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Le caissier principal de Khalifa Bank devant la juge

Khalifa retirait un milliard en 15 minutes

Aboudjerra Soltani :

«Mon frère travaillait chez Khalifa, est-ce un crime ?»

Extradition de Abdelmoumen Khalifa

Belkhadem jette la balle aux Britanniques

Djamel Ould Abbès

«Je n’ai même pas besoin d’un avocat»

Procès en appel de DIGIMEX

Mme Abdelouahab remplace Mme Brahimi

Ouverture d’Alger, capitale de la culture arabe 2007

Bouteflika : «C’est le moment de renforcer nos repères»

Assia Djebbar

L’hommage du Président

Traduction

Un institut arabe à Alger

Choix du 12 janvier

Bouteflika répond aux contestataires

Alger capitale de la culture arabe

Danse, jeunesse et tradition

Les législatives et les locales en même temps

Zerhouni s’abstient de confirmer

Hausse des salaires dans le secteur privé

Ce n’est pas pour demain

Loi de finances pour 2007

800 000 contribuables concernés par l’impôt forfaitaire 

Un hebdomadaire énergétique est né

Ça carbure chez la presse écrite !

Université

Plus de 500 bourses de formation l’étranger

Statut particulier des enseignants du supérieur

Une mouture d’ici à septembre

Enquête

Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

 

 14/01/07

 

 Le caissier principal de Khalifa Bank devant la juge

Khalifa retirait un milliard en 15 minutes

Le tribunal criminel près la cour de Blida est passé hier à une autre étape dans le procès de l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank.

Par M. Abi

L’étape précédente se rapportait aux conditions et «irrégularités» constatées lors de la création de Khalifa Bank et la modification – sur la base de faux documents – du statut du groupe Khalifa ainsi que la création, également sur la base de faux documents, de ce groupe, sur la base de faux actes notariés.

Avant de passer à cette nouvelle étape du procès, le tribunal a auditionné Sid-Ali Hammoum, ancien secrétaire général de la trésorerie de la wilaya de Tipasa au sujet de trois chèques, dont deux libellés au nom du groupe Khalifa et un autre au nom personnel de Khalifa Abdelmoumen. Ces chèques sont de l’ordre de 20, 25  et 45 millions de dinars, totalisant la somme de 85 millions de dinars une somme bien en-deçà des 125 millions que ce groupe devait encaisser sur la base du dépôt de garanties exigées par la loi pour la création de Khalifa Bank, fixées à 50 milliards de centimes.

Cet ex-trésorier dit ne pas être au courant de l’existence de ces chèques. La présidente du tribunal, Brahimi Fatiha, décide de convoquer l’actuel secrétaire général de la trésorerie de la wilaya de Tipasa pour lui demander de mettre à la disposition de la justice les archives de cette structure et, par là, retrouver la trace historique de ces opérations.

La magistrate s’adresse ensuite au témoin Guellimi Amar, père de Djamel, membre fondateur de Khalifa Bank. Guellimi Djamel est, rappelle-t-on, un ancien clerc au bureau notarial de Me Rahal Omar où ont été établis de faux actes notariés ayant servi à la création de Khalifa Bank, la modification du statut du groupe Khalifa et la création de ce groupe.

La présidente du tribunal à l’adresse de Guellimi Amar : «Avez-vous signé un PV d’AG avant d’aller vers le notaire ?»

«Il n’ y en a pas eu», répond Guellimi Amar

«Le frère de Khalifa Rafik Abdelmoumen dit qu’il n’ y a pas eu d’AG»

La magistrate pose une autre question au témoin :

«Ma question est la suivante: où aviez-vous signé ? S’il vous plait, c’est très important»

«Je ne m’en souviens pas»

«La dernière fois vous m’aviez dit que c’est à l’étude» (bureau du notaire)

Madame Brahimi Fatiha pose une troisième question :

«Qui a amené le chèque de 125 millions de dinars émanant de l’agence BDL de Staouéli?»

«Certainement Khalifa, c’est lui le signataire»

Le procureur général, représentant du ministère public, pose, lui, la question suivante, à l’adresse du témoin:

«C’est Me Rahal Omar qui vous a amené l’acte de constitution à signer ?»

«Ce n’est pas Me Rahal Omar qui me l’a amené», répondit Guellimi Amar

Au cours de ces auditions, Terbeche Mohamed, ex-ministre délégué au Budget, fait son entrée dans la salle d’audience. Le tribunal a préféré continuer ces auditions pour entendre son témoignage.

Il s’est avéré lors de cette audience qu’il n’existait pas de grille de salaires au sein du groupe Khalifa. C’est ce qu’a déclaré, lors de son audition, hier, Guellimi Amar, juriste et membre fondateur de Khalifa Bank.

Après ces auditions, le tribunal criminel près la cour de Blida est passé à l’étape de la caisse principale de Khalifa Bank

Le premier à avoir été auditionné est Akli Youcef, en détention préventive, pour une autre affaire, selon l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation près la cour de Blida né le 5 septembre 1950, à Staouéli, présenté, dans ce document, comme étant le directeur général adjoint chargé de la caisse principale de Khalifa Bank.

- «Quel est votre niveau d’instruction ?», lui demande la présidente de ce tribunal

- «3e année moyenne», répond cet accusé

- «Vous n’avez jamais été au lycée?»

- «Non»

- «Vous n’avez pas passé le

BEF ?»

- «Non»

- «Où travaillez-vous avant de rejoindre Khalifa Bank?»

- «J’exerçais en tant que caissier, durant dix années, à l’agence BDL de Staouéli»

- «La grande famille!», ironise la magistrate

- «Connaissiez-vous Khalifa avant de quitter la BDL ?»

- «Oui et non»

- «Comment ça ?»

- «Je le connaissais en tant que client»

La présidente du tribunal criminel demande à l’accusé de lui dire comment il a rejoint la banque de Khalifa.

«J’ai formulé une demande de recrutement en postulant auprès de Khalifa Bank et j’ai rejoint cette banque le 2 septembre 1998», répond Akli Youcef

«Vous avez postulé à quel poste ?»

«Je n’ai pas postulé à un poste précis»

 «Combien de temps s’est écoulé depuis votre demande jusqu’à votre recrutement ?»

«Quelques jours»

«Vous avez commencé à travailler où ?»

«A l’agence Khalifa Bank de Chéraga, comme caissier principal, jusqu’à la création de la caisse principale, au début de 1999 où j’ai été nommé caissier principal», explique-t-il.

«Quel était votre salaire à l’agence Khalifa Bank et en tant que caissier principal ?», demande la présidente du tribunal

«Le même salaire, à savoir 40 000 DA», répond Akli Youcef

«Et quel salaire perceviez-vous à la BDL ?»

«De 19 000 à 20 000 DA»

L’accusé explique, à la demande la magistrate, le fonctionnement de la caisse principale de Khalifa Bank : «C’est une caisse vers laquelle les fonds de toutes les agences de Khalifa Bank d’Alger et de sa périphérie étaient acheminés en fin de journée», souligne-t-il.

«Citez-nous des noms de personnes qui géraient la caisse principale ?», interroge la magistrate à l’adresse de Akli Youcef

- «Monsieur Baichi», répondit-il

- «En sa qualité de quoi?»

- «Directeur central»

- «Racontez-nous maintenant comment Khalifa Rafik Abdelmoumen puisait dans l’argent des agences Khalifa Bank», demande la magistrate

- «Il me téléphonait pour me demander de lui préparer une somme d’argent qu’il vient récupérer personnellement»

- «Quel est le montant des sommes qu’il demandait ?»

«Des sommes différentes. Une fois il a demandé un milliard de centimes»

- «Vous lui avez préparé ce milliard de centimes en combien de temps ?»

- «10 à 15 minutes»

- «Il demandait des sommes seulement en dinars ?»

- «Non, également en devises»

- «Quel est le montant le plus important retiré en devises ?»

- «7 millions de francs français»

- «Cela a duré combien de temps ?»

- «De juin 1998 à l’année 2003»

- «Khalifa Rafik Abdelmoumen vous adressait-il des personnes pour retirer de l’argent à sa

place ?»

- «Oui, quand il était à l’étranger»

- «Qui sont-ils?», demande la présidente de ce tribunal

- «Il y a Chachoua Abdelhafid, Bouabdallah Salim Moulay, Dellal, chargé de la sécurité au groupe Khalifa», répond Akli Youcef avant de se rétracter sur certains noms.

- «Y a-t-il eu des décharges écrites de la part de Khalifa Rafik Abdelmoumen ou de ceux qu’il vous adressait par rapport à ces retraits d’argent ?»

- «Non»

- «Pourquoi acceptiez-vous de remettre ces sommes d’argent sans aucune écriture bancaire comme le stipule la loi ?»

- «C’est sa banque»

- «Mais l’argent appartient aux clients, n’est-ce pas ?», lui rappelle la magistrate.

- Est-ce que Mir Ahmed est venu retirer de l’argent pour Khalifa Rafik Abdelmoumen ?»

- «Oui, une fois. Le président (Khalifa en l’occurrence) me l’avait envoyé»

- «Quel poste occupait-il ?»

- «Il était à la tête de l’inspection»

- «Quelle somme lui avez-vous remis ?»

- «Cinq millions de dinars»

Khalifa Rafik Abdelmoumen puisait dans la caisse principale de Khalifa Bank et de plusieurs agences de cette banque privée. Argent mis dans des sacs et remis sans aucune écriture bancaire.

«Il lui suffisait de mettre la somme et sa signature sur un bout de papier pour encaisser la somme qu’il désire», commente la présidente du tribunal.

«Après son audition par l’autorité judiciaire, le nommé A.R. a déclaré qu’il est retraité du ministère de la Défense nationale et qu’il a commencé à travailler à Khalifa Bank en tant que chargé de la sécurité personnelle de Khalifa Rafik Abdelmoumen et pour le règlement des salaires d’employés travaillant au domicile du P-DG il a été chargé par ce dernier de transporter, mensuellement, des sommes d’argent, de novembre 2001 à février 2003», lit-on sur l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation près la cour de Blida. «Ces sommes varient de 200 000 à 500 000 DA et augmentaient lors de fêtes religieuses pour atteindre les 1 500 000 DA. Il dira qu’il se déplaçait à la caisse principale en compagnie de Akli Youcef qui mettait à sa disposition la somme demandée, sans signer aucun document», est-il ajouté dans l’arrêt de renvoi et qu’«à la demande du Président-directeur général il lui a été remis 10 000 dollars US de la caisse principale pour le financement du voyage (de Abdelmoumen Rafik Abdelmoumen) au Niger au début de l’année 2002, suivi par une opération, en seprembre 2002, de remise de 30 000 euros, au P-DG, pour son voyage aux Etats-Unis», est-il ajouté dans ce document.

M. A.

 

La défense rejette la ligne imposée

Devant le rejet de la présidente du tribunal de ne pas permettre aux avocats de la défense de plaider lors des auditions de leurs clients,

MM. Boulefred et Chabane n’ont pas manqué de faire part de leur désapprobation. «Vous nous imposez une ligne de conduite des débats que nous rejetons», a déclaré M. Boulefred à la présidente qui estime que l’organisation des procès a été arrêtée le premier jour et qu’elle estime diriger dans la transparence et dira que cette session est identique aux autres sessions criminelles, aspect qui a été rejeté par la défense qui a déclaré qu’il ne s’agit point d’un procès normal.

A. B. M.

 

Le trou financier par les chiffres

Le trou financier enregistré dans la caisse principale de Khalifa Bank s’élève, comme nous l’avons écrit précédemment, à 22 292 788 780,69 D.A., 1 796 051, 00 dollars américains, 7 420 412, 05 francs suisses, 8 105 371,63 euros,

8 700,00 francs belges, 2 615,00 marks allemands, 12 570,00 francs suisses, 57 360,00 livres sterlings, 210,00 dollars canadiens, 500,00 marks finlandais et 5,00 florins norvégiens. Il est écrit, également, dans l’ordonnance de renvoi du tribunal de Chéraga que la somme totale ainsi retirée par Khalifa Rafik Abdelmoumen des caisses d’agences de Khalifa Bank, dépasse les 327 milliards de centimes,  argent appartenant à des déposants publics et privés dans cette banque.

M. A.

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Aboudjerra Soltani :

«Mon frère travaillait chez Khalifa, est-ce un crime ?»

nC’est aux coups de 12h 45que Aboudjerra Soltani, président du Mouvement pour la société de la paix (MSP) et ministre d’Etat, s’est présenté, hier, à, la cour de Blida. La présidente venait, quelques minutes auparavant, de lever la séance pour reprendre l’audience à 14h 30.

C’est au bureau d’accueil que le ministre d’Etat a été conduit dès son arrivée. Sollicité par les journalistes présents sur les lieux, il dira que «je ferai une déclaration à ma sortie de ce bureau». Les journalistes ont fait le pied de grue devant ce bureau durant quelques minutes avant que le président du MSP ne sorte pour la prière. Là il est de nouveau questionné par les journalistes. «Je réponds à la convocation de la justice», dit-il. «Je suis à sa disposition depuis que j’ai reçu la convocation», souligne-t-il, pour dire qu’il n’évite pas de témoigner devant ce tribunal. A notre question de connaître sa réponse par rapport aux déclarations de Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA qui aurait souligné, lors de son audition par le tribunal de Chéraga qu’il avait informé Aboudjerra Soltani, à l’époque, ministre du Travail, du placement de l’argent de plusieurs caisses dont la Cnas et la Casnos dans Khalifa Bank, le ministre nous dira que «si je vous donne ma réponse, qu’est-ce que j’aurai à dire à la présidente du tribunal ?». Manière de dire que c’est à cette magistrate qu’il réserve sa réponse.

Aboudjerra Soltani, convoqué pour être entendu en tant que témoin, ajoute qu’il reproche à certains titres de la presse d’avoir confondu entre son frère et son fils. «Est-ce un crime si mon frère travaillait à Khalifa?», interroge-t-il, en ajoutant que «ce sont 21 000 personnes qui travaillaient à Khalifa» et que «ces travailleurs sont des victimes». Le ministre avait, auparavant, signifié qu’il se présenterait à la justice «le moment opportun». A la question d’une journaliste de savoir si ce «moment opportun» est arrivé, le ministre répond que «oui, puisqu’on évoque, actuellement, l’affaire de la caisse principale».

M. Abi

 

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Extradition de Abdelmoumen Khalifa

Belkhadem jette la balle aux Britanniques

La présence du premier concerné dans l’affaire Khalifa, Abdelmoumen Rafik Khalifa, au procès qui se tient actuellement à Blida, revient à la justice britannique, d’autant plus qu’un traité d’accord d’extradition a été signé entre l’Algérie et la Grande-Bretagne.

C’est ce qu’a tenté d’expliquer le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, interpellé jeudi par la presse à l’occasion de l’ouverture officielle de la cérémonie «Alger, capitale de la culture arabe 2007».  Ce haut responsable de l’Etat a indiqué que cette affaire de justice «concerne l’Algérie et la Grande-Bretagne, d’autant plus que le traité d’extradition, paraphé entre l’Algérie et la Grande-Bretagne, a pris en considération le volet ayant trait à l’extradition d’Abdelmoumen Rafik Khalifa. Reste maintenant que son extradition concerne la justice des deux pays», ajoutant dans ce sillage que «toutes les mesures nécessaires», du côté algérien, ont été prises par rapport à cette affaire. Jetant la balle dans le camp britannique en notant qu’«il faut attendre maintenant la décision de la justice britannique». Le Chef du gouvernement a tenu à souligner au passage l’idée d’un quelconque «blocage» dans l’extradition de Khalifa. «Le procès a bel et bien commencé, comme je l’avais dernièrement annoncé. Qu’il tarde ou non, cela dépendra de la justice qui est souveraine d’écouter qui elle veut et quand cela s’avérera nécessaire», signalera-t-il.  Le chef de l’exécutif affichera sa confiance à la justice. Il dira dans ce sens que «si les témoignages de certains ministres s’avèrent nécessaires, ils le feront».

«Et si certains d’entre-eux sont impliqués et que la justice les condamne, ils seront condamnés», a-t-il annoncé.         

Kahina B.

 

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Djamel Ould Abbès

«Je n’ai même pas besoin d’un avocat»

Dans une déclaration faite en marge de l’ouverture de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe», le ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbès, a indiqué qu’il n’est impliqué «ni de près, ni de loin dans l’affaire Khalifa». Le ministre, quoi qu’ayant une attitude un peu nerveuse, faisait de son mieux pour parler de la façon la plus intelligible aux journalistes qui l’entouraient dans les couloirs du Palais des nations, de peur sans doute qu’il y ait mauvaise transcription. «Je défie quiconque de trouver mon nom dans le dossier d’instruction. Et s’il y avait quelque chose contre moi, j’aurais été cité», a insisté le ministre. Il a ajouté ne pas juger utile de prendre un avocat, car «je n’en ai pas besoin», a-t-il encore enchaîné. Il a rappelé que le seul contact qu’il a eu avec Khalifa remonte au mois d’avril 2002, lorsqu’il a amené le film d’Astérix qui a été projeté dans quatre salles de cinéma d’Alger pour les enfants démunis. Djamel Ould Abbès a également réfuté l’idée d’avoir un jour bénéficié d’un quelconque privilège. «A aucun moment, je n’avais bénéficié d’un billet gratuit. Et s’il y a manipulation dans cette affaire, je sais qui est derrière», a-t-il noté, qualifiant cette histoire de «rocambolesque».

M. Ould Abbès avait été cité jeudi par

Mme Nadjia Aiouaz, secrétaire de Rafik Moumen Khalifa qui avait déclaré lui avoir remis une carte de gratuité de voyage.

Amine B.

 

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Procès en appel de DIGIMEX

Mme Abdelouahab remplace Mme Brahimi

Ce sera, selon une source judiciaire, Mme  Abdelouahab qui présidera le procès en appel de l’affaire Digimex  programmé pour le 20 janvier en cours. Cette magistrate a remplacé Mme Brahimi Fatiha à la deuxième chambre pénale près la cour de sidi M’hamed. Cette dernière qui exerçait auparavant à la cour de sidi M’hamed, a été désignée à la cour de Blida où elle exerce, actuellement, et où elle préside le procès de l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank.

L’affaire Digimex porte sur la dilapidation de 1 100 milliards de centimes de l’agence Badr de Birkhadem. Le patron de Digimex avait été condamné à huit années de prison ferme et un ex-P-DG de cette banque condamné à trois années de prison ferme. D’autres condamnations à plusieurs années de prison ferme avaient été prononcées à l’encontre de plusieurs autres accusés, dont des responsables de cette banque.          

M. A.

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Ouverture d’Alger, capitale de la culture arabe 2007

Bouteflika : «C’est le moment de renforcer nos repères»

Pour certains, une manifestation qui se veut grandiose sur la culture arabe à l’heure où le monde arabe va mal, a semblé peu pertinente. Pourtant, c’est bien les questions d’identité et de références qui sont les enjeux de l’heure.

Tel a été le message conjoint de Abdelaziz Bouteflika et de Amr Moussa, hier, à l’ouverture de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007». Une ouverture officielle qui s’est tenue hier matin au Palais des nations à Club des pins en présence de Khalida Toumi, minis-tre de la Culture et de Abdelaziz Othmane Al-Touidjri, DG de l’Organisation islamique pour l’éducation, la culture et les sciences (Isesco) ainsi que les membres du gouvernement, de hauts responsables, les représentants du corps diplomatique accrédité à Alger et, surtout, les grandes figures des communautés artistiques algérienne et arabe. Dans son discours d’ouverture, le président de la République a souligné que «cette rencontre des intellectuels du monde arabe (…) se tient à un moment très sensible de notre histoire, alors que nous faisons face à des menaces réelles tant intérieures qu’extérieures et que nous n’arrivons pas à progresser malgré nos ressources et notre situation géopolitique». «Ceci impose un épanouissement de notre culture et l’émergence dans nos différents pays d’une élite formée dans nos universités et nos instituts et garante d’un avenir prospère pour nos peuples», a-t-il ajouté. S’adressant directement aux intellectuels, écrivains et artistes, il dira également : «Vous êtes mieux à même que quiconque pour connaître nos réalités sociales et ressentir en vous-mêmes les tressaillements et les aspirations de nos sociétés qu’un citoyen moyen ne pourrait percevoir». Mais pour lui, «notre élite ne peut mériter ce nom que si elle a une compréhension intime de son siècle et qu’elle se place au premier rang des constructeurs de l’avenir». Donnant une dimension plus grande aux simples événements culturels programmés dans le cadre de cette manifestation, le président Bouteflika soutiendra que «le rôle des intellectuels et des créateurs ne se limite évidemment pas à une manifestation, même si elle dure des semaines ou des mois, il doit se manifester en tout temps et en tout lieu». Eludant la complaisance du constat, il reconnaîtra que «cette élite peut  quelquefois souffrir d’une non-reconnaissance par leur société, mais elle peut devenir une source d’espoir et de confiance pour leur peuple contre le doute et le désespoir». Et à Bouteflika, plus loin, de dénoncer : «Faire l’amalgame entre notre identité nationale et une culture arabe, c’est aussi créer un terrain favorable à la prolifération de stéréotypes alimentant les phobies des autres zones de civilisation : on a vite fait de vouer aux gémonies, sous d’autres latitudes, l’ensemble du monde arabe et des «Arabes» perçus comme protagonistes d’un conflit avec l’Occident. Des raccourcis de raisonnements et des généralisations hâtives sont invoqués pour justifier cette nouvelle forme d’antisémitisme qu’est l’islamophobie. La substitution, à tous propos, de l’identité à la culture en particulier, a alimenté la xénophobie prenant pour cible notre émigration».

Pour sa part, dans une brève mais pertinente intervention, Amr Moussa, SG de la Ligue arabe, a rappelé avec force que la culture constitue également un «bouclier» contre toute «invasion» visant l’identité. Il resituera d’ailleurs le concept de «conflit des civilisations», qui, en vérité, n’est autre qu’un conflit civilisationnel entre l’Occident et l’Islam, indiquant, dans ce sens, que «notre unique arme pour faire face à ce conflit est celle du savoir».           

Redouane A.

 

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Assia Djebbar

L’hommage du Président

L’Algérie est un pays arabe, mais aussi pays de la francophonie. Quelle place à ces Algériens qui écrivent en français ?

Pour le chef de l’Etat, en matière artistique, «ce qui compte, c’est la beauté de l’œuvre et non seulement son support linguistique». Et c’est ce qui lui fait dire : «Nous nous sommes donc réjouis de l’élection à l’Académie française de Assia Djebbar dont nous apprécions hautement la contribution à l’universalisation de notre culture, exprimée dans la langue de Voltaire mais avec l’Algérie dans l’âme».

R. A.

 

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Traduction

Un institut arabe à Alger

Le président Bouteflika a salué, hier dans son discours, la décision de la Ligue arabe de créer un Centre arabe de traduction dont le siège a été fixé à Alger. Le chef de l’Etat qui en fait ainsi l’annonce n’a pas précisé la date de son entrée en service, mais il reste sûr que cela offrirait une source documentaire impressionnante pour les pays arabes.

De plus, M. Bouteflika a appelé à l’institution de prix prestigieux, avec une participation du secteur privé, pour rendre hommage aux créateurs artistiques arabes dont la reconnaissance est trop souvent tributaire de jurys situés hors de nos frontières.        

R. A.

 

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Choix du 12 janvier

Bouteflika répond aux contestataires

Pourquoi avoir choisi la date du 12 janvier, premier jour de l’an berbère pour lancer la manifestation Alger, capitale de la culture arabe ?

Cette question, soulevée comme une protestation en Kabylie entre autres trouvera sa réponse dans l’intervention du président Bouteflika, lors de son discours hier. «L’ouverture de nos assises le jour du Nouvel

An berbère qui commémore l’intronisation du Pharaon berbère d’Egypte Sheshnaq I, il y a 2 957 années est, à la fois symbole et rappel de cette diversité, gage de la vitalité de la culture», dira-t-il.            

R. A.

 

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Alger capitale de la culture arabe

Danse, jeunesse et tradition

Vendredi dernier, la Coupole du complexe olympique Mohamed Boudiaf , a abrité le grand spectacle annonçant l’ouverture officielle de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007». Annoncé à 18 heures, la soirée ne commença que trois heures plus tard. A 20 heures, les invités de marque et les ambassadeurs des pays arabes affluaient encore à la Coupole. Il est 21h,  les gradins sont occupés par un public bigarré, des familles en majorité.

Dans l’obscurité de la salle, une voix inconnue rompt le silence et annonce le début du show. Musique, sonorisation acoustique, évasion. L’écran géant en forme triangulaire, qui occupe le milieu de la scène, dégage des reflets de mouvements de trois danseurs en ombre chinoise. Lentement, l’écran monte et reste suspendu au ciel et laisse place à une magnifique chorégraphie. Sur les rythmes d’une musique ensorcelante, un mélange de g’nawi et de chaoui, les trois danseurs se lancent dans des mouvements souples et gracieux, ils se jettent sur scène, courent et sautent, leurs corps parlent. Le jeu de lumière accompagne leurs pas furtifs, époustouflant ! Puis, doucement, la musique s’estompe et les danseurs disparaissent dans le noir cédant la place, sans préavis, à Hamidou. Habillé sobrement, le chanteur souhaite la bienvenue aux hôtes de l’Algérie en interprétant «Farha w’zahwa fil Djazair» (Joie et amusement en Algérie), version moderne. Le public applaudit, siffle, emporté par les mots et le chant. Pas de répit ! Des jeunes hip-hoppers, filles et garçons, s’approprient la scène pendant quelques minutes. Folles expressions juvéniles, sauts, break, sens en mouvement, ils sont accompagnés par Double Canon! L’un des moments forts de la soirée a été l’hommage rendu au Liban et à l’Irak. Vêtue d’un costume blanc, un gosse d’une dizaine d’années, avance. Il fredonne de sa voix puérile et tremblante deux ou trois vers dédiés à ces pays martyrs. Ne pouvant se retenir, le petit ange pleure mais il ne s’arrête pas et sèche ses larmes avec le drapeau algérien qu’il porte sur les épaules ! Emouvant ! Nada Rihane et Lotfi, de Double Canon, reprennent la suite de la chanson, mais il est trop tard, le public se lève et applaudit longuement. La belle soirée sera agrémentée de documentaires sur l’Algérie et les figures emblématiques qui ont fait son histoire comme Raïs Hamidou ou Sidi Abderrahmane. Un film, sous forme de dialogue instructif entre Bologhine Ibn Ziri, Mohamed Racim et Hassiba Ben Bouali sera diffusé. Un autre, en dessin animé, rappelle la fabuleuse histoire du wali Dada. La légende raconte que ses prières ont sauvé la prise d’El Mahroussa (Algérie) et ont pu arrêter les bateaux de Charles Quint ! Les spectateurs écouteront les poèmes lyriques, en dialecte algérois, lu par l’actrice Fettouma Ousliha Bouamari. La diversité algérienne a été survolée puisqu’une polyphonie kabyle, chaouie et sahraouie a été présentée. En star de la soirée, Hamidou, accompagné de Mohamed Rouane, chantera avec une troupe espagnole de Séville du flamenco, l’arabe et l’espagnol se côtoient. La fête durera deux heures environ, elle s’achève à 23h30.

Irane Belkhedim

 

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Les législatives et les locales en même temps

Zerhouni s’abstient de confirmer

Le ministre de l’Intérieur n’a pu confirmer ou infirmer la probabilité d’un scrutin réunissant le même jour les élections législatives et locales. Interrogés hier par les journalistes, en marge de l’ouverture de la manifestation Alger, capitale de la culture arabe, sur le souhait du Chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem de changer l’agenda électoral, Yazid Zerhouni a tout de même affirmé qu’une réflexion suivait son cours sur la question.

Rappelons que Abdelaziz Belkhadem avait affirmé, lors de son dernier passage à la Chaîne II de la Radio nationale, passage qui avait fait couler beaucoup d’encre, qu’il souhaitait «à titre personnel et par souci d’économie», les tenir le même jour. A ce jour, le calendrier prévoit que les législatives auront lieu en mai prochain, octobre pour les élections des APC et des APW. Il s’est même avancé pour dire que les projets des codes communal et de wilaya devaient être prêts avant les prochaines élections de mai. Cela dit, la réponse du ministre de l’Intérieur veut surtout dire, cependant, qu’il n’y a rien de prévu pour l’instant et ses précautions de langage, empreintes de discipline gouvernementale, visent avant toute chose à ne pas aller à contre sens du désir du Chef du gouvernement. En tout cas, nous sommes encore bien loin de l’option d’un scrutin unique qui réserverait tout le second semestre de l’année 2007 à l’éventuel référendum sur la révision constitutionnelle.          

R. A.

 

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Hausse des salaires dans le secteur privé

Ce n’est pas pour demain

Si la décision de revalorisation des salaires dans les entreprises publiques peine à se concrétiser, l’augmentation des salaires des travailleurs du secteur économique privé n’est pas pour demain.

Considérée pourtant, du moins pour les travailleurs, comme l’une des principales conséquences de la convention- cadre signée entre l’UGTA et les organisations patronales en octobre dernier à l’occasion de la signature du pacte économique et social, ce point crucial n’a pas fait l’unanimité du point de vue de son application.

Au niveau de l’UGTA, on estime que ces augmentations devraient intervenir à partir du mois de février prochain. Pour cela, les chefs des entreprises doivent entamer des négociations avec le syndicat d’entreprise ou, à défaut, avec les représentants des travailleurs pour conclure un accord fixant les modalités d’augmentation. «On ne pouvait pas commencer ce travail avant cette date et ce, en raison de l’application de la décision du gouvernement concernant la revalorisation du SNMG qui devait entrer en vigueur le 1er janvier»  expliquera M. Djenouhet, secrétaire national chargé de l’organique au niveau de la Centrale syndicale. «La prochaine étape, après la signature de la convention-cadre, serait d’engager des discussions au niveau de chaque entreprise économique privée avec le partenaire social pour débattre des salaires et de passer à l’application des augmentations décidées au profit des travailleurs, comme l’une des principales conséquences de la convention», expliquera

M. Djenouhet. «Nous n’avons voulu mettre en exécution cette mesure qu’après la revalorisation du SNMG pour ne pas semer la confusion. La revalorisation du SNMG n’est pas l’augmentation des salaires», dira Djenouhet.

Outre l’aspect progressif de l’application de la convention-cadre, les augmentations, faut-il le souligner, ne sont pas applicables dans tous les secteurs d’activités et pour toutes les entreprises économiques. Les principaux critères qui seront pris en compte pour décider des taux d’augmentation, sont la situation financière de l’entreprise. «On aura, le mois prochain, un tableau sur la situation de chaque entreprise et par secteur» a indiqué le responsable de l’UGTA.

Aussi paradoxalement que cela puisse paraître, les organisations patronales, pourtant signataires de cette convention-cadre, tiennent un discours complètement contradictoire à celui de l’UGTA. Pour M. Merakech, président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), il n’a jamais été question d’entamer de nouvelles négociations après la signature de la convention collective cadre de branches. «Aujourd’hui, des dispositifs d’application doivent être mis en place pour l’application de cette convention. Une mesure qui doit être accompagnée par le déplacementd’inspecteurs de travail pour en contrôler l’application», expliquera M. Merakech. «La revalorisation du SNMG n’a pas été appliquée au niveau des institutions de l’Etat, alors comment voulez- vous obliger les entreprises privées à appliquer cette mesure ?», s’est interrogé le numéro un de la CAP. L’application de la convention-cadre est sérieusement contrariée par l’existence de multiples difficultés que rencontrent les entreprises privées. «Un sérieux problème se pose et qui n’a malheureusement pas été évoqué dans cette convention, à savoir la création de richesses», dira M. Hassani, coordinateur au Cipa. «Je suis tout à fait d’accord avec le principe d’améliorer la situation des travailleurs et même de doubler leurs salaires. On peut, effectivement répartir les indemnités et leur distribuer les primes mais la question qui se pose : est-ce que l’entreprise est en mesure de créer des richesses ?», s’interrogera M. Hassani.

En précisant que la convention-cadre n’est toujours pas entrée en vigueur et M. Hassani estime qu’il n’y a pas assez de garanties de la part des pouvoirs publics pour passer à l’application. Selon lui, il est question, aujourd’hui, de rétablir la confiance entre les patrons d’entreprises et les pouvoirs publics. «L’Etat doit s’impliquer à fond dans ce processus consistant à rétablir les injustices qu’avaient subies les entreprises privées par le passé comme la bureaucratie, l’arbitraire, la dévalorisation du dinar, les injonctions et autres», expliquera M. Hassani.       

Nouria B.

 

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Loi de finances pour 2007

800 000 contribuables concernés par l’impôt forfaitaire  

Appelé à atteindre un million, le nombre de contribuables concernés par le paiement de l’impôt unique est de 800 000. Le recensement des personnes morales est achevé, celui des personnes physiques est en cours, a annoncé Abderrahmane Raouya, directeur général des impôts, lors de la journée d’information sur «la loi de finances 2007 et son impact sur l’entreprise», organisée hier à l’hôtel El Aurassi, par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci). Selon la loi de finances 2007, «il est établi un impôt unique forfaitaire qui se substitue au régime forfaitaire de l’impôt sur le revenu. Il remplace l’IRG, la TVA et la TAP». Ceux qui sont soumis à ce régime sont les personnes physiques dont le commerce principal est de vendre des marchandises et des objets, lorsque leur chiffre d’affaires annuel n’excède pas trois millions de dinars, y compris les artisans exerçant une activité artisanale artistique. Cet impôt, précise Raouya, sera de 6% du chiffre d’affaires. Sont concernés également par l’impôt unique, qui sera de 12 % du chiffre d’affaires, les contribuables exerçant les autres activités telles que les prestations de services, lorsque leur chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas les trois millions de dinars. L’autre nouveauté introduite dans le cadre de la loi de finances 2007 consiste en la répartition du versement des recettes de cet impôt. Ainsi,

50 % seront versés au budget de l’Etat et 50 % aux wilayas et communes, a indiqué Abderrahmane Raouya. L’impôt unique pour les contribuables répond à la demande des opérateurs et vise à lutter contre le marché informel, a estimé Brahim Bendjaber, président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci), qui plaide par la même occasion pour de nouvelles baisses des charges fiscales et parafiscales. Par ailleurs, à travers la loi de finances pour 2007, il est question de poursuivre le financement du programme public. Avec un déficit de plus de 1 800 milliards de dinars, la LF 2007 prévoit des dépenses d’un montant de 3 000 milliards de dinars et des recettes de 1 500 milliards de dinars. Sur un autre chapitre, Abderrahmane Raouya  a abordé les différentes réformes des procédures contentieuses introduites dans le cadre de la loi de finances pour 2007. Parmi ces réformes, qui visent à porter des allègements aux lourdeurs rencontrées par les contribuables au niveau de l’administration fiscale, figure le prolongement du délai de recours à deux ans au lieu d’une année. Ceci permettra à l’entreprise de rassembler la documentation en vue d’introduire un recours, explique Raouya. Pour encourager la production nationale de l’huile d’olive, la LF 2007 prévoit une réduction de la TVA de 17 à 7 %. Une baisse similaire a été introduite pour les établissements privés de formation. Dans l’objectif d’inciter les PME à créer de nouveaux emplois, la LF 2007 prévoit un allègement fiscal allant jusqu’à 1million de dinars, pendant les quatre prochaines années. Selon Raouya, d’autres mesures seront introduites dans le cadre de la prochaine loi de finances complémentaire en vue de baisser les charges fiscales et patronales auxquelles sont soumises les entreprises. Par ailleurs, Raouya a parlé de la Direction des grandes entreprises (DGE) qui a recouvré un montant de 79 milliards de dinars en terme d’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS), jusqu’au mois de novembre 2006, contre 62 milliards de dinars pour toute l’année 2005.  La DGE, qui commence à atteindre ses objectifs, produit plus de 70 % de l’IBS. Pour la TVA, elle a recouvré un montant de 62 milliards de dinars jusqu’à novembre dernier, alors qu’en 2005 ce montant est de 95 milliards de dinars.

Karima Sebai

 

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Un hebdomadaire énergétique est né

Ça carbure chez la presse écrite !

«Algeria Energy Weekly» est un nouveau tabloïd polychromique qui vient étayer les étalages de buralistes. Paraissant en anglais, le nouvel hebdomadaire,  comme son titre l’indique, s’occupe du domaine énergétique tout en focalisant sur des segments économiques étroitement liés au domaine de l’énergie comme les finances, l’investissement et le commerce.  Algeria Weekly n’a rien à envier aux grands titres très au fait du monde du cartel et de la finance. La troisième semaine énergétique d’Oran, la signature avec l’Italie de cinq accords dans le cadre de Medgaz, les quatre accords avec la France, le Sommet Afrique –Amérique du Sud, le remboursement par anticipation de la dette extérieure algérienne sont, entre autres, autant de sujets sur lesquels Algeria Weekly est revenu dans son premier numéro qui comprend aussi une interview exclusive avec le ministre de l’Energie et des Mines, le Dr. Chakib Khelil. La Une est consacrée au record d’investissement et en recette hydrocarbures réalisé en 2006. La nouvelle publication de 16 pages diffuse également sur le site www.algeriaweekly.com. Elle est drivée par le vieux routier de l’APS Abderrahmane Touimer qui a longtemps caressé le rêve d’éditer une publication en anglais. Il s’y est consacré depuis qu’il a quitté sa première école en 2000. Cet ancien de la Chaîne III de la Radio nationale confectionne actuellement son titre chez lui, en attendant un siège, avec la collaboration de quatre confrères pour le vendre à 50 DA. Bon vent à l’équipe et bonne route à Algeria Weekly.

S. B.

 

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Université

Plus de 500 bourses de formation l’étranger

Pas moins de 510 bourses de formation résidentielle à l’étranger ont été ouvertes par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), au profit des enseignants et chercheurs en voie de finalisation de thèse de Doctorat.  Il s’agit, selon un communiqué du MESRS, cité par l’agence APS, de 400 bourses nationales relevant du programme national exceptionnel, destiné aux enseignants et aux chercheurs et de 110 bourses de coopération relevant du programme de coopération algéro-français, destiné uniquement aux enseignants. A cet effet, le ministère a lancé un appel aux enseignants et chercheurs remplissant les critères d’admissibilité au programme de formation résidentielle à l’étranger pour déposer leur candidature auprès de leur établissement d’origine. Il a, en outre, indiqué que les dispositions réglementaires, les conditions d’admissibilité, la constitution du dossier et l’échéancier portant dépôt et sélection au niveau des établissements d’origine, ont fait l’objet de notes diffusées auprès de l’ensemble des établissements de formation supérieure. Pour ce qui est des bourses de coopération, le communiqué du MESRS souligne que les notes d’information et les formulaires de candidature sont disponibles sur le site du ministère, à savoir «www.mesrs.dz».

R. N.

 

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Statut particulier des enseignants du supérieur

Une mouture d’ici à septembre

Le statut particulier reste le cheval de bataille de l’ensemble des syndicats autonomes; pour ce faire, une série d’entrevues sont en cours depuis quelques semaines entre les représentants des divers syndicats autonomes et ministres. Une rencontre dans ce sens justement a eu lieu hier   entre le ministre de l’Enseignement supérieur, Rachid Harraoubia et l’ensemble des syndicats autonomes du secteur de la recherche scientifique ou encore de l’enseignement supérieur, à l’image du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), le syndicat des maîtres assistants, le syndicat des chercheurs algériens et  autres syndicats des médecins, notamment les spécialistes. Le premier responsable de ce secteur a instruit dans le sillage de cette rencontre les membres représentant desdits syndicats, à communiquer leurs propositions avant le mois de septembre prochain conformément à l’instruction donnée le 6 du mois en cours par la chefferie du gouvernement. C’est ce que nous a indiqué le chargé de la communication au sein de ce ministère, Djamel Benhamouda. Ce dernier nous dira que le ministre a insisté sur la teneur des propositions que devront proposer les syndicats au cours de leurs réunions et conseils. Le ministre s’est entretenu par ailleurs avec les représentants des organisations et associations estudiantines parmi lesquelles figurent l’Ugel et l’Unea.

K. B.

 

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Enquête

Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

La situation sociopolitique en Kabylie, six ans après le déclenchement des événements tragiques du printemps 2001, demeure une question d'actualité pour toute la nation algérienne, car il s'agit d'une nouvelle plaie ouverte dans l'histoire de cette région, qui nécessite d'énormes efforts et sacrifices de part et d'autre pour que les blessures soient à nouveau pansées. 

Reportage réalisé par Hamid M.

Le dialogue Gouvernement-Aârchs, entamé trois ans après le début de cette crise est une parfaite illustration de la volonté des deux parties de regarder vers l’avenir avec optimisme, car ce même dialogue avait permis aux populations de Kabylie d’espérer à nouveau pour que les choses essentielles de la vie avancent, d’autant plus qu’une année plus tard, les deux parties signaient un protocole d’accord global pour la prise en charge des revendications contenues dans la plate-forme d’El-Kseur. Ces pourparlers avaient aussi permis un retour progressif au calme et à la stabilité après plus de trois ans de violences au cours desquels pas moins de 126 personnes sont mortes, alors que le nombre de blessés avoisine le millier. Peu à peu, les passerelles du dialogue sont installées, pour relier les populations de la région avec les autorités centrales et locales afin de remédier aux conséquences de la crise, qui commencent actuellement à être ressenties de manière très sensible, sur tous les plans. En effet, la présence limitée de l’Etat sur le territoire de la Kabylie ne permettait d’assurer qu’un minimum de sécurité, ce qui a  créé un no man’s land qui a engendré l’anarchie dans la vie quotidienne des habitants jusqu’à amené à des situations  invraisemblables. Le pouvoir a enfin décidé, après ce retour même précaire à la quiétude, de débloquer d’importants fonds pour reconstruire tout ce que la colère populaire et autres vents de destruction ont emporté sur leur passage mais aussi faire profiter

Tizi ouzou, comme toutes les autres wilayas du pays, de l’embellie financière, conséquence de la hausse du prix du pétrole. Des entrées de dizaines de milliards de dinars sont alors annoncés en grande pompe par les plus hautes autorités du pays et à mesure que l’on retourne sur le terrain on découvre que le retard à rattraper est une mission plus que difficile, car c’est une équation à plusieurs inconnues. Pour apaiser davantage les esprits, on procède à de vastes remaniements à l’échelle de la wilaya, dont le premier magistrat, que le ministre le plus impopulaire en Kabylie durant cette crise, installa lui-même sans dispositif très particulier. Mieux, il est allé jusqu’à s’incliner à la mémoire des victimes de ces événements, durement réprimés. Le nouveau wali, un économiste qui a fait ses preuves dans la wilaya où il exerçait auparavant, suscita encore des notes d’espoir annonciatrices de l’heure du changement, d’autant qu’il innova en matière de gestion dans la wilaya de Tizi-ouzou en prônant la transparence et surtout la voie du dialogue avec les populations. Là encore, la profondeur de la crise vécue par cette région influera de nouveau sur le processus du remède à la situation. Rétablir l’ordre, sécuriser les personnes et leurs biens, relancer le développement local pour une mise à niveau, convaincre les investisseurs en vue d’endiguer un chômage qui représente 30% de la population active et surtout accélérer la cadence de consommation des crédits alloués aux différents secteurs dans cette wilaya pour pouvoir bénéficier de finances supplémentaires, telles sont les priorités sur lesquelles le bilan sera jugé dans un proche avenir par ces populations qui espèrent des jours meilleurs, d’autant plus que l’on est à la veille de rendez-vous électoraux, au cours desquels on évaluera toutes ces actions sur le terrain. Pour s’imprégner du climat qui prévaut aujourd’hui dans cette région, nous nous sommes rapprochés de politiques et des créateurs de richesses pour connaître leurs points de vue.

Inquiétude des entrepreneurs

Le volet économique est l’élément locomoteur des tous les autres secteurs duquel dépend l’amélioration du bien-être quotidien des populations. Actuellement, il connaît une de ses périodes les plus difficiles, de l’avis de ceux qui continuent contre vents et marrées à exercer leur activité au risque de perdre même de leurs capitaux, compte tenu des conditions pas du tout favorables pour s’y installer.

En effet, selon le président de la chambre de commerce et d’industrie du Djurdjura (CCID), Ameziane Medjkouh, «les conditions dans lesquelles nous évoluons au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou sont aux antipodes des normes de toute action d’investissement, que ce soit coté préparation des sites pour accueillir des investissements ou encore la fiscalité qui singularise cette région», en rappelant que les événements de Kabylie ont été un facteur d’aggravation de la situation locale après la décennie noire. Pour notre interlocuteur, la crise de 2001 était «une onde de choc qui a perturbé toute activité économique dans la région et s’est traduite de différentes manières. On a alors enregistré des désistements et la mise en veilleuse de l’investissement d’au moins une trentaine de projets créateurs de centaines d’emplois, en plus de la concurrence des travailleurs des autres wilayas qui exerçaient dans des conditions plutôt favorables».

Aujourd’hui, M. Medjkouh considère que «l’investissement public dans le domaine des infrastructures de base de ces dernières années n’est pas à la hauteur des besoins, même si cela contribue à la relance économique, eu égard au retard enregistré à la suite de cette crise, vu l’état des zones industrielles de la wilaya, qui demeurent au stade de l’aménagement, à l’exemple du port d’Azeffoun qui peine à démarrer dans sa vocation économique». La solution susceptible de sortir la wilaya de sa léthargie, c’est de se tourner vers le tourisme, notamment une meilleure prise en charge de zones d’expansion touristiques, selon notre interlocuteur. Interrogé sur le problème de l’insécurité qui règne dans la région et son influence sur l’action d’investir,

M. Medjkouh a indiqué que «le doute est l’ennemi numéro 1 de l’investissement, alors que le risque ou le danger, c’est fatal», avant d’inviter les pouvoirs publics à mettre tous les moyens nécessaires en place pour le retour à la sécurité, et cela est de leur ressort et que l’heure est à la mobilisation générale pour que la région retrouve sa prospérité.

Les politiques divisés

Aujourd’hui, pour avoir une idée sur l’évaluation de la situation en Kabylie, nous avons sollicité les politiques et les représentants de partis. Des uns aux autres, les avis divergent sur les méthodes à utiliser pour sortir définitivement de la crise, mais ils partagent la même opinion selon laquelle la Kabylie fait toujours face aux conséquences dramatiques des évènements de ces dernières années. Pour le RND/Tizi-ouzou, représenté par Benyoucef Mokrane, «après une période de troubles cycliques dans notre région depuis l’indépendance, il y a eu ce dialogue Gouvernement-Aârch qui a permis une détente et mettre fin au climat de violence, mais sans pour autant que cela relance le développement dans cette wilaya. Malgré toute la manne financière dont elle a bénéficié, à l’exemple des 78 milliards de dinars du plan quinquennal, tout peine à redémarrer dans la région». Pour notre interlocuteur, le nerf de cette instabilité c’est la sécurité, en dépit de climat moins tendu qu’auparavant. Autre problème, le commerce informel est l’un des fléaux à combattre en mettant des moyens de sécurité supplémentaires dans la région, selon le responsable du RND, qui n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme quant à l’aggravation de l’insécurité qui règne en Kabylie par l’apparition du phénomène de kidnapping aux côtés de la prolifération de la drogue chez les jeunes. Pour M. Bnyoucef, l’argent ne suffit  pas à lui seul pour que la région sorte de la crise. Il nous fera remarquer «une certaine léthargie dans les APC qui prend en otage les populations» et cite le parti majoritaire à Tizi-ouzou qu’il accuse d’immobilisme dans la gestion des affaires de la cité. Dans le sillage de la relance de l’investissement privé et étatique, il préconise «la facilitation des procédures administratives inhérentes à ce dossier». Le responsable du RND s’est félicité de la tenue des élections locales en 2005 dans des conditions normales et que le politique a été réhabilitée dans la région. Le FFS de son côté, par la voix de Boudjemaâ Salem, vice-président de l’APW de Tizi-ouzou, a un autre regard sur le statu quo dans la région met cela sur le compte des instruments de la gestion, en dotant l’élu de plus de prérogatives avant de rappeler que «la Kabylie continue toujours de payer le prix de ses engagements en faveur du combat démocratique». Pour lui, «en l’absence dune vision économique, la manne financière dont dispose notre pays ne nous sera pas profitable». Le responsable du FFS s’est félicité de la tenue des dernières élections locales et de la réhabilitation de l’activité politique dans la région et reconnaît que la situation est en train de s’améliorer, pourvu que l’on fasse preuve de transparence et déjouer la manipulation, avant de tenir pour responsable l’administration de la stagnation de l’activité économique dans cette wilaya qu’il accuse de «manque de suivi rigoureux dans la concrétisation des différents projets de développement local». Pour M. Boudjemaâ, «malgré cette disponibilité financière, il faut qu’une revendication soit exprimée par la violence pour que les pouvoirs publics la prennent en charge» et s’interroge sur cet état de fait. M. Boudiaf Boussaâd, membre du bureau régional du RCD de Tizi-ouzou dresse un tableau noir de la situation qui prévaut dans la région, malgré l’argent du pétrole. En effet, il relève qu’au quotidien, rien ne s’améliore mais empire chaque jour un peu plus : «Le chômage qui galope et qui touche toute les couches, l’insécurité généralisée et banalisée, une corruption normale et courante et la bureaucratie et tous les maux plus haut font fuir les investisseurs existants ou à venir». Pour le responsable du RCD, «le FLN et le RND qui ont promis des milliards durant la campagne électorale (élections partielles) n’ont rien ramené et ne font rien pour soulager les communes qui pataugent dans le surendettement sous un règne sans partage des chefs de daïra et ce n’est pas la bonne volonté annoncée et répétée des autorités de wilaya qui changera quelque chose», avant de préconiser un plan Orsec pour la sortie de crise et appellent les autres élus à faire comme ceux du RCD pour aider les populations de la région pour une vie quotidienne meilleure. Le mouvement citoyen pour sa part et par la voix de Belaïd Abrika souligne «des avancées considérables depuis l’entame du dialogue tout en relevant des lacunes et exprimant des inquiétudes quant au retard dans l’exécution des questions tranchées durant le processus du dialogue». Le porte-parole des dialoguistes soutient qu’«en 2007, l’optimisme l’emportera sur le désespoir et permettra d’amorcer l’aboutissement de notre noble combat». Abrika rappellera que «la région est otage des luttes fratricides stériles, stérilisantes, politiciennes et sclérosées, ce qui a engendré un grand retard en matière de développement, dû principalement à l’incompétence, aux problèmes bureaucratiques spécifiques à la région et aux luttes d’intérêts bassement matérialistes, antérieures aux événements du Printemps noir». Pour le porte-paroles des Aarch, «il ne suffit pas d’avoir des disponibilités financières mais il faut aussi et surtout des compétences qui peuvent penser le développement humain à court, à moyen et long terme afin de faire face à l’immobilisme et de répondre aux attentes grandissantes et légitimes des populations pour sortir définitivement de ce marasme».

H. M.

 

 

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