
Yennayer est «l’un des éléments essentiels de cette identité
algérienne»,
a indiqué que le
fait de «voir le sourire revenir sur les lèvres, est un facteur très
important». «Cela prouve que notre société se réconcilie avec
elle-même et que nous sommes sur la bonne voie», a-t-il soutenu,
appelant les jeunes de la nouvelle génération à «rester attachés à
leur identité culturelle et à leur passé historique». Dans les
chaumières, les familles elles n’avaient pas attendu le coup de
starter officiel. Elles se sont prises comme à leur habitude,
reproduisant au grand bonheur des enfants ces habitudes et ces
coutumes qui font partie intégrante de la culture algérienne.
S. M.
Haut
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