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Espérance
Au Proche-Orient,
les jours se suivent et se ressemblent, à quelques détails près
mais parfois certains jours se distinguent des autres.
C’est le cas de ce
mercredi 10 janvier 2006 lorsque le leader du Hamas en exil, Khaled
Meshaal, a déclaré que «l’existence de l’Etat d’Israël était une
réalité». C’est une grande surprise de la part du leader du Hamas en
faisant cette déclaration qui va à l’encontre de tout ce qu’a pu
dire jusqu’à ce jour le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh,
sur une reconnaissance de l’Etat d’Israël. Mais c’est sur une
subtilité syntaxique que joue Khaled Meshaal car il déclare bien que
ni lui ni aucun des membres de son parti ne reconnaît l’Etat
israélien.
Pour lui, l’Etat
hébreux est une réalité qu’il n’est pas nécessaire de reconnaître ou
de nier. Par ailleurs, la priorité absolue pour lui est d’abord de
rétablir le dialogue entre les Palestiniens, qu’ils soient du Hamas
ou du Fatah. C’est dans ce sens qu’en ce moment le président de
l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Hamas discutent pour
arriver à former un gouvernement d’Union nationale. Un nouveau
gouvernement dans lequel l’actuel Premier ministre continuera
vraisemblablement d’exercer son mandat. C’est en effet une condition
sine qua non du parti radical islamiste.
Ainsi, voilà une
nouvelle chance pour les Palestiniens d’aller enfin vers la paix.
Si l’Etat d’Israël
considère les propos de Khaled Meshaal comme une reconnaissance en
bonne et due forme, le processus pourrait être relancé sur des bases
solides et une paix, même partielle, pourrait peut-être enfin être
établie.
Fouzia Mahmoudi
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