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LA UNE La journée d’hier a été consacrée à l’audition du caissier principal de Khalifa Bank. Insistant sur le fait qu’il a toujours agi sur ordre de Rafik Abdelmoumen, il révèlera d’assez curieux détails sur la gestion de la fameuse banque.

14/01/07

 

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Enquête

Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

La situation sociopolitique en Kabylie, six ans après le déclenchement des événements tragiques du printemps 2001, demeure une question d'actualité pour toute la nation algérienne, car il s'agit d'une nouvelle plaie ouverte dans l'histoire de cette région, qui nécessite d'énormes efforts et sacrifices de part et d'autre pour que les blessures soient à nouveau pansées. 

Reportage réalisé par Hamid M.

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Le caissier principal de Khalifa Bank devant la juge

Khalifa retirait un milliard

en 15 minutes

La journée d’hier a été consacrée à l’audition du caissier principal de Khalifa Bank. Insistant sur le fait qu’il a toujours agi sur ordre de Rafik Abdelmoumen, il révèlera d’assez curieux détails sur la gestion de la fameuse banque.

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 Les Titres

 

Aboudjerra Soltani :

«Mon frère travaillait chez Khalifa, est-ce un crime ?»

 

Djamel Ould Abbès

«Je n’ai même pas besoin d’un avocat»

 

Extradition de Abdelmoumen Khalifa

Belkhadem jette la balle aux Britanniques

 

L'histoire et les lettres en deuil

Mostefa Lechraf n’est plus

 

Hausse des salaires dans le secteur privé

Ce n’est pas pour demain

 

 Le Trait d'Abi

 Divers

 

 L’histoire et les lettres en deuil

Mostefa Lechraf n’est plus

Personnalité politique, historique, homme de lettres et commis de l’Etat, Mostefa Lechraf est décédé, hier, à Alger, à l’âge de 90 ans. Ex-ministre de l’Education nationale dans le gouvernement du défunt président Houari Boumediene et ambassadeur dans plusieurs capitales étrangères, Mostefa Lechraf s’est éteint à l’âge de 90 ans, indique l’agence APS qui cite la famille du défunt comme source. Connu surtout pour ses essais sur l’histoire du nationalisme algérien, Mostefa Lechraf, a été admis le 23 décembre 2006 à l’établissement hospitalier spécialisé (EHS) du

Dr Maouche Mohamed Amokrane, (ex-centre national de la médecine sportive), situé à Clairval, dans la commune de Bouzareah à Alger, suite à un accident cardiovasculaire cérébral. Le défunt sera enterré aujourd’hui, au cimetière d’El-Alia, à  d’Alger. Mostefa Lechraf est né le 7 mars 1917 à Sidi-Aïssa (M’sila). Diplômé de la médersa Tha’àlibiyya d’Alger et  de la Sorbonne à Paris, il rejoint très tôt le mouvement nationaliste et collabore à la presse clandestine du PPA-MTLD. Arrêté le 22 octobre 1956 lors du détournement par les autorités françaises de l’avion qui transportait la délégation du FLN en compagnie de laquelle il effectuait le vol de Rabat à Tunis, il ne sera libéré, pour raison de santé et placé en résidence surveillée qu’à la fin de l’année 1961. Il parvient à sortir clandestinement de la France et gagne Le Caire et Tunis.

Membre du CNRA (Conseil national de la révolution algérienne), il participe à l’élaboration du programme de Tripoli. Ambassadeur de carrière à partir de 1966, Mostefa Lechraf est nommé ministre de l’Education nationale en 1977, avant de revenir à ses fonctions diplomatiques en 1979. En 1986, il prend finalement sa retraite qu’il interrompt lorsqu’en 1992, le président Boudiaf le désigne en qualité de membre du Conseil consultatif national.

Mostefa Lechraf est l’auteur d’une œuvre particulièrement dense et s’est régulièrement signalé dans la presse nationale par des études et prises de position liées à la situation en Algérie.

M. K.

 

 ANSEJ

Création de de 230 000 emplois

Au 31 décembre 2006, plus de 81 000 micro-entreprises ont été créées par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej), ayant permis de générer plus de 231 000 emplois au niveau national, indique une source de l’Ansej, citée par l’agence APS. Selon cette source, «l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) a créé depuis le lancement de l’opération du dispositif de création de l’emploi des jeunes promoteurs, au 31 décembre 2006, quelque 81 476 micro-entreprises qui ont généré 231 546 emplois». «Parmi les

projets financés dans le cadre du dispositif Ansej, 71 999 projets ont bénéficié d’un financement triangulaire (Ansej, promoteur et banque) ayant généré 204 521 emplois et 6 192 projets ont bénéficié d’un financement mixte (Ansej/ promoteur) générant ainsi 15 868 emplois», a-t-elle encore souligné. Quant aux projets créés dans le cadre de l’autofinancement (promoteurs), la même source précise, qu’ils sont au nombre de 3 285 ayant généré 11 157 emplois. Le montant global du financement des 81 476 projets a atteint 158,8 milliards de dinars, dont 145 milliards de dinars dans le cadre du financement triangulaire et 5,4 milliards de dinars à travers la contribution personnelle du postulant au crédit (promoteur).     Parmi ces micro entreprises, rappelle-t-on, 530 micro-entreprises représentant 20 secteurs d’activités participeront au Salon national de la micro-entreprise qui se tiendra dans une semaine au Palais des expositions (Safex) à Alger.

 

 Conseil de Gouvernement

La nouvelle stratégie industrielle au menu

Le Conseil de gouvernement poursuivra, aujourd’hui, l’étude du projet sur la stratégie industrielle. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Participations et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar. «Le Conseil de gouvernement va continuer demain (aujourd’hui) à étudier et à approfondir deux points principaux, dont celui de l’investissement direct des étrangers (IDE) et le projet portant stratégie industrielle», a-t-il indiqué, en marge de l’ouverture de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007». Le ministre a, en outre, souligné que le gouvernement a pris en considération tous les avis et études qui lui ont été transmis, notamment de l’UGTA. M Temmar a annoncé, par ailleurs, que la tenue des assises sur la stratégie industrielle aura lieu durant le premier trimestre de l’année en cours.

Pour rappel, Abdelhamid Temmar avait souligné récemment «l’importance que revêt, pour l’avenir de l’Algérie, la stratégie industrielle, indiquant qu’il faut sortir des hydrocarbures pour aller vers une industrie stratégique». Il avait également indiqué que «la stratégie industrielle ambitionne d’ériger l’Algérie en centre compétitif efficace et générateur d’une importante valeur ajoutée à travers l’amendement du système économique, le développement des ressources humaines et un meilleur aménagement du territoire».

«Il s’agit également d’une restructuration approfondie des infrastructures industrielles existantes et des potentialités que recèlent les opérateurs économiques en sus d’un cadre d’intervention efficace et flexible de l’Etat», dira le ministre.

 

 Congrès de l’UMP

Les derniers préparatifs de Sarkozy

Le parti majoritaire français, l’UMP, tiendra,  aujourd’hui, à Paris, son congrès qui intronisera son président et unique candidat à la présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, soutenu désormais par des militants UMP parmi les plus réticents jusque-là, à sa candidature.

A la veille de ce rendez-vous prévu au Parc des expositions de la Porte de Versailles et qui se veut un «congrès du rassemblement et de l’unité» de l’UMP, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a annonçé son ralliement à la candidature du ministre de l’Intérieur. Mme. Alliot-Marie, qui avait entretenu le suspense sur sa candidature à la présidentielle de 2007, a fini, ainsi, par renoncer à son intention de se présenter à cette élection «en dehors de l’UMP», après avoir rencontré vendredi en fin de journée

M. Sarkozy. «Je veux l’aider à pouvoir rassembler, non seulement dans notre famille politique mais également au-delà de notre famille politique, tous ceux qui se reconnaissent dans les idées et dans les valeurs qui sont les miennes», a-t-elle expliqué. Vendredi soir, le Premier ministre Dominique de Villepin, que l’on

disait hésitant, a fait savoir de son côté qu’il participera bien  aujourd’hui à ce congrès qui marquera le lancement de la campagne électorale du candidat UMP à la présidentielle du printemps prochain. «Dominique de Villepin se rendra au congrès de l’UMP  aujourd’hui 14 janvier. Le Premier ministre et Nicolas Sarkozy ont eu à ce sujet un échange téléphonique amical ce soir même», a annoncé vendredi Matignon. Selon l’entourage du ministre de l’Intérieur, celui-ci a eu en fait plusieurs conversations téléphoniques avec M. de Villepin. Ce dernier a reçu, mardi dernier, lors d’une réu-nion à l’Assemblée nationale, une «bronca» de la part des députés

«sarkozystes», ce qui laissait planer le doute sur sa participation à ce congrès. Il n’est toutefois pas prévu que M. de Villepin  participe au vote d’investiture de M. Sarkozy, comme il l’avait annoncé au cours de cette semaine.

Quant au président Jacques Chirac, il n’adressera pas de message ni ne se fera représenter au congrès, contrairement à ce qu’il avait fait le 28 novembre 2004 au Bourget (près de Paris) à l’occasion de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP.

«Institutionnellement, ce n’est pas possible», explique son entourage. Conforté par de nombreux ralliements de militants et par des sondages le donnant au «coude à coude» avec la candidate socialiste Ségolène Royal, le président de l’UMP est ainsi rassuré sur son investiture en tant que candidat à la présidentielle, d’autant qu’il est l’unique prétendant de sa «famille politique». Il entamera, après le 14 janvier, sa campagne électorale en se rendant, dès lundi, notamment au Mont Saint-Michel, où le candidat Chirac était allé en mars 2002 (campagne électorale de la présidentielle de 2002). Selon son entourage, le ministre-candidat, qui devrait rester au gouvernement «au moins jusqu’à la fin de la session parlementaire» de fin février, effectuera désormais trois déplacements par semaine, dont un en région parisienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Nadia Kerraz

Les chaînons manquants

Les jours du  procès Khalifa s’égrènent, apportant dans leur sillage quelques révélations, de quoi faire le bonheur des quotidiens et surtout la confirmation de ce qui avait été rapporté il y a plusieurs mois par la presse. Le                    Jour d’Algérie en premier. A savoir que l’empire de Abdelmoumen Khalifa, qui a suscité tant d’envies et a été donné en exemple dans une Algérie en quête d’un modèle de réussite de l’option ultralibérale prônée par des économistes et des politiques en mal de repères idéologiques était une chimère. Aujourd’hui, le constat est sans appel au vu de l’ampleur du préjudice occasionné tant au Trésor public qu’aux simples particuliers, poussés à croire en un mirage entretenu par une presse qui, contrairement à ses habitudes, n’avait fait preuve d’aucune                    méfiance à l’égard d’un golden boy devenu milliardaire du jour au lendemain, aveuglée par les pages de pub dont elle était arrosée. Cette réalité qui éclabousse du beau monde, puisque hauts responsables et personnalités du monde sportif et artistique sont impliqués, incite toutefois à la méditation. Que va-t-il rester à l’issue de ce procès à travers lequel on espère exorciser un système et une société de leur mal le plus profond : la corruption. Mais pour ce faire, il faudrait aussi, et surtout, faire en sorte que les bonnes questions soient posées à l’occasion de l’audition des prévenus et témoins. Le déroulement du procès qui en est à son cinquième jour, entretient l’illusion que l’on s’achemine, étape après étape, vers la levée du voile qui a entouré l’édification de l’empire de Abdelmoumen Khalifa. Ceux qui sont appelés à la barre apportent leurs éclaircissements. Mais en dépit de leurs promesses à répondre, le doute subsistera quant à savoir s’ils ont tout livré à la justice. Et pour cause, en l’absence du principal accusé, d’autres cadres en fuite et de l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie qui a pris le parti de ne pas se présenter devant le tribunal criminel de Blida, il est certain que les déclarations des présents ne seront pas remises en cause. La confrontation des principaux témoins et accusés n’aura pas lieu. L’extradition de Khalifa a été sabotée, a déclaré Mokrane Aït Larbi, jetant ainsi un trouble dans les esprits. La volonté politique dont ont fait montre les autorités algériennes est-elle pour autant remise en cause ? Il est pour l’heure prématuré de s’avancer pour porter un jugement définitif. Il serait donc plus sage d’attendre, mais en croisant les doigts. Car toute velléité de manipuler le procès à d’autres fins que celles annoncées, et qui ont toutes le dénominateur commun de mettre le pays à l’arbi d’un Abdelmoumen Khalifa-bis, finira par être ébruitée. Et ce jour-là, le rideau tombera car on comprendra le pourquoi de ces chaînons manquants constatés lors de la tenue du procès qui, en d’autres temps, ne se serait pas tenu.

N. K.

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