Alger

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FFS

Sit-in à Alger et conseil fédéral à Tizi Ouzou

Habitants des chalets des Deux-Bassins

Les éternels sacrifiés pour «utilité publique»

Conférence de presse de l’association LESOUK

«Il faut responsabiliser les jeunes»

Tombée des premières pluies

La défaillance des autorités mise à nu

 

 14/09/06

 

 FFS

Sit-in à Alger et conseil fédéral à Tizi Ouzou

La Fédération du FFS à Tizi Ouzou a appelé les militants de la wilaya à assister à un conseil fédéral pour aujourd’hui à 10 h à Tizi Ouzou afin de préparer les festivités du 29 septembre, date anniversaire du plus vieux parti de l’opposition. C’est aussi aujourd’hui, qu’est prévu un rassemblement devant le siège de la direction national du parti à Alger. Un rassemblement auquel a appelé l’aile contestataire de la formation de Hocine Aït Ahmed. La programmation du conseil fédéral pour la même date du rassemblement a été vite interprétée par les opposants à la direction nationale du front, commune une tentative de casser l’action d’aujourd’hui. En effet, un militant se demande «pourquoi cette fois-ci le conseil fédéral est organisé le jeudi alors que d’habitude les réunions du pari se déroulent les vendredi», et cite en exemple les différentes conférences politiques d’évaluation. Par ailleurs notre interlocuteur fait remarquer que pour le même ordre du jour la fédération de Béjaïa a convoqué son conseil fédéral pour le vendredi 15 septembre et de nous expliquer que la raison est que la fédération de Béjaïa échappe au contrôle de la direction nationale et qu’elle fait parti des opposants, les militants contestataires nous informent que le rassemblement devant le siège de la direction du parti à Alger est toujours maintenu.

Zahra H.

 

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Habitants des chalets des Deux-Bassins

Les éternels sacrifiés pour «utilité publique»

 «Nous avons perdu patience pour supporter ce calvaire quotidien. En plus de nous avoir expropriés, il y a quelques années, maintenant ils veulent nous spolier de nos droits»

Les citoyens des chalets du quartier des Deux-Bassins de Ben Aknoun ont eu recours, lundi passé, à un rassemblement devant le siège de l’APC afin d’exprimer leur mécontentement. En fait, après plus de 26 ans passés dans des chalets, ces habitants n’ont  bénéficié ni de logements comme c’était prévu, ni laissé construire eux-mêmes leur propre maison. Ayant perdu tout espoir de se voir reloger un jour, comme cela leur a été promis par le passé par les responsables de l’époque, ces citoyens pacifistes ont demandé aux services concernés de leur délivrer des permis de construire. «Nous avons perdu patience pour supporter ce calvaire quotidien. En plus de nous avoir expropriés il y a quelques années, maintenant ils veulent nous spolier de nos droits», s’est indigné un citoyen. Mais le vœu de ces citoyens, de se prendre en charge, n’est pas exaucé puisque l’OPGI a refusé de leur délivrer des permis de construire et des actes de possession malgré le désistement de l’APC sur ces lots de terrain. La raison évoquée, expliquent quelques citoyens, c’est que ce terrain sera récupéré par les pouvoirs publics pour la construction d’un projet d’utilité publique. «Depuis 1987, les autorités nous agressent avec cette question d’utilité publique» ironise un citoyen. En fait, en 1987 et pour faire passer l’autoroute qui relie la commune de Ben Aknoun à l’aéroport Houari-Boumediene, 47 familles ont été touchées par le projet et relogées dans des chalets au quartier des Deux-Bassins. Ces citoyens, résignés, se sont contentés à l’époque du minimum qui est un toit, en attendant la concrétisation des promesses de leur relogement dans des appartements décents, assez rapidement. «Nous n’avons émis aucune réserve puisqu’il s’agissait d’un projet d’utilité publique», a indiqué un citoyen, jeune le jour de sa délocalisation et qui depuis est… grand-père. En 1995, l’APC de Ben Aknoun leur a délivré un désistement pour les lots de terrain occupés. Le comble dans cette décision de refus opposé par l’OPGI à leurs demandes, c’est que nombreux sont les citoyens qui ont payé pour leurs lots de terrain et se trouvent maintenant «spoliés» de leurs biens. «Le wali délégué de la circonscription de Bir Mourad Raïs nous a confirmés que ce lot de terrain sera exploité pour un projet d’utilité publique», a souligné un des citoyens du quartier. Mais force est de constater qu’à ce jour nul ne sait de quel genre de projet il s’agit et quand ces travaux seront entamés et quelle est la société réalisatrice. Des questions qui tourmentent les citoyens des chalets des Deux- Bassins qui doutent de l’existence même de ce projet. «A part le wali d’Alger personne ne peut résoudre notre problème, le P/APC nous a expliqués son impuissance en disant qu’il n’a pas à payer pour les erreurs de ses prédécesseurs. A son tour, le wali délégué  déclare n’être pas habilité à changer quoi que ce soit et se propose seulement de faire l’intermédiaire avec le wali d’Alger et ce dernier tarde à prendre des décisions pour nous faire sortir de cet enfer», raconte un jeune homme résidant dans ce quartier. Les 47 familles qui habitaient en 1987 ont triplé et sont aujourd’hui plus de 120. Ils se sont mariés et ont fondé des familles et  enregistré des naissances. Or, les choses vont de mal en pis pour les citoyens à cause de l’exiguïté et pour les pouvoirs publics incapables de reloger 120 familles. Les citoyens des Deux Bassins, qui ne croient plus aux promesses, attendent toujours du concret de la part du wali d’Alger qui leur a signifiés, sans les recevoir à ce jour, que des solutions seront trouvées à leurs cas.     

A. F.

 

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Conférence de presse de l’association LESOUK

«Il faut responsabiliser les jeunes»

«Les enfants sont la face cachée du sida. Bien que 1 400 enfants de moins de 15 ans meurent chaque jour de maladies liées au sida et  plus de 6 000 jeunes de  15 à 24 ans contractent le VIH chaque jour et que 15 millions d’enfants soient devenus orphelins, le monde persiste à considérer que le VIH/sida est surtout un problème d’adultes». Cette réalité que d’aucuns ignorent, Nazim Benchikh, étudiant en médecine et président de l’association LESOUK, l’a rappelé, hier, lors d’une conférence  organisée au centre de presse

d’El Moudjahid. Ce dernier, qui a participé à la conférence internationale sur le Sida, organisée à Toronto, au Canada, a regretté qu’il n’y ait pas de statistiques fiables en Algérie. Il dira à ce propos   qu’ «il n’y a pas de vraies statistiques relatives à la maladie du sida  dans notre pays car le sida demeure encore un tabou et que les gens n’en parlent pas par honte, timidité et crainte du regard de l’autre». Parlant de l’association dont il est président, il précisera qu’elle «se base sur la responsabilisation des jeunes en favorisant leur engagement dans l’initiative et la gestion des programmes auprès de leurs pairs atteints de la

maladie du siècle, l’inspiration de confiance en favorisant également le partenariat jeunes-adultes». En Algérie, l’association LESOUK, s’applique selon son président, à impliquer les jeunes. Plusieurs associations existent à travers le territoire national. Mais celles-ci, précise Nazim Benchikh, ne bénéficient d’aucune aide de la part des autorités que ce soit en matière d’orientation ou autre. Interrogé si l’association LESOUK travaille avec le comité ONU-sida, M. Benchikh, dira : «Nous souhaiterions faire partie de ce comité et travailler ensemble.»  Après une minute de silence, observée à la mémoire de Kadeche Manel, étudiante assassinée à l’université de Bab Ezzouar,  Imene Djidjeli, également étudiante en médecine, a fait savoir, en tirant la sonnette d’alarme que de par le monde, plus de 40 millions de personnes, dont la moitié sont des jeunes de 15-25 ans et 2,3 millions d’enfants, vivent avec le virus du sida. Au rythme de 8 000 personnes par jour, poursuit-elle, la maladie tue près de 3 millions de personnes annuellement, et ce sont 15 millions d’enfants qui se retrouvent orphelins.  Reda Kaoua, étudiant à l’université de Bab Ezzouar, s’est  pour sa part étalé sur les activités du comité Scora, l’été passé.  Dans ce cadre, il a fait savoir que le comité Scora a «lancé une campagne de sensibilisation contre le sida à partir du 17 mai 2006 en visant les jeunes âgés de 15 à  20 ans.  Nous avons animé des conférences de presse dans sept universités. Nous avons aussi mené des campagnes de sensibilisation à travers les plages et les piscines privées. Des prospectus ont été également distribués pour mieux informer les gens, notamment la frange juvénile.» La stratégie du comité Scora consiste à généraliser et non pas à cibler les personnes. Sachant que parler du sida en Algérie est tabou, le comité Scora crée une ambiance de confiance pour mettre les gens à l’aise lorsqu’il fait des sondages. Enfin, les conférenciers ont fait part des problèmes auxquels  font face les associations activant dans le domaine de la lutte contre le sida. Ils ont cité, entres autres, le manque de subventions, les autorisations exigées à chaque fois pour l’organisation des activités ainsi que le désintérêt de certaines personnes et le manque de partenaires sociaux.           

Djamel Oukali

 

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Tombée des premières pluies

La défaillance des autorités mise à nu

Décidément, les responsables locaux au niveau des APC sont incorrigibles. Maintes fois, pour ne pas dire régulièrement interpellés sur la nécessité de procéder à la vérification des réseaux d’assainissement et d’évacuation des eaux pluviales avant la tombée des premières pluies automnales, ils se font à chaque fois surprendre par ces pluies qui ont la caractéristique d’être courtes dans le temps mais fort abondantes. Mais les trombes d’eau qui tombent en l’espace de quelques minutes occasionnent de grands désagréments pour les automobilistes et parfois provoquent des dégâts matériels importants dont l’effondrement de vieilles bâtisses.

Fort heureusement, mardi soir l’on a enregistré que des désagréments. Ainsi, au niveau de l’avenue de l’ALN, plus exactement à hauteur de la passerelle qui mène à la rue Hassiba Ben Bouali, l’évacuation des eaux a été une nouvelle fois défaillante. Les travailleurs de la SEAAL et de l’ONA tentaient de faire de leur mieux pour la rétablir, sous le regard d’automobilistes coincés en raison des eaux qui s’étaient accumulées, formant de la sorte un mini-lac artificiel. Mais c’est surtout le ralentissement et, partant, la circulation qui s’est créée qui a le plus mis à fleur de peau les nerfs des conducteurs, pressés en cette fin de journée de rejoindre leurs domiciles.                            

N. K.

 

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