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Annulation de contrats français en Algérie

Chacun défend ses intérêts

Réactions des partis politiques

La France fait pression sur l’Algérie

Me Farouk Ksentini évoque l’affaire des sept moines

«Qu’ils lèvent le secret défense, l’Algérie n’a rien à cacher»

Le GSPC obtient encore 5 millions d’euros

Quand l’Occident finance le terrorisme

La convention africaine sur le financement du terrorisme piétinée

Conflit travailleurs/ Djazair Port World

Les dockers menacent d’une grève de la faim

Visite d’Etat du président cubain

Une occasion de booster les relations bilatérales

Université et marché de travail

Une équation à trois inconnus 

TIZI OUZOU

Feux de forêts et la température frôle les 50°

Légumes secs en Algérie

Des mesures incitatives pour relancer la filière

Projets hydrauliques

Appel aux Américains

Dessalement d’eau de mer

Kahrama livre son cent millionième m3 d’eau

 

 14/07/09

Annulation de contrats français en Algérie

Chacun défend ses intérêts

Plusieurs projets français ont été annulés ces derniers temps par l’Algérie pour diverses raisons et des négociations sur d’autres peinent à aboutir, notamment depuis l’annonce des nouvelles mesures en matière d’investissements étrangers en Algérie.

Ces mesures consistent essentiellement en une part de 51% au profit du partenaire algérien dans tout contrat d’investissement étranger en Algérie et une part de 30% pour l’opérateur algérien en association avec le partenaire étranger. L’annonce de ces mesures, qui devraient être introduites dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009, a suscité beaucoup d’interrogations de la part des étrangers et plus particulièrement les Français. Les contrats français ont été bloqués ou annulés, jusque-là, par la partie algérienne. C’est le cas de l’épisode avec la compagnie aérienne française Aigle Azur sur laquelle le gouvernement français a jugé bon d’intervenir pour démêler la situation, mettant en avant la menace sur les effectifs, soit 1 000 emplois d’Aigle Azur en France, sans tenir compte des 10 000 emplois d’Air Algérie, selon la version algérienne. En effet, cet été Aigle Azur a  vu ses vols bloqués sur le sol français en l’absence d’autorisation des autorités algériennes. La direction de l’aviation civile du ministère des Transports à Alger a annoncé dimanche «sa disposition à examiner une demande de vols supplémentaires» de la compagnie française de transport aérien Aigle Azur. Dans un communiqué rendu public, «la direction de l’aviation civile a fait part à cette compagnie de sa disposition à examiner une demande de vols supplémentaires d’environ 1 400 sièges pour des vols qui s’étaleront du 15 juillet jusqu’à 2 août 2009». La compagnie nationale, Air Algérie «devra bénéficier, pour sa part, de la même capacité en termes de vols supplémentaires ou d’Irgav (changement d’appareil pour une plus grande capacité de transport) durant cette même période», a-t-on ajouté de même source. Dans ce communiqué, qui fait suite à ceux des 24 et 28 juin relatifs à la demande de vols supplémentaires introduite par Aigle Azur, la direction de l’aviation civile du ministère des Transports a fait également savoir que «les calculs établis montrent un dépassement de la limite de 30% en ce qui concerne la liaison Alger-Paris, et de 25% en ce qui concerne les liaisons Paris-Oran et Paris-Béjaïa en faveur du pavillon français (Air France, Aigle Azur et Air Méditerranée)». Enfin, «un autre point de situation sera effectué dans la 2e décade de juillet 2009», a conclu le communiqué du ministère. Par ailleurs, le groupe de construction Bouygues, via sa filiale Colas Rail, vient de perdre un contrat de 40 millions d’euros dans les chemins de fer. L’Agence nationale des investissements ferroviaires (Anesrif) a annulé l’attribution du projet relatif aux études et travaux d’assainissement ainsi que le renouvellement de rail des lignes reliant Mohammadia dans la wilaya de Mascara à Mostaganem et Oued Tin à Arzew en passant par Marsat El Hadjadj près d’Oran. L’Anesrif avait confié ce projet il y a quelques mois au groupement franco-algérien Sécorail-Sotref. La société Sécorail a été rachetée par Colas Rail, filiale de Bouygues. Le projet était en instance à la Commission nationale des marchés publics. Bouygues construction a quitté l’Algérie fin mars après plusieurs années de présence infructueuse et Colas Rail a décidé également de faire ses bagages après avoir modernisé la ligne ferroviaire Bejaïa-Beni Mansour.

Aussi, la commission nationale des marchés publics (CNMP) a refusé de valider le contrat liant la Protection civile au concessionnaire automobile français Peugeot Algérie pour la livraison de 620 ambulances. Le prix d’une ambulance équipée dépasse les 3 millions de dinars.

D’autres projets français en Algérie sont en souffrance, selon les Français, comme le cas de l’assureur français AXA qui attend toujours son agrément du Conseil national des assurances (CNA) pour s’installer en Algérie.

L’Algérie, pour sa part, défend ses intérêts en campant sur sa position en maintenant les mesures économiques. Ainsi, les Français perdront énormément d’argent. C’est pourquoi, de son coté la France  exerce des pressions sur Alger en ressuscitant l’affaire des moines trappistes assassinés pendant la décennie du terrorisme qu’a connue l’Algérie en espérant ainsi obtenir des concessions sur le plan économique.    

Par Fella M.

 

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Réactions des partis politiques

La France fait pression sur l’Algérie

Pourquoi Paris a fait sortir cette histoire «d’implication» de l’armée algérienne dans l’assassinat  des sept moines de Tibhirine en ce moment après maintenant treize ans passés sur un crime qui a été revendiqué par le GIA ?

Ce fut la question principale qui reste posée tout en essayant  de trouver des réponses qui tiennent la route malgré qu’Alger a fait le choix du silence. En tout cas, la classe politique qui n’a pas réagi sur place à l’exception du parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia se rapproche dans ses visions, car dans l’ensemble, il y a état de faire le lien entre cette «pression» et l’aspect colonial, le devoir de mémoire, l’intérêt économique et enfin  essayer de détourner l’opinion française sur les scandales internes et soigné l’image du président français très impliqué dans l’affaire de Karachi.

Les partis réagissent

Les partis politiques que nous avons contactés, hier, afin d’avoir leur vision sur les «provocations» de Paris fondées sur «des bavardages» d’un général français en retraite, puisque jusqu’a présent les formations politiques ont préféré le silence comme le cas des officiels en Algérie à l’exception du parti du RND a qui fut le seul parti qui a dénoncé la remise sur le tapis de l’affaire des moines de Tibhirine qui remonte à 1996. Dans leurs réponses, les partis, notamment le Mouvement pour la paix et la société et le Front de libération nationale, le Front national algérien et El Islah ,  chacun d’eux a eu une lecture différente mais qui n’est pas loin de l’autre, notamment  le fait que Paris veut  faire pression sur l’Algérie par rapport aux dernières mesures économiques, préserver la place «menacée» de la France en Algerie et fuir sa responsabilité face  à  la revendication de la repentance.

Le FLN et El Islah  évoquent  la question de la repentance

Contacté par téléphone, le porte-parole du Front de libération nationale (FLN), Saïd Bouhedja dira que la position de Paris est une manœuvre dévoilée et claire d’autant que le témoignage de l’ex- général français se base sur  un argument non fondé. Selon lui, cette pression  intervient suite aux «pressions profondes» qu’exerce l’Algérie sur la revendication des excuses de la France officielle sur les crimes commis par la France coloniale, d’autant que cette pression  intervient à la veille de la visite du Président de la République en France programmée pour le début d’automne prochain, une visite qui a été déjà reportée.

Pour M. Bouhedja , il s’agit d’apaiser les pressions menées par l’Algérie en responsabilisant  l’Algérie sur l’assassinat des moines de Tibhirine revendiqué par l’émir du  GIA de l’époque.

Revenant  sur la question de la repentance, il a expliqué que celle-ci  est maintenue, car selon lui «il ne peut y avoir une relation d’amitié avec la France sans des excuses officielles».

Par ailleurs, il a déclaré qu’en dehors de la repentance, celle-ci  est, selon le FLN, la cause principale de la provocation française Toutefois, d’autres causes existent, notamment les problèmes internes que vit le président Sarkozy.

Interrogé si cette pression a une relation avec les mesures prises par le gouvernement algérien concernant l’investissement étranger, il a réaffirmé que la réalité des choses est que la France cherche à apaiser la pression menée par l’Algérie concernant la repentance.

Le parti d’El Islah , partage

l’avis du FLN , car selon son SG Djamel Benabdesslam, la France est condamnée complètement des crimes coloniaux . A ce titre, il expliquera que la meilleure manière pour la France, c’est de tenir actuellement une attaque pour se défendre. Ajoutant qu’au lieu de s’excuser auprès du peuple algérien, la France essaye d’inventer d’autres histoires. Interrogé si cette pression a une relation avec les mesures prises par le gouvernement algérien concernant l’investissement étranger, il dira que la France reste le premier gagnant du marché algérien ajoutant que «la France a eu toujours ce qu’elle voulait en matière d’économie» mais la vraie cause est liée à la question de l’indemnisation et la repentance.

Le FNA pense qu’il s’agit de défendre l’intérêt économique français

Pour Moussa Touati, président du FNA, il s’agit d’un «harcèlement» clair basé purement sur des intérêts économiques et stratégiques. Car selon lui, la France qui se sent menacée avec la place qu’essayent d’avoir les Etats-Unies sur le marché algérien, elle ressort donc l’affaire des moines de Tibhirine  pour préserver sa part en Algérie. S’agissant de la relation entre cette pression française et les mesures relatives, M.Touati dira qu’«’il n’ y a pas d’investissement étranger mais un vol étranger». 

Le  MSP pense que le dossier est clos

De son coté, le parti de Bouguerra Soltani dénonce les accusations qui touchent l’Armée nationale. Dans ce cadre, M. Djemaâq chargé de la communication au niveau du MSP, nous expliquera que son parti croit que le dossier de l’assassinat des moines de Tibhirine  ne devait pas être dévoilé en ce moment puisqu’il est clos. Sauf s’il y a derrière des pensées politiques, notamment l’affaire de Karachi.

Dans ce contexte, il a ajouté que le MSP dénonce cette pression et croit qu’ils essayent de porter atteinte à une institution qui a apporté une stabilité au pays à travers la lutte contre le terrorisme. Selon lui, c’est une affaire qui n’a pas lieu d’être, il s’agit de dissimuler d’autres affaires comme est le cas des derniers contrats économiques perdus par la France sur le marché algérien. Avant d’affirmer qu’il ne faut pas verser dans la polémique, puisque l’affaire des moines a été tranchée. Selon lui, «il ne faut pas trop s’attarder sur ça».

Le RND reste le premier parti à avoir réagi

Enfin, le RND qui fut le Premier parti à avoir réagi aux  provocations de Paris avait  qualifié de «provocation» la campagne en France sur le massacre des sept moines de Tibhirine en 1996. Il s’est interrogé sur «la relation éventuelle entre ces campagnes tendancieuses à l’encontre de notre pays et l’attachement de l’Algérie à mettre à nu le fait colonial d’hier en même temps que la défense des intérêts de notre économie nationale». Il faut dire que près d’une semaine après l’éclatement de l’affaire des moines de Tibhirine, il n’ y a eu que Abdelaziz Ziari qui a accusé des «parties» d’être derrière la relance de la  campagne du «qui tue qui ?». «Il y a des parties que la stabilité de l’Algérie dérange. Elles tentent de raviver le «qui tue qui ?», a-t-il dit dans son allocution à l’occasion de la clôture de la session de printemps du Parlement. A souligner que le Premier ministre  a eu un entretien avec le président français en Italie, en marge du Sommet du G8. Mais aucune information n’a filtré sur le contenu des discussions entre les deux hommes. En tout cas, les relations entre l’Algérie et la France ne peuvent retrouver le chemin normal, tandis que la France officielle n’a pas l’air de consommer après 47 ans d’indépendance, la souveraineté d’un Etat qui a tout le droit de gérer son économie en mettant en exergue son intérêt. 

Par Nacera Chenafi

 

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Me Farouk Ksentini évoque l’affaire des sept moines

«Qu’ils lèvent le secret défense, l’Algérie n’a rien à cacher»

Alors que la presse française se déchaîne depuis une dizaine de jours autour de soi-disant «rebondissements» dans l’affaire des sept moines de Tibhirine, peu se sont questionnés sur la légitimité légale de la réouverture de ce dossier pourtant «classé» de longue date. Maître Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CMPPDH) a accepté de nous éclairer sur le volet légal de cette affaire. «Les propos du général Bushwalter ne tiennent pas la route et sont diffamatoires et sans fondement. C’est une affaire algéro-algérienne du moment que les faits en question (la décapitation des sept moines de Tibhirine) se sont déroulés sur le sol algérien.» A notre question de savoir si les propos du général contenus dans sa déposition pourraient constituer une base juridique pour toute action en justice, maître Ksentini est catégorique : «Bien sûr que cela n’est pas suffisant, puisqu’il n’a présenté aucune preuve et s’est contenté de colporter des ouï-dires irrecevables devant une cour de justice. Le juge chargé de l’affaire n’a fait d’ailleurs jusqu’à présent que noter la déposition du général Bushwalter. C’est une affaire très complexe dans laquelle la France a joué un rôle très malheureux. C’est une tentative de la part de ce pays de dissimuler son échec dans les négociations avec les GIA en 2004 pour la libération de ses moines. La France n’a pas tenu sa promesse à l’époque et n’a pas informé les autorités algériennes pourtant les premières concernées.» On est alors en droit après ces éclairages de se demander à quoi obéit toute cette machination qui ne s’appuyait sur aucune base légale et n’aurait eu pour but unique que de relancer le «qui tu qui ?» à des fins inavouables. C’est une affaire qui ne pourra en tout cas pas résister à l’effet révélateur du temps. «Qu’ils lèvent le secret défense, l’Algérie n’a rien à cacher ni à craindre», conclura pour nous Maître Farouk Ksentini.

Fouzia Mahmoudi

 

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Le GSPC obtient encore 5 millions d’euros

Quand l’Occident finance le terrorisme

Une rançon de 5 millions d’euros  aurait été versée à l’organisation de Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaàb Abdelouadoud, actuel «émir» national du GSPC. Un versement de rançon qui aurait eu lieu au moment où l’armée malienne mène une bataille sans merci aux éléments du GSPC existant en sol malien.

Au-delà de l’aspect humanitaire consistant au dénouement heureux dans l’affaire du dernier otage occidental se trouvant entre les mains du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), libéré, avant-hier, il y a lieu de s’interroger sur les tenants des «négociations» engagées avec cette organisation terroriste au terme desquelles Werner Greiner a retrouvé sa liberté. Des sources au fait de ce dossier évoquent une rançon de

5 millions d’euros qui aurait été versée à l’organisation de Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaàb Abdelouadoud, actuel «émir» national du GSPC. Un versement de rançon qui aurait eu lieu au moment où l’armée malienne mène une bataille sans merci aux éléments du GSPC existant en sol malien. D’où la question de savoir si cette «capitulation» face à cette organisation terroriste pourrait influer sur cette opération militaire menée con-tre cette organisation terroriste. «On ne peut pas combattre cette organisation terroriste et lui verser une somme d’une telle importance»  lance cette source. Une autre question pourrait être posée sur la partie ayant fourni cet argent. Le Mali aurait-il servi d’un relais dans le transfert de cet argent rendu disponible par un autre pays ? Un responsable du Département des affaires étrangères suisse, Markus Boerlin, cité par l’agence de presse suisse ATS, a annoncé, avant-hier, que «la Suisse n’a pas négocié avec les ravisseurs ni versé une rançon». Qui a donc payé cette rançon ?

Récemment, faut-il le rappeler, le président malien a révélé que son pays a reçu une aide militaire de l’armée algérienne pour combattre les terroristes du GSPC installés dans son pays. Plusieurs autres pays de la région, dont le Burkina Faso et le Niger avaient proposé leur contribution dans cette lutte et aider le Mali à combattre le GSPC qui dispose de camps d’entraînements dans ce pays.

Le versement de cette rançon pourrait, malheureusement, permettre à l’organisation de Mossaàb Abdelouadoud, d’acheter de nouvelles armes auprès de contrebandiers, blanchir une partie de cet argent, encourager ces terroristes à continuer à cibler les diplomates et touristes étrangers et décourager les opérations militaires menées contre cette organisation au Mali alors que celles-ci avaient commencé à apporter leurs fruits avec l’élimination de plusieurs éléments de katibet Tarek Ibn Ziad, une des phalanges du GSPC, en sol malien.

Intrusion en Mauritanie

Le GSPC qui a trouvé en le payement de rançons en contrepartie de la libération d’otages une mine d’or et un financement pour ses achats d’armes, lorsque cette organisation terroriste obtient à chaque fois des sommes d’argent. Comme ça a été le cas avec le versement de 5 millions d’euros pour la libération de touristes européens enlevés dans le désert algérien en 2003, et le versement, l’année dernière de 5 millions d’euros, par Seif El Islam, fils du leader libyen, de cinq autres millions d’euros en contrepartie de la libération d’un couple autrichien enlevé dans le désert tunisien. C’est ainsi que des éléments de Abdelhamid Ibn Ziad, chef de cette katiba, auraient été dépêchés en Mauritanie pour multiplier les enlèvements et, par là, obtenir le maximum d’argent dont l’utilisation dans les achats d’armes ne menaçant pas uniquement l’Algérie mais également le Mali et d’autres pays. La tentative de l’enlèvement d’un ressortissant américain, il y a quelques jours, puis son assassinat, à Nouakchott, lorsque cette victime a tenté de résister à ses ravisseurs, entre dans ce cadre. Cet assassinat a été revendiqué par le GSPC, rappelle-t-on.    

M.A.

 

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La convention africaine sur le financement du terrorisme piétinée

En juin dernier, les pays de l’Union africaine ont planché sur un accord commun visant à mettre un terme aux versements de rançons aux preneurs d’otages qui sévissent en Afrique. Cette décision unilatérale a pour but premier de ralentir les kidnappings, qui, s’ils ne sont plus rémunérateurs seront beaucoup moins attractifs pour les membres des groupes armés contrôlant le Sahel, notamment. Cette décision semblait être la plus judicieuse et la plus raisonnable pour réussir à juguler le secteur lucratif des prises d’otages. Des rapts qui pour la plupart du temps sont pratiqués sur des touristes étrangers dont les pays payent en général de très importantes rançons de plusieurs millions d’euros. Il y a quelques jours de cela, le dernier otage occidental retenu au Mali par le GSPC a été libéré. Cet otage de citoyenneté suisse aurait néanmoins été libéré contre le versement d’une rançon d’un montant de

5 millions d’euros. Une somme qui aurait été négociée et versée avec l’aide du gouvernement malien.  Aujourd’hui pourtant, une question se pose, au-delà de l’aspect humanitaire de cette affaire, pourquoi le Mali a-t-il encore une fois accepté de traiter avec les terroristes du GSPC alors même qu’un accord africain global a été mis en place il y a quelques semaines ?  Les pays occidentaux, eux, n’ont pas ce type de problèmes, certes ce sont leurs ressortissants qui sont souvent pris en otages, mais ils ne doivent pas affronter ce problème sur leur terre. Leur priorité est au contraire de rapatrier sains et saufs leurs concitoyens, même si cela implique de payer d’importantes rançons. Mais une fois les otages de retour chez eux, c’est l’Afrique qui se retrouve à gérer les répercutions que créent les paiements. Ce sont les pays africains qui devront affronter les terroristes du GSPC fraîchement armés grâce aux sommes faramineuses versés par les chancelleries européennes. De nouvelles armes et de nouveaux équipements sont les premières choses que les terroristes pensent acquérir après les versements de rançons. Un armement qui sera utilisé contre les forces armées des pays africains et qui feront des morts parmi les rangs des soldats qui les combattent. Pourtant, la criminalisation du versement de rançons n’est pas nouvelle, car en plus de permettre le fonctionnement des groupuscules terroristes du GSPC, elles nourrissent également le crime organisé. Il a en effet été établi que le GSPC ne recourt plus depuis quelque temps déjà aux enlèvements de façon directe, mais sollicite l’appui logistique de groupuscules liés au crime organisé avec lesquels il partage les rançons. Un certain El Bekri, qui reste encore à identifier, fait par ailleurs des contrebandiers maliens auprès desquels le GSPC se fournit en armes. D’autres pistes laissent entrevoir la possibilité d’un reversement d’une partie de l’argent soutiré pour  alimenter des comptes bancaires de certains «émirs» du GSPC qui disposeraient de comptes bancaires ouverts dans certains pays réputés pour être des paradis fiscaux.

Fouzia Mahmoudi  

 

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Conflit travailleurs/ Djazair Port World

Les dockers menacent d’une grève de la faim

Les travailleurs du port d’Alger menacent d’entamer une grève de la faim à partir d’aujourd’hui pour protester contre les conditions de travail imposées par la société Djazair Port World, nouveau gestionnaire du terminal à conteneurs de la capitale. Les dockers, en grève depuis le 25 juin passé, accusent leur employeur de «vouloir les licencier pour avoir osé revendiquer leurs droits». Depuis le 4 juillet passé, dira Adel, porte- parole des travailleurs, «79 em- ployés ont été interdits d’accéder à l’intérieur de l’enceinte portuaire. Entre-temps, des mises en demeure leur ont été adressées pour reprendre leur travail». Une procédure par laquelle, la DPW compte les «licencier tout en se mettant en conformité avec la réglementation», dénoncent nos interlocuteurs qui crient au

«complot». Pourtant, il y a quelques jours, le coordinateur du Syndicat des ports d’Algérie affilié à l’UGTA, leur a assuré que leurs revendications ont été prises en charge et devraient reprendre le travail à partir du lendemain, 5 juillet. A leur grand étonnement, 79 ouvriers sur les 290 concernés ont été interdits de franchir le seuil du port. Pour combler le manque d’effectif, Djazair PW a fait appel «à des ouvriers indiens» croit-on savoir. Tout en se disant scandalisés par ces «manœuvres», les travailleurs grévistes affirment que leurs tentatives d’entrer en contact avec l’administration se sont avérées vaines. «Il nous ont reçus une seule fois et nous ont demandé de signer des documents loin d’arranger les conditions de travail de nos collègues». Pour avoir refusé, ils nous ont «qualifiés d’anarchiques et de vouloir nuire à l’économie nationale et à l’administration de DPW» racontent des travailleurs rencontrés, hier, au siège du syndicat à Alger. Les dockers, dont la plupart sont des pères de famille, ne revendiquent que la préservation de leur droit tel qu’il a été paraphé dans la notification de transfert de l’Entreprise portuaire d’Alger (Epal). Sous la direction de la société Djazair Port world créée par l’Epal et Dubai Port World, les dockers du port d’Alger ont été soumis à un rythme de travail plus dense avec un salaire précaire. «Nous avons été obligés de travailler plus et dans des conditions difficiles, en contre- partie d’une augmentation de 5%, équivalent à 1 000 DA.» Les grévistes qui dénoncent «l’exploitation» dont font l’objet les dockers exigent le retour à l’ancien système de travail ou carrément être transférés dans leur société d’origine, l’Epal. Pour ce faire, ils exigent plus de fermeté de la part de leur syndicat auquel ils reprochent d’avoir «mal négocié» leurs intérêts. Une lettre de dénonciation a été adressée, avant-hier, au ministère des Transports lui demandant d’intervenir et trouver une solution à leur cas. Nous avons essayé d’entrer en contact avec la direction de Djazair Port World pour avoir sa version mais en vain.           

Aomar Fekrache

 

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Visite d’Etat du président cubain

Une occasion de booster les relations bilatérales 

La visite de trois jours à Alger, sur invitation du président Bouteflika du président du Conseil d’Etat et du Conseil des minis-tres de la République de Cuba, Raul Castro Ruz, sera une occasion pour les responsables des deux pays d’examiner les  moyens de renforcer la coopération bilatérale dans tous les domaines. De même que de procéder à un échange de vues sur l’ensemble des questions régionales et internationales d’intérêt commun. 

En 2006, cinq accords de coopération dans les domaines de la santé, du sport, de la culture et de la pêche ont été signés au même titre qu’un accord final relatif au processus d’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).  Les relations bilatérales entre les deux pays ont été plus porteuses dans le volet santé, pour le reste des secteurs une lenteur est enregistrée. Dans ce contexte- là, plus d’une centaine de médecins cubains exercent aujourd’hui en Algérie dans le Sud et  dans la région des Hauts Plateaux, alors que  la Havane s’est engagée depuis 2006 à la construction d’une douzaine de cliniques ophtalmologiques. Certains de ces hôpitaux sont déjà en activité. Toujours dans le même  volet, il y a lieu de rappeler l’accord de partenariat pour le transfert de technologie signé récemment à Alger, entre le groupe pharmaceutique Saidal et le groupe Heber Biotic Cuba et  portant sur la fabrication d’un vaccin contre l’hépatite B, lequel accord prévoit, dans une première phase, un transfert de technologie, puis dans une seconde, la construction d’une usine mixte pour la fabrication du vaccin, d’une capacité de 5 millions de doses durant la première année, avec un coût d’investissement global de 3,5 millions d’euros.

Ce projet s’inscrit alors dans le cadre de l’engagement pris par les deux pays et portant  renforcement de la coopération, à l’achat d’équipements médicaux de Cuba, au transfert de technologie à travers la création d’une société mixte de production des dérivés du sang et de vaccins contre l’hépatite, ainsi que la création de sociétés mixtes de production et de commercialisation des médicaments génériques. Dans le domaine du commerce, l’Algérie et Cuba ont réaffirmé leur engagement, à travers un accord signé à La Havane en 2001, à réaliser les opérations d’achat et de vente de pétrole et de ses dérivés contre des médicaments, des vaccins, des équipements et du sucre naturel. La Banque extérieure d’Algérie et la Banque nationale de Cuba  sont liées, quant à elles, par leur engagement à renforcer les relations financières et à œuvrer à l’amélioration des mécanismes banquiers et du système informatique. Au volet  agricole, les deux pays se sont engagés à  coopérer en matière de production animale, d’irrigation, de cultures biologiques. Cela en plus d’un partenariat en matière de médicaments et de produits biologiques à usage vétérinaire. Concernant la politique extérieure et  les relations diplomatiques l’Algérie et Cuba  partagent un grand nombre de positions au sein de l’Organisation des Nations unies, du Mouvement des pays non alignés et du Groupe des 77. Les deux pays ont aussi  la même vision quant à la  démocratisation des institutions internationales et la promotion et la défense des intérêts des pays du Sud. En 2007, un mémorandum d’entente sur les consultations politiques bilatérales a été signé. 

Par Habib Ghrib

 

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Université et marché de travail

Une équation à trois inconnus 

Le forum d’El Moudjahid a abrité, hier, une table ronde sur la thématique de l’orientation scolaire et universitaire, quels métiers après la formation. Une rencontre qui a réuni le directeur de l’Ecole supérieure de gestion (ESG), Cherif Belkassam et le directeur de l’Institut national de la productivité économique de développement (Inped), Abderrahmane Moufek. Les invités d’El Moudjahid sont unanimes à travers leurs différents diagnostics à déplorer le naufrage de l’université algérienne par son isolement à son environnement socio-économique, absence d’encadrement et notamment par l’inexistence d’une réelle vision claire, d’objectifs définis et précis et de résultats probants à ce propos. En effet, les hôtes de cette rencontre ont beaucoup insisté sur l’inadaptation de l’université avec le marché du travail. Cherif Belkassam a mis l’accent, dans son intervention, sur l’inéquation entre le profit des universitaires et la demande du marché du travail. En d’autres termes, il y a un écart entre l’offre et la demande.

«L’université continue de faire dans la massification et au même temps on déplore une rarification de compétence. C’est une situation paradoxale», affirme-t-il. Une rarification qui est due, selon l’orateur, pas seulement au manque d’encadrement dans les universités algériennes, mais aussi à la fuite des cerveaux. Dans ce sens, M. Belkassam assure que 50 000 cadres algériens sont installés au Canada, ainsi que 7 000 médecins algériens exercent en France, soit 45% de l’ensemble des médecins de ce pays.

«Pourquoi il y a une fuite des cerveaux»? s’interroge le conférencier. Ce dernier impute cette situation à la nature du système dans lequel l’université algérienne est gérée, notamment l’absence d’un cadre de consultation. «L’université est gouvernée par des administrateurs. Ces derniers n’ont jamais associé d’autres acteurs dans ce secteur», déplore-t-il. Pour sortir de cette bureaucratie administrative, le conférencier a insisté sur l’association de plusieurs partenaires sociaux dans le processus de prise de décision, syndicats, associations patronales, enseignants, parents d’élèves etc., le conflit actuel entre les professeurs et l’administration à l’Ecole nationale de polytechnique est un exemple illustrant. «La crise est un fruit de la non-concertation» dira-t-il. L’orateur soulève également un autre problème dans l’équation études-marché du travail. Il s’agit, selon lui, de la langue d’enseignement dans les universités algériennes. «L’élève subit au cours de son parcours un enseignement avec la langue arabe. Une fois à l’entreprise on lui exige de travailler avec une autre langue. Ce n’est pas normal !» martèle-t-il. Interrogé sur l’ouverture du secteur de l’enseignement supérieur sur le privé, le directeur de l’ESG dira que les investisseurs ne se bousculent pas pour investir dans ce marché. Le capital exigé et le cahier des charges sont pour beaucoup. «L’école privée est soumise pour sa création au même titre que les autres commerces; or, une école est d’utilité publique et ce n’est pas une entreprise à caractère mercantilique», conclut-il. Les propos de Abderrahmane Moufek convergent dans le même ordre d’idées que le premier. Selon lui, l’université doit s’ouvrir sur le monde économique et social algérien. Cette ouverture peut se faire par la modification des textes qui régissent l’université sur le plan pédagogique et administratif pour améliorer les compétences. S’agissant du statut de l’enseignant-chercheur, le directeur de l’Inped dira que «l’enseignant a le droit de demander son statut et d’augmenter son salaire, mais il faut aussi qu’il soit productif. On doit juger son rendement sur la base des résultats». L’entreprise a aussi son lot d’encadrement. Sur cette question, le conférencier indique «pour que l’entreprise soit compétitive, elle doit assurer la formation de son effectif».

Hocine Larabi

 

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TIZI OUZOU

Feux de forêts et la température frôle les 50°

Plusieurs feux de forêts se sont déclarés hier dans la journée à travers la wilaya de Tizi Ouzou, avons-nous appris des services de la Protection civile. En effet, la vague de chaleur, qui sévit depuis hier et dont les températures enregistrées dans la journée ont frôlé les 50° a été accompagnée de départs de feux dans des régions comme Aïn El Hammam , Aït Yahia, Aït Aïssa Mimoune, Ouacifs, Aït Toudert, Boudjima et Tirmitine. Les services de la Protection civile ont déployé d’importants moyens matériels et humains dont la colonne mobile stationnée au niveau de l’unité du chef-lieu de la wilaya. Le premier bilan fourni par nos sources fait état de plusieurs hectares de forêts ainsi que des dizaines d’arbres fruitiers dont des oliviers qui sont déjà partis en fumée. Et hier jusqu’en fin d’après-midi, bien que la situation ait été maîtrisée par les soldats du feu, plusieurs incendies étaient encore en cours d’extinction comme ce fut le cas à Afir (Boudjima), Aarour (Tirmitine) et Aïn El Hammam. Alors que l’air est devenu irrespirable dans les zones urbaines de la wilaya de Tizi Ouzou provoqué par cette soudaine hausse du mercure dont l’accalmie n’est annoncée qu’à partir de demain mercredi.

Hamid M.

 

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Légumes secs en Algérie

Des mesures incitatives pour relancer la filière

A l’instar des filières lait et céréales qui sont dotées d’Offices interprofessionnels, le département de Benaïssa compte créer celui des légumes et viandes (ONILV) qui aura pour mission de réguler le marché.

Parallèlement à la filière céréalière (blé et orge) que l’Algérie a décidé de développer afin de réduire la facture des importations des produits alimentaires, notamment celle de la farine panifiable, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa a annoncé dimanche, en marge d’une réunion qu’il a tenue avec les cadres de son département, que l’Etat accordera des tarifs préférentiels en direction des agriculteurs qui investiront dans la filière des légumes secs. Une décision qui s’inscrit d’une part, selon le ministre, dans le cadre de «la politique de l’absorption des jachères et les avantages qu’offrent les fabacées dans le processus de fertilisation des sols dans les systèmes de production» et qui vise, d’autre part, à «répondre à la consommation nationale en la matière, sachant que les ménages algériens en sont largement demandeurs», a-t-il soutenu, avant d’ajouter que «des primes à la production livrée aux Coopératives des céréales et légumes secs (CCLS) vont être consenties aux agriculteurs qui percevront dorénavant 3 000 DA/quintal de pois chiches et

2 600 DA pour la lentille en sus d’aide à l’acquisition de matériel». Sur un autre registre, M. Benaïssa a annoncé qu’à l’instar des filières lait et céréales qui sont dotées d’offices interprofessionnels, son département compte créer avec les différents acteurs intervenant dans la filière, celui des légumes et viandes (ONILV). «Un Office qui aura pour mission d’observer puis de réguler et stabiliser le marché en procédant par des méthodes de réception, stockage et déstockage de ces produits. Chose que nous sommes d’ailleurs en train de faire concernant  la pomme de terre et l’oignon», a-t-il conclu.  Il faut savoir que les besoins nationaux en légumes secs sont estimés à 200 000 t/an au moment où la production locale n’est que de 5 tonnes.  Un déficit flagrant que l’Etat comble par le recours au marché extérieur pour la satisfaction de ces besoins, notamment auprès du Vietnam, de l’Espagne et de la Thaïlande qui bénéficient d’une grande part de l’enveloppe financière de 180 millions de dollars/an que l’Algérie destine à l’approvisionnement de son marché.

Par Hafid M.

 

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Projets hydrauliques

Appel aux Américains 

Le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, a appelé hier à Alger les entreprises américaines à participer dans les différents domaines liés aux études de développement et de réalisation d’infrastructures hydrauliques en Algérie, a rapporté l’APS. Le ministre, qui s’exprimait à l’occasion d’une journée de promotion des technologies américaines dans le domaine de l’hydraulique, a souligné la nécessité de «privilégier le partenariat» entre opérateurs nationaux et américains, estimant que ce cadre est «l’une des meilleures façons d’opérer en Algérie». 

En effet, il est attendu que le département de l’hydraulique lance prochainement des appels d’offres pour la réalisation de cinq nouveaux barrages et on comprend bien que l’Algérie compte profiter du savoir-faire américain ; elle qui a l’habitude de faire habituellement appel aux entreprises italiennes. En outre, le département en charge des questions de l’eau entend aussi poursuivre, à un rythme soutenu, la réhabilitation et la modernisation des réseaux de distribution de l’approvisionnement en eau potable (AEP), en plus des projets inscrits dans le cadre du plan quinquennal 2005-2009 qui sont en cours de réalisation ou d’achèvement. Afin de réaliser un programme aussi ambitieux, l’importante enveloppe financière de l’ordre de 18 milliards de dollars allouée au secteur des ressources en eau, lors des cinq dernières années, a été maintenue pour les cinq prochaines années avec possibilité de la revoir à la hausse. Néanmoins, dans un contexte de crise mondiale et d’instabilité des cours du pétrole, l’Algérie s’attelle plus que jamais à rationaliser ses dépenses publiques, d’où la nécessaire célérité qui devrait marquer l’exécution des programmes assignés. Respect des délais et maîtrise des coûts sont aujourd’hui les maîtres-mots lorsqu’il s’agit de dépenses publiques. A ce sujet, Sellal n’a pas manqué d’exhorter les directeurs d’hydraulique des wilayas (DHW), lors d’une réunion qu’il avait tenue avec eux le mois passé au siège du ministère, d’«inscrire le maximum de projets afin qu’ils soient dotés d’enveloppes dans le cadre de la prochaine loi de finances complémentaire». Sellal avait alors promis que le nouveau plan quinquennal du secteur sera axé notamment sur le raccordement des villages et des petites localités éloignées du réseau d’AEP, la modernisation des réseaux de distribution d’eau potable, la préservation de l’environnement des eaux usées par leur traitement afin d’éviter les maladies à transmission hydrique, et enfin l’irrigation des terres agricoles. «Notre premier souci était de sécuriser le pays en matière d’eau potable», avait-il souligné. Des efforts humains qui se sont conjugués avec les caprices de la nature, car il faut savoir que les barrages ont disposé cette année de 700 millions m3 de réserves supplémentaires par rapport à l’année précédente (estimations à la fin de la saison des pluies), ce qui représente un total de 4,2 milliards m3, avec l’ambition d’atteindre les 7 milliards de réserves en 2012. Aussi, 93% est le taux de raccordement du réseau AEP, soit une moyenne de 168 litres/j par habitant.

R. E.

 

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Dessalement d’eau de mer

Kahrama livre son cent millionième m3 d’eau

Le complexe de dessalement d’eau de mer et de production d’électricité Kahrama, basé à Arzew (Oran), a livré son cent millionième m3 d’eau hier, à l’occasion d’une visite du ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a rapporté l’APS.

Située dans la zone industrielle d’Arzew, à 40 km à l’Est d’Oran, Kahrama est l’une des 13 stations de dessalement d’eau de mer programmées en Algérie pouvant fournir une capacité globale de 2,26 millions de m3/j d’eau. L’unité de Kahrama, qui produit aussi de l’électricité grâce à trois turbines à gaz, fournit, depuis son inauguration en 2005, une moyenne de 86 880 m3 par jour tant aux unités industrielles de cette zone qu’au réseau de la SEOR (Société des eaux d’Oran) pour les besoins de la population de l’agglomération d’Oran. La production d’eau dessalée est «l’équivalent d’un barrage», a assuré le P-DG de Kahrama, Mezara Ammar.          

R. E.

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