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Annulation de
contrats français en Algérie
Chacun défend
ses intérêts
Plusieurs projets
français ont été annulés ces derniers temps par l’Algérie pour
diverses raisons et des négociations sur d’autres peinent à aboutir,
notamment depuis l’annonce des nouvelles mesures en matière
d’investissements étrangers en Algérie.
Ces mesures
consistent essentiellement en une part de 51% au profit du
partenaire algérien dans tout contrat d’investissement étranger en
Algérie et une part de 30% pour l’opérateur algérien en association
avec le partenaire étranger. L’annonce de ces mesures, qui devraient
être introduites dans le cadre de la loi de finances complémentaire
2009, a suscité beaucoup d’interrogations de la part des étrangers
et plus particulièrement les Français. Les contrats français ont été
bloqués ou annulés, jusque-là, par la partie algérienne. C’est le
cas de l’épisode avec la compagnie aérienne française Aigle Azur sur
laquelle le gouvernement français a jugé bon d’intervenir pour
démêler la situation, mettant en avant la menace sur les effectifs,
soit 1 000 emplois d’Aigle Azur en France, sans tenir compte des 10
000 emplois d’Air Algérie, selon la version algérienne. En effet,
cet été Aigle Azur a vu ses vols bloqués sur le sol français en
l’absence d’autorisation des autorités algériennes. La direction de
l’aviation civile du ministère des Transports à Alger a annoncé
dimanche «sa disposition à examiner une demande de vols
supplémentaires» de la compagnie française de transport aérien Aigle
Azur. Dans un communiqué rendu public, «la direction de l’aviation
civile a fait part à cette compagnie de sa disposition à examiner
une demande de vols supplémentaires d’environ 1 400 sièges pour des
vols qui s’étaleront du 15 juillet jusqu’à 2 août 2009». La
compagnie nationale, Air Algérie «devra bénéficier, pour sa part, de
la même capacité en termes de vols supplémentaires ou d’Irgav
(changement d’appareil pour une plus grande capacité de transport)
durant cette même période», a-t-on ajouté de même source. Dans ce
communiqué, qui fait suite à ceux des 24 et 28 juin relatifs à la
demande de vols supplémentaires introduite par Aigle Azur, la
direction de l’aviation civile du ministère des Transports a fait
également savoir que «les calculs établis montrent un dépassement de
la limite de 30% en ce qui concerne la liaison Alger-Paris, et de
25% en ce qui concerne les liaisons Paris-Oran et Paris-Béjaïa en
faveur du pavillon français (Air France, Aigle Azur et Air
Méditerranée)». Enfin, «un autre point de situation sera effectué
dans la 2e décade de juillet 2009», a conclu le communiqué du
ministère. Par ailleurs, le groupe de construction Bouygues, via sa
filiale Colas Rail, vient de perdre un contrat de 40 millions
d’euros dans les chemins de fer. L’Agence nationale des
investissements ferroviaires (Anesrif) a annulé l’attribution du
projet relatif aux études et travaux d’assainissement ainsi que le
renouvellement de rail des lignes reliant Mohammadia dans la wilaya
de Mascara à Mostaganem et Oued Tin à Arzew en passant par Marsat El
Hadjadj près d’Oran. L’Anesrif avait confié ce projet il y a
quelques mois au groupement franco-algérien Sécorail-Sotref. La
société Sécorail a été rachetée par Colas Rail, filiale de Bouygues.
Le projet était en instance à la Commission nationale des marchés
publics. Bouygues construction a quitté l’Algérie fin mars après
plusieurs années de présence infructueuse et Colas Rail a décidé
également de faire ses bagages après avoir modernisé la ligne
ferroviaire Bejaïa-Beni Mansour.
Aussi, la
commission nationale des marchés publics (CNMP) a refusé de valider
le contrat liant la Protection civile au concessionnaire automobile
français Peugeot Algérie pour la livraison de 620 ambulances. Le
prix d’une ambulance équipée dépasse les 3 millions de dinars.
D’autres projets
français en Algérie sont en souffrance, selon les Français, comme le
cas de l’assureur français AXA qui attend toujours son agrément du
Conseil national des assurances (CNA) pour s’installer en Algérie.
L’Algérie, pour sa
part, défend ses intérêts en campant sur sa position en maintenant
les mesures économiques. Ainsi, les Français perdront énormément
d’argent. C’est pourquoi, de son coté la France exerce des
pressions sur Alger en ressuscitant l’affaire des moines trappistes
assassinés pendant la décennie du terrorisme qu’a connue l’Algérie
en espérant ainsi obtenir des concessions sur le plan économique.
Par Fella M.
Haut
Réactions des partis politiques
La France fait
pression sur l’Algérie
Pourquoi Paris a
fait sortir cette histoire «d’implication» de l’armée algérienne
dans l’assassinat des sept moines de Tibhirine en ce moment après
maintenant treize ans passés sur un crime qui a été revendiqué par
le GIA ?
Ce fut la question
principale qui reste posée tout en essayant de trouver des réponses
qui tiennent la route malgré qu’Alger a fait le choix du silence. En
tout cas, la classe politique qui n’a pas réagi sur place à
l’exception du parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia se rapproche
dans ses visions, car dans l’ensemble, il y a état de faire le lien
entre cette «pression» et l’aspect colonial, le devoir de mémoire,
l’intérêt économique et enfin essayer de détourner l’opinion
française sur les scandales internes et soigné l’image du président
français très impliqué dans l’affaire de Karachi.
Les partis
réagissent
Les partis
politiques que nous avons contactés, hier, afin d’avoir leur vision
sur les «provocations» de Paris fondées sur «des bavardages» d’un
général français en retraite, puisque jusqu’a présent les formations
politiques ont préféré le silence comme le cas des officiels en
Algérie à l’exception du parti du RND a qui fut le seul parti qui a
dénoncé la remise sur le tapis de l’affaire des moines de Tibhirine
qui remonte à 1996. Dans leurs réponses, les partis, notamment le
Mouvement pour la paix et la société et le Front de libération
nationale, le Front national algérien et El Islah , chacun d’eux a
eu une lecture différente mais qui n’est pas loin de l’autre,
notamment le fait que Paris veut faire pression sur l’Algérie par
rapport aux dernières mesures économiques, préserver la place
«menacée» de la France en Algerie et fuir sa responsabilité face à
la revendication de la repentance.
Le FLN et El
Islah évoquent la question de la repentance
Contacté par
téléphone, le porte-parole du Front de libération nationale (FLN),
Saïd Bouhedja dira que la position de Paris est une manœuvre
dévoilée et claire d’autant que le témoignage de l’ex- général
français se base sur un argument non fondé. Selon lui, cette
pression intervient suite aux «pressions profondes» qu’exerce
l’Algérie sur la revendication des excuses de la France officielle
sur les crimes commis par la France coloniale, d’autant que cette
pression intervient à la veille de la visite du Président de la
République en France programmée pour le début d’automne prochain,
une visite qui a été déjà reportée.
Pour M. Bouhedja ,
il s’agit d’apaiser les pressions menées par l’Algérie en
responsabilisant l’Algérie sur l’assassinat des moines de Tibhirine
revendiqué par l’émir du GIA de l’époque.
Revenant sur la
question de la repentance, il a expliqué que celle-ci est
maintenue, car selon lui «il ne peut y avoir une relation d’amitié
avec la France sans des excuses officielles».
Par ailleurs, il a
déclaré qu’en dehors de la repentance, celle-ci est, selon le FLN,
la cause principale de la provocation française Toutefois, d’autres
causes existent, notamment les problèmes internes que vit le
président Sarkozy.
Interrogé si cette
pression a une relation avec les mesures prises par le gouvernement
algérien concernant l’investissement étranger, il a réaffirmé que la
réalité des choses est que la France cherche à apaiser la pression
menée par l’Algérie concernant la repentance.
Le parti d’El
Islah , partage
l’avis du FLN ,
car selon son SG Djamel Benabdesslam, la France est condamnée
complètement des crimes coloniaux . A ce titre, il expliquera que la
meilleure manière pour la France, c’est de tenir actuellement une
attaque pour se défendre. Ajoutant qu’au lieu de s’excuser auprès du
peuple algérien, la France essaye d’inventer d’autres histoires.
Interrogé si cette pression a une relation avec les mesures prises
par le gouvernement algérien concernant l’investissement étranger,
il dira que la France reste le premier gagnant du marché algérien
ajoutant que «la France a eu toujours ce qu’elle voulait en matière
d’économie» mais la vraie cause est liée à la question de
l’indemnisation et la repentance.
Le FNA pense
qu’il s’agit de défendre l’intérêt économique français
Pour Moussa Touati,
président du FNA, il s’agit d’un «harcèlement» clair basé purement
sur des intérêts économiques et stratégiques. Car selon lui, la
France qui se sent menacée avec la place qu’essayent d’avoir les
Etats-Unies sur le marché algérien, elle ressort donc l’affaire des
moines de Tibhirine pour préserver sa part en Algérie. S’agissant
de la relation entre cette pression française et les mesures
relatives, M.Touati dira qu’«’il n’ y a pas d’investissement
étranger mais un vol étranger».
Le MSP pense
que le dossier est clos
De son coté, le
parti de Bouguerra Soltani dénonce les accusations qui touchent
l’Armée nationale. Dans ce cadre, M. Djemaâq chargé de la
communication au niveau du MSP, nous expliquera que son parti croit
que le dossier de l’assassinat des moines de Tibhirine ne devait
pas être dévoilé en ce moment puisqu’il est clos. Sauf s’il y a
derrière des pensées politiques, notamment l’affaire de Karachi.
Dans ce contexte,
il a ajouté que le MSP dénonce cette pression et croit qu’ils
essayent de porter atteinte à une institution qui a apporté une
stabilité au pays à travers la lutte contre le terrorisme. Selon
lui, c’est une affaire qui n’a pas lieu d’être, il s’agit de
dissimuler d’autres affaires comme est le cas des derniers contrats
économiques perdus par la France sur le marché algérien. Avant
d’affirmer qu’il ne faut pas verser dans la polémique, puisque
l’affaire des moines a été tranchée. Selon lui, «il ne faut pas trop
s’attarder sur ça».
Le RND reste le
premier parti à avoir réagi
Enfin, le RND qui
fut le Premier parti à avoir réagi aux provocations de Paris avait
qualifié de «provocation» la campagne en France sur le massacre des
sept moines de Tibhirine en 1996. Il s’est interrogé sur «la
relation éventuelle entre ces campagnes tendancieuses à l’encontre
de notre pays et l’attachement de l’Algérie à mettre à nu le fait
colonial d’hier en même temps que la défense des intérêts de notre
économie nationale». Il faut dire que près d’une semaine après
l’éclatement de l’affaire des moines de Tibhirine, il n’ y a eu que
Abdelaziz Ziari qui a accusé des «parties» d’être derrière la
relance de la campagne du «qui tue qui ?». «Il y a des parties que
la stabilité de l’Algérie dérange. Elles tentent de raviver le «qui
tue qui ?», a-t-il dit dans son allocution à l’occasion de la
clôture de la session de printemps du Parlement. A souligner que le
Premier ministre a eu un entretien avec le président français en
Italie, en marge du Sommet du G8. Mais aucune information n’a filtré
sur le contenu des discussions entre les deux hommes. En tout cas,
les relations entre l’Algérie et la France ne peuvent retrouver le
chemin normal, tandis que la France officielle n’a pas l’air de
consommer après 47 ans d’indépendance, la souveraineté d’un Etat qui
a tout le droit de gérer son économie en mettant en exergue son
intérêt.
Par Nacera
Chenafi
Haut
Me Farouk Ksentini évoque l’affaire des sept moines
«Qu’ils lèvent
le secret défense, l’Algérie n’a rien à cacher»
Alors que la
presse française se déchaîne depuis une dizaine de jours autour de
soi-disant «rebondissements» dans l’affaire des sept moines de
Tibhirine, peu se sont questionnés sur la légitimité légale de la
réouverture de ce dossier pourtant «classé» de longue date. Maître
Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative
pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CMPPDH) a
accepté de nous éclairer sur le volet légal de cette affaire. «Les
propos du général Bushwalter ne tiennent pas la route et sont
diffamatoires et sans fondement. C’est une affaire algéro-algérienne
du moment que les faits en question (la décapitation des sept moines
de Tibhirine) se sont déroulés sur le sol algérien.» A notre
question de savoir si les propos du général contenus dans sa
déposition pourraient constituer une base juridique pour toute
action en justice, maître Ksentini est catégorique : «Bien sûr que
cela n’est pas suffisant, puisqu’il n’a présenté aucune preuve et
s’est contenté de colporter des ouï-dires irrecevables devant une
cour de justice. Le juge chargé de l’affaire n’a fait d’ailleurs
jusqu’à présent que noter la déposition du général Bushwalter. C’est
une affaire très complexe dans laquelle la France a joué un rôle
très malheureux. C’est une tentative de la part de ce pays de
dissimuler son échec dans les négociations avec les GIA en 2004 pour
la libération de ses moines. La France n’a pas tenu sa promesse à
l’époque et n’a pas informé les autorités algériennes pourtant les
premières concernées.» On est alors en droit après ces éclairages de
se demander à quoi obéit toute cette machination qui ne s’appuyait
sur aucune base légale et n’aurait eu pour but unique que de
relancer le «qui tu qui ?» à des fins inavouables. C’est une affaire
qui ne pourra en tout cas pas résister à l’effet révélateur du
temps. «Qu’ils lèvent le secret défense, l’Algérie n’a rien à cacher
ni à craindre», conclura pour nous Maître Farouk Ksentini.
Fouzia Mahmoudi
Haut
Le GSPC obtient encore 5 millions d’euros
Quand
l’Occident finance le terrorisme
Une rançon de 5
millions d’euros aurait été versée à l’organisation de Abdelmalek
Droukdel, alias Abou Mossaàb Abdelouadoud, actuel «émir» national du
GSPC. Un versement de rançon qui aurait eu lieu au moment où l’armée
malienne mène une bataille sans merci aux éléments du GSPC existant
en sol malien.
Au-delà de
l’aspect humanitaire consistant au dénouement heureux dans l’affaire
du dernier otage occidental se trouvant entre les mains du Groupe
salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), libéré,
avant-hier, il y a lieu de s’interroger sur les tenants des
«négociations» engagées avec cette organisation terroriste au terme
desquelles Werner Greiner a retrouvé sa liberté. Des sources au fait
de ce dossier évoquent une rançon de
5 millions d’euros
qui aurait été versée à l’organisation de Abdelmalek Droukdel, alias
Abou Mossaàb Abdelouadoud, actuel «émir» national du GSPC. Un
versement de rançon qui aurait eu lieu au moment où l’armée malienne
mène une bataille sans merci aux éléments du GSPC existant en sol
malien. D’où la question de savoir si cette «capitulation» face à
cette organisation terroriste pourrait influer sur cette opération
militaire menée con-tre cette organisation terroriste. «On ne peut
pas combattre cette organisation terroriste et lui verser une somme
d’une telle importance» lance cette source. Une autre question
pourrait être posée sur la partie ayant fourni cet argent. Le Mali
aurait-il servi d’un relais dans le transfert de cet argent rendu
disponible par un autre pays ? Un responsable du Département des
affaires étrangères suisse, Markus Boerlin, cité par l’agence de
presse suisse ATS, a annoncé, avant-hier, que «la Suisse n’a pas
négocié avec les ravisseurs ni versé une rançon». Qui a donc payé
cette rançon ?
Récemment, faut-il
le rappeler, le président malien a révélé que son pays a reçu une
aide militaire de l’armée algérienne pour combattre les terroristes
du GSPC installés dans son pays. Plusieurs autres pays de la région,
dont le Burkina Faso et le Niger avaient proposé leur contribution
dans cette lutte et aider le Mali à combattre le GSPC qui dispose de
camps d’entraînements dans ce pays.
Le versement de
cette rançon pourrait, malheureusement, permettre à l’organisation
de Mossaàb Abdelouadoud, d’acheter de nouvelles armes auprès de
contrebandiers, blanchir une partie de cet argent, encourager ces
terroristes à continuer à cibler les diplomates et touristes
étrangers et décourager les opérations militaires menées contre
cette organisation au Mali alors que celles-ci avaient commencé à
apporter leurs fruits avec l’élimination de plusieurs éléments de
katibet Tarek Ibn Ziad, une des phalanges du GSPC, en sol malien.
Intrusion en
Mauritanie
Le GSPC qui a
trouvé en le payement de rançons en contrepartie de la libération
d’otages une mine d’or et un financement pour ses achats d’armes,
lorsque cette organisation terroriste obtient à chaque fois des
sommes d’argent. Comme ça a été le cas avec le versement de 5
millions d’euros pour la libération de touristes européens enlevés
dans le désert algérien en 2003, et le versement, l’année dernière
de 5 millions d’euros, par Seif El Islam, fils du leader libyen, de
cinq autres millions d’euros en contrepartie de la libération d’un
couple autrichien enlevé dans le désert tunisien. C’est ainsi que
des éléments de Abdelhamid Ibn Ziad, chef de cette katiba, auraient
été dépêchés en Mauritanie pour multiplier les enlèvements et, par
là, obtenir le maximum d’argent dont l’utilisation dans les achats
d’armes ne menaçant pas uniquement l’Algérie mais également le Mali
et d’autres pays. La tentative de l’enlèvement d’un ressortissant
américain, il y a quelques jours, puis son assassinat, à Nouakchott,
lorsque cette victime a tenté de résister à ses ravisseurs, entre
dans ce cadre. Cet assassinat a été revendiqué par le GSPC,
rappelle-t-on.
M.A.
Haut
La convention africaine sur le financement du terrorisme
piétinée
En juin dernier,
les pays de l’Union africaine ont planché sur un accord commun
visant à mettre un terme aux versements de rançons aux preneurs
d’otages qui sévissent en Afrique. Cette décision unilatérale a pour
but premier de ralentir les kidnappings, qui, s’ils ne sont plus
rémunérateurs seront beaucoup moins attractifs pour les membres des
groupes armés contrôlant le Sahel, notamment. Cette décision
semblait être la plus judicieuse et la plus raisonnable pour réussir
à juguler le secteur lucratif des prises d’otages. Des rapts qui
pour la plupart du temps sont pratiqués sur des touristes étrangers
dont les pays payent en général de très importantes rançons de
plusieurs millions d’euros. Il y a quelques jours de cela, le
dernier otage occidental retenu au Mali par le GSPC a été libéré.
Cet otage de citoyenneté suisse aurait néanmoins été libéré contre
le versement d’une rançon d’un montant de
5 millions
d’euros. Une somme qui aurait été négociée et versée avec l’aide du
gouvernement malien. Aujourd’hui pourtant, une question se pose,
au-delà de l’aspect humanitaire de cette affaire, pourquoi le Mali
a-t-il encore une fois accepté de traiter avec les terroristes du
GSPC alors même qu’un accord africain global a été mis en place il y
a quelques semaines ? Les pays occidentaux, eux, n’ont pas ce type
de problèmes, certes ce sont leurs ressortissants qui sont souvent
pris en otages, mais ils ne doivent pas affronter ce problème sur
leur terre. Leur priorité est au contraire de rapatrier sains et
saufs leurs concitoyens, même si cela implique de payer
d’importantes rançons. Mais une fois les otages de retour chez eux,
c’est l’Afrique qui se retrouve à gérer les répercutions que créent
les paiements. Ce sont les pays africains qui devront affronter les
terroristes du GSPC fraîchement armés grâce aux sommes faramineuses
versés par les chancelleries européennes. De nouvelles armes et de
nouveaux équipements sont les premières choses que les terroristes
pensent acquérir après les versements de rançons. Un armement qui
sera utilisé contre les forces armées des pays africains et qui
feront des morts parmi les rangs des soldats qui les combattent.
Pourtant, la criminalisation du versement de rançons n’est pas
nouvelle, car en plus de permettre le fonctionnement des
groupuscules terroristes du GSPC, elles nourrissent également le
crime organisé. Il a en effet été établi que le GSPC ne recourt plus
depuis quelque temps déjà aux enlèvements de façon directe, mais
sollicite l’appui logistique de groupuscules liés au crime organisé
avec lesquels il partage les rançons. Un certain El Bekri, qui reste
encore à identifier, fait par ailleurs des contrebandiers maliens
auprès desquels le GSPC se fournit en armes. D’autres pistes
laissent entrevoir la possibilité d’un reversement d’une partie de
l’argent soutiré pour alimenter des comptes bancaires de certains
«émirs» du GSPC qui disposeraient de comptes bancaires ouverts dans
certains pays réputés pour être des paradis fiscaux.
Fouzia Mahmoudi
Haut
Conflit travailleurs/ Djazair Port World
Les dockers
menacent d’une grève de la faim
Les travailleurs
du port d’Alger menacent d’entamer une grève de la faim à partir
d’aujourd’hui pour protester contre les conditions de travail
imposées par la société Djazair Port World, nouveau gestionnaire du
terminal à conteneurs de la capitale. Les dockers, en grève depuis
le 25 juin passé, accusent leur employeur de «vouloir les licencier
pour avoir osé revendiquer leurs droits». Depuis le 4 juillet passé,
dira Adel, porte- parole des travailleurs, «79 em- ployés ont été
interdits d’accéder à l’intérieur de l’enceinte portuaire.
Entre-temps, des mises en demeure leur ont été adressées pour
reprendre leur travail». Une procédure par laquelle, la DPW compte
les «licencier tout en se mettant en conformité avec la
réglementation», dénoncent nos interlocuteurs qui crient au
«complot».
Pourtant, il y a quelques jours, le coordinateur du Syndicat des
ports d’Algérie affilié à l’UGTA, leur a assuré que leurs
revendications ont été prises en charge et devraient reprendre le
travail à partir du lendemain, 5 juillet. A leur grand étonnement,
79 ouvriers sur les 290 concernés ont été interdits de franchir le
seuil du port. Pour combler le manque d’effectif, Djazair PW a fait
appel «à des ouvriers indiens» croit-on savoir. Tout en se disant
scandalisés par ces «manœuvres», les travailleurs grévistes
affirment que leurs tentatives d’entrer en contact avec
l’administration se sont avérées vaines. «Il nous ont reçus une
seule fois et nous ont demandé de signer des documents loin
d’arranger les conditions de travail de nos collègues». Pour avoir
refusé, ils nous ont «qualifiés d’anarchiques et de vouloir nuire à
l’économie nationale et à l’administration de DPW» racontent des
travailleurs rencontrés, hier, au siège du syndicat à Alger. Les
dockers, dont la plupart sont des pères de famille, ne revendiquent
que la préservation de leur droit tel qu’il a été paraphé dans la
notification de transfert de l’Entreprise portuaire d’Alger (Epal).
Sous la direction de la société Djazair Port world créée par l’Epal
et Dubai Port World, les dockers du port d’Alger ont été soumis à un
rythme de travail plus dense avec un salaire précaire. «Nous avons
été obligés de travailler plus et dans des conditions difficiles, en
contre- partie d’une augmentation de 5%, équivalent à 1 000 DA.» Les
grévistes qui dénoncent «l’exploitation» dont font l’objet les
dockers exigent le retour à l’ancien système de travail ou carrément
être transférés dans leur société d’origine, l’Epal. Pour ce faire,
ils exigent plus de fermeté de la part de leur syndicat auquel ils
reprochent d’avoir «mal négocié» leurs intérêts. Une lettre de
dénonciation a été adressée, avant-hier, au ministère des Transports
lui demandant d’intervenir et trouver une solution à leur cas. Nous
avons essayé d’entrer en contact avec la direction de Djazair Port
World pour avoir sa version mais en vain.
Aomar Fekrache
Haut
Visite d’Etat du président cubain
Une occasion de
booster les relations bilatérales
La visite de trois
jours à Alger, sur invitation du président Bouteflika du président
du Conseil d’Etat et du Conseil des minis-tres de la République de
Cuba, Raul Castro Ruz, sera une occasion pour les responsables des
deux pays d’examiner les moyens de renforcer la coopération
bilatérale dans tous les domaines. De même que de procéder à un
échange de vues sur l’ensemble des questions régionales et
internationales d’intérêt commun.
En 2006, cinq
accords de coopération dans les domaines de la santé, du sport, de
la culture et de la pêche ont été signés au même titre qu’un accord
final relatif au processus d’adhésion de l’Algérie à l’Organisation
mondiale du commerce (OMC). Les relations bilatérales entre les
deux pays ont été plus porteuses dans le volet santé, pour le reste
des secteurs une lenteur est enregistrée. Dans ce contexte- là, plus
d’une centaine de médecins cubains exercent aujourd’hui en Algérie
dans le Sud et dans la région des Hauts Plateaux, alors que la
Havane s’est engagée depuis 2006 à la construction d’une douzaine de
cliniques ophtalmologiques. Certains de ces hôpitaux sont déjà en
activité. Toujours dans le même volet, il y a lieu de rappeler
l’accord de partenariat pour le transfert de technologie signé
récemment à Alger, entre le groupe pharmaceutique Saidal et le
groupe Heber Biotic Cuba et portant sur la fabrication d’un vaccin
contre l’hépatite B, lequel accord prévoit, dans une première phase,
un transfert de technologie, puis dans une seconde, la construction
d’une usine mixte pour la fabrication du vaccin, d’une capacité de 5
millions de doses durant la première année, avec un coût
d’investissement global de 3,5 millions d’euros.
Ce projet
s’inscrit alors dans le cadre de l’engagement pris par les deux pays
et portant renforcement de la coopération, à l’achat d’équipements
médicaux de Cuba, au transfert de technologie à travers la création
d’une société mixte de production des dérivés du sang et de vaccins
contre l’hépatite, ainsi que la création de sociétés mixtes de
production et de commercialisation des médicaments génériques. Dans
le domaine du commerce, l’Algérie et Cuba ont réaffirmé leur
engagement, à travers un accord signé à La Havane en 2001, à
réaliser les opérations d’achat et de vente de pétrole et de ses
dérivés contre des médicaments, des vaccins, des équipements et du
sucre naturel. La Banque extérieure d’Algérie et la Banque nationale
de Cuba sont liées, quant à elles, par leur engagement à renforcer
les relations financières et à œuvrer à l’amélioration des
mécanismes banquiers et du système informatique. Au volet agricole,
les deux pays se sont engagés à coopérer en matière de production
animale, d’irrigation, de cultures biologiques. Cela en plus d’un
partenariat en matière de médicaments et de produits biologiques à
usage vétérinaire. Concernant la politique extérieure et les
relations diplomatiques l’Algérie et Cuba partagent un grand nombre
de positions au sein de l’Organisation des Nations unies, du
Mouvement des pays non alignés et du Groupe des 77. Les deux pays
ont aussi la même vision quant à la démocratisation des
institutions internationales et la promotion et la défense des
intérêts des pays du Sud. En 2007, un mémorandum d’entente sur les
consultations politiques bilatérales a été signé.
Par Habib Ghrib
Haut
Université et marché de travail
Une équation à
trois inconnus
Le forum d’El
Moudjahid a abrité, hier, une table ronde sur la thématique de
l’orientation scolaire et universitaire, quels métiers après la
formation. Une rencontre qui a réuni le directeur de l’Ecole
supérieure de gestion (ESG), Cherif Belkassam et le directeur de
l’Institut national de la productivité économique de développement (Inped),
Abderrahmane Moufek. Les invités d’El Moudjahid sont unanimes à
travers leurs différents diagnostics à déplorer le naufrage de
l’université algérienne par son isolement à son environnement
socio-économique, absence d’encadrement et notamment par
l’inexistence d’une réelle vision claire, d’objectifs définis et
précis et de résultats probants à ce propos. En effet, les hôtes de
cette rencontre ont beaucoup insisté sur l’inadaptation de
l’université avec le marché du travail. Cherif Belkassam a mis
l’accent, dans son intervention, sur l’inéquation entre le profit
des universitaires et la demande du marché du travail. En d’autres
termes, il y a un écart entre l’offre et la demande.
«L’université
continue de faire dans la massification et au même temps on déplore
une rarification de compétence. C’est une situation paradoxale»,
affirme-t-il. Une rarification qui est due, selon l’orateur, pas
seulement au manque d’encadrement dans les universités algériennes,
mais aussi à la fuite des cerveaux. Dans ce sens, M. Belkassam
assure que 50 000 cadres algériens sont installés au Canada, ainsi
que 7 000 médecins algériens exercent en France, soit 45% de
l’ensemble des médecins de ce pays.
«Pourquoi il y a
une fuite des cerveaux»? s’interroge le conférencier. Ce dernier
impute cette situation à la nature du système dans lequel
l’université algérienne est gérée, notamment l’absence d’un cadre de
consultation. «L’université est gouvernée par des administrateurs.
Ces derniers n’ont jamais associé d’autres acteurs dans ce secteur»,
déplore-t-il. Pour sortir de cette bureaucratie administrative, le
conférencier a insisté sur l’association de plusieurs partenaires
sociaux dans le processus de prise de décision, syndicats,
associations patronales, enseignants, parents d’élèves etc., le
conflit actuel entre les professeurs et l’administration à l’Ecole
nationale de polytechnique est un exemple illustrant. «La crise est
un fruit de la non-concertation» dira-t-il. L’orateur soulève
également un autre problème dans l’équation études-marché du
travail. Il s’agit, selon lui, de la langue d’enseignement dans les
universités algériennes. «L’élève subit au cours de son parcours un
enseignement avec la langue arabe. Une fois à l’entreprise on lui
exige de travailler avec une autre langue. Ce n’est pas normal !»
martèle-t-il. Interrogé sur l’ouverture du secteur de l’enseignement
supérieur sur le privé, le directeur de l’ESG dira que les
investisseurs ne se bousculent pas pour investir dans ce marché. Le
capital exigé et le cahier des charges sont pour beaucoup. «L’école
privée est soumise pour sa création au même titre que les autres
commerces; or, une école est d’utilité publique et ce n’est pas une
entreprise à caractère mercantilique», conclut-il. Les propos de
Abderrahmane Moufek convergent dans le même ordre d’idées que le
premier. Selon lui, l’université doit s’ouvrir sur le monde
économique et social algérien. Cette ouverture peut se faire par la
modification des textes qui régissent l’université sur le plan
pédagogique et administratif pour améliorer les compétences.
S’agissant du statut de l’enseignant-chercheur, le directeur de l’Inped
dira que «l’enseignant a le droit de demander son statut et
d’augmenter son salaire, mais il faut aussi qu’il soit productif. On
doit juger son rendement sur la base des résultats». L’entreprise a
aussi son lot d’encadrement. Sur cette question, le conférencier
indique «pour que l’entreprise soit compétitive, elle doit assurer
la formation de son effectif».
Hocine Larabi
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TIZI OUZOU
Feux de forêts
et la température frôle les 50°
Plusieurs feux de
forêts se sont déclarés hier dans la journée à travers la wilaya de
Tizi Ouzou, avons-nous appris des services de la Protection civile.
En effet, la vague de chaleur, qui sévit depuis hier et dont les
températures enregistrées dans la journée ont frôlé les 50° a été
accompagnée de départs de feux dans des régions comme Aïn El
Hammam , Aït Yahia, Aït Aïssa Mimoune, Ouacifs, Aït Toudert,
Boudjima et Tirmitine. Les services de la Protection civile ont
déployé d’importants moyens matériels et humains dont la colonne
mobile stationnée au niveau de l’unité du chef-lieu de la wilaya. Le
premier bilan fourni par nos sources fait état de plusieurs hectares
de forêts ainsi que des dizaines d’arbres fruitiers dont des
oliviers qui sont déjà partis en fumée. Et hier jusqu’en fin
d’après-midi, bien que la situation ait été maîtrisée par les
soldats du feu, plusieurs incendies étaient encore en cours
d’extinction comme ce fut le cas à Afir (Boudjima), Aarour (Tirmitine)
et Aïn El Hammam. Alors que l’air est devenu irrespirable dans les
zones urbaines de la wilaya de Tizi Ouzou provoqué par cette
soudaine hausse du mercure dont l’accalmie n’est annoncée qu’à
partir de demain mercredi.
Hamid M.
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Légumes secs en Algérie
Des mesures
incitatives pour relancer la filière
A l’instar des
filières lait et céréales qui sont dotées d’Offices
interprofessionnels, le département de Benaïssa compte créer celui
des légumes et viandes (ONILV) qui aura pour mission de réguler le
marché.
Parallèlement à la
filière céréalière (blé et orge) que l’Algérie a décidé de
développer afin de réduire la facture des importations des produits
alimentaires, notamment celle de la farine panifiable, le ministre
de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa a
annoncé dimanche, en marge d’une réunion qu’il a tenue avec les
cadres de son département, que l’Etat accordera des tarifs
préférentiels en direction des agriculteurs qui investiront dans la
filière des légumes secs. Une décision qui s’inscrit d’une part,
selon le ministre, dans le cadre de «la politique de l’absorption
des jachères et les avantages qu’offrent les fabacées dans le
processus de fertilisation des sols dans les systèmes de production»
et qui vise, d’autre part, à «répondre à la consommation nationale
en la matière, sachant que les ménages algériens en sont largement
demandeurs», a-t-il soutenu, avant d’ajouter que «des primes à la
production livrée aux Coopératives des céréales et légumes secs
(CCLS) vont être consenties aux agriculteurs qui percevront
dorénavant 3 000 DA/quintal de pois chiches et
2 600 DA pour la
lentille en sus d’aide à l’acquisition de matériel». Sur un autre
registre, M. Benaïssa a annoncé qu’à l’instar des filières lait et
céréales qui sont dotées d’offices interprofessionnels, son
département compte créer avec les différents acteurs intervenant
dans la filière, celui des légumes et viandes (ONILV). «Un Office
qui aura pour mission d’observer puis de réguler et stabiliser le
marché en procédant par des méthodes de réception, stockage et
déstockage de ces produits. Chose que nous sommes d’ailleurs en
train de faire concernant la pomme de terre et l’oignon», a-t-il
conclu. Il faut savoir que les besoins nationaux en légumes secs
sont estimés à 200 000 t/an au moment où la production locale n’est
que de 5 tonnes. Un déficit flagrant que l’Etat comble par le
recours au marché extérieur pour la satisfaction de ces besoins,
notamment auprès du Vietnam, de l’Espagne et de la Thaïlande qui
bénéficient d’une grande part de l’enveloppe financière de 180
millions de dollars/an que l’Algérie destine à l’approvisionnement
de son marché.
Par Hafid M.
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Projets hydrauliques
Appel aux
Américains
Le ministre des
Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, a appelé hier à Alger les
entreprises américaines à participer dans les différents domaines
liés aux études de développement et de réalisation d’infrastructures
hydrauliques en Algérie, a rapporté l’APS. Le ministre, qui
s’exprimait à l’occasion d’une journée de promotion des technologies
américaines dans le domaine de l’hydraulique, a souligné la
nécessité de «privilégier le partenariat» entre opérateurs nationaux
et américains, estimant que ce cadre est «l’une des meilleures
façons d’opérer en Algérie».
En effet, il est
attendu que le département de l’hydraulique lance prochainement des
appels d’offres pour la réalisation de cinq nouveaux barrages et on
comprend bien que l’Algérie compte profiter du savoir-faire
américain ; elle qui a l’habitude de faire habituellement appel aux
entreprises italiennes. En outre, le département en charge des
questions de l’eau entend aussi poursuivre, à un rythme soutenu, la
réhabilitation et la modernisation des réseaux de distribution de
l’approvisionnement en eau potable (AEP), en plus des projets
inscrits dans le cadre du plan quinquennal 2005-2009 qui sont en
cours de réalisation ou d’achèvement. Afin de réaliser un programme
aussi ambitieux, l’importante enveloppe financière de l’ordre de 18
milliards de dollars allouée au secteur des ressources en eau, lors
des cinq dernières années, a été maintenue pour les cinq prochaines
années avec possibilité de la revoir à la hausse. Néanmoins, dans un
contexte de crise mondiale et d’instabilité des cours du pétrole,
l’Algérie s’attelle plus que jamais à rationaliser ses dépenses
publiques, d’où la nécessaire célérité qui devrait marquer
l’exécution des programmes assignés. Respect des délais et maîtrise
des coûts sont aujourd’hui les maîtres-mots lorsqu’il s’agit de
dépenses publiques. A ce sujet, Sellal n’a pas manqué d’exhorter les
directeurs d’hydraulique des wilayas (DHW), lors d’une réunion qu’il
avait tenue avec eux le mois passé au siège du ministère,
d’«inscrire le maximum de projets afin qu’ils soient dotés
d’enveloppes dans le cadre de la prochaine loi de finances
complémentaire». Sellal avait alors promis que le nouveau plan
quinquennal du secteur sera axé notamment sur le raccordement des
villages et des petites localités éloignées du réseau d’AEP, la
modernisation des réseaux de distribution d’eau potable, la
préservation de l’environnement des eaux usées par leur traitement
afin d’éviter les maladies à transmission hydrique, et enfin
l’irrigation des terres agricoles. «Notre premier souci était de
sécuriser le pays en matière d’eau potable», avait-il souligné. Des
efforts humains qui se sont conjugués avec les caprices de la
nature, car il faut savoir que les barrages ont disposé cette année
de 700 millions m3 de réserves supplémentaires par rapport à l’année
précédente (estimations à la fin de la saison des pluies), ce qui
représente un total de 4,2 milliards m3, avec l’ambition d’atteindre
les 7 milliards de réserves en 2012. Aussi, 93% est le taux de
raccordement du réseau AEP, soit une moyenne de 168 litres/j par
habitant.
R. E.
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Dessalement d’eau de mer
Kahrama livre
son cent millionième m3 d’eau
Le complexe de
dessalement d’eau de mer et de production d’électricité Kahrama,
basé à Arzew (Oran), a livré son cent millionième m3 d’eau hier, à
l’occasion d’une visite du ministre de l’Energie et des Mines,
Chakib Khelil, a rapporté l’APS.
Située dans la
zone industrielle d’Arzew, à 40 km à l’Est d’Oran, Kahrama est l’une
des 13 stations de dessalement d’eau de mer programmées en Algérie
pouvant fournir une capacité globale de 2,26 millions de m3/j d’eau.
L’unité de Kahrama, qui produit aussi de l’électricité grâce à trois
turbines à gaz, fournit, depuis son inauguration en 2005, une
moyenne de 86 880 m3 par jour tant aux unités industrielles de cette
zone qu’au réseau de la SEOR (Société des eaux d’Oran) pour les
besoins de la population de l’agglomération d’Oran. La production
d’eau dessalée est «l’équivalent d’un barrage», a assuré le P-DG de
Kahrama, Mezara Ammar.
R. E.
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