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L’histoire
et les lettres en deuil
Mostefa Lechraf n’est plus
Personnalité politique, historique, homme de lettres et
commis de l’Etat, Mostefa Lechraf est décédé, hier, à
Alger, à l’âge de 90 ans. Ex-ministre de l’Education
nationale dans le gouvernement du défunt président
Houari Boumediene et ambassadeur dans plusieurs
capitales étrangères, Mostefa Lechraf s’est éteint à
l’âge de 90 ans, indique l’agence APS qui cite la
famille du défunt comme source. Connu surtout pour ses
essais sur l’histoire du nationalisme algérien, Mostefa
Lechraf, a été admis le 23 décembre 2006 à
l’établissement hospitalier spécialisé (EHS) du
Dr
Maouche Mohamed Amokrane, (ex-centre national de la
médecine sportive), situé à Clairval, dans la commune de
Bouzareah à Alger, suite à un accident cardiovasculaire
cérébral. Le défunt sera enterré aujourd’hui, au
cimetière d’El-Alia, à d’Alger. Mostefa Lechraf est né
le 7 mars 1917 à Sidi-Aïssa (M’sila). Diplômé de la
médersa Tha’àlibiyya d’Alger et de la Sorbonne à Paris,
il rejoint très tôt le mouvement nationaliste et
collabore à la presse clandestine du PPA-MTLD. Arrêté le
22 octobre 1956 lors du détournement par les autorités
françaises de l’avion qui transportait la délégation du
FLN en compagnie de laquelle il effectuait le vol de
Rabat à Tunis, il ne sera libéré, pour raison de santé
et placé en résidence surveillée qu’à la fin de l’année
1961. Il parvient à sortir clandestinement de la France
et gagne Le Caire et Tunis.
Membre
du CNRA (Conseil national de la révolution algérienne),
il participe à l’élaboration du programme de Tripoli.
Ambassadeur de carrière à partir de 1966, Mostefa
Lechraf est nommé ministre de l’Education nationale en
1977, avant de revenir à ses fonctions diplomatiques en
1979. En 1986, il prend finalement sa retraite qu’il
interrompt lorsqu’en 1992, le président Boudiaf le
désigne en qualité de membre du Conseil consultatif
national.
Mostefa Lechraf est l’auteur d’une œuvre
particulièrement dense et s’est régulièrement signalé
dans la presse nationale par des études et prises de
position liées à la situation en Algérie.
M.
K.
ANSEJ
Création de de 230 000 emplois
Au 31
décembre 2006, plus de 81 000 micro-entreprises ont été
créées par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de
jeunes (Ansej), ayant permis de générer plus de 231 000
emplois au niveau national, indique une source de l’Ansej,
citée par l’agence APS. Selon cette source, «l’Agence
nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) a créé
depuis le lancement de l’opération du dispositif de
création de l’emploi des jeunes promoteurs, au 31
décembre 2006, quelque 81 476 micro-entreprises qui ont
généré 231 546 emplois». «Parmi les
projets financés dans le cadre du dispositif Ansej, 71
999 projets ont bénéficié d’un financement triangulaire
(Ansej, promoteur et banque) ayant généré 204 521
emplois et 6 192 projets ont bénéficié d’un financement
mixte (Ansej/ promoteur) générant ainsi 15 868 emplois»,
a-t-elle encore souligné. Quant aux projets créés dans
le cadre de l’autofinancement (promoteurs), la même
source précise, qu’ils sont au nombre de 3 285 ayant
généré 11 157 emplois. Le montant global du financement
des 81 476 projets a atteint 158,8 milliards de dinars,
dont 145 milliards de dinars dans le cadre du
financement triangulaire et 5,4 milliards de dinars à
travers la contribution personnelle du postulant au
crédit (promoteur). Parmi ces micro entreprises,
rappelle-t-on, 530 micro-entreprises représentant 20
secteurs d’activités participeront au Salon national de
la micro-entreprise qui se tiendra dans une semaine au
Palais des expositions (Safex) à Alger.
Conseil
de Gouvernement
La
nouvelle stratégie industrielle au menu
Le
Conseil de gouvernement poursuivra, aujourd’hui, l’étude
du projet sur la stratégie industrielle. C’est ce qu’a
annoncé le ministre des Participations et de la
Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar. «Le
Conseil de gouvernement va continuer demain
(aujourd’hui) à étudier et à approfondir deux points
principaux, dont celui de l’investissement direct des
étrangers (IDE) et le projet portant stratégie
industrielle», a-t-il indiqué, en marge de l’ouverture
de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe
2007». Le ministre a, en outre, souligné que le
gouvernement a pris en considération tous les avis et
études qui lui ont été transmis, notamment de l’UGTA. M
Temmar a annoncé, par ailleurs, que la tenue des assises
sur la stratégie industrielle aura lieu durant le
premier trimestre de l’année en cours.
Pour
rappel, Abdelhamid Temmar avait souligné récemment
«l’importance que revêt, pour l’avenir de l’Algérie, la
stratégie industrielle, indiquant qu’il faut sortir des
hydrocarbures pour aller vers une industrie
stratégique». Il avait également indiqué que «la
stratégie industrielle ambitionne d’ériger l’Algérie en
centre compétitif efficace et générateur d’une
importante valeur ajoutée à travers l’amendement du
système économique, le développement des ressources
humaines et un meilleur aménagement du territoire».
«Il
s’agit également d’une restructuration approfondie des
infrastructures industrielles existantes et des
potentialités que recèlent les opérateurs économiques en
sus d’un cadre d’intervention efficace et flexible de
l’Etat», dira le ministre.
Congrès
de l’UMP
Les
derniers préparatifs de Sarkozy
Le
parti majoritaire français, l’UMP, tiendra,
aujourd’hui, à Paris, son congrès qui intronisera son
président et unique candidat à la présidentielle de
2007, Nicolas Sarkozy, soutenu désormais par des
militants UMP parmi les plus réticents jusque-là, à sa
candidature.
A la
veille de ce rendez-vous prévu au Parc des expositions
de la Porte de Versailles et qui se veut un «congrès du
rassemblement et de l’unité» de l’UMP, la ministre de la
Défense, Michèle Alliot-Marie, a annonçé son ralliement
à la candidature du ministre de l’Intérieur. Mme.
Alliot-Marie, qui avait entretenu le suspense sur sa
candidature à la présidentielle de 2007, a fini, ainsi,
par renoncer à son intention de se présenter à cette
élection «en dehors de l’UMP», après avoir rencontré
vendredi en fin de journée
M.
Sarkozy. «Je veux l’aider à pouvoir rassembler, non
seulement dans notre famille politique mais également
au-delà de notre famille politique, tous ceux qui se
reconnaissent dans les idées et dans les valeurs qui
sont les miennes», a-t-elle expliqué. Vendredi soir, le
Premier ministre Dominique de Villepin, que l’on
disait
hésitant, a fait savoir de son côté qu’il participera
bien aujourd’hui à ce congrès qui marquera le lancement
de la campagne électorale du candidat UMP à la
présidentielle du printemps prochain. «Dominique de
Villepin se rendra au congrès de l’UMP aujourd’hui 14
janvier. Le Premier ministre et Nicolas Sarkozy ont eu à
ce sujet un échange téléphonique amical ce soir même», a
annoncé vendredi Matignon. Selon l’entourage du ministre
de l’Intérieur, celui-ci a eu en fait plusieurs
conversations téléphoniques avec M. de Villepin. Ce
dernier a reçu, mardi dernier, lors d’une réu-nion à
l’Assemblée nationale, une «bronca» de la part des
députés
«sarkozystes»,
ce qui laissait planer le doute sur sa participation à
ce congrès. Il n’est toutefois pas prévu que M. de
Villepin participe au vote d’investiture de M. Sarkozy,
comme il l’avait annoncé au cours de cette semaine.
Quant
au président Jacques Chirac, il n’adressera pas de
message ni ne se fera représenter au congrès,
contrairement à ce qu’il avait fait le 28 novembre 2004
au Bourget (près de Paris) à l’occasion de l’élection de
Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP.
«Institutionnellement, ce n’est pas possible», explique
son entourage. Conforté par de nombreux ralliements de
militants et par des sondages le donnant au «coude à
coude» avec la candidate socialiste Ségolène Royal, le
président de l’UMP est ainsi rassuré sur son investiture
en tant que candidat à la présidentielle, d’autant qu’il
est l’unique prétendant de sa «famille politique». Il
entamera, après le 14 janvier, sa campagne électorale en
se rendant, dès lundi, notamment au Mont Saint-Michel,
où le candidat Chirac était allé en mars 2002 (campagne
électorale de la présidentielle de 2002). Selon son
entourage, le ministre-candidat, qui devrait rester au
gouvernement «au moins jusqu’à la fin de la session
parlementaire» de fin février, effectuera désormais
trois déplacements par semaine, dont un en région
parisienne.
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