Alger

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120 LSP de la commune de Hydra

Les bénéficiaires crient au scandale

Centre de transit II de Bourouba

Le marasme perdure

Yennayer

La fête célébrée à Alger

 

 14/01/07

 

 120 LSP de la commune de Hydra

Les bénéficiaires crient au scandale

Les bénéficiaires des 120 logements sociaux participatifs de la commune d’Hydra ont observé, hier matin, un sit-in devant le siège de l’APC.

La raison ? Ces citoyens ont été attributaires de 120 logements LSP, dont 80 ont été construits dans un site se situant à Douéra et 40 autres dans un site se trouvant à Rouïba. Il y a quelques jours, le quota des 80 logements, ont expliqué les protestataires, a été «détourné» sans que la raison ne leur soit indiquée ou qui en sont les bénéficiaires. «La seule information qu’on détient pour l’instant, c’est qu’on est transférés vers un autre site se situant dans la commune de  Souidania, où les travaux ne sont même pas entamés», a indiqué un bénéficiaire. Ainsi, ces citoyens ayant déposé des dossiers depuis 1998, pour quelques-uns d’entre eux, et au moment où leurs logements sont, après tant d’années d’attente, fin prêts, ils sont dépossédés de leurs biens. Indignés et choqués par cette décision «arbitraire et bureaucratique», expliquent-ils, les cinquante protestataires rencontrés hier au chef lieu de l’APC étaient unanimes à crier au scandale. Des documents en main, prouvant leur bonne foi, ces citoyens, en plus d’avoir accompli toutes les procédures légales pour acquérir ces logements, ont brandi des décisions de l’OPGI datant du 19 décembre 2006, sur lesquelles il est indiqué qu’il sont, en bonne et due forme, bénéficiaires d’habitations dans le cadre des 120 logements LSP. Ces bénéficiaires n’ont pas omis, par ailleurs,

d’émettre leurs inquiétudes concernant les 40 logements se trouvant à Rouïba, qui sont également achevés. Interrogé sur les tenants et les aboutissants de ce changement brusque et non expliqué de bénéficiaires, le P/APC de Hydra, Karim Bennour dira :

«Je ne sais pas grand-chose, j’ai informé les citoyens dès que j’ai appris la nouvelle. Pour l’instant, j’ai fait un recours auprès du wali délégué de la circonscription administrative de Bir Mourad Raïs pour revoir notre cas». Convaincu de la légalité des revendications et du droit de ces bénéficiaires d’accéder à leurs appartements, le premier magistrat de la commune d’Hydra s’est dit engagé  à aller jusqu’au bout pour rendre à César ce qui appartient à César. Concernant le responsable de ce changement, du moins, inexplicable et inexpliqué M. Bennour a fait endosser toute la responsabilité, en premier lieu, à la direction du logement de la wilaya d’Alger. Celui-ci a même a affirmé que depuis quelques mois une rumeur dans ce sens a circulé. «J’ai interpellé, à cet effet, le wali délégué, mais celui-ci n’a pas donné suite à ma requête», a-t-il souligné. Pour les probables raisons qui ont poussé les responsables à opérer ce changement sur la liste de bénéficiaires des 80 logements LSP du site de Douera, le P/APC a indiqué qu’il ne sait, pour l’instant, pas grand-chose. Pour apaiser la tension qui est montée d’un cran, M. Bennour a promis de solutionner cette énigme dans les plus brefs délais, tout en promettant aux bénéficiaires de les informer de la cause et du responsable de cette «machination», selon les dires des bénéficiaires, et ce avant la fin de cette semaine.

Aomar Fekrache

 

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Centre de transit II de Bourouba

Le marasme perdure   

Les représentants des habitants du centre de transit 2, communément appelé «Hay El Moudjahid», situé dans la commune de Bourouba ont lancé un appel aux autorités du pays, en vue d’intervenir en faveur de leur relogement. Les représentants des citoyens, résidants dans ce centre de transit nous ont contactés, hier, pour nous faire part des conditions difficiles dans lesquelles ils vivent. Les membres du comité de quartier ont affirmé que le marasme de leurs concitoyens a atteint son paroxysme. Ils ont également souligné que les occupants de cette cité ont pratiquement perdu l’espoir de voir les promesses des autorités locales se réaliser. A ce propos, ils n’ont pas manqué de révéler que plusieurs autres familles, lesquelles sont issues de leur commune, ont été relogées, récemment. Ces derniers ont renchéri, par ailleurs, que la plupart de ces familles (relogées  dernièrement) n’ont pas vécu aussi longtemps que leurs familles. Il est à noter, à cet effet, que «Hay El Moudjahid» compte actuellement plus de 120 familles, dont 64 y vivaient depuis plus de 16 ans. Ces familles se sont installées dans cette zone depuis 1991, suite à une autorisation délivrée par l’administration de l’APC de Bourouba de l’époque. Cette arrêté autorisait ces ménages à exploiter des parcelles de terrains de 30 m2, en vue d y construire des habitations, lesquelles serviront à leur hébergement provisoire, en attendant de les reloger de manière définitive. Depuis, d’autres familles, fuyant le terrorisme et les catastrophes naturelles qui ont endeuillé notre pays, ces dernières années, y ont débarqué en construisant des bidonvilles. Le wali délégué de la circonscription administrative d’El Harrach a été destinataire d’une correspondance envoyée par l’association de ce centre de transit, datée du 6 janvier courant. Les rédacteurs de cette lettre ont tenu à informer par le truchement de celle-ci, ledit wali délégué des conditions inhumaines dans lesquelles vivent les familles dont ils sont issus. Par le biais de ce courrier, les concernés ont également prié ce responsable de mettre un terme à leur calvaire. Les citoyens de ce quartier de fortune ont, d’autre part, précisé que le terrain sur lequel ils ont bâti leurs maisons n’est pas fait pour la construction. Celui-ci, selon nos interlocuteurs, est un remblai de terre. Par conséquent, ces constructions de fortune sont constamment menacées par les glissements de terrain. Dans ce sillage, ils nous ont fait savoir que plusieurs maisons se sont écroulées. Les occupants de ce camp se sont plaint, également, du fait qu’il sont souvent astreints à consommer une eau non potable, qu’ils ramènent de très loin, d’autant que leur quartier n’est pas approvisionné en eau potable. Ils ont, en outre, souligné qu’ils sont aussi privés d’électricité. En bref, ces citoyens vivent dans des conditions dignes du paléolithique.       

Salah Harirèche

 

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Yennayer

La fête célébrée à Alger

La fête traditionnelle de Yennayer, jour de l’an berbère, qui est célébré le 12 janvier de chaque année n’est plus limitée à la seule région de la Kabylie. Une cérémonie populaire a été organisée vendredi à Alger à l’occasion des festivités commémorant cette fête. Elle s’est déroulée en présence de Yazid Zerhouni, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et de Khalida Toumi, ministre de la Culture. La cérémonie  a été marquée par un spectacle reflétant les traditions marquant cette fête légendaire. Le cortège populaire, après avoir dégusté les plats traditionnels marquant cette fête ancestrale, s’est rendu à pied jusqu’au palais du Pacha, en empruntant les ruelles de la Casbah. Sur place, des jeunes et moins jeunes ont donné libre cours à leur joie au rythme de la zorna.  Yennayer a désormais une toute autre dimension.

La «valorisation de notre patrimoine culturel» est en cours. Sa célébration en dehors de la Kabylie et de façon officielle «constitue la preuve que dans notre société, il y a la volonté et la détermination de préserver notre identité culturelle». Le ministre qui a relevé également que Yennayer est «l’un des éléments essentiels de cette identité algérienne»,

a indiqué que le fait de «voir le sourire revenir sur les lèvres, est un facteur très important». «Cela prouve que notre société se réconcilie avec elle-même et que nous sommes sur la bonne voie», a-t-il soutenu, appelant les jeunes de la nouvelle génération à «rester attachés à leur identité culturelle et à leur passé historique». Dans les chaumières, les familles elles n’avaient pas attendu le coup de starter officiel. Elles se sont prises comme à leur habitude, reproduisant au grand bonheur des enfants ces habitudes et ces coutumes qui font partie intégrante de la culture algérienne.

S. M.

 

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