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FFS
Sit-in à Alger
et conseil fédéral à Tizi Ouzou
La Fédération du
FFS à Tizi Ouzou a appelé les militants de la wilaya à assister à un
conseil fédéral pour aujourd’hui à 10 h à Tizi Ouzou afin de
préparer les festivités du 29 septembre, date anniversaire du plus
vieux parti de l’opposition. C’est aussi aujourd’hui, qu’est prévu
un rassemblement devant le siège de la direction national du parti à
Alger. Un rassemblement auquel a appelé l’aile contestataire de la
formation de Hocine Aït Ahmed. La programmation du conseil fédéral
pour la même date du rassemblement a été vite interprétée par les
opposants à la direction nationale du front, commune une tentative
de casser l’action d’aujourd’hui. En effet, un militant se demande
«pourquoi cette fois-ci le conseil fédéral est organisé le jeudi
alors que d’habitude les réunions du pari se déroulent les
vendredi», et cite en exemple les différentes conférences politiques
d’évaluation. Par ailleurs notre interlocuteur fait remarquer que
pour le même ordre du jour la fédération de Béjaïa a convoqué son
conseil fédéral pour le vendredi 15 septembre et de nous expliquer
que la raison est que la fédération de Béjaïa échappe au contrôle de
la direction nationale et qu’elle fait parti des opposants, les
militants contestataires nous informent que le rassemblement devant
le siège de la direction du parti à Alger est toujours maintenu.
Zahra H.
Haut
Habitants des chalets des Deux-Bassins
Les éternels
sacrifiés pour «utilité publique»
«Nous avons perdu
patience pour supporter ce calvaire quotidien. En plus de nous avoir
expropriés, il y a quelques années, maintenant ils veulent nous
spolier de nos droits»
Les citoyens des
chalets du quartier des Deux-Bassins de Ben Aknoun ont eu recours,
lundi passé, à un rassemblement devant le siège de l’APC afin
d’exprimer leur mécontentement. En fait, après plus de 26 ans passés
dans des chalets, ces habitants n’ont bénéficié ni de logements
comme c’était prévu, ni laissé construire eux-mêmes leur propre
maison. Ayant perdu tout espoir de se voir reloger un jour, comme
cela leur a été promis par le passé par les responsables de
l’époque, ces citoyens pacifistes ont demandé aux services concernés
de leur délivrer des permis de construire. «Nous avons perdu
patience pour supporter ce calvaire quotidien. En plus de nous avoir
expropriés il y a quelques années, maintenant ils veulent nous
spolier de nos droits», s’est indigné un citoyen. Mais le vœu de ces
citoyens, de se prendre en charge, n’est pas exaucé puisque l’OPGI a
refusé de leur délivrer des permis de construire et des actes de
possession malgré le désistement de l’APC sur ces lots de terrain.
La raison évoquée, expliquent quelques citoyens, c’est que ce
terrain sera récupéré par les pouvoirs publics pour la construction
d’un projet d’utilité publique. «Depuis 1987, les autorités nous
agressent avec cette question d’utilité publique» ironise un
citoyen. En fait, en 1987 et pour faire passer l’autoroute qui relie
la commune de Ben Aknoun à l’aéroport Houari-Boumediene, 47 familles
ont été touchées par le projet et relogées dans des chalets au
quartier des Deux-Bassins. Ces citoyens, résignés, se sont contentés
à l’époque du minimum qui est un toit, en attendant la
concrétisation des promesses de leur relogement dans des
appartements décents, assez rapidement. «Nous n’avons émis aucune
réserve puisqu’il s’agissait d’un projet d’utilité publique», a
indiqué un citoyen, jeune le jour de sa délocalisation et qui depuis
est… grand-père. En 1995, l’APC de Ben Aknoun leur a délivré un
désistement pour les lots de terrain occupés. Le comble dans cette
décision de refus opposé par l’OPGI à leurs demandes, c’est que
nombreux sont les citoyens qui ont payé pour leurs lots de terrain
et se trouvent maintenant «spoliés» de leurs biens. «Le wali délégué
de la circonscription de Bir Mourad Raïs nous a confirmés que ce lot
de terrain sera exploité pour un projet d’utilité publique», a
souligné un des citoyens du quartier. Mais force est de constater
qu’à ce jour nul ne sait de quel genre de projet il s’agit et quand
ces travaux seront entamés et quelle est la société réalisatrice.
Des questions qui tourmentent les citoyens des chalets des Deux-
Bassins qui doutent de l’existence même de ce projet. «A part le
wali d’Alger personne ne peut résoudre notre problème, le P/APC nous
a expliqués son impuissance en disant qu’il n’a pas à payer pour les
erreurs de ses prédécesseurs. A son tour, le wali délégué déclare
n’être pas habilité à changer quoi que ce soit et se propose
seulement de faire l’intermédiaire avec le wali d’Alger et ce
dernier tarde à prendre des décisions pour nous faire sortir de cet
enfer», raconte un jeune homme résidant dans ce quartier. Les 47
familles qui habitaient en 1987 ont triplé et sont aujourd’hui plus
de 120. Ils se sont mariés et ont fondé des familles et enregistré
des naissances. Or, les choses vont de mal en pis pour les citoyens
à cause de l’exiguïté et pour les pouvoirs publics incapables de
reloger 120 familles. Les citoyens des Deux Bassins, qui ne croient
plus aux promesses, attendent toujours du concret de la part du wali
d’Alger qui leur a signifiés, sans les recevoir à ce jour, que des
solutions seront trouvées à leurs cas.
A. F.
Haut
Conférence de presse de l’association LESOUK
«Il faut
responsabiliser les jeunes»
«Les enfants sont
la face cachée du sida. Bien que 1 400 enfants de moins de 15 ans
meurent chaque jour de maladies liées au sida et plus de 6 000
jeunes de 15 à 24 ans contractent le VIH chaque jour et que 15
millions d’enfants soient devenus orphelins, le monde persiste à
considérer que le VIH/sida est surtout un problème d’adultes». Cette
réalité que d’aucuns ignorent, Nazim Benchikh, étudiant en médecine
et président de l’association LESOUK, l’a rappelé, hier, lors d’une
conférence organisée au centre de presse
d’El Moudjahid. Ce
dernier, qui a participé à la conférence internationale sur le Sida,
organisée à Toronto, au Canada, a regretté qu’il n’y ait pas de
statistiques fiables en Algérie. Il dira à ce propos qu’ «il n’y a
pas de vraies statistiques relatives à la maladie du sida dans
notre pays car le sida demeure encore un tabou et que les gens n’en
parlent pas par honte, timidité et crainte du regard de l’autre».
Parlant de l’association dont il est président, il précisera qu’elle
«se base sur la responsabilisation des jeunes en favorisant leur
engagement dans l’initiative et la gestion des programmes auprès de
leurs pairs atteints de la
maladie du siècle,
l’inspiration de confiance en favorisant également le partenariat
jeunes-adultes». En Algérie, l’association LESOUK, s’applique selon
son président, à impliquer les jeunes. Plusieurs associations
existent à travers le territoire national. Mais celles-ci, précise
Nazim Benchikh, ne bénéficient d’aucune aide de la part des
autorités que ce soit en matière d’orientation ou autre. Interrogé
si l’association LESOUK travaille avec le comité ONU-sida, M.
Benchikh, dira : «Nous souhaiterions faire partie de ce comité et
travailler ensemble.» Après une minute de silence, observée à la
mémoire de Kadeche Manel, étudiante assassinée à l’université de Bab
Ezzouar, Imene Djidjeli, également étudiante en médecine, a fait
savoir, en tirant la sonnette d’alarme que de par le monde, plus de
40 millions de personnes, dont la moitié sont des jeunes de 15-25
ans et 2,3 millions d’enfants, vivent avec le virus du sida. Au
rythme de 8 000 personnes par jour, poursuit-elle, la maladie tue
près de 3 millions de personnes annuellement, et ce sont 15 millions
d’enfants qui se retrouvent orphelins. Reda Kaoua, étudiant à
l’université de Bab Ezzouar, s’est pour sa part étalé sur les
activités du comité Scora, l’été passé. Dans ce cadre, il a fait
savoir que le comité Scora a «lancé une campagne de sensibilisation
contre le sida à partir du 17 mai 2006 en visant les jeunes âgés de
15 à 20 ans. Nous avons animé des conférences de presse dans sept
universités. Nous avons aussi mené des campagnes de sensibilisation
à travers les plages et les piscines privées. Des prospectus ont été
également distribués pour mieux informer les gens, notamment la
frange juvénile.» La stratégie du comité Scora consiste à
généraliser et non pas à cibler les personnes. Sachant que parler du
sida en Algérie est tabou, le comité Scora crée une ambiance de
confiance pour mettre les gens à l’aise lorsqu’il fait des sondages.
Enfin, les conférenciers ont fait part des problèmes auxquels font
face les associations activant dans le domaine de la lutte contre le
sida. Ils ont cité, entres autres, le manque de subventions, les
autorisations exigées à chaque fois pour l’organisation des
activités ainsi que le désintérêt de certaines personnes et le
manque de partenaires sociaux.
Djamel Oukali
Haut
Tombée des premières pluies
La défaillance
des autorités mise à nu
Décidément, les
responsables locaux au niveau des APC sont incorrigibles. Maintes
fois, pour ne pas dire régulièrement interpellés sur la nécessité de
procéder à la vérification des réseaux d’assainissement et
d’évacuation des eaux pluviales avant la tombée des premières pluies
automnales, ils se font à chaque fois surprendre par ces pluies qui
ont la caractéristique d’être courtes dans le temps mais fort
abondantes. Mais les trombes d’eau qui tombent en l’espace de
quelques minutes occasionnent de grands désagréments pour les
automobilistes et parfois provoquent des dégâts matériels importants
dont l’effondrement de vieilles bâtisses.
Fort heureusement,
mardi soir l’on a enregistré que des désagréments. Ainsi, au niveau
de l’avenue de l’ALN, plus exactement à hauteur de la passerelle qui
mène à la rue Hassiba Ben Bouali, l’évacuation des eaux a été une
nouvelle fois défaillante. Les travailleurs de la SEAAL et de l’ONA
tentaient de faire de leur mieux pour la rétablir, sous le regard
d’automobilistes coincés en raison des eaux qui s’étaient
accumulées, formant de la sorte un mini-lac artificiel. Mais c’est
surtout le ralentissement et, partant, la circulation qui s’est
créée qui a le plus mis à fleur de peau les nerfs des conducteurs,
pressés en cette fin de journée de rejoindre leurs domiciles.
N. K.
Haut
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